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Témoignages Archives - Page 4 of 16 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Témoignages

  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #19

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #19

    Adeline Melcion
    Faire croître une PME au service de l’industrie !

    « Rien n’est écrit, tout est possible. La vie est faite d’opportunités ! » C’est avec ce mantra qu’Adeline Melcion, cheffe d’entreprise dans les Vosges, mène sa carrière. Elle qui à 20 ans n’aurait jamais cru pouvoir reprendre deux entreprises : TDM et Mecmas !  
    Entrepreneure lauréate de Réseau Entreprendre® Lorraine en 2014, Adeline est un exemple de réussite entrepreneuriale au féminin, dans un secteur qui l’est encore trop peu lui ! 
    Initialement attirée par le métier d’institutrice, Adeline Melcion a un parcours atypique : une année de césure après un BAC scientifique et une année de droit, un DUT informatique, puis, virage à 360° vers la gestion des PME-PMI.  
    En 2001, elle rejoint l’entreprise TDM, spécialisée dans la commercialisation de pompes industrielles en tant qu’alternante, sous la houlette de Pascal Laudinot, le gérant. Dix ans plus tard, elle en devient co-dirigeante aux cotés de Philippe Rivat, son collègue

    Diriger une PME au service de l’industrie

    « À l’issue de mon alternance, j’ai été embauchée en CDI. J’ai pu enrichir mes compétences en gestion d’entreprise, avec des missions élargies, davantage de responsabilités et une participation active au comité de pilotage » explique-t-elle. 
    En 2013, une opportunité majeure s’offre à elle : reprendre l’entreprise. Avec Philippe Rivat, ils relèvent ce défi et structurent TDM pour en faire une PME solide et en pleine croissance. 

    Développer l’entreprise 

    Aujourd’hui, TDM emploie une vingtaine de collaborateurs. L’entreprise opère sur le grand quart Nord-Est de la France et commercialise des solutions sur mesure en pompes industrielles. La reprise de l’entreprise a été un véritable challenge pour Adeline.
    « Nous avons réussi en partie grâce à l’accompagnement sur mesure de Réseau Entreprendre® Lorraine, qui a duré deux ans. Cela nous a permis de prendre du recul et de mieux appréhender nos nouveaux rôles de dirigeants », commente-t-elle.
    « L’accompagnement par d’autres chefs d’entreprise apporte un regard extérieur, des idées neuves, cela nous pousse à réfléchir plus loin et nous fait grandir »Adeline Melcion

    — Adeline Melcion

    Changer de posture

    Passer du statut de collègue à celui de dirigeante est un vrai défi : il faut adopter une posture différente. Adeline le reconnaît, « L’accompagnement par d’autres chefs d’entreprise apporte un regard extérieur, des idées neuves, cela nous pousse à réfléchir plus loin et nous fait grandir».
    Ce qu’elle valorise avant tout, c’est le contact humain, sincère et authentique. Elle a aussi puisé des méthodes au Centre des jeunes dirigeants (CJD), consciente que l’humain est riche et complexe, et que manager est une science inexacte. Réseau Entreprendre® Lorraine nourrit ses connaissances, ses réflexions et sa capacité à prendre de la hauteur face aux situations. 

    2e entreprise : un nouveau cap entrepreneurial

    En 2024, dix ans après la reprise de TDM, Adeline franchit une nouvelle étape : racheter Mecmas, une PME industrielle vosgienne, spécialisée dans la fabrication de machines pour la mousse polyuréthane, notamment destinées au secteur automobile. Une croissance externe remarquable pour Adeline et son associé, qui ont des expertises complémentaires : technique et commerce pour lui, administration et comptabilité pour elle. 
    Adeline n’a jamais perdu de vue ce qui l’anime : faire progresser. Son parcours incarne une dynamique inspirante pour toutes celles qui souhaitent entreprendre, reprendre ou développer une entreprise, surtout dans des secteurs exigeants comme l’industrie. 
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  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #18

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #18

    Nathalie des Isnards
    Mesdames, cet été faites pipi en toute sérénité !

    Pouvoir uriner simplement, un geste anodin pour la moitié de la population mondiale, un calvaire pour les 50 autres pourcents, à savoir les femmes !
    Nathalie des Isnards, fondatrice de MadamePee, entrepreneure engagée, s’est lancée sur le marché des sanitaires pour rendre de la dignité aux femmes. Accompagnée par Réseau Entreprendre® 92, elle transforme une idée simple en une solution innovante qui combat les inégalités.
    En 2015, lors d’un festival, Nathalie est confrontée à une réalité bien connue des festivalières : des files d’attente interminables aux toilettes féminines ! Effet rédhibitoire qui pousse parfois les femmes à se restreindre dans leurs besoins fondamentaux. Ce sera le point de départ d’une aventure entrepreneuriale dédiée à améliorer la vie des femmes dans l’espace public. Finie sa carrière de DRH, elle se lance dans l’entrepreneuriat pour changer la donne !

    MadamePee, une innovation brevetée au service des femmes

    Avec ses huit collaborateurs, elle conçoit et développe une urinoire féminine dont elle a volontairement féminisé le nom.
    En 2018 nait MadamePee, un nouveau sanitaire breveté qui permet une utilisation intime, rapide, hygiénique, sans contact et sans eau. Le produit s’adapte à tous les contextes, du festival aux chantiers de BTP, et s’inscrit dans une démarche éco-responsable grâce à la valorisation du flux urinaire transformé en engrais agricole. « Suivant l’installation, qu’elle soit temporaire ou fixe, le flux est rejeté au tout-à-l’égout ou récolté et transformé par des entreprises partenaires, comme engrais agricole », précise Nathalie. Son innovation incarne la combinaison de l’innovation technologique et de l’engagement social.

