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Témoignages Archives - Réseau Entreprendre

Catégorie : Témoignages

  • Luniwave réinvente la consommation d’eau dans les hôtels

    Luniwave réinvente la consommation d’eau dans les hôtels

    Luniwave, Entreprise-lauréate de Réseau Entreprendre® 92, développe une application qui permet aux clients d’un hôtel de gagner des miles en réduisant leur consommation d’eau. Léonard Grynfogel, président directeur de Luniwave, nous partage l’importance d’une prise de conscience collective sur les gestes du quotidien pour sauver des litres d’eau.

    Vous dirigez Luniwave qui a développé une solution pour réduire la consommation d’eau dans les hôtels et lieux de tourisme. Pouvez-vous nous décrire l’approche et la solution que vous proposez ? Quel impact a-t-elle sur les enjeux de la gestion de l’eau ? 

    Chez Luniwave, nous sommes partis d’un constat assez simple : dans l’hôtellerie, une grande partie des consommations d’eau et d’énergie dépend des usages du quotidien des clients, mais ces comportements restent souvent invisibles et peu valorisés. 
    Notre approche consiste donc à transformer les gestes durables en une expérience positive et engageante, plutôt qu’en contrainte. Concrètement, nous avons développé une solution qui permet aux hôtels d’encourager des actions simples mais à fort impact, comme réduire sa consommation d’eau, choisir de ne pas faire nettoyer sa chambre tous les jours ou encore conserver ses serviettes plusieurs nuits.

    Ces comportements peuvent sembler anodins individuellement, mais à l’échelle d’un établissement ou d’un groupe hôtelier, ils représentent des économies considérables en eau, en énergie et en produits d’entretien. 
    Ce qui fait la particularité de notre modèle, c’est que les clients sont récompensés grâce à notre programme de GreenMiles. Lorsqu’ils adoptent des comportements plus responsables pendant leur séjour, ils accumulent des avantages, des récompenses ou peuvent contribuer à des projets à impact positif. 

    Nous changeons complètement la manière d’aborder la sobriété dans le tourisme. Au lieu de demander aux voyageurs de renoncer à du confort, on crée une dynamique où chacun devient acteur de l’impact environnemental de son séjour. Et les résultats sont concrets. Certains établissements observent jusqu’à 40€ de réduction par mois par chambre.
    Dans un contexte où les tensions sur les ressources en eau et en électricité deviennent un enjeu majeur pour de nombreuses destinations touristiques, nous pensons qu’il est essentiel d’agir non seulement sur les infrastructures, mais aussi sur les comportements du quotidien.   

    Chaque litre d’eau économisé est reversé pour des populations dans le besoin, en quoi ce dispositif consiste-t-il ? Comment procédez-vous ? 

    Chaque litre d’eau économisé grâce à notre solution est transformé en contribution à des projets d’accès à l’eau potable pour des populations dans le besoin, via notre partenariat avec Made Blue
    Le fonctionnement est très concret : nous mesurons les économies d’eau réalisées dans les hôtels équipés, puis ces volumes sont convertis selon une logique simple et compréhensible pour tous : 
    1 litre d’eau économisé par nos hôtels partenaires = 1 litre d’eau reversé. 
    Aujourd’hui, grâce à notre partenariat avec Made Blue, nous avons déjà permis de financer plus de 20 millions de litres d’eau potable à travers différents programmes, ce qui représente une aide pour environ 3 000 personnes. 
    Ce que nous trouvons essentiel dans cette approche, c’est qu’elle donne une dimension humaine immédiate. Le client ne voit plus seulement une réduction de sa consommation d’eau, il comprend que son geste peut avoir un impact réel et mesurable pour des populations qui n’ont pas accès à cette ressource essentielle. 
    Pour en savoir plus sur notre partenariat : https://madeblue.org/en/ambassador/luniwave/ 

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite se saisir de la problématique de l’eau au sein de son entreprise ? 

    Je lui dirais de commencer par mesurer. On ne peut pas réduire ce qu’on ne voit pas. Il faut identifier où l’eau est consommée, à quels moments et quels usages pèsent réellement. 
    Ensuite, il faut éviter de traiter l’eau comme un simple sujet RSE. C’est un sujet opérationnel, économique et humain. Le véritable enjeu n’est pas de contraindre les clients ou les équipes, mais de rendre les bons comportements simples, visibles et valorisants. 
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  • Entreprendre ailleurs, vu du Maroc. 

    Entreprendre ailleurs, vu du Maroc. 

    Mohamed Zahid, bâtisseur engagé de l’économie marocaine 

    PDG de Menara Holding et président de la section Marrakech–Safi de Réseau Entreprendre® Maroc depuis 2012, Mohamed Zahid incarne une vision exigeante et solidaire de l’entrepreneuriat. Autodidacte, dirigeant engagé et acteur du développement territorial, il met son expérience au service des entrepreneurs et de la création d’emplois durables.  

