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Témoignages Archives - Page 9 of 16 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Témoignages

  • Anthony Abbasse, virage à 180° vers l’entrepreneuriat  

    Anthony Abbasse, virage à 180° vers l’entrepreneuriat  

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #03 Anthony Abbasse

    Avec un palmarès impressionnant*, Anthony Abbasse prend une nouvelle trajectoire en 2020. Il devient propriétaire du plus grand complexe de Kart et quad de Vendée.

    Pour le talentueux pilote, Réseau Entreprendre® était le partenaire incontournable. Une aide précieuse pour l’accompagner dans le développement de son circuit Mecamax situé à l’Île-d’Olonne. Rencontre avec ce lauréat Réseau Entreprendre® Vendée.

    Peux-tu me résumer ton parcours sportif et professionnel ?

    J’ai commencé le karting à 7 ans. A 12, je participais aux championnats de France et gagnais 1er titre de champion.
    A 15 ans, j’accède au podium européen puis à 21 ans, je signe auprès d’un constructeur automobile comme professionnel et décroche le titre de vice-champion du monde.
    J’ai continué jusqu’à mes 30 ans, puis décidé d’arrêter pour me lancer dans l’entrepreneuriat en rachetant le circuit Mecamax.

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ? 

    L’opportunité d’abord. Ce n’est pas tous les jours qu’une une entreprise pareille se vend. C’est arrivé à un moment où j’étais un peu au sommet de ma carrière, je me posais des questions sur mon avenir. Et puis Mecamax est en accord avec mon sport. C’est un centre de karting qui propose de la location aux particuliers et aux entreprises. Le réseau était déjà fait. C’était une suite logique. Le lieu est plutôt sympa aussi, à 10 minutes des Sables d’Olonne ! 

    En quoi ta carrière d’ancien sportif de haut niveau est utile dans ta vie d’entrepreneur ?

    Déjà, pour la gestion des équipes. En sport collectif ou individuel, on a besoin des autres. Il faut arriver à tout mettre en ordre pour que les choses fonctionnent. Quand on est pilote, il faut une équipe derrière qui prépare le matériel pour arriver à gagner la course.
    En tant qu’entrepreneur, on a un peu la même chose. On a besoin d’hommes et de femmes pour tout coordonner et arriver au résultat que l’on souhaite. L’esprit de compétition est là aussi. Chaque jour est différent et il faut se remettre en question pour faire les bons choix.

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Toutes deux sont très prenantes. C’est quelque chose qu’on a constamment dans un coin de sa tête. Sportif, on pense tout le temps à la prochaine compétition ; entrepreneur, on pense constamment à son entreprise et tout ce qu’il y a à faire. C’est un vrai projet pour soi, cela nécessite 100 % d’implication.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    C’est un ami qui était dans Réseau Entreprendre® qui me l’a conseillé. Il m’a dit « tu vas voir, quand tu débutes, c’est bien pour t’accompagner parce qu’il y a quand même pas mal d’inconnues. »
    Effectivement, je me suis retrouvé dans un réseau qui est très formateur, avec une ambiance très bon enfant. J’aime beaucoup les échanges avec les nouveaux et anciens membres. On a le privilège de visiter et d’apprendre auprès de grandes entreprises vendéennes. Ce sont de belles rencontres.

    Quel est ton plus grand succès ?

    Venant d’une famille modeste, c’est d’y être arrivé avec pas-grand-chose.
    Dans tout ce que j’ai entrepris, au niveau sportif ou professionnel, je me suis donné les moyens d’y arriver. C’est peut-être la chance, je ne sais pas, mais en tout cas, j’ai toujours réussi à arriver à mes fins.

    Ton pire échec ?  

    Il était sportif : j’ai perdu une course alors que j’aurais pu être champion d’Europe. Si je n’avais pas abandonné cette course, j’aurais gagné. Ça m’a appris qu’il ne faut rien lâcher, qu’il faut toujours aller jusqu’au bout. Tant que la course n’est pas finie, il faut y aller.

