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Témoignages Archives - Page 3 of 16 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Témoignages

  • Partenariat pour un leadership humaniste

    Partenariat pour un leadership humaniste

    Hélène Le Téno, présidente de HLU, et Olivier Lamarque, directeur général de Réseau Entreprendre®, ont signé un partenariat ce lundi 1er décembre pour proposer aux entrepreneurs un programme inédit d’actions autour d’un leadership adapté aux enjeux de notre siècle. 

    Les deux organisations unissent leurs forces pour proposer aux entrepreneurs un programme d’actions inédit. Celui-ci mêle développement de la connaissance de soi, capacités à interagir avec justesse et à mobiliser des collectifs humains au service d’une économie contributive, développement de pratiques innovantes fondées sur une approche robuste de recherche-action. 
    Pour renforcer leur programme auprès des leaders, HLU et Réseau Entreprendre® ont décidé de formaliser un partenariat pluriannuel, visant à : 
    • Accompagner les dirigeants dans la transformation de leur leadership, en intégrant des approches permettant de mobiliser l’empathie, l’intuition et le courage .   
    • Renforcer les programmes d’accompagnement de Réseau Entreprendre® par des modules d’expertises exclusifs coconçus avec HLU, en particulier pour favoriser des entreprises à impact positif.  
    • Créer des espaces d’apprentissage et de partage entre entrepreneurs , afin de favoriser l’émergence de nouvelles formes de leadership. 
    « Ce partenariat représente une étape majeure pour diffuser un leadership aligné sur des valeurs fortes et humanistes, pour faire face à la multiplication des défis et des incertitudes : creusement des inégalités, essor de l’intelligence artificielle, dépassement des limites planétaires…. Nous sommes convaincus qu’un leader inspiré par la vie et animé par le cœur, est un leader qui renforce la robustesse de son organisation » déclare Hélène Le Téno, présidente de Heart Leadership University. 
    « Dans un monde en transformation, nous avons besoin d’entrepreneurs audacieux, responsables et humanistes. Le leadership est plus que jamais un levier d’actions alors que les injonctions auxquelles ils doivent répondre se multiplient. », ajoute Olivier Lamarque, directeur général de Réseau Entreprendre®
    Un plan d’action autour de 4 axes : 
    • Partage de pratiques
    • Réflexions prospectives  
    • Communication croisée sur des sujets ayant trait aux nouvelles formes du leadership ; 
    • Co-organisation de soirée-débats sur les Nouveaux imaginaires du Leadership 
    Un partenariat déjà concret : en novembre 2025 Réseau Entreprendre® a participé à la première édition du Prix du livre pour dirigeants, organisée par Heart Leadership University, qui a distingué quatre ouvrages pour leur capacité à énergiser, informer et outiller les décideurs. 
  • Avec la reprise de Lasertec, le Made in France a de l’avenir !

    Avec la reprise de Lasertec, le Made in France a de l’avenir !

    #3 – Des PME au cœur du développement économique des territoires

    Reprise par Frédérique Le Fosh, Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Bourgogne, l’entreprise Lasertec poursuit son développement dans la découpe et la gravure laser. Un Made In France qui allie savoir-faire et engagement durable.
    Frédérique Le Fosh, Pouvez-vous nous présenter votre activité et nous expliquer les raisons qui vous ont conduit à reprendre plutôt que créer une entreprise ?

    Lasertec est une entreprise spécialisée dans la découpe et la gravure au laser. Nous découpons tous les supports comme les plastiques, le bois, les textiles… Tout sauf le métal. Et nous gravons tout type de support. L’entreprise a été créée en 1991 et je l’ai reprise en 2022, après le départ à la retraite du fondateur.

    Je cherchais une entreprise à reprendre tout simplement car je pense avoir l’esprit entrepreneurial mais pas forcément l’idée pour créer. La reprise m’a semblé toute naturelle pour allier mon envie d’entreprendre avec un savoir-faire et donc des emplois déjà existants.

    Vous avez été accompagnée par Réseau Entreprendre® Bourgogne, pouvez-vous nous expliquer ce que cela vous a apporté ?

    Grâce à Réseau Entreprendre® Bourgogne, j’ai intégré un groupe avec qui j’ai partagé les soucis et les joies d’entreprendre. Même après l’accompagnement officiel de 2 ans, nous avons encore des liens et nous continuons pour la plupart à nous voir pour continuer à partager et sortir de notre quotidien. Suivant les spécificités des uns et des autres, nous nous appelons pour nous entraider sans jugement.

    Vous avez également été accompagnée par TotalEnergies. Quels ont été les apports les plus marquants de cet accompagnement ?

    TotalEnergies est effectivement venu apporter un prêt à taux zéro en complément de celui de Réseau Entreprendre® Bourgogne. Cette trésorerie m’a permis de me rassurer au démarrage car il y a les plans qu’on se fait et la vérité du quotidien. On peut voir l’avenir un peu plus sereinement.
    TotalEnergies a apprécié la vision que j’avais pour l’avenir de l’entreprise mais aussi l’énergie et la volonté que je mets dans mon engagement en faveur de mon territoire, de l’entrepreneuriat féminin et auprès de l’École de Production Industrie 21 (soutenue par la fondation TotalEnergies).
    Et nous sommes fiers chez Lasertec d’avoir produit les trophées destinés aux lauréats de TotalEnergies qui sont bénéficiaires, partout en France, de prêts à taux zéro.

    Lasertec incarne un savoir-faire Made in France. Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite s’engager dans cette démarche ?

