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Témoignages Lauréats Archives - Page 5 of 7 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Témoignages Lauréats

  • Interview de Sophiatou NDIYAE, lauréate Wom’ENergy sur les freins rencontrés par les lauréates sur les difficultés d’entreprendre.

    Interview de Sophiatou NDIYAE, lauréate Wom’ENergy sur les freins rencontrés par les lauréates sur les difficultés d’entreprendre.

    Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?
    Je suis issue du milieu des RH puisque j’ai été à la direction d’établissement pendant une dizaine d’années en tant que responsable RH dans le secteur de la distribution, du transport et de la logistique. C’est un milieu essentiellement masculin donc très formateur pour une femme. Il faut réussir à prendre sa place !
    Cette expérience m’a beaucoup inspirée pour la création de mon entreprise.
    En effet, j’avais, au-delà des sujets qui incombe à une RH (relations sociales, développement des compétences, santé au travail), la responsabilité de la mise en œuvre de la politique diversité au sein de mes établissements.
    Il est vrai que malgré une volonté forte de la direction des entreprises, il y avait beaucoup de réticences chez certains managers ou collègues de travail à intégrer ou à maintenir en emploi des personnes en situation de handicap. Moi-même, en tant que Responsable RH, j’étais parfois démunie fasse à certaines situations, par manque de connaissances des solutions existantes.
    La réflexion s’est donc posée créer une entreprise autour de la question du handicap en entreprise.
    Toutefois, j’étais une experte RH mais pas une cheffe d’entreprise, j’ai donc décidé en accord avec mon employeur, de faire une formation à l’ESSEC sur l’entrepreneuriat. L’objectif était de me donner toutes les bases au pilotage d’une entreprise. Au terme de la formation qui a duré un an, j’ai lancé la création de mon entreprise :  Yumaincap
    Yumaincap est une entreprise solidaire d’utilité sociale de par son statut d’entreprise adaptée. L’entreprise adaptée est une entreprise agréée par les services de l’Etat DREETS qui prend l’engagement de recruter majoritairement des personnes en situation de handicap et de les accompagner d’un point de vue socio-professionnel.
    A date, 5 de nos talents sur 7 sont en situation de handicap chez Yumaincap.
    Notre mission est double :
    • Accompagner les entreprises à piloter efficacement leur ressources humaines. Nous proposons ainsi un service RH externalisé, partagé et adapté ;
    • Accompagner les entreprises à renforcer leur politique handicap par le recrutement, la sensibilisation, la formation et l’accompagnement des salariés 
    Nous montrons ainsi à nos partenaires qu’une entreprise peut être performante, efficace et économiquement viable, tout en ayant un engagement fort par la diversité de notre équipe.
     
    Une des difficultés peut être la méconnaissance ou la crainte de certains interlocuteurs sur le caractère social du projet.
    C’était quelque chose d’assez nouveau dans le milieu des RH et il a fallu réussir à convaincre nos interlocuteurs que le projet était viable et réfléchi.
    Pour ce qui est du côté finance, pas de difficultés car les banques étaient favorables à me prêter les fonds ainsi que le Réseau Entreprendre et France active.
     
    La réticence financière était plutôt de mon côté à l’idée de faire un emprunt  
    Après avoir obtenu le prêt Réseau Entreprendre, je n’ai jamais sollicité de prêt bancaire.
    J’ai toujours été réticente au prêt et en début d’activité c’est une prise de risque que je n’ai pas voulu prendre. Je me suis dit « tu as le prêt Réseau Entreprendre, limite-toi à ce prêt-là, on ne sait jamais ».
    Dans cette phase de démarrage et n’ayant pas de visibilité, je voulais au maximum préserver mon entourage en cas d’échec et donc ne pas m’engager sur des prêts trop conséquents.
     
    Le fait que je me sois lancée seule sur le projet,
    Les interlocuteurs ont de la réticence quand vous êtes seule à bord. Ils vous disent « Comment elle va gérer une boite en étant seule associée, est ce qu’elle se sent capable de le faire ? » ou encore « quand allez-vous vous associer ?»
    Or, de mon côté, je n’avais pas forcément envie de m’associer. Donc il fallait justifier ma capacité à mener le projet à fond en étant maman de 3 enfants.
    J’ai toujours su allier ma vie de famille à ma vie professionnelle
    Le projet Yumaincap est aussi un projet de famille, avec un soutien sans faille de mon mari, mes enfants, mes parents ce qui permet d’avancer sereinement.
    Les avez-vous totalement ou partiellement levés ?
    J’ai encore des investissements à faire, mais je les autofinance, je ne fais toujours pas de prêt.
    J’ai bien conscience que ces prêts peuvent m’apporter un coup d’accélérateur et me permettre d’aller plus vite mais « non pour le moment ».
     
