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Témoignages Archives - Page 6 of 16 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Témoignages

  • 5 questions pour bien choisir son statut d’entreprise !

    5 questions pour bien choisir son statut d’entreprise !

    Créer son entreprise est une aventure excitante, mais le choix du statut juridique peut vite devenir un casse-tête. EI, SARL, SASU… chaque option a ses avantages et ses contraintes. Avant de se lancer, mieux vaut se poser les bonnes questions pour éviter les erreurs coûteuses.
    Bertrand Cadillon, expert-comptableFiducial 

    1- Êtes-vous seul ou avec des associés ?

    Un entrepreneur solo peut opter pour l’entreprise individuelle (EI), qui offre simplicité et rapidité, ou préférer une SASU ou une EURL pour limiter sa responsabilité.

    À plusieurs, la S.A.R.L et la SAS sont les options les plus courantes, avec des différences en termes de gestion et de flexibilité.
    Exemple : Lucas lance son activité de développement web. Pour limiter la paperasse, il choisit l’EI. De son côté, Claire et Karim ouvrent une boutique et préfèrent une SARL, qui sécurise leur partenariat.

    2- Jusqu’où êtes-vous prêt à engager votre patrimoine personnel ?

    En EI, l’entrepreneur peut être responsable sur l’ensemble de son patrimoine personnel et professionnel même si la loi du 14 février 2022 offre une meilleure protection.

    À l’inverse, en EURL, SARL, SASU ou SAS, la responsabilité est limitée aux apports réalisés.
    Exemple : Chloé ouvre une pâtisserie. Elle hésite entre l’EI et la SASU. Elle choisit la SASU pour protéger ses biens personnels en cas de difficultés financières, un choix prudent lorsqu’on investit dans un local et du matériel coûteux.

    3 – Quel est le régime fiscal le plus adapté ?

    Le choix entre l’impôt sur le revenu (IR) et l’impôt sur les sociétés (IS) a un impact direct sur le créateur d’entreprise.

    À l’IR, les bénéfices sont imposés avec les revenus personnels, pouvant alourdir la fiscalité. Idéal pour les faibles gains, mais limite le réinvestissement.

    À l’IS, l’entreprise est taxée à 25 %, et l’entrepreneur peut optimiser sa rémunération. Ce régime favorise la croissance et la gestion fiscale.
    Exemple : Thomas, consultant en stratégie, veut optimiser ses impôts. En EI, ses revenus seraient directement imposés. Il choisit une EURL soumise à l’IS, ce qui lui permet de mieux maîtriser sa fiscalité.

    4 – Quel niveau de protection sociale souhaitez-vous ?

    Le statut détermine aussi le régime social du dirigeant.

    Un entrepreneur individuel ou un gérant majoritaire de SARL relève des travailleurs non salariés (TNS) : cotisations plus faibles, mais couverture sociale moins étendue.

    Le président d’une SAS ou d’une SASU est assimilé salarié et dépend du régime général, plus protecteur mais plus coûteux.

    Exemple : Mathieu, ingénieur en reconversion, choisit la SASU pour bénéficier du régime général de la Sécurité sociale, même si cela lui coûte plus cher en charges sociales.

    5 – Quels sont vos besoins de financement et d’évolution ?

    La SAS permet d’accueillir plus facilement des investisseurs, contrairement à la SARL qui impose un cadre plus rigide.
    Exemple : Laura et Hugo montent une start-up spécialisée en IA. Sachant qu’ils auront besoin d’investisseurs, ils optent pour la SAS, qui permet une gestion plus flexible du capital.

    Conclusion, un choix stratégique

    Au-delà des aspects fiscaux et sociaux, le choix du statut juridique a des conséquences sur la rédaction des statuts, les obligations légales et la gouvernance de l’entreprise. Se rapprocher d’un avocat en droit des sociétés permet d’anticiper ces enjeux et de sécuriser la structure juridique de l’entreprise.
    Un professionnel du droit pourra également accompagner l’entrepreneur dans la rédaction des statuts et des pactes d’associés, garantissant ainsi une meilleure protection en cas d’entrée d’investisseurs, de revente ou de désaccord entre associés. Un rendez-vous avec un expert-comptable et un avocat peut donc éviter bien des déconvenues !
     
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #13 

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #13 

    Normande engagée en faveur de son territoire, Virginie Grandin sait combien la solidarité et le soutien des entrepreneurs contribue à la dynamique économique, à la création d’emploi et à la pérennité des entreprises.
    Présidente de Réseau Entreprendre® Normandie Ouest depuis 2022, elle met son expérience au service des nouvelles générations de dirigeants.  

    Virginie Grandin, présidente, entrepreneure et engagée 

    Originaire de la Manche et viscéralement attachée à la Normandie, Virginie Grandin, diplômée en microbiologie et sécurité alimentaire, rejoint Agroqual en 2002 avant de racheter l’entreprise, onze ans plus tard, avec un associé. Elle découvre la gestion d’une entreprise, tout en continuant à accompagner les professionnels de l’alimentation avec passion.

     Un entrepreneur ne doit jamais rester seul 

    « Lauréate du Réseau Entreprendre® Normandie Ouest en 2013 avec la reprise d’Agroqual, j’ai rapidement compris l’intérêt d’échanger avec mes pairs et notamment les entrepreneurs expérimentés pour avancer dans mes nouvelles fonctions, reconnaît-elle.Un entrepreneur ne doit jamais rester seul. Avoir recourt à des soutiens est primordial pour prendre du recul sur sa situation et prendre les bonnes décisions. »
    Accompagnée par un ou plusieurs entrepreneurs d’expérience au sein de Réseau Entreprendre® Normandie Ouest, Virginie Grandin découvre comment prendre sa place de dirigeante. «En étant accompagnée pendant au moins deux ans, je me suis vu bousculée dans mes pratiques, j’ai pris conscience que je faisais mal certaines choses et que je pouvais gagner en simplicité et en efficacité », raconte-t-elle. D’autant qu’après 10 ans de salariat, celle qui était alors collègue au sein de l’équipe a subitement changé de rôle. Or, il n’est pas toujours aisé de s’asseoir dans le fauteuil de chef d’entreprise… Mais grâce à Réseau Entreprendre®, Virginie Grandin prend confiance.  

    La valeur Réciprocité  

    Alors, quand elle a l’opportunité de rentrer dans le Conseil d’administration de l’association en 2018, puis au sein du bureau en 2019, Virginie Grandin saisit l’occasion de se mettre au service de Réseau Entreprendre®. « Ce que j’y ai appris a nourri ma volonté de réciprocité, de rendre ce que j’avais reçu moi-même», souligne-t-elle.
    Elle porte alors le message de Réseau Entreprendre® Normandie Ouest au sein de son propre réseau. « Un entrepreneur doit faire face à de nombreux défis, c’est pourquoi il est essentiel qu’il puisse se nourrir d’expériences similaires. Je suis convaincue que la force de Réseau Entreprendre® vient du partage.»
    Dans un esprit de convivialité, de confiance et de proximité, les membres se réunissent pour échanger sur leurs problématiques. Des liens d’amitiés se créent au fil des ans.
    Devenue présidente en 2022, Virginie Grandin se donne pour mission de recruter de nouveaux membres, avec l’objectif de passer de 95 entrepreneurs membres aujourd’hui à 120 d’ici fin 2027, en Manche, Orne et Calvados.  

