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Témoignages Lauréats Archives - Page 4 of 7 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Témoignages Lauréats

  • Sportiw, ou l’incroyable aventure du LinkedIn sportif !

    Sportiw, ou l’incroyable aventure du LinkedIn sportif !

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #04 Léa Gaget & Zeljko Kiauta

    Léa Gaget, vient du digital, Zeljko Kiauta, du sport. A la tête de Sportiw, qui vient de lever 1M d’euros, les deux lauréats de Réseau Entreprendre® Savoie sont en route vers les sommets.  
    Sélectionnée parmi plus de 100 start-ups en Europe, Sportiw est, pour la 2e année consécutive, partenaire du programme Breaking Barrières d’Adidas Europe.

    De plus en plus de joueurs, coachs, clubs et agents rejoignent cette plateforme internationale. Rencontre avec les deux associés du « Linkedin » sportif.  

    Pourquoi avoir créé Sportiw, le LinkedIn du sport, comme vous l’appelez ?

    Zeljko Kiauta : J’étais un sportif qui rêvait de devenir professionnel mais j’ai dû choisir entre le sport et les études. Je suis ensuite devenu agent de joueur.  
    Sportiw est né de la frustration de ne pas pouvoir aider suffisamment de joueurs. Je pouvais m’occuper de 40 maximum, pas le temps pour plus. Or il y avait beaucoup plus de joueurs talentueux à mettre en relation avec les clubs. Je cherchais une solution digitale quand j’ai rencontré Léa. 
    Léa Gaget : Nous nous sommes rencontrés en 2013, et peu après nous nous sommes associés dans une agence de recrutement sportif et nous avons lancé Sportiw en 2020. Notre mission est d’aider les sportifs et sportives quel que soit leur niveau, zone géographique ou moyens. Ce qui compte malheureusement dans le sport, c’est le réseau. Le talent ne suffit pas !  

    Zeljko, en quoi votre carrière d’ancien agent sportif vous est utile dans votre vie d’entrepreneur ?

    Comme agent, il faut développer beaucoup de compétences : médiateur, conseiller en image, coach. En tant qu’entrepreneur, c’est pareil ! On est à la fois gestionnaire, comptable, commercial, en charge du marketing. Il faut être polyvalent !

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Comme un sportif, l’entrepreneur doit être investi à 100% dans son projet. Il doit être discipliné, résilient. La gestion de l’effort est importante. Quand on est sportif, les temps de récupération sont longs.
    Quand on est entrepreneur, on oublie que les week-ends sont faits pour se reposer ! (Rires) Les valeurs sont aussi communes : travail en équipe, abnégation, goût de l’effort et du challenge. Travailler sans résultats au début quand on est entrepreneur, c’est une réalité. Puis ça vient, petit à petit. Il faut continuer à croire.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    Léa Gaget : Pour plein de raisons. Mais en premier, c’est le soutien et l’accompagnement. On est lauréat 2019, la promo Covid. La plateforme était en ligne en janvier 2020. En mars, on sait ce qu’il s’est passé… C’était une chance d’avoir ce soutien ! Le réseau est toujours  là pour ça. Nous aider lorsqu’il y a des challenges, nous mettre en relation avec les bonnes personnes, nous faire gagner du temps. La partie financement est très intéressante, mais l’accompagnement c’est le mieux. 
    Zelijko Kiauta : Réseau Entreprendre® est très dynamique en Savoie. Dans notre entourage, on nous a dit : il faut y aller ! 

    Quel est votre plus grand succès ?  

    Zeljko Kiauta : Je vais dire notre succès le plus récent, notre levée de fonds qu’on vient de boucler. 1 million d’euros ! 

    Léa Gaget : Chaque jour, par les messages que nous recevons de notre communauté : des joueurs et joueuses qui ont été recrutés et partent un peu partout jouer en France ou même à travers le monde. À ce moment-là, on se dit que ce qu’on fait, c’est utile.  

    Le pire échec ? 

    Léa Gaget : Les échecs font partie du quotidien, il y a des hauts et des bas. Il faut faire comme les sportifs : vite rebondir !
    J’étais dernièrement avec la championne de ski Marion Rolland qui rappelait que dans sa vie, elle a plus perdu de courses qu’elle n’en a gagné. Pourtant, elle est championne médaillée. Il ne faut pas perdre d’énergie sur les échecs. On doit les analyser et vite passer à autre chose. 

    Ta devise en tant que sportif ?    

    Zeljko Kiauta : Tu as 100% de chance de rater les tirs que tu ne tentes pas. Il faut essayer, quoi qu’il en coûte !

    En tant qu’entrepreneur ? 

    Léa Gaget : Le match n’est pas fini tant que l’arbitre n’a pas sifflé la fin. Il y a l’idée qu’il faut s’accrocher et qu’il y a toujours des choses à tenter.
  • Anthony Abbasse, virage à 180° vers l’entrepreneuriat  

    Anthony Abbasse, virage à 180° vers l’entrepreneuriat  

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #03 Anthony Abbasse

    Avec un palmarès impressionnant*, Anthony Abbasse prend une nouvelle trajectoire en 2020. Il devient propriétaire du plus grand complexe de Kart et quad de Vendée.

    Pour le talentueux pilote, Réseau Entreprendre® était le partenaire incontournable. Une aide précieuse pour l’accompagner dans le développement de son circuit Mecamax situé à l’Île-d’Olonne. Rencontre avec ce lauréat Réseau Entreprendre® Vendée.

    Peux-tu me résumer ton parcours sportif et professionnel ?

    J’ai commencé le karting à 7 ans. A 12, je participais aux championnats de France et gagnais 1er titre de champion.
    A 15 ans, j’accède au podium européen puis à 21 ans, je signe auprès d’un constructeur automobile comme professionnel et décroche le titre de vice-champion du monde.
    J’ai continué jusqu’à mes 30 ans, puis décidé d’arrêter pour me lancer dans l’entrepreneuriat en rachetant le circuit Mecamax.

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ? 

    L’opportunité d’abord. Ce n’est pas tous les jours qu’une une entreprise pareille se vend. C’est arrivé à un moment où j’étais un peu au sommet de ma carrière, je me posais des questions sur mon avenir. Et puis Mecamax est en accord avec mon sport. C’est un centre de karting qui propose de la location aux particuliers et aux entreprises. Le réseau était déjà fait. C’était une suite logique. Le lieu est plutôt sympa aussi, à 10 minutes des Sables d’Olonne ! 

    En quoi ta carrière d’ancien sportif de haut niveau est utile dans ta vie d’entrepreneur ?

