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Témoignages Archives - Page 7 of 16 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Témoignages

  • Santé du dirigeant #2 : le sport, atout majeur pour les chefs d’entreprise !

    Santé du dirigeant #2 : le sport, atout majeur pour les chefs d’entreprise !





    Dans ce deuxième volet de notre série d’interviews consacrée à la santé du dirigeant, Sébastien Hureau fondateur d’Active Square et lauréat de Réseau Entreprendre® Aquitaine nous partage son expérience d’entrepreneur dans le sport et sa vision du sport pour concilier bien-être personnel et responsabilités professionnelles pour lui-même et ses salariés.

    Avec Active Square, vous avez été lauréat de Réseau Entreprendre® Aquitaine, pouvez-vous nous présenter votre activité ? Que vous a apporté l’accompagnement de Réseau Entreprendre® ?

    Je suis dirigeant et fondateur de Active Square, un club de sport créé en 2019. Mon objectif, à travers mes 20 années d’expérience est de proposer un concept disruptif et qui casse les codes de la salle de sport classique. Donner du plaisir dans l’activité, pour toute la famille et aussi en entreprise.
    J’ai bénéficié de l’accompagnement du Réseau Entreprendre®, qui s’est révélé comme étant un support et une aide précieux. Autant dans l’échange sur différents sujets liés à l’entreprise que dans les conseils apportés par l’expérience de Patrice Beal, le président. La récurrence des rdv mensuels permet d’avoir un suivi des actions entreprises et à entreprendre.

    Le sport est au cœur de votre activité avec une approche originale car vous accompagnez également de nombreux chefs d’entreprise dans leur parcours santé au quotidien.
    Quels conseils leur donnez-vous pour les aider à trouver le bon équilibre entre leur activité professionnelle et leur santé ? Quels sont leurs retours ?

    L’activité physique, c’est un peu le parent pauvre : nous savons que nous devons bouger pour être en meilleure santé, pour être en meilleure forme physique et mentale dans nos activités et actions quotidiennes. Pourtant, nous remettons souvent à plus tard par manque de temps ou de motivation.
    L’accompagnement, c’est la clé. Comme avec Réseau Entreprendre® 😊 . N’hésitez pas à vous faire accompagner ! Il peut être individuel ou collectif, en entreprise ou dans une structure. 
    La rigueur et l’organisation sont aussi des maîtres mots : se fixer 1, 2 ou 3 moments dans la semaine comme faisant partie du temps pour soi, pour l’activité. Et ne pas y déroger. Par exemple, se fixer un créneau horaire tous les jours à 7h00, ou sur l’heure du déjeuner, peut être une solution. Et pas besoin de faire 1h ou 2h à chaque fois. La variété est aussi une des clés pour rester motiver. En d’autres termes, vous pouvez opter pour une séance cardio type running le lundi, le mardi 10-15 minutes de gainage ou d’étirement, le mercredi une séance de renforcement de 30 à 45 minutes, un sport collectif le jeudi ou vendredi, sans oublier une activité en famille également 
    Une fois cet équilibre trouvé, les retours sont unanimes. Les dirigeants se trouvent alors dans un cercle vertueux d’équilibre et d’harmonie entre le domaine professionnel et personnel. N’oubliez pas que l’activité physique, si on souhaite la pratiquer dans la durée, doit procurer un certain plaisir. Et je n’échappe pas à cette règle également.

    Au-delà de la santé du dirigeant, vous travaillez aussi à l’intégration du sport dans les entreprises. Quels conseils donneriez-vous à un chef d’entreprise qui souhaite travailler avec ses équipes sur la question du sport et de la santé ? Quels résultats avez-vous observés ?

    La qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) concerne toutes les entreprises. Prendre soin de ses collaborateurs permet d’améliorer la marque employeur, de mieux recruter et fidéliser les talents, d’optimiser la productivité et de réduire les possibles troubles musculo-squelettiques (TMS).
    Certains pourraient penser que cela représente du temps et de l’argent. Concernant le côté pécuniaire, il faut savoir que les séances d’activité physique, à partir du moment où elles sont proposées à l’ensemble des salariés, sont en tout ou partie déductibles.
    On a souvent vu aussi la mise en place d’espaces sportifs au sein des entreprises. Ce qui est une bonne initiative, mais l’on voit qu’ils sont souvent peu fréquentés ou qu’ils le sont généralement par les mêmes personnes. La question est donc : comment rendre l’activité accessible à tous les collaborateurs et leur faire profiter de ses bienfaits ?
    Il y a plusieurs possibilités : les Team Building sportifs, les séances récurrentes (1 fois x semaine par exemple), mettre en place des ateliers thématiques par l’intervention de professionnels de santé ou d’organismes, comme le propose Harmonie Mutuelle, sur différents thèmes (gestes et postures, comment mieux s’alimenter…). Il existe une multitude d’initiatives qui doivent être portées par la Direction. En d’autres termes, les collaborateurs doivent percevoir que c’est une réelle volonté de la Direction de promouvoir le bien-être au travail. Ce n’est pas un investissement perdu ! Nous le constatons dans notre centre par le retour des dirigeants et des collaborateurs eux-mêmes ! 
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #08

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #08

    8e portrait de notre série RÉ’Elles ! Deux jeunes cheffes d’entreprise qui ont l’entrepreneuriat dans la peau. Elles ont uni leurs forces pour faire bouger les lignes du retail, dont 80% sont issus du prêt-à-porter. Grâce à l’accompagnement de Réseau Entreprendre®, elles espèrent atteindre la première marche du Podium.

    L’entrepreneuriat comme une seconde peau 

    De belles histoires naissent souvent sur les bancs d’école. Celle de Mathilde Artale et Charlotte Guinnebault en fait partie. Elles se sont rencontrées en 2021 à l’ESCP Business School, en mastère spécialisé « Innover & Entreprendre ». La première est native de Marseille, la seconde du Chesnay, en région parisienne. Les deux jeunes femmes partagent une même passion pour l’entrepreneuriat et l’environnement. « Et cela depuis toujours », confie Mathilde qui, a 25 ans, a déjà trois entreprises à son actif : Golf_tous, Lmconcept et Artalys.  
    Pour valider leur formation, les étudiantes doivent monter un projet d’entreprise, innover à partir d’une feuille blanche. Elles créent la première version de Podium, un site en ligne de location de vêtements pour femmes. « La première année, Charlotte a piloté seule l’entreprise car j’étais engagée sur le projet Artalys », précise Mathilde. En octobre 2022, Charlotte lui demande de la rejoindre. Échaudée par une première expérience malheureuse avec un associé, Mathilde hésite et finit par répondre oui, après cinq longs mois de réflexion et de travail avec celle qui deviendra son associée. 