    L’accès aux sanitaires : un défi pour l’égalité et la santé des femmes

    Uriner est un besoin fondamental et universel, mais souvent encore tabou. Pour MadamePee, entreprise à mission, l’accès aux sanitaires représente bien plus qu’une simple commodité : c’est un véritable révélateur de la place des femmes dans la société. « Un accès à des toilettes dignes, intimes, hygiéniques et sécurisantes permet aux femmes d’être sereines dans leur quotidien, notamment dans certaines professions où l’accès est difficile  », reconnaît Nathalie des Isnards, citant les conductrices de bus ou de taxis ou encore les femmes sur les chantiers, qui sont particulièrement touchées par cette problématique.
    « Un accès à des toilettes dignes, intimes, hygiéniques et sécurisantes permet aux femmes d’être sereines dans leur quotidien, notamment dans certaines professions où l’accès est difficile »Nathalie des Isnards

    — Nathalie des Isnards

    Des risques de santé graves

    Au-delà de la dignité, la question est aussi de santé publique : se retenir trop longtemps peut avoir des conséquences graves. « Beaucoup de femmes n’osent pas entrer dans un café pour demander d’utiliser les toilettes, souvent réservées à la clientèle générant un sentiment d’humiliation.  Nous voulons accompagner les jeunes filles et les femmes partout où elles se trouvent dans l’espace public : rue, festival, cinéma… », poursuit-elle.
    Plusieurs milliers d’urinoires MadamePee, et son compagnon MisterPee, ont été installés en France et en Europe avec une politique équitable du 1 pour 1 : à chaque fois qu’il y a 1 urinoir pour homme, une urinoire féminine sera installée dans tous les espaces publics ou recevant du public.

    Reconnaissance internationale

    L’offre de MadamePee a également trouvé un écho international à travers la signature d’un partenariat avec l’Unicef : MadamePee équipe désormais des écoles dans les pays en voie de développement, contribuant ainsi à améliorer l’accès aux sanitaires dans le monde. MadamePee se déploie également en Europe depuis 2 ans, a débuté en Afrique cette année. Prochain continent visé l’Amérique du Nord à horizon 2 ans. Au total, c’est plusieurs dizaines de milliers d’unités qui pourront être déployées.

    Pour entreprendre, il faut oser !

    Des obstacles, Nathalie des Isnards en a franchi beaucoup pour développer MadamePee. « Imaginez un parterre d’investisseurs, majoritairement masculin et d’un âge confirmé. Vous leur présentez un projet d’urinoir pour femmes : quel grand moment de solitude ! Le sujet, est encore difficile à aborder et constitue un véritable frein ! Certains hommes ne mesurent pas la réalité des difficultés que rencontrent les femmes au quotidien. C’est en parlant avec leurs femmes et leurs filles, qu’ils comprennent la portée de mon projet ».
    Pour autant, Nathalie a su convaincre ! Elle a levé 1,5 M€ auprès de banques et de business angels, un succès remarquable pour une innovation non technologique mais à fort impact social.

    Un accompagnement clé avec Réseau Entreprendre®

    Durant cinq ans, elle a bénéficié de l’accompagnement de Réseau Entreprendre®. « Lancée en plein Covid, avec les conditions d’isolement qu’on a tous connu, j’ai eu la chance d’échanger régulièrement avec d’autres lauréats via Whatsapp. Nous avons constitué un collectif hyper puissant pour parler de nos galères, de nos bons plans, de nos initiatives… », se souvient-elle. L’accompagnement individuel, avec un premier accompagnateur Éric Lemaire, se prolonge avec Philippe Alaterre. « Mes deux accompagnateurs m’ont apporté un regard extérieur, m’ont redynamisé en me donnant des perspectives industrielles. Il y a très peu d’endroits où l’on peut dire ce qui se passe vraiment dans une entreprise. Avec eux, je pouvais être moi-même. Ils ont été les seuls à me demander comment je me sentais, moi, et pas seulement ma boîte. Je pouvais leur confier combien c’était dur, que j’étais fatiguée ou reboostée ! Le fait qu’ils soient neutres* vis-à-vis de l’entreprise est précieux. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est grâce à cet accompagnement », assure Nathalie qui ambitionne de faire de MadamePee la référence internationale de l’accès aux sanitaires dignes pour les femmes.
    *Les accompagnateurs n’ont pas le droit de prendre des parts financières dans les projets des entrepreneurs lauréats.
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  • La santé de votre entreprise commence par la vôtre !

    La santé de votre entreprise commence par la vôtre !





    La santé de l’entrepreneur est le premier capital immatériel de l’entreprise. Pourtant, une étude révèle que 81% des entrepreneurs considèrent leurs journées de travail comme stressantes, et près d’un entrepreneur sur deux se dit régulièrement épuisé. Dans ce contexte, il est essentiel de discuter des stratégies que les dirigeants peuvent adopter pour préserver leur santé physique et leur bien-être.
    Pour Constance Hamel, ancienne cadre dirigeante dans l’univers du retail, fondatrice de l’association La vie Kintsugi et de l’agence Capsee, et intervenante Harmonie Mutuelle, il est temps de remettre l’humain – et le corps – au cœur de l’entreprise.

    Rencontre avec une femme qui milite pour une culture entrepreneuriale plus à l’écoute, plus consciente et plus douce.

    Constance Hamel, la santé quels sont les conseils pratiques qu’un chef d’entreprise peut mettre en place au quotidien pour réduire son stress dans les moments de tension et retrouver rapidement une plus grande sérénité ?

    La santé de votre entreprise, commence par la vôtre !