    Déjà, pour la gestion des équipes. En sport collectif ou individuel, on a besoin des autres. Il faut arriver à tout mettre en ordre pour que les choses fonctionnent. Quand on est pilote, il faut une équipe derrière qui prépare le matériel pour arriver à gagner la course.
    En tant qu’entrepreneur, on a un peu la même chose. On a besoin d’hommes et de femmes pour tout coordonner et arriver au résultat que l’on souhaite. L’esprit de compétition est là aussi. Chaque jour est différent et il faut se remettre en question pour faire les bons choix.

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Toutes deux sont très prenantes. C’est quelque chose qu’on a constamment dans un coin de sa tête. Sportif, on pense tout le temps à la prochaine compétition ; entrepreneur, on pense constamment à son entreprise et tout ce qu’il y a à faire. C’est un vrai projet pour soi, cela nécessite 100 % d’implication.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    C’est un ami qui était dans Réseau Entreprendre® qui me l’a conseillé. Il m’a dit « tu vas voir, quand tu débutes, c’est bien pour t’accompagner parce qu’il y a quand même pas mal d’inconnues. »
    Effectivement, je me suis retrouvé dans un réseau qui est très formateur, avec une ambiance très bon enfant. J’aime beaucoup les échanges avec les nouveaux et anciens membres. On a le privilège de visiter et d’apprendre auprès de grandes entreprises vendéennes. Ce sont de belles rencontres.

    Quel est ton plus grand succès ?

    Venant d’une famille modeste, c’est d’y être arrivé avec pas-grand-chose.
    Dans tout ce que j’ai entrepris, au niveau sportif ou professionnel, je me suis donné les moyens d’y arriver. C’est peut-être la chance, je ne sais pas, mais en tout cas, j’ai toujours réussi à arriver à mes fins.

    Ton pire échec ?  

    Il était sportif : j’ai perdu une course alors que j’aurais pu être champion d’Europe. Si je n’avais pas abandonné cette course, j’aurais gagné. Ça m’a appris qu’il ne faut rien lâcher, qu’il faut toujours aller jusqu’au bout. Tant que la course n’est pas finie, il faut y aller.

    Ta devise en tant que sportif ? En tant qu’entrepreneur ?    

    J’ai toujours adoré faire beaucoup avec rien. Pour le sport mécanique, j’adorais être devant mes adversaires avec du matériel moins performant. C’était une fierté.
    Une main de fer dans un gant de velours. J’aime bien le résultat et la rigueur, mais il faut être doux et ménager sa monture.
    *Anthony Abasse a été 12 fois champion de France de karting, 7 fois vainqueur des 24 heures du Mans et 2 fois vice-champion du monde.
  • Privilégier le e-commerce dès le départ

    Privilégier le e-commerce dès le départ

    Béatrice de Montille, présidente de Réseau Entreprendre® Rhône, est la créatrice de Merci Maman. Cette chef d’entreprise accomplie et aguerrie nous plonge dans l’univers de son entreprise qui réalise 4.7 millions d’euros de chiffres d’affaires.
    Spécialisée dans la création de bijoux personnalisés, elle a fait le choix dès le lancement de privilégier le e-commerce. 
    Merci Maman est devenue en 16 ans une marque emblématique de bijoux personnalisés sur le marché européen. Fondée en 2007 par Béatrice de Montille en Angleterre l’entreprise réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 4,7 millions d’euros dont les 2/3 et à l’export et emploie 25 personnes. La marque a fait le choix stratégique de vendre principalement via son site internet et des plateformes digitales partenaires. 

    L’après Kate Middleton 

    En 2014, Kate Middleton choisit de porter l’un des colliers de la marque, ce qui génère immédiatement un impact phénoménal sur ses ventes en ligne. Toutes les clientes veulent LE collier de la duchesse ! En quelques mois seulement, le chiffre d’affaires de Merci Maman est multiplié par deux et l’équipe double passant de 6 à 12 collaborateurs.  S’enchaînent les trophées, l’ouverture à d’autres marchés en Europe, et c’est là que le e-commerce révèle son avantage clé : la possibilité de conquérir des marchés internationaux plus facilement sans devoir être présent avec des boutiques physiques. 
    Béatrice de Montille mentionne la nécessité de fournir une relation client très réactive surtout quand l’entreprise est uniquement présente en ligne, et a perpétuellement innové en termes de service client, offrant par exemple la possibilité de poser une question par le Chat ou par WhatsApp, en plus des traditionnels téléphones et emails. Elle insiste également sur la nécessité d’une communication ciblée sur les réseaux sociaux, soulignant la pertinence d’Instagram avec des comptes dédiés par pays. Merci Maman gère donc 4 comptes Instagram distincts (France, Angleterre, Allemagne et Italie) totalisant plus de 350 000 followers. De ces messages relayés au bon moment, ainsi que des newsletters personnalisées, dépendent les commandes, notamment lors de la Fête des mères, un des gros rendez-vous pour le e-commerce qui est célébré à des dates différentes dans chacun de ces pays.  
    Enfin l’entreprise a choisi d’innover en lançant continuellement de nouvelles collections, tout en gardant une gamme restreinte, permettant au client de se retrouver facilement dans leur offre et de finaliser plus facilement sa commande.  La gravure à la main, la production et l’expédition des commandes sont complètement internalisées dans leur atelier parisien, s’assurant ainsi de la qualité et de la rapidité de livraison (expédition en 24 heures).  

    Un nouveau tournant numérique 

    Avec la croissance de l’entreprise, la nécessité s’est imposée de migrer vers une plateforme plus performante en termes de back-end. Ainsi, Merci Maman a opté pour la V2 de Magento, non seulement pour renforcer la sécurité de son site, mais également pour améliorer sa visibilité sur Google. Cette nouvelle version leur a également permis de simplifier certaines intégrations avec des applications telles que TrustPilot ou celle de Chronopost pour les livraisons. 
    Béatrice de Montille souligne que cette innovation a été nécessaire après des années de croissance continue de leur chiffre d’affaires. Elle ajoute que, en atteignant une taille critique, leur entreprise était dans l’obligation de s’armer d’outils plus adaptés à la taille de l’entreprise. 
    Elle met l’accent sur la nécessité d’anticiper soigneusement de tels changements et de s’entourer de professionnels compétents. Malgré une mise en œuvre bien orchestrée entre agences, freelances et équipe interne de leur projet, une perte de 30% de leur chiffre d’affaires a été enregistrée lors de la migration, directement imputable à la dégradation de leur référencement sur Google. Conjointement à la période post-Covid, marquée par une diminution des commandes en ligne, la perte a été immédiate dès le jour du lancement. Il a fallu deux ans pour reconstruire ces liens. 
    C’est un rappel essentiel : lorsque vous avez 85% de votre chiffre d’affaires provenant de votre e-commerce, la performance de votre outil est impérative et doit être constamment optimisée. C’est la raison pour laquelle Merci Maman collabore avec des freelances et des agences dédiées à la gestion de leur site web et à leurs communications payantes sur les réseaux sociaux. 