    Le futur du retail est circulaire 

    De mars à septembre 2023, Podium est incubée à Station F, à Paris. Les deux associées trouvent rapidement des financements auprès de Réseau Entreprendre® Essonne (50 000€), Bpifrance (30 000€) et Station F (10 000€).

    L’idée de Podium est partie du constat qu’on ne porte qu’un tiers des vêtements de notre dressing, soit parce qu’ils ne nous vont plus, soit parce qu’ils ne nous plaisent plus ou alors parce que nous les avons achetés sur un coup de tête ou pour une occasion particulière. « Non seulement c’est une perte d’argent et de temps mais question environnement, il n’y a pas pire ! Nous avons trouvé une alternative intéressante dans le concept de la location qui fonctionne très bien aux États-Unis depuis une quinzaine d’années », explique Mathilde.  
    Cette approche plus responsable ne s’applique pas uniquement au prêt-à-porter. « Une perceuse, on l’achète et on l’utilise 7 minutes en 20 ans, pourquoi ne pas plutôt la louer ? », s’interroge-t-elle ? Et ainsi de suite…  Près de deux ans après sa création, Podium a donc changé de business model : « Nous avons choisi le B2B pour accompagner les marques qui ne savaient pas trop comment proposer ce type de service. Fort d’une première expérience en B2C, nous étions désormais capables d’appréhender le marché et la logistique », explique-t-elle.  
    Podium s’affiche désormais comme le prestataire et le partenaire des retailers, dont 80% sont issus du prêt-à-porter, qui souhaitent se lancer dans l’économie circulaire. « Nous donnons aux marques le pouvoir d’agir ! », lance Mathilde qui gère la création de partenariats, les RH et les finances et laisse à son associée la vision et la création de concepts pour les marques. « Mais c’est ensemble que nous prenons les décisions », précise-t-elle.  

    L’impact comme motivation première

    Les jeunes femmes se sont tournées vers Réseau Entreprendre® Essonne dont elles apprécient particulièrement, au-delà du prêt d’honneur et de l’accompagnement accordés, les valeurs véhiculées par l’association, et notamment l’entraide. « Les membres de Réseau Entreprendre® ont cru dans notre projet dès le départ alors que nous n’avions pas encore passé le comité d’engagement », n’oublie pas Mathilde.  
    Lauréates 2023, elles bénéficient d’un accompagnement individuel pendant 3 ans. « Notre accompagnatrice Hélène est avocate, experte dans le juridique et le légal, une compétence que nous n’avions pas. Elle nous donne des clés pour nous aider à négocier avec de grandes marques. Elle est géniale, elle croit au projet. Elle essaie en permanence de nous challenger, c’est à la fois grisant et très motivant ».   
    Pousser une innovation n’est pas si simple, même si le sujet semble aujourd’hui porteur. « Faire passer une idée qui n’existe pas c’est compliqué et cela prend du temps. Mais le jour où ça matche, on peut espérer avoir un réel impact », estime Mathilde. Entrepreneuses tenaces et férues de travail, les deux jeunes femmes sont avant tout des passionnées. Et il en faut de la passion pour développer un tel projet dans un marché, en crise. « Oui, il y a des frustrations car nous avons parfois le sentiment que les choses n’avancent pas aussi vite que nous l’aurions espéré. Des projets lancés en début d’année ont été reportés à cause de la crise. De notre côté, tout est prêt, nous attendons le GO de nos clients qui ont la volonté d’agir mais qui ont aussi leurs contraintes économiques ». Alors en attendant des conditions plus favorables, Mathilde et Charlotte comptent sur les missions de conseil qui leur sont confiées pour développer l’entreprise et gagner en notoriété.   

    Entreprendre pour s’épanouir 

    Malgré les aléas, leur passion pour l’entrepreneuriat reste intacte. « Je veux être entrepreneuse, je l’ai toujours voulu et je sais que ce n’est pas facile. C’est un marathon perpétuel qui se prépare chaque jour. Avec Charlotte, nous aimons dire que nous sommes des jardinières : nous semons chaque jour des petites graines qui un jour germeront. C’est l’objectif final qui nous motive, celui de pouvoir proposer un portant à la location dans toutes les boutiques de France. Que cela se fasse avec ou sans nous, j’ai tout simplement envie que le concept existe pour moi et dans toutes les phases de ma vie. Mais les marques sont encore un peu réticentes à l’innovation », regrette Mathilde.
    Du haut de ses 25 ans, la jeune femme sait déjà qu’elle ne trouvera son épanouissement que dans l’entrepreneuriat. « Aucun autre job me plaît, encore moins l’idée du salariat. J’ai besoin de toucher à tout pour me sentir épanouie. En réalité, ce qui m’intéresse c’est l’impact que je peux laisser sur la société, peu importe le secteur d’activité », martèle-t-elle.

    Toujours y croire 

    À la question « Quelle est la figure entrepreneuriale qui vous inspire ? », Mathilde lâche un étonnant Orelsan, rappeur, compositeur, réalisateur… et chef d’entreprise. « J’ai vu un reportage sur sa vie qui m’a captivée. Pendant 10 ans, personne n’a cru en lui. Il était passionné et y a toujours cru. Il n’est pas que rappeur, il est également producteur, écrit des chansons, a créé Avnier, une marque de mode streetwear. Il part de loin, il a toujours eu envie d’être disruptif, d’avoir un impact. C’est aussi pour cela que j’entreprends aujourd’hui ! Et puis, il a eu un sacré bad buzz mais il a continué, malgré tout. Sa persévérance m’émeut et me guide », confie-t-elle. Jours meilleurs est la chanson qui la touche et l’inspire le plus. « La fin du désert se cache peut-être derrière chaque dune »…  
  • #3 Reprise d’entreprise : reprendre, une stratégie gagnante !