    S’enrichir mutuellement de ces expériences 

    Ces nouveaux membres permettront d’accompagner 20 lauréats par an, contre 15 aujourd’hui. «Nous avons besoin de sept membres pour un lauréat, chaque année, avec des accompagnements plus ou moins longs», précise la présidente, qui sait que chacun s’enrichit mutuellement de ces expériences.

    S’obliger à sortir de son entreprise, à expliquer son parcours, à défendre ses décisions et à partager son vécu est également valorisant pour l’entrepreneur expérimenté. «Cet accompagnement joue véritablement sur la pérennité des entreprises, qu’il s’agisse de créations ou de reprises, dans les trois à cinq ans », ajoute-t-elle. Et qui dit pérennité, dit création ou maintien d’emplois, développement économique des territoires et attractivité.  

    Un nouveau défi en 2025 

    Virginie se lance dans un nouveau défi en 2025 : la reprise d’une entreprise de la région de Caen. Une mission qui va l’occuper pleinement, c’est pourquoi elle cherche un successeur au poste de président de Réseau Entreprendre Normandie Ouest® dès 2026, l’appel est lancé. Quelqu’un qui poursuivra son ambition de recrutement de membres, d’accompagnement d’entrepreneurs et de couverture des territoires, avec la volonté d’animer la Manche et l’Orne par le biais “d’ambassadeurs” locaux.
    « Je dois beaucoup au réseau, qui possède une vraie utilité pour les entrepreneurs du territoire », conclut-elle.  
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  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #12

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #12

    En 2025 nous continuons notre série RÉ’Elles ! Le premier portrait nous emmène dans les Caraïbes, à la rencontre de notre directrice de Réseau Entreprendre® Guadeloupe, la pétillante Line Charles-Hélène. Depuis 12 ans, elle s’investit au quotidien pour développer l’entrepreneuriat et soutenir les femmes qui entreprennent sur l’île papillon. 

    Réseau Entreprendre Guadeloupe®, la passion de l’entrepreneuriat

    Line Charles-Hélène, femme plus que dynamique, dirige Réseau Entreprendre® Guadeloupe depuis sa création le 8 novembre 2012. Après des études en métropole, elle retourne “au pays” pour réaliser son stage de fin d’études dans une banque. Ce dernier lui ouvre les portes d’une carrière dans ce secteur, en tant que chargée d’affaires entreprises. Une quinzaine d’années lui donne une solide expertise financière doublée d’un véritable intérêt pour les dynamiques entrepreneuriales. « J’ai eu la chance d’accompagner de nombreux chefs d’entreprise ce qui m’a permis de mieux comprendre leurs besoins, leurs défis et leur rôle essentiel dans le dynamisme économique du territoire », confie-t-elle.  

    Passion, bienveillance et générosité.

    Un jour, au détour d’une conversation, elle apprend d’une ancienne directrice de Réseau Entreprendre® Martinique, qu’elle a été sollicitée pour devenir la marraine du projet de création de Réseau Entreprendre® en Guadeloupe« Une association avait été créée en Guyane en 2009 et celle en Martinique en 2010 mais il n’y avait rien encore en Guadeloupe. Quand l’opportunité s’est présentée, j’ai vu une occasion unique de mettre mon expérience et mes valeurs au service d’une mission encore plus en phase avec mes aspirations : soutenir les porteurs de projets ambitieux et les aider à transformer leurs rêves en réussites durables ». C’est ainsi que depuis lors, elle accompagne les entrepreneurs de la Guadeloupe dans leurs projets de création, reprise et développement d’entreprise.  
    Pendant neuf ans, Line Charles-Hélène développe l’association seule avant d’être rejointe en 2021 par Sarah, alternante devenue aujourd’hui salariée. À elles deux, et épaulées par une soixantaine de membres bénévoles, elles accompagnent chaque année une dizaine de projets, avec passion, bienveillance et générosité. « Diriger Réseau Entreprendre® Guadeloupe, c’est contribuer activement au développement économique et social du territoire. C’est aussi incarner des valeurs fortes : la solidarité entre chefs d’entreprise, la transmission d’expériences et l’importance de l’humain dans chaque projet entrepreneurial. J’aime mettre en relation les personnes et faciliter l’accès à un accompagnement bienveillant mais exigeant. C’est une mission qui a du sens car elle touche non seulement les entrepreneurs, mais aussi toute la communauté », ajoute-t-elle. 

    Encourager l’entrepreneuriat au féminin

    En Guadeloupe, le tissu entrepreneurial est diversifié et porté par des entrepreneurs passionnés et résilients qui innovent malgré des contraintes propres au territoire : l’insularité, les défis logistiques et parfois les aléas climatiques. « Beaucoup d’entrepreneurs sont soucieux de valoriser les ressources locales et de répondre aux besoins du territoire. Nous les aidons en proposant un accompagnement personnalisé, en créant un réseau d’entraide solide et en les aidant à structurer leurs projets pour maximiser leur impact local », poursuit la directrice.  
    Elle s’engage également en faveur de l’entrepreneuriat féminin, à l’instar du programme Wom’Energy proposé au niveau national. « Nous mettons en place des initiatives spécifiques pour aider les femmes à surmonter les obstacles qu’elles peuvent rencontrer. Nous valorisons les parcours de ces entrepreneures locales, organisons des événements inspirants et proposons des accompagnements adaptés ». Elle se réjouit d’ailleurs de croiser davantage de femmes qui osent entreprendre, malgré des freins qui subsistent tels que les responsabilités familiales, des stéréotypes tenaces ou encore des difficultés à trouver des financements. « Il est essentiel de continuer à créer un environnement favorable et inclusif pour qu’elles puissent pleinement s’épanouir dans l’entrepreneuriat », lance-t-elle.  
     Jean-Pierre Barbotteau, président de Réseau Entreprendre® Guadeloupe et Line Charles-Hélène lors du Forum des présidents et directeurs de Réseau Entreprendre® en novembre 2024.

    Renforcer le dynamisme du territoire. 

