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Auteur/autrice : admin

  • Mois de l’ESS, accompagner une SCIC

    Mois de l’ESS, accompagner une SCIC

    SkitEC, glisser vers la transition environnementale

    3e jour de notre semaine thématique dédiée à l’Economie sociale et solidaire (ESS), 3e portrait. Direction la Savoie, où SkiTEC, accompagnés par Réseau Entreprendre® Savoie ambitionne de donner une deuxième vie utile à centaines de milliers de skis. C’est sous la forme d’une Société coopérative d’intérêt collectif que se développe l’entreprise. Explications
    Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que SkiTEC ?  
    Emilie Vuillequez, je suis la directrice générale et gérante de la Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) SkiTEC.
    SkiTEC est une coopérative créée en 2021, qui a comme mission de réutiliser 100 000 skis par an à partir de 2025. Son objet est de concevoir et fabriquer, avec des skis usagés, des meubles et des matériaux de construction pour abris à vélos, abribus, supports photovoltaïques, etc. Le projet existe depuis 2018 avec des collectifs actifs sur la réutilisation des skis. Une association, accompagnée par France Active puis par l’Union régionale des SCOP et SCIC, a d’abord été créée. Quand on a eu la validation d’un projet économique « marchand », un porteur de projet a été recherché pour créer la coopérative. Avec la période Covid, le projet a pris du temps à voir le jour.
    Aujourd’hui, la coopérative, avec 40 associés, existe sous forme de société anonyme (SA).
    SkiTEC est à mi-chemin entre une entreprise de l’ESS et une entreprise classique. On ne coche jamais vraiment toutes les cases : d’un côté notre statut de coopérative SCIC et un modèle économique attendu à l’équilibre comme souvent dans l’ESS, de l’autre, notre modèle d’entreprise innovante, et donc déséquilibré les premières années, sans être une start-up. On est un OVNI, d’où nos multiples accompagnements, avec Réseau Entreprendre® Savoie aujourd’hui, dont l’approche est vraiment complémentaire des autres, avec une plus-value sur la posture de chefs d’entreprise et sur notre modèle de gouvernance.
    Comment avez-vous connu Réseau Entreprendre® ?
    Je connaissais Réseau Entreprendre® personnellement car j’ai travaillé dans l’accompagnement et notamment sur un projet de transmission TPE PME dans les quartiers dits « sensibles » à l’époque. Puis j’ai été diplômé d’HEC Entrepreneurs, parcours dans lequel Réseau Entreprendre® est évidemment cité. Et dans l’écosystème local, Réseau Entreprendre Savoie est un acteur incontournable de l’entreprenariat. 
    Que retirez-vous de votre expérience chez nous ?
    On est passés par le parcours d’accompagnement amont, avant le comité d’engagement. J’ai rencontré 7 chefs d’entreprise, pour certains issus du même secteur d’activité, qui m’ont challengée sur les signaux et indices forts de ce qui peut marcher ou non. D’autres sur des mécaniques telles que la R&D pour le développement technique. Même s’ils étaient issus de secteurs différents, on identifiait des points communs sur nos cycles d’investissement ainsi que des trucs & astuces fiscales (JEI par ex.)
    De manière générale, j’ai trouvé une réelle appétence pour la composante environnementale de notre projet. Ils étaient aussi intéressés pour en connaître plus sur son volet économie circulaire. C’était intéressant et cela symbolise bien la réciprocité du réseau je trouve.
    Et sur votre modèle spécifique, notamment la gouvernance de la SCIC ?
    J’ai rencontré beaucoup de curiosité de leur part, une ouverture d’esprit pour comprendre la manière dont on se gouverne, la répartition et le pouvoir de décision. Un volet plutôt challengé par les permanents de l’association.
    Pour certains chefs d’entreprises, ce sont des mécanismes assez similaires aux leurs, avec notamment la nécessité d’avoir des règles communes bien définies, que ce soit dans un pacte d’associés ou dans nos statuts en ce qui concerne la SCIC. Évidemment, dans notre cas ce n’est pas le capital qui définit le pouvoir, mais chaque personne qui a une voix. Les décisions sont prises au consentement, et si besoin, à la majorité.
    Abris à vélo confectionné avec des skis recyclés
    C’étaient des échanges humains, concrets. Ce qui compte chez Réseau Entreprendre®, c’est le fond !
    Quel autre sujet a interpelé les valideurs sur votre projet ?
    Finalement ce n’est pas vraiment le statut ESS qui les a intéressé mais davantage la dimension RSE et le caractère innovant de l’activité : on applique les principes de l’économie circulaire sur des objets de transition environnementale. De plus, on n’avait pas d’objectifs très chiffrés par produit ni de certitude sur les tendances à venir des marchés sur lesquels nous nous sommes lancés. Ce qui a un peu déstabilisé les accompagnateurs, mais les a aussi vraiment intéressé.
    Que retenez-vous de cette expérience ?  
    J’ai apprécié la bienveillance réelle lors des rendez-vous en accompagnement Amont et en comité d’engagement. J’ai aussi aimé le fait que les chefs d’entreprises n’étaient pas dans le jugement et qu’il y avait la volonté réelle de faire progresser le projet et le porteur de projet. Ce n’est pas juste du discours, ça se retrouve dans les actes aussi ! C’étaient des échanges humains, concrets. Ce qui compte chez Réseau Entreprendre®, c’est le fond !
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  • Mois de l’ESS, l’agrément Esus

