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Témoignages Archives - Page 12 of 16 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Témoignages

  • Taha Zemmouri

    Taha Zemmouri

    Plus jeune, Taha Zemmouri se rêvait Président, aujourd’hui il est Président de l’entreprise qu’il a fondée : DataGénius et pour laquelle il est devenu lauréat de Réseau Entreprendre Rhône.

     
     
    Bonjour je m’appelle Taha Zemmouri j’ai 25 ans quand j’étais petit je rêvais d’être homme politique et président de la république alors aujourd’hui je suis plutôt président mais président de ma société qui s’appelle Datagénuis et notre métier c’est d’accompagner nos clients dans la valorisation de leurs données grâce aux sciences des données à la datascience et à l’intelligence artificielle et en particulier en implémentant des modules de machine learning pour répondre aux besoins de nos clients.
     
    Pourquoi Réseau Entreprendre ?
    Par un ancien lauréat qui m’a longuement parlé du réseau entreprendre ce que ça pouvait apporter donc j’ai rencontré les équipes du réseau entreprendre qui m’ont exposé effectivement l’accompagnement que ce soit accompagnement individuel grâce à des mentors ou l’accompagnement collectif via des réunions des clubs et des formations dédiées qui me permettent donc à moi l’ingénieur de compléter mon background et mon bagage avec une approche beaucoup plus managériale et qui correspond à ce qui est nécessaire pour gérer une entreprise.
     
    L’accompagnement individuel c’est quoi ?
    J’ai la chance d’avoir comme accompagnateur Franck Pinasa de la société Corhofi que je rencontre régulièrement à peu près tous les mois et avec qui on revient sur l’évolution de la boîte et qui me donne pas mal de conseils notamment sur la gestion, sur la trésorerie et qui va m’orienter notamment grâce à l’expérience qu’il a en tant que chef d’entreprise.
     
    Ton site internet en panne 1 semaine ou ne plus avoir internet pendant 1 semaine ?
    Le site internet en panne !  Parce que nous on est plutôt sur les entreprises et donc notre site c’est plutôt un site vitrine. Alors qu’internet on l’utilise pour le travail et pour développer notre solution.

    Food-truck avec Philippe Etchebest enragé ou Relancer la Tecktonik ?
    Relancer la tecktonik ! Il me fait trop peur Philippe.

    Avoir le hoquet à vie ou « Sapé comme jamais en boucle ?
    Sapé comme jamais

    Le mot de la fin ?
    Mon mot de la fin sera bienveillance parce que c’est une valeur à laquelle je tiens énormément et que je souhaite instaurer pour longtemps dans l’entreprise.
    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] La bienveillance est la valeur à laquelle je tiens énormément et que je souhaite instaurer pour longtemps dans l’entreprise.  [/re-quote]
  • Elodie Germain et Delphine Dubois

    Elodie Germain et Delphine Dubois

    Elodie Germain est lauréate de Réseau Entreprendre Paris. Avec son associée Delphine Dubois, elle a fondé Les 3 Chouettes par passion pour la food et l’envie de porter un projet à impact positif. Elle nous raconte les vertus de l’accompagnement et la façon dont elle aborde le fait d’entreprendre en tant que femme.