    Conseils précieux pour les entrepreneurs en e-commerce 

    Si elle devait partager quelques conseils issus de son expérience : 
    1. Avoir un service client 5 étoiles : la clé réside dans une réactivité exemplaire et une proximité via des canaux tels que WhatsApp, et sur lequel ils ont amélioré leur service client, qui fonctionne particulièrement bien. 
    1. Écouter le client : cela peut aussi amener de bonnes idées d’innovation. Le digital exige de créer encore plus de lien avec les clients. 
    1. Oser et tester : Ne pas craindre de se lancer, de tester différentes approches. Le monde du digital évolue constamment, l’adaptabilité est essentielle. La perfection est l’ennemi du bien ! 
    1. S’entourer d’experts : en croissance, de pas hésiter pas à faire appel à des experts, que ce soit dans le marketing digital ou d’autres domaines spécifiques.  
    1. Nouer des partenariats commerciaux : les collaborations avec des marques partageant la même cible peuvent être des leviers puissants, comme leur partenariat avec une entreprise de mobilier pour chambre d’enfants.  C’est important de pouvoir partager des bonnes pratiques. 
    Le monde du e-commerce est une toile en constante évolution et offre une connexion authentique avec son audience. 
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #04 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #04 

    4e portrait de notre série RÉ’Elles, Elodie Geba et Anne Gaspar, co-fondatrices de Lilaea et lauréates 2021 et 2022 de Réseau Entreprendre® Picardie.
    Dans le flot tumultueux de l’entrepreneuriat, Élodie Geba et Anne Gaspar naviguent avec succès, portées par leur passion commune pour l’eau. Ensemble, elles ont fondé Lilaea, entreprise dédiée à la surveillance des eaux douces. Lauréates de Réseau Entreprendre® Picardie, elles témoignent de leur parcours jalonné de défis et d’accomplissements, mettant en lumière l’importance de leur partenariat et de leur vision pour un avenir plus durable. 

    Un duo qui coule de source…

    A priori, rien ne prédestinait Élodie Geba, 31 ans, à vivre un jour l’aventure entrepreneuriale. « Avec un papa issu du monde ouvrier et une famille maternelle dans l’éducation nationale, je n’ai pas vraiment grandi avec cette idée-là en tête », se souvient-elle. Elle sait en revanche dès son plus jeune âge, et le dit à qui veut l’entendre, que « plus tard, elle sera chercheuse dans l’eau ». Une idée qui la suivra longtemps, au moins jusqu’à sa soutenance de thèse : « C’est ma passion pour mon métier et l’envie de développer des solutions concrètes qui m’ont fait envisager l’entrepreneuriat plutôt que la recherche », confie-t-elle aujourd’hui.

    Des études à la vie d’entrepreneures 

    Quelques années plus tôt, à l’Université Reims Champagne Ardenne, Élodie rencontre Anne Gaspar. Les deux étudiantes sont loin d’imaginer que de cette nouvelle amitié naissante une belle aventure entrepreneuriale. Après un master en biologie spécialité « génie de l’environnement », Élodie choisit comme sujet de thèse l’écotoxicologie aquatique, autrement dit les effets des produits toxiques sur les êtres vivants dans le milieu aquatique. De son côté, Anne s’oriente vers l’étude des systèmes embarqués, notamment un sous-marin téléguidé devenu aujourd’hui un des outils innovants développés par Lilaea.  

    L’union fait la force  

    Pour ces deux scientifiques, l’idée d’une association coule de source. « Nous étions toutes deux passionnées par la recherche mais nous déplorions le manque de pont entre la recherche publique et le monde de l’entreprise. Nous voulions trouver des solutions qui puissent être développées et appliquées sur le terrain. Nous avions dans l’idée de créer notre entreprise une fois le cursus d’Anne terminé mais le marché venait de s’ouvrir et les appels à projets commençaient à tomber, c’était le bon moment pour nous lancer », se souvient Élodie. En mars 2021, elles créent Lilaea (prononcez Lilaé, en référence à cette nymphe aquatique de la mythologie grecque). Incubées au sein de Pépite A2U à Saint-Quentin, elles bénéficient dans les premiers temps du statut d’étudiant-entrepreneur. « En 2021, Anne commençait son master en alternance. Grâce à Pépite*, nous avons pu convertir l’alternance en temps d’entrepreneuriat », précise Élodie. 

    Se faire accompagner pour réussir 

    Quand on crée son entreprise, avoir l’idée est déjà une bonne chose, revêtir les habits d’un chef d’entreprise en est une autre. Novices en la matière, les deux associées se tournent rapidement vers Réseau Entreprendre® Picardie, conscientes de la nécessité d’être accompagnées dans leur démarche. « Nous n’avions pas un besoin financier au démarrage car nous étions soutenues par Bpifrance. En revanche nous étions en quête d’un accompagnement et d’un partage d’expériences pour comprendre quel type d’entrepreneures nous voulions devenir. Et aussi nous challenger sur notre vision à long terme », se souvient Élodie. Lauréates à deux reprises, en 2021 pour la création de l’entreprise, et fin 2022 lors de la commercialisation de leur solution, elles découvrent en Réseau Entreprendre® « un lieu d’échange et de partage familial et très ouvert ». « Nous avons ressenti beaucoup de bienveillance, de solidarité et de réciprocité. Nous n’étions ni formées ni préparées au métier de chef d’entreprise. Nous avons reçu ici tous les outils nécessaires, acquis de bonnes pratiques ainsi qu’une vision stratégique et de la maturité. Nous avons beaucoup appris et grandi au contact des personnes que nous avons eu la chance de rencontrer », témoignent-elles avec reconnaissance.
      

    La start-up qui facilite la surveillance des eaux douces

    En pleine croissance, la start-up qui compte six salariés, et bientôt trois de plus, a développé un sous-marin téléguidé pour la surveillance des eaux ainsi qu’une station de surveillance des eaux en continu.

    Lilaea propose aussi à ses clients, principalement les collectivités, industries et bureaux d’étude, un accompagnement sur-mesure : expertises, diagnostics de l’eau, actions de sensibilisation. « La raison d’être de Lilaea est de faciliter et démocratiser la surveillance des eaux douces », résume Élodie, fière, à juste titre, du chemin parcouru en seulement 3 ans.

