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Actualités Archives - Page 9 of 27 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Actualités

  • Anthony Abbasse, virage à 180° vers l’entrepreneuriat  

    Anthony Abbasse, virage à 180° vers l’entrepreneuriat  

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #03 Anthony Abbasse

    Avec un palmarès impressionnant*, Anthony Abbasse prend une nouvelle trajectoire en 2020. Il devient propriétaire du plus grand complexe de Kart et quad de Vendée.

    Pour le talentueux pilote, Réseau Entreprendre® était le partenaire incontournable. Une aide précieuse pour l’accompagner dans le développement de son circuit Mecamax situé à l’Île-d’Olonne. Rencontre avec ce lauréat Réseau Entreprendre® Vendée.

    Peux-tu me résumer ton parcours sportif et professionnel ?

    J’ai commencé le karting à 7 ans. A 12, je participais aux championnats de France et gagnais 1er titre de champion.
    A 15 ans, j’accède au podium européen puis à 21 ans, je signe auprès d’un constructeur automobile comme professionnel et décroche le titre de vice-champion du monde.
    J’ai continué jusqu’à mes 30 ans, puis décidé d’arrêter pour me lancer dans l’entrepreneuriat en rachetant le circuit Mecamax.

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ? 

    L’opportunité d’abord. Ce n’est pas tous les jours qu’une une entreprise pareille se vend. C’est arrivé à un moment où j’étais un peu au sommet de ma carrière, je me posais des questions sur mon avenir. Et puis Mecamax est en accord avec mon sport. C’est un centre de karting qui propose de la location aux particuliers et aux entreprises. Le réseau était déjà fait. C’était une suite logique. Le lieu est plutôt sympa aussi, à 10 minutes des Sables d’Olonne ! 

    En quoi ta carrière d’ancien sportif de haut niveau est utile dans ta vie d’entrepreneur ?

    Déjà, pour la gestion des équipes. En sport collectif ou individuel, on a besoin des autres. Il faut arriver à tout mettre en ordre pour que les choses fonctionnent. Quand on est pilote, il faut une équipe derrière qui prépare le matériel pour arriver à gagner la course.
    En tant qu’entrepreneur, on a un peu la même chose. On a besoin d’hommes et de femmes pour tout coordonner et arriver au résultat que l’on souhaite. L’esprit de compétition est là aussi. Chaque jour est différent et il faut se remettre en question pour faire les bons choix.

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Toutes deux sont très prenantes. C’est quelque chose qu’on a constamment dans un coin de sa tête. Sportif, on pense tout le temps à la prochaine compétition ; entrepreneur, on pense constamment à son entreprise et tout ce qu’il y a à faire. C’est un vrai projet pour soi, cela nécessite 100 % d’implication.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    C’est un ami qui était dans Réseau Entreprendre® qui me l’a conseillé. Il m’a dit « tu vas voir, quand tu débutes, c’est bien pour t’accompagner parce qu’il y a quand même pas mal d’inconnues. »
    Effectivement, je me suis retrouvé dans un réseau qui est très formateur, avec une ambiance très bon enfant. J’aime beaucoup les échanges avec les nouveaux et anciens membres. On a le privilège de visiter et d’apprendre auprès de grandes entreprises vendéennes. Ce sont de belles rencontres.

    Quel est ton plus grand succès ?

    Venant d’une famille modeste, c’est d’y être arrivé avec pas-grand-chose.
    Dans tout ce que j’ai entrepris, au niveau sportif ou professionnel, je me suis donné les moyens d’y arriver. C’est peut-être la chance, je ne sais pas, mais en tout cas, j’ai toujours réussi à arriver à mes fins.

    Ton pire échec ?  

    Il était sportif : j’ai perdu une course alors que j’aurais pu être champion d’Europe. Si je n’avais pas abandonné cette course, j’aurais gagné. Ça m’a appris qu’il ne faut rien lâcher, qu’il faut toujours aller jusqu’au bout. Tant que la course n’est pas finie, il faut y aller.

    Ta devise en tant que sportif ? En tant qu’entrepreneur ?    

    J’ai toujours adoré faire beaucoup avec rien. Pour le sport mécanique, j’adorais être devant mes adversaires avec du matériel moins performant. C’était une fierté.
    Une main de fer dans un gant de velours. J’aime bien le résultat et la rigueur, mais il faut être doux et ménager sa monture.
    *Anthony Abasse a été 12 fois champion de France de karting, 7 fois vainqueur des 24 heures du Mans et 2 fois vice-champion du monde.
  • Privilégier le e-commerce dès le départ

    Privilégier le e-commerce dès le départ

    Béatrice de Montille, présidente de Réseau Entreprendre® Rhône, est la créatrice de Merci Maman. Cette chef d’entreprise accomplie et aguerrie nous plonge dans l’univers de son entreprise qui réalise 4.7 millions d’euros de chiffres d’affaires.
    Spécialisée dans la création de bijoux personnalisés, elle a fait le choix dès le lancement de privilégier le e-commerce. 
    Merci Maman est devenue en 16 ans une marque emblématique de bijoux personnalisés sur le marché européen. Fondée en 2007 par Béatrice de Montille en Angleterre l’entreprise réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 4,7 millions d’euros dont les 2/3 et à l’export et emploie 25 personnes. La marque a fait le choix stratégique de vendre principalement via son site internet et des plateformes digitales partenaires. 

