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Témoignages Lauréats Archives - Page 2 of 7 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Témoignages Lauréats

  • Nora Hakem, son parcours de franchisée Senior Compagnie

    Nora Hakem, son parcours de franchisée Senior Compagnie

    Lauréate de Réseau Entreprendre® Auvergne et franchisée Senior Compagnie, Nora Hakem partage son parcours d’entrepreneure dans le secteur de l’aide à domicile. Découvrez comment la franchise et notre réseau l’ont aidée à bâtir une entreprise solide et humaine.

    Vous avez entrepris en devenant franchisée de Senior Compagnie : pourquoi avoir fait ce choix ?

    J’ai effectivement entrepris il y a dix ans en rejoignant un réseau de franchise et tout particulièrement le réseau Senior Compagnie.
    L’idée d’entreprendre en franchise représentait pour moi une sécurité et une aide précieuse. Pour mes débuts dans l’entrepreneuriat, j’avais besoin d’être entourée et de ne pas me sentir isolée dans cette aventure parfois risquée.  À l’époque, J’avais deux enfants en bas-âge et j’avais toujours été cadre-salariée. Il me semblait donc plus rassurant de bénéficier de l’accompagnement d’un franchiseur.
    Le choix du secteur de l’aide à domicile auprès des personnes âgées ou en situation de handicap s’est imposé naturellement, même s’il s’agit d’un domaine très encadré et en constante évolution. Exercer auprès d’un public fragile nécessite une autorisation délivrée par le Conseil départemental. Le franchiseur m’a accompagné dès le départ pour accomplir cette démarche lourde mais indispensable.
    Aujourd’hui, le réseau Senior Compagnie m’apporte une véritable veille juridique, essentielle à mon activité, ainsi que de nombreuses fonctions support qui facilitent mon quotidien : communication, ressources humaines, paie, qualité, etc.
    Senior Compagnie compte désormais plus de 200 agences en France, ce qui me permet d’échanger régulièrement avec mes confrères et d’obtenir des réponses à mes problématiques bien plus facilement que si j’étais seule !

    Que vous a apporté l’accompagnement Réseau Entreprendre dans ce cadre ?

    Réseau Entreprendre®, en plus du prêt d’honneur qui m’a été octroyé, a été d’une aide précieuse. Lors de mon parcours Trempin, j’ai reçu des conseils, des idées nouvelles et des regards bienveillants de la part de chefs d’entreprise expérimentés. Cela m’a amenée à revoir et à améliorer certains points importants de mon projet, notamment en matière de gestion.
    Pendant les deux années d’accompagnement au sein du Club des Lauréats j’ai eu la chance d’évoluer aux côtés d’autres créateurs et repreneurs d’entreprise partageant les mêmes valeurs d’entrepreneuriat, d’entraide et de convivialité. Dix ans plus tard, nous continuons à nous retrouver chaque trimestre : ce sont toujours des moments d’échange riches, où nous partageons à la fois nos expériences professionnelles et nos états d’âme face aux défis du quotidien.
    Les réunions mensuelles, organisées par le réseau, abordant des sujets et thématiques incontournables pour les chefs d’entreprise, m’ont également permis d’acquérir des notions qui m’étaient totalement inconnues à l’époque. Par exemple, grâce à une réunion sur la cotation Banque de France, je comprends désormais parfaitement ce que signifie le courrier annuel que je reçois et j’en mesure l’importance pour mon entreprise

    Quelles problématiques de financement avez-vous rencontrées ? Comment avez-vous relevé ces défis ?

    Les premières difficultés sont apparues dès le montage du projet : comment trouver les financements ? Comment convaincre les banques ?
    Il est indéniable que les banquiers sont très sensibles à la validation du dossier par le Réseau Entreprendre®.  Avant cette validation, les premières banques rencontrées me proposaient des délais de traitement longs et des garanties importantes. Après la validation, les conditions ont été bien plus favorables.   
    Mon activité nécessitant beaucoup de besoin en fonds de roulement, j’ai pu utiliser le prêt d’honneur pour y répondre, ce qui a été un véritable levier. Mais, les défis de l’entrepreneuriat ne sont pas seulement financiers : il faut aussi gérer le recrutement, la relation commerciale, la gestion, la posture du dirigeant et parfois l’isolement. On n’apprend pas à devenir chef d’entreprise à l’école, on le devient au fil du temps, en osant construire et suivre son propre chemin.
    La première année d’activité, les finances doivent être suivies avec une rigueur chirurgicale. Chaque euro dépensé doit être comptabilisé et maîtrisé. Les salaires des collaborateurs sont une priorité, et il est bien sûr essentiel que le chiffre d’affaires soit au rendez-vous.
    L’équilibre des comptes se contrôle au quotidien. Lorsque certaines factures sont réglées avec des délais de paiement, il faut savoir trouver des solutions adaptées. Dans ces situations, l’expert-comptable et le banquier sont des interlocuteurs clés. Il est primordial de communiquer de manière transparente avec son expert-comptable, dont les conseils sont indispensables. Quant au banquier, son rôle est important ; il a su se montrer présent et m’a proposé des alternatives lorsque ma trésorerie s’est trouvée un peu fragile.
    La rencontre avec tous ces professionnels et notamment mon franchiseur Nicolas Hurtiger, fondateur de Senior Compagnie, ainsi que le Réseau Entreprendre® Auvergne a véritablement marqué un tournant dans mon parcours et contribué à la progression de mon entreprise.
  • Santé du dirigeant : surmonter le décès de son associé