    Mois de l’ESS, l’agrément Esus

    Les Alchimistes Hauts-de-France : faire changer le système de l’intérieur

    Si il y a quelque chose de commun chez les acteurs de l’Economie sociale et solidaire (ESS), c’est leur détermination à faire bouger les lignes, proposer des solutions nouvelles, agir pour le bien commun et le futur. Cette conviction, on la trouve donc logiquement chez Foucauld Watine, co-fondateur et président des Alchimiste Hauts-de-France accompagnés par Réseau Entreprendre® Nord. Il nous decrypte le statut d’une Entreprise solidaire d’utilité sociale (Esus).
    Foucauld, avant de nous expliquer ce qu’est le statut des Alchimistes, pouvez-vous nous décrire votre activité ?
    On propose une solution de collecte douce (n.d.l.r. : à vélo) de déchets alimentaires aux secteurs de la restauration classique et collective (reste de repas, épluchures…) et de la distribution (invendus…). Ils sont ensuite recyclés et valorisés à travers le compostage pour redonner vie ensuite aux sols. On est 12 salariés, avec un chiffre d’affaires de 360k€ en 2022 pour 1000 tonnes collectées par an. Notre objectif étant de passer à 4000 tonnes d’ici 2024 et 30 collaborateurs.
    Pourquoi avoir cherché l’agrément ESUS ?
    On est une SAS avec un agrément ESUS : cela certifie l’entreprise sur sa dimension solidaire et sociale. On rentre ainsi dans le champs de l’économie sociale et solidaire, aux côtés de structures de type associatif. C’est une labélisation décernée par le ministère du Travail aux entreprises ayant une mission sociale. On s’est posé la question de monter une SCI mais le système de financement ne correspondait pas à nos besoins, notamment pour nos moyens matériels. On a fait le choix d’une SAS avec un agrément ESUS. Il vient entourer et cadrer nos process et permet de marier économie traditionnelle et économie nouvelle.
    Quels sont vos principes fondateurs ?
    On a posé un ensemble de règles : on doit prendre soin de l’environnement, avoir un dispositif d’insertion par l’emploi, une politique de rémunération encadrée, un capital non côté en bourse et prouver que la recherche de l’utilité sociale à un impact sur la rentabilité de l’entreprise.
    Certains trouveront cela contraignant. Pourquoi l’avoir fait ?
    Cela nous permet de nous démarquer et de faire valoir notre particularité lors d’appels d’offres. On souhaite créer un nouvel échelon dans la filière industrielle (la micro-industrie) dans un bassin urbain, pour créer des emplois pérennes et valoriser la nature locale. Notre solution vient cibler les petites productions, aujourd’hui mal adressées.
    Réseau Entreprendre® va dans le bon sens. Il se tourne de plus en plus vers des entreprises moins classiques, il évolue avec son temps. 
    Pourquoi avez-vous frappé à la parte de Réseau Entreprendre® Nord ?
    Réseau Entreprendre® Nord est très connu sur Lille. On cherchait des financements pour le projet et à acquérir de la crédibilité en tant qu’entrepreneurs. On savait que le processus d’accompagnement était très bien pour obtenir des conseils et de l’aide. L’accompagnement est dense et structurant.
    Comment s’est passé votre accompagnement au regard de votre statut d’entreprise ?
    Nous avons commencé notre projet au moment où le programme Impact était lancé chez vous. Réseau Entreprendre® Nord était à la recherche d’entreprises dans cette mouvance. Ils avaient la volonté de faire la place à des sociétés comme la nôtre. Car même si on est des micro-industriels, on va procéder avec les méthodes d’une entreprise classique. Notre idéologique est de collaborer avec le système « classique » pour le faire changer de l’intérieur, en utilisant des outils similaires, pourvu qu’on ne déroge pas à notre mission initiale. En ce sens Réseau Entreprendre® va dans le bon sens. Il se tourne de plus en plus vers des entreprises moins classiques, il évolue avec son temps.
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  • Mois de l’ESS, accompagner les associations !

    Mois de l’ESS, accompagner les associations !

    Altergaïa, ensemble nous sommes plus forts

    Demain débute le mois de l’économie sociale et solidaire (ESS). Chez Réseau Entreprendre® nous accompagnons des structures issues de ce domaine et souhaitons continuer en ce sens, pour répondre aux enjeux d’un monde qui change. À travers des témoignages de lauréats, nous vous proposons cette semaine de découvrir certains statuts d’entreprises de l’ESS. Nous commençons par celui d’association, illustré à travers Lucas Rigoland, co-fondateur d’Altergaïa, service de collecte et valorisation des biodéchets à La Rochelle, accompagné par Réseau Entreprendre® Poitou-Charentes.

    Lucas, quelles sont les missions de l’association Altergaïa ?Il y en a deux. D’une part, nous collectons et valorisons les déchets issus de tous les secteurs proposant de la restauration (CHR, traiteur, évènementiel, camping…). Nous collectons en mobilité douce, compostons et nettoyons les contenants, puis redistribuons le compost à des projets de maraîchage bio en zone périurbaine, pour contribuer à la résilience alimentaire du territoire. D’autre part, nous accompagnons la mise en place de solutions de compostage sur site en réalisant des audits, en mettant en place des méthodes et du matériel et en formant les équipes.

    Comment est née l’aventure ?
    Au départ nous sommes plusieurs porteurs de projet différents dans le domaine de la collecte et de la valorisation des déchets. Nous nous sommes rencontrés dans un incubateur où l’on nous a suggéré de coopérer en mutualisant nos projets, dans le but d’être un acteur plus grand et de pouvoir répondre à des partenaires locaux de plus grandes tailles.
    Pourquoi être acteur dans le domaine de l’Economie sociale et solidaire (ESS) ?
    Cet univers est tourné vers le local et les circuits courts, nous voulions contribuer à des projets comme ça, qui correspondent à nos valeurs et à ce que nous défendons. Nous récupérons auprès des commerces, nous revalorisons par l’agriculture locale, qui à son tour produit pour les commerces locaux. Ceci dans un cercle de 15km autour de La Rochelle. Nous travaillons aussi avec un projet de maraîchage, dont 50% de la production sont destinés aux foyers modestes.
    Vu l’ampleur de Réseau Entreprendre® qui bénéficie d’une très bonne réputation, de la multitude des projets accompagnés, nous étions certains d’y trouver les conseils et l’expertise dont nous avions besoin
    Et vous avez fait le choix de créer une association. Pourquoi ?
    Nous avions envie d’être sur un pied d’égalité dans la structure que nous créions. Donc on a fait le choix de monter une association. Les décisions sont prises de façon collégiale et cela avait plus de poids à l’échelle locale car nous étions plus facilement indentifiables par les clients et les institutions locales. Le but étant ensuite de nous développer sous forme de SCOP.
    De gauche à droite, les 3 co-fondateurs d’Altergaïa, Lucas Rigoland, Laura Nicolleau et Frédéric Lanoy
    Comment êtes-vous venus chez Réseau Entreprendre® Poitou-Charentes
    Un ami de Frédéric et Laura, les autres fondateurs, leur avait conseillé de venir les voir. Il est lauréat et nous a expliqué tout ce que cela lui avait apporté en terme de gestion d’entreprise, management, financement, grâce à l’accompagnement. Vu l’ampleur de Réseau Entreprendre® qui bénéficie d’une très bonne réputation, de la multitude des projets accompagnés, nous étions certains d’y trouver les conseils et l’expertise dont nous avions besoin, car aucun de nous n’avait crée et géré d’entreprises avant.
    Ce n’est pas tous les jours que nous accompagnons des associations. Quel a été l’accueil réservé à votre projet ?
    Le modèle économique était novateur chez Réseau Entreprendre® Poitou-Charentes quand nous sommes arrivés. Ils ont été clairs dès le départ en nous disant que c’était une première chez eux mais qu’ils avaient la volonté très forte de travailler avec nous et de nous accompagner. Ils voulaient avoir de plus en plus de projets issus de l’ESS. Nous avons éveillé la curiosité car nous sommes les seuls avec un statut d’association. Il y a eu des questionnements sur notre modèle économique et financier et sur notre secteur d’activité. Ils nous ont aussi interrogés sur le statut de gérant, la répartition des résultats, les prises de décisions collégiales. Le plus « bloquant » était le fait que nous n’ayons pas d’associé majoritaire. Du coup, ils nous ont proposé d’être tous les trois accompagnés. Mais au fond, nous  restons une entreprise qui a vocation à se développer et faire du résultat.
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  • Comment créer et développer une boutique en ligne efficace