    Je suis convaincue que le Made in France a de l’avenir. Pour des raisons RSE notamment, le fait de mettre en valeur que nous travaillons avec des fournisseurs proches et que nous produisons en France peut avoir un attrait pour les clients. Je sais aussi que nous devons travailler sur notre compétitivité, mais nous avons les idées, à nous de les déployer pour perdurer. Aussi, les salariés sont fiers de donner du sens à leur travail et de leur savoir-faire.
    Je dirai donc à un entrepreneur d’y aller, de tester, d’avoir l’audace de se démarquer.  
  • Nora Hakem, son parcours de franchisée Senior Compagnie

    Nora Hakem, son parcours de franchisée Senior Compagnie

    Lauréate de Réseau Entreprendre® Auvergne et franchisée Senior Compagnie, Nora Hakem partage son parcours d’entrepreneure dans le secteur de l’aide à domicile. Découvrez comment la franchise et notre réseau l’ont aidée à bâtir une entreprise solide et humaine.

    Vous avez entrepris en devenant franchisée de Senior Compagnie : pourquoi avoir fait ce choix ?

    J’ai effectivement entrepris il y a dix ans en rejoignant un réseau de franchise et tout particulièrement le réseau Senior Compagnie.
    L’idée d’entreprendre en franchise représentait pour moi une sécurité et une aide précieuse. Pour mes débuts dans l’entrepreneuriat, j’avais besoin d’être entourée et de ne pas me sentir isolée dans cette aventure parfois risquée.  À l’époque, J’avais deux enfants en bas-âge et j’avais toujours été cadre-salariée. Il me semblait donc plus rassurant de bénéficier de l’accompagnement d’un franchiseur.
    Le choix du secteur de l’aide à domicile auprès des personnes âgées ou en situation de handicap s’est imposé naturellement, même s’il s’agit d’un domaine très encadré et en constante évolution. Exercer auprès d’un public fragile nécessite une autorisation délivrée par le Conseil départemental. Le franchiseur m’a accompagné dès le départ pour accomplir cette démarche lourde mais indispensable.
    Aujourd’hui, le réseau Senior Compagnie m’apporte une véritable veille juridique, essentielle à mon activité, ainsi que de nombreuses fonctions support qui facilitent mon quotidien : communication, ressources humaines, paie, qualité, etc.
    Senior Compagnie compte désormais plus de 200 agences en France, ce qui me permet d’échanger régulièrement avec mes confrères et d’obtenir des réponses à mes problématiques bien plus facilement que si j’étais seule !

    Que vous a apporté l’accompagnement Réseau Entreprendre dans ce cadre ?

    Réseau Entreprendre®, en plus du prêt d’honneur qui m’a été octroyé, a été d’une aide précieuse. Lors de mon parcours Trempin, j’ai reçu des conseils, des idées nouvelles et des regards bienveillants de la part de chefs d’entreprise expérimentés. Cela m’a amenée à revoir et à améliorer certains points importants de mon projet, notamment en matière de gestion.
    Pendant les deux années d’accompagnement au sein du Club des Lauréats j’ai eu la chance d’évoluer aux côtés d’autres créateurs et repreneurs d’entreprise partageant les mêmes valeurs d’entrepreneuriat, d’entraide et de convivialité. Dix ans plus tard, nous continuons à nous retrouver chaque trimestre : ce sont toujours des moments d’échange riches, où nous partageons à la fois nos expériences professionnelles et nos états d’âme face aux défis du quotidien.
    Les réunions mensuelles, organisées par le réseau, abordant des sujets et thématiques incontournables pour les chefs d’entreprise, m’ont également permis d’acquérir des notions qui m’étaient totalement inconnues à l’époque. Par exemple, grâce à une réunion sur la cotation Banque de France, je comprends désormais parfaitement ce que signifie le courrier annuel que je reçois et j’en mesure l’importance pour mon entreprise

    Quelles problématiques de financement avez-vous rencontrées ? Comment avez-vous relevé ces défis ?

    Les premières difficultés sont apparues dès le montage du projet : comment trouver les financements ? Comment convaincre les banques ?
    Il est indéniable que les banquiers sont très sensibles à la validation du dossier par le Réseau Entreprendre®.  Avant cette validation, les premières banques rencontrées me proposaient des délais de traitement longs et des garanties importantes. Après la validation, les conditions ont été bien plus favorables.   
    Mon activité nécessitant beaucoup de besoin en fonds de roulement, j’ai pu utiliser le prêt d’honneur pour y répondre, ce qui a été un véritable levier. Mais, les défis de l’entrepreneuriat ne sont pas seulement financiers : il faut aussi gérer le recrutement, la relation commerciale, la gestion, la posture du dirigeant et parfois l’isolement. On n’apprend pas à devenir chef d’entreprise à l’école, on le devient au fil du temps, en osant construire et suivre son propre chemin.
    La première année d’activité, les finances doivent être suivies avec une rigueur chirurgicale. Chaque euro dépensé doit être comptabilisé et maîtrisé. Les salaires des collaborateurs sont une priorité, et il est bien sûr essentiel que le chiffre d’affaires soit au rendez-vous.
    L’équilibre des comptes se contrôle au quotidien. Lorsque certaines factures sont réglées avec des délais de paiement, il faut savoir trouver des solutions adaptées. Dans ces situations, l’expert-comptable et le banquier sont des interlocuteurs clés. Il est primordial de communiquer de manière transparente avec son expert-comptable, dont les conseils sont indispensables. Quant au banquier, son rôle est important ; il a su se montrer présent et m’a proposé des alternatives lorsque ma trésorerie s’est trouvée un peu fragile.
    La rencontre avec tous ces professionnels et notamment mon franchiseur Nicolas Hurtiger, fondateur de Senior Compagnie, ainsi que le Réseau Entreprendre® Auvergne a véritablement marqué un tournant dans mon parcours et contribué à la progression de mon entreprise.
  • Christelle Menguy, de la pêche à la coupe du monde de foot – RÉ’ELLES#22