    #3 Reprise d’entreprise : reprendre, une stratégie gagnante !

    Vous vous interrogez sur la reprise d’entreprise et vous êtes curieux de connaître les secrets d’une reprise d’entreprise réussie ? Pour vous guider et vous inspirer, voici notre série d’interviews d’entrepreneurs ayant privilégié cette forme d’entrepreneuriat, en partenariat avec le Crédit Agricole.


    Découvrez le parcours de Jean Fairy, un de nos lauréats qui a choisi de reprendre en 2014, l’entreprise Ferrier, spécialisée en tôlerie fine pour l’industrie.

    Pourquoi la reprise plutôt que la création ? Quels ont été les défis à relever ? Comment Réseau Entreprendre® Franche-Comté l’a accompagné ?

    Jean Fairy, vous avez repris, en 2014, l’entreprise Ferrier à Cousance dans le Jura. Pouvez-vous nous décrire l’activité de votre entreprise ? Pourquoi avoir choisi de reprendre une entreprise plutôt que d’en créer une ? Comment et pourquoi avez-vous choisi cette entreprise ?

    L’entreprise Ferrier est spécialisée dans la fabrication de composants, sous-ensembles ou ensemble en tôlerie fine, en sous-traitance, en petites et moyennes séries pour l’industrie. Elle travaille pour des secteurs variés de l’industrie des petites et moyennes séries comme la machine-outil, les engins de travaux publics, les transports, l’électronique, les loisirs ou l’environnement. Elle emploie 37 personnes.
    Je me suis retrouvé brutalement sans emploi dans un contexte où l’entreprenariat m’est apparu plus adapté à ma situation que la recherche d’un hypothétique emploi salarié. C’est pour cette raison que je me suis orienté vers la reprise.

    L’entreprise Ferrier était suffisamment structurée pour que le départ du cédant ne soit pas un risque. Familiale depuis 3 générations, elle m’est apparue saine et bien gérée. Je m’y suis tout de suite senti à ma place.

    Quels ont été les enjeux auxquels vous avez dû faire face à l’occasion de cette reprise ?

    J’ai suivi une formation de 3 semaines à la reprise d’entreprise auprès du CRA. Je me suis ensuite entouré d’un expert-comptable et d’un avocat d’affaires.

    J’ai dû faire face à deux principaux écueils : le montage juridique de l’immobilier handicapait le financement, et l’avocat du cédant s’efforçait de complexifier les échanges. Je m’en suis sorti quand j’ai réussi à le mettre à l’écart pour négocier directement avec le cédant.

    Vous avez été lauréat Réseau Entreprendre® Franche Comté : que vous a apporté cet accompagnement ?

    Avant d’être lauréat, j’avais contacté Réseau Entreprendre® qui m’a aidé à discerner si l’entrepreneuriat était bien fait pour moi. Le premier entretien pour présenter mon projet m’a bien aidé à le finaliser.
    L’accompagnement collectif m’a donné accès à beaucoup d’informations utiles, tout en m’apportant un premier réseau dans une région nouvelle pour moi. Enfin, mon accompagnateur m’a souvent fait me poser de bonnes questions.

    En vous fondant sur votre expérience, quels conseils donneriez-vous à d’autres candidats à la reprise ?

    La reprise ne s’improvise pas. Il faut s’y préparer et s’entourer de conseils adaptés, sans perdre de vue qu’il faut garder le contrôle.
    Il faut aussi bien réaliser qu’un bon projet ne fait pas nécessairement un bon chef d’entreprise ; c’est là que Réseau Entreprendre® peut prendre tout son sens.

    Pourriez-vous nous dire un mot sur la transmission familiale que vous êtes en train d’opérer ?

    Un de mes enfants a manifesté son intérêt pour me succéder à la tête de l’entreprise dès le début. Il a profité d’un besoin en recrutement pour intégrer l’équipe et y faire ses preuves.
    C’est donc tout naturellement que je lui ai confié la Direction quelques mois avant de lui céder l’ensemble des parts sociales dans le cadre d’un pacte Dutreil ; charge à lui de verser une soulte à nos autres enfants.
  • Nadia Aftis, marche pour l’inclusion

    Nadia Aftis, marche pour l’inclusion

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #14 Nadia Aftis, porteuse de la flamme

    Ce sont les yeux remplis d’étoiles que la lauréate de Réseau Entreprendre ® 93 revient de son expérience de porteuse de flamme Olympique.

    Nadia Aftis, co-fondatrice de FKM Mobilité, incarne l’innovation et l’inclusion. Son entreprise est spécialisée dans le transport des personnes à mobilité réduite. Elle offre à ses clients la liberté de se déplacer facilement et de pouvoir profiter comme tout un chacun des loisirs qu’ils aiment.
    Rencontre avec cette combattante de la démocratisation du handicap. 

    En quelques mots, peux-tu résumer ton parcours

    Maman de 3 enfants j’ai travaillé 20 ans dans le public comme chargée de missions chez EDF. Je ne m’épanouissais pas, ça ne rentrait pas en phase avec mes valeurs. Et puis il y a eu la naissance de mes garçons, dont l’un est en situation de handicap.
    J’ai vécu les complications et compris le manque de structures adaptés pour et dans les transports. J’ai créé FKM Mobilité pour permettre à toute personne en situation de handicap d’avoir accès à la culture et aux activités sportives, favorisant l’inclusion.
    Le sport est important pour moi, jeune j’ai pratiqué l’athlétisme et la natation. J’ai aussi une association qui s’appelle au cœur d’Épinay qui vient en aide aux familles en situations précaires et touchées par le handicap. 

    Pourquoi es-tu devenue entrepreneure ?      

    J’ai été entrepreneuse malgré moi ! En voulant inscrire mon fils au sport, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de section adaptée là où j’habitais et je devais l’amener à 1h30 de chez moi. Je n’ai pas trouvé de transport pour lui. C’est ce qui m’a décidé à créer FKM Mobilité. Je pense qu’on n’est pas prédestiné à devenir entrepreneure, soit on baigne dedans par sa famille, soit on le devient. Et dans ce cas, c’est lié à quelque chose de personnel. Il y a toujours un déclic ! de ses propres décisions. 