    Ta devise en tant que sportif ? En tant qu’entrepreneur ?    

    J’ai toujours adoré faire beaucoup avec rien. Pour le sport mécanique, j’adorais être devant mes adversaires avec du matériel moins performant. C’était une fierté.
    Une main de fer dans un gant de velours. J’aime bien le résultat et la rigueur, mais il faut être doux et ménager sa monture.
    *Anthony Abasse a été 12 fois champion de France de karting, 7 fois vainqueur des 24 heures du Mans et 2 fois vice-champion du monde.
  • Privilégier le e-commerce dès le départ

    Privilégier le e-commerce dès le départ

    Béatrice de Montille, présidente de Réseau Entreprendre® Rhône, est la créatrice de Merci Maman. Cette chef d’entreprise accomplie et aguerrie nous plonge dans l’univers de son entreprise qui réalise 4.7 millions d’euros de chiffres d’affaires.
    Spécialisée dans la création de bijoux personnalisés, elle a fait le choix dès le lancement de privilégier le e-commerce. 
    Merci Maman est devenue en 16 ans une marque emblématique de bijoux personnalisés sur le marché européen. Fondée en 2007 par Béatrice de Montille en Angleterre l’entreprise réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 4,7 millions d’euros dont les 2/3 et à l’export et emploie 25 personnes. La marque a fait le choix stratégique de vendre principalement via son site internet et des plateformes digitales partenaires. 

    L’après Kate Middleton 

    En 2014, Kate Middleton choisit de porter l’un des colliers de la marque, ce qui génère immédiatement un impact phénoménal sur ses ventes en ligne. Toutes les clientes veulent LE collier de la duchesse ! En quelques mois seulement, le chiffre d’affaires de Merci Maman est multiplié par deux et l’équipe double passant de 6 à 12 collaborateurs.  S’enchaînent les trophées, l’ouverture à d’autres marchés en Europe, et c’est là que le e-commerce révèle son avantage clé : la possibilité de conquérir des marchés internationaux plus facilement sans devoir être présent avec des boutiques physiques. 
    Béatrice de Montille mentionne la nécessité de fournir une relation client très réactive surtout quand l’entreprise est uniquement présente en ligne, et a perpétuellement innové en termes de service client, offrant par exemple la possibilité de poser une question par le Chat ou par WhatsApp, en plus des traditionnels téléphones et emails. Elle insiste également sur la nécessité d’une communication ciblée sur les réseaux sociaux, soulignant la pertinence d’Instagram avec des comptes dédiés par pays. Merci Maman gère donc 4 comptes Instagram distincts (France, Angleterre, Allemagne et Italie) totalisant plus de 350 000 followers. De ces messages relayés au bon moment, ainsi que des newsletters personnalisées, dépendent les commandes, notamment lors de la Fête des mères, un des gros rendez-vous pour le e-commerce qui est célébré à des dates différentes dans chacun de ces pays.  
    Enfin l’entreprise a choisi d’innover en lançant continuellement de nouvelles collections, tout en gardant une gamme restreinte, permettant au client de se retrouver facilement dans leur offre et de finaliser plus facilement sa commande.  La gravure à la main, la production et l’expédition des commandes sont complètement internalisées dans leur atelier parisien, s’assurant ainsi de la qualité et de la rapidité de livraison (expédition en 24 heures).  

