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Actualités Archives - Page 6 of 27 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Actualités

  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #10

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #10

    10e portrait de notre série RÉ’Elles !
    En lumière : la production de lin en France qui est soutenue par un savoir-faire ancestral, reconnu dans le monde entier !
    Près de Rouen, Pauline Beuzelin a recréé une filature locale et propose sa ligne de vêtement Mijuin, développée en circuit court !  

    Cultiver l’esprit d’entreprendre autrement.

    Saviez-vous que c’est à la mi-juin que les fleurs de lin s’ouvrent, habillant les champs d’une teinte d’un bleu clair satiné ? C’est pour cette raison que Pauline Beuzelin a tout simplement baptisé son entreprise Mijuin
    Elle nous apprend également que la France, principalement en Normandie et dans les Hauts-de-France, est le premier producteur mondial de fibres de lin, avec plus de 50% de la production mondiale. « Bien que nous soyons les 1er producteurs de fibres de lin, plus de 90% de cette production part en Asie pour y être transformés. Une grande partie revient ensuite en Europe sous forme de fils, tissus ou produits finis », énonce-t-elle.
    Interpellée il y a quatre ans par cette aberration écologique et sociale, Pauline commence à s’intéresser à la relocalisation des filières de lin et de chanvre en France. À l’été 2020, elle entreprend un tour de Normandie pour rencontrer tous les acteurs concernés, avec sa colocataire qui n’est autre que Camille Etienne devenue depuis une militante écologiste engagée.
    La conscience écologique de Pauline est assez récente et elle l’assume aisément. « Après un master international en management et systèmes d’information à l’IAE d’Aix-en-Provence, mes études m’ont menée en Finlande, aux Pays-Bas et en Argentine. J’ai beaucoup voyagé, ça m’a réellement ouvert l’esprit mais j’estime aujourd’hui que j’ai un peu abusé », confie la jeune femme qui souhaite désormais limiter au strict minimum ses déplacements en avion. 

    Un projet à impact environnemental. 

    © Agathe Périer
    Après deux ans passés chez Microsfot, Pauline décide de se consacrer pleinement à son projet entrepreneurial et fonde Mijuin en janvier 2022. « Au fond de moi, je savais qu’un jour je créerais un projet à impact environnemental et social mais je pensais le réaliser plus tard, après quelques années en entreprise. Le lin m’est tombé inopinément et j’ai senti que c’était le moment d’y aller », confie la jeune entrepreneure.  
    Pauline passe ses journées à Malaunay, à une dizaine de kilomètres de Rouen, dans le petit atelier de confection où Mijuin s’est installé. Quelques artisans, adeptes comme elle du circuit court, sont déjà implantés et c’est ici que son équipe, huit femmes aux profils très divers, produit les collections 100% lin griffées Mijjuin.
    Les vêtements, accessoires et bientôt le linge de maison sont confectionnés à partir du lin cultivé en Normandie. Ils sont ensuite filés non loin de Bernay par La French Filature, tissés près de Lille par Lemaitre Demeestere, puis assemblés dans l’atelier Mijuin. « Textile et circuit court sont deux notions souvent éloignées que nous essayons de rapprocher. Nous avons pour notre part une vraie traçabilité sur l’ensemble de la filière », assure-t-elle. 
    Les produits confectionnés sont vendus à 70% sous marque propre à des particuliers via le site de e-commerce de l’entreprise. Les 30% restants sont de la confection à façon pour le marché professionnel, notamment celui de l’hôtellerie-restauration. « À terme, nous souhaitons confectionner davantage pour de grandes marques comme des maisons de luxe, ce qui passera inévitablement par une augmentation de notre capacité de production », indique Pauline. Pour cela, elle sait qu’elle devra agrandir son atelier pour une surface quatre à cinq fois plus grande. Aujourd’hui, les 60 m2 sont le « minimum viable product en langage startup. Ceci montre qu’à petite échelle, on peut y arriver. Mais avant cela, nous voulons décrocher des premiers contrats avec de grandes marques et monter un plan d’investissement avec les acteurs de la filière en amont », précise-t-elle. 

    Se faire accompagner pour bien se développer. 

    © Agathe Périer
    La jeune entrepreneure a été frappée par l’engouement suscité dès le départ par son projet : « Le fait d’entreprendre jeune nous apporte sans doute une forme de naïveté, dans le bon sens du terme : vous commencez avec rien du tout et finalement vous trouvez de nombreuses personnes sur votre chemin qui ont envie de vous aider ». À commencer par l’équipe de Réseau Entreprendre® Normandie Seine & Eure . « J’étais convaincue qu’il fallait que le projet soit accompagné pour qu’il puisse bien se développer. Je ne connaissais Réseau Entreprendre® que de nom mais trois avantages m’ont d’emblée séduite : l’opportunité de pouvoir devenir lauréat et de disposer d’une belle visibilité, la chance d’avoir un mentor qui nous suive dans la durée et le prêt d’honneur qui était pertinent pour nous lancer en autofinancement ».
    Un accompagnateur dont elle dit qu’il est incroyable : « J’apprends beaucoup de sa posture : quand il dit quelque chose, il le fait. Il nous tire sans cesse vers le haut en nous donnant des conseils très pertinents. Il nous a challengés sur l’impact que l’on voulait avoir et il a surtout bien compris notre proposition de valeur et notre positionnement ». Lauréate en 2022, Pauline sait que la fin de son accompagnement est proche mais elle n’entend pas dire au revoir aussi vite à l’équipe qui l’a écoutée, conseillée et encouragée jour après jour pendant deux ans.  
    En tant qu’entrepreneure à impact, et pour donner encore plus de sens à son action, Pauline est devenue ambassadrice régionale du Mouvement Impact France et administratrice de l’association « Lin et Chanvre Bio », qui œuvre pour le développement d’une filière lin et chanvre plus respectueuse de l’environnement. Elle nous confie trouver de l’inspiration auprès de son amie Camille Etienne, dont elle dit « qu’elle donne le sentiment que tout est possible », ainsi qu’auprès de trois jeunes femmes très influentes : Lucie Basch, Charlotte Cadé et Claire Bretton, respectivement fondatrices de Too Good To Go, Selency et Underdog. « Elles ont ce point commun d’avoir mis la recherche d’impact positif au cœur de leur modèle. Très humbles toutes les trois, elles sont des modèles pour moi».  