    Line Charles-Hélène se dit inspirée par tous ces entrepreneurs qui, chaque jour, relèvent des défis incroyables pour transformer une idée en réalité. « Leur audace et leur détermination sont une source d’inspiration quotidienne. Je suis heureuse de savoir que notre travail contribue à changer des vies et à renforcer le dynamisme de notre territoire. Voir des entrepreneurs réussir, surmonter des défis et créer des richesses localement, avec un impact positif, est une immense source de satisfaction ».
    Pour cette maman d’un petit garçon de 10 ans, chaque journée est ainsi une opportunité d’apprendre, de partager et de construire.  
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  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #11

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #11

    Pour le dernier portrait de l’année, nous avons souhaité mettre en lumière une inconditionnelle de Réseau Entreprendre®. Souriante, joyeuse et lumineuse, Blandine Mulliez, présidente de la Fondation Entreprendre depuis 15 ans, est de ces femmes qui laissent une trace, une empreinte, un souvenir. Philanthrope, elle partage avec passion son engagement pour les causes sociales et entrepreneuriales. 

    La philanthropie comme projet de vie.

    Blandine est la sixième d’une fratrie de sept enfants. Élevée dans une famille aimante et « socialement responsable », elle ressent rapidement le besoin de travailler et d’être indépendante.
    Elle débute sa carrière en tant que manipulatrice radio, métier qu’elle exerce dix ans et qui lui permet « d’accompagner des personnes atteintes de pathologies plus ou moins graves ». A 30 ans, un évènement personnel marquant va la conduire vers le bénévolat. Une nouvelle vie s’ouvre à elle, empreint d’engagement entrepreneurial et philanthropique qu’elle ne quittera plus et pour lequel elle sera d’ailleurs décorée de la Légion d’Honneur en 2019.  

    Le plaisir d’être entrepreneur de son propre projet.  

    Au début des années 2000, Blandine crée un atelier de bricolage pour encourager la créativité des enfants. « L’objectif principal était de transmettre aux enfants l’idée que le chemin est plus important que la destination et que l’on peut tirer un immense plaisir à être l’entrepreneur de son propre projet. C’est grâce à cette expérience que j’ai compris l’importance d’être accompagné pour monter un projet », se souvient-elle.

    En 2003, un de ses amis lui propose de rejoindre Nord Entreprendre (devenu depuis Réseau Entreprendre® Nord), créé en 1986 par son père André Mulliez. « Lorsqu’on m’a parlé de développer l’entrepreneuriat social, qui était un nouveau projet de Nord Entreprendre, un projet où il était question de dignité, de retrouver son amour-propre en travaillant, j’ai accepté. Même si je n’étais pas moi-même une entrepreneure, je pouvais porter l’association sur ses valeurs de générosité, de bienveillance et dans sa dimension d’entrepreneuriat social. J’ai compris très vite que l’entreprise était un formidable outil pour aider les gens à s’en sortir, se soigner, à trouver un rôle dans la société par l’emploi », indique-t-elle.  

    Oser, foncer, se sentir à sa place.

    Cinq ans plus tard, en 2009, elle participe à la création de la Fondation Entreprendre qu’elle préside depuis maintenant 15 ans. « Ce projet est formidable car il incarne l’esprit entrepreneurial au sens global du terme, lance-t-elle. Je recherchais un projet avec du sens. J’ai alors ressenti une synchronicité par rapport à tout mon parcours : famille entreprenante, appétence sociale et du prendre soin, engagement long terme, monde associatif : mon propre puzzle prenait forme. La cause était tellement belle que j’ai foncé et je me suis sentie à ma juste place ».  
    Blandine a construit avec son équipe une fondation qui lui ressemble. « La Fondation Entreprendre est inclusive : elle veut porter toutes les Françaises et tous les Français vers l’entrepreneuriat. Au-delà de sa valeur économique, l’entrepreneuriat permet d’apporter du sens, de créer du lien social, de la transformation environnementale, etc. Nous travaillons à une croissance juste, durable et pérenne », assure-t-elle.  
    Challenge de la Fondation Entreprendre 2023 récompensant une association Réseau Entreprendre® pour une initiative inspirante.
    De gauche à droite, Olivier Lamarque de Réseau Entreprendre®, Blandine Mulliez, Coralie Vincens de Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron, Thibault de Saint-Simon de la Fondation Entreprendre.


    La Fondation Entreprendre soutient aujourd’hui une trentaine d’associations, abrite huit fondations créées par des sociétés ou des mécènes privés, et fédère autour d’elle des donateurs avec lesquels elle partage une vision commune et la conviction que l’entrepreneuriat est un facteur d’accomplissement personnel, professionnel et collectif. « Nous sommes convaincus que les entrepreneurs sont essentiels pour porter la transformation dont la société a besoin », soutient la présidente qui rappelle que l’action de la Fondation repose sur 3 priorités : réduire les inégalités à l’insertion professionnelle par l’entrepreneuriat, redynamiser les territoires et porter un entrepreneuriat utile et durable.  

    La confiance, l’envie et le courage

    « Je reconnais volontiers aujourd’hui que la Fondation, c’est mon entreprise philanthropique. Je l’ai faite grandir pendant 15 ans et elle commence à être reconnue dans le paysage entrepreneurial et politique au sens noble du terme. Je suis très fière du travail que nous avons accompli avec l’équipe et avec tous nos partenaires », se félicite Blandine qui est engagée par ailleurs dans près d’une dizaine de causes supplémentaires qui lui permettent « d’être en complémentarité » avec son rôle de présidente de la Fondation Entreprendre.
    Ainsi, elle est membre du Comité national d’orientation de Bpifrance, du Conseil d’orientation Les Entreprises s’engagent, du Conseil d’administration d’Entreprendre pour apprendre Hauts-de-France, du Conseil d’administration de la Communauté des entreprises à mission, et bien sûr du Conseil d’administration de Réseau Entreprendre® et du Comité Affectio de l’Association familiale Mulliez (AFM).  
    Crédit : Xavier Sarrat
    Chez les Mulliez, la philanthropie se vit aussi en famille. Il y a 1 an, Blandine et ses enfants ont créé la fondation TriaVivo abritée par la Fondation de France. « Nous avons chacun identifié des thématiques qui nous tenaient à cœur : la préservation de l’environnement notamment via l’agroécologie, la dignité humaine et la protection animale. Nous poursuivons un objectif d’impact systémique afin de contribuer à une transformation profonde de la société en s’attelant aux causes « racines » des sujets. À nous trois, nous couvrons ainsi l’harmonie du vivant qui est devenue notre cause commune », se réjouit-elle, en glissant au passage : « L’essentiel, c’est de semer des graines, n’est-ce-pas ? ». Et perpétuer ainsi l’œuvre familiale…  
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  • #4 Reprise d’entreprise : reprendre un commerce en Corrèze

    #4 Reprise d’entreprise : reprendre un commerce en Corrèze

    Quand on décide de reprendre une entreprise, plutôt que d’en créer une, comment passe-t-on du projet à la réalité ? Pour vous guider et vous inspirer, voici notre série d’interviews d’entrepreneurs ayant privilégié cette forme d’entrepreneuriat, en partenariat avec le Crédit Agricole.