    La première chose, c’est de revenir à soi. Je ne peux pas donner à mes collaborateurs, je ne peux pas donner à mes clients, à mes partenaires, une énergie que je n’ai pas. Auprès des entrepreneurs que j’accompagne, je leur donne des outils pour réaliser un « reset », ou leur enseigne l’art de se recentrer. Il s’agit par exemple de prendre une minute de respiration profonde entre deux réunions, dans sa voiture avant d’arriver à un rendez-vous ou en arrivant au bureau. Une minute, ça paraît être très court mais prendre ce temps change tout. Respirer par le nez, profondément, longuement sur un temps très court fait baisser la tension artérielle, le rythme cardiaque, les émotions…
    Ensuite, il est important d’accueillir ses sensations corporelles désagréables plutôt que de les ignorer. Une boule dans le ventre, des épaules crispées, un souffle court ? Ce sont des signaux d’alerte du corps. Les écouter permet d’identifier que quelque chose ne va pas et de se questionner sur un besoin non entendu. La santé ne commence pas dans la tête mais dans la capacité à entendre ce que le corps murmure… avant qu’il ne crie.

    Les chefs d’entreprises ont souvent un agenda chargé. Quelles astuces donnez-vous aux dirigeants cherchant à entretenir ou améliorer leur santé physique, quand ils ont peu de temps libre dans une journée ?

    Je parle souvent de rituels plutôt que de discipline. Il ne s’agit pas de tout bouleverser, mais de s’offrir de l’attention, « me first / my time », même dix minutes par jour. Un dirigeant qui prend soin de lui pourra prendre soin de son entreprise.

    Par ailleurs, bouger est fondamental ! Pas forcément en faisant du sport à haute intensité, mais en marchant, en se levant régulièrement, en organisant par exemple des réunions en marchant lorsqu’elles s’y prêtent. Le corps humain n’est pas fait pour rester assis huit heures par jour. Il faut remettre du mouvement dans son quotidien.
    Enfin, il est important d’oser demander de l’aide. Un dirigeant accompagné est souvent un dirigeant plus lucide, plus calme, plus efficace. Se faire accompagner ne devrait jamais être vu comme un aveu de faiblesse, mais comme un acte de leadership.

    68% des entrepreneurs estiment avoir un sommeil inégal ou insuffisant, alors que c’est une des clés d’une bonne santé physique. Comment ces profils très sollicités mentalement peuvent-ils améliorer la qualité de leur sommeil ?

    Améliorer la qualité du sommeil commence par établir une routine. Il est important de se coucher et de se lever à des heures régulières, même le week-end. Éviter les écrans avant de dormir et créer un environnement propice au sommeil, comme une chambre sombre et calme, sont également des éléments clés.
    Enfin, pratiquer des techniques de relaxation, comme la méditation ou la respiration profonde, peut aider à apaiser l’esprit avant de se coucher.

    Le soir venu, il est important de déconnecter : pas d’écran, pas de mails, pas de décisions importantes. Vous pouvez également mettre en place des rituels apaisants propices au sommeil : tisane, lecture, écriture. Tenez par exemple un journal de gratitude ou de fiertés, dans lequel vous notez tout ce que vous avez accompli dans la journée. Cela apaise en reconnectant au présent le mental hyperactif du dirigeant, souvent tourné vers les enjeux de demain.
    Et surtout, pratiquer la douceur envers vous-même. Se coucher sans se juger, sans s’auto-critiquer, mais en s’autorisant à être humain, tout simplement.
  • La souveraineté économique au cœur des enjeux des PME 

    La souveraineté économique au cœur des enjeux des PME 

    La souveraineté économique n’est plus une option, elle est un impératif pour la pérennité de nos entreprises.
    Isabelle Patrier, directrice France de TotalEnergies et coprésidente de la commission « Souveraineté et sécurité économique » du MEDEF, décrypte pour nous les risques concrets qui pèsent sur les PME. Elle partage aussi des leviers d’action pour mieux les anticiper et revient sur les engagements de TotalEnergies en faveur des entreprises françaises.
    Un éclairage précieux pour mieux comprendre et renforcer notre autonomie économique et énergétique.
    Isabelle Patrier, vous êtes directrice France de TotalEnergies et co-présidente de la commission « Souveraineté et sécurité économique » du MEDEF. Avec les enjeux géopolitiques actuels, la souveraineté économique est au cœur des priorités de notre pays. À l’échelle d’une entreprise, quels sont les risques qui la menacent ?

    Les PME n’échappent pas à ces enjeux. Les difficultés d’approvisionnement, la dépendance à un seul pays fournisseur, le positionnement exclusif comme sous-traitant d’une filière stratégique, sont autant de risques qui doivent être évalués aux bornes de chaque entreprise, qu’elle soit grande ou petite.À titre d’exemple, au quotidien, une entreprise peut être victime de vols de matériel sensible ou d’un savoir-faire protégé, du débauchage de collaborateurs clé pour l’entreprise, mais aussi de cyberattaques ou d’espionnage.

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur pour se prémunir contre ces menaces ?

    Le premier conseil est d’établir de façon sérieuse les risques : dépendance, identification des données sensibles, marché unique…
    Pour chacun, il s’agit d’identifier les solutions de mitigation et les mettre en place. Il est par exemple important de diversifier ses fournisseurs pour ses achats stratégiques. Cela permet d’éviter les ruptures de chaînes d’approvisionnement, comme l’industrie automobile l’a vécu au début de la guerre en Ukraine.
    Avoir recours à plusieurs solutions d’hébergement pour les données sensibles est également un enjeu majeur pour limiter le risque de cyberattaques. La sensibilisation des équipes en fait également partie pour une pleine mobilisation de tous.

    TotalEnergies soutient les PME qui sont engagées en faveur de la souveraineté économique de notre pays et du Made in France. Quelles sont vos actions dans ce domaine ?