    Comment créer et développer une boutique en ligne efficace

    Proposer une solution de vente en ligne est devenu incontournable pour les entreprises, notamment les PME/TPE qui s’offrent ainsi une vitrine sur le monde. Amazon, partenaire de Réseau Entreprendre® , via son programme de formation l’Accélérateur du Numérique, vous explique comment créer une boutique en ligne simple, attractive et efficace.
    Lorsqu’il est question de commerce, une image nous vient à l’esprit : celle de la boutique. Un point de vente est composé a minima d’une surface, d’un espace de stockage et d’une vitrine. Dans le e-commerce, cette surface n’existe pas et la vitrine est remplacée par un site internet.
    Dans le commerce traditionnel, une belle vitrine, une façade engageante sont des atouts importants et contribuent à la réussite dudit commerce. Personne n’a envie d’entrer dans une boutique à la vitrine négligée, ou agencée de manière désordonnée. Le e-commerce n’échappe pas à ces règles. Le site de votre activité est le tout premier lien que vous créez avec vos futurs clients.
    Par conséquent, lorsque vous vous lancez en ligne, votre premier objectif consiste à construire et développer un site attractif et… efficace !
    Et ne pensez-pas qu’efficacité rime avec complexité… Bien au contraire ! Un site efficace n’a besoin que de… 3 pages. La première est la vitrine et vous permet de présenter votre activité, vos spécificités : il s’agit de la page d’accueil. La seconde doit présenter votre ou vos produits phares. Enfin, la troisième doit permettre au client d’acheter votre produit.
    3 pages, c’est la structure minimale d’un site qui vous permettra d’engager un premier contact avec vos clients.
    Et parmi ces 3 pages, la première, celle présentant votre activité, est la plus importante. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit tout simplement de la page qui permettra de convaincre le visiteur d’entrer dans votre boutique et de découvrir vos produits. Exactement comme dans le commerce traditionnel : le client est attiré par la vitrine qui le conduit à entrer dans le magasin, à découvrir les produits proposés et à les acheter.
    La fonction d’une page d’accueil est double : rassurer et accompagner l’expérience client.
    Rassurer.  Le client en ligne, peut être volatile, impatient, …et très courtisé. En ligne, il lui est possible de tout trouver et de tout acheter. L’enjeu est donc de capter son attention et de lui donner envie de découvrir votre offre. Comment rassurer le visiteur ? Il s’agit, avant tout, de comprendre à qui vous vous adressez. Quoique vous proposiez, vous ne pourrez jamais plaire à tout le monde. Et ceci ne devrait pas être votre objectif. Vous avez l’obligation de vous différencier ! Dès les premières lignes de votre boutique en ligne, le client doit avoir le sentiment d’être compris, d’être entré dans la bonne boutique, celle qui répondra à son besoin.
    Une fois que vous avez convaincu le visiteur d’entrer dans votre boutique, il est temps de lui présenter votre cœur d’activité. Dans le cas d’un distributeur ou producteur de produits bios, par exemple : « GraineBio, le spécialiste des semences bio ». Précisez également votre philosophie, ce qui vous a conduit à créer votre boutique. Par exemple : « Notre conviction, c’est que le développement durable est l’affaire de tous ». Troisième et dernière étape : expliquez-lui ce que vous proposez : « Découvrez notre gamme de graines bio, au meilleur prix ».
    En seulement trois étapes, vous captez l’attention du visiteur. Il est prêt maintenant à passer à la suite : la page produit.
    Cette seconde page est plus simple à concevoir et à rédiger. Trois règles pour y parvenir : simplicité, informations, réassurance.
    Simplicité : pas de temps à perdre pour le client. Il est entré dans votre boutique, il a été convaincu par la présentation générale de votre activité et il veut désormais son produit. Si nous prenons à nouveau la comparaison avec une boutique traditionnelle : votre magasin doit être rangé et agréable. Ce n’est ni plus ni moins que du merchandising.
    Informations : il ne s’agit plus de convaincre le visiteur mais de lui donner davantage d’informations concernant votre produit.
    Réassurance : n’oubliez pas la volatilité de votre client. Un clic, et il s’en va. Réitérez les éléments qui l’ont convaincu à entrer dans votre boutique.
    L’objectif de la troisième page est d’accompagner le client vers l’acte d’achat. Cette dernière doit être simple et le maître mot la transparence. Le client doit avoir le sentiment de maîtriser son achat.
    En conclusion, concentrez-vous sur ce qui fait votre spécificité et assurez-vous de proposer l’expérience d’achat la plus simple possible.
    Vous connaissez maintenant les grands principes pour créer et développer votre boutique en ligne : il ne vous reste plus qu’à vous lancer !
    Article écrit par La Porte s’ouvre en collaboration avec l’Accélérateur du Numérique
  • Vers une transformation digitale responsable : les 5 tendances clés de l’expérience client du futur.