    Découvrez le parcours d’Anne Jonval et son mari qui ont choisi de reprendre en 2023 La Maison du vin à Brive la Gaillarde.

    De la recherche d’un lieu qui corresponde à leur projet aux défis administratifs, elle partage son expérience et son parcours pour lequel l’accompagnement de Réseau Entreprendre® Limousin a été essentiel.

    Anne Jonval, vous avez repris La Maison du vin à Brive la Gaillarde en 2023 avec votre mari, pour quelles raisons avez-vous fait le choix de la reprise plutôt que celui de la création d’entreprise ? Quels critères ont été déterminants pour vous dans le choix de cette entreprise ?

    La reprise de la Maison du Vin est pour mon mari et moi-même un nouveau challenge, une seconde reconversion. Après une première expérience enrichissante et réussie en tant que chef d’entreprise, nous avions envie de poursuivre l’aventure à deux dans le domaine d’activité qui nous tenait à cœur, à savoir le vin. Dans notre cas, les enjeux du projet peuvent se résumer ainsi : un nouveau secteur d’activité dans un secteur géographique inconnu. N’étant pas cavistes de métier, il semblait plus raisonnable de reprendre une affaire existante plutôt que de la créer. La reprise permet, dans ce cas, de s’appuyer sur une clientèle existante, avec une notoriété établie, même si l’on sait que cela peut être à double tranchant dans la mesure où le changement s’accompagne inévitablement d’un effet soufflé lié à la personnalité du cédant. En tant que repreneur, on peut néanmoins espérer conserver un socle de clientèle le temps de se faire la sienne. Quant aux critères déterminants concernant le choix spécifique de cette affaire, pour nous, de fut une histoire de coups de cœur ! – Le vin, une passion – Coup de cœur pour la Corrèze et le centre-ville de Brive – Coup de cœur pour le Bar de la Maison du Vin, un ancien grenier à céréales, du bois, des poutres, de l’authenticité… allié à de bonnes bouteilles, un endroit magique pour passer d’agréables moments. Même si l’adage « Le cœur a sa raison que la raison ignore » ne doit pas être le maître mot !

    Comment s’est déroulé le processus de reprise de ce commerce ? Quels ont été les enjeux à relever ? Avez-vous rencontré des difficultés de financement ?

    Le secteur d’activité étant bien défini, l’étape clé était de trouver la cible à reprendre. Géographiquement, nous avions ciblé une zone géographique en fonction de critères personnels. Un stage à la CCI Corrèze / Dordogne nous a permis de nous immerger un peu dans la vie briviste, et de prendre des contacts. La Maison du Vin n’étant pas officiellement à vendre, il a fallu « aller la chercher » avec une personne tiers spécialisée dans l’accompagnement de porteurs de projets. Dans ce cas, les discussions, les négociations prennent un peu plus de temps, la phase de maturation de la cession de la cave créée il y a plus de 30 ans n’ayant pas été anticipée. Il faut laisser le temps au temps, même si du côté acquéreur, c’est toujours trop long ! il était néanmoins essentiel pour nous dans ce contexte précis que la passation se passe dans les meilleures conditions. Sachant que notre point de vue, il n’était pas question de révolutionner l’affaire.
    Que ce soit dans ce cas ou pour l’affaire précédente, une phase d’observation, « en enfilant les chaussons du cédant », nous paraissait être la bonne stratégie, avant de mettre notre patte petit à petit. Du point de vue du financement, nous n’avons pas rencontré de difficultés, dans la mesure où nous avons repris une affaire qui tournait et que nous avions à la fois un apport conséquent mais également une première expérience de chef d’entreprise réussie. Malgré l’apport, nous avons contracté un emprunt auprès du Crédit Agricole. Nous avons contacté plusieurs banques. Dès les premiers échanges, le Crédit Agricole a montré un réel intérêt pour notre projet et nous a témoigné sa volonté de nous accompagner. Ecoute, efficacité, réactivité… l’obtention du prêt n’a pas été un frein et ne nous a pas pénalisés en termes de délai. Le plus long, et ce qui a quelque peu retardé la signature de l’acte de vente, fut les procédures administratives, la transformation de notre société… et ce malgré le suivi de notre avocate. Ainsi, nous avions imaginé signer avant l’été, ce ne fut que début septembre, nous laissant le loisir de découvrir la Corrèze mais également de préparer la reprise en mettant en place quelques outils de gestion et de pilotage.

    Vous êtes accompagnée par l’implantation en Corrèze de Réseau Entreprendre® Limousin. Que vous apporte cet accompagnement au quotidien ?

    Le contact avec Réseau Entreprendre® a été pris en amont de la réalisation de la reprise. Depuis ce premier contact, jusqu’à aujourd’hui, cet accompagnement est un soutien réel fait de partages, d’échanges, de belles rencontres. Au-delà du soutien financier, les valeurs humaines sont au cœur de l’ADN de Réseau Entreprendre®. Nous étions convaincus dès le début de l’aventure de l’opportunité pour nous de l’opportunité d’être lauréat n’étant pas du cru. Mais après plus d’une année désormais, cela va au-delà, c’est un plaisir de se retrouver lors des clubs lauréats, d’échanger chaque mois avec son accompagnateur, de participer aux évènements de Réseau. Et même si ce n’est pas au quotidien, c’est un soutien précieux qui fait du bien, tout simplement ! 

    Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un souhaitant se lancer dans une démarche de reprise ?

    C’est une question toujours délicate car je pense qu’il y a autant de projets de reprises différents qu’il y a de repreneurs, de cédants… Néanmoins, il me semble important de savoir bien s’entourer, depuis le conseil juridique avec son avocat, l’expertise comptable et RH avec un cabinet comptable, en passant par ses partenaires financiers, sans compter le soutien de ses proches. En effet, la reprise est une belle aventure, mais pas de tout repos !

    L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
  • Santé des dirigeants #3 : les exosquelettes, une piste pour lutter contre le mal de dos !

    Santé des dirigeants #3 : les exosquelettes, une piste pour lutter contre le mal de dos !





    Plus de 2 millions de personnes en France sont surexposées à des risques de lombalgie dans leur travail quotidien ! Pour répondre à ses enjeux, Antoine Noël, fondateur de Japet Medical et lauréat de Réseau Entreprendre® Nord, a choisi d’apporter une solution concrète en créant un exosquelette spécifiquement conçu pour lutter contre ce mal souvent qualifié de « mal du siècle ».
    Dans cette interview, il explique comment son parcours, enrichi par l’accompagnement de Réseau Entreprendre®, lui a permis de concrétiser ses idées et d’avancer plus vite dans son projet.

    Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez choisi de travailler sur les exosquelettes dès vos études ?  Pourquoi ce sujet vous a-t-il intéressé et quelle entreprise avez-vous développé dans ce domaine ?

