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Témoignages Archives - Page 2 of 16 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Témoignages

  • Entreprendre ailleurs, vu de Madrid. 

    Entreprendre ailleurs, vu de Madrid. 

    En 2023, le chef étoilé espagnol Luis Tejuca s’associe à deux autres figures de la gastronomie ibérique, Guzman Yllera et Mikel Nuñez, pour créer Mesa Cero Chef. Leur ambition : démontrer qu’excellence culinaire et impact social peuvent aller de pair. 
    Leur concept repose sur un modèle simple et puissant : proposer leur cuisine dans des kiosques publics à Madrid, gérés par des personnes en situation de précarité ou éloignées de l’emploi. L’initiative a déjà permis de créer 75 emplois. 
    Mesa Cero Chef entend essaimer ce modèle facilement reproductible dans d’autres villes. Une démarche qui leur vaut d’être désignés coup de cœur de Talents d’Avenir 2025. 
    Luis Tejuca nous partage sa vision de l’entrepreneuriat et revient sur sa rencontre avec Netmentora® Madrid

    Quel a été le moment décisif qui vous a poussé à entreprendre ? 

    Avec mes deux associés, nous sommes connus en 2016 au restaurant A’Barra, pour lequel nous avons obtenu une étoile Michelin 6 mois à peine après l’ouverture. Après 3 ans dans cette aventure, nous est venue l’idée d’entreprendre ensemble.

    Comment avez-vous connu Netmentora® Madrid et pourquoi avez-vous décidé de rejoindre ce réseau ? 

    Nous avons connu Netmentora® Madrid par le biais d’un ami de mon associé Guzmán Yllera. Nous avons rencontré Concha Guerra Martinez, la directrice de l’association, qui nous a expliqué les missions et le travail réalisé par le réseau. Dès lors, nous  avons décidé de candidater pour être accompagnés.
    De gauche à droite : Mikel Nuñez, Luis Tejuca et Guzman Yllera

    Laquelle de nos valeurs vous parle-t-elle le plus ? 

    Je dirais l’aide accordée sans contrepartie aux entrepreneurs accompagnés*.
    *Notre accompagnement est gratuit pour nos Entrepreneurs-lauréats et nos membres accompagnateurs n’ont pas le droit de devenir actionnaire des entreprises accompagnées. 

    Quels conseils donneriez-vous à un jeune ou à nouvel entrepreneur ?

    À une personne qui n’a pas encore entrepris : de bien y réfléchir au préalable parce qu’entreprendre, c’est difficile.
    Et pour un jeune entrepreneur : sois constant, humble, fais preuve d’adaptabilité et entoure-toi de personnes qui vont te faire progresser.

    Avez-vous une anecdote qui reflète l’esprit de Netmentora®Madrid – entraide, exigence, bonne humeur – et qui vous fait encore sourire ? 

    Nous avons participé à un atelier de team building autour de la cuisine. Il y avait trois équipes, composées de membres de Netmentora® Madrid. Chacun d’entre nous (les associés) a dû en encadrer une. C’était un très bon moment.
  • Piloter une flotte automobile d’entreprise en pleine croissance.

    Piloter une flotte automobile d’entreprise en pleine croissance.

    La gestion d’une flotte automobile est autant un levier stratégique qu’un facteur de risque pour une entreprise. Rémy Bourdier, ancien président de la Fédération Réseau Entreprendre® (2022-2025) et président du groupe français Oviance, spécialisé dans les métiers techniques liés à l’énergie, témoigne. Après une phase de forte croissance ayant porté la flotte jusqu’à 1 400 véhicules, le groupe possède aujourd’hui un parc de 200 véhicules.

    Rémy Bourdier, comment avez-vous déterminé vos critères pour la constitution de cette flotte automobile ? Ont-ils évolué avec le temps ?

    Tout d’abord, il est important de noter que la typologie du véhicule dépend du travail du collaborateur dans l’entreprise. Un technicien n’aura pas le même type de voiture qu’un responsable commercial.

    Ensuite, le critère le plus important est l’usage. Ceux qui font 50 000 km auront une voiture plus confortable que ceux qui ne font que de la ville. Il est essentiel d’adapter la voiture en fonction de son usage, de la nature du travail que le collaborateur va faire et de son environnement.
    Enfin, se posera la question du type de véhicule : électrique, thermique, ou hybride.

    Le critère principal reste néanmoins l’usage.

    Avez-vous opté pour une stratégie d’achat ou de location de véhicules ?

    C’est un sujet très important et structurant pour l’entreprise. À l’époque, je n’avais pas les moyens d’acheter autant de véhicules. J’ai donc opté pour la location longue durée (LLD).

    La LLD nécessite de savoir le nombre de kilomètres que le collaborateur va parcourir et sur combien d’années de contrat. Il y a d’importantes contraintes à connaître quant à la restitution du véhicule. Lors de cette étape, le loueur fait passer un expert qui recense chaque détail dans un cahier des charges.

    Dans l’intérêt de l’entreprise, l’idéal est d’acheter les véhicules. Cela permet de sensibiliser les collaborateurs de manière différente, de capitaliser et surtout de ne pas payer d’importantes sommes au loueur pour la remise en état. J’avais fait le choix de 80% de voitures en LLD et 20% en achat de voitures neuves principalement, ou d’occasion quand l’opportunité se présentait.

    En ce qui concerne les voitures neuves, j’ai créé une structure appartenant au Groupe. Celle-ci les achète puis les loue aux filiales ce qui présente plusieurs intérêts pour la structure : d’une part elle capitalise et d’autre part, grâce au statut de « loueur », récupère la TVA sur des voitures deux et cinq places, ce qui n’est pas possible en France pour les voitures cinq places sans ce statut.
    Désormais, j’achète d’abord les véhicules, puis quand j’ai atteint le plafond d’emprunt, j’opte pour de la LDD.