    Mi-juin présentée à l’Élysée.

    Humble, Pauline l’est également et c’est du bout des lèvres qu’elle nous souffle cette information : Mijuin a représenté fin octobre le département de la Seine-Maritime au Palais de l’Élysée, dans le cadre de La grande exposition du fabriqué en France. « Notre chemise 100% lin circuit court a été sélectionnée parmi 2 500 candidatures : c’est une belle reconnaissance au vu de la jeunesse de notre entreprise. Je compte bien profiter de l’occasion pour sensibiliser le monde politique au combat que la filière de production mène pour transformer en local une partie des cultures », annonce-t-elle.  
    Fière de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice, Pauline l’est aussi d’avoir su constituer et fédérer une équipe autour d’un projet qui a beaucoup de sens. « C’est très motivant de me lever le matin en me disant que je vais rejoindre cette équipe formidable. Plus j’avance, plus je suis passionnée par mon métier », conclut-elle 
    © Agathe Périer
  • Réussir dans l’E-commerce : Un guide complet pour les TPE-PME

    Réussir dans l’E-commerce : Un guide complet pour les TPE-PME

    Véritable relais de croissance pour les PME, le e-commerce a de nombreux avantages : boutique accessible en continu, extension du territoire de vente, visibilité accrue via les Marketplaces, accès à des marchés internationaux….

    C’est pourquoi nous avons décidé de publier avec Amazon un guide complet pour vous accompagner à chaque étape de votre stratégie de e-commerce (analyse de marché, stratégie logistique, identité de marque…) 

    Découvrez tous nos conseils pratiques à travers les thèmes suivants :

    • Réussir le démarrage de sa boutique en ligne
    • Maîtriser sa chaîne de valeur : compétitivité et rentabilité
    • Développer sa présence en ligne : identité de marque et stratégie de marketing digital
    • Utiliser la donnée pour piloter son e-commerce
    • Anticiper et préparer l’avenir de son e-commerce
    • Développer son personal branding
  • Talents d’avenir by Réseau Entreprendre® 2024

    Talents d’avenir by Réseau Entreprendre® 2024

    Un panel 2024 prometteur

    En 2023, nous avons créé les Talents d’Avenir by Réseau Entreprendre® convaincus que parmi nos 1700 lauréats annuels figurent de futures grandes entreprises françaises et internationales à l’instar de Mano Mano, Michel & Augustin ou encore Home Exchange. Ce panel est l’occasion de valoriser la vivacité de notre tissu économique de PME/TPE ainsi que l’agilité et l’ingéniosité dont elles font preuve pour relever les défis de demain.  

    Des talents décidés à changer le monde !

    La deuxième édition de Talents d’Avenir est remarquable, marquée par l’innovation, la jeunesse et l’engagement des entrepreneurs que nous accompagnons. Parmi eux, 91 % sont âgés de moins de 40 ans et 20 % de moins de 30 ans.
    Nos associations sont fières de mettre en lumière ces nouvelles générations d’entrepreneurs qui s’investissent avec passion pour une société plus juste et durable. Nos entrepreneurs démontrent que l’engagement entrepreneurial est non seulement possible, mais qu’il répond aussi à des attentes non exclusivement économiques par le biais d’entreprises engagées.

    Les coups de cœurs des experts

    Nos Talents d’Avenir 2024 ont été encore plus nombreux que pour la première édition grâce au travail de nos associations locales françaises. Pour cette nouvelle édition nous avions souhaité aller plus loin dans la valorisation de nos entrepreneurs en remettant des coups de cœur. Ceux-ci ont été attribués par un jury d’experts de l’entrepreneuriat (chefs d’entreprises, partenaires, journalistes) après des échanges soutenus.
    A lire aussi :
    Talents d’Avenir 2023
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #09

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #09

    9e portrait de notre série RÉ’Elles ! Chez Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron, Alizée Boyer illustre du haut de ses 25 ans comment les équipes s’impliquent au quotidien avec passion auprès de leurs membres et lauréats pour faire réussir l’entrepreneuriat. 

    Bienveillance, beaucoup de solidarité, un réel esprit de communauté

    Après une licence AES mention administration générale et territoriale, droit économie gestion, Alysée Boyer intègre un double master en droit des affaires et droit et gestion des entreprises, formation solide qu’elle boucle par un stage de 6 mois dans une étude de mandataire judiciaire, puis par un court passage au Crédit agricole au service clientèle. Sa carrière professionnelle se lance réellement quand elle prend connaissance d’une annonce publiée sur LinkedIn par Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron, en quête d’un(e) chargé(e) de mission. Alizée est d’emblée attirée par la fiche de poste et les missions proposées qui requièrent une grande polyvalence. Sa formation et sa connaissance du territoire font d’elle le profil idéal et, en février 2022, elle intègre l’association. 

