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Actualités Archives - Page 10 of 27 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Actualités

  • #1 Reprise d’entreprise, l’entrepreneuriat autrement !

    #1 Reprise d’entreprise, l’entrepreneuriat autrement !

    Vous vous interrogez sur la reprise d’entreprise et vous êtes curieux de connaître les secrets d’une reprise d’entreprise réussie ? Pour vous guider et vous inspirer, nous vous proposons une nouvelle série d’interviews d’entrepreneurs ayant privilégié cette forme d’entrepreneuriat, en partenariat avec le Crédit Agricole.
    Jean-Philippe Guyot, président de Réseau Entreprendre® Bourgogne, a repris l’entreprise Baekelite, leader français depuis plus de 30 ans dans les équipements pour les réseaux souterrains d’assainissement.

    Souhaitant entreprendre, Jean-Philippe a choisi de réaliser une reprise et non une création d’entreprise. Pour ce premier volet de notre série d’interviews d’entrepreneurs, nous vous proposons de découvrir son parcours de repreneur !

    Pourquoi avoir choisi de reprendre une entreprise plutôt que d’en créer une ?

    25 années passées dans l’industrie ont confirmé ma passion pour les produits techniques. Ma carrière a débuté dans les ciments chez CALCIA puis chez Saint-Gobain. J’ai beaucoup appris des organisations de grandes entreprises, avec de multiples acquisitions, des fusions, du développement commercial et de l’optimisation industrielle et achat au niveau mondial.
    J’ai poursuivi ma carrière pour un poste de direction générale de PMI en région Bourguignonne ce qui a attisé mon envie d’entreprendre. Passionné de développement produit, d’innovations « frugales », j’ai la passion de bouger les lignes en hybridant des pratiques et des angles de vue différents.  Lorsque nos 4 enfants furent sur le point de quitter le foyer, ma femme et moi avons donc recherché une cible pour un projet de reprise en commun. La 3e cible fut la bonne. Notre partenaire bancaire (privé) nous a soufflé l’information. La mise en relation fut rapide grâce au CRA et à un de leur expert local. L’acquisition a été réalisée au bout de 6 mois environ. 

    Quels ont été les enjeux auxquels vous avez dû faire face à l’occasion de cette reprise ? Comment s’est déroulé le financement ? 

    Les enjeux les plus importants ont tout de suite résidé dans l’appréhension d’un secteur d’activité nouveau. La découverte d’une activité de niche avec des produits a été le plus challengeant. Sans réflexe stéréotypé d’un côté et sans a priori de l’autre, la transmission de connaissances était au cœur du sujet. Les cédants ont attisé notre curiosité sans la satisfaire pleinement et c’est auprès de l’équipe et des parties prenantes que nous avons effectué notre apprentissage, sans filtre par conséquent. 
    La responsable du centre d’affaire du Crédit Agricole, partenaire des 15 années de direction générale m’a immédiatement affirmé son soutien dans la recherche d’une pépite. Quand notre choix s’est finalement porté sur Baekelite, le Crédit Agricole a suivi le financement total de la cible comme promis antérieurement.
    J’ai coutume de dire que le Crédit Agricole est le premier actionnaire de cette aventure. C’est la raison pour laquelle, notre chargé d’affaire reçoit mensuellement nos tableaux de bord exhaustifs ainsi que les faits marquants de notre activité, à sa grande surprise.
    Il est important d’être accompagné pour bénéficier de l’expertise d’entrepreneurs expérimentés et maximiser les chances de succès de son projet entrepreneurial

    En vous fondant sur votre expérience, quels conseils donneriez-vous à d’autres candidats à la reprise ?

    Un partenaire bancaire qui vous connait, un expert-comptable et un avocat d’affaire qui ont l’habitude de travailler ensemble forment les 3 piliers d’une reprise sans maux de tête. C’est notre réseau qui nous a remonté cette affaire. C’est en effet lors d’un événement du MEDEF local que notre conseiller bancaire a eu vent de la cession de cette entreprise. C’est en expliquant nos souhaits et ambitions lors d’une rencontre informelle que tout a commencé.
    Au-delà de ces acteurs, pour la réussite d’une reprise, comme d’une création d’entreprise, il est important d’être accompagné par des réseaux d’accompagnement comme Réseau Entreprendre® afin de bénéficier de l’expertise et du mentorat d’entrepreneurs expérimentés et de maximiser les chances de succès de son projet entrepreneurial.
    De chaque rencontre sort toujours une idée – le hasard profitant toujours aux esprits préparés !

    A propos de l’entreprise

    Depuis plus de 30 ans, l’entreprise Baekelite, située à Mâcon, est le spécialiste français des équipements pour les réseaux souterrains d’assainissement. Baekelite assure l’étanchéité et l’accessibilité des ouvrages en béton préfabriqué.
    Leurs clients sont des industriels de la préfabrication béton qui insèrent les produits dans leur process de fabrication. Le chiffre d’affaires de Baekelite lors de la reprise, il y a 3 ans était de 2,5M€. En 2022 il s’élevait à 4,8MM d’€.
  • Propriété industrielle : l’INPI et Réseau Entreprendre® 

    Propriété industrielle : l’INPI et Réseau Entreprendre® 

    Réseau Entreprendre® et l’INPI ont lancé en décembre dernier une collaboration visant à mieux sensibiliser les entrepreneurs aux enjeux de la propriété intellectuelle et industrielle et aux atouts que celle-ci peuvent constituer pour une entreprise.

    Quel sens donnez-vous à cette collaboration ? 