    En quoi le sport t’est-il utile dans ta vie d’entrepreneur ?   

    J’ai été entrepreneuse malgré moi ! En voulant inscrire mon fils au sport, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de section adaptée là où j’habitais et je devais l’amener à 1h30 de chez moi. Je n’ai pas trouvé de transport pour lui. C’est ce qui m’a décidé à créer FKM Mobilité.

    Je pense qu’on n’est pas prédestiné à devenir entrepreneure, soit on baigne dedans par sa famille, soit on le devient. Et dans ce cas, c’est lié à quelque chose de personnel. Il y a toujours un déclic ! 

    Pourquoi et comment es-tu devenue porteuse de la flamme olympique ? Quelles sensations cela fait de participer à un tel projet ? 

    C’est par le biais de Lynda Fekiri, de l’association All’inclusive. On travaille ensemble en donnant accès à des activités culturelles à des enfants atteints d’autisme.

    Lynda a reçu le trophée « Elles de France » il y a 2 ans et a été choisie pour porter la flamme. Elle a voulu que nous la portions ensemble car elle-même en situation de handicap (TDAH), elle a souhaité que je l’accompagne a géré son stress et ses émotions durant cette journée. C’était incroyable ! Les gens étaient heureux, fiers que la flamme passe chez eux.
    Ce que j’ai adoré, c’est que pendant ces 200 mètres à Saint-Denis, il n’y avait ni religion, ni couleur de peau, ni parti politique, ni riche, ni pauvre. On était juste unis !

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    On a toujours des objectifs à atteindre. On n’a pas la même ligne de départ mais on a la ligne d’arrivée. Un entrepreneur qui est déterminé à ouvrir son activité, a constamment la tête à ça. Il doit rester déterminé et concentré sur son objectif final. C’est pareil pour un sportif. Il doit toujours donner le meilleur et améliorer ses performances

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    On s’est choisi mutuellement ! J’avais besoin d’acteurs solides à mes côtés pour monter cette boîte qui a du sens et de la valeur. On s’est retrouvé là-dessus !
    Réseau Entreprendre ® c’est top sur tous les plans. Vous bénéficiez d’un prêt d’honneur pour démarrer ou développer votre entreprise. Vous êtes entouré par des entrepreneurs de qualité qui apportent leurs regards. Quand on a la tête dans son bébé [entreprise], on ne voit pas forcément ce qui ne va pas. On prend des conseils d’experts et on évite de faire les mêmes erreurs.  

    Quel est ton plus grand succès ?       

    Ma boîte ! Et d’avoir été partenaire officiel de l’évènement Inclusive’day en avril. C’est le plus grand évènement autour du handicap qui permet de rencontrer les entreprises inclusives. 

    Ton pire échec ?       

    C’est de ne pas pouvoir accompagner plus de personnes en situation de handicap.  Ma société ne peut pas être conventionnée comme les taxis et les ambulances. Je ne peux travailler qu’avec des entreprises et des Ephad. Les particuliers ne peuvent pas bénéficier de bons de transport. Mon combat c’est faire bouger les institutions !

    En tant qu’entrepreneure ?         

    Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis. Je suis alignée avec mes valeurs ! 
  • Enoch Effah, champion de boxe, percute l’échec

    Enoch Effah, champion de boxe, percute l’échec

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #13 Enoch Effah

    Véritable révélateur de potentiels, Enoch Effah, ancien champion de boxe, met toute son énergie pour aider les autres à créer de la valeur. Chargé de mission pour le groupe IGS, il contribue au développement international d’écoles de commerces. En parallèle, il accompagne des décideurs qui veulent être des « champions du quotidien ».

    Le triple champion du monde de boxe, double champion d’Europe, est aussi conférencier et auteur de « 12 rounds pour exister au-delà des échecs« .  
    Avec cette nouvelle approche de l’échec, il a créé la méthode Nokefa.
    Rencontre avec ce lauréat Réseau Entreprendre® Yvelines. 

    En quelques mots, peux-tu résumer ton parcours sportif de champion et professionnel  

    J’ai entrepris ma vie par le sport. J’ai choisi la boxe française en me fixant un objectif ambitieux : devenir champion du monde en 5 ans. J’ai regardé ce qu’il fallait faire quotidiennement pour optimiser ses chances et j’ai travaillé double ! J’ai pu être formé à l’INSEP. 
    Je voulais aussi être diplômé dans ce qui me permettrait de faire du développement et de la gestion d’entreprise. Après une licence de management obtenue en 2011, j’ai rejoint l’incubateur de l’ESSEC côté entrepreneuriat social et solidaire. J’ai terminé avec un master dirigeant entrepreneur.

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ?      

    Le parcours de ma mère m’a beaucoup inspiré. J’ai compris qu’être femme et être entrepreneure était un pléonasme ! Il n’y a qu’en créant de la valeur qu’on peut apporter de la valeur.
    L’entrepreneuriat, c’est pour moi une manière de pouvoir répondre à un maximum de problèmes avec le moins de limites possibles tout en assumant les conséquences de ses propres décisions. 

    En quoi le sport t’est-il utile dans ta vie d’entrepreneur ?   

    J’ai été champion du monde 3 fois, resté invaincu toutes disciplines confondues jusqu’en 2017. Ce n’était pas par le fruit du hasard ou de la chance. Non ! C’étaient des habitudes mise en place. Et cette méthode, je l’ai adaptée à l’entrepreneuriat. J’ai mis en place des rituels de travail qui m’ont permis d’évoluer très rapidement.

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    On retrouve les mêmes situations. Par exemple, prendre des décisions dans des situations incertaines et changeantes. Voir le changement comme une habitude et non pas en avoir peur ; c’est super important. 
    Il y a aussi la capacité à rebondir.
    En sport, on a beaucoup de confrontations à l’échec. On commence et on sait que, quoi que l’on fasse, on va nous mettre en situation d’échec. Le but de l’exercice est d’aller le plus loin possible, car derrière l’échec, il y a une opportunité.  C’était un bon entraînement pour devenir entrepreneur.
    Mon accompagnateur chez Réseau Entreprendre® m’a dit un jour « Tu fais comment en boxe quand tu perds un combat ? C’est la mort ou c’est une manière de revenir plus fort ? ».

