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admin, Author at Réseau Entreprendre - Page 20 of 38

Auteur/autrice : admin

  • LABELLISATION IDÉAS

    LABELLISATION IDÉAS

    La Fédération Réseau Entreprendre® vient d’obtenir le label Idéas. 
    Retrouvez plus d’information dans le communiqué de presse paru à cet effet. 
  • Boostez la performance de votre PME grâce à la gouvernance

    Boostez la performance de votre PME grâce à la gouvernance

    Un livre co-écrit par Réseau Entreprendre® et APIA
     
    Réseau Entreprendre® et APIA ont co-écrit un livre sur l’importance de la gouvernance pour les PME.
    Intitulé Boostez la performance de votre PME grâce à la gouvernance il s’adresse à tous les créateurs et repreneurs d’entreprise et s’inspire de la réussite de plusieurs chefs d’entreprise, qui ont contribué à sa rédaction.
    Un guide pour mieux organiser sa gouvernance
    Ce livre vise à livrer un ensemble de bonnes pratiques et à revoir les principes directeurs d’une gouvernance réussie. C’est cette dernière qui permet d’organiser la croissance vertueuse de son entreprise. Au long des 10 chapitres du livre vous pourrez vous imprégner de l’importance de sujets tels que le rôle et les différents modèles de gouvernance existants ; le rôle de l’administrateur indépendant ; le pacte d’actionnaires…
    Evoluer dans un monde qui change
    La gouvernance est un organe central qui irrigue l’entreprise de façon vertueuse,” déclare Olivier de La Chevasnerie, co-rédacteur du livre et président de Réseau Entreprendre®. “Chez Réseau Entreprendre®, nous avons à cœur d’accompagner les entrepreneurs sur tous les aspects de la gestion de leur entreprise. Aborder le sujet de la gouvernance nous est apparu essentiel pour leur donner les clés de la réussite.
    Les dix chapitres du livre présentent de multiples conseils et recommandations pour mettre en place et réussir sa propre gouvernance, même au démarrage de son entreprise”, ajoute Michel Nicolas, co-rédacteur du livre et président d’APIA. “
  • Moments solidaires avec BPCE

    Moments solidaires avec BPCE

    Pour la deuxième année consécutive Banque Populaire s’engage auprès de la Fédération Réseau Entreprendre à travers son opération nationale « Moments Solidaires ». Pour toute nouvelle souscription à un contrat de prévoyance un don sera fait à la fédération. Nous remercions Banque Populaire pour cette confiance renouvelée.
     
     
  • Série “Mes premiers pas d’entrepreneurs”

    Série “Mes premiers pas d’entrepreneurs”

    #1 – Choisir son statut juridique lorsque l’on crée son entreprise

    Pour cette étape importante de la création d’entreprise, Olga Romulus, expert-comptable chez Fiducial, vous conseille dans votre choix et sur les questions à vous poser.
    Olga Romulus, expert-comptable. ©Tim Douet
    Pour le créateur d’entreprise, cette démarche essentielle ressemble parfois à une formalité administrative complexe et sans intérêt. 
    Quel dommage ! En effet cette décision est lourde de conséquences sur de nombreux aspects.

    Les principales caractéristiques

    Si l’on ramène le dilemme du choix de son statut juridique à quelques points essentiels, on se rend compte que deux possibilités majeures dominent : l’entreprise individuelle ou la société.
    L’entreprise individuelle (micro-entrepreneur ou entrepreneur individuel) se caractérise par :
    • des formalités de création administratives simplifiées
    • un statut de travailleur non salarié
    • une séparation du patrimoine professionnel désormais sans formalisme particulier (*) sauf renonciation expresse de l’entrepreneur
    La société (SARL, SAS, SA) se caractérise par :
    • la possibilité d’exercer seul ou à plusieurs associés
    • une responsabilité en principe limitée au montant des apports
    • le choix entre plusieurs options sociales et fiscales

    Comment choisir ?

    En 2021, on a dénombré presqu’un million de créations d’entreprise… une année record ! Mais la répartition reste sensiblement la même depuis plusieurs années : 50% en microentreprises, 25% en entreprise individuelle et 25% en forme sociétaire. 
    La tendance en nombre ne doit cependant pas masquer une autre réalité, à savoir que, selon l’ambition du porteur de projet et ses perspectives de développement, le choix de la forme sociétaire est souvent un choix à privilégier pour pérenniser l’entreprise.
    En effet, les sociétés permettent l’entrée à terme de nouveaux associés, contraignent les investisseurs à un apport financier, et exigent la tenue d’une comptabilité. 
    Tous ces points se révèlent être un véritable garde-fou pour une entreprise en démarrage.