    L’après Kate Middleton 

    En 2014, Kate Middleton choisit de porter l’un des colliers de la marque, ce qui génère immédiatement un impact phénoménal sur ses ventes en ligne. Toutes les clientes veulent LE collier de la duchesse ! En quelques mois seulement, le chiffre d’affaires de Merci Maman est multiplié par deux et l’équipe double passant de 6 à 12 collaborateurs.  S’enchaînent les trophées, l’ouverture à d’autres marchés en Europe, et c’est là que le e-commerce révèle son avantage clé : la possibilité de conquérir des marchés internationaux plus facilement sans devoir être présent avec des boutiques physiques. 
    Béatrice de Montille mentionne la nécessité de fournir une relation client très réactive surtout quand l’entreprise est uniquement présente en ligne, et a perpétuellement innové en termes de service client, offrant par exemple la possibilité de poser une question par le Chat ou par WhatsApp, en plus des traditionnels téléphones et emails. Elle insiste également sur la nécessité d’une communication ciblée sur les réseaux sociaux, soulignant la pertinence d’Instagram avec des comptes dédiés par pays. Merci Maman gère donc 4 comptes Instagram distincts (France, Angleterre, Allemagne et Italie) totalisant plus de 350 000 followers. De ces messages relayés au bon moment, ainsi que des newsletters personnalisées, dépendent les commandes, notamment lors de la Fête des mères, un des gros rendez-vous pour le e-commerce qui est célébré à des dates différentes dans chacun de ces pays.  
    Enfin l’entreprise a choisi d’innover en lançant continuellement de nouvelles collections, tout en gardant une gamme restreinte, permettant au client de se retrouver facilement dans leur offre et de finaliser plus facilement sa commande.  La gravure à la main, la production et l’expédition des commandes sont complètement internalisées dans leur atelier parisien, s’assurant ainsi de la qualité et de la rapidité de livraison (expédition en 24 heures).  

    Un nouveau tournant numérique 

    Avec la croissance de l’entreprise, la nécessité s’est imposée de migrer vers une plateforme plus performante en termes de back-end. Ainsi, Merci Maman a opté pour la V2 de Magento, non seulement pour renforcer la sécurité de son site, mais également pour améliorer sa visibilité sur Google. Cette nouvelle version leur a également permis de simplifier certaines intégrations avec des applications telles que TrustPilot ou celle de Chronopost pour les livraisons. 
    Béatrice de Montille souligne que cette innovation a été nécessaire après des années de croissance continue de leur chiffre d’affaires. Elle ajoute que, en atteignant une taille critique, leur entreprise était dans l’obligation de s’armer d’outils plus adaptés à la taille de l’entreprise. 
    Elle met l’accent sur la nécessité d’anticiper soigneusement de tels changements et de s’entourer de professionnels compétents. Malgré une mise en œuvre bien orchestrée entre agences, freelances et équipe interne de leur projet, une perte de 30% de leur chiffre d’affaires a été enregistrée lors de la migration, directement imputable à la dégradation de leur référencement sur Google. Conjointement à la période post-Covid, marquée par une diminution des commandes en ligne, la perte a été immédiate dès le jour du lancement. Il a fallu deux ans pour reconstruire ces liens. 
    C’est un rappel essentiel : lorsque vous avez 85% de votre chiffre d’affaires provenant de votre e-commerce, la performance de votre outil est impérative et doit être constamment optimisée. C’est la raison pour laquelle Merci Maman collabore avec des freelances et des agences dédiées à la gestion de leur site web et à leurs communications payantes sur les réseaux sociaux. 

    Conseils précieux pour les entrepreneurs en e-commerce 

    Si elle devait partager quelques conseils issus de son expérience : 
    1. Avoir un service client 5 étoiles : la clé réside dans une réactivité exemplaire et une proximité via des canaux tels que WhatsApp, et sur lequel ils ont amélioré leur service client, qui fonctionne particulièrement bien. 
    1. Écouter le client : cela peut aussi amener de bonnes idées d’innovation. Le digital exige de créer encore plus de lien avec les clients. 
    1. Oser et tester : Ne pas craindre de se lancer, de tester différentes approches. Le monde du digital évolue constamment, l’adaptabilité est essentielle. La perfection est l’ennemi du bien ! 
    1. S’entourer d’experts : en croissance, de pas hésiter pas à faire appel à des experts, que ce soit dans le marketing digital ou d’autres domaines spécifiques.  
    1. Nouer des partenariats commerciaux : les collaborations avec des marques partageant la même cible peuvent être des leviers puissants, comme leur partenariat avec une entreprise de mobilier pour chambre d’enfants.  C’est important de pouvoir partager des bonnes pratiques. 
    Le monde du e-commerce est une toile en constante évolution et offre une connexion authentique avec son audience. 
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #04 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #04 

    4e portrait de notre série RÉ’Elles, Elodie Geba et Anne Gaspar, co-fondatrices de Lilaea et lauréates 2021 et 2022 de Réseau Entreprendre® Picardie.
    Dans le flot tumultueux de l’entrepreneuriat, Élodie Geba et Anne Gaspar naviguent avec succès, portées par leur passion commune pour l’eau. Ensemble, elles ont fondé Lilaea, entreprise dédiée à la surveillance des eaux douces. Lauréates de Réseau Entreprendre® Picardie, elles témoignent de leur parcours jalonné de défis et d’accomplissements, mettant en lumière l’importance de leur partenariat et de leur vision pour un avenir plus durable. 

    Un duo qui coule de source…

    A priori, rien ne prédestinait Élodie Geba, 31 ans, à vivre un jour l’aventure entrepreneuriale. « Avec un papa issu du monde ouvrier et une famille maternelle dans l’éducation nationale, je n’ai pas vraiment grandi avec cette idée-là en tête », se souvient-elle. Elle sait en revanche dès son plus jeune âge, et le dit à qui veut l’entendre, que « plus tard, elle sera chercheuse dans l’eau ». Une idée qui la suivra longtemps, au moins jusqu’à sa soutenance de thèse : « C’est ma passion pour mon métier et l’envie de développer des solutions concrètes qui m’ont fait envisager l’entrepreneuriat plutôt que la recherche », confie-t-elle aujourd’hui.

    Des études à la vie d’entrepreneures 

    Quelques années plus tôt, à l’Université Reims Champagne Ardenne, Élodie rencontre Anne Gaspar. Les deux étudiantes sont loin d’imaginer que de cette nouvelle amitié naissante une belle aventure entrepreneuriale. Après un master en biologie spécialité « génie de l’environnement », Élodie choisit comme sujet de thèse l’écotoxicologie aquatique, autrement dit les effets des produits toxiques sur les êtres vivants dans le milieu aquatique. De son côté, Anne s’oriente vers l’étude des systèmes embarqués, notamment un sous-marin téléguidé devenu aujourd’hui un des outils innovants développés par Lilaea.  