      

    Savoir convaincre

    « Quand nous nous sommes lancées, l’eau, personne ne s’en préoccupait ! Nous expliquions notre projet et on nous regardait sans trop y croire. Nous avons réussi à sensibiliser les gens, à créer une communauté. Nous sommes fières d’avoir réussi à impulser un changement tangible. Nous avons su répondre à notre raison d’être, ce qui n’était pas gagné au départ. Et nous avons également réussi à mettre en place une équipe sympa, dynamique et performante, grâce à laquelle nous apprenons tous les jours », se réjouit Élodie.
    Les deux jeunes trentenaires vivent désormais de leur passion. Elles disent trouver leur inspiration, leur booster quotidien, dans les personnes qu’elles rencontrent, « leur envie de changement, de faire bouger les lignes, leur passage à l’acte dans le collectif. Ce positivisme, nous le partageons inconditionnellement ! ».
     
  • Pour Azza Besbes, Réseau Entreprendre® est une famille

    Pour Azza Besbes, Réseau Entreprendre® est une famille

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #02 AZZA BESBES

    Le dépassement de soi pour Azza Besbes, c’est une histoire de famille.  Avec une mère championne de Tunisie de fleuret et toute une fratrie championne d’escrime, la compétition fait partie de sa vie.  
    Une famille pour le sport et désormais, une famille pour son entreprise Azza Fencing, à travers Réseau Entreprendre® Val de Marne, dont elle est lauréate depuis 2021. Une aide précieuse qui lui permet de développer sa société de vente de chaussures d’escrime. Rencontre avec une entrepreneuse à l’énergie communicative.  

    Quel a été ton parcours du sport à l’entrepreneuriat ? 

    J’ai commencé l’escrime à 8 ans et ma première médaille en championnat du monde à 16 ! En 2016, j’ai senti que j’ai atteint mes limites en Tunisie et que je risquai de plafonner. J’ai alors décidé de partir en France toute seule à l’âge de 17 ans pour poursuivre mon rêve de devenir championne mondiale. Ma famille, restée en Tunisie, a validé mon projet et m’a encouragé a partir en France, grande nation d’escrime . J’ai participé à trois JO, remporté plusieurs coupes du monde en juniors et seniors et classé top 10 mondial pendant 10 ans. La plus belle médaille de ma carrière a été l’argent en 2017, au championnat du monde. En parallèle, j’ai obtenu un master en Contrôle de gestion et Finance d’entreprise ainsi qu’un diplôme d’ingénieur en systèmes d’Information et réseaux. 

    Pourquoi es-tu devenue entrepreneuse ?   

    Suite au report des JO de Tokyo lié au Covid, je ne voulais plus continuer, mon corps était au bout. Je travaillais alors pour Ernst & Young, mais voulais me lancer dans l’entreprenariat. Mon mari m’a dit « pense à ce qu’il manque dans l’escrime. » J’ai tout de suite eu l’idée des chaussures ! En trouver de qualité a toujours été compliqué, je me suis dit c’est ça, le manque est là !  

    En quoi ta carrière d’ancienne sportive de haut niveau est-elle utile dans ta vie d’entrepreneure ?   

    L’exigence demandée par l’entreprise, démarrer de zéro, vouloir se dépasser, ça ressemble au sport de haut niveau. On vit, on respire, on mange travail. Tu ne connais pas l’issue, mais si tu as travaillé sans cesse, peu importe, tu arrives serein.  
    Quand on a commencé Azza Fencing, on ne savait pas quelles chaussures on allait produire, quel retour on aurait des escrimeurs. Ma connaissance des besoins me donne une expertise. Le slogan de ma marque c’est « From fencer to fencer ». Ça met en confiance.  

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?  

    Au-delà du sport, je ne connaissais pas la gestion d’entreprise, l’administration, la logistique, douanes, contrôle qualité… Il fallait me faire accompagner. Réseau Entreprendre® c’est une famille.  Ce côté humain est très important pour moi. Tout le monde veut t’aider, veut que l’autre s’améliore et ça j’adore !  
    Chacun a une expertise dans un domaine précis, c’est une vraie richesse. À chaque fois que j’ai eu un doute, quelqu’un était là pour me répondre, trouver des solutions.  Réseau Entreprendre®, c’est une bible ! Pour rien au monde je ne changerai ! 

    Quel est ton plus grand succès ? 

    Je ne peux pas citer un succès en particulier, il y en a eu beaucoup entre ma carrière de sportive puis celle d’ingénieur, mes études…  
    Ma fierté c’est d’être sortie de ma zone de confort et d’avoir réalisé ce projet. Je travaillais dans la fusion acquisition pour groupe pétrolier, une situation confortable. Et pourtant, avec mon mari, on a tout lâché, malgré nos deux enfants en bas âge. On a osé aller explorer et continuer à apprendre et travailler.  

    Ton pire échec ?  

    Je n’aime pas le mot échec. Des défaites, des déceptions, des mauvais coups, j’en ai eu. Plus on va au sommet, plus on risque de tomber de haut. La perte de ma mère a été difficile, j’aurais aimé l’avoir près de moi pour qu’elle voit ce que je fais, mon entreprise, ma famille.  
    Mais tous ces coups durs m’ont poussé à faire plus d’efforts, à continuer à me battre. C’est important de rester humble et de garder les pieds sur terre. 
     

    Ta devise en tant que sportive ? En tant qu’entrepreneuse ?    

    « Ce qui compte c’est le voyage, pas la destination. » Cette phrase elle vaut aussi bien pour le sport que pour l’entreprise. Il faut s’entourer des bonnes personnes aussi. Et je dirai « Travail et Humilité ». C’est ça la clé ! 
  • E-commerce : Comment s’appuyer sur les marketplaces pour la croissance de son entreprise ?

    E-commerce : Comment s’appuyer sur les marketplaces pour la croissance de son entreprise ?

    Vincent Gunther cofondateur de Bookinou, lauréat de Réseau Entreprendre® Rhône, a rapidement opté pour une stratégie de vente en ligne notamment via des marketplaces comme celle d’Amazon, notre partenaire.
    L’accessibilité aux livres et à la lecture étant au cœur du projet entrepreneurial de Bookinou, cette visibilité accrue a boosté leur notoriété et ouvert de nouveaux marchés à l’entreprise. Vincent nous explique comment.

    Vincent Gunther, avec Guillaume Chanteloube, vous avez créé My Bookinou, une liseuse audio sans écran, destinée aux enfants de 3 à 10 ans. Pouvez-vous nous présenter votre entreprise, lauréate de Réseau Entreprendre® Rhône en 2018 ?