    Vers une transformation digitale responsable : les 5 tendances clés de l’expérience client du futur.

    L’expérience client du futur : entre quête de sens et de transformation numérique responsable.

    À travers 5 tendances clés, Julien Eckersley, expert SAP Customer Experience, propose des pistes inspirantes pour réinventer son modèle d’entreprise.

    S’adapter  
    Le contexte économique et l’éveil des consommateurs sur les thématiques environnementales vont obliger les entreprises à réévaluer leurs critères de performance, avec à la clé des opportunités considérables pour de nouveaux acteurs visionnaires qui seront capables d’aider les consommateurs dans leur quête de sens et de mesure des impacts de leur achat. 
    En tant que client, réduirais-je l’impact de mon achat plutôt en venant le chercher en magasin ou au contraire en me faisant livrer ? Si j’achète plusieurs produits avec des disponibilités différentes, m’offre-t-on la possibilité d’attendre la disponibilité de tous les produits avant expédition pour réduire l’impact carbone de la livraison mais aussi les déchets d’emballage ? Comment m’assurer que l’économie sur mon bilan carbone ne se fasse pas au détriment des conditions de travail du personnel assurant la livraison ?
    Intégrer et gagner en flexibilité 
    Il est évident que l’expérience client du futur devra offrir une grande flexibilité et des capacités d’intégration avec l’ERP et un écosystème de startups et d’acteurs hyper-spécialisés.
    Dépasser le simple stade de la vente  
    C’est un véritable changement culturel, qui va devoir s’opérer car la relation client ne s’arrête pas à la vente, loin s’en faut. L’économie linéaire de production-consommation, laissera de plus en plus place à l’économie circulaire, plus vertueuse pour l’optimisation des ressources naturelles, l’impact carbone et la gestion des déchets. Le client devient lui-même acteur de la conception, la production, l’augmentation de la durée de vie ou encore du recyclage.
    Un commerce plus responsable  
    Remettre ses biens en circuit représente un effort important, voire décourageant, c’est pourquoi grâce à l’émergence du « recommerce », la marque agit comme un tiers de confiance et facilite la reprise de produits usagers grâce à des flux logistiques adaptés.
    Mais à mon sens, c’est sur les produits eux-mêmes, plus durables et plus réparables par leur conception et leur réseau de service de réparation, que la marque aura le levier le plus rentable en améliorant la satisfaction client sur le long terme.
    Miser sur la qualité du marketing plutôt que la quantité 
    Plus que les chiffres de ventes à court terme, ce sont le nombre de retours produits, les avis clients et le NPS qu’il faudra suivre.
    Dès lors, cette stratégie, combinée à une meilleure connaissance client, un meilleur ciblage et des campagnes plus sobres, permettront de réduire le coût d’acquisition de client et augmenter la « Customer Lifetime Value ».
  • Comment répondre aux défis de la croissance de votre entreprise, l’exemple de Watsoft.

    Comment répondre aux défis de la croissance de votre entreprise, l’exemple de Watsoft.

    Accompagné par Generis Capital Partners, société de gestion et partenaire de Réseau Entreprendre®, Oleg Bivol et Stéphane Bec, fondateurs de Watsoft, ont souhaité accélérer la croissance de leur entreprise pour répondre à l’augmentation et à la complexité des enjeux de cybersécurité des entreprises. Découvrez leur échange sur cette collaboration réussie.
    Adhérent de Réseau Entreprendre® Aquitaine, la société Watsoft a été créée par Oleg Bivol et Stéphane Bec en 2001. La société bordelaise s’est imposée comme le distributeur à valeur ajoutée de référence de solutions logicielles de cybersécurité et d’assistance informatique sur le marché français.
    Watsoft a reçu le soutien du fonds Entreprendre et Croissance 1, fonds géré par Generis Capital en partenariat avec Réseau Entreprendre®, en juin dernier pour un montant de 4,5m€ afin d’accélérer sa croissance organique et externe.
    Retour sur cette opération entre Oleg Bivol et Stéphane Bec, fondateurs de Watsoft et Thibaut de Roux, président de Generis Capital Partners.
    Pourriez-vous nous présenter Watsoft et son association avec Generis Capital ?
    Oleg Bivol : Dans un monde digitalisé où les enjeux de cybersécurité deviennent de plus en plus prégnants mais aussi complexes, Watsoft sélectionne et distribue les solutions les plus performantes du marché. Nous distribuons ainsi à ce jour les solutions d’une vingtaine d’éditeurs différents. Notre clientèle est composée à 70% de Managed Service Providers (MSP) mais également d’intégrateurs, d’infogéreurs et de revendeurs. En tant que partenaire commercial privilégié des éditeurs, nous ne nous contentons pas seulement de réaliser le sourcing des solutions. Nous réalisons également l’animation commerciale, la formation ainsi que le support technique pour nos 3 700 clients. Devenus en 20 ans un acteur incontournable de la distribution à valeur ajoutée de solutions logicielles de sécurité, nous avons souhaité être accompagnés par Generis Capital pour accélérer notre croissance et saisir des opportunités de croissance externe.
    Thibaut de Roux : Nous sommes très enthousiastes d’accompagner Oleg, Stéphane et leurs équipes dans les prochaines étapes de développement de Watsoft. Le réseau unique qu’il ont bâti depuis 20 ans, associé au niveau élevé de leur expertise en matière de solutions logicielles, sont des atouts importants pour continuer à croitre sur un marché dont le principal sous-jacent, la cybersécurité des entreprises, est au cœur des préoccupations des chefs d’entreprise.
    Quelle stratégie de développement allez-vous mettre en œuvre ces prochaines années avec le soutien de Generis Capital ?
    Stéphane Bec : Notre stratégie de développement se décline en trois axes, à savoir (i) densifier notre réseau de partenaires, (ii) renforcer nos équipes commerciales et (iii) poursuivre la diversification de notre portefeuille d’éditeurs. Le financement apporté par Generis Capital Partners et le fonds en partenariat avec Réseau Entreprendre® va nous permettre de nous donner plus de moyens financiers pour réaliser nos ambitions et notre plan stratégique, et nous aider à réaliser des opérations de croissance externe en France et en Europe avec les équipes de Generis Capital. Notre marché étant particulièrement atomisé, les opportunités de build-up sont réelles. L’intégration de cibles bien sélectionnées peut nous permettre d’aller plus vite, que ce soit pour étoffer notre portefeuille d’éditeurs ou pour nous étendre géographiquement, notamment à Paris ou Lyon où nous avons déjà commencé à nous implanter fortement.
    Thibaut de Roux : Notre ambition est d’aider Watsoft à développer l’offre de solutions la plus complète du marché associée à des services à forte valeur ajoutée afin d’asseoir son leadership français. Il est également judicieux d’associer croissance organique et externe pour développer l’activité dans de nouvelles régions et renforcer son maillage territorial et ses parts de marché.
    Pourquoi avoir finalement choisi d’être accompagné par un investisseur financier plutôt que l’adossement à un industriel ?
    Oleg Bivol : Ce qui nous a particulièrement séduit dans l’accompagnement proposé par Generis Capital, c’était la possibilité de rester majoritaire tout en bénéficiant d’une expertise forte sur les problématiques de structuration d’entreprise, de process M&A pour réaliser nos ambitions de croissance externe mais aussi à moyen terme, de transmission d’entreprise. C’est une étape que nous devons effectivement commencer à anticiper dès à présent.
    Thibaut de Roux : Nous serons en mesure d’accompagner Watsoft tant dans son projet de croissance interne par la mobilisation de nos expertises et nos expériences depuis 20 ans, que dans la réalisation d’acquisitions et d’opération de croissance externe. En ce qui concerne notre accompagnement quotidien, en tant qu’investisseur minoritaire actif, notre ADN est de faire confiance à la vision stratégique des fondateurs et dirigeants tout en apportant une écoute et un regard constructif et bienveillant.
    Plus d’informations :
    +33 1 49 26 03 10
  • Semaine européenne de la mobilité, nos lauréats ont des idées !