    L’union fait la force  

    Pour ces deux scientifiques, l’idée d’une association coule de source. « Nous étions toutes deux passionnées par la recherche mais nous déplorions le manque de pont entre la recherche publique et le monde de l’entreprise. Nous voulions trouver des solutions qui puissent être développées et appliquées sur le terrain. Nous avions dans l’idée de créer notre entreprise une fois le cursus d’Anne terminé mais le marché venait de s’ouvrir et les appels à projets commençaient à tomber, c’était le bon moment pour nous lancer », se souvient Élodie. En mars 2021, elles créent Lilaea (prononcez Lilaé, en référence à cette nymphe aquatique de la mythologie grecque). Incubées au sein de Pépite A2U à Saint-Quentin, elles bénéficient dans les premiers temps du statut d’étudiant-entrepreneur. « En 2021, Anne commençait son master en alternance. Grâce à Pépite*, nous avons pu convertir l’alternance en temps d’entrepreneuriat », précise Élodie. 

    Se faire accompagner pour réussir 

    Quand on crée son entreprise, avoir l’idée est déjà une bonne chose, revêtir les habits d’un chef d’entreprise en est une autre. Novices en la matière, les deux associées se tournent rapidement vers Réseau Entreprendre® Picardie, conscientes de la nécessité d’être accompagnées dans leur démarche. « Nous n’avions pas un besoin financier au démarrage car nous étions soutenues par Bpifrance. En revanche nous étions en quête d’un accompagnement et d’un partage d’expériences pour comprendre quel type d’entrepreneures nous voulions devenir. Et aussi nous challenger sur notre vision à long terme », se souvient Élodie. Lauréates à deux reprises, en 2021 pour la création de l’entreprise, et fin 2022 lors de la commercialisation de leur solution, elles découvrent en Réseau Entreprendre® « un lieu d’échange et de partage familial et très ouvert ». « Nous avons ressenti beaucoup de bienveillance, de solidarité et de réciprocité. Nous n’étions ni formées ni préparées au métier de chef d’entreprise. Nous avons reçu ici tous les outils nécessaires, acquis de bonnes pratiques ainsi qu’une vision stratégique et de la maturité. Nous avons beaucoup appris et grandi au contact des personnes que nous avons eu la chance de rencontrer », témoignent-elles avec reconnaissance.
      

    La start-up qui facilite la surveillance des eaux douces

    En pleine croissance, la start-up qui compte six salariés, et bientôt trois de plus, a développé un sous-marin téléguidé pour la surveillance des eaux ainsi qu’une station de surveillance des eaux en continu.

    Lilaea propose aussi à ses clients, principalement les collectivités, industries et bureaux d’étude, un accompagnement sur-mesure : expertises, diagnostics de l’eau, actions de sensibilisation. « La raison d’être de Lilaea est de faciliter et démocratiser la surveillance des eaux douces », résume Élodie, fière, à juste titre, du chemin parcouru en seulement 3 ans.

      

    Savoir convaincre

    « Quand nous nous sommes lancées, l’eau, personne ne s’en préoccupait ! Nous expliquions notre projet et on nous regardait sans trop y croire. Nous avons réussi à sensibiliser les gens, à créer une communauté. Nous sommes fières d’avoir réussi à impulser un changement tangible. Nous avons su répondre à notre raison d’être, ce qui n’était pas gagné au départ. Et nous avons également réussi à mettre en place une équipe sympa, dynamique et performante, grâce à laquelle nous apprenons tous les jours », se réjouit Élodie.
    Les deux jeunes trentenaires vivent désormais de leur passion. Elles disent trouver leur inspiration, leur booster quotidien, dans les personnes qu’elles rencontrent, « leur envie de changement, de faire bouger les lignes, leur passage à l’acte dans le collectif. Ce positivisme, nous le partageons inconditionnellement ! ».
     
  • Pour Azza Besbes, Réseau Entreprendre® est une famille

    Pour Azza Besbes, Réseau Entreprendre® est une famille

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #02 AZZA BESBES

    Le dépassement de soi pour Azza Besbes, c’est une histoire de famille.  Avec une mère championne de Tunisie de fleuret et toute une fratrie championne d’escrime, la compétition fait partie de sa vie.  
    Une famille pour le sport et désormais, une famille pour son entreprise Azza Fencing, à travers Réseau Entreprendre® Val de Marne, dont elle est lauréate depuis 2021. Une aide précieuse qui lui permet de développer sa société de vente de chaussures d’escrime. Rencontre avec une entrepreneuse à l’énergie communicative.  

    Quel a été ton parcours du sport à l’entrepreneuriat ? 

    J’ai commencé l’escrime à 8 ans et ma première médaille en championnat du monde à 16 ! En 2016, j’ai senti que j’ai atteint mes limites en Tunisie et que je risquai de plafonner. J’ai alors décidé de partir en France toute seule à l’âge de 17 ans pour poursuivre mon rêve de devenir championne mondiale. Ma famille, restée en Tunisie, a validé mon projet et m’a encouragé a partir en France, grande nation d’escrime . J’ai participé à trois JO, remporté plusieurs coupes du monde en juniors et seniors et classé top 10 mondial pendant 10 ans. La plus belle médaille de ma carrière a été l’argent en 2017, au championnat du monde. En parallèle, j’ai obtenu un master en Contrôle de gestion et Finance d’entreprise ainsi qu’un diplôme d’ingénieur en systèmes d’Information et réseaux. 

    Pourquoi es-tu devenue entrepreneuse ?   

    Suite au report des JO de Tokyo lié au Covid, je ne voulais plus continuer, mon corps était au bout. Je travaillais alors pour Ernst & Young, mais voulais me lancer dans l’entreprenariat. Mon mari m’a dit « pense à ce qu’il manque dans l’escrime. » J’ai tout de suite eu l’idée des chaussures ! En trouver de qualité a toujours été compliqué, je me suis dit c’est ça, le manque est là !  

    En quoi ta carrière d’ancienne sportive de haut niveau est-elle utile dans ta vie d’entrepreneure ?   

    L’exigence demandée par l’entreprise, démarrer de zéro, vouloir se dépasser, ça ressemble au sport de haut niveau. On vit, on respire, on mange travail. Tu ne connais pas l’issue, mais si tu as travaillé sans cesse, peu importe, tu arrives serein.  
    Quand on a commencé Azza Fencing, on ne savait pas quelles chaussures on allait produire, quel retour on aurait des escrimeurs. Ma connaissance des besoins me donne une expertise. Le slogan de ma marque c’est « From fencer to fencer ». Ça met en confiance.  