    TotalEnergies peut accompagner ces enjeux pour les PME. À l’international, il s’agit de diversifier ses marchés pour ne pas être dépendant d’un secteur ou d’une zone géographique. Nous proposons d’ailleurs aux PME françaises de les héberger gratuitement dans nos filiales lorsqu’elles mettent un premier pied dans un pays.
    Il ne faut pas hésiter à solliciter les grandes entreprises françaises, TotalEnergies ou d’autres, qui sont présentes dans de nombreux pays. Il y a une véritable solidarité qui se met en place pour accompagner les écosystèmes des entreprises françaises quand on se retrouve tous à l’étranger.
    De plus, TotalEnergies encourage et soutient financièrement les projets de création, de reprise et de développement des startups et entreprises françaises grâce à des prêts à taux zéro sans garantie. Cela fonctionne aussi si les projets export des PME permettent de créer des emplois : ce sont plus de 3000 emplois créés ou maintenus chaque année en France.

    Dans le secteur de l’énergie, quels sont les enjeux pour la souveraineté de la France et quel rôle un groupe comme TotalEnergies joue-t-il dans ce domaine ?

    TotalEnergies fournit toutes les énergies, des carburants, au gaz, au fioul, à l’électricité, aux biocarburants. Pour rappel, 60% de l’énergie consommée en France reste fossile. Pour répondre à cette demande, TotalEnergies a diversifié ses approvisionnements en pétrole dans près de 30 pays et notre compagnie est aussi le 1er importateur français de gaz naturel liquéfié.
    Par ailleurs, une autre forme de souveraineté provient de l’énergie produite sur le territoire. TotalEnergies est en train de devenir aussi électricien. Nous disposons déjà de 2 tranches nucléaires d’électricité renouvelable installée en France, des moyens de stockage et de pilotage de cette électricité. Nous avons aussi beaucoup investi dans la production de biomolécules : biocarburants à base de déchets et d’huiles alimentaires usagées ou de biogaz à partir de déchets agricoles ou de l’industrie agroalimentaire.
  • Financer votre entreprise engagée : 5 conseils pratiques et accessibles !

    Financer votre entreprise engagée : 5 conseils pratiques et accessibles !

    Financer votre entreprise engagée, c’est un projet enthousiasmant, mais on sait tous que cela peut apparaître comme un casse-tête. Alors, comment faire pour faciliter la réalisation de votre rêve ? Valérie Vitton, directrice Clientèle des personnes morales au Crédit Coopératif, notre partenaire, partage cinq conseils simples pour vous aider à naviguer dans ce monde des financeurs engagés, comme vous, pour un monde plus durable.

    1. Soyez bien au clair sur votre projet et vos valeurs

    Avant de parler financement, prenez le temps de bien définir ce que vous voulez accomplir.
    – Qu’est-ce qui vous motive ?
    – Quel impact souhaitez-vous avoir sur la société ?

    Plus votre projet est clair et aligné sur vos valeurs, plus il sera facile de convaincre les banques de vous soutenir. Un bon business plan qui présente votre vision sociale peut faire la différence.

    2. Ne vous limitez pas aux prêts classiques

    Les banques sont souvent perçues comme la seule option de financement, mais il y a d’autres possibilités !
    Pensez aux financements alternatifs : subventions, Fonds propres et quasi-fonds propres des investisseurs à impact, crowdfunding
    Faites le tour des ressources disponibles dans votre région. Beaucoup d’acteurs soutiennent les initiatives positives. Réseau Entreprendre® peut vous guider vers ces opportunités.

    3. Montrez votre impact social

    Les banques et les investisseurs engagés pour une société plus juste sont sensibles à la plus-value sociale et environnementale de votre projet.

    Soyez prêt à expliquer comment votre entreprise va contribuer à une société plus juste. Utilisez des chiffres simples : combien d’emplois allez-vous créer ? Comment réduirez-vous les déchets ?
    Plus vous serez clair sur votre impact, plus vous attirerez l’attention et la confiance des financeurs.

    4. Créez des connexions et des partenariats

    Le réseautage, c’est essentiel ! Échangez avec d’autres entrepreneurs, participez à des événements, rejoignez des groupes qui partagent vos valeurs.

    Réseau Entreprendre® est une excellente plateforme pour rencontrer des personnes qui peuvent vous inspirer et vous aider. Votre partenaire bancaire peut également vous ouvrir des portes vers d’autres sources de financement, vous faire rencontrer d’autres acteurs économiques de votre territoire, dans un esprit de coopération.

    5. Soyez le plus transparent possible avec votre banque pour instaurer un climat de confiance dans la durée

    Quand vous approchez une banque, attendez-vous à des questions sur votre projet. Cela s’appelle la due diligence. Soyez prêt à partager des détails sur votre activité, vos prévisions financières et votre impact social. Avoir une comptabilité claire et des chiffres à l’appui renforce votre crédibilité.

    En résumé

    Financer votre entreprise engagée, c’est avant tout un mélange de préparation et de passion.

    Pour ceux qui cherchent une banque engagée, tournez-vous vers des établissements qui partagent vos valeurs. Le Crédit Coopératif, par exemple, est une banque qui soutient activement les projets ayant un impact social et environnemental car lui-même très engagé pour ses propres pratiques.
    En choisissant une institution qui comprend votre vision, vous pouvez bénéficier d’un partenariat solide et durable.
  • Ma mobilité en entreprise, comment bien choisir le financement de son véhicule professionnel

    Ma mobilité en entreprise, comment bien choisir le financement de son véhicule professionnel

    Choisir le bon mode de financement pour un véhicule professionnel est une décision stratégique pour tout entrepreneur. Il est essentiel de bien maîtriser les différentes solutions existantes et leurs implications financières.
    Dans cette parole d’expert, Marie Eve Barril, coordinateur B2B chez notre partenaire Citroën, vous accompagne pas à pas à travers les critères essentiels à analyser pour faire un choix éclairé.