    Au cœur de la relation humaine

    En rejoignant l’équipe, aujourd’hui composée de trois permanents et d’une en alternante en communication, Alizée est frappée par l’esprit de bienveillance et d’entraide qui y règne. « Certes, ce sont les valeurs portées par l’association mais elles sont très fortement incarnées. Cela donne du sens à nos actions et nous rend fiers de notre travail. L’équipe est très soudée, il existe une vraie solidarité entre nous, un bel esprit de communauté », confie la jeune femme qui dit avoir trouvé une seconde famille.
    Heureuse des missions « plurielles, vivantes et variées » qui lui sont confiées, elle aime ce métier qui lui permet de participer au développement du dynamisme économique local et de contribuer à la réussite de projets entrepreneuriaux.  
    Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron accueille plus de 150 porteurs de projet chaque année et accompagne une quarantaine d’entreprises quotidiennement dont les 10 à 15 nouveaux lauréats annuels. Alizée étudie attentivement leurs projets, en apportant un regarde externe bienveillant, pointe les améliorations à porter en vue des comités d’engagement étape préalable et obligatoire pour devenir lauréat Réseau Entreprendre®. Passée cette étape, elle les accompagne dans toutes les étapes d’évolution de leur entreprise.
    L’équipe de Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron : Maylie Arias, Alizée boyer, Xavier Bessac & Coralie Vincent

    Polyvalence et richesse humaine 

    En tant que chargée de missions, la jeune femme représente également Réseau Entreprendre® lors d’événements à destination des chefs d’entreprise et des prescripteurs du territoire couvert (banques, cabinets comptable, acteurs de la création reprise, etc.). S’ajoutent également l’ensemble des manifestations qui sont nombreuses dans le réseau pour favoriser les échanges entre entrepreneurs. « C’est un travail prenant mais passionnant car la relation humaine y est au cœur », confie-t-elle.  
    Alizée se souvient avec émotion de ce jeune lauréat de 21 ans dont les parents ont disparu tragiquement alors qu’i létait adolescent. « Ils détenaient un grand parc d’accrobranches situé entre Castres et Toulouse qu’il a décidé de réouvrir après ses études. Cette tragédie a fait de lui un entrepreneur très déterminé, malgré son jeune âge. Et c’est un couple, tous deux anciens lauréats, qui va l’accompagner pendant 2 ans. Quelle belle revanche sur la vie ! ».
    La jeune femme pense également à cette femme qui, travaillant dans une entreprise membre de l’association, venait la représenter de temps en temps aux événements organisés. « Quand cette personne s’est installée à son compte comme avocate, elle est revenue vers nous en nous disant qu’elle souhaitait poursuivre l’aventure de Réseau Entreprendre® avec sa propre entreprise, tant elle avait été nourrie par les échanges et les événements auxquels elle avait participé. J’y vois un signe encourageant . Nos actions sont appréciées et reconnues », se réjouit-elle.

    Réussite , gratuité, réciprocité

    Faire émerger et réussir de nouveaux entrepreneurs requiert un certain talent. Il faut  trouver le juste équilibre entre enthousiasme, sens de l’écoute et force de persuasion. Des atouts que la jeune femme déploie  naturellement. « Notre seul objectif, c’est de faire grandir les entreprises pour qu’elles réussissent. La notion d’aide est très gratifiante pour moi. Il n’y a pas de meilleure récompense que de voir les entreprises réussir. Et contribuer à développer l’emploi local est porteur de sens », assure Alizée qui est très attachée à son territoire. 

    La jeune femme apprécie aussi le temps qu’elle passe avec les membres de l’association, ces chefs d’entreprise bénévoles qui donnent de leur temps pour accompagner gratuitement les lauréats. « La réciprocité fait de nous les maillons d’une chaîne dédiée à la transmission. Elle encourage nos anciens lauréats à donner à leur tour avec une réelle envie de leur part d’être là. Ils donnent de leur temps mais c’est un temps choisi et cela fait toute la différence », dit-elle. Pour mener à bien son travail, Alizée sait aussi qu’elle peut compter, comme toute son équipe, sur le soutien de la Fédération Réseau Entreprendre® , toujours à l’écoute pour répondre aux besoins des associations. « C’est aussi grâce à eux que nous réussissons à faire correctement notre travail ».  

    Grandir et s’épanouir 

    En 2 ans et demi passés au sein de Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron, Alizée a trouvé un épanouissement grandissant dans son travail. « J’apprends tous les jours un métier formidable, ponctué de rencontres, d’expériences de vie, de points de vue, qui nous font progresser sans cesse. Pouvoir échanger à 25 ans avec des chefs d’entreprise qui ont déjà vécu 1 000 vies, c’est hyper nourrissant. Je les admire pour le chemin parcouru et je prends auprès d’eux des conseils et des leçons de vie pour pouvoir avancer de mon côté », livre humblement la jeune femme qui croque la vie à pleine dents.
  • Réussir sa reprise d’entreprise #03 – Comment réussir son business plan

    Réussir sa reprise d’entreprise #03 – Comment réussir son business plan

    Le business plan est une étape incontournable pour tout entrepreneur souhaitant lancer une nouvelle activité. Ce document clé permet de structurer le modèle économique, de définir une stratégie et de rassurer les partenaires financiers. Toutefois, sa réussite repose sur une réflexion approfondie et une méthode rigoureuse.

    Voici les cinq grandes étapes à suivre pour bâtir un business plan solide et convaincant.
    Bertrand Cadillon, expert-comptableFiducial 

    1- Faire le point sur votre situation actuelle et
    vos objectifs personnels

    Avant de plonger dans les chiffres, il est primordial de faire un état des lieux de votre situation personnelle et professionnelle. Cette introspection est essentielle pour savoir où vous en êtes et définir clairement vos motivations.
    Il est nécessaire de vous poser les bonnes questions : Quelle est votre situation familiale ? Quelle est votre formation et quelles compétences avez-vous développées au cours de vos expériences professionnelles ? Quelles sont les connaissances directement liées à votre projet ?

    Ce bilan doit aussi inclure vos objectifs personnels. Cherchez-vous à créer votre propre emploi, à devenir votre propre patron, ou à organiser votre temps pour mieux concilier vie familiale et professionnelle ? Il est aussi important de connaître l’avis de votre entourage proche, car le soutien familial est souvent un facteur clé de succès pour les entrepreneurs.
    Cette première étape vous permettra d’avoir une vision claire de vos attentes, de vos forces et des domaines où vous pourriez avoir besoin de renforts ou de formations complémentaires.