    Rémy Bourdier, président de Réseau Entreprendre® : Pour notre réseau, cette collaboration avec l’INPI est importante, car les entrepreneurs connaissent encore mal les enjeux et surtout les atouts de la propriété industrielle. L’explication est simple : quand vous lancez votre entreprise, vous êtes sur tous les fronts (commercial, RH, Financier, etc.). La propriété industrielle ne vous semble pas toujours prioritaire. C’est une erreur. Ne pas bien protéger sa marque ou ses inventions, peut avoir un impact considérable sur l’activité de votre entreprise. En effet, une marque non protégée peut être déposée par une autre structure et faire péricliter votre propre entreprise ou vous coûter extrêmement cher si vous devez racheter votre marque. Au-delà de l’aspect préventif, la propriété industrielle est également un atout dans la conquête de nouveau marchés car cela vous permet de faire respecter vos droits notamment quand vous vous lancez à l’international.  
    Dans le cadre de l’accompagnement que nous menons chez Réseau Entreprendre®, nous mettons l’accent sur ce sujet. Nous comptons parmi nos membres de nombreux dirigeants de cabinets de propriété industrielle, qui apportent leur expertise au quotidien à nos lauréats. Cette collaboration vient compléter ce dispositif, car l’INPI propose aux entreprises des services qui sont souvent gratuits et permettent aux entrepreneurs de faire les premiers pas dans la protection de leur propriété intellectuelle et industrielle (pré diagnostic PI, pass PI…).
    Pascal Faure, directeur général de l’INPI: Accompagner les entreprises pour les aider à gagner en compétitivité est au cœur de nos missions. Il s’agit là du point essentiel qui rapproche l’INPI et Réseau Entreprendre®
    Créer une entreprise est une aventure formidable. Mais les dirigeants peuvent parfois se trouver démunis face à certaines problématiques. Ils ont besoin de s’entourer d’experts susceptibles de partager leur expérience et leurs compétences. C’est précisément ce qui nous unit : l’INPI apporte l’expertise en propriété industrielle alors que Réseau Entreprendre® accompagne le parcours entrepreneurial. 
    L’INPI, tout comme le Réseau Entreprendre®, dispose d’un réseau réparti sur tout le territoire français ainsi qu’à l’étranger. Nos actions de sensibilisation, coachings personnalisés, formations se déploient sur le terrain, au plus proche des créateurs et des innovateurs. Notre collaboration est naturelle. 

    Rémy Bourdier, concrètement, quelles actions allez-vous engager ensemble en matière de propriété intellectuelle ? 

    Notre programme d’actions est très concret et repose sur deux volets principaux. 
    1. Une sensibilisation des entrepreneurs : nous allons communiquer auprès des chefs d’entreprises sur les enjeux de la propriété industrielle et l’intérêt pour eux de s’intéresser à ces sujets. Encore une fois, l’INPI propose des dispositifs qui peuvent permettre aux entrepreneurs de faire le premier pas dans ce domaine et qui viennent compléter l’accompagnement et l’expertise que les conseils en propriété industrielle apportent à nos lauréats. 
    1. Des collaborations locales : Réseau Entreprendre® est un réseau fortement décentralisé avec ses 135 implantations locales. C’est sa force, car cela permet un accompagnement au plus près des chefs d’entreprises. Notre collaboration prévoit donc un rapprochement de nos implantations locales respectives pour qu’elles puissent travailler ensemble. L’objectif est qu’elles se rencontrent pour envisager concrètement ce qu’elles peuvent faire (apport d’expertise, communication, etc.). L’échelon local est le plus efficace si nous voulons toucher le maximum de chefs d’entreprises.  

    La convention prévoit également une collaboration sur le Guichet unique, outil désormais incontournable pour les entrepreneurs. Pascal Faure, un an après son lancement, pouvez-vous nous dire un mot sur le déploiement  ? 

    Le Guichet unique est la plateforme numérique qu’utilisent désormais tous les acteurs pour effectuer leurs formalités d’entreprises : créations, modifications, cessations, dépôts de comptes… Depuis son ouverture à tous en janvier 2023, le Guichet unique a beaucoup évolué. Plus de 2,7 millions de formalités ont été enregistrées, dont 1,4 million de demandes d’immatriculations. Si l’INPI est l’opérateur du Guichet unique, l’ensemble des acteurs concernés y contribuent (Insee, Urssaf, DGFiP, greffes des tribunaux de commerce, MSA, CMA…) 
    Afin d’aider les utilisateurs dans la prise en main de ce tout nouvel outil, l’INPI déploie de nombreuses actions telles que des formations et des webinaires organisés en collaboration avec les utilisateurs. Très récemment, nous avons également lancé une application gratuite pour mobile qui se veut être l’assistant personnel de l’entrepreneur : START INPI. Cette application les assiste dans l’accomplissement de leurs formalités sur le Guichet Unique et leur donne des clés pour bien utiliser la propriété intellectuelle en fonction du développement de leur activité. 
  • La transition digitale source d’innovation et de croissance des entreprises #4