    Figure majeure de l’économie marocaine 

    Mohamed Zahid rejoint l’entreprise familiale Menara Holding en 1996, fondée vingt ans plus tôt par son père. Initialement spécialisée dans le transport de marchandises, l’entreprise s’est progressivement développée dans l’exploitation de gisements, le concassage de matières premières, puis la préfabrication industrielle. 
    Il en prend la présidence en 2016 et conduit aujourd’hui un groupe devenu le premier producteur national de béton prêt à l’emploi. Avec plus de 3 100 collaborateurs, il poursuit une dynamique de croissance soutenue en recrutant 80 à 100 personnes par an. 
    Autodidacte, Mohamed Zahid incarne une approche pragmatique du leadership, fondée sur la transmission, l’engagement et la pérennité des organisations. Il représente aujourd’hui une figure majeure de l’économie marocaine. 
    Le modèle Réseau Entreprendre® Maroc 

    Séduit dès 2010 par les valeurs de Réseau Entreprendre®, Mohamed Zahid s’engage rapidement au sein du réseau, attiré par son modèle fondé sur la réciprocité, la gratuité de l’accompagnement et la proximité humaine. Il prend la présidence de la section Marrakech–Safi en juin 2012. Fortement impliqué, il participe à la quasi-totalité des comités d’engagement. En treize ans, il a contribué à l’accompagnement de près de 100 entreprises, représentant plus de 300 emplois créés ou sauvegardés sur le territoire

    Réseau Entreprendre® : un levier d’attractivité économique 

    Le dirigeant n’a jamais compté ses heures qu’il consacre à l’association. Il s’est pleinement dans cette mission bénévole, aux côtés des 375 membres répartis dans le pays.  Créé en 2005, sous l’impulsion de dirigeants français, Réseau Entreprendre® Maroc est rapidement devenu un levier de création d’entreprises et d’emplois.  
    Grâce aux Entrepreneurs-lauréats accompagnés, et à l’ambition portée par l’association marocaine, l’économie de Marrakech se diversifie vers d’autres secteurs que le tourisme. « Il est fondamental de s’intéresser aux jeunes qui souhaitent entreprendre », souligne le chef d’entreprise.  

    Transmettre l’endurance entrepreneuriale 

    Pour Mohamed Zahid, la réussite entrepreneuriale repose avant tout sur l’état d’esprit. S’il avait un conseil à donner aux entrepreneurs qui se lancent ce serait de nourrir leur fibre entrepreneuriale. « L’envie, la persévérance et la capacité à tenir dans la durée sont déterminantes » rappelle-t-il. Il insiste également sur des valeurs fondamentales : respect des engagements, transparence et confiance. 
    L’action de Réseau Entreprendre® Maroc bénéficie d’ailleurs d’une reconnaissance croissante des institutions nationales. Un projet de création d’une nouvelle section régionale devrait voir le jour dans quelques mois, illustrant la montée en puissance du réseau comme acteur du développement économique local.
  • Anaïs Cookies, comment une recette maison fait naître une PME 

    Anaïs Cookies, comment une recette maison fait naître une PME 

    Depuis 2015, Anaïs Cookies a changé d’échelle. La petite activité de fabrication de cookies maison s’est transformée en une véritable entreprise. Revendus aux acteurs de la restauration, les cookies et desserts d’Anaïs Klisko séduisent les gourmets.  
    À tout juste 40 ans, cette autodidacte et Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Rhône, dirige 10 salariés et ambitionne de dépasser le million d’euros de chiffre d’affaires en 2026.  

    Une volonté d’entreprendre  

    Mon parcours scolaire n’est pas linéaire : bac Économique et Social, CAP couture puis BTS Assistante de gestion PME-PMI en alternance. Rien ne me prédestinait à entreprendre mais j’ai été encouragée par mes deux premiers employeurs, Blandine Peillon et Catherine Marchand, dirigeantes de Jours de Printemps
    J’ai donc fait mes premiers pas dans l’entrepreneuriat notamment pour financer une partie de mon mariage. J’ai confectionné des cookies, dont la recette me vient de ma mère et était déjà plébiscitée par mon entourage, que j’ai commercialisés auprès des clients de la conciergerie. Très rapidement l’engouement a dépassé mes attentes : les commandes se sont multipliées, transformant cette initiative ponctuelle en une véritable activité entrepreneuriale. 

    Un début d’entreprise familiale 

    Je fabriquais mes cookies le soir, les emballais le matin et les livrais sur l’heure de déjeuner. Les soirées de fabrication sont devenues des nuits. Puis j’ai décidé de sauter le pas vers l’entreprise !

    Blandine et Catherine m’ont aidé à financer mon premier laboratoire de production, de 50 m2 situé à Caluire. Mon mari, diplômé des métiers de bouche, a été mon premier salarié. Ma maman m’aidait dans la production et mon papa dans la technique. Puis, j’ai embauché ma première collaboratrice en 2016.  
    Je me cherchais encore car je développais des activités traiteur, petit-déjeuner, salé végétarien… Et en 2018, quand je suis devenue Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Rhône, un chef d’entreprise m’a questionné sur mon vrai cœur de métierJ’ai alors ouvert les yeux sur mon projet ! J’ai arrêté ce qui ne me correspondait pas et me suis recentrée sur les cookies et les gâteaux.   

    Vers un changement d’échelle 

    Lorsque la crise du Covid est survenue, 70 % de notre activité dépendait de la restauration professionnelle, secteur qui a fermé du jour au lendemain. Cette situation brutale a été pour nous un temps de prise de recul et de réflexion stratégique. C’est dans ce contexte que nous avons intégré le programme Ambition PME, proposé par la Région Auvergne‑Rhône‑Alpes, destiné aux entreprises manufacturières régionales souhaitant moderniser leur outil industriel. Cet accompagnement nous a permis de poursuivre notre développement, notamment par l’ouverture d’un nouvel atelier de production de 350 m².  
    Pour continuer cette dynamique, j’ai intégré en 2023 le parcours Croissance de Réseau Entreprendre® Rhône. Ce nouvel accompagnement m’a permis de m’entourer des nouvelles expertises de bons conseils et de lever plusieurs freins liés à la production, avec l’objectif clair de préparer un véritable changement d’échelle. 

    Un entrepreneuriat engagé 

    Aujourd’hui, avec 10 collaborateurs, Anaïs Cookies réalise 930 000 euros de chiffre d’affaires, avec 720 000 unités vendues en 2025. Cette trajectoire de croissance s’accompagne d’un engagement fort de ma part en faveur d’une entreprise responsable et inclusive : nous avons rejoint la Charte des 1000, un collectif d’entreprises de la métropole de Lyon œuvrant pour l’insertion professionnelle des publics fragiles (personnes éloignées de l’emploi, réfugiés…).  