    Santé du dirigeant : surmonter le décès de son associé

    Quelques mois après la reprise de DB Synergies, Boris Simunic, Entrepreneur-lauréat de Réseau Entreprendre® Franche Comté, perd son associé. Grâce à la prévoyance et à un solide accompagnement, il a su préserver son entreprise et poursuivre leur projet commun. Découvrez son témoignage.
    Boris Simunic, vous dirigez le groupe DB SYNERGIES. Pouvez-vous nous présenter votre activité et votre parcours de repreneur ?
    DB Synergies est un groupe industriel spécialisé en tôlerie, câblage et bobinage, composé de 4 sites de production (3 en France et 1 en Tunisie). Notre siège est situé dans le Jura et nous sommes accompagnés par 140 collaborateurs. L’entreprise travaille notamment pour le secteur aéraulique, médical, militaire, ferroviaire, la mobilité douce, mais aussi avec le secteur agroalimentaire. 80% de nos clients sont des grands groupes et 20% des PME.
    Avec un cursus dans le management et la gestion, j’ai toujours accompagné les chefs d’entreprises, que ce soit au sein de cabinets comptable ou en Chambre de commerce et d’industrie. Donc, l’idée de me lancer dans l’entrepreneuriat a émergé au fil des années.
    Ce projet de reprise est né avec un de mes amis, Dominique, qui avait un profil industriel. Nous avons signé le protocole de rachat de l’entreprise le 16 mars 2020, la veille du confinement du COVID. Pour DB Synergies, nous avions une stratégie ambitieuse de développement qui passait par la digitalisation de l’entreprise, des investissements en matériels de production importants et un fort développement commercial.
    Six mois après votre reprise, votre associé, et ami, est subitement tombé malade et est décédé quelques mois plus tard. Pouvez-vous nous expliquer l’impact que cette situation a eu sur votre entreprise, que ce soit pendant la maladie mais aussi après ce décès ? Comment avez-vous affronté la situation ?
    Effectivement, en janvier 2021, Dominique fait un malaise anodin un week-end. Rapidement, le diagnostic tombe. La maladie est très grave et va l’empêcher de revenir au bureau jusqu’à son décès un an plus tard.
    Alors que nous avions trouvé notre rythme de croisière, l’un sur l’industriel, l’autre sur le management et la gestion, je me retrouve du jour au lendemain, à piloter nos 3 usines, tout en étant affecté à titre personnel. Je préviens très rapidement le pool bancaire et les deux fonds d’investissement engagés à nos côtés. Par ailleurs, je mets en place un comité de direction temporaire avec les deux responsables de sites pour m’épauler sur le volet industriel. J’informe également les salariés. Je me rends chaque semaine chez Dominique pour le tenir informé de l’avancée de nos projets, en ne lui donnant que les éléments positifs pour qu’il puisse se concentrer sur son combat contre la maladie.
    Pendant toute cette période, qui a été lourde émotionnellement et en charge de travail, l’accompagnement par Réseau Entreprendre® Franche Comté a été essentiel, car il m’a permis de ne pas m’isoler. Avec mon accompagnateur, nous respections scrupuleusement notre rencontre mensuelle pour que je puisse partager ce que je vivais en toute sincérité.
    Au bout de quelques mois, ayant pris conscience que Dominique ne reviendrait pas, j’ai cherché un nouvel associé ayant une culture industrielle, que j’ai trouvé parmi mes amis. Ce dernier avait suivi notre projet de reprise. Il a intégré l’entreprise en septembre 2021, en tant que directeur industriel, salarié dans un premier temps, et est aujourd’hui mon associé.
    Il est important de noter que pendant toute sa maladie et après son décès, mon associé et sa famille ont été protégés. Ses frais de santé ont été pris en charge. Il n’a pas perdu en rémunération et surtout sa famille a été mise à l’abri financièrement après son décès.
    Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui fait face à ce types de difficultés ?
    Un projet entrepreneurial n’est pas un long fleuve tranquille. Le rôle de l’entrepreneur est d’anticiper et donc il faut anticiper aussi pour sa santé. Par mon expérience, je savais que cette partie assurantielle et santé était essentielle. Nous avions tous les deux une famille et des enfants mineurs. Lors de la préparation de la reprise nous avons donc réfléchi aux cas problématiques avec deux objectifs : protéger nos familles financièrement et poursuivre notre projet entrepreneurial. Nous avons donc souscrit une mutuelle, un contrat de prévoyance et diverses assurances.
    Je conseillerai de faire un vrai bilan sur les 3 volets suivants :
    • La mutuelle : quand on est entrepreneur, on peut tomber malade ou simplement être en incapacité temporaire. Cette incapacité peut rapidement avoir un impact sur le chiffre d’affaires et donc le budget de la famille. Dans notre cas, la mutuelle a pris en charge les frais de santé de mon associé mais a aussi payé ceux liés aux obsèques.
    • La prévoyance : elle permet à l’entrepreneur de ne pas avoir de décote de rémunération, pendant une maladie, avec la prise en charge des indemnités journalières et à la famille, de toucher un capital au moment d’un décès. Dans notre cas, ces deux aspects ont été essentiels.
    • Les assurances : ce 3e volet permet de prévoir la survie de l’entreprise et la protection de la famille en cas de décès. Dans notre situation, nous avions signé une assurance croisée entre associés, car la garantie homme-clé nous semblait moins adaptée à notre situation : si un des deux associés venait à disparaître, l’autre devait se voir verser une somme d’argent sans fiscalité. Nous avions mentionné dans le pacte d’associés que cette somme devait servir d’un côté, à racheter les parts de l’associé disparu à sa famille afin de mettre celle-ci à l’abri financièrement, et de l’autre, devait être utilisée pour l’entreprise. La formule de valorisation de l’entreprise a même été précisée dans le pacte d’associés. Dans notre cas, cette assurance a permis de réorganiser capitalistiquement l’entreprise avec le départ des fonds qui nous accompagnaient, mais surtout de pouvoir continuer cette aventure entrepreneuriale. Nous avions également prévu chez le notaire un mandat de protection future en cas d’invalidité et un mandat à effet posthume conjointement.
    Je tiens à dire que nous avions bien fait de prévoir tous ces aspects. Les organismes d’assurances, de prévoyance et de santé ont été à nos côtés et je tiens à les remercier ! Ainsi, le plan de développement que nous avions défini avec Dominique pour 5 ans, a été réalisé en 3 ans et demi. C’est le plus bel hommage que je pouvais lui rendre.
  • Crédit coopératif et Lökki Kombucha : le financement d’une économie durable