    2 – Définir précisément votre future activité

    Une fois que vous avez cerné vos motivations, il est temps de définir précisément votre future activité. Il ne suffit pas de savoir ce que vous souhaitez vendre ou offrir, il faut aussi être capable de décrire vos produits ou services de manière claire et concise. Quelles sont les caractéristiques de votre offre ? Quels sont les bénéfices pour vos futurs clients ?
    L’innovation joue souvent un rôle crucial dans la réussite d’une entreprise. Votre offre se démarque-t-elle de la concurrence ? Si oui, en quoi ? Il est important de bien analyser ce qui fait votre singularité sur le marché : prix, qualité, service, ou encore valeurs ajoutées spécifiques.
    L’objectif est ici de clarifier votre positionnement sur le marché et de déterminer votre stratégie tarifaire. Connaître les marges que vous pouvez réaliser est essentiel, tout comme évaluer si votre offre répond à une demande existante et identifiable.

    3 – Analyser le marché et la concurrence

    La troisième étape consiste à analyser en profondeur votre marché cible. Une bonne connaissance de votre secteur d’activité est indispensable pour élaborer un business plan réaliste. Qui sont vos futurs clients ? Quelle est leur taille et quels sont leurs besoins ?
    Observer les tendances de consommation et anticiper leur évolution à court, moyen et long terme est crucial. Il est également important d’identifier vos concurrents actuels et futurs. Quelle est leur stratégie, leurs produits, leurs prix, et comment vous positionnez-vous par rapport à eux ?
    Le marché peut évoluer et de nouveaux concurrents peuvent émerger. Votre capacité à vous adapter à ces changements sera déterminante. Il est essentiel de prévoir des solutions face à une concurrence croissante pour maintenir votre compétitivité.

    4 – Définir votre stratégie de développement et votre modèle économique

    Le cœur de votre business plan réside dans la définition de votre stratégie de développement. Comment allez-vous vendre vos produits ou services ? Quels canaux de distribution choisirez-vous ? Allez-vous vendre directement à vos clients ou passer par des tiers ?
    Il est important de définir précisément vos stratégies de prospection commerciale et les investissements nécessaires à leur mise en œuvre.
    Ensuite, il faut penser à la production. Quels sont les coûts associés à la réalisation de votre offre ? Que ce soit l’achat de matériel, de locaux ou encore la gestion des fournisseurs et partenaires. Chaque poste de dépense doit être minutieusement évalué. Qui seront vos partenaires clés ? Comment allez-vous les rémunérer ?
    La réussite de cette étape repose sur une bonne gestion des ressources et des partenariats. Avez-vous pensé à l’externalisation de certaines tâches pour optimiser les coûts ?
    Ces questions doivent trouver des réponses concrètes dans votre business plan afin de garantir sa viabilité à long terme.

    5 – Préparer la mise en œuvre de votre projet

    La dernière étape consiste à prévoir la mise en œuvre concrète de votre projet. Cela inclut les prévisions financières à court et moyen terme. Vous devez anticiper vos revenus et les charges associées à votre activité pour les trois premières années. Ces prévisions doivent être réalistes et tenues à jour en fonction des évolutions du marché.
    Avez-vous envisagé la saisonnalité de votre activité ? Quels sont vos prix de vente et vos conditions de règlement ? Il est également essentiel de déterminer vos besoins en financement. Que ce soit pour démarrer ou pour développer votre entreprise, il est crucial d’identifier les sources de financement possibles et de préparer des dossiers convaincants pour vos investisseurs.
    Enfin, le choix de la structure juridique de votre entreprise doit être réfléchi en fonction de votre situation familiale, de votre patrimoine et de vos objectifs personnels.

    Conclusion, un business plan, un outil indispensable

    Le business plan est bien plus qu’un simple document à présenter aux investisseurs. C’est un véritable guide qui accompagne l’entrepreneur dans la structuration de son projet et la prise de décisions stratégiques.
    Réaliser un business plan exige rigueur et anticipation. En suivant ces cinq grandes étapes, vous maximiserez vos chances de succès et disposerez d’un outil précieux pour convaincre partenaires et investisseurs.
    Il est recommandé de vous entourer de conseils d’experts pour valider vos hypothèses et obtenir une vision extérieure sur votre projet. Vous pouvez aussi vous rapprocher d’un réseau d’accompagnement comme Réseau Entreprendre® qui pourra vous apporter de précieux conseils dans la conduite de votre entreprise et ainsi contribuer à son succès.
    « Un business plan solide est souvent le point de départ d’une aventure entrepreneuriale réussie.« 
     
  • Numérique responsable : comment réduire votre impact en entreprise ?

    Numérique responsable : comment réduire votre impact en entreprise ?

    Face à l’impact environnemental croissant du numérique, les entreprises doivent adopter des stratégies durables pour concilier innovation et stratégie numérique responsable. Découvrez dans cette interview les pratiques d’Eloïse et Laurent Bailleux, cofondateurs de Bilbea, lauréats de Réseau Entreprendre ® Normandie Seine et Eure

    Bilbea est une entreprise lauréate de Réseau Entreprendre®Normandie Seine et Eure spécialisée dans la transition numérique responsable. Qu’entendez-vous par le numérique responsable et quels sont les principaux impacts environnementaux du numérique ?

    Le numérique responsable a pour ambition de faire converger transition technologique et objectifs de développement durable. Aujourd’hui, l’impact carbone du numérique a dépassé celui de l’aviation civile. Il représente 3,8 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Et si rien n’est fait, il pourrait tripler d’ici 2050.
    De même, son impact sociétal est tout aussi important : fracture numérique, faible accessibilité des services numériques, protection des données ou encore stress numérique, particulièrement présent dans les entreprises.

    Limiter et contrôler les impacts environnementaux de son entreprise peuvent apparaitre comme des injonctions contradictoires avec son développement.
    Quels sont les avantages économiques à long terme à la mise en place d’une stratégie de numérique responsable en entreprise ?