    Quels moyens avez-vous mis en place pour lever ces freins ? 
    Je ne cherche pas nécessairement à lever le frein car cela fait partie de ma philosophie.
    Je sollicite d’autres sources de financement pour me permettre d’avancer (subvention, love money).
     
    Vous êtes lauréates Réseau Entreprendre Essonne, qu’est-ce que l’association vous a apporté ?  
    Déjà l’association, au moment de ma candidature m’a donnée confiance et m’a aidée à être plus ambitieuse pour le projet.
    Dès le dépôt de ma candidature on m’a dit « tu peux aller plus loin parce qu’il y a du potentiel sur ton projet. » On m’a donné confiance pour être plus ambitieuse sur mes projections notamment du fait de l’innovation sociale de l’offre.
    Ensuite, le fait de ne pas rester seule d’avoir un mentor avec qui je pouvais partager était essentiel.
    Il me challengeait pour me faire voir les choses que je ne voulais pas regarder, me faire sortir de ma zone de confort et m’aider à prendre du recul.
    Enfin les clubs étaient la bouffée d’oxygène du mois pour échanger en toute transparence avec ses pairs, partager ses joies, ses inquiétudes et ses ambitions.
     
    Quels sont les obstacles auxquels vous devez encore faire face pour la poursuite de votre projet entrepreneurial ? Comment les surmontez-vous ?
    J’ai de nombreux projets en tête mais le fait d’être seule à tendance à ralentir mes ambitions.
    Cela m’amène à me poser la question de m’associer. « Seule on va vite à plusieurs on va plus loin ! »
     
    Si vous deviez donner 3 conseils à une future cheffe d’entreprise pour l’aider à se lancer et oser l’entrepreneuriat, que vous lui donneriez-vous ?
    Conseil n° 1
    Ne pas rester isolée donc se rapprocher d’associations comme le Réseau Entreprendre mais d’autres institutions comme la chambre de commerce, les fédérations patronales ou tous réseaux qui permet de rencontrer du monde, échanger et créer des synergies.
    Conseil n°2 Se faire confiance et ne pas avoir peur d’être ambitieuse : « au fond de nous on espère beaucoup mais on se dit non c’est trop ». Il faut faire confiance à ses projections et ses choix.
    Conseil n°3 Ne pas avoir peur de l’échec, en fait c’est souvent la peur de l’échec qui empêche d’avancer. Ne pas avoir peur et y aller.
  • Taha Zemmouri

    Taha Zemmouri

    Plus jeune, Taha Zemmouri se rêvait Président, aujourd’hui il est Président de l’entreprise qu’il a fondée : DataGénius et pour laquelle il est devenu lauréat de Réseau Entreprendre Rhône.

     
     
    Bonjour je m’appelle Taha Zemmouri j’ai 25 ans quand j’étais petit je rêvais d’être homme politique et président de la république alors aujourd’hui je suis plutôt président mais président de ma société qui s’appelle Datagénuis et notre métier c’est d’accompagner nos clients dans la valorisation de leurs données grâce aux sciences des données à la datascience et à l’intelligence artificielle et en particulier en implémentant des modules de machine learning pour répondre aux besoins de nos clients.
     
    Pourquoi Réseau Entreprendre ?
    Par un ancien lauréat qui m’a longuement parlé du réseau entreprendre ce que ça pouvait apporter donc j’ai rencontré les équipes du réseau entreprendre qui m’ont exposé effectivement l’accompagnement que ce soit accompagnement individuel grâce à des mentors ou l’accompagnement collectif via des réunions des clubs et des formations dédiées qui me permettent donc à moi l’ingénieur de compléter mon background et mon bagage avec une approche beaucoup plus managériale et qui correspond à ce qui est nécessaire pour gérer une entreprise.
     
    L’accompagnement individuel c’est quoi ?
    J’ai la chance d’avoir comme accompagnateur Franck Pinasa de la société Corhofi que je rencontre régulièrement à peu près tous les mois et avec qui on revient sur l’évolution de la boîte et qui me donne pas mal de conseils notamment sur la gestion, sur la trésorerie et qui va m’orienter notamment grâce à l’expérience qu’il a en tant que chef d’entreprise.
     