    Crédit coopératif et Lökki Kombucha : le financement d’une économie durable

    Nina Lausecker, vous avez cofondé Lökki Kombucha et vous vous décrivez comme des « brasseurs passionnés de kombucha, kéfir et autres joyeusetés fermentées ». En quoi consiste votre activité ?
    Nous fabriquons des boissons vivantes, bio et équitables dans notre atelier du Sud-Est de la France. Le kombucha, kéfir des fruits et ginger beer sont les ancêtres de nos sodas industriels. Ils sont aussi une bonne alternative à l’alcool (apéro coloré et pétillant garanti). Nous fermentons tout ce petit monde pendant plusieurs jours puis le mettons en bouteille pour le commercialiser dans les magasins bio spécialisés sous la marque Lökki.
    Vous êtes Société à mission depuis 2021, très engagée sur l’impact. Pourquoi avoir fait ce choix ? Comment se traduit-il concrètement dans l’activité de votre entreprise ?
    Lökki est né de mon association avec Sebastian. Lui est un grand passionné des boissons fermentées. Il développe toutes nos recettes et trouve le mariage parfait d’ingrédients pour apporter originalité, équilibre et bienfait à nos recettes. Pour ma part, j’ai très jeune eu la conviction qu’il fallait contribuer à un monde nouveau, à œuvrer pour la transition. Nous avons donc décidé de combiner nos compétences pour créer une entreprise qui « cultive les ferments d’un autre monde » par le biais de nos produits mais aussi via nos pratiques d’entreprise.
    En termes de pratiques d’entreprise engagée nous avons mis en place une gouvernance participative, le partage de la valeur avec un accord d’intéressement distribuant 20% de nos bénéfices aux salariés. Nous menons des actions en faveur de la qualité de vie au travail, de la décarbonation (autonomie à hauteur de 80% en électricité grâce à nos panneaux solaires made in France). Nous travaillons aussi sur notre impact au regard de la biodiversité depuis que nous avons fait la convention des entreprises pour le climat.

    Compte tenu de votre engagement, avez-vous rencontré des enjeux spécifiques de financement ? Comment les avez-vous résolus ?

    Quand nous avons présenté notre premier business plan en 2015, nous en avons forcément étonné plus d’un. Pour autant nous avions dès l’origine décidé de passer par des acteurs engagés. Nous avons, par exemple, dès le premier jour, acheté notre électricité chez Enercoop pour soutenir la production d’électricité verte en local.
    De la même manière, nous n’avons contacté que le Crédit Coopératif pour nos premiers financements, connu pour être une banque coopérative engagée pour un monde plus durable et plus solidaire. C’est une des banques françaises au plus faible impact carbone notamment parce qu’ils refusent de financer l’extraction des énergies fossiles et les pesticides de synthèses. Et grâce à notre accompagnement par Réseau Entreprendre® Rhône Durance et BpiFrance, le Crédit Coopératif nous a suivis pour financer notre premier crédit (25k€ à l’époque).
    Par la suite, la NEF, une autre banque très engagée, est venue compléter les financements ainsi que Réseau Entreprendre®car nous sommes devenus lauréats en Croissance, puis le Réseau Initiative, France Active et BpiFrance.

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite poursuivre dans la voie de l’impact?

    Sur notre projet de création, Réseau Entreprendre® nous a beaucoup apportés sur la dimension accompagnement entrepreneurial, économique, gestion, management.

    Sur le volet Impact plus particulièrement, je conseille de se faire accompagner par des réseaux bienveillants comme le Coq Vert de BpiFrance, le Mouvement Impact France ou bien encore la Convention des Entreprises pour le climat. Réseau Entreprendre ® a également lancé un programme « Impact en 3 étapes » qui est un bon point de départ en termes de sensibilisation.
    Nous avons aussi décidé, dès le premier jour, de nous faire auditer par Ecocert sur le cahier des charges For Life (iso 26000) pour mesurer notre progression annuelle. Dans le sud de la France, nous avons aussi la chance d’avoir le parcours CEDRE qui permet d’être accompagné gratuitement par des experts RSE très structurants.

    Notre conviction c’est que l’impact ne peut plus être un simple vernis communicationnel de nos jours. Face à un monde de plus en plus incertain, les entreprises doivent travailler sur leur adaptabilité et sur le lien qu’elles ont avec le vivant/l’environnement sous toute ces formes. C’est une condition sine qua non à leur survie à terme ainsi qu’à celle de nos enfants.
  • Brumstyl, une reprise réussie dans la brumisation

    Brumstyl, une reprise réussie dans la brumisation

    #2 – Des PME au cœur du développement économique des territoires

    Jérôme Recoing a repris en 2022 Brumstyl, une entreprise spécialisée dans la brumisation haute pression, une technologie innovante qui injecte de l’eau à 70 bars pour créer des microgouttelettes fines utilisées notamment pour faire face au changement climatique. Un parcours marqué par l’accompagnement humain de Réseau Entreprendre® Drôme Ardèche et TotalEnergies. Découvrez son aventure.

    Jérôme Recoing, vous avez repris Brumstyl, une entreprise spécialisée dans la brumisation à haute pression. En quoi consiste précisément votre activité ?

    Brumstyl est une entreprise fondée en 2006, que j’ai reprise en 2022. Nous intervenons exclusivement en BtoB sur un marché de niche : la brumisation haute pression. Il s’agit d’injecter de l’eau à 70 bars afin d’obtenir des micro-gouttelettes très fines, utilisées dans des contextes variés. Nos solutions s’appliquent à quatre grands secteurs : les collectivités territoriales pour rafraîchir les espaces publics, les écoles ou les parcs, l’agriculture et l’élevage pour réguler la température des serres ou améliorer le bien-être animal ; les travaux publics et les carrières pour limiter poussières et odeurs ; enfin l’industrie, où la maîtrise de l’hygrométrie est essentielle à la fois pour les processus de production et le confort des salariés.
    Nous avons intégré un bureau d’études en interne dès la reprise, sommes certifiés ISO 9001, et réalisons environ 30 % de notre chiffre d’affaires à l’international, principalement en Afrique et en Europe. En deux ans, l’équipe est passée de trois à neuf collaborateurs et nous avons récemment emménagé dans de nouveaux locaux près de Valence, fin 2024.

    Vous avez été accompagné par Réseau Entreprendre® Drôme Ardèche. Quel rôle cet accompagnement a-t-il joué dans votre parcours de repreneur ?

    L’apport principal a été humain. J’ai bénéficié, durant deux ans, d’un accompagnement personnalisé, avec le regard croisé d’autres chefs d’entreprise. Cela m’a permis de prendre du recul, de me poser les bonnes questions et d’être challengé de manière bienveillante. Mais ce qui a véritablement marqué cette période, c’est la relation que j’ai nouée avec mon accompagnateur, un industriel reconnu de la région. C’était son premier engagement dans ce rôle, et nous avons rapidement tissé un lien de confiance. Il m’a offert une perspective différente, une vision industrielle de long terme. Il a même pris le temps de recevoir mes collaborateurs dans son entreprise pour échanger avec eux. Il a su transmettre à une petite structure comme la nôtre des méthodes et des réflexes propres à de grands groupes. Nos rendez-vous mensuels ont été autant de respirations que de moments stratégiques.