    Christelle Menguy, de la pêche à la coupe du monde de foot – RÉ’ELLES#22



    En Nouvelle-Aquitaine, Christelle Menguy incarne le succès entrepreneurial à travers la reprise du Groupe Nemo. Cette PME familiale, créée en 1985, est spécialisée dans la distribution d’articles de pêche et de sport.
    Membre active de Réseau Entreprendre® Aquitaine, elle soutient et inspire d’autres dirigeants en partageant ses challenges, ses réussites et ses bonnes pratiques entrepreneuriales.
    Contrôleuse de gestion et responsable d’exploitation de formation, Christelle Menguy a bâti une solide expérience dans la grande distribution dans de grands groupes français. Avant de rejoindre la PME familiale, elle est également passée par le marché d’intérêt national (MIN) de Rungis.

    Un leadership fondé sur l’expertise et la passion

    En 2018, elle intègre le groupe Nemo comme directrice administrative et financière. Deux ans plus tard, sa vision stratégique et son leadership la propulsent directrice générale, puis présidente en 2023. Elle reprend le groupe, en rachetant les parts d’un fonds d’investissement et en apurant une dette historique, avec l’appui d’un comité de direction engagé.
    Le Groupe Nemo, qui célèbre ses 40 ans d’existence en 2025, est aujourd’hui leader dans son domaine, l’édition et la distribution d’articles de pêche et de sport loisirs.

    Savoir se diversifier

    « Nous sommes le partenaire de référence depuis de nombreuses années de la grande distribution, notamment dans le secteur des articles de pêche. Nous produisons 900 000 boîtes d’asticots par an sous notre marque Dudule, raconte Christelle Menguy. Les appâts vivants seuls constituent 30 % de notre activité pêche ! », souligne-t-elle.

    Depuis plus de dix ans, l’entreprise diversifie ses activités à travers notamment des marques importantes et des licences exclusives dans le foot (Fédération Française de Football, Duarig…), le rugby et le nautisme.
    Le groupe Nemo édite et distribue tous les ballons, ronds et ovales, ainsi que les gammes de produits associées aux compétitions françaises et internationales. “En 2024, nous avons été choisis pour développer des produits officiels sous licence pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, incluant les accessoires du supporter et les produits souvenirs », ajoute la présidente.
    C’est un réseau riche d’enseignement, qui permet vraiment de faire appel à des dirigeants qui nous comprennenten cas de coup dur.

    Croissance sur un marché en mutation

    Alors que le marché des loisirs subit une baisse conjoncturelle de 10 % et fait face à une guerre des prix chez les hard-discounters, Nemo déploie une stratégie proactive pour stimuler sa croissance. L’entreprise lance de nouveaux produits hors saison et conquiert de nouveaux points de vente, avec en objectif le développement à l’export« Nous ne pouvons pas vendre nos produits en hiver dans nos territoires, d’où l’intérêt de cibler d’autres territoires où le loisir s’étend sur toute l’année« , explique Christelle Menguy. L’actualité sportive offre à l’entreprise de belles opportunités, notamment avec la Coupe du monde de football 2026.

    Réseau Entreprendre®, un réseau riche d’enseignement

    Christelle Menguy a sollicité Réseau Entreprendre® lors de sa démarche de reprise. Elle s’est engagée comme membre et accompagne un jeune créateur d’entreprise, lauréat 2023 de Réseau Entreprendre® Aquitaine.
    Cet échange bénéficie autant à l’Entrepreneur-lauréat qu’à Christelle Menguy : « Parfois, c’est moi qui pose davantage de questions, notamment sur la vente en ligne. Sa connaissance du web et de l’intelligence artificielle est un véritable atout. Nous avons beaucoup à apprendre l’un de l’autre !”
    Au sein de Réseau Entreprendre®, elle partage ses difficultés de chef d’entreprise et s’appuie sur les conseils de ses pairs. « C’est un réseau riche d’enseignement, qui permet vraiment de faire appel à des dirigeants qui nous comprennent en cas de coup dur”, conclue-t-elle.
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  • Santé du dirigeant : surmonter le décès de son associé