    Ton site internet en panne 1 semaine ou ne plus avoir internet pendant 1 semaine ?
    Le site internet en panne !  Parce que nous on est plutôt sur les entreprises et donc notre site c’est plutôt un site vitrine. Alors qu’internet on l’utilise pour le travail et pour développer notre solution.

    Food-truck avec Philippe Etchebest enragé ou Relancer la Tecktonik ?
    Relancer la tecktonik ! Il me fait trop peur Philippe.

    Avoir le hoquet à vie ou « Sapé comme jamais en boucle ?
    Sapé comme jamais

    Le mot de la fin ?
    Mon mot de la fin sera bienveillance parce que c’est une valeur à laquelle je tiens énormément et que je souhaite instaurer pour longtemps dans l’entreprise.
    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] La bienveillance est la valeur à laquelle je tiens énormément et que je souhaite instaurer pour longtemps dans l’entreprise.  [/re-quote]
  • Elodie Germain et Delphine Dubois

    Elodie Germain et Delphine Dubois

    Elodie Germain est lauréate de Réseau Entreprendre Paris. Avec son associée Delphine Dubois, elle a fondé Les 3 Chouettes par passion pour la food et l’envie de porter un projet à impact positif. Elle nous raconte les vertus de l’accompagnement et la façon dont elle aborde le fait d’entreprendre en tant que femme.

     
    Comment est né le projet Les 3 Chouettes ?
    Les 3 Chouettes est né d’un constat : une partie des cultures typiquement françaises, du moins à l’origine, sont délocalisées sous la pression des coûts. Ce que notre assiette contient a parfois parcouru plusieurs milliers de kilomètres. Cela n’a pas de sens !
    Nous avons été frappées par la délocalisation de l’un des emblèmes de la gastronomie française : le cornichon. Cela nous a donné envie de relever le défi d’entreprendre pour proposer son alternative durable : des pickles de légumes bio&locaux.  Le choix des pickles s’est fait car au delà de l’engagement, nous trouvions les linéaires super tristes. On avait envie de mettre de la joie au rayon condiment  !
    Vous avez fait le choix de mettre au cœur de votre business model des valeurs fortes. Lesquelles ?
    Le fait d’avoir un impact positif sur la société et l’environnement est au coeur de notre projet, sa raison d’être. En lançant Les 3 Chouettes, nous avons pris des engagements forts pour que ces valeurs se traduisent très concrètement dans notre activité : tous les produits sont bio, nous travaillons avec des agriculteurs installés au plus proche de notre atelier et nous avons internalisé la production ce qui nous a permis de créer 7 emplois à ce jour. Nos engagements vivent ainsi de la fourche du producteur à l’assiette du consommateur.
    Pourquoi avoir contacté Réseau Entreprendre à vos débuts ?
    Quand on entreprend, tout le monde vous donne son avis. Mais cela finit par vous parasiter et vous êtes souvent seuls pour prendre des décisions importantes. Avec Delphine, nous avons eu envie d’être entourées de chef(fe)s d’entreprise qui aient soif de partager leur expérience. Et c’est ce que nous sommes venues chercher chez Réseau Entreprendre. Nous nous y sentons entourées de personnes bienveillantes,  expertes dans leur domaine et jamais avares de partager de bons conseils.
    Nous avions également contacté Réseau Entreprendre pour bénéficier d’un prêt d’honneur ; il a eu un véritable effet levier sur les prêts bancaires.
    Que vous a apporté Réseau Entreprendre ?
    L’effet positif de l’accompagnement c’est de se sentir au cœur d’un mouvement, de se dire que d’autres aussi sont passés par les mêmes étapes – les fameuses montagnes russes de l’entrepreneuriat-  et réussissent. On se dit alors, pourquoi pas nous ?
    Vous évoquez l’importance des rôles modèles. Pensez-vous que les femmes en manquent aujourd’hui ?
    Oui et c’est mathématique car les femmes sont deux fois moins nombreuses à entreprendre que les hommes ! Donc il y a forcément moins de rôles modèles féminins, c’est le serpent qui se mord la queue. Il y a donc urgence à bouger les lignes. Pour cela un travail sur l’éducation est nécessaire, il faut aussi plancher sur la parentalité, les aides, l’accompagnement afin de permettre un meilleur équilibre vie privée / vie pro.
    Pour Delphine et moi, dans tous les cas cela n’a jamais été un sujet d’être femme et d’entreprendre. Je crois que nous avons en notre for intérieur l’envie, la confiance et nous n’avons pas peur du saut dans l’inconnu.
    Auriez-vous un conseil à donner à des femmes qui souhaiteraient se lancer ?
    « Choisissez tout ! » comme le dit Nathalie Loiseau. J’ai des enfants, je suis entrepreneure et épanouie. Il y a des aménagements à faire mais c’est possible d’y arriver !
     
