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Actualités Archives - Page 8 of 27 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Actualités

  • Vente en ligne : un moyen indispensable pour le B to C

    Vente en ligne : un moyen indispensable pour le B to C

    Fondateur de l’entreprise Le French Cleaning et président de Réseau Entreprendre® Alsace, Rémi Herquel s’est lancé avec succès dans la vente en ligne de produits d’entretien français pour la moto.
    Découvrez comment le e-commerce a été un moteur de croissance pour son entreprise et sa stratégie de vente en ligne.

    Rémi Herquel, vous êtes actuellement dirigeant, créateur et repreneur de plusieurs entreprises ainsi que président de Réseau Entreprendre® Alsace, pouvez-vous nous présenter votre principale activité et nous décrire comment le e-commerce contribue à son développement ainsi qu’à sa croissance ?

    Avec plusieurs de mes anciens collègues nous avons créé une nouvelle entreprise de services aux entreprises Pro Easy print. En 2020, nous avons souhaité diversifier l’entreprise et nous avons créé une filiale dans le domaine du nettoyage, l’entreprise Le French Cleaning. Avec Le French Cleaning, nous sommes sur une activité B to C spécialisée dans les produits 100 % français, écologiques et destinés au nettoyage des motos. L’entreprise crée ses propres gammes de produits. C’est un marché de niche mais les motards aiment prendre soin de leur moto !
    Dans un marché B to C il est indispensable de faire de la vente en ligne. Dans un premier temps, pour faire connaître nos produits Le French Cleaning, nous avons tout de suite misé sur une communication web avec une stratégie d’influenceurs notamment à travers des vidéos YouTube. Nous nous sommes également appuyés sur la communauté des motards pour développer notre notoriété avec l’objectif de faire de ces influenceurs des ambassadeurs de nos produits. Ils forment une communauté dynamique qui partage souvent des photos.
    Dans un deuxième temps nous avons souhaité opérer deux virages pour élargir nos ventes :
    • Vendre auprès des concessionnaires de motos et des revendeurs
    • Vendre sur Amazon

    Quels sont pour vous les principaux avantages que vous avez observés en utilisant les services du e-commerce dans vos différentes activités ?

    Le principal avantage de vendre sur une marketplace à l’image de celle d’Amazon c’est d’apporter un sentiment de sécurité dans leur acte d’achat que ce soit pour le produit ou pour les modalités de paiement. Les facilités de retours et de remboursements renforcent aussi ce sentiment de sécurité et facilitent l’achat en ligne. Malgré des tarifs légèrement plus élevés sur Amazon les consommateurs privilégient la marketplace à notre site internet. Ce canal d’achat les sécurise et leur permet de comparer leurs souhaits d’achat avec des produits concurrents.
    Avec les marketplaces, on entre également dans un cercle vertueux. Le référencement de nos produits augmente leur visibilité, la comparaison avec des produits similaires, la notation des produits 5 étoiles et les recommandations des clients qui nous sont favorables.
    La moitié des commandes de l’entreprise se font sur Amazon. L’autre moitié se fait directement sur le site de l’entreprise.
    Avez-vous rencontré des défis particuliers lors de la mise en œuvre de votre stratégie e-commerce ? Si oui, comment les avez-vous surmontés ?

    Être visible sur les réseaux sociaux demande d’acquérir des compétences en B to C que nous n’avions pas initialement en interne. Nous avons recruté un jeune professionnel maîtrisant les outils numériques et ayant une très bonne connaissance des réseaux sociaux comme Instagram, YouTube, Facebook ou Tik Tok.

    Nous avons également rencontré des difficultés dans l’enregistrement comptable de nos ventes (produits avec TVA, commissions sans TVA) ou les paiements décalés par exemple. Ce sont des difficultés à prendre en compte !

    Par ailleurs, le montant prélevé sur les ventes par les marketplaces est relativement important (20% du coût des ventes) mais la présence de l’entreprise sur la marketplace d’Amazon  a donné une plus grande visibilité à nos produits tout en contribuant à les améliorer.

    L’expérience de la vente en ligne reste positive !

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite se lancer dans la vente en ligne pour développer son activité ?

    Je conseillerais aux personnes souhaitant se développer via le e-commerce et notamment les marketplaces, d’embaucher des personnes extrêmement qualifiées ayant bénéficié d’une bonne expérience de terrain.

    Nous continuons également à poster régulièrement des contenus pour valoriser nos produits et faire vivre notre communauté. Nous bénéficions également d’un effet de récurrence de certains supports de communication comme YouTube. Les vidéos hébergées sur la plateforme restent dans le temps et continuent d’être consultées sur un temps très long ce qui permet de continuer à acquérir des clients. L’ensemble de cette stratégie nous permet de nous passer des influenceurs aujourd’hui et le coût d’acquisition des clients baisse avec le temps !

  • Jean-Stéphane Rinna, le basket à l’infini

    Jean-Stéphane Rinna, le basket à l’infini

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #06 Jean-Stéphane Rinna

    Deux basketteurs sont sur le playground d’Infinity Ball : Jean-Stéphane Rinna et Patricia Jacquemont, anciens joueurs du Saint-Chamond Basket vallée du Gier (SCBVG). Ils ont créé ce premier complexe de basket 3×3 indoor de France.
    2400m2 au cœur de la halle « Sports Factory », à Saint-Étienne, qui offre un espace de jeu idéal pour professionnels et amateurs de basket.
    Échanges avec Jean Stéphane qui fait toujours crisser les parquets ! 

    En quelques mots, peux-tu me résumer ton parcours sportif et professionnel ? 

    J’ai commencé le basket à 15 ans, en Guyane française. Je suis venu plus tard dans le Sud-Ouest de la France où j’ai évolué en Nationale 2 et 3 avant de rejoindre Saint-Chamond, pendant 17 ans. Pendant ma carrière pro, je me suis formé pour devenir entraîneur. J’ai commencé avec des jeunes à Saint-Chamond et j’ai passé mon diplôme d’État pendant le Covid.   

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ?    

    J’avais ce projet qui me tenait à cœur depuis longtemps : ouvrir une salle de basket pour tous. Pouvoir partager ma passion était l’une de mes priorités. Je me suis dit pourquoi pas à Saint-Étienne ! Il n’y en avait pas ici, ni dans la Loire d’ailleurs, alors qu’il y a énormément de licenciés. Nous sommes la seule salle en France dédiée au 3X3, tout en ayant des terrains de 5×5. Avec l’Infinity Ball, on veut permettre à tout le monde de pouvoir jouer.  