    Comment avez-vous géré votre flotte automobile dans votre entreprise ?

    Tous nos contrats de LLD étaient des « contrats secs », c’est-à-dire sans option, les loueurs prenant une marge importante pour la maintenance qui est intégrée dans le contrat.

    Lorsque ma flotte automobile comptait 1400 véhicules, nous avions un service interne constitué de trois personnes à temps plein pour la gérer (entretien, parking, carte grise, assurance…).
    Aujourd’hui, avec 200 véhicules, j’ai revu ma façon de fonctionner. Il n’y a plus de service de gestion de la flotte automobile et le directeur de chacune de nos filiales (n.d.l.r : 5 filiales) gère sa flotte. Ceci implique que chaque mois un audit et une vérification de l’état de chaque véhicule soient réalisés. Nous procédons également au contrôle des permis de conduire des salariés usagers : si l’un d’entre eux ne l’a plus et qu’il provoque un accident, c’est le chef d’entreprise qui est responsable pénalement, ce pour n’importe quel type de structure juridique.
  • Société Générale & Réseau Entreprendre® : 13 ans de partenariat pour la réussite des entrepreneurs

    Société Générale & Réseau Entreprendre® : 13 ans de partenariat pour la réussite des entrepreneurs

    Nous venons de renouveler de notre partenariat avec la Société Générale. À travers celui-ci nous réaffirmons, ensemble, notre engagement en faveur des entrepreneurs.
    À cette occasion, Benoît Vandermarcq, directeur du Marché Retail de la Société Générale, nous partage sa vision de l’accompagnement entrepreneurial et livre ses conseils pour un financement bancaire réussi.

    Benoît Vandermarcq, vous êtes à la tête de la direction du Marché Retail de la Société Générale en France qui inclut la clientèle des TPE PME, mais aussi les créateurs et repreneurs d’entreprises.
    Vous avez choisi de renouveler votre partenariat avec Réseau Entreprendre®, pouvez-vous nous expliquer les raisons de cet engagement ?

    Renouveler notre partenariat avec Réseau Entreprendre® pour la 13ᵉ année consécutive est une décision qui s’ancre très concrètement dans notre mission chez SG : accompagner, sur le terrain et dans la durée, toutes les formes d’entrepreneuriat de la micro‑entreprise à la TPE en croissance, en passant par les créateurs et les repreneurs qui se lancent pour la première fois.
    Dans le contexte économique actuel, où les cycles sont plus rapides et les points d’équilibre parfois plus difficiles à atteindre, les entrepreneurs ont besoin de partenaires solides, capables de sécuriser les étapes clés. Pour nous, être présent dès l’amont d’un projet n’est pas seulement un engagement lié au financement : c’est un engagement humain. Nous savons que derrière chaque dossier, il y a un dirigeant qui porte un risque, qui investit ses propres moyens et qui doit faire des choix décisifs dès les premiers mois d’activité.
    C’est là que la complémentarité avec Réseau Entreprendre® prend tout son sens. L’accompagnement de pair à pair, la mise en réseau, le mentorat exigeant et bienveillant constituent de véritables leviers pour structurer les projets. Sur le terrain, nous observons que les entrepreneurs accompagnés arrivent avec une vision plus claire, des hypothèses mieux travaillées et une capacité renforcée à piloter leur activité.

    En renouvelant ce partenariat, nous réaffirmons notre volonté d’être un acteur engagé de l’écosystème entrepreneurial, au plus près des réalités locales, et aux côtés de ceux qui créent la dynamique économique de nos territoires.
    Une démarche structurée et transparente fait toute la différence dans l’obtention d’un financement bancaire.

    Quels sont les critères principaux que votre banque prend en compte pour financer une création d’entreprise ? Quels éléments clés du business plan analysez-vous en priorité ?

    Ce que nous regardons avant tout, c’est le porteur du projet, sa posture, notamment sa capacité à piloter, à ajuster rapidement et à s’entourer des bons partenaires. C’est souvent ce qui fait basculer la décision. Nous étudions aussi son parcours, son engagement, sa connaissance du secteur, sa motivation, afin d’avoir la conviction que son projet a un véritable potentiel et qu’il est l’homme ou la femme qui permettra à ce projet de prendre son envol dans le monde réel.
    Nous nous assurons également que le secteur d’activité est porteur et qu’il reste « de la place » pour un nouvel entrant. Dans le business plan, les éléments clés sont très concrets : comment le chiffre d’affaires va se construire mois après mois, le niveau de marge et de charges incompressibles, le besoin en fonds de roulement réel selon le cycle d’exploitation et la capacité à encaisser des variations. Les prévisions doivent refléter des volumes, des prix et des délais réalistes.

    Quels sont les pièges à éviter et quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs qui cherchent à monter un dossier solide pour obtenir un financement bancaire ?