     
    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] Le fait d’avoir un impact positif sur la société et l’environnement est au coeur de notre projet, sa raison d’être. [/re-quote] [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] Nous nous y sentons entourées de personnes bienveillantes,  expertes dans leur domaine; [/re-quote]
  • Alexis de Galembert

    Alexis de Galembert

    Alexis de Galembert a bénéficié de l’accompagnement de Réseau Entreprendre Paris lors de la création de La Fabrique Cookies puis a intégré le programme Ambition pour structurer son entreprise.

     
     
    « J’ai eu l’idée de lancer la Fabrique Cookies, un soir tard au bureau je faisais du conseil financier à l’époque, et j’aimais beaucoup ce produit.  J’ai rêvé d’ouvrir un placard rempli de plein de cookies différents et en fait cette espèce de blagues qui est née d’un peu de fatigue, a fini par devenir réalité puisque j’ai fini par démissionner de ce boulot pour lancer la Fabrique Cookies. Alors aujourd’hui la Fabrique Cookies c’est 30 personnes et dans trois semaines ce sera 42 personnes, on est en train d’embaucher 12 personnes puisqu’on on ouvre quatre points de vente à Paris d’ici la fin de l’année (2018) donc ça va assez vite.
     
    Peux-tu nous parler des programmes d’accompagnement Start et Ambition ? 
    Il a vocation le programme Start a surtout éviter de faire des erreurs et à se sentir dans la même panique que tous les autres entrepreneurs, alors que le programme Ambition m’a beaucoup aidé à accepter les choses, à prendre des décisions importantes et en fait à structurer l’entreprise. Alors aujourd’hui le programme Ambition pour la Fabrique Cookies se fait avec trois accompagnateurs que je vois tous les deux mois donc c’est assez formel, on appelle ça le board de la Fabrique Cookies. Ca aide à structurer la gouvernance de l’entreprise de manière certaine puisque c’était l’objectif et c’est ce qu’on fait ! On aborde toutes sortes de problématiques mais on aborde les problématiques très business, les problématiques financières mais aussi et surtout des problématiques de gouvernance.
    J’ai souvent dit que ça a été la meilleure décision de ma vie, en tout cas de ma vie d’entrepreneur que d’intégrer Réseau Entreprendre parce que le fait d’être entouré alors que l’on créé une entreprise c’est essentiel. Le fait de pas commettre forcément les erreurs que d’autres ont commises avant soi ou de parler de ses problèmes et du coup d’avoir un corps collégial qui nous aide à trouver des solutions, c’était vraiment quelque chose d’hyper important, d’hyper intéressant et je pense que probablement, c’est difficile à dire, mais probablement que sans  Réseau Entreprendre la Fabrique Cookies se serait arrêtée en 2015 !
     
  • Cécile et Antoine Tauvel

    Cécile et Antoine Tauvel

    Cécile et Antoine se sont rencontrés pendant leurs études. Le coup de foudre ne leur a pas seulement donné envie de passer leur vie ensemble ; ils ont également décidé de créer une entreprise à deux. Si l’aventure entrepreneuriale se déroule au mieux  La Minut’Rit compte aujourd’hui 32 salariés et franchisés – les deux fondateurs ont décidé de faire appel à nouveau à l’accompagnement de Réseau Entreprendre pour sécuriser leur développement. 

     

    Un soutien non intrusif qui donne confiance.

    Cécile et Antoine étaient décidés à créer ensemble, convaincus de leur complémentarité. Ils remercient aujourd’hui tous les acteurs qui ont croisé leur route : « être entourés nous a permis d’avoir confiance pour avancer et se lancer vraiment. Nous étions étudiants donc cela fût décisif ». Cécile et Antoine ont porté leur projet pendant leurs études puis, soutenus par Les Entrepreneuriales, ils l’ont fait mûrir. Ils se sont ensuite présentés chez Réseau Entreprendre pour bénéficier d’un accompagnement  START. « Les chefs d’entreprise de Réseau Entreprendre ont été de bons conseils notamment sur le sujet de l’association ; ils sont restés à nos côtés même lorsque l’on ne suivait pas les recommandations ! Aujourd’hui je les remercie car leur vigilance nous a aidés à prendre conscience des risques. Ils nous ont donné confiance pour faire seuls, sans autres associés », confie Cécile. Les accompagnateurs, chefs d’entreprise bénévoles de Réseau Entreprendre, respectent le principe de gratuité leur interdisant d’investir dans les sociétés des lauréats qu’ils accompagnent : c’est l’une des clés de l’accompagnement Réseau Entreprendre qui a tant plu aux fondateurs de La Minut’Rit«Nous nous y sentons bien car il y a de la bienveillance et que les conseils des chefs d’entreprise sont désintéressés. Ils ne sont pas des amis et sont donc libres de nous questionner ; cela leur permet de pointer du doigt les sujets pour nous aider à la prise de conscience ».
     