    La transition digitale source d’innovation et de croissance des entreprises #4

    Pour ce nouvel épisode sur la transition digitale, nous vous proposons de découvrir, en partenariat avec Microsoft, comment Muriel Naivin, présidente de Réseau Entreprendre® Champagne Ardenne, accompagne ses clients dans la digitalisation de leur marketing, notamment dans un contexte de suppression des prospectus papier. Une digitalisation qui est aussi un levier de transformation pour sa propre agence.
    Muriel Naivin, vous êtes présidente de Réseau Entreprendre® Champagne Ardenne et directrice générale d’Epsilon Global Com, agence spécialisée dans la communication commerciale et marketing située à Reims. Dans votre agence, vous accompagnez vos clients dans leur stratégie commerciale et marketing. Ce domaine connaît actuellement une révolution, notamment avec la fin programmée des prospectus. Comment accompagnez-vous les entreprises dans ce passage au digital ?
    Depuis 40 ans maintenant nous accompagnons nos clients « retailers » à recruter, fidéliser et animer leurs points de vente. La révolution dont vous faites écho ne date pas d’hier ! Cela fait de nombreuses années que le digital fait partie des stratégies commerciales omnicanales que nous déployons pour les enseignes qui nous accordent leur confiance depuis tant d’années. L’arrêt progressif du prospectus dans sa version print ne signe pas pour autant la fin des offres commerciales ! Au contraire.
    Chez Epsilon G.C nous avons anticipé les évolutions et conseillons, depuis quelques années déjà, la stratégie la plus efficace pour satisfaire la performance commerciale de nos clients. Print, digital ou les deux, l’enjeu se situe au niveau de la donnée. Exploitée sur papier ou support digital, c’est sa lecture et son utilisation en mode « test and learn » permanente qui garantira l’efficacité de la communication commerciale des enseignes. Pendant et à l’issue d’une opération commerciale nous mesurons systématiquement l’impact concret de notre mix media print et digital. Cela nous permet d’arbitrer en connaissance de cause et ainsi d’optimiser la performance du plan d’action suivant. C’est ainsi que nous avons par exemple réduit le nombre de page du catalogue de l’un de nos clients sans pour autant changer le nombre d’impression, pour une efficacité équivalente.
    De fait, la question qui se pose aujourd’hui n’est pas tant de savoir comment accompagner nos clients vers le digital mais plutôt comment les aider à ne pas être en réaction immédiate à des effets d’annonce, alors même que leur maturité sur le sujet reste parfois fragile. Tout est une question de timing. Il nous est par exemple arrivé d’accompagner un distributeur impatient de passer au full digital alors qu’il avait une base de données client inexploitable. Nous avons donc d’abord structuré et enrichi sa base pour pouvoir initier la transformation de son modèle. En attendant l’opérationnalité, c’est bien le print qui a sauvé ses opérations commerciales.
    Initialement dirigée vers le print, votre agence a dû réinventer son activité et ses métiers. Pouvez-vous nous présenter cette transformation et les bénéfices que votre agence en a retirés ?
    L’agence a évolué avec son marché et, comme de nombreuses entreprises du secteur, elle a inévitablement opéré un changement de paradigme. Nous avons travaillé de manière étroite avec, et pour nos clients, qui eux-mêmes se posaient beaucoup de questions sur leur nouvelle façon de communiquer.
    Nos stratégies continuent de placer le consommateur au centre des actions. Pour les faire vivre, notre organisation est devenue plus agile, plus souple et notre mindset a évolué. Nous sommes aujourd’hui à même de proposer de nouvelles offres basées notamment sur la technologie (marketing services, PIM Publishing, I.A, marketing automation, local et social, etc.), avec toujours notre touche créative au service de l’efficacité produits.
    Le challenge le plus important à relever, de mon point de vue, a été de ne trahir ni notre ADN, ni notre qualité de service à laquelle nous sommes très attachés. Avoir des clients fidèles sur une durée moyenne de 15 ans nous oblige.
    C’est une des raisons pour lesquelles nous avons fait le choix de ne pas proposer de solutions techniques clé en main et personnalisées de manière artificielle. Nous concevons et mettons en œuvre des solutions sur mesure qui apportent le bénéfice le plus pertinent aux enjeux de nos clients, préoccupés par la satisfaction de leurs propres clients. Nous travaillons en dynamique pour optimiser les résultats. Cela nous permet de de toujours mieux répartir les investissements et d’améliorer le ROI des opérations que nous proposons à nos clients.
    Selon un rapport de « Le Défenseur des droits », 13 millions de français sont victimes de la fracture numérique, en particulier dans certaines zones rurales et chez les personnes âgées.  Dans ce contexte, le marketing digital signifie-t-il vraiment la fin du papier dans un avenir proche ?
    La fracture numérique est une réalité qu’on ne peut, et ne doit pas, ignorer. Comme le souligne Dominique Schelcher, président de Système U : « Supprimer les prospectus, alors que certains n’ont même pas d’accès à internet, c’est tout simplement faire fi d’une partie de la population, de certains de nos aînés. Ce débat les renvoie encore une fois à ce sentiment de déclassement et de ne plus être à la page ». Je partage cet avis.
    Et puis, la fin des prospectus ne signifie pas pour autant la fin du marketing imprimé ! L’attribution d’un support publicitaire ou promotionnel imprimé est de 59% contre 23% seulement pour sa version digitale.
    Par ailleurs, trois mois après la réception d’un courrier publicitaire, 50% des destinataires s’en souviennent encore. Le print a encore de très beau jour devant lui ! (Source : étude CSA Parcours courrier 2021)
    Communiquer via le papier est une démarche engageante pour la marque, plus réfléchie et plus responsable. Cela permet de toucher l’ensemble des consommateurs, même dans les zones les plus rurales. Communiquer en digital c’est personnaliser au plus près du besoin du consommateur. Une offre en chasse une autre. On teste, on adapte. Alors, pourquoi opposer le print au digital, et le digital au print ? Maillons-le !
    Aujourd’hui c’est le digital qui fait la part belle aux offres promotionnelles. Pour autant, les offres promotionnelles vont-elles définitivement se passer du papier ? Je ne le crois pas.
    Enfin, quels conseils pouvez-vous donner à des PMEs qui souhaiteraient prendre le virage du marketing digital ou accélérer dans ce domaine ?
    En tant que chef d’entreprise, j’invite les PME qui souhaitent accélérer leur transformation digitale à se poser la question suivante : comment être innovant et rassurant tout en restant rentable et lisible ?
    Pour y répondre, elles devront travailler à la lisibilité de leurs compétences et de leurs offres en gardant à l’esprit qu’elles vont faire face à une réorientation de leur part de marché. Elles vont inventer des règles et des offres nouvelles. Cela peut être déstabilisant. C’est la raison pour laquelle elles ne doivent pas le faire seules. Impliquer et rassurer leurs salariés comme leurs propres clients au processus d’évolution est la clé du succès.
    En tant que professionnelle de la communication à destination des enseignes, je conseille d’opérer la transformation avec ses propres clients, individuellement. Tous n’ont ni la même maturité face au digital, ni les mêmes contraintes. Dans un contexte où la donnée fait désormais partie intégrante de la communication commerciale, il est important de prendre en compte la façon dont les clients eux-mêmes se sont appropriés leurs données personnelles, avec la peur qu’elles leur échappent, dans un contexte de protectionnisme des clients eux-mêmes. Si les opérations de promotions sont souvent initiées par les sièges, c’est bien le magasin au niveau local qui a besoin d’exploiter sa donnée client. Nous devons ainsi permettre à nos clients de trouver le bon équilibre entre les impératifs du siège et l’autonomie des points de vente.
    Une nécessaire autonomie qui permet aussi au point de vente, en lien direct avec le client final, de pouvoir adapter a minima sa communication selon le profil de ses clients. À l’inverse, c’est bien au distributeur de mettre à disposition la technologie au service du consommateur final avec une simplicité d’utilisation, des remontées d’informations et de résultats fluides, efficaces et optimisés. 
    Pour en savoir plus, vous pouvez contacter Epsilon Global Com : https://www.epsilonglobalcom.com/
  • Réussir sa reprise d’entreprise #01