    L’aide de Réseau Entreprendre® 

    Réseau Entreprendre® est un vrai réseau de solidarité et d’entraide entre entrepreneurs. Les accompagnements individuels, collectifs et financiers sont extrêmement complets.
    Ils nous permettent de prendre du recul, de nous poser les bonnes questions pour établir notre vision et notre feuille de route. Nous bénéficions aussi du réseau de l’écosystème économique local.  
    Réseau Entreprendre® est un vrai réseau de solidarité et d’entraide entre entrepreneurs

    Le cap du million d’euros 

    Mon ambition est désormais de franchir le cap du million d’euros de chiffre d’affaires en 2026 et de poursuivre notre développement dans cette même logique : une croissance maîtrisée, fidèle à nos valeurs d’engagement social, de management responsable et de qualité des matières premières (+ de 80% sont françaises). 
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  • Véhicules électriques : la transition de l’entreprise Grignolo

    Véhicules électriques : la transition de l’entreprise Grignolo

    L’entreprise Grignolo, spécialiste de l’installation électrique dans l’Aube depuis 40 ans, a été reprise par Thomas Delacour, Entrepreneur-lauréat de Réseau Entreprendre® Champagne-Ardenne. Depuis son arrivée, il conduit progressivement une stratégie de transition électrique de sa flotte de véhicule. En voici les raisons, les avantages et les contours.

    Quelles sont les grandes étapes de votre transition au 100% électrique ? Pourquoi avez-vous lancé ce projet et en combien de temps avez-vous transformé votre flotte de véhicules ? 

    J’ai moi-même commencé à utiliser des véhicules électriques il y a 4 ans car je pense que c’est important de montrer l’exemple. J’avais une réelle volonté de verdir ma flotte et Grignolo étant un spécialiste de l’installation électrique, cela faisant sens de passer à l’électrique. J’ai transformé 40% en 2 ans et j’aimerais atteindre les 70% d’ici 4 ans. 
    Je n’irai pas jusqu’à 100% car certains techniciens vivant en immeuble ne peuvent pas poser de bornes électriques chez eux ou alors certains salariés ne souhaitent pas de changement. Généralement, les techniciens rentrent chez eux avec les véhicules électriques. L’entreprise a pris en charge l’installation des bornes à leur domicile ainsi qu’une partie de l’électricité du ménage pour recharger la batterie du véhicule. 

    Quelles difficultés avez-vous rencontré lors de cette transition ? Existe-t-il des freins au passage à une flotte 100% électrique ?  

    Les principales difficultés rencontrées concernaient des techniciens qui avaient peur de tomber en panne. Ils avaient des a priori. L’idée a alors été de tester avec ceux qui le souhaitent et laisser le bouche-à-oreille faire son travail. Ce qui a fonctionné !  
    L’autre frein était le prix, car un véhicule électrique est 25 à 30% supérieur à l’achat, mais grâce aux bonus écologiques, cela s’équilibre. Aujourd’hui, un véhicule électrique revient moins cher à l’entreprise qu’un véhicule thermique. Surtout en terme d’utilisation et d’entretien, et il y a des avantages fiscaux à rouler à l’électrique.

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui envisage de passer à l’électrique ? Quels sont les bonnes pratiques et les pièges à éviter ?  

    La première chose à vérifier est que votre site a une installation électrique suffisante. C’est facile de mettre une borne, mais dès l’installation de 3 ou 4, il ne faut pas sous-estimer les coûts de réflexion du tableau électrique. 
    Ensuite, concernant les salariés, je pense qu’il ne faille forcément les sonder mais plutôt leur offrir l’opportunité de tester. L’erreur est de sonder puis d’imposer . Il faut la transition à l’électrique comme une opportunité et non une contrainte. 
    La réflexion sur l’usage du véhicule est également importante. Il faut faire très attention à l’autonomie des batteries car 30 minutes de perdues à la recharge, c’est une perte de productivité pour l’entreprise. 
  • FNBP x Réseau Entreprendre® un partenariat renouvelé pour soutenir les entrepreneurs dans leur gestion de l’eau

    FNBP x Réseau Entreprendre® un partenariat renouvelé pour soutenir les entrepreneurs dans leur gestion de l’eau

    Une nouvelle convention de partenariat a été signée ce jour avec la FNBP. Celle-ci vient renforcer notre collaboration autour de cet enjeu clé qu’est la gestion de l’eau pour les PME.
    Virginie Normand, directrice générale de la FNBP et Olivier Lamarque, notre directeur général, croisent leurs regards sur les ambitions de cette signature pour accompagner au mieux les entrepreneurs dans leur démarche.

    Virginie Normand, vous êtes directrice générale de la FNBP. Nos entités ont renouveler leur partenariat national pour 2026, quels enjeux motivent votre engagement au côté de Réseau Entreprendre® ?

    Les Banques Populaires partagent avec Réseau Entreprendre® la même histoire et le même ADN : l’accompagnement des entrepreneurs. Les Banques Populaires, créées par et pour des entrepreneurs en 1878, sont d’ailleurs, pour la 16e année consécutive, la première banque des PME et des entreprises en France.
    Notre organisation coopérative résonne aussi avec celle de Réseau Entreprendre® : des maisons mères fortes, ancrées sur leurs territoires, qui œuvrent toutes collectivement au sein de leur structure fédérale.
    Le partenariat 2025 a été fécond, avec la parution d’un livrable, en lien avec l’engagement des Banques Populaires de faire de l’eau un axe prioritaire stratégique :  un guide concret qui vise à informer et outiller les dirigeants de PME sur les 7 enjeux hydriques.
    Cohérence de nos missions, résonance de nos raisons d’être, qualité des livrables coconstruits ensemble… Renouveler notre partenariat en 2026 est une évidence.