     
    Comment est né le projet Les 3 Chouettes ?
    Les 3 Chouettes est né d’un constat : une partie des cultures typiquement françaises, du moins à l’origine, sont délocalisées sous la pression des coûts. Ce que notre assiette contient a parfois parcouru plusieurs milliers de kilomètres. Cela n’a pas de sens !
    Nous avons été frappées par la délocalisation de l’un des emblèmes de la gastronomie française : le cornichon. Cela nous a donné envie de relever le défi d’entreprendre pour proposer son alternative durable : des pickles de légumes bio&locaux.  Le choix des pickles s’est fait car au delà de l’engagement, nous trouvions les linéaires super tristes. On avait envie de mettre de la joie au rayon condiment  !
    Vous avez fait le choix de mettre au cœur de votre business model des valeurs fortes. Lesquelles ?
    Le fait d’avoir un impact positif sur la société et l’environnement est au coeur de notre projet, sa raison d’être. En lançant Les 3 Chouettes, nous avons pris des engagements forts pour que ces valeurs se traduisent très concrètement dans notre activité : tous les produits sont bio, nous travaillons avec des agriculteurs installés au plus proche de notre atelier et nous avons internalisé la production ce qui nous a permis de créer 7 emplois à ce jour. Nos engagements vivent ainsi de la fourche du producteur à l’assiette du consommateur.
    Pourquoi avoir contacté Réseau Entreprendre à vos débuts ?
    Quand on entreprend, tout le monde vous donne son avis. Mais cela finit par vous parasiter et vous êtes souvent seuls pour prendre des décisions importantes. Avec Delphine, nous avons eu envie d’être entourées de chef(fe)s d’entreprise qui aient soif de partager leur expérience. Et c’est ce que nous sommes venues chercher chez Réseau Entreprendre. Nous nous y sentons entourées de personnes bienveillantes,  expertes dans leur domaine et jamais avares de partager de bons conseils.
    Nous avions également contacté Réseau Entreprendre pour bénéficier d’un prêt d’honneur ; il a eu un véritable effet levier sur les prêts bancaires.
    Que vous a apporté Réseau Entreprendre ?
    L’effet positif de l’accompagnement c’est de se sentir au cœur d’un mouvement, de se dire que d’autres aussi sont passés par les mêmes étapes – les fameuses montagnes russes de l’entrepreneuriat-  et réussissent. On se dit alors, pourquoi pas nous ?
    Vous évoquez l’importance des rôles modèles. Pensez-vous que les femmes en manquent aujourd’hui ?
    Oui et c’est mathématique car les femmes sont deux fois moins nombreuses à entreprendre que les hommes ! Donc il y a forcément moins de rôles modèles féminins, c’est le serpent qui se mord la queue. Il y a donc urgence à bouger les lignes. Pour cela un travail sur l’éducation est nécessaire, il faut aussi plancher sur la parentalité, les aides, l’accompagnement afin de permettre un meilleur équilibre vie privée / vie pro.
    Pour Delphine et moi, dans tous les cas cela n’a jamais été un sujet d’être femme et d’entreprendre. Je crois que nous avons en notre for intérieur l’envie, la confiance et nous n’avons pas peur du saut dans l’inconnu.
    Auriez-vous un conseil à donner à des femmes qui souhaiteraient se lancer ?
    « Choisissez tout ! » comme le dit Nathalie Loiseau. J’ai des enfants, je suis entrepreneure et épanouie. Il y a des aménagements à faire mais c’est possible d’y arriver !
     
     
    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] Le fait d’avoir un impact positif sur la société et l’environnement est au coeur de notre projet, sa raison d’être. [/re-quote] [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] Nous nous y sentons entourées de personnes bienveillantes,  expertes dans leur domaine; [/re-quote]
  • Jean-Luc Henry

    Jean-Luc Henry

    FIDUCIAL et Réseau Entreprendre sont partenaires depuis 2017. Dans ce cadre, une vingtaine de directeurs d’agence FIDUCIAL Expertise sont engagés au sein des associations locales de Réseau Entreprendre.  Ils y apportent leur expertise auprès des porteurs de projets et lauréats de Réseau Entreprendre. Annabelle ITASSE, Directrice de Réseau Entreprendre Côte d’Azur et Jean-Luc HENRY, Directeur de l’agence FIDUCIAL Expertise de Nice témoignent de leur collaboration.
     
    Jean-Luc, dans le cadre du partenariat national entre FIDUCIAL et Réseau Entreprendre, vous êtes devenu membre de Réseau Entreprendre Côte d’Azur : pouvez-vous nous dire ce qui vous a intéressé dans ce réseau ?
    Jean-Luc HENRY, Directeur d’agence FIDUCIAL Expertise : J’ai connu le réseau il y a quelques années. Un de mes clients était en train d’étudier un dossier de reprise d’une PME et allait faire appel à Réseau Entreprendre. Il m’avait expliqué que cette structure permettait entre autres d’avoir des prêts afin de compléter les apports en fonds propres.
    Plus tard, lorsque j’ai pu connaître davantage le réseau, je me suis rendu compte que FIDUCIAL et Réseau Entreprendre avait de nombreuses similitudes dans l’approche et l’accompagnement des professionnels.
    L’apport qui me paraît le plus important résulte des échanges, des rencontres et de l’accompagnement du réseau.
    Je synthétiserai en indiquant que notre collaboration est enrichissante à la fois à titre personnel et professionnel.
     