    En quoi ta carrière d’ancien sportif de haut niveau t’est-elle utile dans ta vie d’entrepreneur ?    

    Tout simplement parce qu’être entrepreneur, c’est se lancer des challenges tous les jours. Et quand on est un ancien basketteur professionnel, on aime ça, on vit de ça, tout le temps. Ça nous emmène de la joie dans notre vie.  

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Les valeurs sont les mêmes. C’est toujours pareil : se dépasser, donner le meilleur de soi. J’essaie de mettre autant d’intensité que j’ai pu mettre sur le terrain au service de ma société. La rigueur et l’exigence qu’on me demandait tous les jours en tant que joueur professionnel, je l’ai aujourd’hui en tant qu’entrepreneur. Ça demande beaucoup de discipline. Il faut être sérieux, assidu et tout donner chaque jour.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    Le réseau m’a été conseillé par un ami. Il m’a dit « Tu verras, ils vont t’apporter beaucoup de positif et de bienveillance !»  
    On trouve de la convivialité, de l’écoute, du partage d’expériences. J’aime beaucoup discuter avec les autres entrepreneurs et les échanges qui sont proposés me correspondent tout à fait.  
    Comme sportif, on a des accompagnateurs, comme entrepreneur, Réseau Entreprendre® nous guide. Quand on rencontre des difficultés, on peut en faire part aux autres, c’est comme ça qu’on trouve des solutions. Je me suis remis en question sur certaines choses, comme la communication sur mon entreprise par exemple. On a fait le choix de s’ouvrir à un maximum de personnes afin de toucher plus de monde. Et ça fonctionne ! 

    Quel est ton plus grand succès ?

    Ce sont mes enfants ! Je suis très content d’en avoir eu trois, ça m’apporte beaucoup de bonheur et ils me permettent de me dépasser tous les jours.  

    Ton pire échec ?  

    C’est difficile de choisir ! Je vais dire… une finale de coupe de Sud-Ouest perdue. Ça m’a marqué. C’était au début de ma carrière :  ça m’a permis de me remettre en question et de pouvoir performer derrière. Je m’en sers toujours. J’y repense et je me dis : « ça t’a arrêté il y a des années, tu as trouvé la solution alors maintenant à toi de te réinventer à chaque fois ».  

    Ta devise en tant que sportif ?   

    Rien n’est impossible ! 

    En tant qu’entrepreneur ?      

    Il n’y a que les folies qu’on ne regrette pas. C’est un proverbe qui m’a beaucoup marqué. À chaque fois que j’ai tenté des choses qui paraissaient impossibles, j’ai réussi ! Alors maintenant, dès que tout le monde pense que ce n’est pas réalisable, je le fais ! (Rire) 
  • Hocoia, la start-up qui réinvente la santé en zones rurales

    Hocoia, la start-up qui réinvente la santé en zones rurales

    Gustavo Acosta, Clément Pallière et Benoît Bourre

    Affronter les déserts médicaux, ramener la santé dans les zones rurales, telle est la mission claire et ambitieuse que s’est fixé Hocoia. Cette start-up innovante a été fondée par deux ingénieurs et un médecin. Grâce à ses médico-bus, affectueusement appelés Hocobus, Hocoia redonne vie au paysage médical rural en offrant des consultations de qualité là où elles avaient disparu.

    L’entreprise, qui compte 9 salariés, est déjà présente en Île-de-France, dans le Grand Est et prépare son déploiement national, avec des projets en Aquitaine, dans le nord de la France et en Normandie.

    Portrait de ces lauréats de Réseau Entreprendre® Essonne. 

    Les Hocobus sont des petits camions entièrement aménagés en cabinets médicaux, véritable extension des établissements de santé. À leur bord, on peut consulter pour de la médecine générale ou des spécialités, comme la cardiologie, ou encore bénéficier de dépistages. Avec les Hocobus, c’est la santé qui revient dans les déserts médicaux et les zones rurales.  

    La télésanté embarquée 

    Hocoia ne se contente pas de concevoir ses unités mobiles, la start-up y intègre également sa technologie de télésanté. Chaque Hocobus est équipé d’une station de télésanté composée de divers dispositifs médicaux utilisés par des infirmiers ou des sages-femmes, sous la supervision à distance d’un médecin. Des professionnels de santé sont donc aux côtés des patients, présence rassurante et maintenant le lien humain. Quant aux médecins, même à distance, ils sont gages de déontologie et d’expertise médicale. 
    Hocoia a aussi développé des Hocobags, des mallettes de télémédecine miniaturisées permettant d’offrir des soins à domicile pour les patients alités.  

    Un maillage territorial fort 

    D’une part, en collaborant avec les acteurs médicaux locaux, Hocoia propose une solution clé en main aux hôpitaux, maisons de santé, et communautés professionnelles de santé territoriales (CPTS). D’autre part, l’entreprise offre ses services aux collectivités locales, en l’absence de ressources médicales suffisantes. Ces dernières peuvent alors organiser des tournées médicales, avec leurs propres professionnels de santé qui, grâce à la télémédecine, consultent et réalisent des campagnes de dépistage dans des zones autrement inaccessibles. Nombreuses sont celles qui se sont déjà tournées vers la start-up pour voir les Hocobus sillonner leur territoire. 
    Enfin, Hocoia travaille avec les Agences régionales de santé (ARS) qui se mobilisent pour mettre en place des médicobus dans les territoires ruraux prioritaires, dans lesquels l’accès aux soins est parfois mission impossible.  
    Déjà déployée dans le Grand Est, cette solution a montré tout son potentiel. 

    Toujours croire en son projet 

    Aujourd’hui la start-up poursuit sa recherche de financement pour étendre son déploiement national et assurer un équilibre financier.
    Les défis auxquels elle a dû répondre au démarrage ont été nombreux. En effet, l’investissement nécessaire pour lancer et déployer les Hocobus est considérable. Les 3 associés, Benoit Bourre, médecin, Gustavo Acosta et Clément Pallière, tous deux ingénieurs, croient en leur projet. Ils n’hésitent pas à demander à leurs proches d’investir. Ils obtiennent également du financement auprès de la BPI. Réseau Entreprendre® les accompagnent financièrement et humainement dans leurs premiers pas d’entrepreneurs. Bien entourés, ils peuvent démarrer plus sereinement leur formidable aventure, racontée dans nombre de journaux télévisées et médias.  

