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Témoignages Lauréats Archives - Page 3 of 7 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Témoignages Lauréats

  • Le Pavé, dans la piscine des JO !

    Le Pavé, dans la piscine des JO !

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #11 Marius Hamelot

    Transformer les déchets plastiques en matériaux de construction, tel est le crédo de Marius Hamelot, co-fondateur du Pavé et passionné de judo.

    A l’origine des sièges de la piscine olympique et des podiums de remise des médailles des JO 2024, sa start-up est aussi à l’origine des sièges de la Adidas Arena à Paris, et de plus de 1600 autres projets conçus en SoftSurface™*.


    De l’Élysée au Centre Pompidou en passant par Bouygues immobilier, le lauréat de Réseau Entreprendre® 93 ne cesse de grandir.

    En quelques mots, peux-tu me résumer ton parcours et la création du Pavé ?

    Je suis co-fondateur du Pavé. Architecte de formation, j’’ai démarré le projet quand j’étais étudiant suite à un double constat : le bâtiment devait être un secteur moins émetteur de CO2 et revoir sa consommation de matières premières ; faire face à la prolifération des déchets plastiques qui peuvent être valorisés et utilisés comme matière première. On s’est dit qu’il était possible de trouver une solution pour combiner les deux.

    Comment tu t’es retrouvé dans la folle aventure des Jeux Olympiques ?

    On a démarré en 2018 de manière empirique. On cherchait des déchets plastiques dans les poubelles autour de chez nous et on utilisait des fours à pizzas pour créer nos premiers prototypes de panneaux.
    Petit à petit, on a communiqué sur notre fabrication. On a eu la chance d’être contacté par les architectes de la piscine olympique ! Ils ont voulu qu’on réalise les sièges des gradins de leur projet. C’est un défi sur lequel on s’est engagé même si à l’époque on était très loin de ce qu’on peut réaliser aujourd’hui.
    Centre Aquatique Olympique (Crédit Nicolas Grosmond)

    Qu’est-ce que ça fait de travailler sur un évènement pareil avec l’équipe du Pavé ? 

    Ça a été une succession de défis assez importants avec un vrai challenge ! C’est une sacrée responsabilité mais aussi une grande fierté d’avoir pu contribuer, à notre échelle, au verdissement de ces jeux. Ça montre notre capacité à développer des matériaux durables dans le domaine de la construction.
    Ce projet nous a aidés pour le développement et la consolidation de partenariats. Les JO ont un réel impact et donne un potentiel d’engagement avec nos clients et nos partenaires.

    C’est quoi ton sport et pourquoi ?  

    J’ai fait du Judo pendant 13 ans. Toute la philosophie est d’amener l’adversaire là où l’on veut sans avoir à rentrer en confrontation. Il y a une dimension d’amitié, d’honneur, de courage. C’est un excellent apprentissage transposable à l’entrepreneuriat dans le sens où les défis auxquels on fait face peuvent être transformés en opportunités. Le judo représente la voix de la souplesse.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    Réseau Entreprendre® est un excellent relais pour passer de la startup à l’entreprise.
    On a gagné une quinzaine de concours avec Le Pavé dont « Live for good » en 2017. On a été accompagné par un incubateur et Réseau Entreprendre® nous a permis de faire gravir l’échelon au-dessus, dans le milieu de l’entreprise. On a eu la chance d’avoir un super chef d’entreprise qui nous a accompagnés et continue de nous aider au quotidien. C’est un réseau très fort !
    Marius Hamelot et Jim Pasquet

    Quel est ton plus grand succès ?       

    Avoir réussi à créer une équipe avec une diversité très forte. Au Pavé, on a des ingénieurs, des commerciaux, des opérateurs, des personnes d’âges différents, de cultures différentes. C’est très enrichissant au quotidien. C’est un succès incroyable mais aussi un objectif à tenir notamment dans cette phase de croissance rapide.

    Ton pire échec ? 

    Des échecs il y en a plein, au quotidien. Le pire aurait été de ne pas en avoir fait. Quand on échoue, c’est que l’on a essayé. L’échec, c’est de s’attarder sur son échec. C’est en faisant et refaisant qu’on apprend. Cela permet d’être meilleur ensuite.

    Ta devise en tant que qu’entrepreneur ? 

    Il n’y a que quand on ne fait rien qu’on n’échoue pas. Entreprendre, c’est créer, innover, essayer. Le 1er frein, c’est la peur d’échouer. C’est ultra important de se libérer de cette peur !
    Je vais dire aussi : « Travailler sérieusement sans se prendre au sérieux. » C’est notre devise au Pavé.  
    Crédit Roxane Montaron – Les Canaux
    À voir aussi :
  • Avec Apollo 3S, Vincent Soulard démocratise le sport 

    Avec Apollo 3S, Vincent Soulard démocratise le sport 

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #10 Vincent Soulard

    Gym douce, marche nordique, boxe ou TRX, débutants, professionnels, personnes en situation de handicap, le sport, c’est pour tout le monde chez Apollo 3S 
    Le centre sportif de Montaigu est équipé de machines 100% connectées et d’un pôle santé complet. Un lieu véritablement inclusif imaginé par Vincent Soulard. Une deuxième salle vient d’ouvrir à Montbert et une 3e est en projet pour 2025.
    Le concept est désormais franchisé et un appel à projet est en cours.  Rencontre avec l’infatigable lauréat de Réseau Entreprendre® Vendée. 

    En quelques mots, peux-tu résumer ton parcours professionnel ?  

    En 2013, quand j’avais 18 ans, je me suis engagé dans les Forces spéciales au sein du 13e régiment des Dragons parachutistes. Pendant 5 ans, j’ai pu m’endurcir et mûrir tout en parcourant le monde avec mon unité. Mon contrat se terminait en 2018 et j’ai décidé de ne pas le renouveler. L’année suivante, j’ai monté ma société Apollo puis j’ai ouvert ma première salle en 2020.

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ?      

    J’avais envie de pouvoir piloter un projet dans sa globalité, d’être libre de mes décisions, d’appliquer les stratégies que je voulais. Le sport a toujours fait partie de ma vie. Avec l’Armée, j’avais pas mal été entraîné. Ça tombait sous le sens

    Quel était le but du projet ?   