    Olivier Lamarque, en tant que directeur général de Réseau Entreprendre®, quel sens donnez-vous à cette collaboration avec la FNBP ? Pouvez-vous nous présenter les défis majeurs auxquels les créateurs et repreneurs font face et comment ce partenariat peut-il les aider à les relever ?

    Le monde change à un rythme rapide : climat, crises géopolitiques, etc. Dans ce contexte, les entrepreneurs sont confrontés à des cycles de plus en plus courts et à des enjeux nouveaux. Un monde d’opportunités est en construction. Réseau Entreprendre® se doit d’accompagner ses Entrepreneurs-lauréats et membres sur ce chemin.
    C’est dans cet esprit que nous avons développé, depuis plusieurs années, un accompagnement dédié aux enjeux environnementaux, afin de sensibiliser et aider nos entrepreneurs dans ce domaine. A titre d’exemple, nous organisons des journées d’échange et mettons à disposition différents outils qui vont s’enrichir dans le cadre de notre projet stratégique Horizon 2030 : autodiagnostic RSE, tableau de bord CSRD / VSME, cartographie des labels, intégration de l’impact dans tous les parcours d’accompagnement, développement d’un parcours dédié, etc.  

    Dans ce contexte, l’eau est un défi majeur pour une entreprise car elle répond à des impératifs environnementaux mais aussi à des impératifs économiques. Les entrepreneurs sont amenés à se poser des questions sur l’optimisation de leur facture d’eau, leur gestion du risque d’inondation, l’impact des sécheresses, etc. Après avoir réalisé un guide sur ce sujet en partenariat avec la FNBP en 2025, notre collaboration vise, en 2026, à aller encore plus loin dans la sensibilisation et l’accompagnement des entrepreneurs à se saisir de ce défi majeur du XXIe siècle.

    Virginie Normand, l’eau est un axe stratégique pour la FNBP. Concrètement quelles actions la FNBP mène-t-elle déjà sur cette problématique avec vos autres partenaires ? Comment mobilisez-vous les banques populaires régionales sur ce sujet ? Qu’avez-vous prévu avec ces dernières en 2026 ?

    Depuis plus de 15 ans, la FNBP mesure l’empreinte coopérative et sociétale des Banques Populaires : l’engagement des Banques Populaires sur leur territoire, hors business, hors réglementaire.
    En 2024, nous sommes allés plus loin : nous nous sommes donné une orientation commune Banque Populaire en nous engageant collectivement à faire de l’eau un axe stratégique prioritaire. Dirigeants exécutifs et non exécutifs des maisons mères se réunissent régulièrement pour orienter et orchestrer nos actions au sein d’un comité FNBP dédié « eau », avec l’appui de l’ensemble des acteurs du Groupe BPCE concernés.
    Concrètement, le mouvement est lancé en y associant l’ensemble de nos parties prenantes :
    • plus de 1,136 million de clients sociétaires des Banques Populaires interrogés pour prioriser nos 1res actions,
    • association de nos partenaires historiques sur le sujet (Entreprendre Pour Apprendre, Réseau Entreprendre®),
    • élargissement de notre soutien vers de nouveaux partenaires institutionnels dédiés comme les Voies Navigables de France ou l’Astee – l’Association des professionnels de l’eau et des déchets,
    • concerts dédiés avec notre Fondation Nationale Banque Populaire.
    Cette dynamique collective est précieuse et permet d’œuvrer très concrètement ensemble. L’ensemble des solutions Banques Populaires seront d’ailleurs valorisées à l’occasion d’un événement « Agir pour l’Eau », le 18 mai prochain, à la Seine Musicale, pour nos clients entrepreneurs.

    Olivier Lamarque, quelles actions concrètes avez-vous prévues dans le cadre du partenariat pour l’année à venir ?

    Comme je l’ai indiqué, notre souhait est d’encourager les entrepreneurs à prendre conscience de l’importance des enjeux économiques et environnementaux de l’eau. Notre action va donc être, en priorité, tournée sur la sensibilisation.
    Nous allons, tout d’abord, faire témoigner des entrepreneurs qui ont optimisé leur gestion de l’eau avec des réductions de coûts à la clé : notre objectif est de montrer que ce sujet n’est pas insurmontable et que des actions quotidiennes peuvent déjà avoir un impact important. Témoigneront aussi des entrepreneurs ayant développé des innovations pour montrer que des solutions techniques existent pour aborder cet enjeu et qu’elles peuvent être facilement déployées.
    Avec la FNBP, nous souhaitons, par ailleurs, travailler ensemble pour enrichir nos outils Impact en intégrant un volet sur l’eau.

    Enfin, nous allons collaborer sur différents événements et encourager nos associations locales qui le souhaitent à travailler avec leur partenaire Banques populaires sur le Tour de France de l’eau. Ce dernier constituera un moment important de mobilisation des territoires sur ce sujet. Le programme est chargé mais il est aussi passionnant !
  • Marion Varlet, sa cuisine engagée donne du goût à son territoire

    Marion Varlet, sa cuisine engagée donne du goût à son territoire

    Co-dirigeante des Mezzés Inspirés à Annecy, Marion Varlet vit sa vie d’entrepreneure avec passion. À l’aube de ses 40 ans, elle ambitionne de faire rayonner sa marque et la gastronomie des pays du Levant en Haute-Savoie et au-delà.  
    Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Haute-Savoie, elle défend une cuisine engagée : des produits bio et locaux, une cuisine responsable et l’envie d’inscrire son activité dans une démarche 100% vertueuse. 