    Une route toute tracée 

    Hocoia s’emploie à recréer ce lien perdu entre les professionnels de santé et les patients, rappelant en quelque sorte l’époque du médecin de campagne. Grâce à ses innovations, la start-up redéfinit l’accès aux soins en zones rurales, offre une solution pérenne et qualitative qui bénéficie à la fois aux patients et aux professionnels de santé. 
    En somme, Hocoia n’est pas simplement une entreprise technologique, c’est une initiative humaine, visant à assurer une égalité d’accès à la santé pour tous. Une mission citoyenne de santé publique !
    Avec Hocoia, la santé retrouve son chemin vers les territoires oubliés.  
    Leur chemin ne va pas se limiter à la France, tant ces créateurs sont conscients des besoins en soins mobiles encore plus criants dans certains pays. 
    Plus d’informations sur www.hocoia.com
  • FMS, l’incroyable aventure d’une entreprise solidaire et performante

    FMS, l’incroyable aventure d’une entreprise solidaire et performante

    FMS, fondée en 2008 par Cyril Gayssot et Fabrice Abadia, est bien plus qu’une société classique, c’est une entreprise solidaire. Reconnue entreprise adaptée dès le départ, FMS est un véritable moteur d’impact positif sur son éco-système. L’engagement profond de ces dirigeants a transformé leur vision en réalité florissante.
    Par ses valeurs de solidarité et d’inclusion, FMS a surmonté les obstacles et est devenu un acteur majeur régional, employant aujourd’hui 832 salariés dont 64% en situation de handicap. Portrait de ces membres de Réseau Entreprendre Adour®. 

    Fabrice Abadia, pompier volontaire depuis 25 ans, et Cyril Gayssot, conseiller départemental des Landes et vice-président de l’association European Confederation of Inclusive Enterprises, ont aussi souhaité avoir un impact positif sur leur territoire en créant une entreprise solidaire d’utilité publique. Malgré des obstacles administratifs initiaux, comme l’annulation d’aides financières publiques, nécessitant des ajustements de business plan, ils ont démarré avec cinq salariés en situation de handicap.  
    L’entreprise, qui a débuté dans un modeste T2, est aujourd’hui implantée sur plus de onze sites, s’étendant des Landes jusqu’à Toulouse, et réalisant près de 21 millions d’euros chiffre d’affaires en 2023. Leur succès démontre que diversité et inclusion peuvent être associées à réussite économique. Mais l’important pour eux reste que chacun des salariés se sente utile, existe au travail et ait sa place dans la société
     

    Une vocation

    Cyril Gayssot explique comment son histoire personnelle l’a conduit à s’engager dans l’entrepreneuriat social. Car si un mot le définit bien, c’est le terme résilient ! Une enfance marquée par la maladie, le harcèlement scolaire liée à cette dernière, mais aussi de belles rencontres, notamment celle avec un entraineur de rugby, lui ont permis de développer une force à toute épreuve. Plus tard, un accident de la vie et une reconnaissance de handicap ont fini de forger sa motivation pour l’entrepreneuriat social. 
    Pour lui, l’entrepreneuriat est construit de rencontres. Tout d’abord avec son associé, un coup de cœur mutuel, mais aussi Max Lamotte, son accompagnateur chez Réseau Entreprendre® Adour et Pierre Crocy, l’ancien directeur de l’association.
    Humblement, pour lui la réussite entrepreneuriale n’est jamais acquise. Et si certains reconnaissent en FMS une très belle réussite, pour Cyril, le succès n’est pas mesuré en chiffres mais en impact positif et implication personnelle dans des causes justes, à l’échelle locale et régionale. Créer des conditions de travail pour tous, sans laisser des personnes sur le bord du chemin, voilà ce qui le fait vibrer. 
     

    Pas un long fleuve tranquille   

    Pour Cyril Gayssot, le plus difficile a été de monter les nombreux dossiers administratifs mais aussi de convaincre les financeurs, les clients, les médecins du travail, les salariés eux-mêmes de leurs compétences. En effet, l’entreprise qui s’est lancée dans l’ingénierie informatique et la logistique, a dû persuader l’administration de la possibilité d’employer des personnes en situation de handicap dans des domaines aussi particuliers. FMS a réussi à obtenir les agréments ESUS et entreprise solidaire, prouvant ainsi sa capacité à allier rentabilité et solidarité. Elle a depuis développé d’autres activités : industrie textile, intérim/formation/placement et bâtiment (second-œuvre). 

    Entreprise solidaire, un modèle à suivre

    FMS a su prouver au fil des années sa capacité à générer des activités à haute valeur ajoutée tout en offrant des opportunités professionnelles à des personnes en situation de handicap. Ce modèle de réussite, fondé sur une agilité hors pair et une inclusion sociale authentique, inspire d’autres entrepreneurs à suivre cette voie.
    Après avoir été lauréat de Réseau Entreprendre®, Cyril Gayssot s’est engagé comme membre et accompagne d’autres entrepreneurs. Partageant les valeurs de Réseau Entreprendre®, il est toujours prêt à aider ses pairs souhaitant s’engager comme lui dans la voie du solidaire. Son modèle économique reste ouvert et partageable.
    Au cœur de cet écosystème résolument humain se trouve une conviction simple mais puissante : faire confiance a priori et vérifier ensuite. C’est dans cet esprit d’amour de la vie, d’humanité et de bien vivre ensemble que FMS écrit chaque jour une nouvelle page de son exceptionnelle aventure entrepreneuriale afin de créer des possibles.
    Plus d’informations sur https://fms-ea.com/

    À lire aussi :
    Mois de l’ESS, l’agrément Esus
  • Santé du dirigeant #1 : retour à l’essentiel avec Basal Nutrition

    Santé du dirigeant #1 : retour à l’essentiel avec Basal Nutrition

    Pour Bernard Barlet, spécialiste en microbiologie alimentaire, c’est une certitude : maintenir l’équilibre de notre microbiote intestinal est une priorité. Après 40 années passées dans le secteur agro-alimentaire à des postes allant jusqu’à la direction générale, son corps lâche. Il fait un accident cardiovasculaire. Très au fait de l’importance du microbiote sur le maintien de la santé, y compris des dirigeants, il décide avec deux collègues, de cofonder une entreprise spécialisée dans ce domaine, Basal Nutrition. Celle-ci met au point une boisson lacto-fermentée qui renferme dix milliards de souches microbiotiques et des préparations à base de fibres naturelles pour nourrir et entretenir le microbiote intestinal. De quoi aider à préserver son immunité, surtout pour des dirigeants, souvent sujets au stress. Rencontre avec ce lauréat Réseau Entreprendre Loire®.