    Un nouveau tournant numérique 

    Avec la croissance de l’entreprise, la nécessité s’est imposée de migrer vers une plateforme plus performante en termes de back-end. Ainsi, Merci Maman a opté pour la V2 de Magento, non seulement pour renforcer la sécurité de son site, mais également pour améliorer sa visibilité sur Google. Cette nouvelle version leur a également permis de simplifier certaines intégrations avec des applications telles que TrustPilot ou celle de Chronopost pour les livraisons. 
    Béatrice de Montille souligne que cette innovation a été nécessaire après des années de croissance continue de leur chiffre d’affaires. Elle ajoute que, en atteignant une taille critique, leur entreprise était dans l’obligation de s’armer d’outils plus adaptés à la taille de l’entreprise. 
    Elle met l’accent sur la nécessité d’anticiper soigneusement de tels changements et de s’entourer de professionnels compétents. Malgré une mise en œuvre bien orchestrée entre agences, freelances et équipe interne de leur projet, une perte de 30% de leur chiffre d’affaires a été enregistrée lors de la migration, directement imputable à la dégradation de leur référencement sur Google. Conjointement à la période post-Covid, marquée par une diminution des commandes en ligne, la perte a été immédiate dès le jour du lancement. Il a fallu deux ans pour reconstruire ces liens. 
    C’est un rappel essentiel : lorsque vous avez 85% de votre chiffre d’affaires provenant de votre e-commerce, la performance de votre outil est impérative et doit être constamment optimisée. C’est la raison pour laquelle Merci Maman collabore avec des freelances et des agences dédiées à la gestion de leur site web et à leurs communications payantes sur les réseaux sociaux. 

    Conseils précieux pour les entrepreneurs en e-commerce 

    Si elle devait partager quelques conseils issus de son expérience : 
    1. Avoir un service client 5 étoiles : la clé réside dans une réactivité exemplaire et une proximité via des canaux tels que WhatsApp, et sur lequel ils ont amélioré leur service client, qui fonctionne particulièrement bien. 
    1. Écouter le client : cela peut aussi amener de bonnes idées d’innovation. Le digital exige de créer encore plus de lien avec les clients. 
    1. Oser et tester : Ne pas craindre de se lancer, de tester différentes approches. Le monde du digital évolue constamment, l’adaptabilité est essentielle. La perfection est l’ennemi du bien ! 
    1. S’entourer d’experts : en croissance, de pas hésiter pas à faire appel à des experts, que ce soit dans le marketing digital ou d’autres domaines spécifiques.  
    1. Nouer des partenariats commerciaux : les collaborations avec des marques partageant la même cible peuvent être des leviers puissants, comme leur partenariat avec une entreprise de mobilier pour chambre d’enfants.  C’est important de pouvoir partager des bonnes pratiques. 
    Le monde du e-commerce est une toile en constante évolution et offre une connexion authentique avec son audience. 
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #04 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #04 

    4e portrait de notre série RÉ’Elles, Elodie Geba et Anne Gaspar, co-fondatrices de Lilaea et lauréates 2021 et 2022 de Réseau Entreprendre® Picardie.
    Dans le flot tumultueux de l’entrepreneuriat, Élodie Geba et Anne Gaspar naviguent avec succès, portées par leur passion commune pour l’eau. Ensemble, elles ont fondé Lilaea, entreprise dédiée à la surveillance des eaux douces. Lauréates de Réseau Entreprendre® Picardie, elles témoignent de leur parcours jalonné de défis et d’accomplissements, mettant en lumière l’importance de leur partenariat et de leur vision pour un avenir plus durable. 

    Un duo qui coule de source…

    A priori, rien ne prédestinait Élodie Geba, 31 ans, à vivre un jour l’aventure entrepreneuriale. « Avec un papa issu du monde ouvrier et une famille maternelle dans l’éducation nationale, je n’ai pas vraiment grandi avec cette idée-là en tête », se souvient-elle. Elle sait en revanche dès son plus jeune âge, et le dit à qui veut l’entendre, que « plus tard, elle sera chercheuse dans l’eau ». Une idée qui la suivra longtemps, au moins jusqu’à sa soutenance de thèse : « C’est ma passion pour mon métier et l’envie de développer des solutions concrètes qui m’ont fait envisager l’entrepreneuriat plutôt que la recherche », confie-t-elle aujourd’hui.