    La cuisine du Levant, faite maison et engagée

    Entreprendre m’attirait depuis longtemps, le Covid a tout accéléré. Alors que mon parcours me destinait aux ressources humaines, j’ai choisi une autre voie. Avec mon conjoint, Martin Razy, nous avons posé nos valises à Annecy et donné vie à une passion commune : la cuisine levantine, issue du Liban, de la Syrie et de la Jordanie.  
    En 2022, nous avons créé Les Mezzés Inspirés. Le bouche‑à‑oreille a vite dépassé nos attentes au point d’ouvrir une première boutique en 2024, et bientôt une seconde. Nous proposons une restauration 100 % à emporter (mezzés classiques & revisités, bowls, pita garnies) et une activité traiteur événementiel. Nous avons aussi enrichi notre offre avec une partie cave à vin et épicerie fine.  
    Tout est fait maison, à partir de produits bruts bio et locaux. Notre ambition est de dupliquer notre concept dans d’autres villes. En trois ans, quatre nouveaux emplois ont vu le jour.  

    Tester, apprendre, grandir : les débuts de l’aventure 

    Avant d’ouvrir notre première boutique, nous avons été formés par Matthieu Nassif, sa famille ayant ouvert l’un des premiers restaurants libanais à Paris et qui nous épaule encore pour nos recettes.

    En parallèle, comme nous étions encore tous les deux en poste, nous avons commencé à travailler les week-end. Nous louions une cuisine professionnelle qui nous a servi de laboratoire d’essai. Dès le départ, notre proposition culinaire a plu !

    Nous avons très vite lancé un site en ligne pour gérer les commandes qui augmentaient. Cette période de test a été décisive, elle nous a permis d’ajuster notre concept et surtout de convaincre les banques de nous soutenir pour ouvrir notre premier point de vente. 

    Guider, soutenir, challenger : l’effet Réseau Entreprendre®  

    C’est à ce moment‑là que nous avons commencé notre accompagnement avec Réseau Entreprendre®. Un soutien précieux et surtout profond. Nos deux accompagnateurs ne se contentent pas de regarder notre projet de loin, ils explorent tout, sans filtre ni tabou. Chaque mois, nous faisons le point avec Nicolas Allais, expert du financement, et Corentin Cheylus, entrepreneur dans la restauration. Leurs compétences se complètent parfaitement et ils nous aident à piloter l’entreprise avec plus de rigueur
    Grâce à eux, nous avons mis en place des tableaux de bord, outils de pilotage indispensables qui nous alertent sur les ratios clés, la trésorerie, les marges. Leurs regards, leurs conseils, leur disponibilité font toute la différence

    Ne pas attendre, sauter le pas ! 

    Dans les années à venir, les entreprises alimentaires devront faire plus attention à leur impact environnemental. Choisir des produits bio et locaux et favoriser une agriculture durable est une conviction pour nous. Nous réfléchissons aussi à nos emballages et à la mise en place d’une consigne.  
    Si je devais prodiguer un conseil à un jeune qui souhaite se lancer, je lui dirai de ne pas attendre, il faut oser !
    J’aimerais avoir davantage d’expérience pour relever les défis d’aujourd’hui, mais j’apprends tous les jours ! 
    Un soutien précieux et profond : nos accompagnateurs ne se contentent pas de regarder notre projet de loin
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  • Reprendre l’entreprise dans laquelle elle était salariée : le témoignage de Céline Le Gallic.

    Reprendre l’entreprise dans laquelle elle était salariée : le témoignage de Céline Le Gallic.

    Après plus de 20 ans passés au sein d’ACTUAPLAST, Céline Le Gallic et son associé Fabrice Collet ont franchi le cap de la reprise d’entreprise. De salariés à dirigeants, ils ont su transformer leur connaissance du terrain en projet entrepreneurial solide, malgré les défis du financement. Accompagnée par Réseau Entreprendre® Bretagne et par TotalEnergies, Céline Le Gallic revient sur les étapes clés de cette transition et partage ses conseils à ceux qui souhaitent, eux aussi, se lancer dans l’aventure de la reprise.

    Céline Le Gallic, avec votre associé, vous étiez salariés de ACTUAPLAST avant la reprise de l’entreprise. Pouvez-vous nous présenter votre activité et nous expliquer les raisons qui vous ont poussé à reprendre l’entreprise ? 

    ACTUAPLAST a pour activité la fabrication de pièces plastiques techniques, à destination du secteur automobile, de la machinerie agricole, de l’aéronautique et de la défense. 

    L’entreprise a 25 ans. Fabrice et moi-même étions salariés respectivement depuis 23 et 20 ans. Nous avons connu et participé à la croissance de l’entreprise qui est passée de 20 à 140 salariés. Fabrice a évolué du rôle de commercial à celui de directeur de production, et j’ai évolué de qualiticienne à directrice service support. Nous avons tout fédéré ensemble pour construire un projet homogène et cohérent, tout en assurant la qualité au service de la production. Au fil des années, nous avons appris à aimer travailler ensemble, et lorsque le fondateur a envisagé son départ à la retraite, il est apparu évident, aux yeux de tous, que nous devions faire partie de la suite. 
    Nous avons réussi à trouver une solution de compromis avec le fondateur, qui nous a confié les rênes de l’entreprise le temps que nous rassemblions les fonds pour la racheter. Je suis également retournée sur les bancs de la faculté pour suivre un master en Management des entreprises.  
    Et c’est en rencontrant Réseau Entreprendre® que la magie a opéré. En pleine recherche de financements, notre expert-comptable nous conseille de nous rapprocher d’Anne Gillet chez Réseau Entreprendre® Bretagne, qui nous a grandement aidés à rendre possible notre projet de reprise d’entreprise

    Vous avez été accompagnée par Réseau Entreprendre® Bretagne, quelles ont été les étapes les plus marquantes de votre accompagnement ? 