    Santé du dirigeant : surmonter le décès de son associé

    Quelques mois après la reprise de DB Synergies, Boris Simunic, Entrepreneur-lauréat de Réseau Entreprendre® Franche Comté, perd son associé. Grâce à la prévoyance et à un solide accompagnement, il a su préserver son entreprise et poursuivre leur projet commun. Découvrez son témoignage.
    Boris Simunic, vous dirigez le groupe DB SYNERGIES. Pouvez-vous nous présenter votre activité et votre parcours de repreneur ?
    DB Synergies est un groupe industriel spécialisé en tôlerie, câblage et bobinage, composé de 4 sites de production (3 en France et 1 en Tunisie). Notre siège est situé dans le Jura et nous sommes accompagnés par 140 collaborateurs. L’entreprise travaille notamment pour le secteur aéraulique, médical, militaire, ferroviaire, la mobilité douce, mais aussi avec le secteur agroalimentaire. 80% de nos clients sont des grands groupes et 20% des PME.
    Avec un cursus dans le management et la gestion, j’ai toujours accompagné les chefs d’entreprises, que ce soit au sein de cabinets comptable ou en Chambre de commerce et d’industrie. Donc, l’idée de me lancer dans l’entrepreneuriat a émergé au fil des années.
    Ce projet de reprise est né avec un de mes amis, Dominique, qui avait un profil industriel. Nous avons signé le protocole de rachat de l’entreprise le 16 mars 2020, la veille du confinement du COVID. Pour DB Synergies, nous avions une stratégie ambitieuse de développement qui passait par la digitalisation de l’entreprise, des investissements en matériels de production importants et un fort développement commercial.
    Six mois après votre reprise, votre associé, et ami, est subitement tombé malade et est décédé quelques mois plus tard. Pouvez-vous nous expliquer l’impact que cette situation a eu sur votre entreprise, que ce soit pendant la maladie mais aussi après ce décès ? Comment avez-vous affronté la situation ?
    Effectivement, en janvier 2021, Dominique fait un malaise anodin un week-end. Rapidement, le diagnostic tombe. La maladie est très grave et va l’empêcher de revenir au bureau jusqu’à son décès un an plus tard.
    Alors que nous avions trouvé notre rythme de croisière, l’un sur l’industriel, l’autre sur le management et la gestion, je me retrouve du jour au lendemain, à piloter nos 3 usines, tout en étant affecté à titre personnel. Je préviens très rapidement le pool bancaire et les deux fonds d’investissement engagés à nos côtés. Par ailleurs, je mets en place un comité de direction temporaire avec les deux responsables de sites pour m’épauler sur le volet industriel. J’informe également les salariés. Je me rends chaque semaine chez Dominique pour le tenir informé de l’avancée de nos projets, en ne lui donnant que les éléments positifs pour qu’il puisse se concentrer sur son combat contre la maladie.
    Pendant toute cette période, qui a été lourde émotionnellement et en charge de travail, l’accompagnement par Réseau Entreprendre® Franche Comté a été essentiel, car il m’a permis de ne pas m’isoler. Avec mon accompagnateur, nous respections scrupuleusement notre rencontre mensuelle pour que je puisse partager ce que je vivais en toute sincérité.
    Au bout de quelques mois, ayant pris conscience que Dominique ne reviendrait pas, j’ai cherché un nouvel associé ayant une culture industrielle, que j’ai trouvé parmi mes amis. Ce dernier avait suivi notre projet de reprise. Il a intégré l’entreprise en septembre 2021, en tant que directeur industriel, salarié dans un premier temps, et est aujourd’hui mon associé.
    Il est important de noter que pendant toute sa maladie et après son décès, mon associé et sa famille ont été protégés. Ses frais de santé ont été pris en charge. Il n’a pas perdu en rémunération et surtout sa famille a été mise à l’abri financièrement après son décès.
    Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui fait face à ce types de difficultés ?
    Un projet entrepreneurial n’est pas un long fleuve tranquille. Le rôle de l’entrepreneur est d’anticiper et donc il faut anticiper aussi pour sa santé. Par mon expérience, je savais que cette partie assurantielle et santé était essentielle. Nous avions tous les deux une famille et des enfants mineurs. Lors de la préparation de la reprise nous avons donc réfléchi aux cas problématiques avec deux objectifs : protéger nos familles financièrement et poursuivre notre projet entrepreneurial. Nous avons donc souscrit une mutuelle, un contrat de prévoyance et diverses assurances.
    Je conseillerai de faire un vrai bilan sur les 3 volets suivants :
    • La mutuelle : quand on est entrepreneur, on peut tomber malade ou simplement être en incapacité temporaire. Cette incapacité peut rapidement avoir un impact sur le chiffre d’affaires et donc le budget de la famille. Dans notre cas, la mutuelle a pris en charge les frais de santé de mon associé mais a aussi payé ceux liés aux obsèques.
    • La prévoyance : elle permet à l’entrepreneur de ne pas avoir de décote de rémunération, pendant une maladie, avec la prise en charge des indemnités journalières et à la famille, de toucher un capital au moment d’un décès. Dans notre cas, ces deux aspects ont été essentiels.
    • Les assurances : ce 3e volet permet de prévoir la survie de l’entreprise et la protection de la famille en cas de décès. Dans notre situation, nous avions signé une assurance croisée entre associés, car la garantie homme-clé nous semblait moins adaptée à notre situation : si un des deux associés venait à disparaître, l’autre devait se voir verser une somme d’argent sans fiscalité. Nous avions mentionné dans le pacte d’associés que cette somme devait servir d’un côté, à racheter les parts de l’associé disparu à sa famille afin de mettre celle-ci à l’abri financièrement, et de l’autre, devait être utilisée pour l’entreprise. La formule de valorisation de l’entreprise a même été précisée dans le pacte d’associés. Dans notre cas, cette assurance a permis de réorganiser capitalistiquement l’entreprise avec le départ des fonds qui nous accompagnaient, mais surtout de pouvoir continuer cette aventure entrepreneuriale. Nous avions également prévu chez le notaire un mandat de protection future en cas d’invalidité et un mandat à effet posthume conjointement.
    Je tiens à dire que nous avions bien fait de prévoir tous ces aspects. Les organismes d’assurances, de prévoyance et de santé ont été à nos côtés et je tiens à les remercier ! Ainsi, le plan de développement que nous avions défini avec Dominique pour 5 ans, a été réalisé en 3 ans et demi. C’est le plus bel hommage que je pouvais lui rendre.
  • Crédit coopératif et Lökki Kombucha : le financement d’une économie durable