    Semaine européenne de la mobilité, nos lauréats ont des idées !

    Lancé au printemps dernier, et fort de ses 3 collaborateurs, Viraj, sous la houlette de Mathieu Rault, lauréat 2021 Réseau Entreprendre® Aquitaine du programme Start, ambitionne de nous mettre tous en selle !
    « Notre objectif est de convertir le plus grand nombre de salariés au vélo sur les trajets du quotidien, domicile travail, mais pas que, explique Mathieu. Aujourd’hui encore 80% de trajets de moins de 10 kilomètres se font en voiture, alors que c’est à peine 30 minutes en vélo électrique. Face aux enjeux climatiques et économiques, nous souhaitons que le vélo devienne un moyen de transport à part entière et non plus un simple loisir. »
    Pour cela, Viraj offre à ses clients un service clefs en main : une flotte de vélos électriques (nominatifs ou partagés), assemblés en Vendée, et les services associés (maintenance, assistance et assurance vol ou casse). De la même manière qu’elle finance des tickets restaurants, une carte de transport, l’entreprise peut proposer la location de vélos. Le salarié de son côté peut s’en servir à loisir, pour ses déplacements professionnels et personnels. Une solution qui a déjà conquis une centaine de collaborateurs d’entreprises sur la région bordelaise, dans des secteurs aussi variés que la restauration, la logistique ou le médical.
    Aujourd’hui, les entreprises se doivent de répondre à des problématiques de transition énergétique, de santé publique et de fidélisation des collaborateurs :
    • 15% des émissions de gaz à effets de serre sont liés aux transports domicile-travail (source Carbone 4)
    • 95% des Français sont exposés à un risque de détérioration de la santé faute d’activité physique suffisante (source Anses)
    • 77% des travailleurs prêtent attention aux engagements des entreprises (source Harris interactive)
    « Le vélo permet aux entreprises et aux salariés d’avoir un impact rapide et mesurable en matière de transition énergétique. Il joue aussi sur la santé car en faisant 30 min de vélos 2 fois par jour, vous faites de la mobilité active régulière, sans vous en rendre compte, défend Mathieu avant de rajouter : les salariés arrivent avec le sourire, car ils ne sont pas tendus à cause des embouteillages et le vélo permet de recréer du lien dans la ville, car les gens se parlent. »
    Sans oublier l’argument économique : jusqu’à 200 euros par mois d’économisés pour certains salariés aujourd’hui clients de Viraj.
    S’engager pour demain, remettre l’humain au cœur des préoccupations, des valeurs que Mathieu a aussi croisé lors de son parcours d’accompagnement chez Réseau Entreprendre® Aquitaine.
    « J’en avais entendu parler quand je travaillais chez Michel & Augustin, puisqu’ils étaient aussi passé par là. Donc le jour où j’ai créé mon entreprise, j’ai décidé de m’adresser à Réseau Entreprendre® Aquitaine. C’est super intéressant, notamment avec ces principes de réciprocité et de gratuité. J’espère bien un jour pouvoir accompagner quelqu’un comme le chef d’entreprise qui m’accompagne en ce moment, parce que ça enrichit ! » Être accompagné par Réseau Entreprendre® c’est aussi une façon d’être moins seul quand on entreprend sans associés comme Mathieu. L’occasion de partager des bonnes nouvelles et les coups durs avec des pairs de sa promotion de et de créer du lien.
    Viraj met à disposition des flottes de vélo que les collaborateurs peuvent utiliser individuellement ou de façon partagée.
    Ses prochaines grandes étapes :
    • lever des fonds pour faire grandir Viraj, il a d’ailleurs participé à un atelier sur la recherche de financement par le biais Réseau Entreprendre® Aquitaine
    • structurer l’équipe et l’agrandir.  
  • Série “Mes premiers pas d’entrepreneurs”

    Série “Mes premiers pas d’entrepreneurs”