    Les bonnes questions à se poser

    Le créateur devra d’assurer que son statut juridique réponde à trois exigences principales : 
    • Le régime fiscal
    Les entreprises relèvent soit de l’impôt sur les sociétés qui est proportionnel à leur bénéfice, soit du barème de l’impôt sur le revenu fonction de la situation familiale du dirigeant.
    Cette situation peut être optionnelle ou rendue obligatoire par la forme juridique choisie.
    • Le régime social
    S’il est mandataire social ou gérant minoritaire de SARL, le dirigeant bénéficie de la même couverture que le régime général de la sécurité sociale, à l’exception de l’assurance chômage. 
    S’il est non salarié comme dans le cas d’entrepreneur individuel ou de gérant majoritaire, il est soumis à la sécurité sociale des indépendants (SSI).
    • La protection patrimoniale
    Certains statuts ne prévoient qu’une protection partielle du patrimoine de l’entrepreneur alors que d’autres permettent de limiter la responsabilité de celui-ci à ses seuls apports, sous réserve qu’il ne se porte pas caution personnelle vis-à-vis du banquier par exemple.

    En conclusion

    Il n’existe pas une règle universelle en matière de choix de structure juridique pour un futur entrepreneur.
    Chaque situation devra être examinée au cas par cas avec l’aide d’un conseil extérieur, expert-comptable ou avocat, car ce choix est non seulement complexe mais également soumis aux aléas des changements de loi.
    (*) Il s’agit d’une conséquence du Plan Indépendants de 2022 qui a également mis fin à la possibilité de créer une EIRL.
    À lire aussi
    #5 – Bien tenir ma comptabilité
  • Comment aider les femmes à briser le plafond de verre. Interview d’Emmanuelle Brun-Neckebrock, Directeur Financier et Directeur Général Délégué des filiales du groupe SAP en France.

    Comment aider les femmes à briser le plafond de verre. Interview d’Emmanuelle Brun-Neckebrock, Directeur Financier et Directeur Général Délégué des filiales du groupe SAP en France.

    Emmanuelle Brun-Neckebrock, pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?
    Je suis diplômée d’HEC et j’ai démarré ma carrière dans l’audit au sein du Cabinet Arthur Andersen où j’ai passé pratiquement 10 ans. J’ai rejoint le groupe SAP comme contrôleur de gestion de la région Europe du Sud et je suis assez rapidement devenue Directeur Financier de la filiale française. J’ai par la suite pris des fonctions régionales sur la région EMEA et ai finalement décidé de revenir sur la France à la naissance de mon deuxième enfant, il y a un peu plus de 10 ans.
    Je suis aujourd’hui Directeur Financier et Directeur Général Délégué des filiales du groupe SAP en France, également responsable de nos activités en matière de développement durable.
    Mon métier d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec celui que j’exerçais à mes débuts chez SAP, la taille de la société a plus que doublé, en France nous sommes passés de 500 à un peu plus de 2000 personnes, enfin l’organisation des fonctions régaliennes dont la Finance a été significativement modifiée et fortement globalisée. Aujourd’hui dans mon quotidien la part des techniques financières a été beaucoup réduite au profit du pilotage général de l’entreprise.
     
    Avez-vous éprouvé en tant que femme des freins personnels à votre carrière ?  Si oui, lesquels ? Et quels ont été les moyens mis en place pour lever ces freins ? 
    J’ai toujours évolué dans un milieu plutôt masculin , depuis le lycée , section scientifique au fin fond de mon auvergne natale , il y 35 ans , nous étions 2 filles sur une classe de 30 ! puis une prépa et une grande école , et cela ne m’a jamais gênée , au contraire j’estime avoir bénéficié de beaucoup de bienveillance de la part de mon entourage masculin sans pour autant avoir développé une passion pour le foot ou le rugby !
    Là où la situation a un peu basculé, c’est à la naissance de mes enfants, pas tant dans ma capacité à tout mener de front sur le plan matériel car j’ai eu la chance d’être bien aidée, et je suis dotée de pas mal de résistance et d’une bonne capacité d’organisation, mais plutôt sur le plan émotionnel.
    J’ai besoin de partager le petit-déjeuner de mes enfants, d’être là pour consoler leurs chagrins et  leur faire réciter leurs poésies, de les accompagner à leurs rendez-vous médicaux …
    Je ne sais pas s’il faut parler de freins ou de mise en cohérence, mise en cohérence de nos choix de carrière avec qui nous sommes et les valeurs que nous souhaitons incarner.
    Il m’a fallu un peu de temps pour comprendre qu’il n’est pas forcément nécessaire de sillonner le monde pour s’épanouir professionnellement et que les carrières ne sont pas forcément linéaires !
     