    Avec cet espace, je voulais que les personnes n’ayant pas l’habitude de franchir les portes des salles de sport, notamment celles en situation de handicap, surpoids ou manque d’activités, osent venir.
    Il y a un pôle santé avec kinés et nutritionnistes et on propose aussi des accompagnements aux sportifs de hauts niveaux pour les aider à préparer des compétitions. Le sport pour tous ! C’était l’idée !    

    En quoi ta carrière d’ancien parachutiste t’est-elle utile dans ta vie d’entrepreneur ?  

    Garder son calme et faire preuve de résilience ! En 2020, après 10 jours d’ouverture, j’ai dû fermer à cause du Covid. Face à ça, une bonne force mentale et du sang-froid m’ont bien aidé. Ça me permet aussi d’être organisé, de savoir gérer des équipes.
    Tous les éléments structurants appris quand vous êtes militaire sont là aujourd’hui et permettent d’avoir une entreprise saine qui avance rapidement et efficacement.  

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un militaire sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Le rythme est moins intense, mais il y a aussi la nécessité d’être sans cesse pro-actif, de toujours se remettre en question, de savoir se mettre au travail sans que personne ne nous en donne la directive. Le parallèle, c’est aussi d’avoir une rigueur dans tout ce que l’on fait, sur le plan mental et organisationnel.  
    Pour les valeurs, il y a le sens de l’éthique et de l’honneur qu’on nous inculque dans l’armée. Valeurs que je retrouve dans 3S / Sport, Santé, Social. Récompenser ses salariés, faire en sorte que chacun se sente bien au travail, créer une dynamique… Si on met une vraie éthique au cœur de tous ses projets, il y a forcément des retombées positives et des portes qui s’ouvrent.  

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    Là aussi, je fais un parallèle avec l’armée. Quand on arrive en tant que jeune « bleu », on est toujours content d’avoir des « vétérans » qui nous expliquent le fonctionnement.
    On ne naît pas militaire ni chef d’entreprise, mais on le devient. Pour cela, on a besoin de personnes qui nous forment, qui nous épaulent et qui nous inspirent. En ce sens, Réseau Entreprendre® a été un vrai tremplin.  

    Quel est ton plus grand succès ?       

    Avoir gardé l’éthique et les valeurs que je m’étais données à la création du projet, qui au début figuraient juste sur un bout de papier. Malgré les personnes qui m’ont dit que ça ne marcherait pas, les refus bancaires, tous les obstacles, les fermetures forcées, on a réussi à garder le cap avec mes équipes.
    Aujourd’hui l’idée du sport santé et social, avec nos valeurs de bienveillance et d’inclusion est une réussite et fait notre force. Et j’ai la liberté de naviguer comme je le souhaite pour la suite, ça n’a pas de prix.

    Ton pire échec ?       

    Je n’en ai pas encore connu de réel ! Si je devais parler d’un obstacle, ce serait les deux années de ralentissement liées au Covid. Aujourd’hui, j’ai franchisé notre concept, on ouvre une deuxième salle et une troisième est en projet. Sans ces 2 années perdues, je me dis que je serai déjà encore plus loin. Mais laissons le destin nous porter.

    Ta devise en tant que « sportif » ?         

    Ce n’est pas en rapport direct avec le sport mais on peut faire un lien. C’est la citation du général vendéen Charette qui disait : « Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais ! » . On mène des projets, des combats, on prend parfois des claques, mais on ne reste jamais au sol !  

    En tant qu’entrepreneur ?         

    C’est pareil. On se met des défis. Parfois, ça ne passe pas, mais ce n’est rien, il ne faut jamais se laisser abattre. De la confiance en soi et du Panache ! 
  • Agnès Crochemar-Galou, la flamme guadeloupéenne 

    Agnès Crochemar-Galou, la flamme guadeloupéenne 

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #09 Agnès Crochemar-Galou

    © photo : Anaïs Colors
    La fondatrice de Natiyé, soins 100% naturels pour les sportifs, a vécu l’aventure olympique.
    Le 15 juin, elle portait la flamme en Guadeloupe. Une grande fierté pour l’ancienne volleyeuse qui a choisi d’accompagner un maximum de personnes grâce aux plantes des Caraïbes.  

    Le départ de son prochain projet, la création de la marque cosmétique « Yé », est prévu fin 2024. 

    Rencontre avec la lauréate de Réseau Entreprendre® Guadeloupe. 

    En quelques mots, peux-tu résumer ton parcours sportif et professionnel  

    J’ai fait des études de pharmacie, avec une spécialité dans la pharmacognosie. J’ai étudié la formulation des produits cosmétiques et obtenus des diplômes en phytothérapie, alimentation et sport santé, pour finir par la prise en charge de la douleur. J’ai travaillé à l’international puis pour l’Oréal comme chef de projet.  
    Côté sport, j’ai pratiqué le volley, que j’avais découvert pendant des JO. À 25 ans, j’ai signé au stade français, en 2e division. Aujourd’hui, je continue le beach-volley en compétition en Guadeloupe. 

    Pourquoi es-tu devenue entrepreneure ?  

    Je cherchais une solution pour mes douleurs aux genoux. C’était compliqué de jouer en ayant mal. Je ne trouvais pas de produits naturels efficaces.
    J’avais l’image de mon grand-père qui parlait de l’efficacité des plantes caribéennes de son jardin. J’ai voulu prendre soin de sportifs avec des douleurs chroniques.  
    Natiyé est né en 2017.  

    Pourquoi et comment es-tu devenue porteuse de la flamme olympique ? 

    C’est une amie qui m’a inscrite ! J’ai été sélectionnée pour porter la flamme à côté de chez moi, dans la commune de Le Moule, à 300 mètres de mon domicile et de mon laboratoire ! 
    © photo : Anaïs Colors

    Quelles sensations cela fait de participer à un tel projet ?

    C’était magique ! Je ne m’attendais pas à ça. J’ai été la première relayeuse de ma ville et j’ai pu allumer la flamme. On a vécu pleinement le moment présent. Les gens sont venus en masse, tout le monde était très fier que la flamme passe dans notre ville. J’ai ressenti une bulle de bienveillance. L’équipe du relais de flamme était complètement dévouée, géniale ! C’était un vrai beau moment, historique, comme on ne les vit pas tous les jours.

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’une entrepreneure ? 