    Avant même d’intégrer une école d’ingénieur, je travaillais déjà sur des robots. Une fois dans mon cursus, j’ai voulu m’orienter vers une application concrète et pertinente de la robotique : les robots médicaux, notamment les prothèses robotisées. Nous développions des prothèses de main pour les enfants atteints d’agénésie.
    Au fil de mes recherches, j’ai réalisé que la robotique, malgré les promesses, ne s’implantait pas aussi rapidement dans notre quotidien qu’on l’espérait, et c’est encore vrai aujourd’hui avec des projets comme ceux de Tesla. Cette déception m’a amené à découvrir un autre domaine : les exosquelettes. Ils représentaient à mes yeux l’équilibre parfait entre la force mécanique des machines et l’adaptabilité humaine.
    J’ai donc fait un premier stage au Commissariat à l’énergie atomique, où nous travaillions sur des projets pour la Direction générale de l’armement. Par la suite, j’ai eu l’opportunité de poursuivre mes recherches au MIT, où j’ai collaboré sur des projets d’exosquelettes à la fois pour des applications militaires et médicales. Cette expérience m’a donné envie de créer ma propre entreprise. À mon retour en France, après avoir traversé l’Atlantique à la voile avec deux entrepreneurs plus expérimentés, l’idée s’est concrétisée : j’allais me lancer dans le développement d’exosquelettes. Quelques semaines après mon arrivée, c’était chose faite.

    Le mal de dos est souvent présenté comme le mal du siècle ? Quelle ampleur ce sujet a-t-il dans notre pays ?

    Le mal de dos est effectivement souvent qualifié de « mal du siècle » et ce n’est pas sans raison. Plus de 4 personnes sur 5 seront touchées par cette problématique au cours de leur vie. Si, dans 80% des cas, la douleur disparaît après quelques semaines, pour 20% des personnes, cela devient un véritable cercle vicieux. On parle ici d’une spirale mêlant antidouleurs, consultations médicales répétées et souvent même une errance médicale qui, après plusieurs années, peut conduire à une perte d’emploi, une baisse de la sociabilité et une détérioration importante de la qualité de vie.
    Le coût pour l’assurance maladie est colossal : près d’un milliard d’euros par an, dont 80% liés aux cas chroniques. Bien que les causes exactes soient multiples, l’un des facteurs de risque majeurs reste le travail physique pénible. Aujourd’hui, plus de 2 millions de personnes en France sont surexposées à des risques de lombalgie dans leur travail quotidien. Ces chiffres montrent bien l’ampleur du problème et l’importance pour les entreprises de prendre conscience de leur rôle dans la santé publique.

    En quoi l’apport de solutions à la lutte contre les troubles musculo squelettiques (TMS) peut concerner les entrepreneurs ? Quels conseils leur donneriez-vous pour lutter efficacement contre ?

    La prise de conscience des TMS ne date pas d’hier. Les premières réponses ont été l’automatisation et la robotisation des lignes de production. Par la suite, un effort significatif a été fait sur l’ergonomie pour améliorer les conditions de travail et réduire ces risques. Cependant, malgré ces avancées, toutes les solutions traditionnelles ont déjà été largement mises en œuvre.
    Aujourd’hui, les entreprises se heurtent à un véritable plafond de verre. Elles continuent de faire face à des coûts directs liés aux TMS qui avoisinent les 2 milliards d’euros chaque année. Pour y remédier, elles investissent massivement dans des solutions de prévention. Parmi celles-ci, les exosquelettes émergent comme une opportunité réelle et efficace pour lutter contre les TMS et réduire les coûts associés à ces problématiques.

    Vous avez été accompagné par Réseau Entreprendre® dans le cadre du programme Start sur la création, puis Booster sur la croissance : que vous ont apporté ces deux accompagnements ?  En quoi ont-ils été utiles pour votre entreprise ?

     Que ce soit à travers le programme Start ou le programme Booster, le principal atout de Réseau Entreprendre® c’est la possibilité de partager de manière ouverte avec d’autres entrepreneurs sur les problématiques du quotidien. Celles-ci évoluent bien sûr au fil du temps, entre la phase de création et celle d’accélération de l’entreprise. Participer à ces deux programmes m’a permis de bénéficier d’un accompagnement adapté à chaque étape, tout en échangeant avec des personnes confrontées aux mêmes défis.
    Le deuxième aspect essentiel est l’accompagnement par un entrepreneur plus expérimenté. Il ne s’agit pas seulement d’éviter les erreurs, mais surtout, lorsqu’on en fait, d’apprendre à rebondir plus rapidement grâce à ses conseils.
    Enfin, le Réseau Entreprendre®, par sa diversité et son étendue, nous offre l’opportunité de trouver des personnes qui ont déjà traversé les mêmes situations ou qui disposent de solutions adaptées à nos besoins. C’est un véritable accélérateur, tant pour devenir entrepreneur que pour réussir cette transition vers un rôle de dirigeant, un point clé du programme Booster.
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #10

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #10

    10e portrait de notre série RÉ’Elles !
    En lumière : la production de lin en France qui est soutenue par un savoir-faire ancestral, reconnu dans le monde entier !
    Près de Rouen, Pauline Beuzelin a recréé une filature locale et propose sa ligne de vêtement Mijuin, développée en circuit court !  

    Cultiver l’esprit d’entreprendre autrement.

    Saviez-vous que c’est à la mi-juin que les fleurs de lin s’ouvrent, habillant les champs d’une teinte d’un bleu clair satiné ? C’est pour cette raison que Pauline Beuzelin a tout simplement baptisé son entreprise Mijuin
    Elle nous apprend également que la France, principalement en Normandie et dans les Hauts-de-France, est le premier producteur mondial de fibres de lin, avec plus de 50% de la production mondiale. « Bien que nous soyons les 1er producteurs de fibres de lin, plus de 90% de cette production part en Asie pour y être transformés. Une grande partie revient ensuite en Europe sous forme de fils, tissus ou produits finis », énonce-t-elle.
    Interpellée il y a quatre ans par cette aberration écologique et sociale, Pauline commence à s’intéresser à la relocalisation des filières de lin et de chanvre en France. À l’été 2020, elle entreprend un tour de Normandie pour rencontrer tous les acteurs concernés, avec sa colocataire qui n’est autre que Camille Etienne devenue depuis une militante écologiste engagée.
    La conscience écologique de Pauline est assez récente et elle l’assume aisément. « Après un master international en management et systèmes d’information à l’IAE d’Aix-en-Provence, mes études m’ont menée en Finlande, aux Pays-Bas et en Argentine. J’ai beaucoup voyagé, ça m’a réellement ouvert l’esprit mais j’estime aujourd’hui que j’ai un peu abusé », confie la jeune femme qui souhaite désormais limiter au strict minimum ses déplacements en avion. 

    Un projet à impact environnemental. 