    Pouvez-vous nous parler de votre entreprise ?

    On a créé cette start-up il y a 4 ans, dans les premiers jours du confinement. Je travaillais à l’époque avec Sandrine Vautherin et Dominique Giannotta pour un groupe agroalimentaire sur les problèmes de nutrition, et notamment sur les arômes pour masquer les mauvais goûts des produits protéinés. On a remarqué qu’il y avait beaucoup de demandes sur le marché mais avec des produits ultratransformés. Avec Basal nutrition, on a voulu revenir à la base. Stop aux pilules, aux compléments alimentaires, etc. On revient à l’essentiel, l’alimentation.

    Pourquoi l’avez-vous créée ?

    On ne voulait pas subir les affres des grands groupes et on voulait être indépendants. Le but est d’apporter une solution, de participer au mouvement holistique et de considérer la santé dans sa globalité. On a voulu proposer des alternatives végétales bio pour le quotidien, des menus élaborés avec les apports nutritionnels nécessaires. Je pense aux entrepreneurs par exemple, qui doivent souvent déjeuner sur place. C’est intéressant d’avoir un repas équilibré et d’éviter de manger n’importe quoi.

    Vous dites que les problèmes de santé n’arrivent pas par hasard mais que notre parcours les construit. Expliquez-nous.

    Aujourd’hui, on peut considérer que vous êtes en bonne santé jusqu’à l’âge de la retraite, autour de 60,65 ans. Mais ¼ des Français souffrent de maladies chroniques, cardio-vasculaires, de cancers, de diabète ce qui cause de 40 % des décès. Si vous respectez certaines règles d’hygiène de vie, vous devriez avoir 10 à 15 ans d’espérance de vie supplémentaires en bonne santé.

    Que vous a apporté Réseau Entreprendre® Loire ?

    Je voulais absolument créer l’entreprise à Saint-Étienne. Il y a un excellent réseau d’industriel. On a aussi très vite accès à des structures d’aide, à l’image de Réseau Entreprendre®. On y a trouvé beaucoup de professionnalisme, une très bonne organisation, des gens bienveillants qui ont une expérience du business, capables de donner un avis sur votre projet. Le deuxième point fondamental du réseau, c’est qu’il regroupe des assureurs/mutuelles, des experts-comptables et des professionnels de la communication. Ça permet de très vite avoir du relationnel sur des sujets très techniques.

    Pour qu’un chef d’entreprise prenne soin de sa santé, vous lui recommandez de veiller à 5 piliers. Pourriez-vous nous les détailler ?

    Tout d’abord, il y a les choix alimentaires. Ensuite l’activité physique, le sommeil puis la sédentarité. Il y a des piliers sur lesquels on n’a pas de prise comme la génétique ou l’environnement. Le cinquième pilier, c’est le stress, agressif sur le microbiote. On a le stress social, familial et surtout le stress professionnel. Pour un chef d’entreprise qui a des responsabilités financières, relationnelles commerciales, ce stress est très fort par rapport à une personne qui est dans un travail d’exécution.

    Pourquoi faut-il en prendre soin ?

    Un microbiote, c’est environ 2,5KG de bactéries que vous avez dans votre intestin. Il a des fonctions essentielles, dont la transformation des aliments en énergie. Il est primordial de prendre soin de sa santé, surtout quand on est dirigeant. Je l’ai été longtemps et à 55 ans, j’ai eu un grave accident vasculaire. J’ai failli y rester. Il faut s’en préoccuper avant et accepter des règles de vie plus strictes. Les mutuelles sont de plus en plus au fait de cette nécessité comme le prouve le guide sur la santé du dirigeant réalisé par Réseau Entreprendre® avec Harmonie Mutuelle. Je pense que des sujets comme la santé du dirigeant doivent faire partie des thématiques développées par Réseau Entreprendre®.
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #05 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #05 

    5e portrait de notre série RÉ’Elles, qui illustre ce mois-ci la flamme d’entreprendre dans un milieu encore très masculin. 
    De son parcours pour rendre l’automobile plus verte à celui de la flamme olympique, découvrez l’aventure entrepreneuriale d’Iphigénie Ngounou, fondatrice de Rétrogaz et lauréate 2023 de Réseau Entreprendre® Seine-et-Marne 
    Bravo à cette femme inspirante qui va porter la flamme olympique dans quelques semaines. Mesdames, enflammez-vous pour vos idées et ne lâchez rien ! Nous serons toujours là, chez Réseau Entreprendre®, pour vous accompagner. 

    La flamme de l’entrepreneuriat 

    Le 6 juillet à Évreux, le monde olympique aura les yeux rivés sur elle : Iphigénie Ngounou, fondatrice de Rétrogaz, a été sélectionnée parmi 11 000 Français pour relayer la flamme olympique des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Choisie en raison de son engagement pour «rendre la société plus solidaire, plus inclusive, plus juste et plus durable » elle a accueilli cette marque de reconnaissance « avec beaucoup d’humilité », célébrant le travail accompli et ressenti, en même temps, une grande pression sur ses épaules. « De l’impatience, de l’intimidation, de l’émotion, le 6 juillet, ce sera un moment inouï pour moi. Jamais dans ma vie, je n’aurai pu imaginer vivre cela ! », confie cette maman de trois enfants qui « sont super fiers », ajoute-t-elle. Forcément… 

    Faire d’un enjeu personnel un projet d’intérêt général. 