    Réussir sa reprise d’entreprise #01

    Se lancer dans la reprise d’entreprise nécessite d’anticiper et de planifier chaque étape. De la réalisation d’un business plan détaillé à la définition de prévisions financières réalistes en passant par l’évaluation du capital humain, il ne faut rien négliger avant de se lancer.
    Pour vous aider à relever le défi, suivez les conseils de Bertrand Cadillon, expert-comptable chez Fiducial, notre partenaire, qui ouvre cette nouvelle série d’articles sur la reprise d’entreprise.
    Bertrand Cadillon, expert-comptableFiducial 
    La reprise d’entreprise est un défi passionnant, mais son succès réside dans une planification minutieuse et des choix stratégiques judicieux. Toute personne intéressée par l’aventure entrepreneuriale doit appréhender une importante quantité d’informations, bien souvent particulièrement techniques. Il est ici question de tenter d’apporter un début d’explications afin de rassurer les futurs entrepreneurs. 

    Stratégies gagnantes, anticipation optimale et accompagnement expert

    Acquérir un fonds de commerce ou des titres de société ? 

    La différence entre l’acquisition d’un fonds de commerce et de titres de société réside dans la nature des actifs transmis lors de la reprise d’une entreprise.  
    Opter pour l’achat d’un fonds de commerce signifie acquérir les éléments constitutifs de l’exploitation commerciale, tels que la clientèle, le droit au bail, et le matériel.  
    En revanche, l’acquisition de titres de société implique l’achat de parts ou d’actions de la société elle-même. Cela confère à l’acheteur un contrôle direct sur l’ensemble de la structure, y compris ses actifs, passifs, et engagements. Cette approche simplifie la continuité opérationnelle, moins de changements structurels, mais entraîne également la reprise des responsabilités et des éventuels passifs de la société, connus et… inconnus ! 
    Dans tous les cas les contrats de travail existants sont transférés au nouvel acquéreur. Les employés conservent leurs droits et conditions d’emploi et le nouvel employeur doit respecter les termes des contrats existants.  

    Comment anticiper, s’organiser et choisir le bon chemin ? 

    Nous soulignons l’importance de l’anticipation : avant de reprendre une entreprise, il faut minutieusement analyser le marché et identifier les opportunités de croissance afin de planifier chaque étape de la reprise, minimisant ainsi les risques potentiels.  
    L’observation attentive du marché et sa dynamique permet de choisir le bon moment pour saisir une opportunité. Ensuite, avec l’aide de son expert-comptable, il faut évaluer le fonds ou la société de manière approfondie.  
    Afin de reprendre une entreprise de manière fructueuse des éléments clés sont à considérer attentivement et un  ensemble d’étapes est à respecter : 
    • Élaborer des prévisions financières réalistes qui intègrent la capacité de remboursement de la société et du repreneur. 
    • Construire un business plan détaillé 
    • Évaluer le capital humain existant 
    • Négocier minutieusement les termes de la transaction 
    • Elaborer un plan de transition clair pour assurer une intégration en douceur. 
    La reprise d’entreprise préexistante doit faire l’objet de la plus grande attention de la part de l’acquéreur et nous conseillons de faire appel à des experts tels qu’un expert-comptable et un avocat spécialisé en droit des affaires pour vous guider à travers les aspects financiers et juridiques de la reprise compte tenu du nombre de points de vigilance qu’il convient d’analyser : bail commercial, bonne tenue de la comptabilité antérieure, bon suivi du juridique, respect des obligations fiscales et sociales, respect des normes d’hygiène et de sécurité et environnementales, analyse des contrats de travail, etc. 