    Quelles sont les selon vous les raisons du faible niveau de présence des femmes dans les instances et les obstacles auxquels elles font face pour accéder à des postes de pouvoir ?
    En France , nous avons la chance d’avoir un référentiel réglementaire qui pousse les entreprises à faire évoluer leur modèle de gouvernance pour le rendre plus inclusif .
    La loi Copé-Zimmermann, adoptée en 2011, qui a fixé un quota de 40 % de femmes dans les conseils d’administration, a porté ses fruits : avec 43,6 % de femmes dans ces instances de gouvernance, la France est championne du monde !
    Et pourtant , les femmes restent encore aux portes du pouvoir et les comités exécutifs (comex) ou de direction (codir) sont encore largement composés d’hommes. Les femmes ne représentent que 22 % des effectifs au sein de ces comités contre 13,4 % il y a 5 ans . Espérons que la pression réglementaire induite par l’adoption récente de la loi Rixain contribue à l’accélération nécessaire .
    La conformité réglementaire ne peut cependant pas être l’unique moteur de la diversité .La clef est certainement d’asseoir et de partager la conviction que la diversité est source d’innovations durables, et que pour mieux répondre aux challenges du monde de demain, il faut intégrer toutes les parties prenantes.
    Il faut probablement s’interroger à la fois sur la rétention et le développement des talents féminins, mais aussi sur l’attractivité des postes à responsabilité , qui ne doivent pas être synonymes de renonciation à certaines valeurs .
    A cet égard , il me parait capital de travailler sur la culture managériale et sur la flexibilité des trajectoires , en acceptant d’alterner les paliers et les phases ascendantes en fonction des moments de vie et de développer des alternatives au up or out.
     
    Selon vous, quel est l’impact de la présence des femmes dans la gouvernance des organisations sur les décisions ?
    Nous sommes actuellement dans un environnement caractérisé par des changements technologiques , sociaux et environnementaux majeurs et de plus en plus rapides.  Nous pensons d’ailleurs chez SAP que nous sommes en réalité face à la 3eme vague de transformation économique globale, et que les business modèles qui ne répondent pas aux exigences d’inclusion sociale , de transparence et de respect de l’environnement sont condamnés à disparaitre.
    La  transition vers le modèle économique et social de demain requiert une refonte profonde de la culture et des opérations de l’entreprise et demande d’agir à tous les niveaux de l’organisation pour se réinventer .
    Les leaders de demain sont ceux et celles capables d’incarner cette culture de l’innovation et de l’apprentissage continu , dans un contexte de plus en plus complexe et volatile .
    La diversité m’apparait comme l’élément le plus critique de la mise en œuvre d’une culture et d’une stratégie d’innovation .
    J’ai d’ailleurs envie de croire que les nominations récentes de femmes à la tête de géants du CAC 40 s’inscrivent dans cette vague de changement .
     