    En quoi la reprise d’entreprise présente-t-elle, selon vous, des enjeux spécifiques par rapport à une création ?

    Reprendre, c’est à la fois préserver ce qui fonctionne et impulser une nouvelle dynamique. Il faut réussir à rassurer les équipes, conserver la confiance des clients, tout en affirmant une vision. C’est une démarche délicate, qui exige de la lucidité, de l’écoute et la capacité à porter un changement tout en respectant les savoir-faire.

    Vous avez également bénéficié de l’accompagnement de TotalEnergies. Que vous a apporté cet accompagnement complémentaire ?

    TotalEnergies est intervenu en complément de celui de Réseau Entreprendre®. Le partenariat a été à la fois financier et humain. Très rapidement, nous avons noué un lien direct avec Thierry Dutilloy, le directeur régional Auvergne-Rhône-Alpes, qui a vu dans Brumstyl une entreprise innovante, en phase avec les enjeux actuels et de demain liés à l’eau. Nous avons bénéficié d’un prêt à taux zéro de 20 000 euros, en lien avec nos projets de recrutement. Mais l’échange est allé au-delà : nous avons pu partager nos ambitions de développement, notamment sur le plan immobilier et humain. Nous avons aussi été invités à intervenir sur le stand de TotalEnergies au salon des Maires, pour témoigner de notre partenariat avec la ville de Vénissieux autour d’un projet concret que nous avons mis en place pour eux. Ce fut l’occasion de présenter nos solutions aux collectivités, de valoriser notre approche durable et de gagner en visibilité.

    Vous êtes présents en Europe, en Afrique et amorcez un développement en Amérique. Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite se lancer à l’international ?

    L’international ne s’improvise pas : il faut y aller avec méthode. Il faut structurer sa démarche, bien s’entourer, choisir ses marchés avec discernement. Le succès repose en grande partie sur la qualité des relais locaux, leur compréhension du terrain et leur capacité à représenter fidèlement l’entreprise. Mais cela suppose aussi une mobilisation interne forte : l’international impacte toute l’organisation, il faut embarquer les équipes dès le départ.
    Enfin, il est essentiel de sécuriser les aspects juridiques et contractuels et de s’appuyer sur des réseaux expérimentés comme Réseau Entreprendre® ou TotalEnergies, qui peuvent jouer un rôle stratégique et opérationnel décisif.
  • Intégrer l’IA dans son entreprise, l’expérience Dignamik

    Intégrer l’IA dans son entreprise, l’expérience Dignamik

    Pour beaucoup de petites entreprises, l’introduction de technologies avancées telles que l’intelligence artificielle peut sembler hors de portée. Pourtant, certaines d’entre elles montrent la voie en intégrant efficacement ces outils pour améliorer leur productivité et la qualité de leurs services. Léo Haccoun, cofondateur de Dignamik, basé dans les Alpes de Haute Provence et accompagné par Réseau Entreprendre® Alpes du Sud, partage son expérience et ses conseils sur l’intégration de l’IA dans son entreprise.

    Je suis le cofondateur d’une petite société d’une dizaine de personnes basée dans les Alpes de Haute Provence, créée il y a 5 ans. Nous sommes spécialisés dans la visibilité des petites entreprises, principalement les commerçants, artisans, indépendants et associations à travers 2 métiers. D’une part, nous développons un logiciel spécifique pour améliorer la visibilité et la notoriété de ces petites entreprises. D’autre part, nous avons créé une agence pour utiliser cet outil au nom de nos clients. Aujourd’hui, nous couvrons quatre domaines : réseaux sociaux, sites web, un média local que nous développons et que nous animons, et marketing.

    Qu’est-ce qui vous a motivé à intégrer l’IA dans votre entreprise et quels étaient vos objectifs de départ ?

    Depuis le début, nous avons eu une culture de Lean management, visant à optimiser nos processus et gagner du temps sur certaines tâches pour nous concentrer sur ce qui a le plus de valeur pour nous, c’est-à-dire passer plus de temps avec nos clients. L’IA nous a permis d’accélérer le développement, tant sur l’aspect code que marketing, augmentant notre productivité et la qualité de nos services. Au départ, nous étions curieux de ces outils sans avoir d’idées précises sur leur utilisation dans l’entreprise. Nous avons exploré les possibilités offertes par l’IA et les avons intégrées progressivement dans nos processus lorsque l’IA nous a apporté un vrai atout.

    Comment avez-vous fait pour que l’IA soit adoptée par vos équipes ?

    Le sujet peut être ressenti comme une crainte par les collaborateurs. Nous avons présenté l’IA aux équipes en expliquant son potentiel et en construisant ensemble son intégration dans nos processus. Nous avons pris des mesures individuelles et collectives, comme des points trimestriels et des brainstormings, et avons mis en place un canal de veille de type WhatsApp pour les nouveautés autour de l’IA qui sont très nombreuses. L’objectif était de montrer que l’IA est un outil pour améliorer la productivité, non pas pour remplacer l’humain. Nous avons démultiplié le nombre de rédaction de contenus réalisés et doublé par deux notre productivité.

    Quels conseils donneriez-vous à d’autres dirigeants de TPE-PME par rapport à l’intégration de l’IA dans leur entreprise ?

    Je leur conseillerais de faire de la veille quotidienne et de sensibiliser leurs équipes à l’intérêt de l’IA pour améliorer leur confort de travail et leur productivité. Organiser des colloques avec d’autres entreprises pour partager des retours d’expérience est également très bénéfique. Enfin, il est important de continuer à travailler sur son SEO même si les positions générées par l’IA peuvent changer le comportement des internautes.
    En conclusion, fuyez cette fausse croyance que l’IA va remplacer l’humain… Elle va l’améliorer, du moment qu’on sait la maîtriser et contrôler.
  • Textifloor, la solution éco responsable pour les revêtements de sols

    Textifloor, la solution éco responsable pour les revêtements de sols

    #1 – Des PME au cœur du développement économique des territoires

    Pour ce premier volet de notre websérie consacrée aux « témoignages d’entrepreneurs sur la transition environnementale », nous rencontrons Thomas Letiers, fondateur de Textifloor et lauréat de Réseau Entreprendre® Nord. Il revient sur son parcours, les engagements environnementaux de Textifloor et l’accompagnement de Réseau Entreprendre® Nord et TotalEnergies.