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    J’ai rencontré différentes personnes qui en faisaient partie. La valeur de réciprocité m’a interpellé. Le Réseau Entreprendre® incarne vraiment ça. Se connecter avec des personnes qui redonnent le fruit de leur expérience m’a beaucoup inspiré. Évoluer aux côtés de « mentors », avec l’idée d’apprendre et de pouvoir transmettre à mon tour.

    Quel est ton plus grand succès ?       

    C’est d’avoir su apprendre un maximum de mes échecs. Aujourd’hui, au lieu d’être blasé par ça, je suis encore plus motivé et stimulé que jamais ! 

    Ton pire échec ?       

    Ne pas avoir su dire STOP assez vite en tant que chef d’entreprise. J’ai fait traîner certaines choses inutiles alors que j’aurais dû arrêter avant.

    Ta devise en tant que « sportif » ?         

    Ton maximum d’aujourd’hui c’est ton minimum de demain ! Je pense que c’est important de toujours essayer de faire mieux, pas forcément plus. Ça fait des années que j’agis comme ça, je cherche à m’améliorer. Et souvent, ça me ramène du plus !  

    En tant qu’entrepreneur ?         

    J’en ai plusieurs ! Mais je dirais, « cherche à voir loin au lieu de chercher à voir haut. » Et surtout : « Fais toujours de ton mieux ! » 
  • Florence Corre, toujours relever les défis

    Florence Corre, toujours relever les défis

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #12 Florence Corre

    Cuisine du monde, pizza, burgers, foccacia, asie centrale… Florence Corre a vu grand avec Carquefood, 1er food hall de la région Grand-Ouest. Un espace de 5 restaurations complémentaires où l’on se sent « comme à la maison ».  
    Pour cette passionnée de course, qui enchaine trails et marathons, les défis se trouvent partout. Jamais à court d’idées, la Nantaise a saisi l’occasion des JO pour organiser des mini olympiades avec les associations sportives de Carquefou.  
    Rencontre avec la lauréate de Réseau Entreprendre® Atlantique qui suit toujours sa bonne étoile et ne cesse de relever des défis. 

    En quelques mots, peux-tu résumer ton parcours sportif et professionnel  

    Que ce soit en sport ou dans le professionnel, la valeur humaine a toujours été importante. Après un master d’intervention et de développement social, j’ai été directrice d’un centre social à Nantes pendant 8 ans, dans lequel je manageais une équipe de 30 personnes. On intervenait sur les secteurs de l’enfance à l’adulte. Puis, j’ai été directrice générale des services périscolaires de Nantes pendant 12 ans, structure de 300 personnes. J’ai accompagné le changement structurel et organisationnel. Là, c’était un gros défi !  
    Côté sportif, j’ai choisi la course : après 4 marathons, je suis passée au trail. J’ai fait le Mont Blanc, le Vulcain et les 60 km de l’ultramarin à Vannes, dans le Morbihan. 

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneure ?      

    Il y a 5 ans, j’ai fait un CAP cuisine. Je voulais ouvrir un restaurant. J’ai trouvé un local de 700 m2 à Carquefou. J’ai eu un coup de cœur avec toute cette nature autour ! Mais c’était bien trop grand pour moi seule alors j’ai eu l’idée de louer avec d’autres. Et c’est comme ça que le projet a évolué en halle à manger ! La 1re de la région ! Je dirige aujourd’hui cet espace, le Carquefood. Je travaille avec 5 restaurateurs indépendants et un bar. J’organise des événements, je suis dans la relation client. Je m’éclate !


    En quoi le sport t’est-il utile dans ta vie d’entrepreneure ?   

    Mon triptyque c’est : ma famille, mon travail, le sport ! Je relève un gros défit par an, avec au moins 45 km en montagne. Ça me permet de garder un équilibre.  
    Être entrepreneure, c’est comme préparer une course : il faut s’entraîner, s’entretenir. C’est un challenge du quotidien. Dans l’entrepreneuriat comme en sport, il y a toujours de belles rencontres, de beaux chemins à parcourir. Il faut se laisser porter et apprendre à avancer en gérant les hauts et les bas. 
     

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’une sportive et celle d’une entrepreneure ?

    Après les efforts, il faut savoir se ravitailler. Aussi bien pendant une course que dans sa vie pro.  
    La solidarité et l’entraide aussi. Elles sont présentes dans les deux. Quand on prend une ligne de départ, on est seule. À l’arrivée, on est ensemble. Dans mon expérience avec Carquefood, ça a été pareil. J’ai commencé seule pour arriver à un collectif où l’humain et la notion de partage sont présents.  

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    Avec Réseau Entreprendre®, il y a un avant, un pendant, un après. Au départ, ils nous challengent pour vérifier que notre projet est prêt et peut aboutir. Ensuite, un accompagnateur nous aide pendant 2 ans. Après, c’est à nous de redonner, de partager, de faire un retour de pratique. On fait le bilan ! On voit ce qu’on peut perfectionner et comment apporter à d’autres. 

    Quel est ton plus grand succès ?       

    La création de ma boîte ! Et aussi la naissance de mes enfants.  Mais là, on était deux !

    Ton pire échec ?       

    J’ai un peu de mal à trouver un échec, ce n’est pas dans mon caractère. Il y a des moments difficiles, mais il n’y a pas d’échecs. On en tire toujours du positif.

    Ta devise en tant que « sportif » ?         

    Je crois en ma bonne étoile ! Elle me sert de guide dans ma réussite. Pour moi, l’étoile est un symbole fort de réussite dans le sport autant que dans la gastronomie. Et la 1re étoile que l’on voit dans le ciel, c’est celle du berger, qui donne la direction.

    En tant qu’entrepreneur ?         

    C’est pareil ! L’étoile fait vraiment le lien entre les deux. C’est important de toujours se fixer des objectifs et elle est là pour nous aider à ça.
  • Le Pavé, dans la piscine des JO !

    Le Pavé, dans la piscine des JO !

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #11 Marius Hamelot

    Transformer les déchets plastiques en matériaux de construction, tel est le crédo de Marius Hamelot, co-fondateur du Pavé et passionné de judo.