    Bookinou a pour mission d’accompagner l’entrée dans la lecture pour tous les enfants, le socle de toutes les découvertes ! La lecture audio et la manipulation des livres développent le vocabulaire, la compréhension orale, la mémorisation ainsi que l’intérêt et le plaisir de l’enfant pour la lecture.
    Nous avons conçu un équipement matériel et une plateforme collaborative qui permettent de créer, partager et découvrir des contenus audio et éducatifs pour donner plus de temps de lecture et développer les compétences langagières des enfants à partir de la maternelle.
    Le lecteur Bookinou est comme un objet compagnon qui permet de lire des livres – TOUS les livres – aux enfants pour développer les temps de lecture à partir de 2 ans. Un système de reconnaissance permet de détecter les livres sur le lecteur et de démarrer la lecture audio page à page. Pour les parents, les enseignants et les bibliothèques, une application mobile permet d’enregistrer soi-même la version audio des livres ou de télécharger l’un des livres audio enregistrés par des comédiens.
    400 histoires ont été sélectionnées chez 35 éditeurs différents parmi lesquels des références comme Gallimard, l’école des Loisirs, Nathan, Bayard, Little Urban, le Seuil Jeunesse, Didier jeunesse, etc.
    Grâce au soutien de l’Éducation nationale, 5 000 écoles sont déjà équipées en France et 300.000 enfants accèdent au livre grâce à Bookinou.

    Bookinou est accessible sur le site internet de votre entreprise et via différentes marketplaces.
    Est-ce un modèle de vente que vous avez mis en place dès la création de votre entreprise ? Quels sont les avantages de ce mode de distribution ?

    Nous avons toujours eu un lien direct avec nos utilisateurs et clients dans une logique collaborative. Le produit a été lancé en crowdfunding en 2018. Très naturellement, nous avons poursuivi les ventes en direct sur notre site internet et puis les avons ouvertes sur des marketplaces comme Amazon.
    Au cœur de notre démarche, il y a l’accessibilité au livre et à la lecture. C’est donc évident pour nous de commercialiser le lecteur sur internet et de le rendre disponible rapidement et facilement pour tout le monde.
    Concernant Amazon, deux dispositifs nous ont permis de gagner énormément en notoriété. D’une part, nous avons rejoint le programme Launchpad destiné à faire connaître et à valoriser des produits innovants. Nous savons que c’est un enjeu majeur pour émerger parmi un catalogue pléthorique d’une marketplace. D’autre part, nous avons été lauréat du Amazon Innovation -Award, ce qui a débouché sur une importante couverture médiatique.

    Vous êtes devenu membre de Réseau Entreprendre® Rhône, quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs du réseau qui souhaitent développer une collaboration avec une marketplace ?

    Nous avons la chance d’être membre de Réseau Entreprendre®. D’ailleurs, nous venons de finir le remboursement du prêt d’honneur sans lequel le projet n’existerait pas aujourd’hui. C’est une immense fierté d’arriver à cette étape qui nous permet d’honorer la confiance qui nous a été accordée.
    Pour un produit grand public, mon conseil est d’utiliser les marketplaces car elles sont une exposition et un carrefour d’audience importants. Quand on démarre, on a besoin d’aller vite pour générer les premiers euros de chiffre d’affaires. En cela, les marketplaces répondent à ce besoin et sont très modulables pour accompagner la croissance. Bien sûr, il est primordial de toujours diversifier ses canaux d’accès au marché pour ne pas se trouver en position de dépendance.
    Enfin, je dirais que c’est aussi un travail d’épicier. Il ne suffit pas de mettre en ligne et d’attendre les ventes. Nous surveillons les produits comme le lait sur le feu pour optimiser en permanence la fiche produit, le référencement, certaines campagnes et surtout les avis clients. Bonne chance à celles et ceux qui se lancent !
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #02 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #02 

    2e portrait de notre série RÉ’Elles, qui illustre la réussite des entrepreneures !

    Plongez au cœur d’une aventure chocolatée, qui a ravi nos papilles et nos pupilles ! Découvrez le parcours d’Amélie Coulombe, lauréate de Réseau Entreprendre® Provence à la tête de Krokola qui eu la bonne audace de relancer la marque Merveilles du monde. La générations Y l’en remercie !
    Et en ce jour particulier du 8 mars, nous sommes encore plus fier de vous montrer toutes ces belles réussites entrepreneuriales, menées tambours battants, par des femmes admirables.

    Alors oui Mesdames, croyez en vous ! Vous avez tous les atouts pour réussir ! Osez, lancez-vous ! Voyez les choses en grands !
    Nous seront toujours là, chez Réseau Entreprendre®, pour vous accompagner.

    Être entrepreneure nous donne ce pouvoir inestimable de pouvoir faire bouger les lignes 

    Amélie CoulombeCo-fondatrice de Krokola et Merveilles du MondeLauréate 2021 de Réseau Entreprendre® Provence
    Amélie Coulombe a eu un jour cette idée folle de relancer la marque Merveilles du Monde, arrêtée il y a 20 ans. Et comme cette entrepreneure n’est pas du genre à faire les choses à moitié, elle a d’abord créé une nouvelle marque, Krokola, avant de relancer la marque iconique qui a bercé dans les années 80/90 toute une génération d’enfants gourmands, dont elle a fait partie.

    Amélie, co-fondatrice de Krokola et Merveilles du Monde, incarne la force de l’audace et de la détermination dans le monde de l’entrepreneuriat. Lauréate 2021 de Réseau Entreprendre® Provence, elle se distingue par sa capacité à donner vie à ses idées avec succès, tout en inspirant la nouvelle génération d’entrepreneurs.

    Gourmandise et éducation au goût.

    En 2020, après une douzaine d’années au marketing de grandes entreprises (Mattel, Haribo France), cette maman de deux enfants a eu envie d’autre chose. « J’ai beaucoup appris de ces différentes expériences et c’est grâce à elles que je me suis lancée dans l’aventure entrepreneuriale », dit-elle. L’envie d’autre chose à commencer par celle de s’engager « dans un projet professionnel qui me ressemble davantage, qui soit plus aligné avec mes convictions personnelles sur le bien manger et l’environnement. J’étais arrivée au bout d’un cycle, j’avais besoin d’un nouveau challenge et j’avais en moi cette envie d’entreprendre ». Les planètes étaient alignées.
    Passionnée par la gastronomie et la gourmandise, Amélie quitte Haribo et repart sur les bancs de l’école. Elle passe un CAP Chocolatier – Confiseur, indispensable à la maîtrise technique du développement de produit et la production. Cette parenthèse d’apprentissage lui permet de se former à ce « beau et nouveau métier » et de poser les bases du projet Krokola, marque de chocolat 100% bio, engagée pour l’éducation au goût. Elle dit avoir trouvé l’idée et l’inspiration grâce à son vécu de maman : « Je trouvais qu’il y avait un problème d’alignement entre l’offre en chocolat pour les enfants et la volonté des parents de leur faire plaisir tout en leur offrant une alimentation saine. Krokola est une alternative plus naturelle et la preuve que la gourmandise peut véhiculer des messages et éduquer les enfants à une consommation plus responsable ». Voilà qui est dit.

    Le pari de faire revivre une marque iconique.