    Iphigénie Ngounou, 55 ans, a un parcours de 30 ans dans l’industrie automobile. De formation universitaire en économie et gestion, elle est « tombée dans l’automobile par hasard », dit-elle, le jour où elle répond à une offre d’emploi chez un sous-traitant automobile. Elle partira ensuite chez Renault comme directrice des relations fournisseurs, avant de rejoindre sept ans plus tard, le groupe PSA. Début 2020, le monde entier s’apprête à basculer, sa vie aussi. « Ma carrière était bien installée mais j’ai commencé à m’inquiéter du sort de la planète et de l’avenir de l’humanité. Le déclic est arrivé le jour où mes enfants m’ont demandé quelle planète nous allions leur laisser, conscients que je fabriquais un gros objet qui pollue et qui consomme : l’automobile. À l’heure du réparable et du recyclable, je me suis dit : pourquoi le véhicule serait-il le seul objet que l’on jetterait à la casse ? Pourquoi ne pas essayer de le réparer ? Ayant moi-même un véhicule diesel, j’ai voulu faire d’un enjeu personnel un projet d’intérêt général ». L’idée de Rétrogaz était née.  
    Quelques semaines avant le premier confinement, Iphigénie démissionne du groupe PSA, la tête à son nouveau projet, elle bouillonne : Qu’est-ce qu’on reproche au fond à l’automobile ? Comment verdir un véhicule sachant que c’est l’usage qu’on en fait qui pollue et pas le produit lui-même ? Comment résoudre les dégâts qu’on a occasionnés plutôt que de créer un nouveau produit ? « J’ai épluché une directive européenne sur la loi Climat et Résilience qui définit les seuils d’un véhicule thermique polluant à ne pas dépasser en termes de pollution et de niveau de consommation. J’en ai fait un référentiel, un objectif à atteindre », poursuit-elle. L’idée prend forme : celle de ramener un vieux véhicule aux normes définies par cette directive européenne. « À ce moment précis, j’ai pensé : c’est ça, la vraie écologie ! ».

    Une technologie inédite testée sur son propre SUV.

    Le projet nécessite de mobiliser les parties prenantes, la première d’entre elles étant l’État. Iphigénie contacte le ministère des Transports qui la renvoie vers le ministère de l’Écologie. « À la suite du constat qu’un particulier ne pouvait en réalité s’adresser à l’État directement, j’ai décidé de créer l’entreprise », explique-t-elle. Le terrain ne lui est pas totalement inconnu puisque trois ans avant de quitter PSA, le lancement de la marque de mobilité du groupe Free2move lui avait été confié. « Ayant obtenu le statut d’intra-entrepreneuse, j’ai vécu dans des pouponnières de start-ups ou j’ai pu gérer le projet de A à Z. Je suis devenue entrepreneuse mais avec les moyens d’un grand groupe ». Un beau tremplin qui lui a permis de goûter à l’entrepreneuriat et notamment à la volumétrie de travail que cela requiert, à la pluralité de cerveaux que cela demande. Son départ dans le cadre d’un plan de départ volontaire lui ouvre les droits au chômage et c’est sur ses deniers propres qu’elle commence à travailler sur la solution imaginée pour convertir les véhicules diesel en véhicules hybrides. Elle se rapproche d’un ancien collègue ingénieur à la retraite afin de mettre au point rapidement la solution. Leur travail va durer deux ans et demi et aboutir en 2023 à l’approbation de la technologie, testée sur son propre SUV, par lAdeme* et le ministère de la Transition écologique. 
    En 2023, quand la phase de commercialisation est lancée, ses réserves financières sont insuffisantes pour l’accompagner d’un plan de communication digne de ce nom. Iphigénie se tourne vers divers organismes dans l’espoir d’obtenir un financement. « Réseau Entreprendre® a accepté de nous soutenir et cette aide financière nous a permis de faire levier pour obtenir par la suite des prêts bancaires et lever d’autres fonds » assure-t-elle. Elle devient alors lauréate et bénéficie d’un accompagnement financier et humain pendant 2 ans, « une formidable occasion de partager des bonnes pratiques et d’apprendre le métier de dirigeant et d’entrepreneur ».
    *Ademe : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie.
      

    Être utile pour l’humanité et la planète. 

    Quatre ans après sa création, Rétrogaz tourne à plein régime. La commercialisation a été lancée en janvier 2024 et déjà près d’un millier de véhicules ont été convertis. L’entreprise sera implantée dans 8 régions d’ici la fin de l’année. Une croissance fulgurante boostée par un coup de pouce médiatique inattendu. « Nous sommes nés médiatiquement le 11 décembre 2023. Ce jour-là, à la suite d’un article paru dans le Parisien quelques jours plus tôt, quatre chaînes ont diffusé un reportage sur l’entreprise. Cette formidable visibilité a lancé la marque ».  
    Iphigénie est fière du travail accompli et heureuse de pouvoir aider ses concitoyens. « Les personnes qui viennent pour convertir leur vieux diesel en un véhicule hybride GPL nous parlent de leur vie et nous expliquent l’impact de ce petit changement dans leur quotidien. Nous aidons le pouvoir d’achat en proposant aux ménages de conserver leur voiture et nous accompagnons le monde dans une transition douce en opposition totale avec la rupture représentée par le fait de mettre son véhicule à la casse.Je suis fière d’avoir accompli quelque chose d’utile et porteur de sens pour les gens et pour la planète. J’espère pouvoir transmettre cette entreprise à mes enfants, pas seulement en termes de patrimoine mais aussi en valeurs pour leur faire passer ce message : aidons-nous les uns les autres ! ».  
    Cette technologie, qu’Iphigénie revendique avec fierté, part du principe qu’un véhicule devenant hybride au gaz émet 20% de CO2 et 60% de particules fines en moins et présente un gain de consommation de 15 à 25%. « Nous venons juste rajouter quelques pièces neuves au véhicule d’origine et notamment un 2e réservoir à l’arrière. À l’avant, nous créons un système parallèle avec un 2e jeu de calculateur et d’injecteur qui permet de calibrer le véhicule pour que le moteur au gasoil fonctionne également au GPL. Le véhicule devient hybride avec deux carburants : 60% de gaz et 40% de gasoil », explique-t-elle. L’opération prend trois jours et coûte 4 000€ en moyenne avec homologation et changement de la carte grise. Simple ? Encore fallait-il y penser !  
     
  • Réussir sa reprise d’entreprise #02

    Réussir sa reprise d’entreprise #02

    Se lancer dans la reprise d’entreprise nécessite d’anticiper et de planifier chaque étape. De la réalisation d’un business plan détaillé à la définition de prévisions financières réalistes en passant par l’évaluation du capital humain, il ne faut rien négliger avant de se lancer.
    Pour vous aider à relever le défi, suivez les conseils de Bertrand Cadillon, expert-comptable chez Fiducial, notre partenaire.
    Bertrand Cadillon, expert-comptableFiducial 
    Chaque année, des milliers d’entreprises changent de mains en France et aujourd’hui la reprise d’entreprise reprend son rythme d’avant-crise. Ces transitions représentent un nouveau chapitre pour les entrepreneurs, souvent marquées par des motivations personnelles ou professionnelles profondes. Parmi les principaux acteurs de ce marché, on trouve notamment les petites et moyennes entreprises (PME), avec une majorité de transactions concernant des entreprises de moins de 10 salariés.