    © Agathe Périer
    Après deux ans passés chez Microsfot, Pauline décide de se consacrer pleinement à son projet entrepreneurial et fonde Mijuin en janvier 2022. « Au fond de moi, je savais qu’un jour je créerais un projet à impact environnemental et social mais je pensais le réaliser plus tard, après quelques années en entreprise. Le lin m’est tombé inopinément et j’ai senti que c’était le moment d’y aller », confie la jeune entrepreneure.  
    Pauline passe ses journées à Malaunay, à une dizaine de kilomètres de Rouen, dans le petit atelier de confection où Mijuin s’est installé. Quelques artisans, adeptes comme elle du circuit court, sont déjà implantés et c’est ici que son équipe, huit femmes aux profils très divers, produit les collections 100% lin griffées Mijjuin.
    Les vêtements, accessoires et bientôt le linge de maison sont confectionnés à partir du lin cultivé en Normandie. Ils sont ensuite filés non loin de Bernay par La French Filature, tissés près de Lille par Lemaitre Demeestere, puis assemblés dans l’atelier Mijuin. « Textile et circuit court sont deux notions souvent éloignées que nous essayons de rapprocher. Nous avons pour notre part une vraie traçabilité sur l’ensemble de la filière », assure-t-elle. 
    Les produits confectionnés sont vendus à 70% sous marque propre à des particuliers via le site de e-commerce de l’entreprise. Les 30% restants sont de la confection à façon pour le marché professionnel, notamment celui de l’hôtellerie-restauration. « À terme, nous souhaitons confectionner davantage pour de grandes marques comme des maisons de luxe, ce qui passera inévitablement par une augmentation de notre capacité de production », indique Pauline. Pour cela, elle sait qu’elle devra agrandir son atelier pour une surface quatre à cinq fois plus grande. Aujourd’hui, les 60 m2 sont le « minimum viable product en langage startup. Ceci montre qu’à petite échelle, on peut y arriver. Mais avant cela, nous voulons décrocher des premiers contrats avec de grandes marques et monter un plan d’investissement avec les acteurs de la filière en amont », précise-t-elle. 

    Se faire accompagner pour bien se développer. 

    © Agathe Périer
    La jeune entrepreneure a été frappée par l’engouement suscité dès le départ par son projet : « Le fait d’entreprendre jeune nous apporte sans doute une forme de naïveté, dans le bon sens du terme : vous commencez avec rien du tout et finalement vous trouvez de nombreuses personnes sur votre chemin qui ont envie de vous aider ». À commencer par l’équipe de Réseau Entreprendre® Normandie Seine & Eure . « J’étais convaincue qu’il fallait que le projet soit accompagné pour qu’il puisse bien se développer. Je ne connaissais Réseau Entreprendre® que de nom mais trois avantages m’ont d’emblée séduite : l’opportunité de pouvoir devenir lauréat et de disposer d’une belle visibilité, la chance d’avoir un mentor qui nous suive dans la durée et le prêt d’honneur qui était pertinent pour nous lancer en autofinancement ».
    Un accompagnateur dont elle dit qu’il est incroyable : « J’apprends beaucoup de sa posture : quand il dit quelque chose, il le fait. Il nous tire sans cesse vers le haut en nous donnant des conseils très pertinents. Il nous a challengés sur l’impact que l’on voulait avoir et il a surtout bien compris notre proposition de valeur et notre positionnement ». Lauréate en 2022, Pauline sait que la fin de son accompagnement est proche mais elle n’entend pas dire au revoir aussi vite à l’équipe qui l’a écoutée, conseillée et encouragée jour après jour pendant deux ans.  
    En tant qu’entrepreneure à impact, et pour donner encore plus de sens à son action, Pauline est devenue ambassadrice régionale du Mouvement Impact France et administratrice de l’association « Lin et Chanvre Bio », qui œuvre pour le développement d’une filière lin et chanvre plus respectueuse de l’environnement. Elle nous confie trouver de l’inspiration auprès de son amie Camille Etienne, dont elle dit « qu’elle donne le sentiment que tout est possible », ainsi qu’auprès de trois jeunes femmes très influentes : Lucie Basch, Charlotte Cadé et Claire Bretton, respectivement fondatrices de Too Good To Go, Selency et Underdog. « Elles ont ce point commun d’avoir mis la recherche d’impact positif au cœur de leur modèle. Très humbles toutes les trois, elles sont des modèles pour moi».  

    Mi-juin présentée à l’Élysée.

    Humble, Pauline l’est également et c’est du bout des lèvres qu’elle nous souffle cette information : Mijuin a représenté fin octobre le département de la Seine-Maritime au Palais de l’Élysée, dans le cadre de La grande exposition du fabriqué en France. « Notre chemise 100% lin circuit court a été sélectionnée parmi 2 500 candidatures : c’est une belle reconnaissance au vu de la jeunesse de notre entreprise. Je compte bien profiter de l’occasion pour sensibiliser le monde politique au combat que la filière de production mène pour transformer en local une partie des cultures », annonce-t-elle.  
    Fière de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice, Pauline l’est aussi d’avoir su constituer et fédérer une équipe autour d’un projet qui a beaucoup de sens. « C’est très motivant de me lever le matin en me disant que je vais rejoindre cette équipe formidable. Plus j’avance, plus je suis passionnée par mon métier », conclut-elle 
    © Agathe Périer
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #09

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #09

    9e portrait de notre série RÉ’Elles ! Chez Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron, Alizée Boyer illustre du haut de ses 25 ans comment les équipes s’impliquent au quotidien avec passion auprès de leurs membres et lauréats pour faire réussir l’entrepreneuriat. 

    Bienveillance, beaucoup de solidarité, un réel esprit de communauté

    Après une licence AES mention administration générale et territoriale, droit économie gestion, Alysée Boyer intègre un double master en droit des affaires et droit et gestion des entreprises, formation solide qu’elle boucle par un stage de 6 mois dans une étude de mandataire judiciaire, puis par un court passage au Crédit agricole au service clientèle. Sa carrière professionnelle se lance réellement quand elle prend connaissance d’une annonce publiée sur LinkedIn par Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron, en quête d’un(e) chargé(e) de mission. Alizée est d’emblée attirée par la fiche de poste et les missions proposées qui requièrent une grande polyvalence. Sa formation et sa connaissance du territoire font d’elle le profil idéal et, en février 2022, elle intègre l’association. 