    Lorsque vous cherchez à financer un véhicule pour votre entreprise, plusieurs critères doivent guider votre choix. Voici les principaux éléments à prendre en compte :

    1. Tenez compte de la taille et du type de votre entreprise

    Artisans et petites entreprises : Vous privilégiez souvent la propriété du véhicule, immédiate ou différée. Deux options s’offrent à vous :

    Crédit classique : vous êtes propriétaire dès le départ. Crédit-bail : vous louez d’abord, avec la possibilité d’acheter à la fin.

    PME et entreprises en croissance : Vous optez souvent pour la location longue durée (LLD). Elle permet de renouveler régulièrement votre flotte, sans vous soucier de la revente.

    2. Pensez aux services associés

    • Si vous recherchez simplicité et tranquillité d’esprit, les formules locatives (LLD ou Crédit-Bail) sont idéales. Elles sont souvent associées à des prestations complémentaires et séduisent particulièrement par leur praticité à l’usage et l’exhaustivité des couvertures proposées (assistance, entretien, full maintenance, véhicule de remplacement, assurance perte financière, etc.).
    • Ces services vous permettent de vous concentrer sur votre activité, tout en maîtrisant vos coûts.

    3. Analysez l’impact fiscal et comptable

    Chaque solution a des conséquences différentes sur votre bilan et votre fiscalité :
    • Crédit classique : le véhicule est inscrit à l’actif de votre bilan, vous pouvez financer jusqu’à 100 % du prix, ce qui préserve votre trésorerie.
    • le véhicule est inscrit à l’actif de votre bilan,
    • vous pouvez financer jusqu’à 100 % du prix, ce qui préserve votre trésorerie.
    • Crédit-bail : le véhicule n’apparaît pas à l’actif, les loyers sont comptabilisés en charges, ce qui peut réduire votre impôt, les loyers sont ajustables, grâce à un éventuel premier loyer fort et/ou une option d’achat plus ou moins élevée et connue dès le départ. Cela permet d’affiner la trésorerie en fonction du besoin en fonds de roulement, la TVA est récupérable sur les loyers pour les véhicules utilitaires.
    • le véhicule n’apparaît pas à l’actif,
    • les loyers sont comptabilisés en charges, ce qui peut réduire votre impôt,
    • les loyers sont ajustables, grâce à un éventuel premier loyer fort et/ou une option d’achat plus ou moins élevée et connue dès le départ. Cela permet d’affiner la trésorerie en fonction du besoin en fonds de roulement,
    • la TVA est récupérable sur les loyers pour les véhicules utilitaires.
    • Location longue durée : même traitement comptable et fiscal que le crédit-bail, les loyers sont fixes en fonction de la durée et du kilométrage choisi, la trésorerie est optimisée, le budget maitrisé et sans surprise, idéal si vous ne souhaitez pas gérer la revente et préférez changer régulièrement de véhicule.
    • même traitement comptable et fiscal que le crédit-bail,
    • les loyers sont fixes en fonction de la durée et du kilométrage choisi, la trésorerie est optimisée, le budget maitrisé et sans surprise,
    • idéal si vous ne souhaitez pas gérer la revente et préférez changer régulièrement de véhicule.

    En résumé : Posez-vous les bonnes questions

    • Souhaitez-vous posséder ou simplement utiliser le véhicule ?
    • avez-vous besoin de services tout compris ?
    • quelle est votre stratégie comptable et fiscale ?
    En fonction de vos réponses, vous pourrez choisir la solution la plus adaptée à votre activité.

    Tableau de synthèse 

    Principes
    Objectifs
    Bénéficier de l’usage d’un véhicule et de prestations complémentaires
    Louer d’abord, acheter à terme
    Devenir dès le départ propriétaire du véhicule
    Caractéristiques
    Location longue durée avec une durée fixe avec souplesse d’usage sur le kilométrage
    Location caractérisée par un éventuel 1er loyer fort et une option d’achat connue dès le départ
    Achat du véhicule en le finançant jusqu’à 100% du prix de vente
    Mode opératoire en fin de contrat
    Restitution au point de vente livreur
    Possibilité d’acheter le véhicule en s’acquittant de l’option prévue
    Avantages
    Renouvellement
    Renouvellement fréquent du parc, sans contrainte de revente
    Trésorerie
    Trésorerie optimisée, budget maitrisé et sans surprise (loyers fixes)
    Loyers et option d’achat modulables en fonction du Besoin en Fond de Roulement
    Trésorerie préservée avec la possibilité de financer 100% du prix de vente
    Bilan et Fiscalité
    Loyers imputés en charges, économie d’impôt dégagée, TVA récupérable sur les VU
    Loyers imputés en charges, économie d’impôt dégagée, TVA récupérable sur les VU
    Véhicule inscrit à l’actif du bilan
    Location Longue Durée
    Crédit Bail
    Crédit Classique
    Principes
    Objectifs
    Bénéficier de l’usage d’un véhicule et de prestations complémentaires
    Louer d’abord, acheter à terme
    Devenir dès le départ propriétaire du véhicule
    Caractéristiques
    Location longue durée avec une durée fixe avec souplesse d’usage sur le kilométrage
    er
    Location caractérisée par un éventuel 1 loyer fort et une option d’achat connue dès le départ
    Achat du véhicule en le finançant jusqu’à 100% du prix de vente
    Mode opératoire en fin de contrat
    Restitution au point de vente livreur
    Possibilité d’acheter le véhicule en s’acquittant de l’option prévue
    Avantages
    Renouvellement
    Renouvellement fréquent du parc, sans contrainte de revente
    Trésorerie
    Trésorerie optimisée, budget maitrisé et sans surprise (loyers fixes)
    Loyers et option d’achat modulables en fonction du Besoin en Fond de Roulement
    Trésorerie préservée avec la possibilité de financer 100% du prix de vente
    Bilan et Fiscalité
    Loyers imputés en charges, économie d’impôt dégagée, TVA récupérable sur les VU
    Loyers imputés en charges, économie d’impôt dégagée, TVA récupérable sur les VU
    Véhicule inscrit à l’actif du bilan
  • Intégrer l’IA dans son entreprise, l’expérience Dignamik