    A l’origine des sièges de la piscine olympique et des podiums de remise des médailles des JO 2024, sa start-up est aussi à l’origine des sièges de la Adidas Arena à Paris, et de plus de 1600 autres projets conçus en SoftSurface™*.


    De l’Élysée au Centre Pompidou en passant par Bouygues immobilier, le lauréat de Réseau Entreprendre® 93 ne cesse de grandir.

    En quelques mots, peux-tu me résumer ton parcours et la création du Pavé ?

    Je suis co-fondateur du Pavé. Architecte de formation, j’’ai démarré le projet quand j’étais étudiant suite à un double constat : le bâtiment devait être un secteur moins émetteur de CO2 et revoir sa consommation de matières premières ; faire face à la prolifération des déchets plastiques qui peuvent être valorisés et utilisés comme matière première. On s’est dit qu’il était possible de trouver une solution pour combiner les deux.

    Comment tu t’es retrouvé dans la folle aventure des Jeux Olympiques ?

    On a démarré en 2018 de manière empirique. On cherchait des déchets plastiques dans les poubelles autour de chez nous et on utilisait des fours à pizzas pour créer nos premiers prototypes de panneaux.
    Petit à petit, on a communiqué sur notre fabrication. On a eu la chance d’être contacté par les architectes de la piscine olympique ! Ils ont voulu qu’on réalise les sièges des gradins de leur projet. C’est un défi sur lequel on s’est engagé même si à l’époque on était très loin de ce qu’on peut réaliser aujourd’hui.
    Centre Aquatique Olympique (Crédit Nicolas Grosmond)

    Qu’est-ce que ça fait de travailler sur un évènement pareil avec l’équipe du Pavé ? 

    Ça a été une succession de défis assez importants avec un vrai challenge ! C’est une sacrée responsabilité mais aussi une grande fierté d’avoir pu contribuer, à notre échelle, au verdissement de ces jeux. Ça montre notre capacité à développer des matériaux durables dans le domaine de la construction.
    Ce projet nous a aidés pour le développement et la consolidation de partenariats. Les JO ont un réel impact et donne un potentiel d’engagement avec nos clients et nos partenaires.

    C’est quoi ton sport et pourquoi ?  

    J’ai fait du Judo pendant 13 ans. Toute la philosophie est d’amener l’adversaire là où l’on veut sans avoir à rentrer en confrontation. Il y a une dimension d’amitié, d’honneur, de courage. C’est un excellent apprentissage transposable à l’entrepreneuriat dans le sens où les défis auxquels on fait face peuvent être transformés en opportunités. Le judo représente la voix de la souplesse.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    Réseau Entreprendre® est un excellent relais pour passer de la startup à l’entreprise.
    On a gagné une quinzaine de concours avec Le Pavé dont « Live for good » en 2017. On a été accompagné par un incubateur et Réseau Entreprendre® nous a permis de faire gravir l’échelon au-dessus, dans le milieu de l’entreprise. On a eu la chance d’avoir un super chef d’entreprise qui nous a accompagnés et continue de nous aider au quotidien. C’est un réseau très fort !
    Marius Hamelot et Jim Pasquet

    Quel est ton plus grand succès ?       

    Avoir réussi à créer une équipe avec une diversité très forte. Au Pavé, on a des ingénieurs, des commerciaux, des opérateurs, des personnes d’âges différents, de cultures différentes. C’est très enrichissant au quotidien. C’est un succès incroyable mais aussi un objectif à tenir notamment dans cette phase de croissance rapide.

    Ton pire échec ? 

    Des échecs il y en a plein, au quotidien. Le pire aurait été de ne pas en avoir fait. Quand on échoue, c’est que l’on a essayé. L’échec, c’est de s’attarder sur son échec. C’est en faisant et refaisant qu’on apprend. Cela permet d’être meilleur ensuite.

    Ta devise en tant que qu’entrepreneur ? 

    Il n’y a que quand on ne fait rien qu’on n’échoue pas. Entreprendre, c’est créer, innover, essayer. Le 1er frein, c’est la peur d’échouer. C’est ultra important de se libérer de cette peur !
    Je vais dire aussi : « Travailler sérieusement sans se prendre au sérieux. » C’est notre devise au Pavé.  
    Crédit Roxane Montaron – Les Canaux
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  • Avec Apollo 3S, Vincent Soulard démocratise le sport 

    Avec Apollo 3S, Vincent Soulard démocratise le sport 

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
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    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #10 Vincent Soulard

    Gym douce, marche nordique, boxe ou TRX, débutants, professionnels, personnes en situation de handicap, le sport, c’est pour tout le monde chez Apollo 3S 
    Le centre sportif de Montaigu est équipé de machines 100% connectées et d’un pôle santé complet. Un lieu véritablement inclusif imaginé par Vincent Soulard. Une deuxième salle vient d’ouvrir à Montbert et une 3e est en projet pour 2025.
    Le concept est désormais franchisé et un appel à projet est en cours.  Rencontre avec l’infatigable lauréat de Réseau Entreprendre® Vendée. 

    En quelques mots, peux-tu résumer ton parcours professionnel ?  

    En 2013, quand j’avais 18 ans, je me suis engagé dans les Forces spéciales au sein du 13e régiment des Dragons parachutistes. Pendant 5 ans, j’ai pu m’endurcir et mûrir tout en parcourant le monde avec mon unité. Mon contrat se terminait en 2018 et j’ai décidé de ne pas le renouveler. L’année suivante, j’ai monté ma société Apollo puis j’ai ouvert ma première salle en 2020.

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ?      

    J’avais envie de pouvoir piloter un projet dans sa globalité, d’être libre de mes décisions, d’appliquer les stratégies que je voulais. Le sport a toujours fait partie de ma vie. Avec l’Armée, j’avais pas mal été entraîné. Ça tombait sous le sens

    Quel était le but du projet ?   

    Avec cet espace, je voulais que les personnes n’ayant pas l’habitude de franchir les portes des salles de sport, notamment celles en situation de handicap, surpoids ou manque d’activités, osent venir.
    Il y a un pôle santé avec kinés et nutritionnistes et on propose aussi des accompagnements aux sportifs de hauts niveaux pour les aider à préparer des compétitions. Le sport pour tous ! C’était l’idée !    