    En résumé 

    Une approche méthodique, incluant la prévision, le business plan, et une gestion attentive des points de vigilance sont essentielles pour assurer une reprise d’entreprise réussie. Afin de garantir le succès de la reprise, il est également recommandé de se faire accompagner par des professionnels qui sauront conseiller les futurs acquéreurs et sécuriser leur démarche.
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #01

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #01

    Chez Réseau Entreprendre® il nous est apparu incontournable de célébrer les femmes entrepreneures au quotidien et non pas 1 jour par an ! C’est pour quoi nous lançons la série RÉ’Elles. Chaque 8 du mois, nous vous proposerons le portrait d’une femme de Réseau Entreprendre®, qu’elle soit lauréate, membre, collaboratrice. Elles sont la preuve vivante qu’il est possible d’entreprendre et réussir en tant que femme. Leurs parcours sont des sources d’inspirations pour celles qui voudraient se lancer dans l’aventure.
    La première de notre série RE’Elles est Caroline Berekbaum, cheffe d’entreprise chevronnée à succès, désormais co-présidente de Réseau Entreprendre® Val d’Oise. Elle encourage les entrepreneures à transcender la peur de l’échec pour en faire une source de motivations. 

    Avoir de l’audace, oser sans craindre l’échec,
    car si on se plante, on gagne en expérience ! 

    Caroline Berekbaum a dirigé le groupe familial Partnair & Sea dans lequel elle a évolué pendant 25 ans, avec fierté et bonheur. « J’ai connu des tempêtes et aussi de grandes satisfactions, le sentiment de ne rien lâcher, l’obstination de toujours vouloir aller plus loin », confie-t-elle. Forte de cette expérience et poussée par l’envie de transmettre, Caroline a entamé à l’aube de la cinquantaine une nouvelle phase de sa vie professionnelle. Avec ALTER AGO, cabinet de conseil qu’elle a créé, elle accompagne désormais les dirigeants de PME dans leurs réflexions stratégiques et les aide à les traduire en actions opérationnelles concrètes, le pragmatisme étant son leitmotiv.  Depuis juin 2022, elle co-préside Réseau Entreprendre® Val d’Oise.

    Une rencontre, comme une évidence.

    Sa rencontre avec Réseau Entreprendre® ? « Comme une évidence », se souvient-elle. Elle évoque un échange avec un chef d’entreprise au cours de la formation qu’elle suit alors à l’Institut Français des Administrateurs (IFA). « Tu es issue du monde des PME, le Réseau Entreprendre®, ça t’irait bien ! m’a lancé cette personne. C’est resté dans un coin de ma tête. J’ai eu la chance inouïe d’avoir eu une carrière très riche et j’ai eu envie de transmettre cette expérience ». L’idée murit, elle contacte l’association et dans la foulée en devient adhérente. « J’y ai trouvé une grande richesse humaine. J’ai enfin pu sortir le nez de mon entreprise et voir ce qui ce qui se passait autour : je n’étais plus autocentrée », confie-t-elle.
    Quelques mois plus tard, Caroline accepte de prendre la co-présidence avec Paul Nathan. Ensemble, ils souhaitent faire de Réseau Entreprendre® Val d’Oise un acteur de référence de l’entrepreneuriat sur son territoire. « Nous voulons proposer un accompagnement d’excellence pour les entrepreneurs et dirigeants de notre territoire et donner envie à d’autres chefs d’entreprise de nous rejoindre. Nous souhaitons également participer à la réindustrialisation du Val d’Oise en mettant le savoir-faire et l’expertise de dirigeants, entrepreneurs et capitaines d’industrie au service de nouveaux entrepreneurs », dit-elle. L’association doit encore gagner en visibilité pour toucher l’ensemble du département et pas seulement les chefs d’entreprise qui gravitent autour des grands pôles économiques.

    Le temps de la transmission.

    Transmettre, voici la mission que s’est désormais assignée Caroline Berekbaum. Un rôle qu’elle prend très à cœur et dans lequel elle s’investit à 300%. Comme elle l’a toujours fait d’ailleurs au cours des 25 ans passés dans l’entreprise familiale. Les clés du succès ? « Beaucoup de travail, d’engagement et d’investissement personnel. Diriger une entreprise ne peut s’envisager sans passion, voire abnégation. C’est aussi faire des choix, parfois difficiles, et avoir toujours l’envie d’y croire même quand on voit poindre les nuages à l’horizon. C’est également entendre ce que l’entourage nous dit tout en allant au bout de ses idées, surtout quand on sait que ce sont les bonnes ! C’est avoir de l’audace et oser sans craindre l’échec, car si on se plante, on gagne en expérience ! Enfin, avec le temps, je me suis affranchie du regard ou du jugement des autres : j’assume tout ce que j’entreprends, même si cela peut déranger ou surprendre ! », confie-t-elle.
    Diriger une entreprise ne peut s’envisager sans passion
    Si le fait d’être une femme n’a jamais été un frein pour elle, Caroline dit avoir conscience d’avoir travaillé probablement davantage (qu’un homme) pour faire ses preuves et gagner en légitimité. À propos de l’entrepreneuriat au féminin, elle n’hésite d’ailleurs pas à « mettre les pieds dans le plat », quitte à bousculer le « politiquement correct ». « Je pose aujourd’hui cette question : est-ce la société qui empêche les femmes de s’épanouir dans l’entrepreneuriat ou les femmes qui se mettent elles-mêmes des freins ? Il est certain que diriger une entreprise requiert un engagement de tous les instants, cela nécessite parfois de faire des choix personnels qui peuvent avoir un impact sur l’équilibre familial. Personnellement, je l’ai complètement assumé. Je me demande si, au fond, les femmes sont aujourd’hui prêtes à renoncer à certains aspects de leur vie familiale comme le font certains hommes de manière tout à fait décomplexée ». Le débat est lancé …