    Le Figaro a écrit en 2011 : SAP met son énergie au service des femmes ? Au-delà du jeu de mot original, pourriez-vous nous expliquer comment ?
    La diversité et le respect sont des valeurs fondamentales pour le groupe SAP. Impulser le changement et faire bouger les lignes font partie de nos ambitions .
    L’année dernière, la région Europe du Nord , dont la France,  a agi en tant que pilote mondial pour une initiative incroyablement passionnante et importante – le défi du leadership inclusif consistant en la mise à disposition des managers d’une plateforme interactive composée de nudges et de micro learning sur le comportement inclusif afin de challenger son comportement dans le cadre de  mises en situations réelles.
    Le projet pilote a été un énorme succès, recevant un grand niveau d’engagement et de retours positifs, ce qui a conduit à un déploiement mondial sur l’ensemble de nos activités commerciales.
    De nombreuses études montrent que les interventions ponctuelles ne modifient pas le comportement et la culture,
    En réponse,  la plateforme propose  un flux constant de micro-apprentissages et de mises en situation afin de mettre en pratique un nouveau mode de leadership plus inclusif.
    Nous avons également participé à la définition de la charte « Femmes & IA » du Cercle InterElles . Celle-ci vise à lutter efficacement contre les risques de biais cognitifs discriminants lors de la conception ou lors de l’utilisation de solutions ou de dispositifs à base d’intelligence artificielle.
    Enfin , nous avons beaucoup travaillé en lien avec nos partenaires sociaux sur l’égalité professionnelle et sommes fiers de l’amélioration enregistrée cette année où nous SAP affichons un Index de 89/100 en 2022au titre de l’année 2021, versus 76/100 l’an dernier.
    Nous ne sommes pas au bout du chemin , il reste beaucoup à faire , mais nous y croyons et on avance !
  • Comment TotalEnergies aide les femmes à briser le plafond de verre. Interview d’Isabelle Patrier Directrice France TotalEnergies

    Comment TotalEnergies aide les femmes à briser le plafond de verre. Interview d’Isabelle Patrier Directrice France TotalEnergies

     
    Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel?
    Après avoir débuté ma carrière au sein du cabinet Deloitte, j’ai rejoint TotalEnergies en 1992 pour une première expérience en Colombie. Déjà 30 années donc, qui sont passées rapidement ! J’ai eu la chance d’exercer toute une variété de métiers, de la distribution de carburants aviation au lancement des activités de commercialisation d’électricité, de gaz et de pellets de bois, etc. Mon parcours est en quelque sorte l’illustration du chemin des énergies de la Compagnie, de notre stratégie multi-énergies ! Mon poste actuel, à la tête de la Direction France, me donne l’opportunité de voir au quotidien les preuves de cette transformation sur le territoire français et de prendre part à la transition énergétique.
     
    Avez-vous éprouvé en tant que femme des freins personnels à votre carrière ?  Si oui, lesquels ? Et quels ont été les moyens mis en place pour lever ces freins ? 
    J’ai été la première femme de la Compagnie à occuper un poste de directeur de filiale de distribution de carburants et combustible. Autant vous dire que cela n’a pas été évident au départ, et que j’ai été accueillie avec méfiance. Mais j’ai assuré ma fonction avec sérieux et conviction, avec la façon d’être qui est la mienne, sans chercher à imiter un modèle de management masculin. Passée une première phase de surprise, les équipes ont compris qu’une femme pouvait occuper le poste et m’ont rapidement adoptée.
    Ne nous y trompons pas, aujourd’hui encore bien souvent lorsqu’une femme arrive à un poste à responsabilités, elle est vue comme une femme avant d’être vue comme un manager. Si je devais donner un conseil aux femmes, cela serait de rester soi-même, de dire ce qu’on fait et de faire ce qu’on dit, la sincérité et le professionnalisme finissent par payer !
     
    Quels sont selon vous les raisons du faible niveau de présence des femmes dans les instances et les obstacles auxquels elles font face pour accéder à des postes de pouvoir ?
    Le « plafond de verre » est toujours une réalité bien identifiée dans les entreprises. Si les causes restent difficiles à démontrer, deux grands leviers d’actions peuvent faire bouger les lignes.
    Le premier relève de l’entreprise elle-même, à travers son fonctionnement, ses pratiques et l’attention portée au sujet. La loi Copé Zimmerman a permis une réelle avancée du côté des conseils d’administration, la France se situe aujourd’hui au premier rang mondial en termes de féminisation des conseils d’administration des grandes entreprises cotées, avec une proportion de plus de 46% de femmes en 2021. Mais le plafond de verre peut persister au sein des instances de direction des entreprises, non concernées par la loi. Sans obligation légale, seule une stratégie volontariste des entreprises en faveur de la mixité, avec des objectifs chiffrés, permet de faire bouger les choses. TotalEnergies s’est ainsi fixée des objectifs de progrès pour atteindre une représentation plus équilibrée des femmes et des hommes dans les instances dirigeantes de la Compagnie : aujourd’hui nous avons déjà 25% de femmes au Comex, à l’horizon 2025 elles seront 30%, comme dans les comités de direction.
    Par ailleurs, je suis convaincue qu’il faut continuer à agir sur cet autre levier qu’est l’éducation, pour promouvoir la mixité des métiers et l’accès des femmes aux secteurs des sciences et de l’industrie. TotalEnergies porte une attention particulière à la féminisation des filières techniques, mais nous sommes encore loin d’atteindre la parité à la sortie des écoles d’ingénieurs. C’est de notre responsabilité aussi de montrer le vrai visage de l’industrie de demain, tournée vers l’avenir, vers les technologies innovantes, vers la transition énergétique. Cette dynamique de transformation, dans laquelle la Compagnie est résolument engagée, ouvre de nouvelles opportunités en termes de métiers et de challenges pour les femmes. Pour inciter les jeunes femmes à oser aller vers ces filières, nous sommes d’ailleurs partenaires en France de l’association Elles bougent, avec plus de 200 marraines ingénieures de la Compagnie qui sensibilisent chaque année les lycéennes.
     