    En quoi ta carrière d’ancien parachutiste t’est-elle utile dans ta vie d’entrepreneur ?  

    Garder son calme et faire preuve de résilience ! En 2020, après 10 jours d’ouverture, j’ai dû fermer à cause du Covid. Face à ça, une bonne force mentale et du sang-froid m’ont bien aidé. Ça me permet aussi d’être organisé, de savoir gérer des équipes.
    Tous les éléments structurants appris quand vous êtes militaire sont là aujourd’hui et permettent d’avoir une entreprise saine qui avance rapidement et efficacement.  

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un militaire sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Le rythme est moins intense, mais il y a aussi la nécessité d’être sans cesse pro-actif, de toujours se remettre en question, de savoir se mettre au travail sans que personne ne nous en donne la directive. Le parallèle, c’est aussi d’avoir une rigueur dans tout ce que l’on fait, sur le plan mental et organisationnel.  
    Pour les valeurs, il y a le sens de l’éthique et de l’honneur qu’on nous inculque dans l’armée. Valeurs que je retrouve dans 3S / Sport, Santé, Social. Récompenser ses salariés, faire en sorte que chacun se sente bien au travail, créer une dynamique… Si on met une vraie éthique au cœur de tous ses projets, il y a forcément des retombées positives et des portes qui s’ouvrent.  

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    Là aussi, je fais un parallèle avec l’armée. Quand on arrive en tant que jeune « bleu », on est toujours content d’avoir des « vétérans » qui nous expliquent le fonctionnement.
    On ne naît pas militaire ni chef d’entreprise, mais on le devient. Pour cela, on a besoin de personnes qui nous forment, qui nous épaulent et qui nous inspirent. En ce sens, Réseau Entreprendre® a été un vrai tremplin.  

    Quel est ton plus grand succès ?       

    Avoir gardé l’éthique et les valeurs que je m’étais données à la création du projet, qui au début figuraient juste sur un bout de papier. Malgré les personnes qui m’ont dit que ça ne marcherait pas, les refus bancaires, tous les obstacles, les fermetures forcées, on a réussi à garder le cap avec mes équipes.
    Aujourd’hui l’idée du sport santé et social, avec nos valeurs de bienveillance et d’inclusion est une réussite et fait notre force. Et j’ai la liberté de naviguer comme je le souhaite pour la suite, ça n’a pas de prix.

    Ton pire échec ?       

    Je n’en ai pas encore connu de réel ! Si je devais parler d’un obstacle, ce serait les deux années de ralentissement liées au Covid. Aujourd’hui, j’ai franchisé notre concept, on ouvre une deuxième salle et une troisième est en projet. Sans ces 2 années perdues, je me dis que je serai déjà encore plus loin. Mais laissons le destin nous porter.

    Ta devise en tant que « sportif » ?         

    Ce n’est pas en rapport direct avec le sport mais on peut faire un lien. C’est la citation du général vendéen Charette qui disait : « Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais ! » . On mène des projets, des combats, on prend parfois des claques, mais on ne reste jamais au sol !  

    En tant qu’entrepreneur ?         

    C’est pareil. On se met des défis. Parfois, ça ne passe pas, mais ce n’est rien, il ne faut jamais se laisser abattre. De la confiance en soi et du Panache ! 
  • Agnès Crochemar-Galou, la flamme guadeloupéenne 

    Agnès Crochemar-Galou, la flamme guadeloupéenne 

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #09 Agnès Crochemar-Galou

    © photo : Anaïs Colors
    La fondatrice de Natiyé, soins 100% naturels pour les sportifs, a vécu l’aventure olympique.
    Le 15 juin, elle portait la flamme en Guadeloupe. Une grande fierté pour l’ancienne volleyeuse qui a choisi d’accompagner un maximum de personnes grâce aux plantes des Caraïbes.  

    Le départ de son prochain projet, la création de la marque cosmétique « Yé », est prévu fin 2024. 

    Rencontre avec la lauréate de Réseau Entreprendre® Guadeloupe. 

    En quelques mots, peux-tu résumer ton parcours sportif et professionnel  

    J’ai fait des études de pharmacie, avec une spécialité dans la pharmacognosie. J’ai étudié la formulation des produits cosmétiques et obtenus des diplômes en phytothérapie, alimentation et sport santé, pour finir par la prise en charge de la douleur. J’ai travaillé à l’international puis pour l’Oréal comme chef de projet.  
    Côté sport, j’ai pratiqué le volley, que j’avais découvert pendant des JO. À 25 ans, j’ai signé au stade français, en 2e division. Aujourd’hui, je continue le beach-volley en compétition en Guadeloupe. 

    Pourquoi es-tu devenue entrepreneure ?  

    Je cherchais une solution pour mes douleurs aux genoux. C’était compliqué de jouer en ayant mal. Je ne trouvais pas de produits naturels efficaces.
    J’avais l’image de mon grand-père qui parlait de l’efficacité des plantes caribéennes de son jardin. J’ai voulu prendre soin de sportifs avec des douleurs chroniques.  
    Natiyé est né en 2017.  

    Pourquoi et comment es-tu devenue porteuse de la flamme olympique ? 

    C’est une amie qui m’a inscrite ! J’ai été sélectionnée pour porter la flamme à côté de chez moi, dans la commune de Le Moule, à 300 mètres de mon domicile et de mon laboratoire ! 
    © photo : Anaïs Colors

    Quelles sensations cela fait de participer à un tel projet ?

    C’était magique ! Je ne m’attendais pas à ça. J’ai été la première relayeuse de ma ville et j’ai pu allumer la flamme. On a vécu pleinement le moment présent. Les gens sont venus en masse, tout le monde était très fier que la flamme passe dans notre ville. J’ai ressenti une bulle de bienveillance. L’équipe du relais de flamme était complètement dévouée, géniale ! C’était un vrai beau moment, historique, comme on ne les vit pas tous les jours.

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’une entrepreneure ? 

    Le lien entre le sport et l’entrepreneuriat, c’est la passion ! L’entreprise ce n’est pas juste un job. On met tout son cœur, ses tripes, son patrimoine, sa vie personnelle. On vit des expériences qu’on ne pourra jamais vivre ailleurs.  
    Il faut beaucoup de résilience aussi. On doit créer des solutions mais ce n’est pas un chemin toujours droit et lisse. Il y a aussi beaucoup de travail en équipe. On toujours collabore avec d’autres personnes.  