    Etre accompagnés dans les phases décisives de développement.

    La Minut’Rit compte aujourd’hui 32 salariés et franchisés et grandit grâce à un modèle de franchise. Un développement que Cécile et Antoine comptent poursuivre… accompagnés ! «Nous avions pris le temps à la création puis, notre passage de 10 à 30 personnes est allé très vite. L’accompagnement Start avait été très efficace, cela nous a alors donné envie de poursuivre avec l’accompagnement Booster ». Le programme Booster by Réseau Entreprendre est proposé aux entrepreneurs en phase de développement, à une étape cruciale de la vie de l’entreprise. Pour Cécile et Antoine, se faire challenger dans leurs décisions stratégiques est devenu un incontournable. «Nous pensons au développement tout le temps mais nous avons besoin de retour de chefs d’entreprise car nous n’arrivons pas à y réfléchir seul. Etre accompagnés aide à choisir les bonnes options ». C’est donc entourés de trois chefs d’entreprise que Cécile et Antoine espèrent structurer leur développement. « Notre première rencontre a duré trois heures et à la fin de cet échange, ils avaient déjà saisi les enjeux ; nous parlons le même langage ».
     
    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] « Etre accompagnés aide à choisir les bonnes options. »  [/re-quote]
  • Cheyma Bourguiba

    Cheyma Bourguiba

    Cheyma Bourguiba, co-fondatrice de Aujourd’hui Demain, lauréate de Réseau Entreprendre 93, revient sur ses premiers pas d’entrepreneuse, l’apport de Réseau Entreprendre et le développement d’Aujourd’hui Demain.

     
     
    Pourquoi avez-vous créé Aujourd’hui Demain ?
    Ce qui m’a donné envie de monter Aujourd’hui Demain, c’était tout simplement mon besoin. En fait en tant que végan je n’arrivais pas à trouver ce qu’il me fallait simplement et sans me prendre la tête. En fait on réunit dans 160 m2 une épicerie, un restaurant et une boutique life style. Chez Aujourd’hui Demain, on est déjà 9 : 9 salariés en CDI ou en apprentissage et dès le mois prochain on sera 12 puis, peut-être plus rapidement parce que les besoins évoluent très vite et c’est très agréable de se dire qu’on créé de l’emploi.
    Que retirez-vous de l’accompagnement de Réseau Entreprendre ?
    J’ai contacté Réseau Entreprendre parce que j’avais évidemment un besoin de financement ça c’était clair, assez important pour un lieu tel que celui-ci mais aussi parce que je connaissais Réseau Entreprendre et ses valeurs et notamment ce qu’il fait et que d’autres ne font pas qui est l’accompagnement. En tant que jeune entrepreneur qui ne vient pas d’un milieu d’entrepreneur, avec mon associé on s’est dit que clairement ça pouvait faire la différence dans notre expérience, et qu’on en avait vraiment besoin d’apprendre des autres. Ce que nous apporte l’accompagnement de Réseau Entreprendre à mon sens c’est principalement une espèce de garde-fou, en fait dans une aventure entrepreneuriale on peut vite se sentir très seul et la première chose qu’on a apprise c’est de ne pas rester seul. Simplement en posant des questions de la plus précise à la plus générale on a bien plus de réponse que la simple question avec laquelle on vient au départ. Juste après l’ouverture qui était une période très compliquée, très fatigante physiquement et psychologiquement on avait eu quelques petits problèmes de staff, de management et on était complètement démuni clairement et un peu à bout, du coup on a appelé en catastrophe notre mentor et il a su nous rassurer, il a su apporter des réponses mais surtout il nous a expliqué que lui aussi était passé par là.
     
    Réseau Entreprendre en 2 mots ?
    En 2 mots Réseau Entreprendre, pour moi c’est bienveillance et pragmatisme.
     
  • Frédéric Bardeau

    Frédéric Bardeau

    Vous faites partie de ces entrepreneurs dont le projet est porteur d’impact social. Avez-vous l’impression qu’ aujourd’hui l’économie est plus ouverte à ces modèles ?