     Anabelle, pourquoi avez-vous voulu décliner le partenariat national dans votre région et avoir proposé à un directeur d’agence de FIDUCIAL Expertise de rejoindre Réseau Entreprendre Côte d’Azur ?
    Annabelle ITASSE, Directrice de Réseau Entreprendre Côte d’Azur : Il suffit de jeter un œil sur les missions et valeurs affichées de FIDUCIAL pour se rendre compte qu’elles sont proches des nôtres : proximité qui garantit un accompagnement partout en France, valeur ajoutée et expertise, des connaissances sectorielles spécifiques, de la rigueur et le respect des engagements.
     
    Comment se déroule votre collaboration commune ?
    Annabelle ITASSE, Directrice de Réseau Entreprendre Côte d’Azur : Jean-Luc a tout de suite été impliqué dans plusieurs des missions que nous lui avons proposées : animation de club de lauréat, validations, comité d’engagement, accueil d’événements dans ses locaux, formation à la posture d’accompagnateurs, Comité de suivi…
    Il répond et se rend disponible à chacune de mes sollicitations et ses interventions sont très appréciées. FIDUCIAL montre à travers ce partenariat qu’une grande entreprise de taille nationale, n’en reste pas moins proche de son territoire et privilégie la qualité des relations humaines.
    Jean-Luc HENRY, Directeur d’agence FIDUCIAL Expertise : Le but de cette collaboration est de soutenir et pérenniser les projets des entrepreneurs. Le fait de pouvoir échanger avec différents partenaires (dirigeants, avocats, banquier, autres..) permet de prendre du recul et de la hauteur et de travailler sur des problématiques de chef d’entreprise. Notre collaboration est multiple : participation à des comités, consultation, animation d’atelier (exemple : la mise en place d’un tableau de bord de pilotage pour le chef d’entreprise…)
     
    Quels conseils donneriez-vous, chacun à d’autres territoires dans lequel le partenariat est mis en œuvre pour développer une relation de qualité comme la vôtre ?
    Annabelle ITASSE, Directrice de Réseau Entreprendre Côte d’Azur : Si votre directeur d’agence FIDUCIAL Expertise partage nos valeurs comme Jean Luc, le seul conseil que je vous donne c’est de le rencontrer.
    Jean-Luc HENRY, Directeur d’agence FIDUCIAL Expertise : D’être à l’écoute et se rendre disponible pour les différents évènements qui vous permettront de se rendre compte de la qualité des projets ainsi que de la qualité des membres du réseau.
     
  • Alexis de Galembert

    Alexis de Galembert

    Alexis de Galembert a bénéficié de l’accompagnement de Réseau Entreprendre Paris lors de la création de La Fabrique Cookies puis a intégré le programme Ambition pour structurer son entreprise.

     
     
    « J’ai eu l’idée de lancer la Fabrique Cookies, un soir tard au bureau je faisais du conseil financier à l’époque, et j’aimais beaucoup ce produit.  J’ai rêvé d’ouvrir un placard rempli de plein de cookies différents et en fait cette espèce de blagues qui est née d’un peu de fatigue, a fini par devenir réalité puisque j’ai fini par démissionner de ce boulot pour lancer la Fabrique Cookies. Alors aujourd’hui la Fabrique Cookies c’est 30 personnes et dans trois semaines ce sera 42 personnes, on est en train d’embaucher 12 personnes puisqu’on on ouvre quatre points de vente à Paris d’ici la fin de l’année (2018) donc ça va assez vite.
     