    La décision de reprendre une entreprise peut découler de diverses aspirations. Certains entrepreneurs envisagent la reprise d’un commerce familial, souhaitant ainsi perpétuer une tradition ou une histoire familiale. D’autres sont motivés par le désir de devenir leur propre patron et de diriger leur propre entreprise, parfois après avoir accumulé une expérience significative dans le monde professionnel.

    1 – Préparez votre projet de reprise d’entreprise

    Quelle que soit la motivation sous-jacente, la reprise d’une entreprise exige une préparation minutieuse et une planification rigoureuse. Avant de se lancer dans ce projet d’envergure, il est essentiel de prendre le temps de définir clairement ses objectifs et ses aspirations en tant que futur dirigeant. Cette phase initiale de réflexion permet également d’évaluer ses propres compétences, son expérience, ses ressources financières et ses contraintes personnelles.

    2 – Identifiez vos cibles

    Une fois les objectifs personnels et professionnels clairement définis, il est temps de passer à l’étape suivante : la recherche et l’identification de l’entreprise à reprendre. Cette phase peut s’avérer complexe, mais elle est cruciale pour trouver la bonne opportunité. Les entrepreneurs peuvent s’appuyer sur un réseau d’experts économiques, tels que des avocats, des experts-comptables, des notaires, et des agents immobiliers, pour les guider dans leur recherche. De plus, de nombreuses plateformes en ligne spécialisées offrent des annonces d’entreprises à reprendre, facilitant ainsi le processus de sélection.

    3 – Diagnostiquez et évaluez l’entreprise ciblée

    Une fois que des entreprises potentielles ont été identifiées, vient l’étape cruciale du diagnostic et de l’évaluation. Rencontrer les vendeurs, étudier en profondeur les aspects financiers, juridiques et opérationnels de l’entreprise cible est essentiel pour prendre une décision éclairée. Cette phase implique souvent l’examen attentif des états financiers, des contrats, des baux commerciaux, ainsi que la compréhension de la culture d’entreprise et de la dynamique de l’équipe.

    4 – Négociez votre reprise d’entreprise

    Lorsque vient le moment de négocier la reprise, il est crucial d’être bien préparé. Les négociations portent souvent sur le prix de vente, les modalités de paiement, ainsi que sur d’autres aspects juridiques et opérationnels. Dans cette étape délicate, faire appel à des experts tels que des avocats et des experts-comptables peut s’avérer précieux pour garantir des conditions favorables et sécuriser la transaction.

    5 – Devenez dirigeant

    Enfin, une fois la reprise conclue, il est temps pour l’entrepreneur de devenir le nouveau dirigeant de l’entreprise. Cette phase de transition requiert souvent des compétences en leadership, en gestion du changement et en communication. Il est essentiel de rassurer les employés, de mettre en place une nouvelle vision et une nouvelle stratégie, tout en veillant à maintenir la continuité des opérations. Vous pouvez aussi vous rapprocher d’un réseau d’accompagnement comme Réseau Entreprendre® qui pourra vous apporter de précieux conseils dans la conduite de votre entreprise et ainsi contribuer à son succès.

    Conclusion

    En conclusion, la reprise d’une entreprise est un processus complexe qui demande de respecter les étapes, une préparation minutieuse, une analyse approfondie et des compétences variées. Cependant, avec la bonne stratégie et les bons conseils, elle peut aboutir à une transition réussie et à la création de valeur pour toutes les parties impliquées.
     
  • Augustin Bondonneau, un arc sur la première place du podium

    Augustin Bondonneau, un arc sur la première place du podium

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #04 Augustin Bondonneau

    Direction les JO 2024 pour Augustin Bondonneau et sa PME Uukha, qui conçoit, fabrique et distribue des arcs en matériaux composites.
    Le para-archer tricolore Guillaume Toucoullet, numéro un mondial de tir à l’arc handisport, permettra à l’entreprise française de poursuivre son ancrage français et sa visée à l’international, puisque la majorité des ventes se fait déjà à l’étranger. Plus de 400 paires de branches d’arc sortent déjà chaque mois de l’usine de Périgny.
    Rencontre avec ce lauréat de Réseau Entreprendre® Poitou-Charentes. 

    Peux-tu nous résumer ton parcours professionnel ?

    J’ai travaillé quasi 20 ans dans des grands groupes de cosmétiques.
    Diplômé de l’EDHEC, je suis passé par des postes de marketing, commercial et gestion de bureau dans l’export. Mais le fil rouge de ma carrière c’est l’international. Je suis parti au Moyen-Orient, en Asie et aux Amériques. Je suis revenu à Paris et c’est ce qui m’a permis de prendre conscience du savoir-faire et de l’excellence de la France à l’international.  

    Pourquoi t’être engagé dans cette voix et notamment développer l’aspect paralympique des produits ?   

    Je cherchais une belle PME française qui fasse de la conception, fabrication et distribution. Je voulais que la création de valeur soit dans notre territoire, le plus localement possible, avec un rayonnement international. Un produit innovant de qualité, plutôt milieu/ haut de gamme. Uukha, c’est tout ça ! 
    Des arcs pour amateurs jusqu’aux médaillés olympique conçus, réalisés en France à Périgny et vendus en BtoB à des archeries nationales et internationales. Des produits de haute performance sans sacrifier le plaisir de tir pour être appréciés de tout type d’archers.
    Nous transformons de la fibre de carbone et de verre grâce à des procédés brevetés uniques.  Cette haute qualité nous permet d’être présents aux JO 2024 et d’avoir notamment Guillaume Toucoullet comme « porte-drapeau ».  
    Guillaume Toucoullet, vice chmapion d’Europe 2023 de para tir à l’arc

    Qu’est-ce que tu as appris en côtoyant des sportifs de haut niveau tel que Guillaume Toucoullet ? 

    Humainement déjà, c’est quelqu’un de remarquable. Il a perdu l’usage de son bras gauche dans un accident de moto et tire avec la bouche. Ce niveau de résilience, cet état d’esprit positif sont une vraie source d’inspiration.
    J’ai été impressionné en discutant avec lui par l’exigence de la préparation, de l’entraînement et de l’anticipation sur tous les plans, physique, mental et avec le matériel. Rien n’est laissé au hasard.  