    Des études à la vie d’entrepreneures 

    Quelques années plus tôt, à l’Université Reims Champagne Ardenne, Élodie rencontre Anne Gaspar. Les deux étudiantes sont loin d’imaginer que de cette nouvelle amitié naissante une belle aventure entrepreneuriale. Après un master en biologie spécialité « génie de l’environnement », Élodie choisit comme sujet de thèse l’écotoxicologie aquatique, autrement dit les effets des produits toxiques sur les êtres vivants dans le milieu aquatique. De son côté, Anne s’oriente vers l’étude des systèmes embarqués, notamment un sous-marin téléguidé devenu aujourd’hui un des outils innovants développés par Lilaea.  

    L’union fait la force  

    Pour ces deux scientifiques, l’idée d’une association coule de source. « Nous étions toutes deux passionnées par la recherche mais nous déplorions le manque de pont entre la recherche publique et le monde de l’entreprise. Nous voulions trouver des solutions qui puissent être développées et appliquées sur le terrain. Nous avions dans l’idée de créer notre entreprise une fois le cursus d’Anne terminé mais le marché venait de s’ouvrir et les appels à projets commençaient à tomber, c’était le bon moment pour nous lancer », se souvient Élodie. En mars 2021, elles créent Lilaea (prononcez Lilaé, en référence à cette nymphe aquatique de la mythologie grecque). Incubées au sein de Pépite A2U à Saint-Quentin, elles bénéficient dans les premiers temps du statut d’étudiant-entrepreneur. « En 2021, Anne commençait son master en alternance. Grâce à Pépite*, nous avons pu convertir l’alternance en temps d’entrepreneuriat », précise Élodie. 

    Se faire accompagner pour réussir 

    Quand on crée son entreprise, avoir l’idée est déjà une bonne chose, revêtir les habits d’un chef d’entreprise en est une autre. Novices en la matière, les deux associées se tournent rapidement vers Réseau Entreprendre® Picardie, conscientes de la nécessité d’être accompagnées dans leur démarche. « Nous n’avions pas un besoin financier au démarrage car nous étions soutenues par Bpifrance. En revanche nous étions en quête d’un accompagnement et d’un partage d’expériences pour comprendre quel type d’entrepreneures nous voulions devenir. Et aussi nous challenger sur notre vision à long terme », se souvient Élodie. Lauréates à deux reprises, en 2021 pour la création de l’entreprise, et fin 2022 lors de la commercialisation de leur solution, elles découvrent en Réseau Entreprendre® « un lieu d’échange et de partage familial et très ouvert ». « Nous avons ressenti beaucoup de bienveillance, de solidarité et de réciprocité. Nous n’étions ni formées ni préparées au métier de chef d’entreprise. Nous avons reçu ici tous les outils nécessaires, acquis de bonnes pratiques ainsi qu’une vision stratégique et de la maturité. Nous avons beaucoup appris et grandi au contact des personnes que nous avons eu la chance de rencontrer », témoignent-elles avec reconnaissance.
      

    La start-up qui facilite la surveillance des eaux douces

    En pleine croissance, la start-up qui compte six salariés, et bientôt trois de plus, a développé un sous-marin téléguidé pour la surveillance des eaux ainsi qu’une station de surveillance des eaux en continu.

    Lilaea propose aussi à ses clients, principalement les collectivités, industries et bureaux d’étude, un accompagnement sur-mesure : expertises, diagnostics de l’eau, actions de sensibilisation. « La raison d’être de Lilaea est de faciliter et démocratiser la surveillance des eaux douces », résume Élodie, fière, à juste titre, du chemin parcouru en seulement 3 ans.