    Peux-tu nous parler des programmes d’accompagnement Start et Ambition ? 
    Il a vocation le programme Start a surtout éviter de faire des erreurs et à se sentir dans la même panique que tous les autres entrepreneurs, alors que le programme Ambition m’a beaucoup aidé à accepter les choses, à prendre des décisions importantes et en fait à structurer l’entreprise. Alors aujourd’hui le programme Ambition pour la Fabrique Cookies se fait avec trois accompagnateurs que je vois tous les deux mois donc c’est assez formel, on appelle ça le board de la Fabrique Cookies. Ca aide à structurer la gouvernance de l’entreprise de manière certaine puisque c’était l’objectif et c’est ce qu’on fait ! On aborde toutes sortes de problématiques mais on aborde les problématiques très business, les problématiques financières mais aussi et surtout des problématiques de gouvernance.
    J’ai souvent dit que ça a été la meilleure décision de ma vie, en tout cas de ma vie d’entrepreneur que d’intégrer Réseau Entreprendre parce que le fait d’être entouré alors que l’on créé une entreprise c’est essentiel. Le fait de pas commettre forcément les erreurs que d’autres ont commises avant soi ou de parler de ses problèmes et du coup d’avoir un corps collégial qui nous aide à trouver des solutions, c’était vraiment quelque chose d’hyper important, d’hyper intéressant et je pense que probablement, c’est difficile à dire, mais probablement que sans  Réseau Entreprendre la Fabrique Cookies se serait arrêtée en 2015 !
     
  • Cécile et Antoine Tauvel

    Cécile et Antoine Tauvel

    Cécile et Antoine se sont rencontrés pendant leurs études. Le coup de foudre ne leur a pas seulement donné envie de passer leur vie ensemble ; ils ont également décidé de créer une entreprise à deux. Si l’aventure entrepreneuriale se déroule au mieux  La Minut’Rit compte aujourd’hui 32 salariés et franchisés – les deux fondateurs ont décidé de faire appel à nouveau à l’accompagnement de Réseau Entreprendre pour sécuriser leur développement. 

     

    Un soutien non intrusif qui donne confiance.

    Cécile et Antoine étaient décidés à créer ensemble, convaincus de leur complémentarité. Ils remercient aujourd’hui tous les acteurs qui ont croisé leur route : « être entourés nous a permis d’avoir confiance pour avancer et se lancer vraiment. Nous étions étudiants donc cela fût décisif ». Cécile et Antoine ont porté leur projet pendant leurs études puis, soutenus par Les Entrepreneuriales, ils l’ont fait mûrir. Ils se sont ensuite présentés chez Réseau Entreprendre pour bénéficier d’un accompagnement  START. « Les chefs d’entreprise de Réseau Entreprendre ont été de bons conseils notamment sur le sujet de l’association ; ils sont restés à nos côtés même lorsque l’on ne suivait pas les recommandations ! Aujourd’hui je les remercie car leur vigilance nous a aidés à prendre conscience des risques. Ils nous ont donné confiance pour faire seuls, sans autres associés », confie Cécile. Les accompagnateurs, chefs d’entreprise bénévoles de Réseau Entreprendre, respectent le principe de gratuité leur interdisant d’investir dans les sociétés des lauréats qu’ils accompagnent : c’est l’une des clés de l’accompagnement Réseau Entreprendre qui a tant plu aux fondateurs de La Minut’Rit«Nous nous y sentons bien car il y a de la bienveillance et que les conseils des chefs d’entreprise sont désintéressés. Ils ne sont pas des amis et sont donc libres de nous questionner ; cela leur permet de pointer du doigt les sujets pour nous aider à la prise de conscience ».
     

    Etre accompagnés dans les phases décisives de développement.

    La Minut’Rit compte aujourd’hui 32 salariés et franchisés et grandit grâce à un modèle de franchise. Un développement que Cécile et Antoine comptent poursuivre… accompagnés ! «Nous avions pris le temps à la création puis, notre passage de 10 à 30 personnes est allé très vite. L’accompagnement Start avait été très efficace, cela nous a alors donné envie de poursuivre avec l’accompagnement Booster ». Le programme Booster by Réseau Entreprendre est proposé aux entrepreneurs en phase de développement, à une étape cruciale de la vie de l’entreprise. Pour Cécile et Antoine, se faire challenger dans leurs décisions stratégiques est devenu un incontournable. «Nous pensons au développement tout le temps mais nous avons besoin de retour de chefs d’entreprise car nous n’arrivons pas à y réfléchir seul. Etre accompagnés aide à choisir les bonnes options ». C’est donc entourés de trois chefs d’entreprise que Cécile et Antoine espèrent structurer leur développement. « Notre première rencontre a duré trois heures et à la fin de cet échange, ils avaient déjà saisi les enjeux ; nous parlons le même langage ».
     