    Crédit coopératif et Lökki Kombucha : le financement d’une économie durable

    Nina Lausecker, vous avez cofondé Lökki Kombucha et vous vous décrivez comme des « brasseurs passionnés de kombucha, kéfir et autres joyeusetés fermentées ». En quoi consiste votre activité ?
    Nous fabriquons des boissons vivantes, bio et équitables dans notre atelier du Sud-Est de la France. Le kombucha, kéfir des fruits et ginger beer sont les ancêtres de nos sodas industriels. Ils sont aussi une bonne alternative à l’alcool (apéro coloré et pétillant garanti). Nous fermentons tout ce petit monde pendant plusieurs jours puis le mettons en bouteille pour le commercialiser dans les magasins bio spécialisés sous la marque Lökki.
    Vous êtes Société à mission depuis 2021, très engagée sur l’impact. Pourquoi avoir fait ce choix ? Comment se traduit-il concrètement dans l’activité de votre entreprise ?
    Lökki est né de mon association avec Sebastian. Lui est un grand passionné des boissons fermentées. Il développe toutes nos recettes et trouve le mariage parfait d’ingrédients pour apporter originalité, équilibre et bienfait à nos recettes. Pour ma part, j’ai très jeune eu la conviction qu’il fallait contribuer à un monde nouveau, à œuvrer pour la transition. Nous avons donc décidé de combiner nos compétences pour créer une entreprise qui « cultive les ferments d’un autre monde » par le biais de nos produits mais aussi via nos pratiques d’entreprise.
    En termes de pratiques d’entreprise engagée nous avons mis en place une gouvernance participative, le partage de la valeur avec un accord d’intéressement distribuant 20% de nos bénéfices aux salariés. Nous menons des actions en faveur de la qualité de vie au travail, de la décarbonation (autonomie à hauteur de 80% en électricité grâce à nos panneaux solaires made in France). Nous travaillons aussi sur notre impact au regard de la biodiversité depuis que nous avons fait la convention des entreprises pour le climat.

    Compte tenu de votre engagement, avez-vous rencontré des enjeux spécifiques de financement ? Comment les avez-vous résolus ?

    Quand nous avons présenté notre premier business plan en 2015, nous en avons forcément étonné plus d’un. Pour autant nous avions dès l’origine décidé de passer par des acteurs engagés. Nous avons, par exemple, dès le premier jour, acheté notre électricité chez Enercoop pour soutenir la production d’électricité verte en local.
    De la même manière, nous n’avons contacté que le Crédit Coopératif pour nos premiers financements, connu pour être une banque coopérative engagée pour un monde plus durable et plus solidaire. C’est une des banques françaises au plus faible impact carbone notamment parce qu’ils refusent de financer l’extraction des énergies fossiles et les pesticides de synthèses. Et grâce à notre accompagnement par Réseau Entreprendre® Rhône Durance et BpiFrance, le Crédit Coopératif nous a suivis pour financer notre premier crédit (25k€ à l’époque).
    Par la suite, la NEF, une autre banque très engagée, est venue compléter les financements ainsi que Réseau Entreprendre®car nous sommes devenus lauréats en Croissance, puis le Réseau Initiative, France Active et BpiFrance.

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite poursuivre dans la voie de l’impact?

    Sur notre projet de création, Réseau Entreprendre® nous a beaucoup apportés sur la dimension accompagnement entrepreneurial, économique, gestion, management.

    Sur le volet Impact plus particulièrement, je conseille de se faire accompagner par des réseaux bienveillants comme le Coq Vert de BpiFrance, le Mouvement Impact France ou bien encore la Convention des Entreprises pour le climat. Réseau Entreprendre ® a également lancé un programme « Impact en 3 étapes » qui est un bon point de départ en termes de sensibilisation.
    Nous avons aussi décidé, dès le premier jour, de nous faire auditer par Ecocert sur le cahier des charges For Life (iso 26000) pour mesurer notre progression annuelle. Dans le sud de la France, nous avons aussi la chance d’avoir le parcours CEDRE qui permet d’être accompagné gratuitement par des experts RSE très structurants.

    Notre conviction c’est que l’impact ne peut plus être un simple vernis communicationnel de nos jours. Face à un monde de plus en plus incertain, les entreprises doivent travailler sur leur adaptabilité et sur le lien qu’elles ont avec le vivant/l’environnement sous toute ces formes. C’est une condition sine qua non à leur survie à terme ainsi qu’à celle de nos enfants.
  • Emily Pornet imprime sa marque à Tours RÉ’ELLES#21 

    Emily Pornet imprime sa marque à Tours RÉ’ELLES#21 

    Issue d’une famille d’entrepreneurs, Emily Pornet trace son chemin, depuis ses 24 ans. Avec une intuition développée et un management fondé sur la confiance et les valeurs humaines, elle dirige aujourd’hui Multisigne, spécialisée en sérigraphie et en impression numérique, et Pixpano, experte en décoration d’intérieur sur-mesure.
    Membre de Réseau Entreprendre® Loire Vallée, Emily partage son expérience pour accompagner les créateurs et repreneurs d’entreprise de sa région. 

    Multisigne, une imprimerie familiale 

    Guy-Pascal Pornet crée Multisigne avant la naissance d’Emily. L’imprimerie se spécialise en sérigraphie puis s’ouvre au grand format et à la PLV. La jeune femme grandit dans cet univers entrepreneurial et technique. « J’ai toujours été fascinée par le processus d’impression et la créativité qui accompagne cette activité », confie-t-elle.

    Après un parcours dans l’événementiel, elle fonde à 24 ans Num and Co, une société pionnière dans l’impression numérique à Tours. « Avec mon père, nous avons senti qu’il y avait un créneau à prendre sur cette activité, encore balbutiante », explique Emily. L’entreprise s’installe dans les locaux de Multisigne et crée rapidement cinq emplois. 