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Un succès n’arrive pas tout seul. La répétition des efforts qu’un sportif comme Guillaume applique au quotidien sont les clés de la réussite. Il y a énormément de travail, d’investissement et c’est déclinable pour l’entrepreneuriat. On ne voit souvent que le résultat qu’est la médaille, mais derrière, il y a du temps, des ajustements, des perfectionnements continuels. Comme pour la fabrication ou un lancement de produit, ce sont les détails qui font la différence. Il faut aller en profondeur dans chaque partie du process.  
    Pour réussir, il faut une équipe ! C’est clairement une aventure humaine collective qui engage la collaboration et les talents de toute une équipe tendue vers la cible, notre mission commune.  
    Autre parallèle : le mental. Le combat est bien souvent contre soi-même. La résilience est primordiale. Il faut rebondir, rester déterminé sur l’objectif. Quand ça ne passe pas par la porte, on passe par la fenêtre ! 

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    Je vais citer le créateur de Réseau Entreprendre® André Mulliez : « Pour créer des emplois, créons des employeurs ».
    Il faut soutenir, encourager et donner des capacités à ceux qui peuvent déployer de la valeur sur le territoire. Pouvoir échanger avec des personnes qui ont les mêmes problématiques même si nos activités sont différentes et partager ses expériences permet de ne pas répéter les mêmes erreurs.
    J’ai un parrain qui me suit depuis le début et c’est pertinent. Ça ouvre de nouvelles réflexions, de nouveaux horizons. Enfin, la bienveillance et la solidarité sont des valeurs phares de Réseau Entreprendre® que je partage.  

    Quel est ton plus grand succès ?

    Mon succès le plus significatif, c’est la reprise de Uukha, l’aboutissement d’un long process de reprise, presque 3 ans depuis l’origine du projet jusqu’à la reprise effective.
    C’est un succès qui va en appeler d’autres. On a pérennisé 10 emplois, 10 familles que l’on soutient sur le territoire. C’est une grande satisfaction ! 

    Ton pire échec ?  

    Pour l’échec, je vois plutôt des opportunités d’apprendre. Oui, il y a des choses que je n’ai pas réussies, mais ça m’a ouvert de nouvelles voies, dont la reprise de UUkha

    Ta devise en tant qu’entrepreneur ?    

    Aide-toi, le ciel t’aidera ! Il y a un maximum d’efforts et d’engagements qui doivent venir de toi et il y a une part providentielle. Il faut laisser place aux opportunités et lâcher prise ! 
  • #2 Reprise d’entreprise  :  pourquoi reprendre plutôt que créer ?

    #2 Reprise d’entreprise : pourquoi reprendre plutôt que créer ?

    Vous vous interrogez sur la reprise d’entreprise et vous êtes curieux de connaître les secrets d’une reprise d’entreprise réussie ? Pour vous guider et vous inspirer, voici notre série d’interviews d’entrepreneurs ayant privilégié cette forme d’entrepreneuriat, en partenariat avec le Crédit Agricole.


    En 2018, Stéphane Assolari s’est lancé dans une aventure entrepreneuriale en reprenant la Corderie Palus, une entreprise patrimoniale spécialisée dans la fabrication de cordages.

    Accompagné par Réseau Entreprendre Limousin, il nous présente, dans cette deuxième interview de notre série sur la reprise d’entreprise, son expérience entrepreneuriale.

    Stéphane Assolari, vous avez repris, en 2018, la corderie Palus, située à Saint-Pantaléon-de-Larche en Corrèze, pouvez-vous nous décrire l’activité de votre entreprise ? Pourquoi avoir choisi de reprendre une entreprise plutôt que d’en créer une ?

    La Corderie Palus est un atelier spécialisé dans la fabrication et la vente de ficelles et cordes en fibre naturelle ou synthétique. Sa particularité est d’être le dernier atelier traditionnel en France à travailler sur des métiers à corder historiques, de plus de 100 m de longueur (atelier labellisé EPV et listé au Patrimoine Culturel immatériel en France). Son activité complémentaire est la vente de fournitures à l’adresse du secteur de l’ameublement (mousse, outils, ressorts, accessoires multiples…).
    J’ai choisi de reprendre cet atelier pour de multiples raisons d’abord objectives : sa situation financière critique associée au potentiel de développement, son prix, son stock, le savoir-faire, le niveau d’investissements à engager… Mais aussi très subjectives que la raison ne peut expliquer : le coup de cœur, le patrimoine artisanal en péril, ma passion pour les métiers manuels
    La combinaison des deux aura produit une émotion très forte et une envie irrésistible de me lancer. Et pour moi, cette émotion est fondamentale. Elle est la grande différence avec la « simple » création d’une entreprise que l’on va apprendre à aimer sur la durée ou à construire à son image.
    Cela ne m’a toutefois pas empêché de créer une entreprise en 2022, Alphone-Corrèze, liée directement à l’activité de la première.

    Quels ont été les enjeux auxquels vous avez dû faire face à l’occasion de cette reprise ? Concernant le financement, comment cela s’est -il déroulé ?

    Au moment d’une reprise, il y a de multiples verrous à débloquer et pour ma part cela aura souvent été des enjeux nouveaux, encore jamais appréhendés.
    Ils peuvent-être très variables d’un projet à un autre. Pour moi, le premier enjeu aura été d’arriver sur un territoire nouveau, où je n’avais aucun réseau professionnel et où j’étais encore inconnu de tous et notamment des investisseurs bancaires et bien évidemment des vendeurs. Se faire reconnaitre comme un repreneur « crédible » auprès de tous les intervenants est donc fondamental pour faire avancer votre projet de reprise.
    J’ai immédiatement choisi de rentrer en contact avec Réseau Entreprendre® Limousin. Des professionnels (bénévoles !) aguerris à ce type d’opérations, facilitant les contacts avec tous les interlocuteurs et pouvant vous appuyer sur votre montage de projet, vous conseiller !
    Avec l’appui de Réseau Entreprendre®, le dossier de reprise de la corderie a duré une petite année, de septembre 2017 à septembre 2018. Cela constitue un temps court pour un dossier de reprise. Sans cette aide majeure, l’opération aurait assurément pris plus de temps. Car une opération de reprise est longue. Il faut donc être préparé à ce temps long. D’autant qu’il ne suffit pas de jeter son dévolu sur une entreprise, pour que le projet aboutisse.
    Le financement de la reprise se prépare également. J’ai eu la chance d’être suivi avec beaucoup de bienveillance par le Crédit Agricole. C’était la banque qui accompagnait La Corderie Palus avant son rachat. Elle connaissait l’historique de l’entreprise et mon souhait de sauver un patrimoine et des emplois. J’ai pu obtenir leur soutien et leur adhésion rapidement. J’ai aussi obtenu des financements de la région Nouvelle Aquitaine. À la fin du covid, en 2021, nous avons connu une belle accélération de notre activité et la Caisse d’Epargne est venu compléter le financement de l’activité. C’est notre deuxième banque aujourd’hui.