    Les bénéfices à moyen et long terme pour les entreprises qui mettent en œuvre une démarche numérique responsable sont nombreux et souvent sous-estimés.
    En premier lieu, la sobriété numérique permet l’optimisation de ses outils digitaux et la réduction de ses dépenses énergétiques, donc in fine, la réduction des coûts liés à son système informatique. De plus, assurer la cohérence des usages et processus numériques permet aux collaborateurs d’être acteurs de la politique RSE de leur organisation. Enfin, l’engagement vers la durabilité de son numérique aura un impact positif sur l’image de l’entreprise et sa marque employeur.
    Pour minimiser l’empreinte écologique des communications numériques, une entreprise peut limiter les emails inutiles via une messagerie instantanée, optimiser le stockage cloud en supprimant les fichiers obsolètes, et mettre en œuvre le partage de documents. Elle peut sensibiliser ses employés par des campagnes internes sur les pratiques durables fédérant ainsi les parties prenantes autour de la démarche.
    Il existe aujourd’hui différentes actions de sensibilisation telle la Fresque du Numérique, la petite sœur de la Fresque du Climat qui aide à la prise de conscience de façon collaborative, ou des actions de formation plus traditionnelles qui peuvent s’adapter aux profils des apprenants : équipe projet SI, chargé de projet RSE ou dirigeants qui souhaitent s’initier aux bonnes pratiques numériques.
    Des sessions de formation, alternant méthodologie et mise en pratique, existent sur des formats variés de 3h à plusieurs jours, adaptables au contexte et aux besoins de l’entreprise.

    Pour en savoir plus sur l’approche et les outils de Microsoft sur le numérique, vous pouvez télécharger l’ebook : Un guide du dirigeant pour le développement durable | Microsoft
  • Santé du dirigeant #2 : le sport, atout majeur pour les chefs d’entreprise !

    Santé du dirigeant #2 : le sport, atout majeur pour les chefs d’entreprise !





    Dans ce deuxième volet de notre série d’interviews consacrée à la santé du dirigeant, Sébastien Hureau fondateur d’Active Square et lauréat de Réseau Entreprendre® Aquitaine nous partage son expérience d’entrepreneur dans le sport et sa vision du sport pour concilier bien-être personnel et responsabilités professionnelles pour lui-même et ses salariés.

    Avec Active Square, vous avez été lauréat de Réseau Entreprendre® Aquitaine, pouvez-vous nous présenter votre activité ? Que vous a apporté l’accompagnement de Réseau Entreprendre® ?

    Je suis dirigeant et fondateur de Active Square, un club de sport créé en 2019. Mon objectif, à travers mes 20 années d’expérience est de proposer un concept disruptif et qui casse les codes de la salle de sport classique. Donner du plaisir dans l’activité, pour toute la famille et aussi en entreprise.
    J’ai bénéficié de l’accompagnement du Réseau Entreprendre®, qui s’est révélé comme étant un support et une aide précieux. Autant dans l’échange sur différents sujets liés à l’entreprise que dans les conseils apportés par l’expérience de Patrice Beal, le président. La récurrence des rdv mensuels permet d’avoir un suivi des actions entreprises et à entreprendre.

    Le sport est au cœur de votre activité avec une approche originale car vous accompagnez également de nombreux chefs d’entreprise dans leur parcours santé au quotidien.
    Quels conseils leur donnez-vous pour les aider à trouver le bon équilibre entre leur activité professionnelle et leur santé ? Quels sont leurs retours ?

    L’activité physique, c’est un peu le parent pauvre : nous savons que nous devons bouger pour être en meilleure santé, pour être en meilleure forme physique et mentale dans nos activités et actions quotidiennes. Pourtant, nous remettons souvent à plus tard par manque de temps ou de motivation.
    L’accompagnement, c’est la clé. Comme avec Réseau Entreprendre® 😊 . N’hésitez pas à vous faire accompagner ! Il peut être individuel ou collectif, en entreprise ou dans une structure. 
    La rigueur et l’organisation sont aussi des maîtres mots : se fixer 1, 2 ou 3 moments dans la semaine comme faisant partie du temps pour soi, pour l’activité. Et ne pas y déroger. Par exemple, se fixer un créneau horaire tous les jours à 7h00, ou sur l’heure du déjeuner, peut être une solution. Et pas besoin de faire 1h ou 2h à chaque fois. La variété est aussi une des clés pour rester motiver. En d’autres termes, vous pouvez opter pour une séance cardio type running le lundi, le mardi 10-15 minutes de gainage ou d’étirement, le mercredi une séance de renforcement de 30 à 45 minutes, un sport collectif le jeudi ou vendredi, sans oublier une activité en famille également 
    Une fois cet équilibre trouvé, les retours sont unanimes. Les dirigeants se trouvent alors dans un cercle vertueux d’équilibre et d’harmonie entre le domaine professionnel et personnel. N’oubliez pas que l’activité physique, si on souhaite la pratiquer dans la durée, doit procurer un certain plaisir. Et je n’échappe pas à cette règle également.

    Au-delà de la santé du dirigeant, vous travaillez aussi à l’intégration du sport dans les entreprises. Quels conseils donneriez-vous à un chef d’entreprise qui souhaite travailler avec ses équipes sur la question du sport et de la santé ? Quels résultats avez-vous observés ?