    Passage de relai père fille

    L’impression numérique prenant de l’ampleur, Multisigne, qui emploie déjà une cinquantaine de salariés, décide de fusionner avec Num and Co en 2017. L’occasion pour Guy-Pascal Pornet de réfléchir à la transmission de son entreprise. 
    «Cette transmission-reprise n’était pas une évidence pour moi, raconte Emily. J’avais 35 ans, deux enfants en bas âge et mon conjoint travaillait dans l’entreprise. Pour autant, il y avait une logique à ce que je reprenne cette entreprise familiale. J’aurais pu le regretter si je ne l’avais pas fait» raconte Emily.

    Mais la transition ne se passe pas comme prévu : son père est victime d’un infarctus qui l’oblige à se mettre en retrait pendant six mois. « Il n’a pas pu m’accompagner comme il l’aurait voulu. Par chance, j’avais une super équipe sur laquelle j’ai pu m’appuyer. Ils m’ont aidée à prendre les rênes », poursuit Emily. Si l’équipe est bienveillante et présente à ses côtés, c’est sûrement parce que père et fille avaient déjà réussi à insuffler un management à leur image…

    Ecouter son intuition  

    L’aventure continue avec le rachat de Pixpano en février 2019. Les fondateurs, bientôt retraités, choisissent Emily pour reprendre les rennes, alors même que des acheteurs les contactent. « J’étais leur fournisseur principal. J’avais une semaine pour prendre ma décision. J’ai écouté mon intuition. Le lendemain, j’ai dit OK ! », raconte Emily. 

    L’importance des réseaux d’accompagnement 

    Cette prise de hauteur et ce management réussi, elle l’apprend aux côtés de l’APM (Association pour le Progrès des Managers). Proche de Réseau Entreprendre® Loire Vallée, elle en devient membre pour accompagner les entrepreneurs et repreneurs. « Je suis alignée avec les valeurs de Réseau Entreprendre® qui prône l’entraide entre chefs d’entreprise. Être accompagné par ses pairs peut vraiment faire la différence en phase de reprise ou de création d’entreprise », affirme-t-elle. 
    Je suis alignée avec les valeurs de Réseau Entreprendre® qui prône l’entraide entre chefs d’entreprise. Être accompagné par ses pairs peut vraiment faire la différence en phase de reprise ou de création d’entreprise

    Leadership féminin inspirant 

    Par son parcours, Emily Pornet illustre la réussite d’une femme entrepreneure en région Centre-Val de Loire. « La plus grande qualité d’un dirigeant, c’est de pouvoir se remettre en question et d’être agile. C’est ce que j’ai appris au cœur de ces réseaux d’entraide, explique Emily. Le dirigeant est très seul. Quand les difficultés surviennent, il peut avoir tendance à s’enfermer encore plus. Quand il a la tête dans le guidon, il n’a pas le temps de se reconnecter avec lui-même. Or, en ralentissant, on y voit souvent plus clair. Retrouver le calme permet à l’intuition de se révéler. »  
    Pour Emily, l’écoute et le partage d’expériences demeurent essentiels : « Il y a un effet miroir. Booster les autres nous rebooste ! », assure-t-elle.  
    Son leadership intuitif, son engagement et sa capacité à développer et reprendre des entreprises font de cette cheffe d’entreprise une source d’inspiration pour celles et ceux qui souhaitent entreprendre. 
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    Brumstyl, une reprise réussie dans la brumisation

    #2 – Des PME au cœur du développement économique des territoires

    Jérôme Recoing a repris en 2022 Brumstyl, une entreprise spécialisée dans la brumisation haute pression, une technologie innovante qui injecte de l’eau à 70 bars pour créer des microgouttelettes fines utilisées notamment pour faire face au changement climatique. Un parcours marqué par l’accompagnement humain de Réseau Entreprendre® Drôme Ardèche et TotalEnergies. Découvrez son aventure.

    Jérôme Recoing, vous avez repris Brumstyl, une entreprise spécialisée dans la brumisation à haute pression. En quoi consiste précisément votre activité ?

    Brumstyl est une entreprise fondée en 2006, que j’ai reprise en 2022. Nous intervenons exclusivement en BtoB sur un marché de niche : la brumisation haute pression. Il s’agit d’injecter de l’eau à 70 bars afin d’obtenir des micro-gouttelettes très fines, utilisées dans des contextes variés. Nos solutions s’appliquent à quatre grands secteurs : les collectivités territoriales pour rafraîchir les espaces publics, les écoles ou les parcs, l’agriculture et l’élevage pour réguler la température des serres ou améliorer le bien-être animal ; les travaux publics et les carrières pour limiter poussières et odeurs ; enfin l’industrie, où la maîtrise de l’hygrométrie est essentielle à la fois pour les processus de production et le confort des salariés.
    Nous avons intégré un bureau d’études en interne dès la reprise, sommes certifiés ISO 9001, et réalisons environ 30 % de notre chiffre d’affaires à l’international, principalement en Afrique et en Europe. En deux ans, l’équipe est passée de trois à neuf collaborateurs et nous avons récemment emménagé dans de nouveaux locaux près de Valence, fin 2024.

    Vous avez été accompagné par Réseau Entreprendre® Drôme Ardèche. Quel rôle cet accompagnement a-t-il joué dans votre parcours de repreneur ?