    Intégrer l’IA dans son entreprise, l’expérience Dignamik

    Pour beaucoup de petites entreprises, l’introduction de technologies avancées telles que l’intelligence artificielle peut sembler hors de portée. Pourtant, certaines d’entre elles montrent la voie en intégrant efficacement ces outils pour améliorer leur productivité et la qualité de leurs services. Léo Haccoun, cofondateur de Dignamik, basé dans les Alpes de Haute Provence et accompagné par Réseau Entreprendre® Alpes du Sud, partage son expérience et ses conseils sur l’intégration de l’IA dans son entreprise.

    Je suis le cofondateur d’une petite société d’une dizaine de personnes basée dans les Alpes de Haute Provence, créée il y a 5 ans. Nous sommes spécialisés dans la visibilité des petites entreprises, principalement les commerçants, artisans, indépendants et associations à travers 2 métiers. D’une part, nous développons un logiciel spécifique pour améliorer la visibilité et la notoriété de ces petites entreprises. D’autre part, nous avons créé une agence pour utiliser cet outil au nom de nos clients. Aujourd’hui, nous couvrons quatre domaines : réseaux sociaux, sites web, un média local que nous développons et que nous animons, et marketing.

    Qu’est-ce qui vous a motivé à intégrer l’IA dans votre entreprise et quels étaient vos objectifs de départ ?

    Depuis le début, nous avons eu une culture de Lean management, visant à optimiser nos processus et gagner du temps sur certaines tâches pour nous concentrer sur ce qui a le plus de valeur pour nous, c’est-à-dire passer plus de temps avec nos clients. L’IA nous a permis d’accélérer le développement, tant sur l’aspect code que marketing, augmentant notre productivité et la qualité de nos services. Au départ, nous étions curieux de ces outils sans avoir d’idées précises sur leur utilisation dans l’entreprise. Nous avons exploré les possibilités offertes par l’IA et les avons intégrées progressivement dans nos processus lorsque l’IA nous a apporté un vrai atout.

    Comment avez-vous fait pour que l’IA soit adoptée par vos équipes ?

    Le sujet peut être ressenti comme une crainte par les collaborateurs. Nous avons présenté l’IA aux équipes en expliquant son potentiel et en construisant ensemble son intégration dans nos processus. Nous avons pris des mesures individuelles et collectives, comme des points trimestriels et des brainstormings, et avons mis en place un canal de veille de type WhatsApp pour les nouveautés autour de l’IA qui sont très nombreuses. L’objectif était de montrer que l’IA est un outil pour améliorer la productivité, non pas pour remplacer l’humain. Nous avons démultiplié le nombre de rédaction de contenus réalisés et doublé par deux notre productivité.

    Quels conseils donneriez-vous à d’autres dirigeants de TPE-PME par rapport à l’intégration de l’IA dans leur entreprise ?

    Je leur conseillerais de faire de la veille quotidienne et de sensibiliser leurs équipes à l’intérêt de l’IA pour améliorer leur confort de travail et leur productivité. Organiser des colloques avec d’autres entreprises pour partager des retours d’expérience est également très bénéfique. Enfin, il est important de continuer à travailler sur son SEO même si les positions générées par l’IA peuvent changer le comportement des internautes.
    En conclusion, fuyez cette fausse croyance que l’IA va remplacer l’humain… Elle va l’améliorer, du moment qu’on sait la maîtriser et contrôler.
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #17

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #17

    Lucile Derly révolutionne le domaine de l’artériologie 

    À seulement 31 ans, Lucile Derly, ingénieure de formation, dirige depuis 5 ans Arterya, société innovante et experte dans le domaine de l’artériologie. Cette lauréate de Réseau Entreprendre® Normandie Ouest, va voir se concrétiser des années de développement par la mise sur le marché de son dispositif d’aide à la ponction artérielle. Une révolution pour les soignants et les patients dans le domaine de l’artériologie !  
    Originaire de Normandie, Lucile Derly se rêvait pilote de ligne. L’idée de voler, de voir le monde d’en haut, vibrer d’un sentiment de liberté… c’est ce qui l’animait. Stoppée en plein vol pour problèmes de vue, elle se tourne vers des études d’ingénieur, à Polytech Paris Sorbonne.
    Après trois ans d’alternance chez Siemens puis un an chez Sanofi, elle se spécialise dans le marketing. Sollicitée par un médecin, elle raconte « Plusieurs fois, il m’a parlé de ses difficultés à soigner ses patients sans leur faire de mal en posant un cathéter, un stent ou en faisant une ponction artérielle sur le poignet. » Ces gestes, relevant du domaine de l’artériologie, peuvent devenir une épreuve de force chez certains patients, notamment ceux atteints de maladies chroniques qui sont régulièrement piqués. En raison des hématomes, chaque intervention peut s’avérer source de douleurs. Alors qu’une prise de sang dans l’artère est réalisée toutes les 13 secondes en France, une solution peut faciliter le travail des soignants et apaiser les patients.