    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] « Etre accompagnés aide à choisir les bonnes options. »  [/re-quote]
  • Cheyma Bourguiba

    Cheyma Bourguiba

    Cheyma Bourguiba, co-fondatrice de Aujourd’hui Demain, lauréate de Réseau Entreprendre 93, revient sur ses premiers pas d’entrepreneuse, l’apport de Réseau Entreprendre et le développement d’Aujourd’hui Demain.

     
     
    Pourquoi avez-vous créé Aujourd’hui Demain ?
    Ce qui m’a donné envie de monter Aujourd’hui Demain, c’était tout simplement mon besoin. En fait en tant que végan je n’arrivais pas à trouver ce qu’il me fallait simplement et sans me prendre la tête. En fait on réunit dans 160 m2 une épicerie, un restaurant et une boutique life style. Chez Aujourd’hui Demain, on est déjà 9 : 9 salariés en CDI ou en apprentissage et dès le mois prochain on sera 12 puis, peut-être plus rapidement parce que les besoins évoluent très vite et c’est très agréable de se dire qu’on créé de l’emploi.
    Que retirez-vous de l’accompagnement de Réseau Entreprendre ?
    J’ai contacté Réseau Entreprendre parce que j’avais évidemment un besoin de financement ça c’était clair, assez important pour un lieu tel que celui-ci mais aussi parce que je connaissais Réseau Entreprendre et ses valeurs et notamment ce qu’il fait et que d’autres ne font pas qui est l’accompagnement. En tant que jeune entrepreneur qui ne vient pas d’un milieu d’entrepreneur, avec mon associé on s’est dit que clairement ça pouvait faire la différence dans notre expérience, et qu’on en avait vraiment besoin d’apprendre des autres. Ce que nous apporte l’accompagnement de Réseau Entreprendre à mon sens c’est principalement une espèce de garde-fou, en fait dans une aventure entrepreneuriale on peut vite se sentir très seul et la première chose qu’on a apprise c’est de ne pas rester seul. Simplement en posant des questions de la plus précise à la plus générale on a bien plus de réponse que la simple question avec laquelle on vient au départ. Juste après l’ouverture qui était une période très compliquée, très fatigante physiquement et psychologiquement on avait eu quelques petits problèmes de staff, de management et on était complètement démuni clairement et un peu à bout, du coup on a appelé en catastrophe notre mentor et il a su nous rassurer, il a su apporter des réponses mais surtout il nous a expliqué que lui aussi était passé par là.
     
    Réseau Entreprendre en 2 mots ?
    En 2 mots Réseau Entreprendre, pour moi c’est bienveillance et pragmatisme.
     
  • Frédéric Bardeau

    Frédéric Bardeau

    Vous faites partie de ces entrepreneurs dont le projet est porteur d’impact social. Avez-vous l’impression qu’ aujourd’hui l’économie est plus ouverte à ces modèles ?

    Quand j’ai pris contact avec Réseau Entreprendre en 2013, les chefs d’entreprise regardaient mon modèle avec curiosité et étonnement ; « comment peut-on proposer un service gratuit et inclusif ? » se disaient-ils. L’un des bénévoles de Réseau Entreprendre a eu un coup de cœur pour Simplon et je suis devenu lauréat. Je crois que j’ai eu beaucoup de chance. L’année où j’ai lancé Simplon, Xavier Niel lançait l’école 42, sur un modèle proche du nôtre. Un signe que mon idée n’était pas si farfelue ! Aujourd’hui, être un entrepreneur social est quasiment mainstream ; il y a des chaires d’entrepreneuriat social, des formations à l’entrepreneuriat social dans les grandes écoles de commerce…
     
    mainstream
     

    A quoi, ou à qui, attribuez-vous cette évolution ?

    Les nombreux débats sur le statut des entreprises sociales y ont contribué ; celui sur la définition de l’économie sociale et solidaire et plus récemment celui sur les entreprises à mission. Mais finalement, il y a toujours eu des chefs d’entreprise engagés socialement. C’était paternaliste peut-être, c’était sous la forme d’une RSE sûrement mais c’était déjà une forme d’engagement ! Ce qui a changé c’est que les entrepreneurs mettent leur engagement au centre de leur modèle, avant la recherche de gain financier. C’est une manière différente de faire de l’économie mais c’est de l’économie.