    La qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) concerne toutes les entreprises. Prendre soin de ses collaborateurs permet d’améliorer la marque employeur, de mieux recruter et fidéliser les talents, d’optimiser la productivité et de réduire les possibles troubles musculo-squelettiques (TMS).
    Certains pourraient penser que cela représente du temps et de l’argent. Concernant le côté pécuniaire, il faut savoir que les séances d’activité physique, à partir du moment où elles sont proposées à l’ensemble des salariés, sont en tout ou partie déductibles.
    On a souvent vu aussi la mise en place d’espaces sportifs au sein des entreprises. Ce qui est une bonne initiative, mais l’on voit qu’ils sont souvent peu fréquentés ou qu’ils le sont généralement par les mêmes personnes. La question est donc : comment rendre l’activité accessible à tous les collaborateurs et leur faire profiter de ses bienfaits ?
    Il y a plusieurs possibilités : les Team Building sportifs, les séances récurrentes (1 fois x semaine par exemple), mettre en place des ateliers thématiques par l’intervention de professionnels de santé ou d’organismes, comme le propose Harmonie Mutuelle, sur différents thèmes (gestes et postures, comment mieux s’alimenter…). Il existe une multitude d’initiatives qui doivent être portées par la Direction. En d’autres termes, les collaborateurs doivent percevoir que c’est une réelle volonté de la Direction de promouvoir le bien-être au travail. Ce n’est pas un investissement perdu ! Nous le constatons dans notre centre par le retour des dirigeants et des collaborateurs eux-mêmes ! 
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #08

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #08

    8e portrait de notre série RÉ’Elles ! Deux jeunes cheffes d’entreprise qui ont l’entrepreneuriat dans la peau. Elles ont uni leurs forces pour faire bouger les lignes du retail, dont 80% sont issus du prêt-à-porter. Grâce à l’accompagnement de Réseau Entreprendre®, elles espèrent atteindre la première marche du Podium.

    L’entrepreneuriat comme une seconde peau 

    De belles histoires naissent souvent sur les bancs d’école. Celle de Mathilde Artale et Charlotte Guinnebault en fait partie. Elles se sont rencontrées en 2021 à l’ESCP Business School, en mastère spécialisé « Innover & Entreprendre ». La première est native de Marseille, la seconde du Chesnay, en région parisienne. Les deux jeunes femmes partagent une même passion pour l’entrepreneuriat et l’environnement. « Et cela depuis toujours », confie Mathilde qui, a 25 ans, a déjà trois entreprises à son actif : Golf_tous, Lmconcept et Artalys.  
    Pour valider leur formation, les étudiantes doivent monter un projet d’entreprise, innover à partir d’une feuille blanche. Elles créent la première version de Podium, un site en ligne de location de vêtements pour femmes. « La première année, Charlotte a piloté seule l’entreprise car j’étais engagée sur le projet Artalys », précise Mathilde. En octobre 2022, Charlotte lui demande de la rejoindre. Échaudée par une première expérience malheureuse avec un associé, Mathilde hésite et finit par répondre oui, après cinq longs mois de réflexion et de travail avec celle qui deviendra son associée. 

    Le futur du retail est circulaire 

    De mars à septembre 2023, Podium est incubée à Station F, à Paris. Les deux associées trouvent rapidement des financements auprès de Réseau Entreprendre® Essonne (50 000€), Bpifrance (30 000€) et Station F (10 000€).

    L’idée de Podium est partie du constat qu’on ne porte qu’un tiers des vêtements de notre dressing, soit parce qu’ils ne nous vont plus, soit parce qu’ils ne nous plaisent plus ou alors parce que nous les avons achetés sur un coup de tête ou pour une occasion particulière. « Non seulement c’est une perte d’argent et de temps mais question environnement, il n’y a pas pire ! Nous avons trouvé une alternative intéressante dans le concept de la location qui fonctionne très bien aux États-Unis depuis une quinzaine d’années », explique Mathilde.  
    Cette approche plus responsable ne s’applique pas uniquement au prêt-à-porter. « Une perceuse, on l’achète et on l’utilise 7 minutes en 20 ans, pourquoi ne pas plutôt la louer ? », s’interroge-t-elle ? Et ainsi de suite…  Près de deux ans après sa création, Podium a donc changé de business model : « Nous avons choisi le B2B pour accompagner les marques qui ne savaient pas trop comment proposer ce type de service. Fort d’une première expérience en B2C, nous étions désormais capables d’appréhender le marché et la logistique », explique-t-elle.  
    Podium s’affiche désormais comme le prestataire et le partenaire des retailers, dont 80% sont issus du prêt-à-porter, qui souhaitent se lancer dans l’économie circulaire. « Nous donnons aux marques le pouvoir d’agir ! », lance Mathilde qui gère la création de partenariats, les RH et les finances et laisse à son associée la vision et la création de concepts pour les marques. « Mais c’est ensemble que nous prenons les décisions », précise-t-elle.  

    L’impact comme motivation première

    Les jeunes femmes se sont tournées vers Réseau Entreprendre® Essonne dont elles apprécient particulièrement, au-delà du prêt d’honneur et de l’accompagnement accordés, les valeurs véhiculées par l’association, et notamment l’entraide. « Les membres de Réseau Entreprendre® ont cru dans notre projet dès le départ alors que nous n’avions pas encore passé le comité d’engagement », n’oublie pas Mathilde.  
    Lauréates 2023, elles bénéficient d’un accompagnement individuel pendant 3 ans. « Notre accompagnatrice Hélène est avocate, experte dans le juridique et le légal, une compétence que nous n’avions pas. Elle nous donne des clés pour nous aider à négocier avec de grandes marques. Elle est géniale, elle croit au projet. Elle essaie en permanence de nous challenger, c’est à la fois grisant et très motivant ».   
    Pousser une innovation n’est pas si simple, même si le sujet semble aujourd’hui porteur. « Faire passer une idée qui n’existe pas c’est compliqué et cela prend du temps. Mais le jour où ça matche, on peut espérer avoir un réel impact », estime Mathilde. Entrepreneuses tenaces et férues de travail, les deux jeunes femmes sont avant tout des passionnées. Et il en faut de la passion pour développer un tel projet dans un marché, en crise. « Oui, il y a des frustrations car nous avons parfois le sentiment que les choses n’avancent pas aussi vite que nous l’aurions espéré. Des projets lancés en début d’année ont été reportés à cause de la crise. De notre côté, tout est prêt, nous attendons le GO de nos clients qui ont la volonté d’agir mais qui ont aussi leurs contraintes économiques ». Alors en attendant des conditions plus favorables, Mathilde et Charlotte comptent sur les missions de conseil qui leur sont confiées pour développer l’entreprise et gagner en notoriété.   