    Quand j’ai pris contact avec Réseau Entreprendre en 2013, les chefs d’entreprise regardaient mon modèle avec curiosité et étonnement ; « comment peut-on proposer un service gratuit et inclusif ? » se disaient-ils. L’un des bénévoles de Réseau Entreprendre a eu un coup de cœur pour Simplon et je suis devenu lauréat. Je crois que j’ai eu beaucoup de chance. L’année où j’ai lancé Simplon, Xavier Niel lançait l’école 42, sur un modèle proche du nôtre. Un signe que mon idée n’était pas si farfelue ! Aujourd’hui, être un entrepreneur social est quasiment mainstream ; il y a des chaires d’entrepreneuriat social, des formations à l’entrepreneuriat social dans les grandes écoles de commerce…
     
    mainstream
     

    A quoi, ou à qui, attribuez-vous cette évolution ?

    Les nombreux débats sur le statut des entreprises sociales y ont contribué ; celui sur la définition de l’économie sociale et solidaire et plus récemment celui sur les entreprises à mission. Mais finalement, il y a toujours eu des chefs d’entreprise engagés socialement. C’était paternaliste peut-être, c’était sous la forme d’une RSE sûrement mais c’était déjà une forme d’engagement ! Ce qui a changé c’est que les entrepreneurs mettent leur engagement au centre de leur modèle, avant la recherche de gain financier. C’est une manière différente de faire de l’économie mais c’est de l’économie.

    N’avez-vous pas également le sentiment que c’est une évolution de la société et notamment de sa jeune génération qui demande à l’entreprise plus de sens ?

    Les dernières enquêtes montrent en effet que les jeunes souhaitent mettre plus de sens dans leur travail. Pour autant, lorsqu’on leur pose la question du salaire, ils ne sont prêts à accepter une baisse que de 5% pour travailler dans l’économie sociale et solidaire. Il y a donc encore des paradoxes !
     

    Pensez-vous que ce mouvement de l’impact positif des entreprises va continuer d’irriguer le monde économique pour devenir un modèle dominant ?

    Il suffit de regarder les chiffres de l’économie sociale et solidaire (le secteur représente 12,8% de l’emploi privé !) pour comprendre qu’il ne s’agit plus uniquement d’un petit nombre d’ultra convaincus. Pour aller plus loin, il faudra des rôles modèles et une démonstration de la viabilité économique de ces modèles à impact positif.
    Par ailleurs, les évolutions que l’on observe aujourd’hui ne viennent pas toutes de l’ESS : le mouvement des entreprises libérées est né dans l’économie traditionnelle ; la gouvernance horizontale aussi. Le statut ne fait pas donc la vertu ! Il ne s’agit pas de demander à toutes les entreprises d’être d’économie sociale et solidaire mais plutôt qu’elles s’interrogent sur leur mission et la manière dont elles mettent en œuvre les moyens humains et financiers pour y arriver.

    Vous évoquez le mouvement des entreprises libérées. L’entrepreneuriat à impact positif rebat-il les cartes du pouvoir dans l’entreprise ?

    Aucune entreprise n’a intérêt d’avoir un dirigeant affaibli et personne ne souhaite une entreprise désincarnée. La figure d’un dirigeant qui prend des décisions n’empêche pour autant pas d’avoir une gouvernance participative et qui s’appuie sur le principe de subsidiarité, donnant à celui qui est au plus près et le mieux placé la capacité de décision. Il s’agit surtout d’une question d’équilibre mais selon moi une gouvernance participative permet au contraire de renforcer le dirigeant dans ses prises de décision. Il doit pour cela apprendre à s’entourer.
     
    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] Aujourd’hui, être un entrepreneur social est quasiment ! [/re-quote] [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] C’est une manière différente de faire de l’économie mais c’est de l’économie. [/re-quote] [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] Le statut ne fait pas donc la vertu ! [/re-quote] [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] une gouvernance participative permet au contraire de renforcer le dirigeant dans ses prises de décision [/re-quote]
  • Philippe Roué et Edouard Lefébure

    Philippe Roué et Edouard Lefébure

    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px » margin= »0 0 40px 0″] Etre Lauréat du programme Ambition est un gage de la crédibilité pour l’entreprise, ses dirigeants et ses équipes. C’est la marque de la qualité d’un projet. [/re-quote]

    Vous avez été Lauréats Réseau Entreprendre Bretagne au titre du Programme Ambition, où en êtes-vous aujourd’hui ?