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    Quand j’ai rencontré l’équipe de Réseau Entreprendre®, j’ai trouvé qu’ils avaient vraiment bien compris mon projet et ma vision. En face de moi j’avais des entrepreneurs qui percevaient pourquoi j’étais là. Ils avaient la même façon d’appréhender l’entrepreneuriat que moi.  
    Je pense qu’être entrepreneur n’est pas donné à tout le monde. Il faut beaucoup de rigueur, savoir travailler dans plusieurs environnements, avoir une vue d’ensemble. Réseau Entreprendre® nous accompagne pour tout cela. 

    Quel est ton plus grand succès ?       

    C’est l’inauguration du laboratoire, il y a il y a 1 an, à l’espace Vizosky, situé au Moule, le lieu où j’ai porté la flamme ! C’est pour ça aussi que cet évènement a eu beaucoup de sens pour moi.

    Ton pire échec ?       

    Avec du recul, je peux dire que les échecs étaient juste des tremplins. Je ne le vis pas comme une situation dramatique.

    Ta devise en tant que « sportif » ?         

    Il n’y a pas de hasard, il n’y a que du boulot ! L’entraînement est plus important que le match.

    En tant qu’entrepreneur ?         

    C’est pareil. C’est le travail qui paye !
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  • Les ressorts de la longévité des entreprises : le témoignage de TotalEnergies pour ses 100 ans

    Les ressorts de la longévité des entreprises : le témoignage de TotalEnergies pour ses 100 ans



    Partenaire de Réseau Entreprendre®, TotalEnergies soutient et accompagne les créateurs, repreneurs et développeurs de futures belles PME à travers différents dispositifs de financement favorisant ainsi leur pérennité.
    À l’occasion des 100 ans de ce fleuron industriel français, Isabelle Patrier, sa directrice France, revient sur cette histoire et témoigne des ressorts qui ont contribué à cette longévité.

    En 2024, TotalEnergies fête son centenaire et incarne une très belle histoire entrepreneuriale française. Comment expliquez-vous les ressorts de cette longévité ?

    Depuis cent ans, notre compagnie est à la pointe de l’innovation. Nos collaborateurs n’ont cessé de se surpasser pour s’adapter aux évolutions de marché, répondre aux attentes de leurs clients et surmonter les défis techniques. Ils ont découvert du pétrole en Irak pour la première fois en 1927, construit un pipeline de 2000 kilomètres en 1934 d’Irak à la Méditerranée et deux raffineries en 1933 et 1935 et lancé le plus grand pétrolier du monde, l’Emile Miguet en 1937, tout ceci en moins de 10 ans !
    Pionnière, TotalEnergies l’a été dès les première heures de son histoire. Et c’est avec ce même esprit pionnier que nous avons annoncé, en 2020, notre ambition d’être un acteur majeur de la transition énergétique et d’atteindre la neutralité carbone (zéro émission nette) à horizon 2050, ensemble avec la société.
    Aujourd’hui, TotalEnergies a déjà construit l’équivalent d’une vingtaine de tranches nucléaires d’électricité renouvelable et est, depuis 2023, le plus grand développeur d’énergie solaire au monde d’après le classement du cabinet Mercom.

    Comment envisage-t-on l’avenir lorsque que l’on est une entreprise centenaire ? Vers quels défis vous tournez-vous ?

    Nous avons l’ambition à la fois de réussir notre transition et d’accompagner celle de nos clients. Le défi à relever consiste à leur fournir les énergies dont ils ont besoin, tout en réduisant leurs émissions.
    Depuis toujours, TotalEnergies s’est toujours efforcé d’anticiper les changements à l’œuvre : le pétrole et le gaz sont au cœur du système énergétique depuis le XXe siècle et l’électricité jouera un rôle central au XXIe siècle.
    Depuis 2015, nous avons baissé la part du pétrole de 65% à 43% dans notre mix énergétique et nos émissions sont passées de 46 MT de CO2 à 35 MT de CO2 sur nos installations opérées. La compagnie travaille à réduire la part du pétrole, augmenter celle du gaz qui sera de plus en plus vert et développer l’électricité dans son mix énergétique.
    Dès aujourd’hui, TotalEnergies est le 1er investisseur français dans les renouvelables avec 5 milliards d’investissements, chaque année, dans l’électricité et les molécules bas carbone.  
    À l’horizon 2050, l’électricité bas carbone représentera 50% du mix de nos ventes, les molécules décarbonées 25% (biocarburants, biogaz, hydrogène, plastiques biosourcés et recyclés, carburants de synthèse) et le solde sera constitué de pétrole et gaz naturel.

    Pouvez-vous nous présenter comment TotalEnergies soutient les entrepreneurs pour les aider à se développer et à durer ?

    Aujourd’hui, nous créons toujours plus de synergies entre TotalEnergies, les entreprises et les acteurs économiques pour accompagner la transition des territoires : avec plus de 660 unités de production d’électricité renouvelable en France, plus de 24 000 points de recharge opérés pour véhicules électriques, une gigafactory de batteries (JV), la production de biocarburants et de biocarburants aériens durables et de biogaz, TotalEnergies développe activement ses activités pour devenir un acteur majeur de la transition énergétique.
    Nos solutions de financement des entreprises françaises, notamment via un prêt à taux zéro et sans garantie pouvant aller jusqu’à 100 000€ pour les créations et reprises de PME, complètent celles de Réseau Entreprendre®.
    Nous avons accompagné ces 5 dernières années 678 PME et soutenu 17 400 emplois en France. Depuis 2020, nous privilégions les PME de la transition écologique et énergétique avec, parmi eux, des lauréats de Réseau Entreprendre® : les « bilan carbone » de WeCount, les emballages plastiques recyclés de Sempack, l’exploration de gaz verts de la start-up 45.8, les vélos électriques reconditionnés de Ekstere
    Pour en savoir plus sur les dispositifs de soutien des PME proposés par TotalEnergies : https://direction-france.totalenergies.fr/qui-sommes-nous/nos-dispositifs
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