    Le premier piège, c’est de sous‑estimer la préparation et l’engagement nécessaire. Un dossier solide repose sur un business plan réaliste, fondé sur des hypothèses chiffrées et cohérentes. Les banques recherchent avant tout de la visibilité et la capacité du projet à générer du cash‑flow (flux de trésorerie).
    Autre écueil fréquent : négliger l’apport personnel ou présenter un plan de financement déséquilibré, ce qui fragilise la crédibilité du projet.
    Nos conseils : connaître parfaitement son marché, démontrer la maîtrise des risques et mettre en avant l’engagement de l’entrepreneur. Il faut aussi anticiper les questions clés : modèle économique, délai d’atteinte de la rentabilité, besoin en fonds de roulement. Enfin, s’entourer de partenaires comme Réseau Entreprendre® renforce la solidité et la maturité du dossier.
    Une démarche structurée et transparente fait toute la différence dans l’obtention d’un financement bancaire.
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  • Roxane Weiss, la vocation entrepreneuriale -RÉ’ELLES #25

    Roxane Weiss, la vocation entrepreneuriale -RÉ’ELLES #25



    A la tête de WOOZUP , Roxane Weiss, co-fondatrice de cette agence de communication alsacienne, place la stratégie au cœur de son métier et impulse une vision qui fait grandir autant son agence que ses clients. 
    Devenir entrepreneure était une vraie vocation chez elle. Arrivée comme membre accompagnatrice chez Réseau Entreprendre® Alsace, Roxane est devenue Entrepreneure-lauréate du parcours Croissance pour accompagner son développement externe. 
    Comme Réseau Entreprendre®, elle fête ses 40 ans en 2026 ! Portrait de cette femme débordante d’énergie.

    La réalité du terrain, accélérateur d’apprentissage 

    Je suis issue d’une famille d’entrepreneurs, avec des parents restaurateurs et d’autres membres de ma famille commerçants ou artisans.
    J’ai toujours voulu être entrepreneure, c’est pourquoi j’ai fait un master en Management et Stratégies des Entreprises en alternance. Ce format me permettait de travailler, tout en étudiant, pour me confronter à la réalité du terrain. J’ai acquis des compétences clés en création et gestion d’entreprise, ainsi qu’en stratégie marketing et communication. C’est durant mes études que j’ai eu la chance de rencontrer mon associée, Stéphanie Grotzinger.  

    Débuts de sa vocation

    Avant d’être entrepreneure, j’étais déjà intrapreneure, animée par les mêmes passions et la même vision stratégique qu’un dirigeant. En 2011, j’ai intégré un groupe d’expertise comptable pour y créer, puis structurer, le pôle communication et marketing. 
    Quelques années plus tard, avec ce groupe et Stéphanie, nous créons WOOZUP, une agence de communication dédiée à l’accompagnement des entreprises. 
    En 2022, après de nombreux projets menés avec succès, Stéphanie et moi faisons le choix de prendre notre indépendance. Une étape clé qui nous permet d’élargir notre champ d’action et d’accompagner tous types de projets auprès des PME et ETI. Un cap décisif pour libérer pleinement notre potentiel entrepreneurial

    Croissance et recentrage stratégique 

    Aujourd’hui, WOOZUP poursuit son développement. Nous avons racheté deux sociétés : l’une spécialisée dans le référencement et l’autre dans la publicité, nous permettant d’élargir notre clientèle et de renforcer notre présence dans le grand-Est. 
    Cependant, les activités des entreprises intégrées ne reflétaient pas pleinement notre ADN. Nous avons donc fait le choix d’un recentrage stratégique, en concentrant notre activité sur le conseil, la stratégie et le pilotage de projets à forts enjeux : notre cœur de métier et notre véritable valeur ajoutée. 

    Les échanges chez Réseau Entreprendre® valent de l’or ! 

    Avec mon associée, nous sommes avant tout des femmes de réseaux. Pendant nos études, nous avions créé un réseau étudiant pour ouvrir les portes de la communication et du marketing aux jeunes talents. Cette dynamique s’est prolongée naturellement quand nous avons rejoint Réseau Entreprendre® Alsace en 2019 pour accompagner de futurs Entrepreneurs-lauréats. 

    En 2022, nous sommes passées de l’autre côté du miroir en intégrant le parcours Création dans le cadre de notre développement. Nous avons été accompagnées par Delphine Hengy, qui venait de céder EmbalAlsace. En tant que repreneures, nous avons bénéficié d’un formidable retour d’expérience de sa part ! Femme d’industrie, de caractère et d’une franchise rare, elle a profondément influencé notre manière de faire. 
    C’est là tout l’avantage de Réseau Entreprendre® : pouvoir échanger avec d’autres entrepreneursÇa vaut de l’or. C’est une véritable communauté solidaire, où chacun est fier de voir l’autre grandir et réussir. J’y ai aussi appris une leçon essentielle : l’échec est possible… et il peut même devenir un atout en nous rendant plus fort. 
    La peur de l’échec m’a longtemps tétanisé.  Or, il faut savoir prendre des risques !… Je suis convaincue que l’intuition du dirigeant l’amène dans la bonne direction. Il faut savoir s’écouter.

    Entreprendre pour être libre 

    Si j’avais un conseil à donner à la femme de 20 ans que j’étais, je lui dirai qu’entreprendre offre une merveilleuse liberté d’actions, une ouverture incroyable vers les autres et le monde. C’est rencontrer des gens différents, découvrir de nouvelles problématiques, de nouvelles histoires. Je lui dirai aussi de ne pas avoir peur de l’échec, ni du regard des autres. Cette peur tétanise et empêche d’avancer. Je suis convaincue que l’intuition du dirigeant l’amène dans la bonne direction. Il faut savoir s’écouter et se faire confiance. Enfin, je lui dirai qu’il ne faut pas chercher à changer les gens. Il faut partager les points de vue, échanger, dialoguer, sans vouloir changer l’autre à tout prix.  