    s allons d’ailleurs franchir très prochainement la barre très symbolique des 50 salariés.
    L’entreprise poursuit sa croissance sur un rythme assez proche de celui que nous avions envisagé en 2015-2016 lorsque nous avons rejoint le programme Ambition initié par Réseau Entreprendre Bretagne. Nou
    L’année 2018 restera à cet égard comme une année charnière dans l’histoire de l’entreprise.
    Nous venons, d’une part de boucler l’acquisition d’une nouvelle unité de production qui verra le jour en 2019 dans laquelle nous rassemblerons nos deux sites de production actuels. Ceci nous permettra d’enclencher les étapes suivantes de notre plan stratégique avec une efficacité renforcée et une productivité accrue. A cette occasion, nous sommes très heureux de participer à la revitalisation d’un site emblématique du territoire Briochin, puisqu’il s’agit de l’ancienne usine Chaffoteaux et Maury à Ploufragan.
    Nous avons d’autre part procédé à une augmentation de capital au niveau du groupe avec l’entrée à nos côtés d’un fonds d’investissement (Entheos) dans l’objectif d’accélérer encore le développement de notre gamme de maisons E-LOFT.

    Que vous a apporté concrètement le Programme et le comité d’Accompagnement composé de 4 chefs d’entreprises Membres ?

    L’apport du programme Ambition est fondamental et polymorphe.
    A la base, cela nous a permis de structurer notre projet de développement. Cette phase amont est cruciale car, outre le passage en comité, elle balise très fortement la vie de l’entreprise pour ses 3-5 prochaines années.
    Une fois lauréat, le groupe d’accompagnement composé de 4 chefs d’entreprise a été pour nous d’une richesse incroyable, et nous profitons de cette occasion pour, de nouveau, remercier nos « 4 mousquetaires » pour la qualité, la pertinence et… la grande bienveillance dont ils ont fait preuve durant ces 2 années. Les 8 ou 9 comités trimestriels que nous avons organisés ont été, à chaque fois, des moments importants de la vie de l’entreprise. Nous avons formé un vrai groupe, actif, presque comme l’aurait fait un conseil d’administration, dans lequel nous avons systématiquement passé en revue et adapté l’exécution de notre plan stratégique.
    Il ne faut pas sous-estimer non plus la qualité de l’image très positive que renvoie Réseau Entreprendre Bretagne auprès des partenaires de l’entreprise, quels qu’ils soient : Fournisseurs, Banques, Institutionnels, mais aussi Clients. Etre Lauréat du programme Ambition est un gage de la crédibilité pour l’entreprise, ses dirigeants et ses équipes. C’est la marque de la qualité d’un projet et nous sommes très heureux d’avoir été le 2ème Lauréat de ce programme pour la Bretagne.

    Et maintenant, quels seraient vos conseils à des entrepreneurs en développement sur la base de votre expérience ?

    Il y aurait tant de choses à dire sur ce thème alors que chaque expérience d’entreprise est différente.
    Pour ne retenir qu’une ou deux idées, je dirai tout d’abord que « la réflexion prime l’action ». Alors que l’entreprise s’engage sur un chemin de forte croissance, il est crucial, voire vital, de définir un cap stratégique, et comme disent les marins, il n’est de bons vents que si on sait vers quel port on veut aller. La deuxième idée serait celle de rester souple et agile afin d’adapter l’exécution de son plan de développement à la réalité du terrain et des aléas positifs ou négatifs de la vie économique. Le projet ne se déroule jamais comme on l’a prévu. La troisième idée est celle de ne pas être ou rester isolé. A cet égard, et une nouvelle fois, les différents outils proposés par Réseau Entreprendre Bretagne sont de vrais atouts pour les chefs d’entreprise dans leur parcours.
  • Olivier Hirel

    Olivier Hirel

    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px »]L’accompagnement de Réseau Entreprendre nous a permis de nous poser les bonnes questions dans cette période d’évolution de notre business model. [/re-quote]
     

    Pourquoi et comment avez-vous réussi à faire pivoter votre business model ?