    Le lien entre le sport et l’entrepreneuriat, c’est la passion ! L’entreprise ce n’est pas juste un job. On met tout son cœur, ses tripes, son patrimoine, sa vie personnelle. On vit des expériences qu’on ne pourra jamais vivre ailleurs.  
    Il faut beaucoup de résilience aussi. On doit créer des solutions mais ce n’est pas un chemin toujours droit et lisse. Il y a aussi beaucoup de travail en équipe. On toujours collabore avec d’autres personnes.  

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    Quand j’ai rencontré l’équipe de Réseau Entreprendre®, j’ai trouvé qu’ils avaient vraiment bien compris mon projet et ma vision. En face de moi j’avais des entrepreneurs qui percevaient pourquoi j’étais là. Ils avaient la même façon d’appréhender l’entrepreneuriat que moi.  
    Je pense qu’être entrepreneur n’est pas donné à tout le monde. Il faut beaucoup de rigueur, savoir travailler dans plusieurs environnements, avoir une vue d’ensemble. Réseau Entreprendre® nous accompagne pour tout cela. 

    Quel est ton plus grand succès ?       

    C’est l’inauguration du laboratoire, il y a il y a 1 an, à l’espace Vizosky, situé au Moule, le lieu où j’ai porté la flamme ! C’est pour ça aussi que cet évènement a eu beaucoup de sens pour moi.

    Ton pire échec ?       

    Avec du recul, je peux dire que les échecs étaient juste des tremplins. Je ne le vis pas comme une situation dramatique.

    Ta devise en tant que « sportif » ?         

    Il n’y a pas de hasard, il n’y a que du boulot ! L’entraînement est plus important que le match.

    En tant qu’entrepreneur ?         

    C’est pareil. C’est le travail qui paye !
    À voir aussi :
  • Olivier Andoh, ne rien lâcher sur le terrain et dans la cybersécurité !

    Olivier Andoh, ne rien lâcher sur le terrain et dans la cybersécurité !

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #08 Olivier Andoh

    Avec SkillX, Olivier Andoh a visé juste ! Cet ancien basketteur professionnel a quitté le terrain et créé Skillx, une entreprise de cybersécurité & Cloud.
    En pleine digitalisation des entreprises, ce service numérique joue un rôle majeur. Les 15 experts de l’entreprise lilloise traquent les cybers attaques.
    Toujours en recrutement, l’entreprise cherche des profils en cette période de JO où la cybercriminalité explose !  Après Lille et Paris, Olivier Andoh, ambitionne de continuer de se développer dans les Hauts-de-France. Rencontre avec ce lauréat 2021 de Réseau Entreprendre® Nord.  

    En quelques mots, peux-tu me résumer ton parcours sportif et professionnel ?  

    J’ai commencé le basket à 8 ans en Côte d’Ivoire. J’ai eu la chance de pouvoir jouer avec toutes les sélections. J’ai été champion de Côte d’Ivoire avec mon équipe junior. Mon rêve était de jouer en NBA. Arrivé en France, j’ai joué en niveau national, ce qui m’a permis de financer mon master d’informatique réseau et sécurité. Grâce au basket, je n’ai pas eu à travailler pour d’autres personnes. Du coup, après la fin de mes études, j’ai pu réfléchir et créer mon propre projet.  

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ?      


    Ma soif de liberté. C’est quelque chose qui me caractérise. Je n’aime pas les codes établis s’ils n’ont pas de sens pour moi. Et puis l’envie de créer mon projet, mon collectif pour défendre ma vision du monde. J’ai eu une certaine influence familiale avec une quête entrepreneuriale. En Côte d’Ivoire, j’ai évolué dans un milieu favorisé où j’ai vu des gens bien vivre par leur travail. Ça m’a beaucoup aidé. 

    En quoi ta carrière d’ancien sportif est utile dans ta vie d’entrepreneur ?

    Ce que je retiens du sport, c’est que l’on perd plus qu’on ne gagne. Un champion comme Michael Jordan qui a joué 20 ans, a gagné 6 titres. La défaite fait partie du jeu et même quand c’est dur, on doit se relever et continuer à s’entraîner. Je vois vraiment ce parallèle. L’entrepreneuriat, ce n’est pas un chemin facile. Il faut l’accepter et rester motivé ! 

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ? 

    Le partage, la confiance, la solidarité. En basket, On n’est pas obligé de s’apprécier mais quand on est sur le terrain, on joue en équipe, on passe la balle à ses co-équipiers. Ce qu’on veut, c’est partager la même vision, avoir le même objectif. Et ça, c’est très puissant ! Ce sont des valeurs que j’essaie de transmettre à mon équipe. J’ai créé une entreprise dite libérée où il y a beaucoup de transparence sur les salaires, les décisions. On a d’ailleurs un projet en cours. Faire un partage de parts avec les salariés. 

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    La première motivation était de lutter un peu contre la solitude de l’entrepreneur. J’ai créé mon entreprise seul et après 3 années, j’ai eu mes premières difficultés. Ma compagne, mes collaborateurs ne suffisaient pas. Je voulais me rapprocher d’un réseau.
    Les valeurs de Réseau Entreprendre® m’ont tout de suite parlé. Le côté régional est assez puissant. Voir des témoignages d’entrepreneurs que je connais m’a donné envie d’y aller. Les personnalités également. Pouvoir me rapprocher de mes pairs, me challenger avec d’autres entrepreneurs, prendre du recul.

    Quel est ton plus grand succès ?       

    Ils arrivent ! Il y a encore beaucoup de choses à faire. J’ai soif d’autres choses, j’ai d’autres ambitions. Mais je suis déjà fier d’avoir créé mon entreprise dans une période complexe de Covid. Donc aujourd’hui, avoir une boite à flot est déjà un grand succès. Et puis j’ai réussi en tant que franco-ivoirien aussi. Ça, c’est une grande fierté. 

    Ton pire échec ?       

    Ne pas avoir pu jouer en NBA ! Sinon… rien de dramatique pour le moment.

    Ta devise en tant que « sportif » ?         

    Ne rien lâcher ! Il y a toujours un rebond. Il faut rester positif et avoir des rêves. 

    En tant qu’entrepreneur ?         