    Fière du chemin parcouru 

    Entreprendre entre 25 et 40 ans se fait dans période délicate car elle correspond souvent au moment où l’on a des enfants en bas âge. Cela demande du caractère et de l’énergie. C’est un passage difficile, je le reconnais. Mais quand on regarde derrière soi, on est content du chemin parcouru. Et il faut vivre au présent, profiter du moment sans se projeter toujours dans ce que sera demain, ni vivre dans le passé et les regrets. 
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  • Métal Couleur Systèmes, une reprise en famille au service de l’industrie

    Métal Couleur Systèmes, une reprise en famille au service de l’industrie

    #4 – Des PME au cœur du développement économique des territoires

    Vincent et Olivier Isselin sont les repreneurs de Métal Couleur Systèmes, acteur de référence du traitement de surface métalliques en Île-de-France.
    Les deux frères reviennent sur les raisons de cette reprise en famille amis aussi sur l’accompagnement décisif de Réseau Entreprendre® Val-de-Marne et de TotalEnergies. Ils nous partagent leur vision d’un développement à la fois industriel, humain et engagé.

    Vincent, pouvez-vous nous présenter votre activité et nous expliquer les raisons qui vous ont conduit à faire cette reprise en famille plutôt qu’ à créer une entreprise ?

    Avec Olivier, nous avons acheté Métal Couleur Systèmes fin 2024. L’entreprise est spécialisée dans le traitement de surface des matériaux métalliques, notamment par thermolaquage (mise en peinture d’ouvrages métalliques).
    Notre mission est de protéger et d’embellir les ouvrages de nos clients, et les maintenir dans le temps.
    Métal Couleur Systèmes est l’acteur leader en Île-de-France, doté de six lignes de peinture, contre une à deux pour la majorité de nos confrères. L’entreprise est également capable de traiter des pièces de grandes dimensions (jusqu’à 3 m. de haut, 12 m. de long et 2 tonnes). Elle se distingue par une capacité logistique unique sur ce type d’activité, grâce à un poids-lourd et deux véhicules utilitaires avec un plateau de 6 mètres.
    Nous avons choisi la reprise plutôt que la création pour plusieurs raisons.
    D’abord, dans notre cas, reprendre une entreprise existante permet de s’appuyer sur une structure déjà opérationnelle, avec une clientèle fidèle et une équipe expérimentée.
    Ensuite, nous avions volontairement ciblé une entreprise en bonne santé financière, car cela limite les risques financiers et opérationnels liés à un lancement ex nihilo.
    Enfin, reprendre en famille, avec mon frère, une entreprise elle-même familiale, est une aventure extrêmement enthousiasmante : transmettre et perpétuer un savoir-faire, tout en y apportant sa propre vision, est très motivant. C’était aussi pour nous l’opportunité de se projeter dans un nouvel élan, ensemble, en conjuguant des vies personnelles très différentes et un défi professionnel commun.

    Vous avez été accompagnés par Réseau Entreprendre® Val de Marne, qu’est-ce que cela vous a apporté ?

    L’accompagnement de Réseau Entreprendre® Val-de-Marne a été déterminant à plusieurs niveaux. Au-delà de l’aide financière, le parcours d’accompagnement proposé permet de mieux se connaître, de mieux définir son projet et ainsi de mieux préparer sa reprise. Nous avions déjà, Olivier et moi, de solides parcours professionnels, mais se confronter à d’autres repreneurs et/ou dirigeants d’entreprises permet d’enrichir encore ses réflexions.
    Ensuite, le prêt d’honneur à taux zéro a renforcé la solidité financière de notre projet. C’est un atout majeur pour rassurer les banques notamment. Enfin, le réseau d’entrepreneurs et les ateliers thématiques offrent, même après l’acquisition, un cadre propice pour apprendre et partager sur des sujets rencontrés au quotidien par nos pairs. C’est un accompagnement à la fois humain et professionnel. Il fait toute la différence.

    TotalEnergies vous a également accompagné dans cette reprise en famille. Quels ont été les apports les plus marquants de cet accompagnement ?

    L’accompagnement de TotalEnergies a été complémentaire et très concret. Encore une fois, le soutien financier apporté par un prêt à taux zéro, significatif, nous a permis notamment d’investir dans une centrale sans rejet. C’est une installation industrielle pointue qui recycle la quasi-totalité de nos eaux usées, diminuant très fortement nos rejets dans l’environnement. Mais cet accompagnement va au-delà de sa seule portée financière et soutient l’ensemble des projets de transition écologique et énergétique.
    En effet, grâce à son expertise, sa connaissance des différents acteurs locaux et des aides régionales, et, plus généralement son ancrage dans les territoires, TotalEnergies nous a fait gagner du temps pour les mises en relation ainsi que l’identification et la mobilisation des aides disponibles.
    Cet accompagnement est aussi un marqueur d’engagement en faveur d’objectifs de création et de maintien d’emplois pérennes, notamment par leur travail auprès des écoles et des centres de formation avec qui nous sommes aujourd’hui en contact.

    Quels conseils donneriez-vous à des entrepreneurs qui souhaitent s’engager dans une reprise d’activité en famille ?

    Reprendre en famille est une aventure entrepreneuriale passionnante, mais qui demande une préparation rigoureuse. Il est, par exemple, essentiel de clarifier les rôles et de définir dès le départ qui fait quoi, afin d’éviter les tensions et les chevauchements. Ce sujet doit être abordé en amont de la reprise, au moment où l’on se projette dans le rachat de sa cible. De la même manière que la préparation d’un pacte d’actionnaires, cela ne doit pas être différent en famille qu’avec des associés « classiques », les scénarios s’écrivent avant.
    Puis, au quotidien, comme dans toute relation, il est indispensable de communiquer, en organisant des moments d’échange et des points réguliers pour partager les avancées, les difficultés, le ressentis et les décisions importantes. Enfin, il faut savoir séparer vie professionnelle et vie personnelle et fixer des limites claires afin de préserver l’équilibre familial.
    Les relations et l’accompagnement de Réseau Entreprendre® ou de TotalEnergies aident aussi à aborder et à traiter ces sujets. Ils nous rappellent aussi qu’en s’associant, on pense naturellement au succès, mais que cela ne doit pas occulter les risques en cas d’échec : il est important d’y avoir réfléchi en amont.
    Si nous avons eu beaucoup de questionnements légitimes de la part de notre entourage, il ne faut pas oublier que la reprise en famille est aussi une force : la confiance et la complémentarité sont des atouts majeurs pour réussir !
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  • Faites le bon choix sur la holding : quels intérêts et avantages ?