    En 2021, alors qu’ils sont affairés au lancement de Krokola, Amélie et son associé Alexandre Kanar, sont contactés par les ex-détenteurs de Merveilles du Monde. Un appel d’offre est lancé pour la reprise de la marque, les deux associés n’hésitent pas une seconde. Et pour cause : « Cette marque iconique des années 80/90 avait marqué notre enfance. Non seulement elle nous évoquait des souvenirs mais elle présentait des affinités en adéquation avec nos valeurs et aux engagements portés par Krokola ». Notamment une approche éco-responsable très marquée.

    Mais voilà, comment réveiller une marque dont tous les Français nés avant les années 2000 se souvenaient mais qui avait totalement disparu des placards ? Un travail colossal attend les deux associés : « Il nous a fallu deux ans pour remettre la marque sur pied. Certes nous avions racheté un nom, mais il fallait la faire revivre sans en modifier les fondamentaux, et c’était un vrai pari ! »

    Un mentor très précieux pour l’entrepreneure

    Entre-temps, en avril 2021, la marque Krokola est lancée chez Monoprix sur un principe d’exclusivité pendant un an, avant d’être déployée partout en France. 2021, c’est aussi l’année où Amélie et Alexandre deviennent lauréats de Réseau Entreprendre® Provence. Un accompagnement de deux ans dont la jeune femme entrepreneure apprécie encore chaque jour les bénéfices apportés et en premier lieu un réseau solide. « Être bien entouré est un facteur clé de succès. Réseau Entreprendre® a mis à notre disposition de nombreuses expertises. Nous y avons trouvé des compétences que nous n’avions pas en interne. Notre accompagnateur, Pierre Mainguy, avait une belle expérience commerciale en grande et moyenne surface, nous avons pu nous appuyer sur lui. Il nous a challengés et aidés à débloquer certaines situations quand nous avions besoin d’un regard extérieur. Son aide quotidienne a été précieuse pour nous », témoigne-t-elle.
    Trois ans après son lancement, Krokola est rentré dans une phase de structuration de son équipe constituée de 13 personnes, dont sept chefs de secteur répartis dans toute la France.
    « Nous gérons l’entreprise à deux et tout coule de source. Je n’ai jamais eu l’impression, parce que j’étais une femme entrepreneure, d’être moins prise au sérieux que lui. Et je n’ai jamais eu le moindre souci pour affirmer ma position de chef d’entreprise», confie-t-elle. Après trente seconde de silence, elle ajoute : « Ce qui a changé, en tout cas au début de l’aventure, c’est la charge mentale qui reposait sur moi. J’avais l’impression de ne pas être suffisamment présente à la maison ni au bureau. J’ai fait un gros travail sur moi pour essayer de prendre du recul . J’ai arrêté d’être à la recherche de la perfection et de me mettre la pression. Désormais, je sais poser un cadre et des limites, sans lesquelles je travaillerais tout le temps, week-ends et vacances inclus. Je me repose aussi beaucoup plus sur mon conjoint et ça, c’est un changement pour toute la famille ! »

    Une envie forte de transmettre !

    Amélie exprime un désir de pouvoir partager son expérience et accompagner de nouveaux entrepreneurs et entrepreneures, mais aujourd’hui une chose lui manque pour se lancer : du temps ! « Je suis souvent sollicitée de manière spontanée, j’aime prendre le temps de donner un conseil. Je l’ai été quand j’ai démarré et en retour, j’ai envie d’être dans cette démarche de transmission », confie-elle.
    Être au cœur de l’action, pouvoir impulser une démarche de création et d’innovation permanente, voilà ce qui constitue chaque matin son booster. « Quand on est entrepreneure, on a clairement plus de souplesse que quand on est salarié. Ce pouvoir inestimable de donner du sens à ce que l’on propose et de pouvoir faire bouger les lignes est grisant », s’enthousiasme-t-elle.
    À la question, « y a-t-il une figure entrepreneuriale qui vous inspire ? », Amélie Coulombe cite Pauline Laigneau, la fondatrice de la marque de joaillerie Gemmyo. « Son podcast « Le gratin » m’a donné envie d’entreprendre. Il apporte une vision de l’entrepreneuriat très optimiste mais avec une dose de réalisme. C’est un podcast orienté vers l’action avec des sujets concrets. Son approche tournée vers le développement personnel me touche aussi, forcément ! ». Une entrepreneure qui, au fond, lui ressemble en tous points… Lui a-t-on déjà dit ?
  • Portrait d’entrepreneurs de la croissance

    Portrait d’entrepreneurs de la croissance

    Du 13 au 17 juin la semaine de l’ambition et de la croissance battait son plein chez Réseau Entreprendre®, avec de nombreux évènements organisés dans notre réseau, en France et à l’international.
    Pour prolonger l’éclairage sur cette thématique, nous donnons la parole aux lauréats intervenus à l’occasion de notre table-ronde sur « Les leviers de la croissance : les clés de la réussite« , organisée en partenariat avec SAP France.
    Portrait de La Meringaie, par Marie Stoclet Bardon, co-fondatrice, lauréate de Réseau Entreprendre® Paris .
  • Interview de Bernice KOBOZO, lauréate Wom’Energy, sur les freins rencontrés par les lauréates sur les difficultés d’entreprendre.

    Interview de Bernice KOBOZO, lauréate Wom’Energy, sur les freins rencontrés par les lauréates sur les difficultés d’entreprendre.

    Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?
    Je suis ingénieur chimiste de formation. J’ai fait 3 ans d’alternance dans la distribution de matières premières pour les industries chimiques. J’ai pu découvrir les différents ingrédients cosmétiques, et cette expérience m’a permis d’avoir la connaissance nécessaire pour moi-même sélectionner les matières premières de mes produits cosmétiques. Ça m’a aussi permis de développer des compétences commerciales et marketing. Puis j’ai été technicienne de laboratoire dans un centre de recherche et dans un grand groupe à Londres.
    Donc j’ai cette double casquette et cette polyvalence que peut avoir un chef d’entreprise, avec un côté profil plutôt commercial et une formation de chimiste, très technique.
    Ça a été très formateur pour moi de travailler en Angleterre car j’y ai découvert une offre beaucoup plus importante qu’en France, avec plus de choix. En rentrant en France, j’ai voulu mettre ma pierre à l’édifice, et construire une marque française qui répondait aux besoins des personnes aux cheveux texturés
    Avec ma connaissance des matières première j’ai pu moi-même sélectionner mes ingrédients pour développer mes produits. Et grâce à mes compétences de chimiste, j’ai pu développer des produits en phase avec mes propres attentes.
    Avoir travaillé dans deux pays différents c’est aussi une richesse. Ça m’a apporté plus d’ouverture d’esprit pour gérer mon entreprise au quotidien et pour la relation que j’ai avec mes collaborateurs. J’ai intégré le programme Shaker de Genopole, l’un des plus grands centres européens de biotechnologies. Grâce à ce programme, j’ai pu disposer d’un laboratoire pour rechercher les meilleures compositions de mes produits, avant de créer ma société.
    Aujourd’hui cela fait un mois que notre marque est lancée. On développe des soins pour les cheveux texturés, et notre crème de soin est disponible à la vente sur notre site internet. Et très bientôt, on va lancer un soin lavant dont la composition s’adapte aux saisons.
    Aujourd’hui, nous sommes deux dans la société, j’ai une collaboratrice qui s’occupe de la partie communication marketing, mais j’espère bientôt agrandir l’équipe.
     