    Thomas Letiers, vous avez lancé Textifloor en 2012 dans les Hauts de France avec comme objectif de proposer une solution éco-responsable aux entreprises pour leur revêtements de sol. Pouvez-vous nous dire comment Textifloor accompagne concrètement les entreprises et les collectivités dans ce domaine ?

    Chez Textifloor, nous avons fait le pari de réinventer le cycle de vie des revêtements de sols dans une logique d’économie circulaire et d’économie de la fonctionnalité. Notre objectif est d’améliorer l’impact environnemental des sols. En effet, 95% des anciens sols finissent en DIB (Déchet industriel banal ) alors que ceux-ci sont recyclables. Les revêtements de sols sont en moyenne remplacés tous les 7 ans alors qu’ils sont conçus pour en durer 15…  Notre approche repose sur un processus complet et durable : conseil, pose sans colle, maintenance régulière, dépose soignée, nettoyage approfondi, stockage optimal et réutilisation ou recyclage. Ce parcours garantit la durabilité des revêtements de sols tout en minimisant leur impact environnemental.
    Nous accompagnons nos clients en leur proposant des solutions responsables adaptées à leurs besoins : gestion complète de leurs sols souples, location des revêtements de sols, réutilisation dans de nouveaux espaces et réduction significative des déchets. En offrant une alternative économique et écologique, nous facilitons leur transition vers des pratiques plus durables tout en préservant leurs budgets.

    Parcours du fondateur – Comment en êtes-vous arrivé à créer une entreprise dans ce secteur ?

    Evoluant dans un environnement familial qui travaille en partie dans les revêtements de sols et après des études d’ingénieur textile, je me suis naturellement tourné vers le monde du sol. Fort de mes 10 années d’expérience en entreprise de conseil, j’ai souhaité créer ma société dans un secteur que je connaissais bien avec la prise en compte d’un impact environnemental positif. Les nombreuses problématiques rencontrées durant les 12 dernières années ont fait évoluer en permanence notre offre en améliorant sans cesse l’impact environnemental.

    En quoi votre modèle contribue-t-il à la transition environnementale et à la réduction de l’empreinte écologique des entreprises ? Pouvez-vous nous préciser ce que vous avez mis en place en faveur du recyclage et du réemploi des revêtements de sols ?

    Notre objectif est de réduire l’impact environnemental des sols pour nos clients tout en prolongeant leur durée de vie, grâce à un processus en cercle vertueux en plusieurs étapes incluant le conseil sur le choix des sols avec une pose sans colle, une maintenance régulière, une dépose soignée, ainsi que le réemploi des dalles via un nettoyage approfondi, un stockage optimal et une réinstallation conforme aux standards.
    Les chutes et dalles endommagées sont, quant à elles, envoyées en recyclage vers des filières spécialisées, avec un effort constant d’amélioration du processus.
    Ces pratiques concrètes prolongent la durée de vie des sols tout en les adaptant aux principes de l’économie circulaire.

    Textifloor est lauréate de Réseau Entreprendre® Nord et vous avez également été accompagné par TotalEnergies. Quels ont été les atouts de ces accompagnements au bénéfice de votre entreprise ?

    Le Réseau Entreprendre® Nord et TotalEnergies nous ont permis d’accélérer notre transition vers des solutions encore plus innovantes et de renforcer nos partenariats locaux. Grâce au prêt à taux zéro de 30 k€ de TotalEnergies octroyé en 2024 et à celui de Réseau Entreprendre®, nous avons ainsi pu investir et développer nos outils de réemploi et de recyclage. Cette collaboration nous a également permis de prendre du recul sur notre concept et de travailler sur notre stratégie d’entreprise sans perdre de vue notre objectif de solution éco-responsable.
    Le réemploi de revêtements de sols, c’est une solution concrète et durable qui allie économie, design et responsabilité environnementale.
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #08

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #08

    8e portrait de notre série RÉ’Elles ! Deux jeunes cheffes d’entreprise qui ont l’entrepreneuriat dans la peau. Elles ont uni leurs forces pour faire bouger les lignes du retail, dont 80% sont issus du prêt-à-porter. Grâce à l’accompagnement de Réseau Entreprendre®, elles espèrent atteindre la première marche du Podium.

    L’entrepreneuriat comme une seconde peau 

    De belles histoires naissent souvent sur les bancs d’école. Celle de Mathilde Artale et Charlotte Guinnebault en fait partie. Elles se sont rencontrées en 2021 à l’ESCP Business School, en mastère spécialisé « Innover & Entreprendre ». La première est native de Marseille, la seconde du Chesnay, en région parisienne. Les deux jeunes femmes partagent une même passion pour l’entrepreneuriat et l’environnement. « Et cela depuis toujours », confie Mathilde qui, a 25 ans, a déjà trois entreprises à son actif : Golf_tous, Lmconcept et Artalys.  
    Pour valider leur formation, les étudiantes doivent monter un projet d’entreprise, innover à partir d’une feuille blanche. Elles créent la première version de Podium, un site en ligne de location de vêtements pour femmes. « La première année, Charlotte a piloté seule l’entreprise car j’étais engagée sur le projet Artalys », précise Mathilde. En octobre 2022, Charlotte lui demande de la rejoindre. Échaudée par une première expérience malheureuse avec un associé, Mathilde hésite et finit par répondre oui, après cinq longs mois de réflexion et de travail avec celle qui deviendra son associée. 

    Le futur du retail est circulaire 

    De mars à septembre 2023, Podium est incubée à Station F, à Paris. Les deux associées trouvent rapidement des financements auprès de Réseau Entreprendre® Essonne (50 000€), Bpifrance (30 000€) et Station F (10 000€).