    Selon vous, quel est l’impact de la présence des femmes dans la gouvernance des organisations sur les décisions ?
    Le lien entre mixité professionnelle, croissance économique et performance des entreprises n’est plus à prouver. De la diversité nait la richesse et la créativité, cela ne fait aucun doute !
    La mixité dans une instance dirigeante se ressent de façon évidente : en cassant les codes historiques masculins, le style est différent, plus représentatif de la société civile et donc plus équilibré.  
    Certaines études montrent que la mixité au sein des instances dirigeantes des entreprises serait un facteur clé d’une gouvernance durable, les objectifs développement durable étant davantage pris en compte par les femmes.
    En fait, les entreprises ont intérêt à pousser un équilibre hommes – femmes, parce que cet équilibre enrichit les organisations des qualités de chacun. Il en va de même pour les diversités culturelles et internationales qui enrichissent aussi les équipes en entreprise.
     
    Pour rester dans la thématique des énergies, diriez-vous que TotalEnergies met son énergie au service des femmes ?
    La signature d’accords, de chartes internationales et l’adhésion à des initiatives en matière de diversité est emblématique de la conviction qui anime la Compagnie sur ce sujet.
    Ainsi, TotalEnergies a signé dès 2010 les Women’s Empowerment Principles – Equality Means Business établis par le Pacte mondial des Nations unies, et s’est engagée au sein du World Economic Forum en signant de Closing the gender gap – a call to action.
    Au quotidien, l’engagement de la Compagnie aux côtés des collaboratrices, pour favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes, se traduit de diverses façons : par le déploiement d’une politique globale de mixité, d’objectifs chiffrés fixés, de process Ressources humaines prenant en compte la dimension femmes-hommes, et d’accords favorisant un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Nous avons aussi des formations internes spécifiques, comme Jeunes talents au féminin, Marketing de soi ou encore How extraordinary women communicate. Par ses actions de mentoring et ses ateliers de développement, le réseau TWICE (TotalEnergies Women’s Initiative for Communication and Exchange) contribue également au développement de la politique de mixité.
    Mais la Compagnie s’engage aussi pour les femmes en dehors de l’entreprise. Dans mon poste actuel, à la Direction France, nous soutenons financièrement la création et le développement d’entreprises dirigées par des femmes, c’est un levier pour favoriser l’entreprenariat des femmes qui reste encore en retrait. Nous avons d’ailleurs signé une charte pour nous engager aux côtés de l’Etat et de la Région Pays de la Loire afin de soutenir l’entreprenariat au féminin.
     
  • Interview de Christophe Harrigan, Directeur général de La Mutuelle Générale

    Interview de Christophe Harrigan, Directeur général de La Mutuelle Générale

    Christophe Harrigan présente l’engagement de La Mutuelle Générale sur les salariés-aidants, un enjeu sociétal qui concernera le quart des actifs d’ici 2030.

    Pourquoi la Mutuelle Générale s’est-elle emparée du sujet des salariés-aidants ? Quelle expérience en avez-vous tiré pour votre propre entreprise ?

    La Mutuelle Générale est soucieuse de renforcer la solidarité entre les générations en donnant plus d’impact à ses actions et souhaite ancrer dans le long terme son engagement en faveur des salariés-aidants. Compte tenu du vieillissement de la population, la cause des aidants est un enjeu qui ne cesse de prendre de l’importance et qu’il faut appréhender dès maintenant. Il nous semble à ce titre particulièrement utile de contribuer à nourrir la réflexion des entreprises afin d’expérimenter, proposer des solutions, mobiliser toutes les parties prenantes pour améliorer la situation des salariés-aidants.
    C’est pour cela que nous avons décidé de créer un Observatoire solidaire dédié à ces enjeux, dont nous commençons aujourd’hui à mettre en œuvre les premières recommandations au sein de La Mutuelle Générale. L’idée est bien sûr d’appliquer les mesures votées par les parlementaires dans le cadre de la législation du travail mais aussi d’explorer les possibilités et solutions pouvant accompagner cette démarche, tout en facilitant la détection des salariés en situation d’aidance.