    #2 – Les grandes étapes de votre projet de reprise

    Pour le deuxième article de notre série « Mes premiers pas d’entrepreneurs » nous abordons la reprise d’entreprise. Nombre d’entre vous souhaite se mettre le pied à l’étrier de l’entrepreneuriat par ce biais. Olga Romulus, expert-comptable, vous apporte son éclairage sur les grandes étapes préalables.
    Aujourd’hui, en France, des dizaines de milliers de transmissions d’entreprises se réalisent chaque année, dont la majorité concerne des établissements de moins de 10 salariés.
    Les repreneurs qui optent pour ce choix de vie peuvent le faire pour des raisons personnelles ou professionnelles mais, dans tous les cas, cette décision nécessite une bonne préparation en amont.
    Voici 5 grandes étapes à suivre pour mener à bien votre projet de reprise d’entreprise.
    Olga Romulus, expert-comptable. ©Tim Douet

    1. Préparez votre projet de reprise d’entreprise

    Cette phase de préparation et de réflexion vous permet de définir votre projet en faisant le bilan de votre expérience, votre formation, vos atouts, vos contraintes et votre capacité d’investissement.
    Les principales questions à se poser sont :
    • Quels sont mes objectifs ?
    • Quel secteur d’activité ?
    • Quelle taille d’entreprise ?
    • Quelle équipe à mes côtés ?
    • Quelle localisation ?
    Il est important de savoir dès le début de votre projet si vous souhaitez vous lancer seul ou à plusieurs ; et dans ce cas, les attentes, les capacités et les rôles futurs de chacun doivent être clairs et connus dès le départ.
    Attention à bien prioriser ses objectifs ! L’’entreprise idéale n’existe pas et il faut donc savoir quels sont les points les plus importants pour vous. Sinon, vous allez perdre votre temps et votre projet de reprise d’entreprise ne pourra jamais aboutir.

    2. Identifiez une ou plusieurs cibles

    Pour trouver le projet qui vous donnera envie de vous lancer, il est possible de s’adresser à des acteurs de la vie économique en mesure de connaître les opportunités comme les experts-comptables, les avocats, les notaires, les agents immobiliers, les CCI, les Chambres de métiers et de l’artisanat, les banques ou bien encore les organisations professionnelles.
    Il existe également des revues ou des sites spécialisés dans les annonces d’entreprises à reprendre. Sur internet vous pourrez trouver des sites qui vous proposeront de vous aider dans vos recherches en fonction de vos propres critères : région, secteur d’activité, effectif, …
    La phase d’identification terminée, il s’agit désormais de prendre contact avec le dirigeant de l’entreprise ciblée afin de le rencontrer et d’avoir ainsi une connaissance plus précise de son entreprise, notamment en termes de fonctionnement, d’organisation, de salariés et de finances.

    3. Diagnostiquez l’entreprise ciblée

    La première rencontre entre acheteur et vendeur doit permettre de se présenter mutuellement et surtout de présenter votre projet afin d’établir un lien de confiance avec le cédant.
    En effet, au-delà des chiffres, la reprise d’une entreprise est aussi une affaire de transmission entre deux entrepreneurs. Il faut que votre projet soit convaincant pour le cédant, et que vous cerniez les motivations du vendeur afin de de comprendre ce qu’il veut réellement céder et quel est le niveau d’urgence de la vente S’il exerce en société, abordez le sujet des modalités de cession : vente de titres ou vente de fonds de commerce ?
    Questionnez-le également sur le fonctionnement de son entreprise dans tous ses aspects : l’activité, le personnel, l’outil de production, l’environnement juridique (engagements, contrats…) et sa situation économique et financière.
    Si la première rencontre n’est pas l’occasion idéale pour parler d’argent, car il s’agit avant tout de vous écouter mutuellement, vous pouvez cependant à l’issue de l’entretien demandez à ce que vous soient communiqués les documents et informations qui vous permettront d’effectuer une analyse plus poussée de l’entreprise cible, notamment :
    • les comptes annuels des 3 derniers exercices,
    • les statuts,
    • les baux et les contrats en cours,
    • la liste détaillée du personnel (avec au moins, pour chaque salarié, sa fonction, sa rémunération brute, son ancienneté, ses avantages particuliers).
    N’hésitez pas à faire appel à un expert-comptable et à un avocat pour vous aider dans cette démarche d’analyse financière et sociale de l’entreprise ciblée. Leurs regards critiques et leurs connaissances de l’entreprise vous permettront de vous assurer de regarder tous les éléments importants, d’avoir une évaluation juste et d’identifier les risques potentiels.

    4. Définissez les modalités opérationnelles et financières de la reprise

    Indépendamment du prix que vous propose le vendeur, il faut estimer la valeur de l’entreprise et le prix que vous êtes prêts à payer :
    Votre expert-comptable est le professionnel idéal pour réaliser cette estimation de la valeur de l’entreprise basée sur des données économiques et financières ainsi que sur l’analyse de ses points forts et de ses points faibles
    Pour préciser votre projet de reprise d’entreprise, la rédaction d’un business plan permet d’évaluer les ressources futures de l’entreprise en estimant le potentiel niveau d’activité et les résultats qui pourront en découler ; et le plan de financement permet de définir comment l’acquisition se finance.
    Une fois ces éléments rédigés, il sera plus facile de faire appel à des banques pour qu’elles soutiennent votre projet et vous accordent les financements sollicités.
    Par la suite, la négociation portera non seulement sur le prix de l’entreprise, mais également sur la mise en place de clauses telles que des clauses de garantie de passif, des clauses de non concurrence…
    Ces sujets étant délicats avec des impacts financiers importants, n’hésitez pas à faire appel à un expert-comptable et à un avocat pour vous accompagner dans cette phase et vous aider à conclure la reprise dans les meilleures conditions.