    L’idée de Podium est partie du constat qu’on ne porte qu’un tiers des vêtements de notre dressing, soit parce qu’ils ne nous vont plus, soit parce qu’ils ne nous plaisent plus ou alors parce que nous les avons achetés sur un coup de tête ou pour une occasion particulière. « Non seulement c’est une perte d’argent et de temps mais question environnement, il n’y a pas pire ! Nous avons trouvé une alternative intéressante dans le concept de la location qui fonctionne très bien aux États-Unis depuis une quinzaine d’années », explique Mathilde.  
    Cette approche plus responsable ne s’applique pas uniquement au prêt-à-porter. « Une perceuse, on l’achète et on l’utilise 7 minutes en 20 ans, pourquoi ne pas plutôt la louer ? », s’interroge-t-elle ? Et ainsi de suite…  Près de deux ans après sa création, Podium a donc changé de business model : « Nous avons choisi le B2B pour accompagner les marques qui ne savaient pas trop comment proposer ce type de service. Fort d’une première expérience en B2C, nous étions désormais capables d’appréhender le marché et la logistique », explique-t-elle.  
    Podium s’affiche désormais comme le prestataire et le partenaire des retailers, dont 80% sont issus du prêt-à-porter, qui souhaitent se lancer dans l’économie circulaire. « Nous donnons aux marques le pouvoir d’agir ! », lance Mathilde qui gère la création de partenariats, les RH et les finances et laisse à son associée la vision et la création de concepts pour les marques. « Mais c’est ensemble que nous prenons les décisions », précise-t-elle.  

    L’impact comme motivation première

    Les jeunes femmes se sont tournées vers Réseau Entreprendre® Essonne dont elles apprécient particulièrement, au-delà du prêt d’honneur et de l’accompagnement accordés, les valeurs véhiculées par l’association, et notamment l’entraide. « Les membres de Réseau Entreprendre® ont cru dans notre projet dès le départ alors que nous n’avions pas encore passé le comité d’engagement », n’oublie pas Mathilde.  
    Lauréates 2023, elles bénéficient d’un accompagnement individuel pendant 3 ans. « Notre accompagnatrice Hélène est avocate, experte dans le juridique et le légal, une compétence que nous n’avions pas. Elle nous donne des clés pour nous aider à négocier avec de grandes marques. Elle est géniale, elle croit au projet. Elle essaie en permanence de nous challenger, c’est à la fois grisant et très motivant ».   
    Pousser une innovation n’est pas si simple, même si le sujet semble aujourd’hui porteur. « Faire passer une idée qui n’existe pas c’est compliqué et cela prend du temps. Mais le jour où ça matche, on peut espérer avoir un réel impact », estime Mathilde. Entrepreneuses tenaces et férues de travail, les deux jeunes femmes sont avant tout des passionnées. Et il en faut de la passion pour développer un tel projet dans un marché, en crise. « Oui, il y a des frustrations car nous avons parfois le sentiment que les choses n’avancent pas aussi vite que nous l’aurions espéré. Des projets lancés en début d’année ont été reportés à cause de la crise. De notre côté, tout est prêt, nous attendons le GO de nos clients qui ont la volonté d’agir mais qui ont aussi leurs contraintes économiques ». Alors en attendant des conditions plus favorables, Mathilde et Charlotte comptent sur les missions de conseil qui leur sont confiées pour développer l’entreprise et gagner en notoriété.   

    Entreprendre pour s’épanouir 

    Malgré les aléas, leur passion pour l’entrepreneuriat reste intacte. « Je veux être entrepreneuse, je l’ai toujours voulu et je sais que ce n’est pas facile. C’est un marathon perpétuel qui se prépare chaque jour. Avec Charlotte, nous aimons dire que nous sommes des jardinières : nous semons chaque jour des petites graines qui un jour germeront. C’est l’objectif final qui nous motive, celui de pouvoir proposer un portant à la location dans toutes les boutiques de France. Que cela se fasse avec ou sans nous, j’ai tout simplement envie que le concept existe pour moi et dans toutes les phases de ma vie. Mais les marques sont encore un peu réticentes à l’innovation », regrette Mathilde.
    Du haut de ses 25 ans, la jeune femme sait déjà qu’elle ne trouvera son épanouissement que dans l’entrepreneuriat. « Aucun autre job me plaît, encore moins l’idée du salariat. J’ai besoin de toucher à tout pour me sentir épanouie. En réalité, ce qui m’intéresse c’est l’impact que je peux laisser sur la société, peu importe le secteur d’activité », martèle-t-elle.

    Toujours y croire 

    À la question « Quelle est la figure entrepreneuriale qui vous inspire ? », Mathilde lâche un étonnant Orelsan, rappeur, compositeur, réalisateur… et chef d’entreprise. « J’ai vu un reportage sur sa vie qui m’a captivée. Pendant 10 ans, personne n’a cru en lui. Il était passionné et y a toujours cru. Il n’est pas que rappeur, il est également producteur, écrit des chansons, a créé Avnier, une marque de mode streetwear. Il part de loin, il a toujours eu envie d’être disruptif, d’avoir un impact. C’est aussi pour cela que j’entreprends aujourd’hui ! Et puis, il a eu un sacré bad buzz mais il a continué, malgré tout. Sa persévérance m’émeut et me guide », confie-t-elle. Jours meilleurs est la chanson qui la touche et l’inspire le plus. « La fin du désert se cache peut-être derrière chaque dune »…  
  • Nadia Aftis, marche pour l’inclusion

    Nadia Aftis, marche pour l’inclusion

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #14 Nadia Aftis, porteuse de la flamme

    Ce sont les yeux remplis d’étoiles que la lauréate de Réseau Entreprendre ® 93 revient de son expérience de porteuse de flamme Olympique.

    Nadia Aftis, co-fondatrice de FKM Mobilité, incarne l’innovation et l’inclusion. Son entreprise est spécialisée dans le transport des personnes à mobilité réduite. Elle offre à ses clients la liberté de se déplacer facilement et de pouvoir profiter comme tout un chacun des loisirs qu’ils aiment.
    Rencontre avec cette combattante de la démocratisation du handicap. 

    En quelques mots, peux-tu résumer ton parcours

    Maman de 3 enfants j’ai travaillé 20 ans dans le public comme chargée de missions chez EDF. Je ne m’épanouissais pas, ça ne rentrait pas en phase avec mes valeurs. Et puis il y a eu la naissance de mes garçons, dont l’un est en situation de handicap.
    J’ai vécu les complications et compris le manque de structures adaptés pour et dans les transports. J’ai créé FKM Mobilité pour permettre à toute personne en situation de handicap d’avoir accès à la culture et aux activités sportives, favorisant l’inclusion.
    Le sport est important pour moi, jeune j’ai pratiqué l’athlétisme et la natation. J’ai aussi une association qui s’appelle au cœur d’Épinay qui vient en aide aux familles en situations précaires et touchées par le handicap. 