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?  

    Au-delà du sport, je ne connaissais pas la gestion d’entreprise, l’administration, la logistique, douanes, contrôle qualité… Il fallait me faire accompagner. Réseau Entreprendre® c’est une famille.  Ce côté humain est très important pour moi. Tout le monde veut t’aider, veut que l’autre s’améliore et ça j’adore !  
    Chacun a une expertise dans un domaine précis, c’est une vraie richesse. À chaque fois que j’ai eu un doute, quelqu’un était là pour me répondre, trouver des solutions.  Réseau Entreprendre®, c’est une bible ! Pour rien au monde je ne changerai ! 

    Quel est ton plus grand succès ? 

    Je ne peux pas citer un succès en particulier, il y en a eu beaucoup entre ma carrière de sportive puis celle d’ingénieur, mes études…  
    Ma fierté c’est d’être sortie de ma zone de confort et d’avoir réalisé ce projet. Je travaillais dans la fusion acquisition pour groupe pétrolier, une situation confortable. Et pourtant, avec mon mari, on a tout lâché, malgré nos deux enfants en bas âge. On a osé aller explorer et continuer à apprendre et travailler.  

    Ton pire échec ?  

    Je n’aime pas le mot échec. Des défaites, des déceptions, des mauvais coups, j’en ai eu. Plus on va au sommet, plus on risque de tomber de haut. La perte de ma mère a été difficile, j’aurais aimé l’avoir près de moi pour qu’elle voit ce que je fais, mon entreprise, ma famille.  
    Mais tous ces coups durs m’ont poussé à faire plus d’efforts, à continuer à me battre. C’est important de rester humble et de garder les pieds sur terre. 
     

    Ta devise en tant que sportive ? En tant qu’entrepreneuse ?    

    « Ce qui compte c’est le voyage, pas la destination. » Cette phrase elle vaut aussi bien pour le sport que pour l’entreprise. Il faut s’entourer des bonnes personnes aussi. Et je dirai « Travail et Humilité ». C’est ça la clé ! 
  •  Des J.O à l’entrepreneuriat, ça glissait tout seul !

     Des J.O à l’entrepreneuriat, ça glissait tout seul !

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #01 Vincent Bachet, capitaine dans l’âme

    D’international de hockey à dirigeant d’entreprise il n’y a qu’un pas ! Et c’est naturellement qu’après une prolifique carrière de sportif de haut niveau, Vincent Bachet, ancien capitaine de l’équipe de France, a glissé vers l’entrepreneuriat.
    Sa reconversion, murement réfléchie s’est faite via Octometha, start-up de méthanisation qui a déjà reçu de nombreux prix : Metha Europe, Semeur d’innovation et Rev’Agro en décembre 2023.
    Rencontre avec ce chef d’entreprise, lauréat de Réseau Entreprendre® Picardie, pour lequel Sport et Entreprise sont une question d’équipe.

    Vincent, peux-tu revenir sur ton parcours ?

    J’ai commencé le hockey à 7 ans. À 15 ans, j’ai été en sport-études à Reims. Après un passage aux États-Unis dans une équipe avec laquelle j’ai été champions des US juniors, j’ai intégré l’équipe de Caen. Nous avons rapidement été vice-champions de France et vainqueur de la Coupe de France. À 20 ans, j’ai connu mes premiers championnats du monde à Saint-Pétersbourg.
    Le moment marquant de ma carrière a été les JO de Salt Lake City en 2002 alors que j’évoluais avec mon Club Formateur, Reims. Autres moments inoubliables : le titre de champion de France avec Amiens en 2004 et mon dernier match contre l’équipe russe championne du monde à Helsinki en 2013, que nous avons gagné !

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ?   

    J’ai commencé ma reconversion comme conseiller en gestion de patrimoine mais j’ai vite cherché un projet professionnel plus impactant. J’ai rencontré un entrepreneur qui était en train de mettre au point une nouvelle technologie de méthanisation. Je me suis associé en 2018. J’y ai appris la technologie que nous avons perfectionnée aujourd’hui avec Octometha.

    En quoi ta carrière d’ancien sportif de haut niveau t’est-elle utile dans ta vie d’entrepreneur ? Quels parallèles fais-tu entre les deux ? 

    Dans le sport comme dans l’entrepreneuriat, il y a la nécessité de se dépasser, de toujours progresser. Le mental est très important. On doit se remettre en question en permanence.
    On profite très peu des victoires et des succès. Dès le lendemain, on est tourné vers un nouvel objectif. Il ne faut pas trop regarder dans le rétroviseur. Il faut penser à aller plus loin, être plus fort.
    Mon passé de sportif est un réel atout dans ma carrière d’entrepreneur. Grâce au sport, la gestion de l’échec est acquise. C’est une aide solide. Dans le sport j’étais capitaine, un poste qui demande de savoir fédérer et où l’on veut mener l’équipe à la victoire. L’entreprise c’est pareil, c’est un ensemble de partenaires hétérogènes auquel il faut s’adapter et faire en sorte d’aller vers un objectif commun.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?  

    Je connaissais Réseau Entreprendre® et mon incubateur me l’a conseillé.
    Lorsqu’on construit une start-up, on manque de ressources, on est un peu seul. Le fait d’être appuyé par un mentor, de participer chaque mois à des réunions avec des pairs qui sont dans la même situation, c’est une énergie positive. Les rencontres avec des spécialistes qui maitrisent les enjeux du travail de chef d’entreprise apportent un gain en terme d’expérience. Faire partie de cette famille qu’est Réseau Entreprendre® est un vrai plus.

    Quel est ton plus grand succès ? 

    Mon plus grand succès aura été de parvenir à cumuler ma vie de sportif, mes études, mon travail en banque et ma vie de famille. Faire ces 4 choses en parallèle nécessite une capacité d’organiser et de prioriser les choses.

    Ton pire échec ?  

    Mon expérience dans la précédente entreprise qui n’a pas été pérenne. J’ai beaucoup appris sur la manière de gérer une entreprise. J’ai perdu quelques années mais je récupère une technologie qui fonctionne et qui répond à des enjeux sociétaux et environnementaux.  

    Ta devise en tant que sportif ? 