    5. Devenez dirigeant

    Pour que la transition se déroule au mieux et au-delà des indicateurs économiques, il est important qu’en tant que dirigeant vous puissiez opérer une transition en douceur, notamment vis-à-vis des salariés.
    Rassurer les employés pour avoir une équipe soudée constituera la richesse de votre entreprise de demain. Alors ne négligez surtout pas cette dernière phase ! Une des clés de la réussite est de comprendre les règles de fonctionnement existantes pour pouvoir envisager de les optimiser s’il y a lieu et mobiliser les collaborateurs autour de votre projet.
    Prenez le temps d’expliquer votre vision à votre nouvelle équipe afin que chacun trouve sa place dans la nouvelle organisation, et organiser toutes les réunions nécessaires dans les premières semaines de votre arrivée pour instaurer un climat de confiance.
    Les fournisseurs et les clients doivent aussi être rassurés et ressentir votre motivation et votre capacité à reprendre les rênes pour envisager l’avenir de façon dynamique et sereine.
    Enfin, donnez-vous les moyens de vous conforter vous-même en mettant en place une organisation administrative et comptable adaptée et des indicateurs de pilotage pertinents avec à l’aide de votre expert-comptable notamment.
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  • L’aventure d’entrepreneurs partis conquérir le monde

    L’aventure d’entrepreneurs partis conquérir le monde

    HomeExchange, en français, échange de maison. Déjà tout un programme, surtout en ce mois de vacances. HomeExchange, c’est l’histoire de la petite entreprise qui absorbe la grande, mais HomeExchange c’est avant une histoire humaine, à commencer par celles de deux associés, Emmanuel Arnaud et Charles-Edouard Girard. 
    Portrait de cette entreprise à travers les yeux de Charles-Edouard, président exécutif de HomeExchange.
    L’aventure débute en 2011 quand Emmanuel crée la société GuesttoGuest dont le concept est l’échange de maisons. Il rencontre ensuite Charles-Edouard, qui, convaincu dès son premier échange de maison, décide de le rejoindre dans l’aventure. Avec son expérience dans le e-commerce et le marketing, le concept présente aux yeux de ce dernier une problématique très intéressante : atteindre un nombre suffisant de maisons disponibles – et donc d’opportunités de voyage – afin de créer de l’activité. « Les premières offres publiées sur le site sont les plus dures à obtenir. Pour être crédibles, nous devions présenter un certain volume de maisons. Nous envisagions 10.000 logements avant la fin de l’année 2013 et nous en avons obtenu 20.000, avec un chiffre d’affaires de 80.000€. A chaque échange fait nous étions ravis » explique l’entrepreneur souriant. 
    La startup grandit rapidement, en taille et en notoriété grâce au rachat de concurrents comme Itamos, Trampolinn et HomeforHome. Puis le secteur est passé au crible pour identifier d’autres pistes. « Après avoir tout regardé, il ne restait que peu d’opportunités, dont HomeExchange qui était le seul concurrent présentant de l’intérêt. Lors d’un voyage à New-York, avec Réseau Entreprendre®, nous nous sommes dit que nous pouvions les racheter. »
    Pari fou ? Non ! Les deux associés ont des atouts dont des financeurs de taille qui les suivent. Petite anecdote racontée par Charles-Edouard qui s’en amuse « Nous contactons un des associés de HomeExchange en Suisse pour discuter d’un deal. Au départ, celui-ci a cru que nous étions ceux qui allaient être rachetés. Puis de poursuivre : Nous sommes partis à Los Angeles pour parler chiffres, indicateurs, plan stratégique mais aucune discussion business pendant 7 jours jusqu’au dernier où ils nous ont dit ok ». Done deal, comme on dit ! La fusion ne sera pas de tout repos mais comme tout est fait en transparence et avec des valeurs fortes qui leur sont propres, les deux dirigeants parviennent à créer une cohésion collective et un esprit d’équipe.
    Profiter, se détendre, passer de bons moments, comme à la maison
    Les valeurs sont au centre du discours de Charles-Edouard qui en parle souvent dans notre échange. Elles sont d’ailleurs affichées noir sur blanc dans le site : Engagement, Bienveillance, Audace, Détermination, Équilibre. Un point commun avec Réseau Entreprendre® vers qui les deux hommes ont décidé de se tourner. « Nous étions sur un marché compliqué et nous avions clairement besoin de conseils et d’accompagnement. Réseau Entreprendre® nous avait été recommandé, donc nous y sommes allés. Une fois lauréats, nous avons été accompagnés ce qui nous a permis de progresser. Notre accompagnateur, Benoît Tesson, est une personne incroyable qui nous a beaucoup aidé, jouant parfois le médiateur entre Emmanuel et moi-même quand nous n’arrivions pas à tomber d’accord sur certains sujets. Chaque rencontre était une respiration, relate Charles-Edouard en ajoutant et il y avait des gens incroyables dans le club comme Mano Mano, Cheerz, La Fabrique Cookies ou BonneGueule. »  La relation avec Réseau Entreprendre® Paris ne s’arrête pas là. Convaincu des bienfaits de l’accompagnement, Charles-Edouard endosse le costume d’accompagnateur pour conseiller à son tour 4 entreprises dans les parcours Start et Ambition. On retrouve ici la valeur réciprocité, pilier de Réseau Entreprendre®. « C’est important de se faire conseiller et de se faire confiance. Ce que j’aime chez Réseau Entreprendre® c’est qu’il soit interdit d’investir financièrement dans le projet d’un lauréat. Ça change tout car les échanges restent sincères. Si vous avez quelque chose à dire vous le faites car vous n’avez pas rien à gagner ou perdre. » Les lauréats qu’il suit ont beaucoup de questions, sa méthode pour y répondre : ne pas faire du descendant, ne pas dire ce qu’il faut faire mais partager son expérience pour qu’ils trouvent la solution. « On imagine mal Elon Musk accompagnant » rigole-t-il.

    Aujourd’hui le groupe, devenu international, compte 85 salariés, 450.000 maisons, 159 pays, un échange finalisé toutes les 4 minutes. Son chiffre d’affaires a triplé en 3 ans et des pistes de développement sur d’autres secteurs sont à l’étude. 

    HomeExchange est une véritable success story dans laquelle David a terrassé Goliath, comme certains aiment à dire. Et David, ou plutôt Charles-Edouard et Emmanuel, entourés de leur équipe, sont prêts à aller conquérir d’autres secteurs et agrandir la communauté.

  • Portrait d’entrepreneurs de la croissance

    Portrait d’entrepreneurs de la croissance

    Après le portrait de La Meringaie, nous vous proposons de retrouver celui d’un autre de nos lauréats intervenus lors de notre table-ronde sur « Les leviers de la croissance : les clés de la réussite« , organisée en partenariat avec SAP France, le 14 juin dernier.
    Portrait de PNY Burger, par Graffi Rathamohan, co-fondatrice, lauréate de Réseau Entreprendre® Paris 

    En décembre PNY fêtera ses 10 ans. Mais que se cache-t-il derrière cet acronyme ? PNY pour Paris New-York. 3 lettres qui invitent au voyage culinaire. Car PNY est un trait d’union entre la finesse de la gastronomie française et l’icône de la cuisine américaine, le burger. Graffi Rathamohan, co-fondatrice au côté de Rudy Guenaire, nous parle de leur concept qu’ils déploient à travers la France et bientôt en Europe.