    Entreprendre pour s’épanouir 

    Malgré les aléas, leur passion pour l’entrepreneuriat reste intacte. « Je veux être entrepreneuse, je l’ai toujours voulu et je sais que ce n’est pas facile. C’est un marathon perpétuel qui se prépare chaque jour. Avec Charlotte, nous aimons dire que nous sommes des jardinières : nous semons chaque jour des petites graines qui un jour germeront. C’est l’objectif final qui nous motive, celui de pouvoir proposer un portant à la location dans toutes les boutiques de France. Que cela se fasse avec ou sans nous, j’ai tout simplement envie que le concept existe pour moi et dans toutes les phases de ma vie. Mais les marques sont encore un peu réticentes à l’innovation », regrette Mathilde.
    Du haut de ses 25 ans, la jeune femme sait déjà qu’elle ne trouvera son épanouissement que dans l’entrepreneuriat. « Aucun autre job me plaît, encore moins l’idée du salariat. J’ai besoin de toucher à tout pour me sentir épanouie. En réalité, ce qui m’intéresse c’est l’impact que je peux laisser sur la société, peu importe le secteur d’activité », martèle-t-elle.

    Toujours y croire 

    À la question « Quelle est la figure entrepreneuriale qui vous inspire ? », Mathilde lâche un étonnant Orelsan, rappeur, compositeur, réalisateur… et chef d’entreprise. « J’ai vu un reportage sur sa vie qui m’a captivée. Pendant 10 ans, personne n’a cru en lui. Il était passionné et y a toujours cru. Il n’est pas que rappeur, il est également producteur, écrit des chansons, a créé Avnier, une marque de mode streetwear. Il part de loin, il a toujours eu envie d’être disruptif, d’avoir un impact. C’est aussi pour cela que j’entreprends aujourd’hui ! Et puis, il a eu un sacré bad buzz mais il a continué, malgré tout. Sa persévérance m’émeut et me guide », confie-t-elle. Jours meilleurs est la chanson qui la touche et l’inspire le plus. « La fin du désert se cache peut-être derrière chaque dune »…  
  • #3 Reprise d’entreprise : reprendre, une stratégie gagnante !

    #3 Reprise d’entreprise : reprendre, une stratégie gagnante !

    Vous vous interrogez sur la reprise d’entreprise et vous êtes curieux de connaître les secrets d’une reprise d’entreprise réussie ? Pour vous guider et vous inspirer, voici notre série d’interviews d’entrepreneurs ayant privilégié cette forme d’entrepreneuriat, en partenariat avec le Crédit Agricole.


    Découvrez le parcours de Jean Fairy, un de nos lauréats qui a choisi de reprendre en 2014, l’entreprise Ferrier, spécialisée en tôlerie fine pour l’industrie.

    Pourquoi la reprise plutôt que la création ? Quels ont été les défis à relever ? Comment Réseau Entreprendre® Franche-Comté l’a accompagné ?

    Jean Fairy, vous avez repris, en 2014, l’entreprise Ferrier à Cousance dans le Jura. Pouvez-vous nous décrire l’activité de votre entreprise ? Pourquoi avoir choisi de reprendre une entreprise plutôt que d’en créer une ? Comment et pourquoi avez-vous choisi cette entreprise ?

    L’entreprise Ferrier est spécialisée dans la fabrication de composants, sous-ensembles ou ensemble en tôlerie fine, en sous-traitance, en petites et moyennes séries pour l’industrie. Elle travaille pour des secteurs variés de l’industrie des petites et moyennes séries comme la machine-outil, les engins de travaux publics, les transports, l’électronique, les loisirs ou l’environnement. Elle emploie 37 personnes.
    Je me suis retrouvé brutalement sans emploi dans un contexte où l’entreprenariat m’est apparu plus adapté à ma situation que la recherche d’un hypothétique emploi salarié. C’est pour cette raison que je me suis orienté vers la reprise.

    L’entreprise Ferrier était suffisamment structurée pour que le départ du cédant ne soit pas un risque. Familiale depuis 3 générations, elle m’est apparue saine et bien gérée. Je m’y suis tout de suite senti à ma place.

    Quels ont été les enjeux auxquels vous avez dû faire face à l’occasion de cette reprise ?

    J’ai suivi une formation de 3 semaines à la reprise d’entreprise auprès du CRA. Je me suis ensuite entouré d’un expert-comptable et d’un avocat d’affaires.

    J’ai dû faire face à deux principaux écueils : le montage juridique de l’immobilier handicapait le financement, et l’avocat du cédant s’efforçait de complexifier les échanges. Je m’en suis sorti quand j’ai réussi à le mettre à l’écart pour négocier directement avec le cédant.

    Vous avez été lauréat Réseau Entreprendre® Franche Comté : que vous a apporté cet accompagnement ?

    Avant d’être lauréat, j’avais contacté Réseau Entreprendre® qui m’a aidé à discerner si l’entrepreneuriat était bien fait pour moi. Le premier entretien pour présenter mon projet m’a bien aidé à le finaliser.
    L’accompagnement collectif m’a donné accès à beaucoup d’informations utiles, tout en m’apportant un premier réseau dans une région nouvelle pour moi. Enfin, mon accompagnateur m’a souvent fait me poser de bonnes questions.

    En vous fondant sur votre expérience, quels conseils donneriez-vous à d’autres candidats à la reprise ?

    La reprise ne s’improvise pas. Il faut s’y préparer et s’entourer de conseils adaptés, sans perdre de vue qu’il faut garder le contrôle.
    Il faut aussi bien réaliser qu’un bon projet ne fait pas nécessairement un bon chef d’entreprise ; c’est là que Réseau Entreprendre® peut prendre tout son sens.