    1 + 1 = 3. Dans un collectif, quand les individualités jouent ensemble, ça permet d’améliorer les performances. 

    En tant qu’entrepreneur ?  

    C’est un peu la même. On ne peut pas être spécialiste en tout. Il faut savoir s’entourer pour ne pas avoir de trous dans la raquette et délivrer les objectifs qu’on s’est fixés. 
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #03 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #03 

    3e portrait de notre série RÉ’Elles, Mélissa Nabais-Moreno est la dynamique directrice de Réseau Entreprendre® Hainaut.
    Engagée avec passion dans sa vie professionnelle comme personnelle, elle encourage les femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat. Ses positions se concrétisent par des actions ! Elle incarne le potentiel infini de l’entrepreneuriat au féminin. Découvrez-là dans notre nouvel article dédié aux entrepreneures. 

    Brillez par vos compétences et ayez de l’ambition ! 

    Mélissa Nabais-Moreno, à gauche, aux côtés de Cécile Masson, ancienne présidente.
    Proximité, plaisir et énergie positive, Mélissa Nabais-Moreno a fait siens ces trois mots chers à Réseau Entreprendre® Hainaut dont elle partage les valeurs depuis plus de 9 ans. La jeune femme de 31 ans le clame avec fierté : « Je suis un bébé Réseau Entreprendre® ! ». Entrée en 2014 comme chargée d’étude de projets en alternance, elle a tracé sa route avec passion jusqu’à en devenir la directrice de l’association en 2021.  
    Depuis octobre 2023, elle est aussi une jeune cheffe d’entreprise à la tête du Manoir du Monde, lieu emblématique de Lieu Saint-Amand, qu’elle a transformé en salons de réception et de séminaire. Un projet entrepreneurial, familial et conjugué au féminin avec sa sœur et sa belle-mère. «Je suis passionnée par l’entrepreneuriat. Que ce soit au sein de Réseau Entreprendre® ou dans ma propre entreprise, je m’enrichis tous les jours au contact des personnes que je rencontre. Quel bonheur de se lever chaque matin et d’être dans cette énergie créatrice qui vous anime tant ! » confie-t-elle.

    Inspirer les femmes par l’action 

    Très impliquée dans l’entrepreneuriat féminin, Mélissa est à l’initiative de nombreux événements destinés à le promouvoir. « Pour inciter les femmes à se lancer, il faut mettre en avant les entrepreneures qui réussissent », martèle-t-elle. Dont acte : en octobre 2023, elle embarque dans un projet fou 8 membres de Réseau Entreprendre® Hainaut, direction le désert marocain et le mythique Rose Trip Maroc*. « Nous avions constitué 3 équipes de 3, dont une qui a remporté le trophée Entreprise, quelle fierté ! C’était une première pour nous et nous renouvellerons certainement l’expérience en 2024. Nous avons réussi à fédérer l’ensemble de notre communauté, créant une grande émulation autour de nous », s’enthousiasme-t-elle. Ce challenge, comme d’autres actions un peu moins spectaculaires, s’inscrivent dans le cadre du programme Wom’Energy porté par Réseau Entreprendre® à destination des femmes entrepreneures. Lancé en 2017, il affiche une signature sans équivoque : « Encourageons les femmes entrepreneures à se dépasser ! ».  
    Car le constat est sans appel ! Si l’entrepreneuriat féminin est largement sous-représenté en France, il l’est encore plus dans le Hainaut  avec seulement 13% de femmes à la barre d’une entreprise. « Pour faire bouger les lignes, nous avons choisi la pédagogie, l’éducation et la sensibilisation. Nous levons les freins que certaines femmes porteuses de projets se mettent seules. C’est pourquoi nous avons médiatisé notre participation à ce trek. C’était une façon de montrer que l’on peut être une cheffe d’entreprise et partir une semaine au Maroc sans que la maison ne brûle et l’entreprise ne dégringole. Nous ne sommes pas des féministes militantes, mais nous aimerions inspirer et montrer que sur notre territoire il y a des femmes qui entreprennent et qui réussissent ». Intarissable sur le sujet, Mélissa pousse facilement, et d’autant plus depuis ce challenge réussi, la comparaison entre entrepreneuriat et sport de haut niveau qui requiert de tracer son cap, se réorienter parfois, changer de stratégie, apprivoiser le dépassement de soi…  

    L’entrepreneuriat n’est pas une question de genre.  

    Lancé en 2023 dans le Hainaut, le programme Wom’Energy nourrit l’ambition d’atteindre le cap de 30% de femmes accompagnées par Réseau Entreprendre®. Mais la jeune directrice précise toutefois : « Rallier des dirigeantes de PME à notre réseau, donner envie à des porteuses de projet de nous rejoindre puis de les amener à être ambitieuses, c’est un beau challenge. Mais vous savez, la vraie vie n’est pas féminine, elle est mixte. Nous savons que les femmes peuvent être plus sensibles aux échanges et parfois plus intimidées pour défendre leur projet pourtant solide ! C’est pour cela que nos membres accompagnateurs masculins ont été formés à la gestion des émotions. Cela s’arrête là car l’entrepreneuriat n’est pas genré et nous ne voulons pas aller dans ce sens », ajoute-t-elle.  

    Se servir des échecs des uns pour aider les autres. 

    Les jeunes femmes que Mélissa rencontre lui semblent plus averties ou en tout cas moins effrayées par se lancer dans l’entrepreneuriat. Elle se permet toutefois de leur livrer ces quelques conseils : « Osez et soyez droites dans vos baskets. Soyez qui vous êtes, n’essayez pas de vouloir vous changer mais brillez par vos compétences et ayez de l’ambition ! ». Elle sait que ce « parler-vrai », de femme à femme, les touche particulièrement. Et à tous les autres, elle leur dit simplement « de venir comme vous êtes, avec vos faiblesses, vos réussites et vos échecs dont on va se servir pour aider les autres. Je suis convaincue d’une chose : c’est en étant entouré que l’on avance mieux. C’est la force de notre réseau et je milite pour cela ».  
    En 2023, Réseau Entreprendre® Hainaut a également organisé une très belle exposition photos baptisée « Réalise-toi, ose réussir l’entrepreneure qui est en toi ». 20 femmes se sont dévoilées sous trois mots-clés : audace, confiance en soi et ambition. « En 2024, nous aimerions faire voyager cette exposition dans des lieux économiques et scolaires, toujours avec l’idée de montrer des figures locales qui réussissent pour inspirer des porteuses de projets », annonce Mélissa.  