    L’apport principal a été humain. J’ai bénéficié, durant deux ans, d’un accompagnement personnalisé, avec le regard croisé d’autres chefs d’entreprise. Cela m’a permis de prendre du recul, de me poser les bonnes questions et d’être challengé de manière bienveillante. Mais ce qui a véritablement marqué cette période, c’est la relation que j’ai nouée avec mon accompagnateur, un industriel reconnu de la région. C’était son premier engagement dans ce rôle, et nous avons rapidement tissé un lien de confiance. Il m’a offert une perspective différente, une vision industrielle de long terme. Il a même pris le temps de recevoir mes collaborateurs dans son entreprise pour échanger avec eux. Il a su transmettre à une petite structure comme la nôtre des méthodes et des réflexes propres à de grands groupes. Nos rendez-vous mensuels ont été autant de respirations que de moments stratégiques.

    En quoi la reprise d’entreprise présente-t-elle, selon vous, des enjeux spécifiques par rapport à une création ?

    Reprendre, c’est à la fois préserver ce qui fonctionne et impulser une nouvelle dynamique. Il faut réussir à rassurer les équipes, conserver la confiance des clients, tout en affirmant une vision. C’est une démarche délicate, qui exige de la lucidité, de l’écoute et la capacité à porter un changement tout en respectant les savoir-faire.

    Vous avez également bénéficié de l’accompagnement de TotalEnergies. Que vous a apporté cet accompagnement complémentaire ?

    TotalEnergies est intervenu en complément de celui de Réseau Entreprendre®. Le partenariat a été à la fois financier et humain. Très rapidement, nous avons noué un lien direct avec Thierry Dutilloy, le directeur régional Auvergne-Rhône-Alpes, qui a vu dans Brumstyl une entreprise innovante, en phase avec les enjeux actuels et de demain liés à l’eau. Nous avons bénéficié d’un prêt à taux zéro de 20 000 euros, en lien avec nos projets de recrutement. Mais l’échange est allé au-delà : nous avons pu partager nos ambitions de développement, notamment sur le plan immobilier et humain. Nous avons aussi été invités à intervenir sur le stand de TotalEnergies au salon des Maires, pour témoigner de notre partenariat avec la ville de Vénissieux autour d’un projet concret que nous avons mis en place pour eux. Ce fut l’occasion de présenter nos solutions aux collectivités, de valoriser notre approche durable et de gagner en visibilité.

    Vous êtes présents en Europe, en Afrique et amorcez un développement en Amérique. Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite se lancer à l’international ?

    L’international ne s’improvise pas : il faut y aller avec méthode. Il faut structurer sa démarche, bien s’entourer, choisir ses marchés avec discernement. Le succès repose en grande partie sur la qualité des relais locaux, leur compréhension du terrain et leur capacité à représenter fidèlement l’entreprise. Mais cela suppose aussi une mobilisation interne forte : l’international impacte toute l’organisation, il faut embarquer les équipes dès le départ.
    Enfin, il est essentiel de sécuriser les aspects juridiques et contractuels et de s’appuyer sur des réseaux expérimentés comme Réseau Entreprendre® ou TotalEnergies, qui peuvent jouer un rôle stratégique et opérationnel décisif.
  • Citroën & Réseau Entreprendre® réinventent la mobilité des entrepreneurs

    Citroën & Réseau Entreprendre® réinventent la mobilité des entrepreneurs

    Edouard George : Citroën et Réseau Entreprendre® ont lancé un partenariat il y a 6 mois et vous avez pris vos fonctions récemment en tant que directeur général France de Citroën. Comment s’intègre le partenariat dans votre stratégie ?

    Ce partenariat est en tout point structurant vis-à-vis de notre stratégie. En effet, la proximité fait partie de notre ADN et être au service de la mobilité est notre ligne de conduite. Le fait de s’inscrire dans ce partenariat nous montre à quel point le lien entre les acteurs locaux/ les marques/ les entrepreneurs est important.
    Faciliter l’accès que ce soit aux données, aux véhicules, est au cœur de notre engagement.

    Jean-François Nardot-Peyrille : vous avez été élu président de Réseau Entreprendre® en mai dernier et le réseau a adopté sa vision stratégique à horizon 2030. Comment s’intègre le partenariat dans la stratégie fixée à 5 ans par votre réseau ?

    Notre partenariat avec Stellantis/Citroën s’inscrit pleinement dans notre vision Horizon 2030. En effet les enjeux de mobilité se posent rapidement pour un entrepreneur qui peut être amené à se doter d’un véhicule professionnel ou constituer une flotte en peu de temps.

    En apportant une expertise dans la mobilité durable et la gestion de flottes de véhicules, ce partenariat illustre notre volonté d’accompagner les entrepreneurs sur les enjeux clés de notre époque, comme la transition environnementale. Il répond à notre ambition d’offrir un accompagnement agile et utile aux entrepreneurs en favorisant des collaborations locales et nationales.

    Quelles sont les principales actions déjà mises en œuvre auprès des entrepreneurs de Réseau Entreprendre® en 6 mois et quels résultats avez-vous observés jusqu’à présent ?

    En seulement six mois, nous avons lancé plusieurs actions concrètes, comme la web série « Ma mobilité en entreprise » qui aide les entrepreneurs à mieux choisir leurs solutions de mobilité, y compris électrique, et à comprendre les financements professionnels adaptés à ces acquisitions.
    Nous avons également initié la déclinaison locale du partenariat afin de favoriser les collaborations dans les territoires au plus près des entrepreneurs et de leurs besoins. Par exemple, en Champagne Ardenne, de belles initiatives ont déjà vu le jour autour d’événements organisés en commun. Ces initiatives visent à renforcer l’expertise proposée à nos lauréats, favorisant ainsi leur réussite et leur engagement dans des démarches durables et pérennes dans le temps.