    Je m’applique les mêmes choses en entreprise. Avec l’entreprise, c’est pareil ! Il faut s’accrocher et on y arrive toujours ! D’une manière ou d’une autre.
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #06

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #06

    6e portrait de notre série RÉ’Elles, celui d’une cheffe d’entreprise qui a décidé d’entreprendre à deux, avec son conjoint.
    Nous les avions laissés en 2018, La Minut’Rit comptait alors 32 salariés et franchisés et les deux fondateurs avaient décidé de se tourner pour la seconde fois vers Réseau Entreprendre® afin de sécuriser le développement de leur entreprise.

    Double dose de bonheur : entreprendre en couple



    Nous retrouvons Cécile et Antoine en 2024, toujours aussi enthousiastes et fiers du chemin parcouru : leur entreprise compte aujourd’hui près de 80 « minuteurs » (franchises et succursales confondues) partout en France.
    Le 20 juin 2024, ils ont vendu leur entreprise et s’apprêtent à se lancer, toujours en duo, dans un nouveau projet entrepreneurial « dans la création de mobilier et d’objets d’art d’exception », nous souffle Cécile.

    Une vie choisie et assumée

    Fusionnel depuis 18 ans, le couple cultive le partage et la complémentarité dans leur vie privée et au travail. « Il n’y a pas de conflit entre nous ! Au sein de l’entreprise, chacun sait ce qu’il doit faire. Antoine se consacre à la partie commerciale, les finances et l’administratif. A moi le marketing, la communication, les RH et la gestion des franchises », explique la jeune femme.
    Et s’ils sont aujourd’hui parents de deux jeunes enfants de 7 et 9 ans, Cécile et Antoine se sont consacrés pleinement à La Minut’Rit, « notre premier bébé », tout en veillant à respecter leur équilibre familial. Pas évident quand le bureau est à la maison ! « Nous gérons tout en télétravail, c’est un vrai gain de temps et un confort de vie appréciable même si nous commençons à ressentir les limites du modèle. Le travail à la maison est à double tranchant. Heureusement, les enfants nous obligent à « couper ». Mais cette vie, nous l’avons choisie et c’est sans doute la meilleure décision que nous ayons prise », confie Cécile. Ils ont également eu la chance de pouvoir compter sur l’agilité et la réactivité de leurs salariés, toujours prêts à les épauler.

    Apprendre et transmettre

    Créée au Havre en 2012, La Minut’Rit a connu en 12 ans un développement remarquable. En « facilitateurs du quotidien », ceux que l’on a surnommés les « minuteurs », apportent chaque jour une solution de services à des milliers de salariés qu’ils soient issus de PME ou de grands groupes tels que Safran, Schneider Electric, Thalès, Sanofi pour ne citer qu’eux. « Notre valeur ajoutée ? Nous sommes hyper réactifs, flexibles, agiles et axés sur le développement durable. La Minut’Rit est une conciergerie d’entreprise “hybride”, 100% sur mesure, locale, sociale, connectée et implantée partout en France grâce à un réseau structuré. Nous en avons fait volontairement une marque forte avec une identité ludique et colorée », se félicite Cécile.

    Serviabilité, enthousiasme, adaptabilité, respect et solidarité sont les valeurs prônées et incarnées au quotidien par Cécile, Antoine et leurs collaborateurs. Des valeurs que la jeune femme n’hésite pas à partager au sein de Réseau Entreprendre® Normandie Estuaire au sein duquel elle est très investie. « Je suis administratrice et j’anime les clubs de lauréats et les comités Avenir. Cet engagement me permet de rendre ce que j’ai reçu au moment de la création. J’aime l’idée d’accompagner des personnes qui se lancent avec des rêves et de beaux projets. J’aime la nouveauté et les démarrages et j’ai envie de continuer à apprendre et à transmettre », dit-elle.
      

    En mode « Pop In ! »

    Et parce qu’entreprendre en couple a été pour elle une révélation, Cécile a souhaité partager son expérience en créant en 2021 son podcast Pop In !. « J’écoutais beaucoup de podcasts et puis un jour, j’ai eu envie de me lancer ! ».
    Cette fois encore, l’aventure s’écrit à deux : Cécile au micro, Antoine au montage. « Je ne suis pas la meilleure mais j’apprends », dit-elle humblement, en ajoutant : « Nous sommes encore en mode débrouillardise mais nous réfléchissons à passer en mode optimisation avec une solution qui ne soit pas trop chronophage et surtout qui puisse continuer à me plaire ». Pour la saison 1 de son podcast, Cécile confie avoir pris un grand plaisir à écouter et à faire découvrir « des personnes enthousiasmantes et passionnées, des gens qui débordent d’énergie ». Comme elle.
    Pour la saison 2, la jeune femme a eu envie de faire témoigner des couples qui, en entreprenant à deux, y ont trouvé le bonheur. Comme eux…
      
  • Coach’eo : le sport, que du bonheur 

    Coach’eo : le sport, que du bonheur 

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #07 Amélie Darnat

    Une solution tout-en-un pour les coachs sportifs ! C’est ce que propose Coach’Eo, développé par Amélie Darnat, lauréate 2022 de Réseau Entreprendre® Bourgogne 
    700 coachs inscrits et plus de 1200 utilisateurs peuvent entrer en contact pour pratiquer et programmer des séances y compris sur mesure via un configurateur.  
    Pour la team Coach’Eo et surtout pour sa fondatrice, le bonheur se compose « à 99,9% de sport », raison essentielle pour le rendre accessible à tous. Découvrez cette cheffe d’entreprise passionnée… de sport !  

    En quelques mots, peux-tu me résumer ton parcours ? 

    J’ai commencé Coach’Eo rapidement après mes études. J’ai fait une licence STAPS en management du sport puis une école de commerce et un master business et marketing du sport. J’ai trouvé un CDI comme administrateur de ventes, c’est à ce moment-là que j’ai eu l’idée de créer Coach’Eo. Avant de me lancer, j’ai fait une école de développement web.  
    Sur le plan sportif, j’ai longtemps fait du ski en compétition. Pour me préparer, je faisais du vélo et je suis tombée amoureuse de ce sport. J’en ai fait 10 ans.  J’ai été championne régionale de VTT, 2e en coupe de France VTT amateur et 9e de la Coupe de France Élite. Et on a été 3e de la coupe de France par équipe sur route, en étant toujours licenciée en Bourgogne Franche-Comté.