    Pourquoi es-tu devenue entrepreneure ?      

    J’ai été entrepreneuse malgré moi ! En voulant inscrire mon fils au sport, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de section adaptée là où j’habitais et je devais l’amener à 1h30 de chez moi. Je n’ai pas trouvé de transport pour lui. C’est ce qui m’a décidé à créer FKM Mobilité. Je pense qu’on n’est pas prédestiné à devenir entrepreneure, soit on baigne dedans par sa famille, soit on le devient. Et dans ce cas, c’est lié à quelque chose de personnel. Il y a toujours un déclic ! de ses propres décisions. 

    En quoi le sport t’est-il utile dans ta vie d’entrepreneur ?   

    J’ai été entrepreneuse malgré moi ! En voulant inscrire mon fils au sport, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de section adaptée là où j’habitais et je devais l’amener à 1h30 de chez moi. Je n’ai pas trouvé de transport pour lui. C’est ce qui m’a décidé à créer FKM Mobilité.

    Je pense qu’on n’est pas prédestiné à devenir entrepreneure, soit on baigne dedans par sa famille, soit on le devient. Et dans ce cas, c’est lié à quelque chose de personnel. Il y a toujours un déclic ! 

    Pourquoi et comment es-tu devenue porteuse de la flamme olympique ? Quelles sensations cela fait de participer à un tel projet ? 

    C’est par le biais de Lynda Fekiri, de l’association All’inclusive. On travaille ensemble en donnant accès à des activités culturelles à des enfants atteints d’autisme.

    Lynda a reçu le trophée « Elles de France » il y a 2 ans et a été choisie pour porter la flamme. Elle a voulu que nous la portions ensemble car elle-même en situation de handicap (TDAH), elle a souhaité que je l’accompagne a géré son stress et ses émotions durant cette journée. C’était incroyable ! Les gens étaient heureux, fiers que la flamme passe chez eux.
    Ce que j’ai adoré, c’est que pendant ces 200 mètres à Saint-Denis, il n’y avait ni religion, ni couleur de peau, ni parti politique, ni riche, ni pauvre. On était juste unis !

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    On a toujours des objectifs à atteindre. On n’a pas la même ligne de départ mais on a la ligne d’arrivée. Un entrepreneur qui est déterminé à ouvrir son activité, a constamment la tête à ça. Il doit rester déterminé et concentré sur son objectif final. C’est pareil pour un sportif. Il doit toujours donner le meilleur et améliorer ses performances

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    On s’est choisi mutuellement ! J’avais besoin d’acteurs solides à mes côtés pour monter cette boîte qui a du sens et de la valeur. On s’est retrouvé là-dessus !
    Réseau Entreprendre ® c’est top sur tous les plans. Vous bénéficiez d’un prêt d’honneur pour démarrer ou développer votre entreprise. Vous êtes entouré par des entrepreneurs de qualité qui apportent leurs regards. Quand on a la tête dans son bébé [entreprise], on ne voit pas forcément ce qui ne va pas. On prend des conseils d’experts et on évite de faire les mêmes erreurs.  

    Quel est ton plus grand succès ?       

    Ma boîte ! Et d’avoir été partenaire officiel de l’évènement Inclusive’day en avril. C’est le plus grand évènement autour du handicap qui permet de rencontrer les entreprises inclusives. 

    Ton pire échec ?       

    C’est de ne pas pouvoir accompagner plus de personnes en situation de handicap.  Ma société ne peut pas être conventionnée comme les taxis et les ambulances. Je ne peux travailler qu’avec des entreprises et des Ephad. Les particuliers ne peuvent pas bénéficier de bons de transport. Mon combat c’est faire bouger les institutions !

    En tant qu’entrepreneure ?         

    Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis. Je suis alignée avec mes valeurs ! 
  • Enoch Effah, champion de boxe, percute l’échec

    Enoch Effah, champion de boxe, percute l’échec

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #13 Enoch Effah

    Véritable révélateur de potentiels, Enoch Effah, ancien champion de boxe, met toute son énergie pour aider les autres à créer de la valeur. Chargé de mission pour le groupe IGS, il contribue au développement international d’écoles de commerces. En parallèle, il accompagne des décideurs qui veulent être des « champions du quotidien ».

    Le triple champion du monde de boxe, double champion d’Europe, est aussi conférencier et auteur de « 12 rounds pour exister au-delà des échecs« .  
    Avec cette nouvelle approche de l’échec, il a créé la méthode Nokefa.
    Rencontre avec ce lauréat Réseau Entreprendre® Yvelines. 

    En quelques mots, peux-tu résumer ton parcours sportif de champion et professionnel  

    J’ai entrepris ma vie par le sport. J’ai choisi la boxe française en me fixant un objectif ambitieux : devenir champion du monde en 5 ans. J’ai regardé ce qu’il fallait faire quotidiennement pour optimiser ses chances et j’ai travaillé double ! J’ai pu être formé à l’INSEP. 
    Je voulais aussi être diplômé dans ce qui me permettrait de faire du développement et de la gestion d’entreprise. Après une licence de management obtenue en 2011, j’ai rejoint l’incubateur de l’ESSEC côté entrepreneuriat social et solidaire. J’ai terminé avec un master dirigeant entrepreneur.

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ?      

    Le parcours de ma mère m’a beaucoup inspiré. J’ai compris qu’être femme et être entrepreneure était un pléonasme ! Il n’y a qu’en créant de la valeur qu’on peut apporter de la valeur.
    L’entrepreneuriat, c’est pour moi une manière de pouvoir répondre à un maximum de problèmes avec le moins de limites possibles tout en assumant les conséquences de ses propres décisions. 

    En quoi le sport t’est-il utile dans ta vie d’entrepreneur ?   

    J’ai été champion du monde 3 fois, resté invaincu toutes disciplines confondues jusqu’en 2017. Ce n’était pas par le fruit du hasard ou de la chance. Non ! C’étaient des habitudes mise en place. Et cette méthode, je l’ai adaptée à l’entrepreneuriat. J’ai mis en place des rituels de travail qui m’ont permis d’évoluer très rapidement.