    En vous fondant sur votre expérience, quels conseils donneriez-vous à d’autres candidats à la reprise ?

    J’en donnerais deux fondamentaux.
    Le premier conseil important lorsque l’on reprend une entreprise, c’est d’aimer ce que l’on va racheter. Cela paraît bête à dire, mais il faut être conscient qu’il s’agit d’un engagement sur la durée sans la moindre période d’essai. Il faut donc être absolument convaincu de son choix. Une étude préliminaire poussée est essentielle car elle doit permettre de confirmer cet engagement personnel en plus de la viabilité du projet de reprise.
    Il existe de nombreux organismes ou associations pour vous conseiller, puis vous accompagner sur ce point. Pour ma part, Réseau Entreprendre® aura constitué une source de connaissances, de conseils avisés et de grande bienveillance avant, pendant et après la reprise de mon atelier !
    Le deuxième conseil significatif est de ne surtout pas faire l’erreur d’associer la reprise à une quelconque forme de réussite. Lorsque l’on reprend, on est pas du tout arrivé ! Réellement, le travail commence au moment de la signature !
    À mes yeux, la réussite, c’est de redresser, faire perdurer et/ou développer son entreprise sans jamais trahir les raisons initiales de son engagement.
    Il s’agit là bien souvent d’un travail de fond. Et je crois que j’ai encore beaucoup de travail…hahaha !
  • Sportiw, ou l’incroyable aventure du LinkedIn sportif !

    Sportiw, ou l’incroyable aventure du LinkedIn sportif !

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #04 Léa Gaget & Zeljko Kiauta

    Léa Gaget, vient du digital, Zeljko Kiauta, du sport. A la tête de Sportiw, qui vient de lever 1M d’euros, les deux lauréats de Réseau Entreprendre® Savoie sont en route vers les sommets.  
    Sélectionnée parmi plus de 100 start-ups en Europe, Sportiw est, pour la 2e année consécutive, partenaire du programme Breaking Barrières d’Adidas Europe.

    De plus en plus de joueurs, coachs, clubs et agents rejoignent cette plateforme internationale. Rencontre avec les deux associés du « Linkedin » sportif.  

    Pourquoi avoir créé Sportiw, le LinkedIn du sport, comme vous l’appelez ?

    Zeljko Kiauta : J’étais un sportif qui rêvait de devenir professionnel mais j’ai dû choisir entre le sport et les études. Je suis ensuite devenu agent de joueur.  
    Sportiw est né de la frustration de ne pas pouvoir aider suffisamment de joueurs. Je pouvais m’occuper de 40 maximum, pas le temps pour plus. Or il y avait beaucoup plus de joueurs talentueux à mettre en relation avec les clubs. Je cherchais une solution digitale quand j’ai rencontré Léa. 
    Léa Gaget : Nous nous sommes rencontrés en 2013, et peu après nous nous sommes associés dans une agence de recrutement sportif et nous avons lancé Sportiw en 2020. Notre mission est d’aider les sportifs et sportives quel que soit leur niveau, zone géographique ou moyens. Ce qui compte malheureusement dans le sport, c’est le réseau. Le talent ne suffit pas !  

    Zeljko, en quoi votre carrière d’ancien agent sportif vous est utile dans votre vie d’entrepreneur ?

    Comme agent, il faut développer beaucoup de compétences : médiateur, conseiller en image, coach. En tant qu’entrepreneur, c’est pareil ! On est à la fois gestionnaire, comptable, commercial, en charge du marketing. Il faut être polyvalent !

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Comme un sportif, l’entrepreneur doit être investi à 100% dans son projet. Il doit être discipliné, résilient. La gestion de l’effort est importante. Quand on est sportif, les temps de récupération sont longs.
    Quand on est entrepreneur, on oublie que les week-ends sont faits pour se reposer ! (Rires) Les valeurs sont aussi communes : travail en équipe, abnégation, goût de l’effort et du challenge. Travailler sans résultats au début quand on est entrepreneur, c’est une réalité. Puis ça vient, petit à petit. Il faut continuer à croire.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    Léa Gaget : Pour plein de raisons. Mais en premier, c’est le soutien et l’accompagnement. On est lauréat 2019, la promo Covid. La plateforme était en ligne en janvier 2020. En mars, on sait ce qu’il s’est passé… C’était une chance d’avoir ce soutien ! Le réseau est toujours  là pour ça. Nous aider lorsqu’il y a des challenges, nous mettre en relation avec les bonnes personnes, nous faire gagner du temps. La partie financement est très intéressante, mais l’accompagnement c’est le mieux. 
    Zelijko Kiauta : Réseau Entreprendre® est très dynamique en Savoie. Dans notre entourage, on nous a dit : il faut y aller ! 

    Quel est votre plus grand succès ?  

    Zeljko Kiauta : Je vais dire notre succès le plus récent, notre levée de fonds qu’on vient de boucler. 1 million d’euros ! 

    Léa Gaget : Chaque jour, par les messages que nous recevons de notre communauté : des joueurs et joueuses qui ont été recrutés et partent un peu partout jouer en France ou même à travers le monde. À ce moment-là, on se dit que ce qu’on fait, c’est utile.  

    Le pire échec ? 

    Léa Gaget : Les échecs font partie du quotidien, il y a des hauts et des bas. Il faut faire comme les sportifs : vite rebondir !
    J’étais dernièrement avec la championne de ski Marion Rolland qui rappelait que dans sa vie, elle a plus perdu de courses qu’elle n’en a gagné. Pourtant, elle est championne médaillée. Il ne faut pas perdre d’énergie sur les échecs. On doit les analyser et vite passer à autre chose. 

    Ta devise en tant que sportif ?    

    Zeljko Kiauta : Tu as 100% de chance de rater les tirs que tu ne tentes pas. Il faut essayer, quoi qu’il en coûte !

    En tant qu’entrepreneur ? 

    Léa Gaget : Le match n’est pas fini tant que l’arbitre n’a pas sifflé la fin. Il y a l’idée qu’il faut s’accrocher et qu’il y a toujours des choses à tenter.
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