    Entreprendre, une course d’endurance

    Caroline Berekbaum a toujours osé. Presque comme une injonction, « osez ! » est d’ailleurs le principal conseil qu’elle donne aux femmes qui aimeraient se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Elle ajoute : « Si je devais faire un parallèle avec une course d’endurance, je dirais que pour entreprendre, il faut être bien entraîné pour se lancer et prendre le bon rythme pour ne pas s’essouffler. Enfin, restez vous-même, n’essayez pas de jouer les gros bras pour vous imposer. Au contraire, transformez vos fragilités en atouts ! ».
    À la question, « Y a-t-il une figure entrepreneuriale qui vous inspire ? », l’entrepreneure répond non sans nous surprendre : « Non, je n’en vois pas. En réalité, je suis plus impressionnée par ces artisans qui font revivre avec passion les savoir-faire ancestraux et connectent le passé avec le présent et le futur. Ils sont discrets, ce sont de vrais passionnés. Ils créent des emplois et parviennent à embarquer de nouvelles générations à leurs côtés. Ces personnes m’inspirent réellement et je les ai toujours beaucoup admirées ».
    Le matin, au réveil, Caroline Berekbaum n’espère qu’une seule chose : « Que la journée m’apporte son lot de surprises ! Vivre des émotions différentes d’un jour à l’autre, voilà ce qui a ponctué ma carrière de dirigeante et rythme ma vie de manière générale », lance-t-elle avec un enthousiasme contagieux. Et si c’était ça, la clé de la réussite ?
  • Partenariat pour la reprise d’entreprise

    Partenariat pour la reprise d’entreprise

    Chaque année, selon PME-ETI France environ 50 000 PME et ETI changent de mains. Ce chiffre devrait fortement augmenter dans les années futures en raison de l’âge vieillissant des dirigeants d’entreprise. En 2024, 23% d’entre eux cèderont leur place à court ou moyen terme*. Ceci est à la fois un défi économique pour la France mais aussi un enjeu puisque ce sont 750 000 emplois à sauvegarder. En tant qu’acteurs majeurs de l’entrepreneuriat, le C.R.A et Réseau Entreprendre® s’unissent pour sauvegarder les emplois et les savoir-faire.  
    Nous sommes heureux d’annoncer que nous avons signé un partenariat avec le C.R.A (cédants et repreneurs d’affaires). Celui-ci vise à soutenir la reprise d’entreprises en France par des actions communes de nos réseaux respectifs et un accompagnement complet des futurs repreneurs.
    Depuis plus de 35 ans, le C.R.A, acteur majeur de la transmission des TPE/PME dans les territoires, contribue à la préservation des emplois et des savoir-faire. Ce réseau compte pas moins de 35 000 entrepreneurs adhérents et pour plus de 3 000 TPE/PME reprises. « Ce partenariat entre nos structures est une véritable opportunité au sens où l’action du C.R.A se situe en amont de la reprise quand celle du Réseau Entreprendre® va majoritairement au-delà « , indique Frédéric Vincent, le président.
    Olivier Lamarque, directeur général de Réseau Entreprendre®, ajoute « Notre expertise en matière d’accompagnement est également au service de la reprise. 38% de nos lauréats sont des repreneurs d’entreprises. Ce partenariat nous permettra d’en accompagner toujours de repreneurs pour concourir à leur réussite et ainsi pérenniser le savoir-faire et développer l’emploi dans les territoires « .
    Selon ce partenariat, Réseau Entreprendre® et le C.R.A s’engagent à faciliter les ponts entre leurs entités locales respectives et à faire connaitre les actions de chaque organisation auprès de leurs communautés. Des actions communes seront organisées autour de la reprise. Enfin, un livre dédié à la reprise d’entreprise sera publié par les éditions Réseau Entreprendre® en 2024. 
    *source : https://pme-eti.fr/cession-dentreprise-que-se-cache-t-il-derriere-les-chiffres/
  • La santé du dirigeant

    La santé du dirigeant

    Souvent négligée, la santé du dirigeant est une composante importante de la réussite des entreprises. Sur tous les fronts, il est soumis à un rythme de vie intense, qui peut présenter des facteurs de risques notamment pour sa santé : charge de travail, dette de sommeil, pression…

    Avec Harmonie Mutuelle nous vous avons écrit un guide de conseils pratiques et de témoignages pour sensibiliser et accompagner les entrepreneurs sur ce sujet. N’hésitez pas à le parcourir pour prendre conscience de l’importance de prendre soin de soi et glaner de précieuses recommandations.

    Découvrez les clés pour santé du dirigeant équilibrée et sereine à travers les thèmes suivants :

    • Gestion du stress : Stratégies efficaces
    • Cultiver des moments de respiration pour faire face au stress
    • Bien-être alimentaire : Être en harmonie avec son assiette
    • Optimiser la qualité de son sommeil
    • Équilibrer les différentes sphères de sa vie
    • L’importance de l’activité physique pour le bien-être
    • Prévenir les problèmes de santé majeurs
    • Prendre les rênes de sa santé : Être vigilant sur la route de la vie
    A lire également les expériences de deux entrepreneurs membres de Réseau Entreprendre Adour, qui ont accepté de partager leur accident de vie ayant bouleversé leur projet entrepreneurial.