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    On retrouve les mêmes situations. Par exemple, prendre des décisions dans des situations incertaines et changeantes. Voir le changement comme une habitude et non pas en avoir peur ; c’est super important. 
    Il y a aussi la capacité à rebondir.
    En sport, on a beaucoup de confrontations à l’échec. On commence et on sait que, quoi que l’on fasse, on va nous mettre en situation d’échec. Le but de l’exercice est d’aller le plus loin possible, car derrière l’échec, il y a une opportunité.  C’était un bon entraînement pour devenir entrepreneur.
    Mon accompagnateur chez Réseau Entreprendre® m’a dit un jour « Tu fais comment en boxe quand tu perds un combat ? C’est la mort ou c’est une manière de revenir plus fort ? ».

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    J’ai rencontré différentes personnes qui en faisaient partie. La valeur de réciprocité m’a interpellé. Le Réseau Entreprendre® incarne vraiment ça. Se connecter avec des personnes qui redonnent le fruit de leur expérience m’a beaucoup inspiré. Évoluer aux côtés de « mentors », avec l’idée d’apprendre et de pouvoir transmettre à mon tour.

    Quel est ton plus grand succès ?       

    C’est d’avoir su apprendre un maximum de mes échecs. Aujourd’hui, au lieu d’être blasé par ça, je suis encore plus motivé et stimulé que jamais ! 

    Ton pire échec ?       

    Ne pas avoir su dire STOP assez vite en tant que chef d’entreprise. J’ai fait traîner certaines choses inutiles alors que j’aurais dû arrêter avant.

    Ta devise en tant que « sportif » ?         

    Ton maximum d’aujourd’hui c’est ton minimum de demain ! Je pense que c’est important de toujours essayer de faire mieux, pas forcément plus. Ça fait des années que j’agis comme ça, je cherche à m’améliorer. Et souvent, ça me ramène du plus !  

    En tant qu’entrepreneur ?         

    J’en ai plusieurs ! Mais je dirais, « cherche à voir loin au lieu de chercher à voir haut. » Et surtout : « Fais toujours de ton mieux ! » 
  • Florence Corre, toujours relever les défis

    Florence Corre, toujours relever les défis

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #12 Florence Corre

    Cuisine du monde, pizza, burgers, foccacia, asie centrale… Florence Corre a vu grand avec Carquefood, 1er food hall de la région Grand-Ouest. Un espace de 5 restaurations complémentaires où l’on se sent « comme à la maison ».  
    Pour cette passionnée de course, qui enchaine trails et marathons, les défis se trouvent partout. Jamais à court d’idées, la Nantaise a saisi l’occasion des JO pour organiser des mini olympiades avec les associations sportives de Carquefou.  
    Rencontre avec la lauréate de Réseau Entreprendre® Atlantique qui suit toujours sa bonne étoile et ne cesse de relever des défis. 

    En quelques mots, peux-tu résumer ton parcours sportif et professionnel  

    Que ce soit en sport ou dans le professionnel, la valeur humaine a toujours été importante. Après un master d’intervention et de développement social, j’ai été directrice d’un centre social à Nantes pendant 8 ans, dans lequel je manageais une équipe de 30 personnes. On intervenait sur les secteurs de l’enfance à l’adulte. Puis, j’ai été directrice générale des services périscolaires de Nantes pendant 12 ans, structure de 300 personnes. J’ai accompagné le changement structurel et organisationnel. Là, c’était un gros défi !  
    Côté sportif, j’ai choisi la course : après 4 marathons, je suis passée au trail. J’ai fait le Mont Blanc, le Vulcain et les 60 km de l’ultramarin à Vannes, dans le Morbihan. 

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneure ?      

    Il y a 5 ans, j’ai fait un CAP cuisine. Je voulais ouvrir un restaurant. J’ai trouvé un local de 700 m2 à Carquefou. J’ai eu un coup de cœur avec toute cette nature autour ! Mais c’était bien trop grand pour moi seule alors j’ai eu l’idée de louer avec d’autres. Et c’est comme ça que le projet a évolué en halle à manger ! La 1re de la région ! Je dirige aujourd’hui cet espace, le Carquefood. Je travaille avec 5 restaurateurs indépendants et un bar. J’organise des événements, je suis dans la relation client. Je m’éclate !


    En quoi le sport t’est-il utile dans ta vie d’entrepreneure ?   

    Mon triptyque c’est : ma famille, mon travail, le sport ! Je relève un gros défit par an, avec au moins 45 km en montagne. Ça me permet de garder un équilibre.  
    Être entrepreneure, c’est comme préparer une course : il faut s’entraîner, s’entretenir. C’est un challenge du quotidien. Dans l’entrepreneuriat comme en sport, il y a toujours de belles rencontres, de beaux chemins à parcourir. Il faut se laisser porter et apprendre à avancer en gérant les hauts et les bas. 
     

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’une sportive et celle d’une entrepreneure ?

    Après les efforts, il faut savoir se ravitailler. Aussi bien pendant une course que dans sa vie pro.  
    La solidarité et l’entraide aussi. Elles sont présentes dans les deux. Quand on prend une ligne de départ, on est seule. À l’arrivée, on est ensemble. Dans mon expérience avec Carquefood, ça a été pareil. J’ai commencé seule pour arriver à un collectif où l’humain et la notion de partage sont présents.  

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    Avec Réseau Entreprendre®, il y a un avant, un pendant, un après. Au départ, ils nous challengent pour vérifier que notre projet est prêt et peut aboutir. Ensuite, un accompagnateur nous aide pendant 2 ans. Après, c’est à nous de redonner, de partager, de faire un retour de pratique. On fait le bilan ! On voit ce qu’on peut perfectionner et comment apporter à d’autres. 

    Quel est ton plus grand succès ?       

    La création de ma boîte ! Et aussi la naissance de mes enfants.  Mais là, on était deux !

    Ton pire échec ?       

    J’ai un peu de mal à trouver un échec, ce n’est pas dans mon caractère. Il y a des moments difficiles, mais il n’y a pas d’échecs. On en tire toujours du positif.

    Ta devise en tant que « sportif » ?         

    Je crois en ma bonne étoile ! Elle me sert de guide dans ma réussite. Pour moi, l’étoile est un symbole fort de réussite dans le sport autant que dans la gastronomie. Et la 1re étoile que l’on voit dans le ciel, c’est celle du berger, qui donne la direction.

    En tant qu’entrepreneur ?         

    C’est pareil ! L’étoile fait vraiment le lien entre les deux. C’est important de toujours se fixer des objectifs et elle est là pour nous aider à ça.
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