    N’avez-vous pas également le sentiment que c’est une évolution de la société et notamment de sa jeune génération qui demande à l’entreprise plus de sens ?

    Les dernières enquêtes montrent en effet que les jeunes souhaitent mettre plus de sens dans leur travail. Pour autant, lorsqu’on leur pose la question du salaire, ils ne sont prêts à accepter une baisse que de 5% pour travailler dans l’économie sociale et solidaire. Il y a donc encore des paradoxes !
     

    Pensez-vous que ce mouvement de l’impact positif des entreprises va continuer d’irriguer le monde économique pour devenir un modèle dominant ?

    Il suffit de regarder les chiffres de l’économie sociale et solidaire (le secteur représente 12,8% de l’emploi privé !) pour comprendre qu’il ne s’agit plus uniquement d’un petit nombre d’ultra convaincus. Pour aller plus loin, il faudra des rôles modèles et une démonstration de la viabilité économique de ces modèles à impact positif.
    Par ailleurs, les évolutions que l’on observe aujourd’hui ne viennent pas toutes de l’ESS : le mouvement des entreprises libérées est né dans l’économie traditionnelle ; la gouvernance horizontale aussi. Le statut ne fait pas donc la vertu ! Il ne s’agit pas de demander à toutes les entreprises d’être d’économie sociale et solidaire mais plutôt qu’elles s’interrogent sur leur mission et la manière dont elles mettent en œuvre les moyens humains et financiers pour y arriver.

    Vous évoquez le mouvement des entreprises libérées. L’entrepreneuriat à impact positif rebat-il les cartes du pouvoir dans l’entreprise ?

    Aucune entreprise n’a intérêt d’avoir un dirigeant affaibli et personne ne souhaite une entreprise désincarnée. La figure d’un dirigeant qui prend des décisions n’empêche pour autant pas d’avoir une gouvernance participative et qui s’appuie sur le principe de subsidiarité, donnant à celui qui est au plus près et le mieux placé la capacité de décision. Il s’agit surtout d’une question d’équilibre mais selon moi une gouvernance participative permet au contraire de renforcer le dirigeant dans ses prises de décision. Il doit pour cela apprendre à s’entourer.
     
    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] Aujourd’hui, être un entrepreneur social est quasiment ! [/re-quote] [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] C’est une manière différente de faire de l’économie mais c’est de l’économie. [/re-quote] [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] Le statut ne fait pas donc la vertu ! [/re-quote] [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] une gouvernance participative permet au contraire de renforcer le dirigeant dans ses prises de décision [/re-quote]
  • Rémi Roux

    Rémi Roux

    Lauréat devenu membre de Réseau Entreprendre Occitanie Garonne, Rémi Roux accompagne à son tour des entrepreneurs, cette réciprocité est pour lui une illustration de l’économie sociale et solidaire qui est dans l’ADN de Réseau Entreprendre.

     
     
    >> Pour en savoir plus sur l’accompagnement de Réseau Entreprendre sur les projets à Impact Positif, cliquez ici 
  • Philippe Roué et Edouard Lefébure

    Philippe Roué et Edouard Lefébure

    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] Etre Lauréat du programme Ambition est un gage de la crédibilité pour l’entreprise, ses dirigeants et ses équipes. C’est la marque de la qualité d’un projet. [/re-quote]

    Vous avez été Lauréats Réseau Entreprendre Bretagne au titre du Programme Ambition, où en êtes-vous aujourd’hui ?

    s allons d’ailleurs franchir très prochainement la barre très symbolique des 50 salariés.
    L’entreprise poursuit sa croissance sur un rythme assez proche de celui que nous avions envisagé en 2015-2016 lorsque nous avons rejoint le programme Ambition initié par Réseau Entreprendre Bretagne. Nou
    L’année 2018 restera à cet égard comme une année charnière dans l’histoire de l’entreprise.
    Nous venons, d’une part de boucler l’acquisition d’une nouvelle unité de production qui verra le jour en 2019 dans laquelle nous rassemblerons nos deux sites de production actuels. Ceci nous permettra d’enclencher les étapes suivantes de notre plan stratégique avec une efficacité renforcée et une productivité accrue. A cette occasion, nous sommes très heureux de participer à la revitalisation d’un site emblématique du territoire Briochin, puisqu’il s’agit de l’ancienne usine Chaffoteaux et Maury à Ploufragan.
    Nous avons d’autre part procédé à une augmentation de capital au niveau du groupe avec l’entrée à nos côtés d’un fonds d’investissement (Entheos) dans l’objectif d’accélérer encore le développement de notre gamme de maisons E-LOFT.