    Faites le bon choix sur la holding : quels intérêts et avantages ?

    Choisir de structurer son activité via une holding est une option stratégique qui dépasse la simple création d’entreprise. Pour les entrepreneurs, ce montage peut être un levier puissant pour optimiser la fiscalité, piloter plusieurs sociétés ou préparer une transmission. Avant de se lancer, mieux vaut se poser les bonnes questions pour éviter les erreurs coûteuses. Bertrand Cadillon, expert-comptable chez notre partenaire Fiducial, vous explique les intérêts et avantages.

    1 – Quel est votre projet : croissance, diversification ou transmission ?

    Une holding est une société qui détient des parts ou actions d’autres sociétés appelées filiales. Elle peut être pure (simple détention de titres) ou animatrice (apporte des services, conseils ou gestion aux sociétés qu’elle contrôle).
    Si votre objectif est de piloter plusieurs activités, rassembler des projets ou faciliter des acquisitions successives, la holding est un excellent outil stratégique.
    Exemple : Camille, fondatrice d’une première société d’e-commerce, veut investir ensuite dans une agence marketing et une start-up tech. Elle crée une holding pour regrouper et gérer ces trois entités.

    2 – Souhaitez-vous optimiser la fiscalité de vos flux financiers ?

    L’un des intérêts majeurs de la holding est son avantage fiscal. En France, grâce au régime mère-fille, une holding percevant des dividendes de ses filiales peut être exonérée d’impôt sur 95 % de ces dividendes, sous certaines conditions (comme par exemple la détention d’au moins 5 % du capital pendant 2 ans, filiales à l’IS uniquement).
    Pourquoi c’est important ? Cela évite la double imposition : d’abord sur les bénéfices de la filiale, puis sur les dividendes versés à la société mère.
    Exemple : Maxime, dirigeant de deux PME, utilise sa holding pour faire remonter les bénéfices de ses filiales. La holding ne paie qu’une faible fiscalité sur ces remontées, ce qui améliore sa capacité à financer de nouveaux projets.

    3 – Comment allez-vous financer vos prochains développements

    La structure holding permet de centraliser les ressources financières du groupe. Elle peut redistribuer la trésorerie via des conventions dûment validées avec ses filiales ou utiliser les dividendes reçus pour financer l’acquisition de nouvelles sociétés. Cela crée un effet de levier financier : au lieu de puiser dans les ressources personnelles ou opérationnelles d’une société unique, vous utilisez la puissance du groupe pour grandir.
    Exemple : Inès, jeune entrepreneure, rachète une PME concurrente via sa holding en contractant un emprunt basé sur les flux consolidés du groupe.

    4 – Quel degré de protection juridique et patrimoniale souhaitez-vous ?

    Le fait de créer un groupe avec différentes sociétés permet de séparer les risques liés à chaque activité : si une filiale rencontre des difficultés, les autres sociétés restent mieux protégées. De plus, la holding facilite souvent la transmission d’entreprise ou l’entrée d’investisseurs, car les titres peuvent être cédés ou donnés plus facilement via la holding.
    Exemple : Paul, qui a créé deux sociétés, souhaite préparer sa succession. Il utilise la holding pour transférer progressivement les actions à sa famille tout en gardant le contrôle managérial.

    5 – Avez-vous pensé aux coûts et à la gestion administrative ?

    Un Groupe comprenant une holding est plus complexe à gérer qu’une société unique. Elle implique des obligations comptables, fiscales et juridiques supplémentaires, ainsi que des coûts potentiels pour la création et l’accompagnement par des experts. Avant de structurer votre groupe, évaluez si l’avantage fiscal et stratégique compense cette charge administrative.

    Conclusion : un choix stratégique à maîtriser

    Au-delà des aspects fiscaux et sociaux, le choix du statut juridique a des conséquences sur la rédaction des statuts, les obligations légales et la gouvernance de l’entreprise. Se rapprocher d’un avocat en droit des sociétés permet d’anticiper ces enjeux et de sécuriser la structure juridique de l’entreprise.
    Créer une holding n’est pas un simple “statut”, mais une stratégie qui peut transformer la manière dont vous financez, gérez et faites croître vos activités. Au-delà des avantages fiscaux et patrimoniaux, cela requiert une vision claire de vos objectifs à moyen et long terme.
    Se rapprocher d’un expert-comptable ou d’un avocat en droit des sociétés est essentiel pour sécuriser ce montage, rédiger des statuts adaptés et anticiper les implications fiscales et juridiques. Un bon accompagnement peut faire de la holding une véritable plateforme de croissance pour votre aventure entrepreneuriale !
  • Entreprises à impact et de l’ESS : panorama des financements alternatifs

    Entreprises à impact et de l’ESS : panorama des financements alternatifs

    Financer un projet à impact ou une structure de l’ESS ne se limite pas aux prêts bancaires.Dans un contexte où les défis sociaux et environnementaux s’intensifient, de nombreuses entreprises cherchent des solutions de financement plus diversifiées, adaptées à leurs modèles et à leurs valeurs. L’enjeu : renforcer leur autonomie et sécuriser leurs plans de développement tout en mobilisant des partenaires engagés.Voici un panorama des principales sources de financements alternatifs aujourd’hui accessibles aux entreprises à impact et à l’ESS

    Valérie Vitton, directrice Clientèle des personnes morales au Crédit Coopératif, notre partenaire, partage cinq conseils simples pour vous aider à naviguer dans ce monde des financeurs engagés, comme vous, pour un monde plus durable.