    Ce guide vous aiguille vers un mode de vie plus serein et vous offre des perspectives enrichissantes sur la santé et le bien-être.
  • Partenariats dans les territoires #3

    Partenariats dans les territoires #3

    La Société Générale, engagée auprès de plusieurs associations Réseau Entreprendre® , collabore localement pour favoriser la création et le développement des entreprises dans les territoires. 

    Gilles Capella, directeur de Réseau Entreprendre® Occitanie Méditerranée et Stéphanie Pieulhet, animatrice PRO à la Société Générale, nous partagent leurs engagements actions communes pour accompagner la réussite des entrepreneurs. 
    Gilles Capella, vous êtes directeur de Réseau Entreprendre® Occitanie Méditerranée, la première association Réseau Entreprendre® à avoir engagé une collaboration avec la Société Générale il y a une dizaine d’années, suite à la signature du partenariat national. En quoi consiste votre partenariat local ? Quels sont les bénéfices pour les entrepreneurs et l’emploi local issus de ce partenariat ?
    La Société Générale est effectivement notre partenaire historique depuis plus de 10 ans. Techniquement, la Société Générale met à disposition de notre association une enveloppe annuelle de 300 000 € à taux 0%.  Pendant plus de trois ans la Société Générale a été le seul financeur de notre fonds de prêts. Elle fait maintenant partie d’un pool de financeurs de quatre banques auxquelles viennent de s’ajouter la région Occitanie, ainsi que BPI, en cofinancement pour les Lauréats.
    La Société Générale a très largement contribué à créer ou sauvegarder près de 2 000 emplois depuis 10 ans sur la région Languedoc-Roussillon.
    Stéphanie Pieulhet, en tant qu’animatrice PRO à la Société Générale sur la région de Montpellier, pouvez-vous nous présenter les raisons de votre engagement auprès de Réseau Entreprendre® ?
    Premièrement, l’adage « Nous sommes plus forts à plusieurs« .
    Deuxièmement, le partenariat avec le Réseau Entreprendre® est particulièrement incontournable car il nous permet :
    • de nous engager sur notre territoire avec toutes les spécificités que nous lui connaissons,
    • de nous ouvrir à l’extérieur, à écouter et rencontrer d’autres professionnels et entrepreneurs,
    • de conduire à nous diversifier, à développer une approche collaborative où chacun peut faire partager ses valeurs.
    Gilles Capella, comment collaborez-vous au quotidien ? Pouvez-vous nous en présenter un exemple ?
    En plus d’être une des banques financeurs de notre fond de prêt, la Société Générale est une de nos principales banques en termes de gestion, de notre fond de prêt ainsi que dans notre fonctionnement. Une chargée d’affaires attitrée nous suit au quotidien dans nos besoins.
    Quels conseils donneriez-vous à d’autres territoires souhaitant nouer un partenariat entre la SG et Réseau Entreprendre® afin de réussir, comme vous, cette collaboration ? 
    Gilles Capella : Il est important de mettre en place des contrats clairs. Mais le plus important est de nouer de bonnes relations entre la direction de l’association et les intervenants de la banque. Ainsi, nous avons mis en place un collège des financeurs, qui se réunit chaque début d’année avant le 31 janvier. Ce la permet à nos financeurs, et donc à la Société Générale, d’avoir une visibilité sur l’année écoulée, en termes de prêts d’honneur, de provisions, de pertes, de remboursements Lauréats, ainsi que sur le fonctionnement général de l’association et ses ambitions.
    Stéphanie Pieulhet : Tout d’abord, je rebondis sur ce que dit Gilles qui me semble essentiel : il est important de mettre en commun nos savoir-faire et produire des efforts ensemble dans le but d’atteindre des objectifs clairs et tels que définis dans le contrat de partenariat.
    Une fois le partenariat établit il faut le faire vivre, il faut se mobiliser et entretenir les synergies. Pour moi, au-delà de la collaboration j’envisage cela plutôt comme de la transmission. En cela notre partenariat est une vraie valeur ajoutée.
  • Mécenat pour la création d’emplois

    Mécenat pour la création d’emplois

    BPCE Factor, spécialiste de l’affacturage, a choisi de s’engager depuis plusieurs mois en tant que mécène aux côtés de Réseau Entreprendre®. Le groupe a ainsi apporté son soutien au programme Impact de Réseau Entreprendre®. Son action a permis de sensibiliser concrètement une quarantaine d’entrepreneurs à l’impact à travers deux séminaires de formation mais aussi de créer une dizaine d’emplois dans une entreprise à impact.
    Nous tenons à remercier BPCE Factor, pour son engagement et son soutien en faveur de notre cause, la création de futures belles PME à fort potentiel d’emplois.
  • Comment structurer son équipe Finance ?

    Comment structurer son équipe Finance ?

    Vous allez bientôt embaucher plus de 5 personnes, passer le cap des 50 embauches ou au-delà ? Il est utile dans ce cas de commencer à structurer ou renforcer la fonction Finance de votre entreprise pour vous soulager dans la gestion des tâches administratives et structurer l’entreprise avec des profils spécialisés.
    Séverin Henry, VP Finance chez Qonto, notre partenaire, vous conseille pour atteindre vos objectifs et étoffer vos équipes avec les profils adaptés à vos besoins.