    Graffi, comment est né PNY ?
    Nous avons ouvert notre premier restaurant rue du Faubourg Saint-Denis en décembre 2012. Rudy était en salle, moi en cuisine. À l’époque, ce quartier c’est le cœur de la « hipsteritude » parisienne, l’endroit où les gens sortent. Dès le 1er jour, nous sommes pleins à craquer, le resto ne désemplit pas. Voyant cela, au bout de 3 mois, nous nous disons qu’il faut en ouvrir un 2e car cela n’a pas de sens qu’il y ait autant de queue.
    Donc acte ?
    Oui, nous ouvrons le 2e restaurant, à 700 m du premier, rue Oberkampf. Et là, pareil, complet, avec la queue qui s’étend sur le trottoir, des habitués qui reviennent. C’est un peu l’euphorie. Du coup nous en ouvrons un 3e à proximité. Rebelotte, rempli. Nous nous disons alors que nous tenons peut-être quelque chose qui mérite un développement plus conséquent. Nous passons à une ouverture par an, soit une dizaine de restaurants, dont 6 dans 1km² à Paris.
    Et depuis vous avez pour ambition d’en ouvrir un par mois. C’est un rythme considérable, comment faites-vous pour gérer tout cela ?
    Pendant longtemps nous sommes restés tous les deux pour tout gérer, y compris les collaborateurs (environ 80 personnes). Nous faisions ça à l’ancienne, comme des restaurateurs traditionnels. C’était un peu « sport », mais gérable. Avec notre projet de développement, nous avons réalisé qu’il fallait beaucoup structurer l’existant et faire appel à des forces vives. Nous nous sommes mis en ordre de marche pour constituer un board, procéder à des recrutements de postes-clefs (DAF, DRH…), trouver de nouveaux locaux pour étendre l’enseigne hors de Paris. Nous devenons une véritable entreprise et la gestion est très intéressante et hyper stimulante, car ce n’est pas pareil quand vous êtes 2, 4 ou 20 comme nous le sommes aujourd’hui au siège.
    Votre envie première était de devenir une institution du burger à Paris. Chose faite. Aujourd’hui vous voyez plus loin en vous développant en France et à l’international. Comment financez-vous tout cela ?
    L’argent, c’est l’oxygène de l’entrepreneur. Quand nous ouvrons un nouvel établissement, nous avons besoin d’un apport. Nous venons donc de faire une levée de fonds auprès de Generis Capital, Initiative & Finance et Adrien de Schompré. Ce système nous permet de bénéficier des fonds nécessaires mais aussi d’aller plus vite dans notre déploiement. Sachant que nous prévoyons 1 implantation par an à l’étranger en plus des implantations mensuelles en France, cet accompagnement est important.
    Du bon, du frais, de la qualité, de l’exigence dès l’assiette
    Selon vous, à quoi est dû votre succès ?
    Tout le monde sait ce qu’il doit être fait pour avoir un bon restaurant : un bon repas, servi par un super staff, dans un décor qui envoie. La difficulté, c’est de le faire tous les jours, jour après jour. La restauration, c’est un métier d’endurance. Et c’est ce qu’on essaie de faire depuis 10 ans chez PNY. Le repas se fait assis, avec des serveurs qui s’occupent bien de vous, dans un lieu iconique où la musique est bonne et où l’on se sent bien. Nous sommes loin du fast-food. Et ce sont évidemment des produits de qualité : un pain du boulanger, des frites maison, du fromage affiné, de la viande maturée et hachée minute. Des produits d’exception ! Nous sommes des amoureux de l’hospitalité, c’est ce qui nous fait vibrer depuis toujours et c’est ce que les clients viennent chercher.
    Avec votre expansion, comment maintenir ce niveau de qualité ?
    C’est le pari fou que nous faisons : démultiplier notre croissance sans perdre ce qui a fait notre succès jusqu’à présent. Nous devons garder cette excellence opérationnelle, ne pas transiger sur les produits, bien nous occuper de nos employés et de nos clients. Nous avons une bonne image de marque, les clients nous font confiance, nous nous devons de maintenir cela dans la durée.
    L’humain est important pour vous, comme chez Réseau Entreprendre®. Qu’est-ce qui vous a conduit à présenter votre projet chez nous ?
    Nous avons rencontré Réseau Entreprendre® Paris dès l’ouverture de notre premier restaurant, mais notre structure était à l’époque trop petite pour être accompagnée. Nous sommes alors revenus dès l’ouverture du deuxième et avons suivi tout le process pour devenir lauréats.
    Qu’avez-vous trouvé chez Réseau Entreprendre® ?
    Un joli coup de pouce financier grâce au prêt d’honneur qui nous a été accordé et surtout, l’accompagnement d’Eric Ekmektchian, entrepreneur qui était déjà passé par tout ce que nous allions vivre. L’avoir à nos côté nous a montré que c’était possible de construire une entreprise qui grossit, ça a permis de dédramatiser le sujet. Quand vous êtes entrepreneur, vous avez la tête dans le guidon. Les réunions programmées à intervalles réguliers, malgré un quotidien chargé, nous aidait à prendre du recul, à travailler sur l’entreprise et non dans l’entreprise.
    Vous êtes devenus membres et accompagnez des lauréats. Pourquoi ?
    Cela nous semblait normal après avoir reçu de donner à notre tour. Mon associé a déjà accompagné des lauréats et j’espère bien le faire à mon tour. Grâce à notre accompagnateur, nous avons appris à être des entrepreneurs, comment créer et gérer une entreprise. Les rendez-vous nous ont permis de voir le potentiel de notre aventure, de changer de perspective. A notre tour d’apporter tout cela à d’autres qui souhaiteraient se lancer.
    Loin des codes du fast-food, chez PNY l’hospitalité et la qualité sont les maîtres-mots du concept.
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