    Notre idée de départ en 2010 était simple : proposer aux entreprises de mettre à disposition des collaborateurs des fruits à partager dans des espaces de convivialité. Ces corbeilles étant une véritable alternative aux produits de snacking.
    En repartant de notre conviction profonde, celle que l’alimentation répond à des enjeux de bien-être en entreprise, nous avons fait le choix d’élargir notre offre. C’était un moyen de mieux répondre aux attentes de nos clients (petits déjeuners healthy, animations vitaminées, actions de sensibilisation, workshops Naturopathie, marché de fruits et légumes…) et donc de les fidéliser.
    La diversification de notre offre a engendré une hausse de notre chiffre d’affaires, une couverture géographique nationale et une amélioration de l’expérience client mais nous a aussi rendu potentiellement plus fragiles car confrontés à plus de concurrence, guerre des prix et logique de volume.
    L’accompagnement de Réseau Entreprendre nous a permis de nous poser les bonnes questions dans cette période d’évolution de notre business model, notamment : doit-on vendre un catalogue de produits ou une solution ? Que recherchent nos clients ? Doit-on répondre à des enjeux de santé ? de ressources humaines ? de territoire ?
    Nous avons fait évoluer notre modèle pour le rendre plus efficient et durable. Nous sommes passés du produit à un accompagnement des entreprises en nous inspirant fortement des principes de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération. Nous proposons des programmes packagés pour répondre aux différents enjeux auxquels sont confrontés nos clients en matière de QVT, de santé, de RSE….
    Désireux d’être acteurs du “manger responsable”, nous avons rédigé une charte d’achats responsables et tissé entre nos producteurs et nos clients une chaîne vertueuse car l’alimentation est avant tout un enjeu de société, autour des agriculteurs, de la qualité de la production, de la sécurité alimentaire et de son transport.
    Ce qui symbolise le mieux l’évolution de notre business model, c’est le programme de recherche scientifique que nous avons initié il y a 2 ans dans le but de pouvoir évaluer l’impact précis de nos actions dans les entreprises sur les individus d’un point de vue de la santé physique mais également au niveau de la qualité des relations sociales. Pour cela, nous pilotons un consortium dans lequel nous avons rassemblé des acteurs publics et privés qui travaillent sur les sujets de l’alimentation au travail comme le service de Nutrition de l’institut Pasteur de Lille, des chercheurs en sciences humaines et sociales (sociologues, ergonomes…), naturopathe et bien d’autres parties prenantes. Nous avons obtenu des financements qui vont nous permettre maintenant de pouvoir mener cette recherche dans plusieurs entreprises volontaires.
    Nous avons mis 3 ans pour faire évoluer notre modèle et notre organisation. Durant cette période, l’accompagnement fût indispensable pour nous orienter, guider et soutenir.. L’intérêt actuel pour notre solution de la part de nos clients et de nos prospects montre que nous avons fait le bon choix.
     
  • Hafida Guebli

    Hafida Guebli

    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px »] J’ai compris qu’ici ce serait mes pairs qui m’aideraient et pas des experts qui ne connaissaient pas l’entrepreneuriat.[/re-quote]

     

    Comment est né le projet de NEYBS ?

    L’idée de Neybs est née pendant mon congé maternité. Je m’occupais alors de mon petit garçon et après une nuit difficile car il avait été malade, mon voisin s’est mis à faire des travaux et à percer les murs. S’il m’avait prévenue, je serai certainement partie passer la journée ailleurs. Cela m’a fait prendre conscience qu’il y avait un gros manque de communication entre les habitants de résidences sociales (mais aussi avec leurs bailleurs !). Par mon expérience personnelle (mes parents sont illettrés), je savais pourquoi les résidents ne pouvaient communiquer : ils sont nombreux à ne pas maitriser le français qui est pourtant le seul canal que les bailleurs proposent pour échanger avec leurs locataires.
    J’ai donc décidé de développer une application facilitant les échanges entre tous les acteurs d’une résidence sociale et qui soit basée sur un système de pictogramme pour le rendre accessible de tous : non francophones, mais également sourds, mal-voyants.
     

    Pourquoi avoir pris contact avec Réseau Entreprendre ?

    Je cherchais à constituer mon capital pour le lancement de NEYBS et j’ai découvert la possibilité de faire appel au prêt d’honneur de Réseau Entreprendre. Pendant tout le processus de sélection, j’ai rencontré des chefs d’entreprise. J’ai compris qu’ici ce serait mes pairs qui m’aideraient et pas des experts qui ne connaissaient pas l’entrepreneuriat.
     

    Que vous ont apporté vos échanges avec les entrepreneurs de Réseau Entreprendre ?

    Le discours direct et franc des chefs d’entreprise de Réseau Entreprendre 93 m’a permis d’avancer. Je me suis lancée dans un domaine que je connaissais peu, celui des applications digitales ; les conseils des chefs d’entreprise Réseau Entreprendre expérimentés dans ce domaine ont été importants pour moi. J’ai notamment pu réviser mon business plan grâce aux conseils de l’un d’entre eux. Ce fût décisif.
     
     
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