    Edouard George : quelles perspectives et projets envisagez-vous pour les six prochains mois afin de poursuivre votre collaboration ?

    Nous avons voulu commencer avec deux régions (en Champagne Ardenne et dans une partie de la Normandie) et déjà nous nous rendons compte du succès puisque ‘naturellement’ d’autres régions/ acteurs se mobilisent y compris dans des régions que nous n’avions pas mises en avant dès le départ.
    Vous allez me dire, mais pourquoi ne pas toutes les avoir engagées ? Simplement parce que nous avons comme ligne de conduite de lancer, d’affiner et de se servir des retours d’expérience pour mieux ajuster nos process. A cette collaboration locale vont s’ajouter dans les mois à venir une offre spéciale à destination des entrepreneurs et un guide sur « La mobilité et la gestion d’une flotte » … et ce n’est que le début !
  • RÉ’Elles #20 : Jennifer Conchou-Bartholon, experte en gestion externalisée pour les PME 

    RÉ’Elles #20 : Jennifer Conchou-Bartholon, experte en gestion externalisée pour les PME 

    À seulement 26 ans, Jennifer Conchou-Bartholon fonde en 2021 à Valence Synsafe, société spécialisée dans l’externalisation administrative et financière des PME. Son objectif : permettre aux chefs d’entreprise de se concentrer sur leur cœur de métier en déléguant les tâches administratives, financières et RH. 
    « Tous les dirigeants n’ont pas forcément cette expertise, qui demande du temps et des compétences spécifiques. Notre rôle est de leur apporter cet appui pour éviter les dysfonctionnements de gestion », explique-t-elle. 
    Jennifer Conchou-Bartholon, Entrepreneure lauréate de Réseau Entreprendre® Drôme-Ardèche, et Talent d’Avenir 2024.

    Un parcours construit autour de la gestion et du conseil

    Originaire de Haute-Savoie, Jennifer s’oriente très tôt vers les études de la filière finance (DCG/DSCG) pour accompagner les chefs d’entreprise. Après une première expérience en codirection dans une société d’externalisation administrative, puis en tant que directrice Administrative et Financière (DAF) dans un groupe informatique, elle choisit de revenir à ce qui l’anime : aider les dirigeants. 
    « J’ai constaté que c’était un véritable besoin pour les dirigeants. Notre rôle n’est pas de remplacer les autres métiers, mais de les compléter », souligne-t-elle. 

    Externalisation administrative et financière : Synsafe, un partenaire clé des PME 

    Véritable couteau suisse de la gestion d’entreprise, Synsafe propose un accompagnement opérationnel et stratégique pour ses clients : 
    • Secrétariat et facturation 
    • Relances clients et suivi des encaissements 
    • Suivi des flux bancaires pour anticiper les besoins 
    • Gestion RH : absences, congés, arrêts maladie 
    • Vérification des bulletins de paie et virements de salaires
    • Direction administrative et financière externalisée 
    Rien n’échappe à son champ d’action ! « Notre force, c’est la réactivité : une mission confiée la veille peut être opérationnelle dès le lendemain, grâce à notre capacité à nous adapter aux logiciels et méthodes internes de nos clients », précise Jennifer. 

    Une méthode éprouvée et un développement régional

    Avec 13 collaborateurs experts dans leur domaine respectif, Synsafe a créé sa propre méthode de travail. 
    Aujourd’hui, l’entreprise s’étend déjà avec des agences locales sous licence de marque à Annecy et Chartres. Objectif : atteindre 30 collaborateurs à Valence pour accélérer le développement régional et national.
    « Mon ambition est d’atteindre 30 collaborateurs à Valence pour accélérer le déploiement régional et national », souligne Jennifer.  
    Aujourd’hui, Synsafe accompagne une soixantaine de clients actifs, principalement des entreprises réalisant entre 1 et 10 millions d’euros de chiffre d’affaires, mais aussi de grands groupes sollicitant ponctuellement son expertise. « Nous intervenons par exemple pour remplacer un collaborateur absent. Notre méthode nous permet de travailler à distance, rapidement et en toute flexibilité », ajoute-t-elle. 

    Conseils de rentrée pour les dirigeants de PME 

    Jennifer recommande un exercice simple mais essentiel pour démarrer la rentrée sereinement : 
    « Faire un état des lieux des retards. Si les délais d’encaissement s’allongent et que la trésorerie n’est pas visible à trois mois, ce sont des signaux d’alerte qui montrent la nécessité d’un accompagnement », conseille-t-elle. 
    Externaliser certaines missions administratives devient alors un levier pour sécuriser la gestion quotidienne et anticiper les difficultés
    ©pic-jumbo

    Synsafe et Réseau Entreprendre®

    Jennifer a été accompagnée par Réseau Entreprendre® Drôme-Ardèche, séduite par les valeurs d’entraide et d’échanges entre pairs. « Je me reconnaissais dans ce réseau pour le contact humain. Le groupe des lauréats est un espace d’échange en toute transparence : quand ça ne va pas, ça ne va pas ! Ce climat de confiance est rare ailleurs », raconte-t-elle. Ces rencontres régulières avec d’autres créateurs d’entreprises de la région et l’accompagnement personnalisé lui ont permis de renforcer ses compétences en leadership et gestion humaine
    « Cet accompagnement nous tire vers le haut. Seuls d’autres dirigeants peuvent vraiment comprendre ce que nous vivons. Avec Réseau Entreprendre® j’ai énormément appris sur la posture de dirigeant et la maîtrise des relations humaines, là où résident les vraies difficultés au quotidien », ajoute-t-elle.  
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