    Pourriez-vous nous dire un mot sur la transmission familiale que vous êtes en train d’opérer ?

    Un de mes enfants a manifesté son intérêt pour me succéder à la tête de l’entreprise dès le début. Il a profité d’un besoin en recrutement pour intégrer l’équipe et y faire ses preuves.
    C’est donc tout naturellement que je lui ai confié la Direction quelques mois avant de lui céder l’ensemble des parts sociales dans le cadre d’un pacte Dutreil ; charge à lui de verser une soulte à nos autres enfants.
  • Nadia Aftis, marche pour l’inclusion

    Nadia Aftis, marche pour l’inclusion

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #14 Nadia Aftis, porteuse de la flamme

    Ce sont les yeux remplis d’étoiles que la lauréate de Réseau Entreprendre ® 93 revient de son expérience de porteuse de flamme Olympique.

    Nadia Aftis, co-fondatrice de FKM Mobilité, incarne l’innovation et l’inclusion. Son entreprise est spécialisée dans le transport des personnes à mobilité réduite. Elle offre à ses clients la liberté de se déplacer facilement et de pouvoir profiter comme tout un chacun des loisirs qu’ils aiment.
    Rencontre avec cette combattante de la démocratisation du handicap. 

    En quelques mots, peux-tu résumer ton parcours

    Maman de 3 enfants j’ai travaillé 20 ans dans le public comme chargée de missions chez EDF. Je ne m’épanouissais pas, ça ne rentrait pas en phase avec mes valeurs. Et puis il y a eu la naissance de mes garçons, dont l’un est en situation de handicap.
    J’ai vécu les complications et compris le manque de structures adaptés pour et dans les transports. J’ai créé FKM Mobilité pour permettre à toute personne en situation de handicap d’avoir accès à la culture et aux activités sportives, favorisant l’inclusion.
    Le sport est important pour moi, jeune j’ai pratiqué l’athlétisme et la natation. J’ai aussi une association qui s’appelle au cœur d’Épinay qui vient en aide aux familles en situations précaires et touchées par le handicap. 

    Pourquoi es-tu devenue entrepreneure ?      

    J’ai été entrepreneuse malgré moi ! En voulant inscrire mon fils au sport, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de section adaptée là où j’habitais et je devais l’amener à 1h30 de chez moi. Je n’ai pas trouvé de transport pour lui. C’est ce qui m’a décidé à créer FKM Mobilité. Je pense qu’on n’est pas prédestiné à devenir entrepreneure, soit on baigne dedans par sa famille, soit on le devient. Et dans ce cas, c’est lié à quelque chose de personnel. Il y a toujours un déclic ! de ses propres décisions. 

    En quoi le sport t’est-il utile dans ta vie d’entrepreneur ?   

    J’ai été entrepreneuse malgré moi ! En voulant inscrire mon fils au sport, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de section adaptée là où j’habitais et je devais l’amener à 1h30 de chez moi. Je n’ai pas trouvé de transport pour lui. C’est ce qui m’a décidé à créer FKM Mobilité.

    Je pense qu’on n’est pas prédestiné à devenir entrepreneure, soit on baigne dedans par sa famille, soit on le devient. Et dans ce cas, c’est lié à quelque chose de personnel. Il y a toujours un déclic ! 

    Pourquoi et comment es-tu devenue porteuse de la flamme olympique ? Quelles sensations cela fait de participer à un tel projet ? 

    C’est par le biais de Lynda Fekiri, de l’association All’inclusive. On travaille ensemble en donnant accès à des activités culturelles à des enfants atteints d’autisme.

    Lynda a reçu le trophée « Elles de France » il y a 2 ans et a été choisie pour porter la flamme. Elle a voulu que nous la portions ensemble car elle-même en situation de handicap (TDAH), elle a souhaité que je l’accompagne a géré son stress et ses émotions durant cette journée. C’était incroyable ! Les gens étaient heureux, fiers que la flamme passe chez eux.
    Ce que j’ai adoré, c’est que pendant ces 200 mètres à Saint-Denis, il n’y avait ni religion, ni couleur de peau, ni parti politique, ni riche, ni pauvre. On était juste unis !

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    On a toujours des objectifs à atteindre. On n’a pas la même ligne de départ mais on a la ligne d’arrivée. Un entrepreneur qui est déterminé à ouvrir son activité, a constamment la tête à ça. Il doit rester déterminé et concentré sur son objectif final. C’est pareil pour un sportif. Il doit toujours donner le meilleur et améliorer ses performances

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    On s’est choisi mutuellement ! J’avais besoin d’acteurs solides à mes côtés pour monter cette boîte qui a du sens et de la valeur. On s’est retrouvé là-dessus !
    Réseau Entreprendre ® c’est top sur tous les plans. Vous bénéficiez d’un prêt d’honneur pour démarrer ou développer votre entreprise. Vous êtes entouré par des entrepreneurs de qualité qui apportent leurs regards. Quand on a la tête dans son bébé [entreprise], on ne voit pas forcément ce qui ne va pas. On prend des conseils d’experts et on évite de faire les mêmes erreurs.  

    Quel est ton plus grand succès ?       

    Ma boîte ! Et d’avoir été partenaire officiel de l’évènement Inclusive’day en avril. C’est le plus grand évènement autour du handicap qui permet de rencontrer les entreprises inclusives. 

    Ton pire échec ?       

    C’est de ne pas pouvoir accompagner plus de personnes en situation de handicap.  Ma société ne peut pas être conventionnée comme les taxis et les ambulances. Je ne peux travailler qu’avec des entreprises et des Ephad. Les particuliers ne peuvent pas bénéficier de bons de transport. Mon combat c’est faire bouger les institutions !

    En tant qu’entrepreneure ?         

    Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis. Je suis alignée avec mes valeurs ! 
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