    Au cœur de la relation humaine

    En rejoignant l’équipe, aujourd’hui composée de trois permanents et d’une en alternante en communication, Alizée est frappée par l’esprit de bienveillance et d’entraide qui y règne. « Certes, ce sont les valeurs portées par l’association mais elles sont très fortement incarnées. Cela donne du sens à nos actions et nous rend fiers de notre travail. L’équipe est très soudée, il existe une vraie solidarité entre nous, un bel esprit de communauté », confie la jeune femme qui dit avoir trouvé une seconde famille.
    Heureuse des missions « plurielles, vivantes et variées » qui lui sont confiées, elle aime ce métier qui lui permet de participer au développement du dynamisme économique local et de contribuer à la réussite de projets entrepreneuriaux.  
    Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron accueille plus de 150 porteurs de projet chaque année et accompagne une quarantaine d’entreprises quotidiennement dont les 10 à 15 nouveaux lauréats annuels. Alizée étudie attentivement leurs projets, en apportant un regarde externe bienveillant, pointe les améliorations à porter en vue des comités d’engagement étape préalable et obligatoire pour devenir lauréat Réseau Entreprendre®. Passée cette étape, elle les accompagne dans toutes les étapes d’évolution de leur entreprise.
    L’équipe de Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron : Maylie Arias, Alizée boyer, Xavier Bessac & Coralie Vincent

    Polyvalence et richesse humaine 

    En tant que chargée de missions, la jeune femme représente également Réseau Entreprendre® lors d’événements à destination des chefs d’entreprise et des prescripteurs du territoire couvert (banques, cabinets comptable, acteurs de la création reprise, etc.). S’ajoutent également l’ensemble des manifestations qui sont nombreuses dans le réseau pour favoriser les échanges entre entrepreneurs. « C’est un travail prenant mais passionnant car la relation humaine y est au cœur », confie-t-elle.  
    Alizée se souvient avec émotion de ce jeune lauréat de 21 ans dont les parents ont disparu tragiquement alors qu’i létait adolescent. « Ils détenaient un grand parc d’accrobranches situé entre Castres et Toulouse qu’il a décidé de réouvrir après ses études. Cette tragédie a fait de lui un entrepreneur très déterminé, malgré son jeune âge. Et c’est un couple, tous deux anciens lauréats, qui va l’accompagner pendant 2 ans. Quelle belle revanche sur la vie ! ».
    La jeune femme pense également à cette femme qui, travaillant dans une entreprise membre de l’association, venait la représenter de temps en temps aux événements organisés. « Quand cette personne s’est installée à son compte comme avocate, elle est revenue vers nous en nous disant qu’elle souhaitait poursuivre l’aventure de Réseau Entreprendre® avec sa propre entreprise, tant elle avait été nourrie par les échanges et les événements auxquels elle avait participé. J’y vois un signe encourageant . Nos actions sont appréciées et reconnues », se réjouit-elle.

    Réussite , gratuité, réciprocité

    Faire émerger et réussir de nouveaux entrepreneurs requiert un certain talent. Il faut  trouver le juste équilibre entre enthousiasme, sens de l’écoute et force de persuasion. Des atouts que la jeune femme déploie  naturellement. « Notre seul objectif, c’est de faire grandir les entreprises pour qu’elles réussissent. La notion d’aide est très gratifiante pour moi. Il n’y a pas de meilleure récompense que de voir les entreprises réussir. Et contribuer à développer l’emploi local est porteur de sens », assure Alizée qui est très attachée à son territoire. 

    La jeune femme apprécie aussi le temps qu’elle passe avec les membres de l’association, ces chefs d’entreprise bénévoles qui donnent de leur temps pour accompagner gratuitement les lauréats. « La réciprocité fait de nous les maillons d’une chaîne dédiée à la transmission. Elle encourage nos anciens lauréats à donner à leur tour avec une réelle envie de leur part d’être là. Ils donnent de leur temps mais c’est un temps choisi et cela fait toute la différence », dit-elle. Pour mener à bien son travail, Alizée sait aussi qu’elle peut compter, comme toute son équipe, sur le soutien de la Fédération Réseau Entreprendre® , toujours à l’écoute pour répondre aux besoins des associations. « C’est aussi grâce à eux que nous réussissons à faire correctement notre travail ».  

    Grandir et s’épanouir 

    En 2 ans et demi passés au sein de Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron, Alizée a trouvé un épanouissement grandissant dans son travail. « J’apprends tous les jours un métier formidable, ponctué de rencontres, d’expériences de vie, de points de vue, qui nous font progresser sans cesse. Pouvoir échanger à 25 ans avec des chefs d’entreprise qui ont déjà vécu 1 000 vies, c’est hyper nourrissant. Je les admire pour le chemin parcouru et je prends auprès d’eux des conseils et des leçons de vie pour pouvoir avancer de mon côté », livre humblement la jeune femme qui croque la vie à pleine dents.
  • Réussir sa reprise d’entreprise #03 – Comment réussir son business plan

    Réussir sa reprise d’entreprise #03 – Comment réussir son business plan

    Le business plan est une étape incontournable pour tout entrepreneur souhaitant lancer une nouvelle activité. Ce document clé permet de structurer le modèle économique, de définir une stratégie et de rassurer les partenaires financiers. Toutefois, sa réussite repose sur une réflexion approfondie et une méthode rigoureuse.

    Voici les cinq grandes étapes à suivre pour bâtir un business plan solide et convaincant.
    Bertrand Cadillon, expert-comptableFiducial 

    1- Faire le point sur votre situation actuelle et
    vos objectifs personnels

    Avant de plonger dans les chiffres, il est primordial de faire un état des lieux de votre situation personnelle et professionnelle. Cette introspection est essentielle pour savoir où vous en êtes et définir clairement vos motivations.
    Il est nécessaire de vous poser les bonnes questions : Quelle est votre situation familiale ? Quelle est votre formation et quelles compétences avez-vous développées au cours de vos expériences professionnelles ? Quelles sont les connaissances directement liées à votre projet ?

    Ce bilan doit aussi inclure vos objectifs personnels. Cherchez-vous à créer votre propre emploi, à devenir votre propre patron, ou à organiser votre temps pour mieux concilier vie familiale et professionnelle ? Il est aussi important de connaître l’avis de votre entourage proche, car le soutien familial est souvent un facteur clé de succès pour les entrepreneurs.
    Cette première étape vous permettra d’avoir une vision claire de vos attentes, de vos forces et des domaines où vous pourriez avoir besoin de renforts ou de formations complémentaires.

    2 – Définir précisément votre future activité

    Une fois que vous avez cerné vos motivations, il est temps de définir précisément votre future activité. Il ne suffit pas de savoir ce que vous souhaitez vendre ou offrir, il faut aussi être capable de décrire vos produits ou services de manière claire et concise. Quelles sont les caractéristiques de votre offre ? Quels sont les bénéfices pour vos futurs clients ?
    L’innovation joue souvent un rôle crucial dans la réussite d’une entreprise. Votre offre se démarque-t-elle de la concurrence ? Si oui, en quoi ? Il est important de bien analyser ce qui fait votre singularité sur le marché : prix, qualité, service, ou encore valeurs ajoutées spécifiques.
    L’objectif est ici de clarifier votre positionnement sur le marché et de déterminer votre stratégie tarifaire. Connaître les marges que vous pouvez réaliser est essentiel, tout comme évaluer si votre offre répond à une demande existante et identifiable.