    Avez-vous été confrontés à des difficultés/obstacles/freins au lancement de votre projet, si oui lesquels selon vous ?
    Je suis sur un projet qui nécessite d’avoir accès à un laboratoire. Ce besoin d’accès a été un premier frein jusqu’à ce que je sois sélectionnée par Genopole. Ça aurait été compliqué de mener mon projet au bout sans avoir de moyen pour développer mon produit.
    La question du financement a été aussi un très gros frein. Genopole m’a orienté vers des partenaires et notamment Réseau Entreprendre. La recherche de financement a été une vraie épreuve, plus longue que prévue mais finalement une fois qu’on est entouré de bons partenaires, de bonnes personnes tout découle. Les partenaires me proposaient aussi un accompagnement donc ça a été bénéfique. La patience m’a apporté de bons interlocuteurs fait pour mon projet. Cela m’a apporté des partenaires qui ne sont pas là que pour de l’argent.
    Toutes les modalités autour de la création d’entreprise ont aussi été un obstacle. Quand on se lance on n’est pas forcément au fait de tout. Mais finalement ce sont des choses qui ne sont pas si compliquées que ça.
    Un autre frein a été le fait que je sois seule associée de ma société. Beaucoup d’interlocuteurs privilégient les projets portés par 2 ou 3 personnes. C’est plus rassurant pour eux par rapport à l’investissement et pour la grande quantité de travail que cela représente. J’ai préféré me lancer seule aujourd’hui parce que je n’ai pas trouvé la personne adéquate avec qui mener ce projet-là.
    Et puis enfin les délais. Chaque action entraine un délai qui parait assez long. Les délais administratifs peuvent nous faire perdre un mois. Donc les délais de latence sont un vrai frein.
    Les avez-vous totalement ou partiellement levés ?
    Ils sont totalement levés car j’ai bouclé mon plan de financement, j’ai trouvé mon labo et je suis entourée de mentors.
    Quels moyens avez-vous mis en place pour lever ces freins ? 
    La patience et le réseau. Je ne suis pas restée seule. L’écosystème m’a beaucoup aidé. Toutes les solutions à ces freins je les ai trouvées via mon réseau.
    Vous êtes lauréates Réseau Entreprendre Essonne, qu’est-ce que l’association vous a apporté ?  
    Enormément. Au niveau de la fonction du Réseau Entreprendre, cela m’apporte de l’accompagnement. J’améliore ma vision de la gestion de ma société. Ils m’aident à cibler mes priorités et à évaluer mes KPI. Le Réseau m’a apporté un mentor qui s’y connait dans mon secteur d’activité. Son avis et l’expérience qu’il m’apporte est très importante pour ma société. Cela me permet d’avoir un backup, des personnes qui peuvent me soutenir sur l’aspect financier et nous conseiller.
    Le club me permet d’avoir une ouverture d’esprit pour améliorer la gestion de ma société au quotidien. Ils permettent d’avoir des réflexions sur des thématiques d’entreprise que je n’aurais peut-être pas eues si je n’étais pas dans ce réseau.
     
    Quels sont les obstacles auxquels vous devez encore faire face pour la poursuite de votre projet entrepreneurial ?
    Je pense que c’est lié à mon secteur qui est très concurrentiel :
    • La visibilité de la marque sur le volet communication et marketing
    • Tout ce qui est lié à la rentabilité de ma société est un obstacle
    Comment les surmontez-vous ?
    J’essaie d’être la plus agile possible en restant pragmatique, en étant créative au jour le jour pour trouver de nouvelles idées qui permettent de développer mes produits.
    J’essaie de me fixer des objectifs à court terme pour être agile et ajuster ces objectifs au jour le jour pour atteindre mes objectifs de long terme.
     
    Si vous deviez donner 3 conseils à une future cheffe d’entreprise pour l’aider à se lancer et oser l’entrepreneuriat, que vous lui donneriez-vous ?
    1. Être sûre de soi, et ne surtout pas laisser paraître qu’on ne l’est pas. Bien préparer ses dossiers, bien préparer ses pitchs pour toujours être sûre de soi, et maîtriser son sujet.
    2. Ecouter et bien noter les feedback positifs et négatifs. Garder tous les retours qu’elle peut avoir sur son projet même si sur le moment elle peut ne pas être d’accord. Garder à l’esprit que même les mauvais retours peuvent nous faire avancer. Ça ne veut pas forcément dire qu’il faut y adhérer mais les écouter.
    3. Être opportuniste dans le sens où il faut saisir l’opportunité qui se crée, on n’en voit pas toujours la valeur peu importe, si ça fait partie de son plan ou du hasard il faut la saisir.
    4. Quatrième conseil, ne jamais prendre un non pour acquis. On ne vous dit pas toujours oui du premier abord. Ta capacité à être persistante va te permettre d’aller au bout de ton projet.
    Ce n’est pas parce qu’on te dit non 1 fois, 2 fois, 3 fois que c’est acquis. Ce n’est peut-être pas le bon timing, pas le bon interlocuteur, il manque quelque chose à retravailler. Il faut retenter une fois le projet retravaillé. En persistant un interlocuteur m’a dit oui. J’ai pris le temps de faire le point sur le feedback qu’on m’a donné quand on m’a dit non. Ça a été l’occasion de prendre du recul et d’améliorer mon projet et mon business plan.
     
    Le fait d’entreprendre en tant que femme est-il une difficulté selon vous ?
    Dans certains cas, ça a pu être une difficulté, mais ce n’est pas seulement mon genre qui a apporté cette difficulté. Mon jeune âge, ne m’a pas toujours aidé pour être crédible auprès de certains interlocuteurs.
    Mais chez tous les accompagnateurs que j’ai rencontrés il y a une réelle volonté et une dynamique d’inclure les femmes dans l’entrepreneuriat. Au-delà de l’aspect pratique, le fait d’avoir des retours d’expérience d’entrepreneures a été hyper important.
     
  • Interview de Sophiatou NDIYAE, lauréate Wom’ENergy sur les freins rencontrés par les lauréates sur les difficultés d’entreprendre.

    Interview de Sophiatou NDIYAE, lauréate Wom’ENergy sur les freins rencontrés par les lauréates sur les difficultés d’entreprendre.

    Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?
    Je suis issue du milieu des RH puisque j’ai été à la direction d’établissement pendant une dizaine d’années en tant que responsable RH dans le secteur de la distribution, du transport et de la logistique. C’est un milieu essentiellement masculin donc très formateur pour une femme. Il faut réussir à prendre sa place !
    Cette expérience m’a beaucoup inspirée pour la création de mon entreprise.
    En effet, j’avais, au-delà des sujets qui incombe à une RH (relations sociales, développement des compétences, santé au travail), la responsabilité de la mise en œuvre de la politique diversité au sein de mes établissements.
    Il est vrai que malgré une volonté forte de la direction des entreprises, il y avait beaucoup de réticences chez certains managers ou collègues de travail à intégrer ou à maintenir en emploi des personnes en situation de handicap. Moi-même, en tant que Responsable RH, j’étais parfois démunie fasse à certaines situations, par manque de connaissances des solutions existantes.
    La réflexion s’est donc posée créer une entreprise autour de la question du handicap en entreprise.
    Toutefois, j’étais une experte RH mais pas une cheffe d’entreprise, j’ai donc décidé en accord avec mon employeur, de faire une formation à l’ESSEC sur l’entrepreneuriat. L’objectif était de me donner toutes les bases au pilotage d’une entreprise. Au terme de la formation qui a duré un an, j’ai lancé la création de mon entreprise :  Yumaincap
    Yumaincap est une entreprise solidaire d’utilité sociale de par son statut d’entreprise adaptée. L’entreprise adaptée est une entreprise agréée par les services de l’Etat DREETS qui prend l’engagement de recruter majoritairement des personnes en situation de handicap et de les accompagner d’un point de vue socio-professionnel.
    A date, 5 de nos talents sur 7 sont en situation de handicap chez Yumaincap.
    Notre mission est double :
    • Accompagner les entreprises à piloter efficacement leur ressources humaines. Nous proposons ainsi un service RH externalisé, partagé et adapté ;
    • Accompagner les entreprises à renforcer leur politique handicap par le recrutement, la sensibilisation, la formation et l’accompagnement des salariés 
    Nous montrons ainsi à nos partenaires qu’une entreprise peut être performante, efficace et économiquement viable, tout en ayant un engagement fort par la diversité de notre équipe.
     
    Une des difficultés peut être la méconnaissance ou la crainte de certains interlocuteurs sur le caractère social du projet.
    C’était quelque chose d’assez nouveau dans le milieu des RH et il a fallu réussir à convaincre nos interlocuteurs que le projet était viable et réfléchi.
    Pour ce qui est du côté finance, pas de difficultés car les banques étaient favorables à me prêter les fonds ainsi que le Réseau Entreprendre et France active.
     
    La réticence financière était plutôt de mon côté à l’idée de faire un emprunt  
    Après avoir obtenu le prêt Réseau Entreprendre, je n’ai jamais sollicité de prêt bancaire.
    J’ai toujours été réticente au prêt et en début d’activité c’est une prise de risque que je n’ai pas voulu prendre. Je me suis dit « tu as le prêt Réseau Entreprendre, limite-toi à ce prêt-là, on ne sait jamais ».
    Dans cette phase de démarrage et n’ayant pas de visibilité, je voulais au maximum préserver mon entourage en cas d’échec et donc ne pas m’engager sur des prêts trop conséquents.
     
    Le fait que je me sois lancée seule sur le projet,
    Les interlocuteurs ont de la réticence quand vous êtes seule à bord. Ils vous disent « Comment elle va gérer une boite en étant seule associée, est ce qu’elle se sent capable de le faire ? » ou encore « quand allez-vous vous associer ?»
    Or, de mon côté, je n’avais pas forcément envie de m’associer. Donc il fallait justifier ma capacité à mener le projet à fond en étant maman de 3 enfants.
    J’ai toujours su allier ma vie de famille à ma vie professionnelle
    Le projet Yumaincap est aussi un projet de famille, avec un soutien sans faille de mon mari, mes enfants, mes parents ce qui permet d’avancer sereinement.
    Les avez-vous totalement ou partiellement levés ?
    J’ai encore des investissements à faire, mais je les autofinance, je ne fais toujours pas de prêt.
    J’ai bien conscience que ces prêts peuvent m’apporter un coup d’accélérateur et me permettre d’aller plus vite mais « non pour le moment ».
     
    Quels moyens avez-vous mis en place pour lever ces freins ? 
    Je ne cherche pas nécessairement à lever le frein car cela fait partie de ma philosophie.
    Je sollicite d’autres sources de financement pour me permettre d’avancer (subvention, love money).
     
    Vous êtes lauréates Réseau Entreprendre Essonne, qu’est-ce que l’association vous a apporté ?  
    Déjà l’association, au moment de ma candidature m’a donnée confiance et m’a aidée à être plus ambitieuse pour le projet.
    Dès le dépôt de ma candidature on m’a dit « tu peux aller plus loin parce qu’il y a du potentiel sur ton projet. » On m’a donné confiance pour être plus ambitieuse sur mes projections notamment du fait de l’innovation sociale de l’offre.
    Ensuite, le fait de ne pas rester seule d’avoir un mentor avec qui je pouvais partager était essentiel.
    Il me challengeait pour me faire voir les choses que je ne voulais pas regarder, me faire sortir de ma zone de confort et m’aider à prendre du recul.
    Enfin les clubs étaient la bouffée d’oxygène du mois pour échanger en toute transparence avec ses pairs, partager ses joies, ses inquiétudes et ses ambitions.
     
    Quels sont les obstacles auxquels vous devez encore faire face pour la poursuite de votre projet entrepreneurial ? Comment les surmontez-vous ?
    J’ai de nombreux projets en tête mais le fait d’être seule à tendance à ralentir mes ambitions.
    Cela m’amène à me poser la question de m’associer. « Seule on va vite à plusieurs on va plus loin ! »
     
    Si vous deviez donner 3 conseils à une future cheffe d’entreprise pour l’aider à se lancer et oser l’entrepreneuriat, que vous lui donneriez-vous ?
    Conseil n° 1
    Ne pas rester isolée donc se rapprocher d’associations comme le Réseau Entreprendre mais d’autres institutions comme la chambre de commerce, les fédérations patronales ou tous réseaux qui permet de rencontrer du monde, échanger et créer des synergies.
    Conseil n°2 Se faire confiance et ne pas avoir peur d’être ambitieuse : « au fond de nous on espère beaucoup mais on se dit non c’est trop ». Il faut faire confiance à ses projections et ses choix.
    Conseil n°3 Ne pas avoir peur de l’échec, en fait c’est souvent la peur de l’échec qui empêche d’avancer. Ne pas avoir peur et y aller.
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