    Dans quelle mesure l’étude menée par l’Observatoire de La Mutuelle Générale concerne-t-elle les chefs d’entreprise ? Pourquoi est-il important qu’ils s’en saisissent dès à présent ?

    Aujourd’hui, plusieurs millions de salariés sont contraints de concilier leur vie professionnelle avec le soutien à un proche en situation de dépendance, et les résultats du baromètre de l’Observatoire montrent une forte attente des salariés sur ce sujet, qu’ils travaillent dans des TPE, des PME, des ETI ou des grands groupes. Si nous voulons faire grandir la cause des aidants en entreprise, le management et les dirigeants d’entreprises doivent être sensibilisés, informés et formés, et dotés de solutions et d’outils. En travaillant sur ce sujet, les dirigeants et les managers peuvent avoir un impact direct sur la qualité de vie de leurs collaborateurs. Et on le sait bien aujourd’hui, le bien-être des salariés a un impact direct sur la performance de l’entreprise.

    Quels conseils donneriez-vous à des entrepreneurs souhaitant accompagner les salariés-aidants dans leur entreprise ?

    Le premier conseil que je leur donnerais est de renforcer l’information et la prévention sur ces sujets. Cela peut paraître basique, mais c’est essentiel. Un salarié en situation de proche aidant est un salarié rassuré et toujours plus serein s’il dispose de réponses aux questions qu’il se pose. A La Mutuelle Générale, l’une de nos premières actions est de travailler sur un guide d’information complet pour nos salariés, qui sera mis à jour et évoluera dans le temps.
  • Interview de Mehdi Laraki, président Réseau Entreprendre Maroc sur le programme Wom’Energy.

    Interview de Mehdi Laraki, président Réseau Entreprendre Maroc sur le programme Wom’Energy.

     
    Peux-tu te présenter en quelques mots ?
    Mehdi Laraki, J’ai eu la chance de pouvoir intégrer le réseau en 2010 grâce à un ami très engagé Aziz Qadiri. A ce jour, Réseau entreprendre m’apporte énormément de joie dans l’accompagnement d’entrepreneurs au Maroc. J’ai été pendant 2 mandats : administrateurs et par la suite j’ai pu prendre le poste de président du réseau au Maroc. Depuis cette année, j’attaque mon second et dernier mandat en tant que Président. La force de notre association est cette bienveillance et ce sentiment de faire partie d’une grande famille. Cela ne se limite pas qu’au Maroc mais dans chaque pays où les valeurs humaines sont partagées. Nous n’attendons rien en retour car l’Ego et l’intérêt sont deux valeurs inexistantes au sein du Réseau ;
     
    Quel est ton regard en tant qu’homme mais aussi chef d’entreprise et président d’association sur l’égalité-l’équité hommes et femmes ?
    Je commencerais par un proverbe qui me tient à cœur à savoir « La femme est le rayon de la lumière divine ». ce qui me dérange dans ce que nous nommons l’égalité hommes et femmes est le mot égalité. Cela nous pousse déjà dans un rapport de force et de différence. Dans toutes cultures la sensibilisation doit se faire dès le plus jeune âge. Nous avons toutes et tous nos forces et nos faiblesses. En appliquant certaines valeurs du réseau à tout moment de notre vie et en mettant en avant la personne et la réciprocité nous ne penserons plus à l’homme ou à la femme mais à la personne ayant un potentiel d’entreprendre avant tout. 
     