    Que vous a apporté concrètement le Programme et le comité d’Accompagnement composé de 4 chefs d’entreprises Membres ?

    L’apport du programme Ambition est fondamental et polymorphe.
    A la base, cela nous a permis de structurer notre projet de développement. Cette phase amont est cruciale car, outre le passage en comité, elle balise très fortement la vie de l’entreprise pour ses 3-5 prochaines années.
    Une fois lauréat, le groupe d’accompagnement composé de 4 chefs d’entreprise a été pour nous d’une richesse incroyable, et nous profitons de cette occasion pour, de nouveau, remercier nos « 4 mousquetaires » pour la qualité, la pertinence et… la grande bienveillance dont ils ont fait preuve durant ces 2 années. Les 8 ou 9 comités trimestriels que nous avons organisés ont été, à chaque fois, des moments importants de la vie de l’entreprise. Nous avons formé un vrai groupe, actif, presque comme l’aurait fait un conseil d’administration, dans lequel nous avons systématiquement passé en revue et adapté l’exécution de notre plan stratégique.
    Il ne faut pas sous-estimer non plus la qualité de l’image très positive que renvoie Réseau Entreprendre Bretagne auprès des partenaires de l’entreprise, quels qu’ils soient : Fournisseurs, Banques, Institutionnels, mais aussi Clients. Etre Lauréat du programme Ambition est un gage de la crédibilité pour l’entreprise, ses dirigeants et ses équipes. C’est la marque de la qualité d’un projet et nous sommes très heureux d’avoir été le 2ème Lauréat de ce programme pour la Bretagne.

    Et maintenant, quels seraient vos conseils à des entrepreneurs en développement sur la base de votre expérience ?

    Il y aurait tant de choses à dire sur ce thème alors que chaque expérience d’entreprise est différente.
    Pour ne retenir qu’une ou deux idées, je dirai tout d’abord que « la réflexion prime l’action ». Alors que l’entreprise s’engage sur un chemin de forte croissance, il est crucial, voire vital, de définir un cap stratégique, et comme disent les marins, il n’est de bons vents que si on sait vers quel port on veut aller. La deuxième idée serait celle de rester souple et agile afin d’adapter l’exécution de son plan de développement à la réalité du terrain et des aléas positifs ou négatifs de la vie économique. Le projet ne se déroule jamais comme on l’a prévu. La troisième idée est celle de ne pas être ou rester isolé. A cet égard, et une nouvelle fois, les différents outils proposés par Réseau Entreprendre Bretagne sont de vrais atouts pour les chefs d’entreprise dans leur parcours.
  • Fiducial

    Fiducial

    Le prélèvement à la source : la réforme entre en vigueur le 1er janvier 2019

     
    Le prélèvement à la source sera effectif au 1er janvier 2019 : concrètement, quel impact cela va-t-il avoir sur les entreprises ? Comment devront-elles procéder ?
    Après plusieurs mois d’incertitudes et une décision de report, le prélèvement à la source va donc finalement bel et bien voir le jour le 1er janvier 2019. A compter de cette date, les contribuables vont payer l’impôt sur les revenus de l’année en cours, au lieu de ceux de l’année précédente.
    L’administration va d’abord devoir déterminer un taux de prélèvement qui va être défini en fonction du dernier impôt et des derniers revenus connus. En janvier 2019, ce seront donc les éléments de l’année 2017 (derniers revenus déclarés) qui serviront à ce calcul.
    Le taux sera calculé par foyer fiscal. Il sera égal à l’impôt sur les revenus 2017 (avant réductions et crédits d’impôt) divisé par le montant des revenus imposables 2017.
    Ce taux figurera sur les prochains avis d’imposition et servira à calculer le prélèvement de janvier à août 2019. A compter de septembre et jusqu’à la fin de l’année 2019, l’administration appliquera un nouveau taux, basé sur les déclarations de revenus 2018 (déposées en mai 2019).
     