    3 – Analyser le marché et la concurrence

    La troisième étape consiste à analyser en profondeur votre marché cible. Une bonne connaissance de votre secteur d’activité est indispensable pour élaborer un business plan réaliste. Qui sont vos futurs clients ? Quelle est leur taille et quels sont leurs besoins ?
    Observer les tendances de consommation et anticiper leur évolution à court, moyen et long terme est crucial. Il est également important d’identifier vos concurrents actuels et futurs. Quelle est leur stratégie, leurs produits, leurs prix, et comment vous positionnez-vous par rapport à eux ?
    Le marché peut évoluer et de nouveaux concurrents peuvent émerger. Votre capacité à vous adapter à ces changements sera déterminante. Il est essentiel de prévoir des solutions face à une concurrence croissante pour maintenir votre compétitivité.

    4 – Définir votre stratégie de développement et votre modèle économique

    Le cœur de votre business plan réside dans la définition de votre stratégie de développement. Comment allez-vous vendre vos produits ou services ? Quels canaux de distribution choisirez-vous ? Allez-vous vendre directement à vos clients ou passer par des tiers ?
    Il est important de définir précisément vos stratégies de prospection commerciale et les investissements nécessaires à leur mise en œuvre.
    Ensuite, il faut penser à la production. Quels sont les coûts associés à la réalisation de votre offre ? Que ce soit l’achat de matériel, de locaux ou encore la gestion des fournisseurs et partenaires. Chaque poste de dépense doit être minutieusement évalué. Qui seront vos partenaires clés ? Comment allez-vous les rémunérer ?
    La réussite de cette étape repose sur une bonne gestion des ressources et des partenariats. Avez-vous pensé à l’externalisation de certaines tâches pour optimiser les coûts ?
    Ces questions doivent trouver des réponses concrètes dans votre business plan afin de garantir sa viabilité à long terme.

    5 – Préparer la mise en œuvre de votre projet

    La dernière étape consiste à prévoir la mise en œuvre concrète de votre projet. Cela inclut les prévisions financières à court et moyen terme. Vous devez anticiper vos revenus et les charges associées à votre activité pour les trois premières années. Ces prévisions doivent être réalistes et tenues à jour en fonction des évolutions du marché.
    Avez-vous envisagé la saisonnalité de votre activité ? Quels sont vos prix de vente et vos conditions de règlement ? Il est également essentiel de déterminer vos besoins en financement. Que ce soit pour démarrer ou pour développer votre entreprise, il est crucial d’identifier les sources de financement possibles et de préparer des dossiers convaincants pour vos investisseurs.
    Enfin, le choix de la structure juridique de votre entreprise doit être réfléchi en fonction de votre situation familiale, de votre patrimoine et de vos objectifs personnels.

    Conclusion, un business plan, un outil indispensable

    Le business plan est bien plus qu’un simple document à présenter aux investisseurs. C’est un véritable guide qui accompagne l’entrepreneur dans la structuration de son projet et la prise de décisions stratégiques.
    Réaliser un business plan exige rigueur et anticipation. En suivant ces cinq grandes étapes, vous maximiserez vos chances de succès et disposerez d’un outil précieux pour convaincre partenaires et investisseurs.
    Il est recommandé de vous entourer de conseils d’experts pour valider vos hypothèses et obtenir une vision extérieure sur votre projet. Vous pouvez aussi vous rapprocher d’un réseau d’accompagnement comme Réseau Entreprendre® qui pourra vous apporter de précieux conseils dans la conduite de votre entreprise et ainsi contribuer à son succès.
    « Un business plan solide est souvent le point de départ d’une aventure entrepreneuriale réussie.« 
     
  • Numérique responsable : comment réduire votre impact en entreprise ?

    Numérique responsable : comment réduire votre impact en entreprise ?

    Face à l’impact environnemental croissant du numérique, les entreprises doivent adopter des stratégies durables pour concilier innovation et stratégie numérique responsable. Découvrez dans cette interview les pratiques d’Eloïse et Laurent Bailleux, cofondateurs de Bilbea, lauréats de Réseau Entreprendre ® Normandie Seine et Eure

    Bilbea est une entreprise lauréate de Réseau Entreprendre®Normandie Seine et Eure spécialisée dans la transition numérique responsable. Qu’entendez-vous par le numérique responsable et quels sont les principaux impacts environnementaux du numérique ?

    Le numérique responsable a pour ambition de faire converger transition technologique et objectifs de développement durable. Aujourd’hui, l’impact carbone du numérique a dépassé celui de l’aviation civile. Il représente 3,8 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Et si rien n’est fait, il pourrait tripler d’ici 2050.
    De même, son impact sociétal est tout aussi important : fracture numérique, faible accessibilité des services numériques, protection des données ou encore stress numérique, particulièrement présent dans les entreprises.

    Limiter et contrôler les impacts environnementaux de son entreprise peuvent apparaitre comme des injonctions contradictoires avec son développement.
    Quels sont les avantages économiques à long terme à la mise en place d’une stratégie de numérique responsable en entreprise ?

    Les bénéfices à moyen et long terme pour les entreprises qui mettent en œuvre une démarche numérique responsable sont nombreux et souvent sous-estimés.
    En premier lieu, la sobriété numérique permet l’optimisation de ses outils digitaux et la réduction de ses dépenses énergétiques, donc in fine, la réduction des coûts liés à son système informatique. De plus, assurer la cohérence des usages et processus numériques permet aux collaborateurs d’être acteurs de la politique RSE de leur organisation. Enfin, l’engagement vers la durabilité de son numérique aura un impact positif sur l’image de l’entreprise et sa marque employeur.
    Pour minimiser l’empreinte écologique des communications numériques, une entreprise peut limiter les emails inutiles via une messagerie instantanée, optimiser le stockage cloud en supprimant les fichiers obsolètes, et mettre en œuvre le partage de documents. Elle peut sensibiliser ses employés par des campagnes internes sur les pratiques durables fédérant ainsi les parties prenantes autour de la démarche.
    Il existe aujourd’hui différentes actions de sensibilisation telle la Fresque du Numérique, la petite sœur de la Fresque du Climat qui aide à la prise de conscience de façon collaborative, ou des actions de formation plus traditionnelles qui peuvent s’adapter aux profils des apprenants : équipe projet SI, chargé de projet RSE ou dirigeants qui souhaitent s’initier aux bonnes pratiques numériques.
    Des sessions de formation, alternant méthodologie et mise en pratique, existent sur des formats variés de 3h à plusieurs jours, adaptables au contexte et aux besoins de l’entreprise.

    Pour en savoir plus sur l’approche et les outils de Microsoft sur le numérique, vous pouvez télécharger l’ebook : Un guide du dirigeant pour le développement durable | Microsoft
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