    Qu’as-tu mis en place dans ton association en faveur de l’entrepreneuriat au féminin ?
    Je ne souhaite pas parler à la première personne mais plutôt d’une dynamique de groupe qui a su mettre en place des actions naturelles. En effet nous pouvons soulever plusieurs réalisations à savoir :
    • 80 % des collaborateurs au sein de Réseau Entreprendre Maroc sont des femmes
    • Nous avons pu négocier une garantie de la CCG (caisse centrale de garantie) pour les PH octroyés par les banques. Nous avons une garantie de 70% pour tous les projets portés par des hommes et de 80% par des femmes. Les chiffres parlent d’eux même.
    • Certains organismes financiers ou fondations privées ont signés des partenariats d’accompagnement avec des fonds dédiés à l’entreprenariat féminins.
    • Juste avant la crise sanitaire lors de notre grande fête de Lauréat, le thème choisi était de mettre à l’honneur l’entreprenariat féminin
    Nous travaillons sur plusieurs autres projets qui ont pour but la sensibilisation à l’entreprenariat féminin. Actuellement nous sommes fiers d’avoir des Lauréates qui sont parvenu à se développer à l’international.
     
  • Interview de Katia KAZANDJIEFF, Directrice Générale de la société Euroflux, membre et référence Wom’Energy chez Réseau Entreprendre Essonne.

    Interview de Katia KAZANDJIEFF, Directrice Générale de la société Euroflux, membre et référence Wom’Energy chez Réseau Entreprendre Essonne.

    Peux-tu te présenter en quelques mots ?
    Katia KAZANDJIEFF, Directrice Générale de la société Euroflux qui est une PME familiale industrielle créée il y a 32 ans par mon père ; société qui est spécialisée dans l’ultra filtration de l’air et notamment dans l’étude et la conception de salles blanches et de flux laminaires pour les secteurs pharmaceutique, électronique, biotechnologies, aéronautique et différents secteurs industriels.
    Mon aventure avec le Réseau Entreprendre Essonne débute avec ma rencontre d’Alain Combe, qui m’a conquise par ses projets, les valeurs qu’il défend sur l’entrepreneuriat et cette vocation autour de la création d’emploi.  Je suis donc arrivée fin d’année 2021 avec la volonté de m’investir dans le Réseau Entreprendre et d’intégrer le conseil d’administration.
    Quel est ton regard sur l’égalité-l’équité hommes et femmes ?
    Il est indispensable pour moi de communiquer sur l’égalité des femmes vis-à-vis des hommes et notamment dans les milieux techniques, industriels ou les femmes sont sous représentées.
    Dans mon quotidien de DG, aujourd’hui je suis entourée d’une vingtaine de collaborateurs dont seulement 20% de femmes. Un constat que je fais pour beaucoup d’entreprise dans le même secteur. Mon objectif à moyen terme est d’augmenter ces chiffres pour disposer d’une véritable mixité au sein de mes équipes, car à mon sens c’est une des clés de la réussite !
     
    Pourquoi c’est un sujet qui te touche ?
    C’est un sujet qui me touche car quand j’étais étudiante, mon souhait initial était de suivre une formation technique ; j’ai vite été freiné par mon environnement scolaire et même personnel, où l’on m’a bien fait comprendre qu’il ne fallait pas s’orienter vers ce type secteur « masculin ».
    Malgré tout, mon père m’a initié très tôt à sa passion entrepreneuriale, et un de mes meilleurs souvenirs, à ces débuts, ce sont ces moments passés ensemble dans notre garage où il me guidait dans l’apprentissage du fer à souder pour consolider des composants sur les cartes électroniques de nos produits !
    J’ai donc eu la chance de découvrir un secteur passionnant et aujourd’hui, il est important de donner cette opportunité à d’autres jeunes femmes.
     
    Quels sont les axes de travail à venir ?
    J’aimerai mettre en place au sein de réseau entreprendre, des réunions régulières avec chaque référente de Wom’energy en France et pourquoi pas à l’international. La raison ? Nous défendons toutes une cause commune autour de la mixité dans les organisations, dans les gouvernances ou dans l’accompagnement de nos lauréates. En travaillant ensemble sur ce qui nous passionne, nous serons à même d’apporter un essor à notre programme.
     
    Ton conseil aux femmes qui veulent réussir leur projet.
    N’hésitez pas à faire partie de réseaux, à communiquer sur vos projets et surtout OSER !
    Ne pas douter de ces COMPETENCES, prendre CONFIANCE EN SOI ET AGIR !!
  • Interview de Chantal Maurice, Déléguée régionale pour le groupe Orange en Guyane, Vice-présidente et référente Wom’Energy Réseau Entreprendre Guyane.

    Interview de Chantal Maurice, Déléguée régionale pour le groupe Orange en Guyane, Vice-présidente et référente Wom’Energy Réseau Entreprendre Guyane.