    Lorsque l’on crée son entreprise, il n’est pas rare d’endosser de multiples casquettes pendant un temps : à la fois celle de dirigeant(e), de DRH, de directeur(rice) financier, etc. Vient cependant un moment où il faut déléguer un certain nombre de tâches à d’autres personnes, à la fois plus expertes sur le sujet et ayant vraiment le temps de se dédier à cette fonction. C’est notamment le cas de la fonction Finance qui est clé pour la pérennité de l’entreprise.

    Structurer son équipe Finance : comment procéder ?

    À partir de quel stade faut-il amorcer cette structuration ?

    Bien entendu, les situations varient d’une entreprise à l’autre. Néanmoins, nous pouvons considérer qu’à partir de 5 salariés dans l’entreprise, il devient intéressant de commencer à envisager cette structuration.
    Pour autant, il n’est pas toujours nécessaire de recruter  un(e) directeur(trice) financier(e)  dans l’immédiat. En fonction de son besoin, l’entrepreneur(e) peut déjà commencer par faire appel à un(e) office manager externe pour être soulagé(e) des tâches administratives (facturation, recouvrement, etc.).
    Néanmoins, s’il est normal d’avoir des profils polyvalents dans un premier temps, qui vont gérer la fonction finance de façon transverse, il est ensuite nécessaire de compartimenter et recruter des experts sur chaque pôle.
    Pour une entreprise de plus de 50 salariés, il peut être judicieux de constituer une équipe composée d’un ou d’une directrice financière ainsi que d’une ou deux personnes opérationnelles.

    Externe vs interne : quelle organisation choisir pour son équipe Finance ?

    Encore une fois, chaque entreprise trouve l’organisation qui lui convient le mieux, en fonction de ses spécificités.
    À partir de 10 salariés, et jusqu’à 50, la question d’embaucher ou d’externaliser se pose de façon prégnante. Embaucher un durecteur Administratif et financier (DAF) est souvent trop cher lorsque l’entreprise est encore petite et qu’il n’y a pas une activité qui constitue un temps plein. Travailler avec un DAF externe peut être une bonne alternative.
    À partir de 50 personnes, l’entreprise grandit et a souvent besoin d’internaliser les compétences pour continuer sa croissance.

    Quels profils recruter pour structurer son équipe Finance ?

    Comme évoqué auparavant, plus l’entreprise croît, plus il est nécessaire d’embaucher des profils spécialisés.
    Pour l’opérationnel, une organisation cohérente est d’avoir une personne dédiée aux sales ops (facturation et revenu), une pour la comptabilité et une pour le FP&A (planification, budget). Cette équipe de 3, avec un(e) DAF pour la diriger, est déjà une base satisfaisante pour une entreprise de 50 à 100 personnes.
    Au-delà, les recrutements dépendent beaucoup de l’activité de l’entreprise, de ses spécificités, et de ses ambitions. Il est cependant nécessaire d’investir dans son équipe.
    Une erreur trop souvent faite est de privilégier les profils junior. Il faut plutôt mixer les juniors et les seniors. La fonction Finance est rarement sur-staffée, bien au contraire. Il est important de valoriser et investir dans des profils qui vous aideront à bien structurer la fonction.

    4 bonnes pratiques pour structurer votre équipe Finance

    Prendre le temps de l’analyse

    Vous souhaitez structurer votre équipe Finance mais vous ne savez pas par où commencer ? Avant de vous lancer dans des recrutements ou des choix d’outils, il est important de prendre un moment pour faire un audit sur sa situation.
    Avec cette première phase d’analyse, vous identifiez les zones à renforcer dans votre structure, mais vous pouvez aussi définir des actions prioritaires qui produiront des résultats rapides.
    Une phase d’audit est nécessaire, même lorsque vous avez déjà un(e) responsable financier(e) et que vous souhaitez étoffer votre équipe.

    Prioriser les actions et automatiser les tâches répétitives

    Il est important de définir ce qui est stratégique pour l’entreprise et les actions qui permettront d’atteindre ces objectifs. Pour prioriser chaque action, il faut également prendre en compte le rapport bénéfice / temps passé.
    Parmi les actions qui peuvent être prioritaires : automatiser les tâches répétitives, à faible valeur ajoutée et chronophages. Ces tâches sont souvent liées à la préparation de la comptabilité.

    Choisir les bons outils

    L’automatisation d’une partie des tâches est dépendante des outils financiers choisis. Voici quelques conseils pour vous guider dans vos choix de la part de nos experts.
    Deux critères sont essentiels pour une entreprise en croissance : des outils 100 % SaaS et capables d’accompagner le développement. Il faut donc réfléchir à la suite de logiciels dans son intégralité et à la connectivité existante entre tous. L’idéal est d’adopter la vision la plus large possible quand il s’agit de faire un choix, en partant du tout début de la relation client, du marketing. Quels sont les besoins de chaque département ? Comment se déroule le cycle de vie d’un prospect / client ? En faisant cette analyse, nous pouvons alors déterminer des solutions adaptées, qui se connectent entre eux.

    Valoriser la place de l’équipe Finance dans l’entreprise

    Finissons sur ce point : pour que la Finance soit la plus utile possible à l’entreprise et aide les dirigeant(e)s à prendre des décisions éclairées, il faut la valoriser et montrer son intention d’investir dans sa croissance.
    L’investissement dans la fonction Finance doit être vu comme une opportunité et non pas simplement comme des frais centraux additionnels.
    Bien structurée et outillée, cette équipe permettra de produire une information financière de qualité à l’ensemble de l’organisation afin de faire les bons choix pour l’entreprise.
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