    1. Le financement par les prêts d’honneur

    Proposés notamment par Réseau Entreprendre®, Initiative France ou France Active, ils permettent :
    – d’obtenir un financement personnel sans garantie ni caution,
    – de renforcer les fonds propres,
    – et souvent de déclencher d’autres financements.
    Ils s’accompagnent d’un suivi humain précieux, particulièrement utile lors des premiers pas du projet.

    2. Le financement participatif (crowdfunding)

    Outil de plus en plus utilisé dans l’impact :
    – don avec ou sans contrepartie,
    – prêt rémunéré via des plateformes,
    – investissement en capital auprès de citoyens ou de communautés engagées.
    Il permet aussi de tester l’adhésion au projet et de fédérer une communauté.

    3. Le financement via les subventions publiques et programmes d’aides

    Selon l’activité et le territoire, plusieurs dispositifs existent :
    – collectivités locales (régions, départements, métropoles),
    – aides liées à la transition écologique, à l’innovation sociale ou à l’emploi,
    – programmes européens (FEDER, FSE, Erasmus+, Life…).
    Ces financements sont souvent complémentaires mais nécessitent une bonne maîtrise des calendriers et critères d’éligibilité.

    4. Le financement par les fonds d’investissement à impact

    Certains acteurs soutiennent spécifiquement les entreprises porteuses d’utilité sociale ou environnementale. Ils peuvent intervenir en capital ou quasi‑fonds propres pour consolider le développement. Parmi eux, ESFIN joue un rôle important en finançant des structures de l’ESS et de l’impact via des outils adaptés (fonds propres, quasi‑fonds propres, accompagnement), avec une attention particulière aux projets innovants ou à forte utilité sociale.
    Exemples de thématiques financées : inclusion, santé, transition écologique, économie circulaire, agriculture durable

    5. Le financement par le mécénat et le sponsoring responsable

    Beaucoup d’entreprises recherchent aujourd’hui des projets à soutenir, que ce soit via :
    – du mécénat financier,
    – du mécénat de compétences,
    – des partenariats long terme alignés avec leurs engagements RSE.
    Pour certaines structures de l’ESS, c’est un véritable levier de croissance.

    6. Le financement par les coopératives, fondations et acteurs spécialisés de la finance solidaire

    La finance solidaire mobilise l’épargne citoyenne pour soutenir des projets utiles à la société. Certains acteurs proposent :
    – des avances remboursables,
    – des investissements en capital,
    – ou des prêts dédiés aux projets sociaux / environnementaux.
    Ils constituent une ressource complémentaire aux financements classiques, avec une vraie logique d’accompagnement. ECOFI, la société de gestion du Crédit Coopératif est un des acteurs majeurs de la gestion des fonds solidaires dits 90/10.

    Financement : un enjeu commun, combiner plusieurs sources

    Chaque structure a ses besoins propres, mais un point reste constant : la diversité des financements est un atout. Mixer subventions, prêts d’honneur, crowdfunding, investissement ou mécénat et prêt bancaire permet :
    – d’équilibrer les ressources,
    – de sécuriser le plan de financement,
    – de renforcer l’impact du projet.
  • Sophie Gimenez, la reine de la collecte de biodéchets – RÉ’ELLES #24

    Sophie Gimenez, la reine de la collecte de biodéchets – RÉ’ELLES #24

    Depuis 2021, Sophie Gimenez est la co-fondatrice de Rennes du Compost  qui collecte des biodéchets dans l’agglomération rennaise, à vélo, et redistribue du compost auprès des particuliers.
    Accompagnée par Réseau Entreprendre® Bretagne , elle fête aussi cette année ses 40 ans, comme notre réseau ! Témoignage d’une entrepreneure qui donne du sens à ses actions.

    Un virage professionnel qui a du sens

    Après un Master en biologie, je voulais travailler dans la santé pour contribuer au bien commun. J’ai passé dix années passionnantes, jusqu’à ce que la lourdeur administrative me pousse à changer de cap. Pour allier mon engagement écologique et ma passion du vélo, je me suis tournée vers la cyclologistique, une activité décarbonée, utile et au grand air, proche de mes convictions. Avec mon amie Hélène Pecoil, nous avons imaginé un concept : transporter les biodéchets à vélo. Référente compostage dans mon quartier, je suis devenue maître composteur. Ensemble, nous avons créé Les Rennes du Compost. 

    Transformer les déchets en ressources locales

    Nous collectons à vélo les biodéchets alimentaires des professionnels de l’agglomération rennaises, environ deux tonnes par semaine qui sont ensuite transformées en compost et redistribuées localement aux particuliers qui le souhaitent. Nous réalisons neuf tournées/semaine (170 km) auprès de restaurateurs, hôtels, commerces et entreprises, auxquels nous fournissons des consignes de tri et contenants lavés . Nous proposons aussi des formations et un accompagnement pour changer les comportements. Avec nous, les « déchets » deviennent des ressources. 

    Le choix de l’engagement social et coopératif

    Depuis 2024, les entreprises doivent trier et valoriser leurs déchets à la source. Pour nos clients hôteliers et restaurateurs, notre service facilite l’obtention de labels et s’inscrit dans leur politique RSE. 
    Nous avons choisi un statut coopératif via une SCOP (société coopérative et participative) dans laquelle chaque salarié est associé. En novembre 2025, nos cinq collaborateurs ont rejoint la gouvernance. Ce choix répond à notre volonté d’un management participatif, loin des pratiques autoritaires que nous avons connues. À 40 ans, nous savons ce que nous valons, ce que nous voulons… et ce que nous ne voulons plus. 
    À 40 ans, nous savons ce que nous valons, ce que nous voulons… et ce que nous ne voulons plus. 