     
    Peux-tu te présenter en quelques mots ?
    Je m’appelle Chantal MAURICE, je représente le groupe Orange en Guyane en tant que Déléguée régionale depuis déjà 9 ans.
    Je suis Vice-Présidente de RE Guyane depuis plus de 7 ans. Je suis rentrée en tant que membre, puis le CA et rapidement au bureau. J’ai changé de mandat pour me consacrer à la promotion des femmes au sein du réseau, avec l’arrivée du programme Wom’Energy. Une synergie qui me parle car je suis active au sein du Medef et d’autres associations sur des programmes de stimulations d’entreprenariat au féminin.
    Quel est ton regard sur l’égalité-l’équité hommes et femmes ?
    Il me semble plus adéquat de parler d’équité de moyens pour permettre une égalité de chances. Chaque être et situation étant différents, l’accompagnement à mobiliser sera à adapter au cas par cas. Aujourd’hui encore, y compris dans nos sociétés dites « occidentalisées », les chances de réussite économique et sociale des femmes restent en-deçà de celles des hommes. Il s’agit donc de mettre en œuvre les actions nécessaires pour donner la possibilité aux femmes d’exprimer leurs talents sans que leur genre soit un frein.
    Pourquoi c’est un sujet qui te touche ?
    Je suis navrée de rencontrer tant de femmes qui à un moment de leur vie ont dû renoncer à leur projet professionnel et choisi de se sacrifier pour différentes raisons personnelles.
    En tant que femme, j’ai été amenée à faire des choix, prendre des positions, mener de front carrière professionnelle et vie familiale. Je veux agir pour que l’épanouissement professionnel d’une femme soit un chemin de vie et non plus un combat quotidien et énergivore contre la société. Il y a un équilibre social à trouver, voire à retrouver car le monde évolue. Il s’agit de conscientiser et accompagner la prise de conscience pour parvenir à cet équilibre, tout en évitant les effets de balanciers…
    Qu’as-tu mis en place dans ton association en faveur de l’entrepreneuriat au féminin ?
    À Réseau Entreprendre Guyane, nous avons toujours favorisé l’accompagnement pour les femmes.
    Il y a une prise de conscience sur l’entreprenariat féminin qui est moins dynamique que celle au masculin, or les projets de création sont là. Notamment sur le secteur informel avec des femmes qui ont un savoir-faire reconnu mais qui reste à trop petite échelle.
    Aussi en Guyane, les territoires de l’Ouest sont très dynamiques d’un point de vue démographique, mais avec des populations qui développent souvent des activités informelles à la maison. De nombreuses femmes sont dans cette situation. Nous avons tissé des liens avec d’autres associations et entrepreneurs de la région pour réussir à proposer une offre d’accompagnement et de structuration d’activité aux porteurs de projet de ces secteurs, dont beaucoup seraient des femmes.
     
    Quels sont les axes de travail à venir ?
    Déjà, recruter davantage de membres féminins. Eh oui, la répartition de nos membres est juste le reflet de la structuration du monde économique. Nous allons donc agir pour améliorer la mixité dans nos prochaines campagnes de recrutement. Notre plan d’action est déjà prêt.
    En parallèle, prêter une attention particulière aux femmes qui déposent des dossiers, afin d’augmenter leurs chances d’aller au bout de la démarche et passer en comité d’engagement. Cela passe par un suivi particulier pour les accompagner jusqu’au comité d’engagement.

    Ton conseil aux femmes qui veulent réussir leur projet.
    Un seul et unique conseil : croyez en VOUS ! Tout au long de la vie d’une femme cheffe d’entreprise, elle trouvera toujours nombre de fâcheux pour essayer de la dissuader de progresser, de développer et de se développer. « ce sera compliqué pour toi, ce n’est pas ton rôle, voire ta place, as-tu pensé à ta famille, tes enfants… » Autant de piques qui minent la confiance en soi et empêchent tant de se réaliser. Il y a toujours une voie possible entre ses ambitions et ses obligations.
     
    Que souhaiterais-tu partager avec tes homologues des associations internationales ?
    Le partage est source d’ouverture d’esprit et d’enrichissement mutuel. Je serais très intéressée par un échange régulier avec des femmes d’autres réseaux qui œuvrent pour la promotion de l’entrepreneuriat chez les femmes. Nous avons certainement des problématiques communes et de bonnes recettes à partager autre que dans le domaine de la cuisine, comme pourraient penser certains.
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