    Pourquoi es-tu devenue entrepreneure ?     

    Je ne me voyais pas faire autre chose. Je suis issue d’une famille d’entrepreneur. Mon grand-père a ouvert sa dernière entreprise à 84 ans ! Depuis toujours, je cherche des idées. J’ai besoin de mettre en place des actions, de sentir que je fais des choses utiles. Avant Coach’Eo, j’ai fait une dizaine de business plans sur différents sujets. Ma plateforme de coachs sportifs est cohérente avec mes ambitions. Elle est innovante et tient la route.  

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?  

    En premier lieu, il y a la résilience ! Quand on fait du sport à haut niveau, on se prend plus souvent des claques qu’autres choses. On apprend à rebondir.
    Il y a les valeurs aussi. Quand on parle avec d’autres sportifs, on a le même langage, les mêmes objectifs de performance.
    Et le rythme de vie : dans le vélo, il faut être très cadré sur l’alimentation, le sommeil, la récupération, c’est ce que j’ai mis en place dans l’entreprenariat. Ma vie est assez millimétrée. J’essaie de faire un minimum d’excès pour tenir sur le long terme.  Je coupe mon ordinateur le soir et je me tiens à ne travailler qu’une demi-journée le week-end.  

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    J’ai connu Réseau Entreprendre® Bourgogne grâce à mon avocat. Ça a tout de suite matché avec les personnes de l’association qui ont été les premières qui j’ai présenté Coach’Eo et par là-même, les premières à croire en moi. C’était ma première expérience.  
    L’accompagnement aussi est incroyable ! Il n’y a que des gens profondément gentils qui ont envie d’accompagner les autres. Réseau Entreprendre® ce n’est que de la bienveillance. Dès que j’ai une question, ils sont là. Ils m’aident à passer les caps, à me positionner en tant que chef d’entreprise.  

    Quel est ton plus grand succès ?

    C’est d’être encore là avec ma société, deux ans après l’ouverture. Et d’être heureuse de ce que je fais tous les jours. Je m’épanouis vraiment. 

    Ton pire échec ?  

    Au tout début, au niveau des développements web, j’ai voulu faire des embauches rapides. Au final, je n’avais pas les compétences pour diriger un technicien ce qui fait qu’on a perdu presque qu’un an en termes de développement. On a du tout reprendre parce que l’application ne tenait pas la route.

    Ta devise en tant qu’entrepreneur ?    

    Ne jamais lâcher ! Plus on s’entraîne, plus on va loin. Jamais baisser le bras ! 

    Ta devise en tant que sportive ?      

    Pareil !   
  • Vente en ligne : un moyen indispensable pour le B to C

    Vente en ligne : un moyen indispensable pour le B to C

    Fondateur de l’entreprise Le French Cleaning et président de Réseau Entreprendre® Alsace, Rémi Herquel s’est lancé avec succès dans la vente en ligne de produits d’entretien français pour la moto.
    Découvrez comment le e-commerce a été un moteur de croissance pour son entreprise et sa stratégie de vente en ligne.

    Rémi Herquel, vous êtes actuellement dirigeant, créateur et repreneur de plusieurs entreprises ainsi que président de Réseau Entreprendre® Alsace, pouvez-vous nous présenter votre principale activité et nous décrire comment le e-commerce contribue à son développement ainsi qu’à sa croissance ?

    Avec plusieurs de mes anciens collègues nous avons créé une nouvelle entreprise de services aux entreprises Pro Easy print. En 2020, nous avons souhaité diversifier l’entreprise et nous avons créé une filiale dans le domaine du nettoyage, l’entreprise Le French Cleaning. Avec Le French Cleaning, nous sommes sur une activité B to C spécialisée dans les produits 100 % français, écologiques et destinés au nettoyage des motos. L’entreprise crée ses propres gammes de produits. C’est un marché de niche mais les motards aiment prendre soin de leur moto !
    Dans un marché B to C il est indispensable de faire de la vente en ligne. Dans un premier temps, pour faire connaître nos produits Le French Cleaning, nous avons tout de suite misé sur une communication web avec une stratégie d’influenceurs notamment à travers des vidéos YouTube. Nous nous sommes également appuyés sur la communauté des motards pour développer notre notoriété avec l’objectif de faire de ces influenceurs des ambassadeurs de nos produits. Ils forment une communauté dynamique qui partage souvent des photos.
    Dans un deuxième temps nous avons souhaité opérer deux virages pour élargir nos ventes :
    • Vendre auprès des concessionnaires de motos et des revendeurs
    • Vendre sur Amazon

    Quels sont pour vous les principaux avantages que vous avez observés en utilisant les services du e-commerce dans vos différentes activités ?

    Le principal avantage de vendre sur une marketplace à l’image de celle d’Amazon c’est d’apporter un sentiment de sécurité dans leur acte d’achat que ce soit pour le produit ou pour les modalités de paiement. Les facilités de retours et de remboursements renforcent aussi ce sentiment de sécurité et facilitent l’achat en ligne. Malgré des tarifs légèrement plus élevés sur Amazon les consommateurs privilégient la marketplace à notre site internet. Ce canal d’achat les sécurise et leur permet de comparer leurs souhaits d’achat avec des produits concurrents.
    Avec les marketplaces, on entre également dans un cercle vertueux. Le référencement de nos produits augmente leur visibilité, la comparaison avec des produits similaires, la notation des produits 5 étoiles et les recommandations des clients qui nous sont favorables.
    La moitié des commandes de l’entreprise se font sur Amazon. L’autre moitié se fait directement sur le site de l’entreprise.
    Avez-vous rencontré des défis particuliers lors de la mise en œuvre de votre stratégie e-commerce ? Si oui, comment les avez-vous surmontés ?

    Être visible sur les réseaux sociaux demande d’acquérir des compétences en B to C que nous n’avions pas initialement en interne. Nous avons recruté un jeune professionnel maîtrisant les outils numériques et ayant une très bonne connaissance des réseaux sociaux comme Instagram, YouTube, Facebook ou Tik Tok.

    Nous avons également rencontré des difficultés dans l’enregistrement comptable de nos ventes (produits avec TVA, commissions sans TVA) ou les paiements décalés par exemple. Ce sont des difficultés à prendre en compte !