    Hors cadre

    Et elle, quelle est la figure entrepreneuriale qui l’inspire ? « Camille Cottin », répond-elle presque en s’excusant de ce choix quelque peu surprenant. « Cette actrice est solaire, charismatique, elle a su avec humour au travers de la série Connasse démonter les stéréotypes au féminin. J’aime son engagement pour les femmes, j’admire son parcours et puis, je dois vous avouer qu’elle me fait bien rire ! ». Voilà sans doute la meilleure inspiration qui soit… 

      
    ©photo portrait noir et blanc de Mélissa : Delphine Chenu
  • Les nouveaux enjeux du numériques pour les TPE/PME

    Les nouveaux enjeux du numériques pour les TPE/PME

    Si la digitalisation des entreprises est devenue un enjeu pour toutes les PME et TPE, elle s’est également révélée être un formidable levier de croissance ces dernières années.

    De nouveaux enjeux numériques sont récemment apparus qui ont accéléré les mutations en cours : télétravail, multiplication des cyberattaques, suppression annoncée des prospectus papier, réflexion sur l’impact du numérique sur l’environnement, etc.

    Pour accompagner les entrepreneurs dans ce monde qui change, Réseau Entreprendre® met à disposition un guide, réalisé en partenariat avec Microsoft France, sur plusieurs de ces nouveaux enjeux du numérique pour le TPE/PME.
    Retrouvez dans celui-ci des conseils pratiques pour :

    • mieux protéger votre entreprise contre les cyberattaques,
    • améliorer l’impact environnemental de vos usages du numérique,
    • manager vos équipes à distance,
    • développer votre stratégie de marketing digital.
    Quatre entrepreneurs lauréats, ou membres, de Réseau Entreprendre® ont également partagé la manière dont ils ont relevé ces enjeux et utilisé ces leviers pour créer ou développer leur entreprise.
    Merci à l’Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) qui a également contribué au guide.
    Bonne lecture
  • E-commerce : Comment s’appuyer sur les marketplaces pour la croissance de son entreprise ?

    E-commerce : Comment s’appuyer sur les marketplaces pour la croissance de son entreprise ?

    Vincent Gunther cofondateur de Bookinou, lauréat de Réseau Entreprendre® Rhône, a rapidement opté pour une stratégie de vente en ligne notamment via des marketplaces comme celle d’Amazon, notre partenaire.
    L’accessibilité aux livres et à la lecture étant au cœur du projet entrepreneurial de Bookinou, cette visibilité accrue a boosté leur notoriété et ouvert de nouveaux marchés à l’entreprise. Vincent nous explique comment.

    Vincent Gunther, avec Guillaume Chanteloube, vous avez créé My Bookinou, une liseuse audio sans écran, destinée aux enfants de 3 à 10 ans. Pouvez-vous nous présenter votre entreprise, lauréate de Réseau Entreprendre® Rhône en 2018 ?

    Bookinou a pour mission d’accompagner l’entrée dans la lecture pour tous les enfants, le socle de toutes les découvertes ! La lecture audio et la manipulation des livres développent le vocabulaire, la compréhension orale, la mémorisation ainsi que l’intérêt et le plaisir de l’enfant pour la lecture.
    Nous avons conçu un équipement matériel et une plateforme collaborative qui permettent de créer, partager et découvrir des contenus audio et éducatifs pour donner plus de temps de lecture et développer les compétences langagières des enfants à partir de la maternelle.
    Le lecteur Bookinou est comme un objet compagnon qui permet de lire des livres – TOUS les livres – aux enfants pour développer les temps de lecture à partir de 2 ans. Un système de reconnaissance permet de détecter les livres sur le lecteur et de démarrer la lecture audio page à page. Pour les parents, les enseignants et les bibliothèques, une application mobile permet d’enregistrer soi-même la version audio des livres ou de télécharger l’un des livres audio enregistrés par des comédiens.
    400 histoires ont été sélectionnées chez 35 éditeurs différents parmi lesquels des références comme Gallimard, l’école des Loisirs, Nathan, Bayard, Little Urban, le Seuil Jeunesse, Didier jeunesse, etc.
    Grâce au soutien de l’Éducation nationale, 5 000 écoles sont déjà équipées en France et 300.000 enfants accèdent au livre grâce à Bookinou.

    Bookinou est accessible sur le site internet de votre entreprise et via différentes marketplaces.
    Est-ce un modèle de vente que vous avez mis en place dès la création de votre entreprise ? Quels sont les avantages de ce mode de distribution ?

    Nous avons toujours eu un lien direct avec nos utilisateurs et clients dans une logique collaborative. Le produit a été lancé en crowdfunding en 2018. Très naturellement, nous avons poursuivi les ventes en direct sur notre site internet et puis les avons ouvertes sur des marketplaces comme Amazon.
    Au cœur de notre démarche, il y a l’accessibilité au livre et à la lecture. C’est donc évident pour nous de commercialiser le lecteur sur internet et de le rendre disponible rapidement et facilement pour tout le monde.
    Concernant Amazon, deux dispositifs nous ont permis de gagner énormément en notoriété. D’une part, nous avons rejoint le programme Launchpad destiné à faire connaître et à valoriser des produits innovants. Nous savons que c’est un enjeu majeur pour émerger parmi un catalogue pléthorique d’une marketplace. D’autre part, nous avons été lauréat du Amazon Innovation -Award, ce qui a débouché sur une importante couverture médiatique.

    Vous êtes devenu membre de Réseau Entreprendre® Rhône, quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs du réseau qui souhaitent développer une collaboration avec une marketplace ?