    Premier prototype pour révolutionner le domaine de l’artériologie

    « J’ai rebondi sur ce défi qu’on me lançait pour m’inscrire au concours d’entrepreneuriat que proposait notamment Sanofi, en 2019, poursuit Lucile Derly, avant d’ajouter, Comment, d’une problématique, je me suis lancée dans une idée à développer et à concrétiser. »
    Elle interroge ses collègues : homologation européenne, marquage CE, études cliniques… Lucile prend la mesure d’un tel projet et développe un premier prototype. Récompensée lors du concours, elle se lance dans la création de sa start-up en août 2020.
    Après de nombreuses itérations, le prototype initial sous forme de montre se change en un nouveau dispositif médical ergonomique, attaché à une sangle permettant de viser juste l’artère radiale. « Les essais cliniques sont en cours et les retours prometteurs ! » affirme la jeune entrepreneure qui mise sur une commercialisation en 2026.

    Quatre ans de R&D, 2,5 M€ de levée de fonds

    Mais un tel développement ne s’est pas fait du jour au lendemain. Quatre ans de recherche et d’essais ont nécessité plusieurs levées de fonds. Accompagnée d’abord par Normandie Incubation, puis Réseau Entreprendre® Normandie Ouest, Arterya emploie aujourd’hui une dizaine d’employés. « Tout se déroule par étape. Nous avons levé 2,5 M€ d’aides financières, et une troisième levée de fonds de 2 M€ est en cours pour nous lancer sur le marché », explique Lucile. Un marché au potentiel mondial, pour améliorer le confort des soignants et des patients dans le domaine de l’artériologie !

    L’entreprise idéale

    Et si Lucile porte en elle l’envie de faire bouger les lignes dans le domaine de la santé, c’est aussi parce qu’elle a grandi avec son entreprise. « On prend conscience de ce qu’on fait quand on regarde en arrière. Je me suis posée beaucoup de questions avec les premiers recrutements et les premiers départs de collaborateurs. Travailler en équipe, mettre l’humain au cœur de son projet est ce qu’il y a de plus satisfaisant et aussi de plus difficile à gérer, reconnaît-elle. Moi qui n’ai jamais eu de CDI, je crée l’entreprise dans laquelle j’aimerais être. » Et pour cela, Lucile sait qu’il est nécessaire de bien s’entourer, de capitaliser sur l’expérience d’autres entrepreneurs.
    « Mon profil atypique, jeune femme entrepreneure fondatrice de start-up innovante, était à risque. Alors j’ai la chance d’avoir deux parrains aux compétences complémentaires »Lucile Derly

    — Lucile Derly

    Un accompagnement sur mesure avec Réseau Entreprendre® Normandie Ouest

    Lauréate de Réseau Entreprendre® Normandie Ouest en 2023, et Talents d’Avenir 2024, elle bénéficie d’un accompagnement qui la sort de l’isolement, lui permet de partager son quotidien, les épreuves comme les réussites. « Mon profil atypique, jeune femme entrepreneure fondatrice de start-up innovante, était à risque. Alors j’ai la chance d’avoir deux parrains aux compétences complémentaires », souligne-t-elle. Des parrains qui l’accompagnent sur la stratégie, lui offrant un peu de hauteur afin qu’elle délègue à son équipe d’ingénieurs le développement du produit.

    Bien entourée

    « Je sais qu’il me faut l’accompagnement d’acteurs différents en fonction de l’avancée de mon projet. Réseau Entreprendre® Normandie Ouest me permet de bénéficier du retour d’expériences des dirigeants normands. » Des oreilles attentives, à l’écoute, qui lui offrent un climat de confiance et la challenge au fil des étapes de sa start-up prometteuse dans ce domaine de l’artériologie.
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  • Intégrer l’IA dans son entreprise, l’expérience Lacotte Industrie

    Intégrer l’IA dans son entreprise, l’expérience Lacotte Industrie

    Dans cette interview, Christophe Sécheret, lauréat de Réseau Entreprendre® Limousin, explique comment il a intégré l’IA dans son entreprise. Il relate les avantages de cette transition innovante pour son entreprise Lacotte Industrie à travers des conseils pratiques aux dirigeants de TPE/PME désireux de se lancer dans l’ère numérique.

    Christophe Sécheret, vous êtes lauréat de Réseau Entreprendre® Limousin. Vous avez repris l’entreprise Lacotte Industrie, spécialisée dans la mécanique de précision, à Limoges. Vous employez une vingtaine de personnes principalement dans les secteurs de l’aéronautique, de la robotique et de l’industrie de la défense. Pouvez-vous nous indiquer comment et pourquoi vous avez décidé d’intégrer l’intelligence artificielle dans votre entreprise ?

    À l’origine nous sommes loin de l’IA ! Quand l’IA générative est arrivée, encouragé par mes enfants, j’ai exploré les possibilités offertes par ces outils, réalisant qu’ils pouvaient aussi transformer nos méthodes de travail dans l’entreprise. En 2023, j’ai commencé par utiliser Chat GPT qui est devenu ma page favorite pour traiter des questions juridiques ou RH ou aller plus vite sur du rédactionnel.

    Par ailleurs, nous avons intégré de l’intelligence artificielle un peu partout dans notre activité en nous inspirant des avancées technologiques. L’IA s’intègre dans un plan plus global de modernisation, de transformation digitale et d’amélioration continue de l’entreprise commencé en 2018 lorsque j’ai repris Lacotte Industrie. Pour aller plus loin, nous avons réalisé un plan à 5 ans et nous avons investi dans des licences payantes pour intégrer l’IA dans nos outils. Ceci nous a permis d’améliorer l’efficacité de la rédaction de documents au sein de son entreprise.

    Quels avantages avez-vous constatés en utilisant l’intelligence artificielle ?