    Par ailleurs, le montant prélevé sur les ventes par les marketplaces est relativement important (20% du coût des ventes) mais la présence de l’entreprise sur la marketplace d’Amazon  a donné une plus grande visibilité à nos produits tout en contribuant à les améliorer.

    L’expérience de la vente en ligne reste positive !

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite se lancer dans la vente en ligne pour développer son activité ?

    Je conseillerais aux personnes souhaitant se développer via le e-commerce et notamment les marketplaces, d’embaucher des personnes extrêmement qualifiées ayant bénéficié d’une bonne expérience de terrain.

    Nous continuons également à poster régulièrement des contenus pour valoriser nos produits et faire vivre notre communauté. Nous bénéficions également d’un effet de récurrence de certains supports de communication comme YouTube. Les vidéos hébergées sur la plateforme restent dans le temps et continuent d’être consultées sur un temps très long ce qui permet de continuer à acquérir des clients. L’ensemble de cette stratégie nous permet de nous passer des influenceurs aujourd’hui et le coût d’acquisition des clients baisse avec le temps !

  • Jean-Stéphane Rinna, le basket à l’infini

    Jean-Stéphane Rinna, le basket à l’infini

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #06 Jean-Stéphane Rinna

    Deux basketteurs sont sur le playground d’Infinity Ball : Jean-Stéphane Rinna et Patricia Jacquemont, anciens joueurs du Saint-Chamond Basket vallée du Gier (SCBVG). Ils ont créé ce premier complexe de basket 3×3 indoor de France.
    2400m2 au cœur de la halle « Sports Factory », à Saint-Étienne, qui offre un espace de jeu idéal pour professionnels et amateurs de basket.
    Échanges avec Jean Stéphane qui fait toujours crisser les parquets ! 

    En quelques mots, peux-tu me résumer ton parcours sportif et professionnel ? 

    J’ai commencé le basket à 15 ans, en Guyane française. Je suis venu plus tard dans le Sud-Ouest de la France où j’ai évolué en Nationale 2 et 3 avant de rejoindre Saint-Chamond, pendant 17 ans. Pendant ma carrière pro, je me suis formé pour devenir entraîneur. J’ai commencé avec des jeunes à Saint-Chamond et j’ai passé mon diplôme d’État pendant le Covid.   

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ?    

    J’avais ce projet qui me tenait à cœur depuis longtemps : ouvrir une salle de basket pour tous. Pouvoir partager ma passion était l’une de mes priorités. Je me suis dit pourquoi pas à Saint-Étienne ! Il n’y en avait pas ici, ni dans la Loire d’ailleurs, alors qu’il y a énormément de licenciés. Nous sommes la seule salle en France dédiée au 3X3, tout en ayant des terrains de 5×5. Avec l’Infinity Ball, on veut permettre à tout le monde de pouvoir jouer.  

    En quoi ta carrière d’ancien sportif de haut niveau t’est-elle utile dans ta vie d’entrepreneur ?    

    Tout simplement parce qu’être entrepreneur, c’est se lancer des challenges tous les jours. Et quand on est un ancien basketteur professionnel, on aime ça, on vit de ça, tout le temps. Ça nous emmène de la joie dans notre vie.  

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Les valeurs sont les mêmes. C’est toujours pareil : se dépasser, donner le meilleur de soi. J’essaie de mettre autant d’intensité que j’ai pu mettre sur le terrain au service de ma société. La rigueur et l’exigence qu’on me demandait tous les jours en tant que joueur professionnel, je l’ai aujourd’hui en tant qu’entrepreneur. Ça demande beaucoup de discipline. Il faut être sérieux, assidu et tout donner chaque jour.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    Le réseau m’a été conseillé par un ami. Il m’a dit « Tu verras, ils vont t’apporter beaucoup de positif et de bienveillance !»  
    On trouve de la convivialité, de l’écoute, du partage d’expériences. J’aime beaucoup discuter avec les autres entrepreneurs et les échanges qui sont proposés me correspondent tout à fait.  
    Comme sportif, on a des accompagnateurs, comme entrepreneur, Réseau Entreprendre® nous guide. Quand on rencontre des difficultés, on peut en faire part aux autres, c’est comme ça qu’on trouve des solutions. Je me suis remis en question sur certaines choses, comme la communication sur mon entreprise par exemple. On a fait le choix de s’ouvrir à un maximum de personnes afin de toucher plus de monde. Et ça fonctionne ! 

    Quel est ton plus grand succès ?

    Ce sont mes enfants ! Je suis très content d’en avoir eu trois, ça m’apporte beaucoup de bonheur et ils me permettent de me dépasser tous les jours.  

    Ton pire échec ?  

    C’est difficile de choisir ! Je vais dire… une finale de coupe de Sud-Ouest perdue. Ça m’a marqué. C’était au début de ma carrière :  ça m’a permis de me remettre en question et de pouvoir performer derrière. Je m’en sers toujours. J’y repense et je me dis : « ça t’a arrêté il y a des années, tu as trouvé la solution alors maintenant à toi de te réinventer à chaque fois ».  

    Ta devise en tant que sportif ?   

    Rien n’est impossible ! 

    En tant qu’entrepreneur ?      

    Il n’y a que les folies qu’on ne regrette pas. C’est un proverbe qui m’a beaucoup marqué. À chaque fois que j’ai tenté des choses qui paraissaient impossibles, j’ai réussi ! Alors maintenant, dès que tout le monde pense que ce n’est pas réalisable, je le fais ! (Rire) 
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #05 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #05 

    5e portrait de notre série RÉ’Elles, qui illustre ce mois-ci la flamme d’entreprendre dans un milieu encore très masculin. 
    De son parcours pour rendre l’automobile plus verte à celui de la flamme olympique, découvrez l’aventure entrepreneuriale d’Iphigénie Ngounou, fondatrice de Rétrogaz et lauréate 2023 de Réseau Entreprendre® Seine-et-Marne 
    Bravo à cette femme inspirante qui va porter la flamme olympique dans quelques semaines. Mesdames, enflammez-vous pour vos idées et ne lâchez rien ! Nous serons toujours là, chez Réseau Entreprendre®, pour vous accompagner. 