    L’étape marquante dont je me souviendrai longtemps est ce coup de téléphone d’Anne qui me dit que notre dossier est top mais qu’il ne passe pas à cause du montage financier. Et c’est avec toute la bienveillance du monde qu’elle me dit qu’elle va nous aider.  
    Honnêtement, nous aurions pu abandonner plusieurs fois, car la recherche de financements était longue, nous n’en voyions pas le bout. Chez Réseau Entreprendre®, on trouve bien plus que des financements, on reçoit des conseils, du soutien, de l’expertise, et surtout : on appartient à un réseau. Nous avons rencontré un investisseur qui partage nos valeurs et notre vision pour l’entreprise. Sans Réseau Entreprendre®, nous n’aurions pas réussi à concrétiser notre projet, ou alors nous l’aurions sûrement mal concrétisé. 
    Chez Réseau Entreprendre®, on trouve bien plus que des financements, on reçoit des conseils, du soutien, de l’expertise, et surtout : on appartient à un réseau.

    Vous avez également été accompagnée par TotalEnergies : quels ont été les apports et les bénéfices de cet accompagnement ? 

    L’accompagnement de TotalEnergies a également été déterminant. À nouveau, sur le volet financier, le prêt à taux 0 a été un réel coup de pouce qui a permis la réalisation du projet.  
    Nous avons aussi eu de nombreux échanges avec le directeur régional Bretagne de TotalEnergies qui nous a aidés en partageant son expertise et ses conseils. 

    Quels conseils donneriez-vous à des futurs entrepreneurs, aujourd’hui salariés, qui souhaitent se lancer dans la reprise de leur activité ? 

    Selon moi, le plus important c’est de bien s’entourer. On ne peut jamais tout savoir et tout connaître, c’est en allant chercher de l’expertise qu’on y arrive.  
    Les anciens disaient « pour vivre heureux, vivons cachés », mais en entrepreneuriat c’est tout le contraire. C’est important d’aller chercher tous les conseils sur les sujets pour lesquels vous n’êtes pas expert ; et la bienveillance est contagieuse, c’est un cercle vertueux  ! 
    Enfin, plus concrètement sur la reprise d’activité en étant salarié, je pense qu’être en binôme permet de traverser les tempêtes de façon différente. Cela favorise l’échange, un meilleur fonctionnement, et surtout, on ne rumine pas sur des sujets qui ne sont pas importants. Il est aussi important de bien choisir son binôme. De notre côté, nous avions la même vision, les mêmes valeurs et sommes très complémentaires. 
  • Facture électronique : la réforme que tous les entrepreneurs doivent anticiper

    Facture électronique : la réforme que tous les entrepreneurs doivent anticiper

    La facture électronique arrive et va changer le quotidien administratif des entreprises. Derrière ce terme technique se cache une transformation profonde de la manière dont les entreprises émettent, reçoivent et transmettent leurs factures. Pour les jeunes entrepreneurs, freelances ou dirigeants de PME, cette réforme va modifier les outils utilisés, les processus de facturation et la relation avec l’administration fiscale.

    Bertrand Cadillon, expert-comptable chez notre partenaire Fiducial, vous explique les règles du jeu pour anticiper et éviter les mauvaises surprises lorsque l’obligation entrera en vigueur.

    Facture électronique, de quoi parle-t-on vraiment ?

    Non, une facture électronique n’est pas un simple PDF envoyé par mail. La réforme prévoit des factures sous forme de données structurées, respectant des formats précis comme Factur-X, UBL ou CII.

    Ces factures passent par une plateforme agréée qui transmet certaines informations à l’administration fiscale. L’objectif est clair : mieux contrôler la TVA, suivre l’activité économique en temps réel et simplifier le traitement des factures.

    Exemple : Emma lance sa start-up d’e-commerce. Aujourd’hui, elle envoie ses factures en PDF. Demain, son logiciel de facturation transmettra automatiquement les données de facture via une plateforme agréée.

    Quelles sont les dates clés à retenir ?

    La réforme arrive progressivement, mais les échéances sont déjà fixées.
    1er septembre 2026 : toutes les entreprises devront être capables de recevoir des factures électroniques. Les grandes entreprises et les ETI devront commencer à en émettre.
    1er septembre 2027 : toutes les entreprises devront émettre des factures électroniques. En parallèle, certaines devront aussi transmettre des données de ventes ou d’encaissements via un système appelé e-reporting.
    Exemple : Lucas crée une agence digitale et se fournit auprès de plusieurs grands comptes. Dès 2026, il devra pouvoir recevoir leurs factures électroniques.

    Qui est concerné par la réforme ?

    La réponse est simple : presque toutes les entreprises. La réforme vise tous les assujettis à la TVA : indépendants, micro-entrepreneurs, commerçants, artisans, professions libérales ou sociétés.
    Certaines structures restent à l’écart de l’obligation d’émission, notamment les associations non commerciales ou certaines holdings patrimoniales. Mais dans la plupart des cas, les entreprises devront au minimum pouvoir recevoir des factures électroniques.
    Exemple : Sarah est micro-entrepreneure dans la communication. Même en franchise de TVA, elle devra être capable de recevoir et d’émettre des factures électroniques.

    Facturer une entreprise ou un particulier, quelles sont les différences ?

    La réforme distingue deux situations :
    si vous facturez une autre entreprise (BtoB), vous devrez émettre unefacture électronique via une plateforme.
    si vous facturez des particuliers (BtoC), vous devrez transmettre les informations de vente à l’administration via un système appelé e-reporting.