    Il existe plusieurs avantages à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans une activité professionnelle. Nous sommes une entreprise de 17 collaborateurs et dans l’aéronautique nous avons beaucoup de rédactionnel et de procédures à produire. L’IA nous permet d’aller plus vite. J’ai par exemple rédigé mon plan de continuité d’activité avec de l’IA.
    J’ai par ailleurs réduit de façon significative le temps consacré à la rédaction de documents et à la gestion des commandes. L’IA nous permet de traiter les informations plus rapidement, d’automatiser certaines tâches et de minimiser les erreurs dans les saisies de données. Il est important cependant d’utiliser l’IA sur des métiers que l’on maîtrise pour optimiser son usage et garder la maîtrise des données. Au bout du process c’est toujours l’humain qui valide.

    Bien utilisée, l’IA permet de libérer du temps pour se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.

    Quels conseils donneriez-vous aux dirigeants de TPE/PME souhaitant se lancer dans l’intégration de l’intelligence artificielle dans leur activité ?

    Les dirigeants de TPE/PME peuvent commencer par des étapes simples, comme l’utilisation de chatbots pour remplacer leurs recherches sur Internet. Certains outils d’IA sont disponibles gratuitement mais il ne faut pas hésiter à investir dans des versions payantes pour bénéficier de fonctionnalités avancées.

    Pour se lancer, les entreprises qui le souhaitent, peuvent aussi se rapprocher de Bpifrance qui a un diagnostic IA. Pour les 5 prochaines années nous avons défini collectivement une roadmap de digitalisation avec 25 projets grâce au diagnostic. Maintenant nous sommes passés à l’étape suivante à savoir la mise en place de l’un de ces projets qui vise à utiliser l’IA en production, pour l’aide à la gestion des flux, la maintenance, la fonction support et administrative. Typiquement demain avec l’IA, je devrais pouvoir enregistrer une commande directement dans l’ERP en intervenant uniquement sur la validation.
    Intégrer l’IA prend du temps mais dans tous les cas il est important que les entrepreneurs se saisissent du sujet. Dans quelques année l’IA sera une évidence pour tout le monde !
  • SAS ou SARL : faites le bon choix pour votre entreprise !

    SAS ou SARL : faites le bon choix pour votre entreprise !

    Créer son entreprise est une aventure passionnante, mais le choix du statut juridique est crucial.
    Société par actions simplifiée, dite SAS et Société à responsabilité limitée, dite SARL sont les plus courantes. Voici comment choisir.

    1. Seul ou avec des associés ?

    Il est possible d’être associé unique dans une SASU ou une « EURL », avec un fonctionnement proche de l’entreprise individuelle.
    La présence d’autres associés peut orienter le choix de la forme sociale. Si vous prévoyez une levée de fonds par des investisseurs, la SAS est souvent préférable : elle offre une grande liberté dans la répartition du capital (actions privilégiées, droits financiers ou de vote particuliers) et un fonctionnement souple, à condition de respecter les règles légales.
    La SARL, elle, suit un cadre légal plus strict. Elle favorise l’égalité entre associés : droits de vote et bénéfices proportionnels aux parts, sauf particularités.

    2. Qui dirige ?

    La SAS est dirigée par un président, personne physique ou morale, éventuellement assisté d’un directeur général.
    La SARL est dirigée par un ou plusieurs gérants, personnes physiques exclusivement.
    En cas de gérance collective, attention au cumul pouvant transformer le statut social des gérants en gérance majoritaire.

    3. Quels engagements financiers pour les associés ?

    Dans les deux structures, la responsabilité est limitée aux apports, le capital social constituant la garantie des créanciers. Les biens personnels sont protégés sauf si l’associé se porte caution ou en cas de faute de gestion avérée.

    4. Quel régime fiscal ?

    Par défaut, les sociétés relèvent de l’impôt sur les sociétés (IS).
    Une option pour l’impôt sur le revenu (IR) est possible pour les SARL dites « de famille» (liens familiaux proches, conjoints, partenaires Pacs) ; elle est rare en SAS, car souvent peu avantageuse.

    5. Quelle protection sociale pour le dirigeant ?

    Le régime social dépend du statut du dirigeant.
    Le gérant majoritaire de SARL relève du régime des Travailleurs Non-Salariés (TNS) : cotisations plus faibles, mais protection sociale limitée. Il ne reçoit pas de bulletin de paie. Il peut percevoir 70 % de l’aide au retour à l’emploi (ARE) à titre provisoire, sous conditions. Le cumul avec le statut « d’auto-entrepreneur » est impossible.
    Le conjoint collaborateur bénéficie de la même couverture, sans être rémunéré.
    Le président de SAS et le gérant minoritaire ou égalitaire de SARL sont assimilés salariés, avec une meilleure couverture (Régime Général SS), mais des charges sociales plus élevées. Ils peuvent cumuler avec le statut « d’auto-entrepreneur » ; il bénéficie de 100 % de l’ARE, sous conditions. Tous deux sont assimilés salariés et reçoivent un bulletin de paie.

    6. Et qu’en est-il du régime matrimonial ?

    L’origine des fonds investis détermine la propriété des titres sociaux : il faut tenir compte du régime matrimonial (communauté ou séparation de biens), du régime Pacs, et des fonds issus de comptes joints, pour éviter tout litige en cas de séparation ou succession.

    Conclusion : l’importance de l’accompagnement juridique et comptable !

    Le choix SAS ou SARL a des conséquences importantes. Un expert-comptable vous aidera à optimiser la gestion financière. Un avocat en droit des sociétés vous guidera pour des statuts et pactes d’associés adaptés à votre projet et votre situation personnelle en garantissant ainsi une meilleure protection juridique et une gouvernance sur-mesure.
    Barbara RIGAUD Avocat FIDUCIAL SOFIRAL Avocats et Bertrand CADILLON Expert-Comptable Direction des Relations Extérieures FIDUCIAL
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