    La flamme de l’entrepreneuriat 

    Le 6 juillet à Évreux, le monde olympique aura les yeux rivés sur elle : Iphigénie Ngounou, fondatrice de Rétrogaz, a été sélectionnée parmi 11 000 Français pour relayer la flamme olympique des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Choisie en raison de son engagement pour «rendre la société plus solidaire, plus inclusive, plus juste et plus durable » elle a accueilli cette marque de reconnaissance « avec beaucoup d’humilité », célébrant le travail accompli et ressenti, en même temps, une grande pression sur ses épaules. « De l’impatience, de l’intimidation, de l’émotion, le 6 juillet, ce sera un moment inouï pour moi. Jamais dans ma vie, je n’aurai pu imaginer vivre cela ! », confie cette maman de trois enfants qui « sont super fiers », ajoute-t-elle. Forcément… 

    Faire d’un enjeu personnel un projet d’intérêt général. 

    Iphigénie Ngounou, 55 ans, a un parcours de 30 ans dans l’industrie automobile. De formation universitaire en économie et gestion, elle est « tombée dans l’automobile par hasard », dit-elle, le jour où elle répond à une offre d’emploi chez un sous-traitant automobile. Elle partira ensuite chez Renault comme directrice des relations fournisseurs, avant de rejoindre sept ans plus tard, le groupe PSA. Début 2020, le monde entier s’apprête à basculer, sa vie aussi. « Ma carrière était bien installée mais j’ai commencé à m’inquiéter du sort de la planète et de l’avenir de l’humanité. Le déclic est arrivé le jour où mes enfants m’ont demandé quelle planète nous allions leur laisser, conscients que je fabriquais un gros objet qui pollue et qui consomme : l’automobile. À l’heure du réparable et du recyclable, je me suis dit : pourquoi le véhicule serait-il le seul objet que l’on jetterait à la casse ? Pourquoi ne pas essayer de le réparer ? Ayant moi-même un véhicule diesel, j’ai voulu faire d’un enjeu personnel un projet d’intérêt général ». L’idée de Rétrogaz était née.  
    Quelques semaines avant le premier confinement, Iphigénie démissionne du groupe PSA, la tête à son nouveau projet, elle bouillonne : Qu’est-ce qu’on reproche au fond à l’automobile ? Comment verdir un véhicule sachant que c’est l’usage qu’on en fait qui pollue et pas le produit lui-même ? Comment résoudre les dégâts qu’on a occasionnés plutôt que de créer un nouveau produit ? « J’ai épluché une directive européenne sur la loi Climat et Résilience qui définit les seuils d’un véhicule thermique polluant à ne pas dépasser en termes de pollution et de niveau de consommation. J’en ai fait un référentiel, un objectif à atteindre », poursuit-elle. L’idée prend forme : celle de ramener un vieux véhicule aux normes définies par cette directive européenne. « À ce moment précis, j’ai pensé : c’est ça, la vraie écologie ! ».

    Une technologie inédite testée sur son propre SUV.

    Le projet nécessite de mobiliser les parties prenantes, la première d’entre elles étant l’État. Iphigénie contacte le ministère des Transports qui la renvoie vers le ministère de l’Écologie. « À la suite du constat qu’un particulier ne pouvait en réalité s’adresser à l’État directement, j’ai décidé de créer l’entreprise », explique-t-elle. Le terrain ne lui est pas totalement inconnu puisque trois ans avant de quitter PSA, le lancement de la marque de mobilité du groupe Free2move lui avait été confié. « Ayant obtenu le statut d’intra-entrepreneuse, j’ai vécu dans des pouponnières de start-ups ou j’ai pu gérer le projet de A à Z. Je suis devenue entrepreneuse mais avec les moyens d’un grand groupe ». Un beau tremplin qui lui a permis de goûter à l’entrepreneuriat et notamment à la volumétrie de travail que cela requiert, à la pluralité de cerveaux que cela demande. Son départ dans le cadre d’un plan de départ volontaire lui ouvre les droits au chômage et c’est sur ses deniers propres qu’elle commence à travailler sur la solution imaginée pour convertir les véhicules diesel en véhicules hybrides. Elle se rapproche d’un ancien collègue ingénieur à la retraite afin de mettre au point rapidement la solution. Leur travail va durer deux ans et demi et aboutir en 2023 à l’approbation de la technologie, testée sur son propre SUV, par lAdeme* et le ministère de la Transition écologique. 
    En 2023, quand la phase de commercialisation est lancée, ses réserves financières sont insuffisantes pour l’accompagner d’un plan de communication digne de ce nom. Iphigénie se tourne vers divers organismes dans l’espoir d’obtenir un financement. « Réseau Entreprendre® a accepté de nous soutenir et cette aide financière nous a permis de faire levier pour obtenir par la suite des prêts bancaires et lever d’autres fonds » assure-t-elle. Elle devient alors lauréate et bénéficie d’un accompagnement financier et humain pendant 2 ans, « une formidable occasion de partager des bonnes pratiques et d’apprendre le métier de dirigeant et d’entrepreneur ».
    *Ademe : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie.
      

    Être utile pour l’humanité et la planète. 

    Quatre ans après sa création, Rétrogaz tourne à plein régime. La commercialisation a été lancée en janvier 2024 et déjà près d’un millier de véhicules ont été convertis. L’entreprise sera implantée dans 8 régions d’ici la fin de l’année. Une croissance fulgurante boostée par un coup de pouce médiatique inattendu. « Nous sommes nés médiatiquement le 11 décembre 2023. Ce jour-là, à la suite d’un article paru dans le Parisien quelques jours plus tôt, quatre chaînes ont diffusé un reportage sur l’entreprise. Cette formidable visibilité a lancé la marque ».  
    Iphigénie est fière du travail accompli et heureuse de pouvoir aider ses concitoyens. « Les personnes qui viennent pour convertir leur vieux diesel en un véhicule hybride GPL nous parlent de leur vie et nous expliquent l’impact de ce petit changement dans leur quotidien. Nous aidons le pouvoir d’achat en proposant aux ménages de conserver leur voiture et nous accompagnons le monde dans une transition douce en opposition totale avec la rupture représentée par le fait de mettre son véhicule à la casse.Je suis fière d’avoir accompli quelque chose d’utile et porteur de sens pour les gens et pour la planète. J’espère pouvoir transmettre cette entreprise à mes enfants, pas seulement en termes de patrimoine mais aussi en valeurs pour leur faire passer ce message : aidons-nous les uns les autres ! ».  
    Cette technologie, qu’Iphigénie revendique avec fierté, part du principe qu’un véhicule devenant hybride au gaz émet 20% de CO2 et 60% de particules fines en moins et présente un gain de consommation de 15 à 25%. « Nous venons juste rajouter quelques pièces neuves au véhicule d’origine et notamment un 2e réservoir à l’arrière. À l’avant, nous créons un système parallèle avec un 2e jeu de calculateur et d’injecteur qui permet de calibrer le véhicule pour que le moteur au gasoil fonctionne également au GPL. Le véhicule devient hybride avec deux carburants : 60% de gaz et 40% de gasoil », explique-t-elle. L’opération prend trois jours et coûte 4 000€ en moyenne avec homologation et changement de la carte grise. Simple ? Encore fallait-il y penser !  
     