    Certaines activités exonérées de TVA n’auront pas d’obligation d’émission.
    Exemple : Alexandre ouvre une boulangerie. Pour ses clients particuliers, il transmettra un e-reporting de ses ventes. Mais pour un restaurant qu’il fournit, il devra émettre une facture électronique.

    Pourquoi les entrepreneurs doivent-ils se préparer dès maintenant ?

    Même si l’obligation se généralise progressivement, la transition demande un peu d’anticipation : choisir une plateforme, adapter son logiciel de facturation et organiser ses flux de factures.
    Pour les jeunes entreprises, c’est aussi l’occasion de structurer leur gestion dès le départ et d’automatiser certaines tâches administratives.
    Exemple : Nicolas lance une petite agence de design. En choisissant dès maintenant un logiciel compatible avec la facture électronique, il évitera une mise à jour précipitée plus tard.

    Conclusion : une contrainte… mais aussi une opportunité

    La facture électronique peut sembler être une nouvelle obligation administrative. Mais elle marque aussi une évolution vers une gestion plus automatisée et plus fluide des entreprises pour les entrepreneurs qui démarrent leur activité. L’enjeu est simple : anticiper dès aujourd’hui pour transformer cette réforme en gain de temps et d’efficacité demain.
    Découvrez prochainement les étapes pour mettre en place sereinement la facture électronique dans notre prochaine Parole d’expert.
    Pour aller plus loin dès maintenant, consultez le guide rédigé en partenariat avec Fiducial pour bien lancer votre activité :
  • Santé du dirigeant : entreprendre en préservant son équilibre.

    Santé du dirigeant : entreprendre en préservant son équilibre.

    Grégory Harispe dirige les établissements Cornec qu’il a repris en 2019.
    L’entreprise, qui est passée de 13 à 35 collaborateurs en 7 ans, intervient dans la plomberie, le chauffage, le photovoltaïque et la climatisation, sur l’ensemble de la bordure Atlantique en s’étendant d’Hendaye à Hossegor, jusque dans les terres. 
    Convaincu que sa santé passe par l’équilibre entre les 3 sphères de sa vie, à savoir son entreprise, sa vie de famille et son épanouissement personnel, Grégory Harispe a très rapidement mis en place des routines de vie. 

    En tant qu’entrepreneur, comment abordez-vous l’enjeu de votre santé ?
    Quand et pourquoi avez-vous décidé de vous intéresser très concrètement à ce sujet ? 

    Quand je suis devenu entrepreneur, j’ai réalisé que plus je prenais de responsabilités, plus j’avais besoin de décompresser. J’ai donc décidé de faire un point pour analyser ce qui allait bien mais aussi ce dont j’avais besoin pour être bien dans ma vie. 
    J’en ai conclu qu’il était important pour moi d’équilibrer les 3 sphères de mon existence que sont mon entreprise, ma famille et mon épanouissement personnel. J’ai toujours fait un peu de sport. J’ai donc choisi cette voie-là pour décompresser et prendre du temps pour moi et ma santé. Mais une autre personne pourra tout à fait recourir à une autre activité.
    Grégory Harispe, dirigeant de l’entreprise Cornec

    Qu’avez-vous mis en œuvre pour mieux prendre soin de votre santé ? 

    Comme j’ai choisi le sport pour décompresser, j’ai intégré celui-ci, notamment la course à pied, dans ma routine d’entrepreneur. Très concrètement, j’ai commencé par me fixer des objectifs : faire 1 heure de sport le soir, aller courir le week-end, puis faire une course précise, etc… C’est ainsi que j’en suis venu, après plusieurs années, à réaliser des trails et même un Ironman. 
    Je me fais également accompagner par un coach qui développe des programmes en fonction des objectifs que je me fixe. Le nombre d’heures de sport que je fais chaque semaine varie selon mes objectifs mais également selon l’actualité de mon entreprise. Certaines semaines, j’en fais moins, d’autres j’en fais davantage. J’insiste sur le fait que tout ne se fait pas du jour au lendemain. Cela m’a pris du temps. Comme je l’indiquais, il m’a fallu plusieurs années pour arriver à l’Ironman
    Pour préserver ma santé, j’ai également besoin de prendre 5 à 6 semaines de vacances par an.  Pour m’accorder ces moments familiaux et personnels qui sont importants pour moi, j’ai structuré mon entreprise pour pouvoir déléguer et me dégager du temps. C’est notamment pour cette raison que nous sommes passés de 13 à 35 collaborateurs. J’encourage également mes collaborateurs à prendre du temps pour eux et à ne pas rester dans l’entreprise pour « faire des heures ». 
    En encourageant mes collaborateurs à prendre du temps pour eux, je les ai encouragés à mieux structurer leur activité et donc in fine l’entreprise y gagne également. 

    Quels bénéfices en tirez-vous pour vous et votre entreprise ?

    Avoir du temps me permet d’être plus efficace. Quand on a pris du temps pour soi, ce qu’on faisait en 3 heures, on pourra le faire en deux heures. Donc je gagne en productivité. En encourageant mes collaborateurs à prendre du temps pour eux, je les ai encouragés à mieux structurer leur activité et donc in fine l’entreprise y gagne également. 
    Par ailleurs, quand on est entrepreneur, on gère des problèmes tous les jours. Le temps que je prends pour moi est également bénéfique dans ce cas. Après deux heures de sport, on ne voit plus les problèmes de la même façon. Le sport m’aide à trouver des solutions.  
    Les vacances sont également très importantes. On en revient reposé et doté d’une énergie nouvelle pour mener des projets. C’est souvent après les vacances que je mets en place des actions de fond qui vont être structurantes pour les années à venir. On a une vision plus claire et des idées nouvelles. Enfin, quand on s’autorise des vacances, on est moins frustré vis-à-vis des vacances que les autres prennent. Les relations sont plus sereines. 