    Nous avons la chance d’être membre de Réseau Entreprendre®. D’ailleurs, nous venons de finir le remboursement du prêt d’honneur sans lequel le projet n’existerait pas aujourd’hui. C’est une immense fierté d’arriver à cette étape qui nous permet d’honorer la confiance qui nous a été accordée.
    Pour un produit grand public, mon conseil est d’utiliser les marketplaces car elles sont une exposition et un carrefour d’audience importants. Quand on démarre, on a besoin d’aller vite pour générer les premiers euros de chiffre d’affaires. En cela, les marketplaces répondent à ce besoin et sont très modulables pour accompagner la croissance. Bien sûr, il est primordial de toujours diversifier ses canaux d’accès au marché pour ne pas se trouver en position de dépendance.
    Enfin, je dirais que c’est aussi un travail d’épicier. Il ne suffit pas de mettre en ligne et d’attendre les ventes. Nous surveillons les produits comme le lait sur le feu pour optimiser en permanence la fiche produit, le référencement, certaines campagnes et surtout les avis clients. Bonne chance à celles et ceux qui se lancent !
  • La transition digitale source d’innovation et de croissance des entreprises #5

    La transition digitale source d’innovation et de croissance des entreprises #5

    Voici notre 5e épisode sur la transition digitale, en partenariat avec Microsoft.
    Découvrez l’histoire d’Antoine Pontaillier, dirigeant de Nextsafe et membre de Réseau Entreprendre® Poitou Charentes. Ce chef d’entreprise a construit une usine 4.0 en moins d’un an !
    Antoine Pontaillier, vous dirigez Nextsafe, une PME spécialisée dans les emballages thermoformés.
    En 2020, quand le président de la République a, en plein Covid, appelé à fabriquer des masques en France, vous avez fait sortir de terre en moins d’un an une usine de fabrication de masques 100% français.  
    Vous avez choisi de construire une usine 4.0 : pourquoi avoir fait ce choix ?  
    L’appel du président de la République en mars 2020, au plus fort de la pandémie de la Covid, a suscité une forte mobilisation des industriels français. Ma PME fabrique des emballages, sur 3 unités de production (à Angoulême, en Sologne et à Chambéry). La question s’est posée de notre légitimité à fabriquer des masques. Je n’ai pas hésité à répondre à cet appel, faisant ainsi un geste de patriotisme économique.  
    J’ai demandé à mes équipes de développer un modèle de masque, et pour cela nous avons dû faire pivoter une partie de notre outil pour les fabriquer à 100% en France. Cela s’est traduit par un lourd investissement de 10 M€ qui donnait naissance à usine flambant neuve de 2 800 m², ayant de hautes normes de qualité. Nous l’avons construite en une année. Nous y avons installé 3 machines dédiées à chaque type de masque (FFP2, coque et chirurgical). Dès le départ, l’usine 4.0 était une évidence pour gagner en efficacité et en productivité. Nous sommes capables de produire sur chacune des machines environ 70 millions de masques à l’année
    Quels sont les atouts de cette digitalisation par rapport à une entreprise dite « classique » ? Quel rôle a joué la digitalisation dans cette production Made in France ? 
    Dès le départ nous avons réfléchi à la conception des postes de travail, pour éviter les tâches redondantes, fatigantes et pénibles. Pour y remédier, nous nous sommes équipés de chariots autoguidés qui permettent de transporter de façon complètement automatique la matière première et de récupérer sur l’unité de production les produits finis pour les acheminer vers les stocks. 
    L’ensemble des équipements ont été achetés en France, dont un ERP et un MES, dernières générations. Nous avons mis en place un I.O.T.*, qui permet d’avoir un dialogue homme-machine à travers tous les éléments de maintenance prédictive. Nous pouvons ainsi intervenir rapidement, sans devoir passer par des réseaux internationaux. C’est une manière de protéger notre outil de travail et toute notre chaine digitale contre la cybercriminalité. 
    *I.O.T : Internet of Things (IoT), réseau de terminaux physiques (les « objets »), intègrant des capteurs, des softwares et d’autres technologies pour se connecter à d’autres terminaux et systèmes sur Internet et d’échanger des données avec eux.  
    Vous avez lancé des projets de e-commerce et même d’intelligence artificielle : pouvez-vous nous en dire davantage ? 
    Nous nous sommes lancés dans le e-commerce depuis 2 ans. Aujourd’hui, les commandes se font surtout en ligne. Nous connaissons une belle progression et nous allons sans doute dépasser les 25% de vente en ligne avec nos nouvelles offres
    Concernant l’intelligence artificielle, j’ai décidé de former toutes mes équipes support sur l’outil d’IA dont tout le monde parle : Chat GPT. L’objectif est de leur apporter une réelle compétence professionnelle, qui leur sera utile également dans leur vie quotidienne. Ils réalisent tous des tâches redondantes, qui peuvent être allégées en utilisant cet outil comme un assistant rédactionnel (pour répondre à des offres, des clients, rédiger des conditions générales de vente…).  Les formations sont en cours, mais certains ont déjà touché du doigt à quel point cela pouvait les décharger d’un certain nombre de tâches. 
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #02 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #02 

    2e portrait de notre série RÉ’Elles, qui illustre la réussite des entrepreneures !

    Plongez au cœur d’une aventure chocolatée, qui a ravi nos papilles et nos pupilles ! Découvrez le parcours d’Amélie Coulombe, lauréate de Réseau Entreprendre® Provence à la tête de Krokola qui eu la bonne audace de relancer la marque Merveilles du monde. La générations Y l’en remercie !
    Et en ce jour particulier du 8 mars, nous sommes encore plus fier de vous montrer toutes ces belles réussites entrepreneuriales, menées tambours battants, par des femmes admirables.

    Alors oui Mesdames, croyez en vous ! Vous avez tous les atouts pour réussir ! Osez, lancez-vous ! Voyez les choses en grands !
    Nous seront toujours là, chez Réseau Entreprendre®, pour vous accompagner.

    Être entrepreneure nous donne ce pouvoir inestimable de pouvoir faire bouger les lignes 

    Amélie CoulombeCo-fondatrice de Krokola et Merveilles du MondeLauréate 2021 de Réseau Entreprendre® Provence
    Amélie Coulombe a eu un jour cette idée folle de relancer la marque Merveilles du Monde, arrêtée il y a 20 ans. Et comme cette entrepreneure n’est pas du genre à faire les choses à moitié, elle a d’abord créé une nouvelle marque, Krokola, avant de relancer la marque iconique qui a bercé dans les années 80/90 toute une génération d’enfants gourmands, dont elle a fait partie.