  • Augustin Bondonneau, un arc sur la première place du podium

    Augustin Bondonneau, un arc sur la première place du podium

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #04 Augustin Bondonneau

    Direction les JO 2024 pour Augustin Bondonneau et sa PME Uukha, qui conçoit, fabrique et distribue des arcs en matériaux composites.
    Le para-archer tricolore Guillaume Toucoullet, numéro un mondial de tir à l’arc handisport, permettra à l’entreprise française de poursuivre son ancrage français et sa visée à l’international, puisque la majorité des ventes se fait déjà à l’étranger. Plus de 400 paires de branches d’arc sortent déjà chaque mois de l’usine de Périgny.
    Rencontre avec ce lauréat de Réseau Entreprendre® Poitou-Charentes. 

    Peux-tu nous résumer ton parcours professionnel ?

    J’ai travaillé quasi 20 ans dans des grands groupes de cosmétiques.
    Diplômé de l’EDHEC, je suis passé par des postes de marketing, commercial et gestion de bureau dans l’export. Mais le fil rouge de ma carrière c’est l’international. Je suis parti au Moyen-Orient, en Asie et aux Amériques. Je suis revenu à Paris et c’est ce qui m’a permis de prendre conscience du savoir-faire et de l’excellence de la France à l’international.  

    Pourquoi t’être engagé dans cette voix et notamment développer l’aspect paralympique des produits ?   

    Je cherchais une belle PME française qui fasse de la conception, fabrication et distribution. Je voulais que la création de valeur soit dans notre territoire, le plus localement possible, avec un rayonnement international. Un produit innovant de qualité, plutôt milieu/ haut de gamme. Uukha, c’est tout ça ! 
    Des arcs pour amateurs jusqu’aux médaillés olympique conçus, réalisés en France à Périgny et vendus en BtoB à des archeries nationales et internationales. Des produits de haute performance sans sacrifier le plaisir de tir pour être appréciés de tout type d’archers.
    Nous transformons de la fibre de carbone et de verre grâce à des procédés brevetés uniques.  Cette haute qualité nous permet d’être présents aux JO 2024 et d’avoir notamment Guillaume Toucoullet comme « porte-drapeau ».  
    Guillaume Toucoullet, vice chmapion d’Europe 2023 de para tir à l’arc

    Qu’est-ce que tu as appris en côtoyant des sportifs de haut niveau tel que Guillaume Toucoullet ? 

    Humainement déjà, c’est quelqu’un de remarquable. Il a perdu l’usage de son bras gauche dans un accident de moto et tire avec la bouche. Ce niveau de résilience, cet état d’esprit positif sont une vraie source d’inspiration.
    J’ai été impressionné en discutant avec lui par l’exigence de la préparation, de l’entraînement et de l’anticipation sur tous les plans, physique, mental et avec le matériel. Rien n’est laissé au hasard.  

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Un succès n’arrive pas tout seul. La répétition des efforts qu’un sportif comme Guillaume applique au quotidien sont les clés de la réussite. Il y a énormément de travail, d’investissement et c’est déclinable pour l’entrepreneuriat. On ne voit souvent que le résultat qu’est la médaille, mais derrière, il y a du temps, des ajustements, des perfectionnements continuels. Comme pour la fabrication ou un lancement de produit, ce sont les détails qui font la différence. Il faut aller en profondeur dans chaque partie du process.  
    Pour réussir, il faut une équipe ! C’est clairement une aventure humaine collective qui engage la collaboration et les talents de toute une équipe tendue vers la cible, notre mission commune.  
    Autre parallèle : le mental. Le combat est bien souvent contre soi-même. La résilience est primordiale. Il faut rebondir, rester déterminé sur l’objectif. Quand ça ne passe pas par la porte, on passe par la fenêtre ! 

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    Je vais citer le créateur de Réseau Entreprendre® André Mulliez : « Pour créer des emplois, créons des employeurs ».
    Il faut soutenir, encourager et donner des capacités à ceux qui peuvent déployer de la valeur sur le territoire. Pouvoir échanger avec des personnes qui ont les mêmes problématiques même si nos activités sont différentes et partager ses expériences permet de ne pas répéter les mêmes erreurs.
    J’ai un parrain qui me suit depuis le début et c’est pertinent. Ça ouvre de nouvelles réflexions, de nouveaux horizons. Enfin, la bienveillance et la solidarité sont des valeurs phares de Réseau Entreprendre® que je partage.  

    Quel est ton plus grand succès ?

    Mon succès le plus significatif, c’est la reprise de Uukha, l’aboutissement d’un long process de reprise, presque 3 ans depuis l’origine du projet jusqu’à la reprise effective.
    C’est un succès qui va en appeler d’autres. On a pérennisé 10 emplois, 10 familles que l’on soutient sur le territoire. C’est une grande satisfaction ! 

    Ton pire échec ?  

    Pour l’échec, je vois plutôt des opportunités d’apprendre. Oui, il y a des choses que je n’ai pas réussies, mais ça m’a ouvert de nouvelles voies, dont la reprise de UUkha

    Ta devise en tant qu’entrepreneur ?    

    Aide-toi, le ciel t’aidera ! Il y a un maximum d’efforts et d’engagements qui doivent venir de toi et il y a une part providentielle. Il faut laisser place aux opportunités et lâcher prise ! 
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