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite mieux prendre soin de sa santé ? 

    Le premier conseil que je donnerais à un entrepreneur est de prendre du temps pour analyser sa situation, voir où il en est dans son équilibre de vie, dans son entreprise, puis définir les objectifs qu’il souhaite atteindre à ce niveau-là, et la manière dont il peut structurer son entreprise dans ce but. Pour ma part, je fais ce point, pendant quelques heures, tous les 6 mois. 
    Quand on se fixe des objectifs, il faut avoir conscience que cela doit être des objectifs acceptables et donc que cela peut être des objectifs à long terme. Pour ma part, un des objectifs était de prendre le petit-déjeuner avec mes enfants et de les emmener à l’école plusieurs fois par semaine. Au lancement de mon entreprise, j’en étais loin car je commençais à travailler à 6h du matin. J’ai mis plusieurs années à pouvoir atteindre cet objectif. Donc c’est le second conseil que je donnerai : être patient mais ne pas se détacher de son objectif. Les choses se font petit à petit et il faut savoir savourer les petites victoires. C’est grâce à ces petites victoires qu’on améliore son quotidien.  
    Le dernier conseil que je donnerais, c’est de ne pas culpabiliser quand on prend du temps pour soi. Quand l’agenda est surchargé, on se dit qu’on n’a pas le droit de prendre 1 heure pour soi. En fait, on en a tout à fait le droit et c’est même bon pour l’entreprise. En effet, quand on rentrera de cette heure, on fera les choses plus rapidement et plus efficacement. Tout le monde y aura gagné !  
    Pour en savoir plus : Réseau Entreprendre® et Harmonie Mutuelle ont conçu un guide pour vous aider à prendre soin de votre santé :
  • Katia Tardy, au cœur de l’économie circulaire -RÉ’ELLES #26

    Katia Tardy, au cœur de l’économie circulaire -RÉ’ELLES #26

    Cofondatrice de Kignon, Katia Tardy défend un modèle basé sur l’économie circulaire et l’inclusion. 

    Avec ses biscuits issus des invendus de la boulangerie et de l’agroalimentaire, façonnés par des travailleurs en situation de handicap, Kignon s’apprête à changer d’échelle. 
    Du haut de ses 40 ans, Katia, Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Atlantique concilie convictions, valeurs et vie d’entrepreneure.  

    Se mettre au service d’une alimentation durable 

    Ingénieure agro-alimentaire, spécialisée en marketing, j’ai travaillé huit ans chez Nestlé. En 2015, prise de conscience : je m’installe à Nantes et m’investis au sein d’associations et de start-up engagées pour la protection de l’environnement et l’action sociale. J’y rencontre mes futures associées, Louise Doulliet et Alix Guyot.  
    Nous faisons ensemble un constat clair : les ESAT sont pourvus de compétences solides, d’une grande capacité d’adaptation, sont disponibles et réactifs, pourtant, ils manquent d’activité. En parallèle s’ajoute le fait que nous évoluons dans un monde où les ressources sont limitées
    De cette double réalité est née la biscuiterie handi-gaspi. Notre modèle, inspiré par l’économie circulaire, collecte les invendus des boulangeries et des industriels agro-alimentaires, les transforme en nouvelles recettes, puis les commercialise auprès des magasins bio, de la restauration collective et de la grande distribution.

    Des débuts fulgurants 

    Très vite, nous avons conquis nos premiers clients et formé 30 personnes à l’ESAT de Savenay en co-construisant un concept inédit, aidés de psychologues et d’ergothérapeutes.  
    Notre marque Kignon connaît un rayonnement national dès septembre 2022, un an après son lancement. Nos biscuits entrent dans les wagons-bars de la SNCF et sont vendus dans la grande distribution (Franprix, Magasins UCarrefour).  

    500 baguettes transformées chaque jour en biscuits 

    Les industriels cherchent à valoriser leurs matières non commercialisables et se tournent vers nous pour y parvenir. Il y a plusieurs milliers de tonnes par site de production à transformer ! Ces grands noms de l’industrie nous proposent de valoriser : des coques de macaron, des crêpes, des brioches…. Nous collaborons aujourd’hui avec TipiakDaunat et So Fast So Good afin d’expérimenter un modèle de production directement sur leurs lignes, en intégrant des travailleurs en situation de handicap au cœur du processus
    C’est par le volume que nous parviendrons à faire de l’économie circulaire un véritable levier pour bouger les lignes et maximiser notre impact. Chaque jour, nous sauvons 500 baguettes de pain pour fabriquer 30 000 biscuits !

    La puissance de Réseau Entreprendre® 

    Nous avons rejoint Réseau Entreprendre® en décembre 2021 pour le parcours Création. C’est l’un des réseaux les plus structurants que je connaisse. Il permet de se poser les bonnes questions, de rencontrer les bons acteurs et ainsi de limiter les risques.
    Notre accompagnateur, Pierre Chartier, acteur de la GMS à Nantes, continue à nous suivre ! Sa posture bienveillante nous aide. Les temps de convivialité au sein de Réseau Entreprendre® créent des liens très forts avec les autres dirigeants : c’est vraiment la puissance de ce réseau ! 
    Réseau Entreprendre® est l’un des réseaux les plus structurants que je connaisse.

    Un conseil pour entreprendre ?  

    Se faire confiance, oser et bien s’entourer. L’entrepreneuriat n’est pas assez féminisé, c’est plus dur de convaincre des partenaires ou des investisseurs quand on est une femme. À nous trois, nous œuvrons pour l’inclusion, l’économie circulaire et le bien manger et c’est encore difficile ! Mais il faut croire en ses idées !
    Le monde de l’entreprise bénéficie d’un écosystème solidaire qui nous aide à grandir.  
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