    C’est l’employeur qui va réaliser la retenue à la source pour les salaires et assimilés
    L’employeur va recevoir le taux calculé par l’administration fiscale, prélever le montant de l’impôt sur chaque salaire et le verser à l’administration.
    Le salarié recevra son salaire net après impôt.
    Tous ces échanges se feront sur la déclaration sociale nominative (DSN). Le texte prévoit désormais une phase préparatoire obligatoire pour tous les employeurs. Baptisée phase « d’initialisation », elle doit permettre à l’administration de préparer la mise en place du prélèvement.
     
    Comment ce prélèvement à la source sera-t-il mis en place pour les chefs d’entreprises qui ne sont pas salariés ? Que doivent-ils prévoir ?
    Pour les revenus professionnels et notamment les bénéfices commerciaux (BIC), il est impossible de pratiquer comme pour les salaires.
    Le taux de prélèvement ne pouvant être appliqué au revenu commercial 2019, l’acompte sera calculé sur le dernier revenu connu. De janvier à août 2019, l’acompte sera donc calculé sur le bénéfice 2017 puis, de septembre à décembre, sur le bénéfice 2018.
    En l’absence de collecteur, l’acompte est prélevé directement par l’administration, sur un compte bancaire du contribuable. Ce prélèvement est réalisé tous les mois, ou sur option, tous les trimestres.
     
    Que se passera-t’il en cas d’écart entre l’impôt prélevé et l’impôt réellement dû en 2019 ?
     En mai 2020, tous les contribuables vont déclarer leurs revenus 2019. L’administration va calculer l’impôt dû au titre de 2019 et déduire les sommes prélevées au cours de l’année
    S’il subsiste un impôt à payer, l’administration réclamera ce solde au contribuable. Dans le cas contraire, si le total des sommes prélevées est supérieur au montant de l’impôt dû, l’administration remboursera le trop perçu.
     
    Qu’en est-il de l’année 2018 : année blanche ou pas ?
    L’année 2018 sert de transition entre l’ancien dispositif et le régime du prélèvement à la source. Les revenus vont faire l’objet de règles d’imposition très particulières.
    Les revenus 2018 seront déclarés et l’impôt sera calculé. Mais, pour éviter le paiement de deux impôts la même année, l’administration calculera un crédit d’impôt exceptionnel pour chaque foyer fiscal : le CIMR (Crédit d’Impôt de Modernisation du Recouvrement) qui neutralisera l’impôt sur les revenus « normaux » du foyer fiscal.
    Ainsi, les contribuables qui n’auront, en 2018, que des revenus courants passibles du prélèvement à la source ne paieront pas d’impôt sur les revenus 2018 car le CIMR le couvrira entièrement.
    A l’inverse, les contribuables qui auront des revenus exceptionnels ou des revenus non soumis au prélèvement à la source (comme les revenus de placements) paieront l’impôt sur ces revenus.
     Pour les commerçants, professions libérales, agriculteurs et certains dirigeants de société, le CIMR est calculé sur le montant du bénéfice commercial réalisé en 2018.
    L’administration craignant les effets d’aubaine et que certains contribuables «gonflent» de manière anormale leurs revenus professionnels 2018 pour obtenir un CIMR plus élevé, la loi prévoit que les revenus exceptionnels (ex : les plus-values) ne seront pas retenus pour le calcul du CIMR, et elle instaure également un cas de plafonnement du revenu « courant » pour le calcul du CIMR.
    Ainsi, si le bénéfice 2018 est plus élevé que les bénéfices des trois années précédentes, le revenu « courant » est plafonné au montant du bénéfice le plus élevé réalisé au cours des trois dernières années. Cette règle plafonne donc mécaniquement le montant du CIMR.
    Toutefois, si le bénéfice 2019 est supérieur à celui retenu pour le calcul du CIMR, le contribuable, pénalisé par ce mécanisme, pourra tout de même réclamer un complément de crédit d’impôt en 2020.
     
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