    Entreprendre avec sobriété et clairvoyance

    Les entreprises ne peuvent plus entreprendre comme avant : les contextes économique, géopolitique et environnemental imposent de repenser la croissance. Il ne s’agit plus de « faire de l’argent », mais de répondre aux besoins de la société de demain, en créant de la valeur avec sobriété. La clairvoyance sur notre monde actuel est essentielle : les impacts environnementaux et sociétaux seront au premier plan. Il s’agit aussi de créer des entreprises avec des emplois de qualité, où les gens se sentent bien, écoutés, en accord avec leurs valeurs. 

    L’accompagnement comme base de la posture de dirigeante

    Le réseau m’a véritablement aidé à adopter cette posture. Nous avions des idées sur l’environnement, l’entreprise idéale pour les salariés. Mais côté entrepreneuriat, nous n’étions pas suffisamment préparées. L’accompagnement s’avère très riche. Nos deux accompagnateurs nous ont aidé à faire éclore notre stratégie commerciale, à garder notre cap et à ne pas nous sentir coupable de ne plus être dans l’opérationnel aujourd’hui. Une entreprise a besoin d’un pilote aux commandes et désormais nous avons ce rôle-là. Nous nous sommes rendu compte que l’entrepreneuriat c’est avoir une vision et la tenir. Savoir s’entourer des bonnes compétences pour la pérenniser.  

    Un conseil pour s’autoriser à réussir

    Si j’avais un conseil pour la femme de 20 ans que j’étais, ce serait : aies confiance, ça va bien se passer, crois en tes capacités. Je pense vraiment qu’à cet âge, je n’avais pas confiance en moi. Je lui dirai d’oser, d’y aller quand même, de ne pas craindre ses ambitions ! 

    Et dans 10 ans ?

    J’aimerais vivre dans un cadre plus apaisé. Réussir à créer de la valeur sociétale, environnementale et pécuniaire n’est pas si évident. Il faut se battre pour se dégager un salaire, pour offrir des bonnes conditions de travail aux salariés. En tant que femme, il y a aussi un sujet sur la légitimité, où nous devons prendre notre place. De plus, j’ai créé cette entreprise en même temps que j’ai eu mes deux enfants. Une grossesse et un parcours entrepreneurial, c’est beaucoup de charge mentale et de fatigue. Donc, peu importe où je serai, je me souhaite un peu plus de sérénité.  
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  • TPE / PME : 5 conseils pour la fidélisation de vos clients

    TPE / PME : 5 conseils pour la fidélisation de vos clients

    En tant que dirigeant de TPE ou PME, vous savez que la fidélisation de vos clients est un levier essentiel d’une croissance durable. C’est un enjeu stratégique qui nécessite une approche structurée et des outils adaptés. Mais comment mettre concrètement en place une stratégie efficace sans disposer des mêmes moyens que des grands groupes ?

    Axel Ricard, directeur du Développement d’AQUITEM, du groupe FIDUCIAL, expert en stratégie client pour les TPE-PME, vous dévoile cinq conseils pour transformer vos clients en véritables ambassadeurs.

    1. Adoptez un programme de fidélisation adapté à votre taille

    Un programme de fidélité bien conçu peut augmenter de 20% la fréquence d’achat de vos clients. Pour les TPE-PME, privilégiez la simplicité et la valeur ajoutée. Mettez en place :
    – Soit un programme de récompense, avec des points de fidélité ou tampons, pour bénéficier d’une remise ou d’un cadeau, système de cashback (cumul en euros).
    – Soit un programme d’avantages à paliers, plus le client est fidèle, plus ses avantages sont importants (exemple : remises directes sur certains produits).
    Dans les deux cas, il y a l’obligation pour les clients de s’identifier et de renseigner ses coordonnées pour recevoir des offres personnalisées. Vous pouvez créer une carte physique ou dématérialisée via les applications Wallet d’Android/iOS.
    L’important c’est de choisir une solution facile à gérer par votre équipe et immédiatement compréhensible par vos clients.

    2. Utilisez un CRM pour personnaliser la relation

    La personnalisation est la clé de la fidélisation. Un Customer Relationship Management (CRM) adapté aux TPE vous permet de :
    • Centraliser les informations clients : identification et coordonnées, historique d’achats, préférences, interactions.
    • Automatiser les relances : anniversaire du client, anniversaire de premier achat, suggestions basées sur l’historique.
    • Segmenter votre clientèle : pour adapter vos communications et offres.
    Des solutions proposent des CRM spécialement conçus pour les petites structures.

    3. Développez une communication multicanale

    La fidélisation passe par une présence régulière et cohérente sur tous les canaux :
    • E-mailing : message de bienvenue, offre anniversaire, newsletter régulière, rappel des avantages personnels.
    • SMS marketing : pour les offres flash et les offres personnelles.
    • Réseaux sociaux : pour créer une communauté et animer la relation client.
    • Programme de parrainage : un client parrainé a un taux de fidélisation 30% plus élevé.
    Fidéliser un client coûte 5 fois moins cher que de recruter un nouveau client.