    Amélie, co-fondatrice de Krokola et Merveilles du Monde, incarne la force de l’audace et de la détermination dans le monde de l’entrepreneuriat. Lauréate 2021 de Réseau Entreprendre® Provence, elle se distingue par sa capacité à donner vie à ses idées avec succès, tout en inspirant la nouvelle génération d’entrepreneurs.

    Gourmandise et éducation au goût.

    En 2020, après une douzaine d’années au marketing de grandes entreprises (Mattel, Haribo France), cette maman de deux enfants a eu envie d’autre chose. « J’ai beaucoup appris de ces différentes expériences et c’est grâce à elles que je me suis lancée dans l’aventure entrepreneuriale », dit-elle. L’envie d’autre chose à commencer par celle de s’engager « dans un projet professionnel qui me ressemble davantage, qui soit plus aligné avec mes convictions personnelles sur le bien manger et l’environnement. J’étais arrivée au bout d’un cycle, j’avais besoin d’un nouveau challenge et j’avais en moi cette envie d’entreprendre ». Les planètes étaient alignées.
    Passionnée par la gastronomie et la gourmandise, Amélie quitte Haribo et repart sur les bancs de l’école. Elle passe un CAP Chocolatier – Confiseur, indispensable à la maîtrise technique du développement de produit et la production. Cette parenthèse d’apprentissage lui permet de se former à ce « beau et nouveau métier » et de poser les bases du projet Krokola, marque de chocolat 100% bio, engagée pour l’éducation au goût. Elle dit avoir trouvé l’idée et l’inspiration grâce à son vécu de maman : « Je trouvais qu’il y avait un problème d’alignement entre l’offre en chocolat pour les enfants et la volonté des parents de leur faire plaisir tout en leur offrant une alimentation saine. Krokola est une alternative plus naturelle et la preuve que la gourmandise peut véhiculer des messages et éduquer les enfants à une consommation plus responsable ». Voilà qui est dit.

    Le pari de faire revivre une marque iconique.

    En 2021, alors qu’ils sont affairés au lancement de Krokola, Amélie et son associé Alexandre Kanar, sont contactés par les ex-détenteurs de Merveilles du Monde. Un appel d’offre est lancé pour la reprise de la marque, les deux associés n’hésitent pas une seconde. Et pour cause : « Cette marque iconique des années 80/90 avait marqué notre enfance. Non seulement elle nous évoquait des souvenirs mais elle présentait des affinités en adéquation avec nos valeurs et aux engagements portés par Krokola ». Notamment une approche éco-responsable très marquée.

    Mais voilà, comment réveiller une marque dont tous les Français nés avant les années 2000 se souvenaient mais qui avait totalement disparu des placards ? Un travail colossal attend les deux associés : « Il nous a fallu deux ans pour remettre la marque sur pied. Certes nous avions racheté un nom, mais il fallait la faire revivre sans en modifier les fondamentaux, et c’était un vrai pari ! »

    Un mentor très précieux pour l’entrepreneure

    Entre-temps, en avril 2021, la marque Krokola est lancée chez Monoprix sur un principe d’exclusivité pendant un an, avant d’être déployée partout en France. 2021, c’est aussi l’année où Amélie et Alexandre deviennent lauréats de Réseau Entreprendre® Provence. Un accompagnement de deux ans dont la jeune femme entrepreneure apprécie encore chaque jour les bénéfices apportés et en premier lieu un réseau solide. « Être bien entouré est un facteur clé de succès. Réseau Entreprendre® a mis à notre disposition de nombreuses expertises. Nous y avons trouvé des compétences que nous n’avions pas en interne. Notre accompagnateur, Pierre Mainguy, avait une belle expérience commerciale en grande et moyenne surface, nous avons pu nous appuyer sur lui. Il nous a challengés et aidés à débloquer certaines situations quand nous avions besoin d’un regard extérieur. Son aide quotidienne a été précieuse pour nous », témoigne-t-elle.
    Trois ans après son lancement, Krokola est rentré dans une phase de structuration de son équipe constituée de 13 personnes, dont sept chefs de secteur répartis dans toute la France.
    « Nous gérons l’entreprise à deux et tout coule de source. Je n’ai jamais eu l’impression, parce que j’étais une femme entrepreneure, d’être moins prise au sérieux que lui. Et je n’ai jamais eu le moindre souci pour affirmer ma position de chef d’entreprise», confie-t-elle. Après trente seconde de silence, elle ajoute : « Ce qui a changé, en tout cas au début de l’aventure, c’est la charge mentale qui reposait sur moi. J’avais l’impression de ne pas être suffisamment présente à la maison ni au bureau. J’ai fait un gros travail sur moi pour essayer de prendre du recul . J’ai arrêté d’être à la recherche de la perfection et de me mettre la pression. Désormais, je sais poser un cadre et des limites, sans lesquelles je travaillerais tout le temps, week-ends et vacances inclus. Je me repose aussi beaucoup plus sur mon conjoint et ça, c’est un changement pour toute la famille ! »

    Une envie forte de transmettre !

    Amélie exprime un désir de pouvoir partager son expérience et accompagner de nouveaux entrepreneurs et entrepreneures, mais aujourd’hui une chose lui manque pour se lancer : du temps ! « Je suis souvent sollicitée de manière spontanée, j’aime prendre le temps de donner un conseil. Je l’ai été quand j’ai démarré et en retour, j’ai envie d’être dans cette démarche de transmission », confie-elle.
    Être au cœur de l’action, pouvoir impulser une démarche de création et d’innovation permanente, voilà ce qui constitue chaque matin son booster. « Quand on est entrepreneure, on a clairement plus de souplesse que quand on est salarié. Ce pouvoir inestimable de donner du sens à ce que l’on propose et de pouvoir faire bouger les lignes est grisant », s’enthousiasme-t-elle.
    À la question, « y a-t-il une figure entrepreneuriale qui vous inspire ? », Amélie Coulombe cite Pauline Laigneau, la fondatrice de la marque de joaillerie Gemmyo. « Son podcast « Le gratin » m’a donné envie d’entreprendre. Il apporte une vision de l’entrepreneuriat très optimiste mais avec une dose de réalisme. C’est un podcast orienté vers l’action avec des sujets concrets. Son approche tournée vers le développement personnel me touche aussi, forcément ! ». Une entrepreneure qui, au fond, lui ressemble en tous points… Lui a-t-on déjà dit ?
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