    4. Mesurez et analysez vos performances en matière de fidélisation

    La fidélisation ne s’improvise pas. Elle se mesure et s’optimise en continu :
    • Calculez votre taux de fidélisation : nombre de clients actifs sur une période donnée.
    • Suivez le taux de répétition d’achat : indicateur clé de la satisfaction client.
    • Analysez la valeur totale d’un client sur la durée de sa relation avec vous.
    • Évaluez et mesurez la propension de vos clients à vous recommander : indicateur clé de la satisfaction client.

    5. Créez des expériences clients mémorables

    Au-delà des outils, c’est l’expérience globale qui fait la différence :
    • Formez votre équipe à la relation client personnalisée.
    • Mettez en place un programme de fidélisation avec des surprises : cadeaux inattendus, attentions personnalisées.
    • Organisez des événements exclusifs : ventes privées, ateliers, démonstrations.
    • Sollicitez les retours clients et montrez que vous en tenez compte.

    En résumé :

    Comme le souligne Axel Ricard, « la fidélisation client est un investissement à long terme qui nécessite une approche méthodique« . En combinant des outils adaptés (CRM, programme de fidélité, analytics) à une relation humaine authentique, votre TPE/PME peut construire une base de clients solide et durable.
    N’oubliez pas : fidéliser un client coûte 5 fois moins cher que de recruter un nouveau client et contribue à développer votre chiffre d’affaires grâce au bouche-à-oreille. La fidélisation n’est pas une dépense, mais le meilleur investissement pour l’avenir de votre entreprise.
  • Les jouets de seconde main de Laura Bos – RÉ’ELLES#23

    Les jouets de seconde main de Laura Bos – RÉ’ELLES#23


    En Provence, les petits lutins de l’entrepôt Jouga s’activent ! Fondée par Laura Bos en 2021, l’entreprise est spécialisée dans la collecte et la distribution de jeux et jouets de seconde main en GMS.  
    Experte du retail et de la grande distribution, Laura Bos s’inscrit aujourd’hui dans l’économie circulaire. Elle a été accompagnée par Réseau Entreprendre® Provence. Un atout stratégique pour se développer sur un marché en plein essor.  

    1 jouet sur 5 sera d’occasion en 2030 

    À quelques semaines de Noël, les rayons débordent de jeux et de jouets : peluches, jeux de sociétés, jeux électroniques, figurines… Alors que 110 000 jouets sont jetés en France chaque jour, et seulement 4 % réemployés, Laura Bos analyse les opportunités de progression de son secteur.   » En 2030, le jeu d’occasion devrait représenter 1 achat sur 5 et 10 % du chiffre d’affaires des jouets, indique l’ancienne responsable régionale de Princesse Tam Tam et Petit Bateau. C’est lors d’un projet sur la seconde main chez Petit Bateau que j’ai réalisé les opportunités que représentait ce secteur. Des entreprises se sont spécialisées dans ce domaine, notamment dans le vêtement. Mais pas dans le jouet « , commente-t-elle. 
    Économiques et écologiques, les jouets de seconde main séduisent désormais 86 % des parents qui en ont acheté au moins en 2024.  

    De la seconde main de qualité ! 

    Avant de lancer Jouga, Laura Bos s’est fixé le défi de faire un Noël 100 % d’occasion. « Finalement, ce n’était pas facile. Il fallait se creuser la tête, faire beaucoup de kilomètres pour des boîtes parfois incomplètes ou abîmées » avait-elle observé, faisant mûrir son projet d’entreprise.  
    «Je veux offrir la même expérience d’achat que pour du neuf, nous différencier par la qualité  », souligne-t-elle. Elle met en place une logistique de collecte de jeux et de jouets, qu’elle rachète à 10 % du prix du neuf auprès d’entreprises ou d’écoles.
    Dans un entrepôt de 300 m2 près d’Aix-en-Provence, six personnes sont chargées de trier selon une charte qualité, vérifier l’aspect fonctionnel, nettoyer, identifier le jouet pour la gestion du stock et le repackager à l’image de la marque. Il est ensuite envoyé chez les acteurs de la grande distribution.  
    Grâce aux retours d’expériences de Réseau Entreprendre®, j’évite certaines erreurs et j’avance plus rapidement dans mon projet

    1 000 jouets d’occasion livrés chaque semaine 

    « Nous avons co-construit cette offre avec Intermarché, première enseigne de grande distribution à avoir cru en notre concept » précise l’entrepreneure. Depuis, Carrefour, Leclerc, Auchan et Hyper U ont rejoint l’aventure. «Nous livrons environ 1 000 jouets par semaine dans une centaine de magasins en FranceNotre ambition est d’atteindre les 1500 afin de rendre notre projet rentable et viable ». Pour cela, elle a industrialisé le modèle de réemploi : digitalisation de la gestion des stocks, tables d’ateliers pour fluidifier le tri, vérification et repackaging des jouets.  

    Réseau Entreprendre®, un réseau hyper pro 

    Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Provence en 2023, Laura Bos reçoit l’accompagnement de chefs d’entreprise expérimentés. De ses accompagnateurs, Catherine Perot, DAF au service des PME chez Acting, et Patrice Berkowicz, directeur général de T’nB à Aix-en-Provence, elle dit : « L’un m’apporte ses compétences et ses connaissances en matière de gestion financière et l’autre en commerce et développement». Des compétences complémentaires qui lui permettent de débloquer certains sujets. « Nous avions réuni à l’entrepôt une task force de cinq chefs d’entreprise Réseau Entreprendre® pour mettre en place l’animation de notre réseau commercial. Grâce à leurs retours d’expériences, j’ai évité certaines erreurs et j’avance plus rapidement dans mon projet ».
    Pour Laura et son associée Marie-Anne Falconnet, cet accompagnement personnalisé est une véritable chance supplémentaire, un atout pour réussir et devenir la référence du jouet d’occasion en grande distribution.  
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