      

    Savoir convaincre

    « Quand nous nous sommes lancées, l’eau, personne ne s’en préoccupait ! Nous expliquions notre projet et on nous regardait sans trop y croire. Nous avons réussi à sensibiliser les gens, à créer une communauté. Nous sommes fières d’avoir réussi à impulser un changement tangible. Nous avons su répondre à notre raison d’être, ce qui n’était pas gagné au départ. Et nous avons également réussi à mettre en place une équipe sympa, dynamique et performante, grâce à laquelle nous apprenons tous les jours », se réjouit Élodie.
    Les deux jeunes trentenaires vivent désormais de leur passion. Elles disent trouver leur inspiration, leur booster quotidien, dans les personnes qu’elles rencontrent, « leur envie de changement, de faire bouger les lignes, leur passage à l’acte dans le collectif. Ce positivisme, nous le partageons inconditionnellement ! ».
     
  • Pour Azza Besbes, Réseau Entreprendre® est une famille

    Pour Azza Besbes, Réseau Entreprendre® est une famille

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #02 AZZA BESBES

    Le dépassement de soi pour Azza Besbes, c’est une histoire de famille.  Avec une mère championne de Tunisie de fleuret et toute une fratrie championne d’escrime, la compétition fait partie de sa vie.  
    Une famille pour le sport et désormais, une famille pour son entreprise Azza Fencing, à travers Réseau Entreprendre® Val de Marne, dont elle est lauréate depuis 2021. Une aide précieuse qui lui permet de développer sa société de vente de chaussures d’escrime. Rencontre avec une entrepreneuse à l’énergie communicative.  

    Quel a été ton parcours du sport à l’entrepreneuriat ? 

    J’ai commencé l’escrime à 8 ans et ma première médaille en championnat du monde à 16 ! En 2016, j’ai senti que j’ai atteint mes limites en Tunisie et que je risquai de plafonner. J’ai alors décidé de partir en France toute seule à l’âge de 17 ans pour poursuivre mon rêve de devenir championne mondiale. Ma famille, restée en Tunisie, a validé mon projet et m’a encouragé a partir en France, grande nation d’escrime . J’ai participé à trois JO, remporté plusieurs coupes du monde en juniors et seniors et classé top 10 mondial pendant 10 ans. La plus belle médaille de ma carrière a été l’argent en 2017, au championnat du monde. En parallèle, j’ai obtenu un master en Contrôle de gestion et Finance d’entreprise ainsi qu’un diplôme d’ingénieur en systèmes d’Information et réseaux. 

    Pourquoi es-tu devenue entrepreneuse ?   

    Suite au report des JO de Tokyo lié au Covid, je ne voulais plus continuer, mon corps était au bout. Je travaillais alors pour Ernst & Young, mais voulais me lancer dans l’entreprenariat. Mon mari m’a dit « pense à ce qu’il manque dans l’escrime. » J’ai tout de suite eu l’idée des chaussures ! En trouver de qualité a toujours été compliqué, je me suis dit c’est ça, le manque est là !  

    En quoi ta carrière d’ancienne sportive de haut niveau est-elle utile dans ta vie d’entrepreneure ?   

    L’exigence demandée par l’entreprise, démarrer de zéro, vouloir se dépasser, ça ressemble au sport de haut niveau. On vit, on respire, on mange travail. Tu ne connais pas l’issue, mais si tu as travaillé sans cesse, peu importe, tu arrives serein.  
    Quand on a commencé Azza Fencing, on ne savait pas quelles chaussures on allait produire, quel retour on aurait des escrimeurs. Ma connaissance des besoins me donne une expertise. Le slogan de ma marque c’est « From fencer to fencer ». Ça met en confiance.  

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?  

    Au-delà du sport, je ne connaissais pas la gestion d’entreprise, l’administration, la logistique, douanes, contrôle qualité… Il fallait me faire accompagner. Réseau Entreprendre® c’est une famille.  Ce côté humain est très important pour moi. Tout le monde veut t’aider, veut que l’autre s’améliore et ça j’adore !  
    Chacun a une expertise dans un domaine précis, c’est une vraie richesse. À chaque fois que j’ai eu un doute, quelqu’un était là pour me répondre, trouver des solutions.  Réseau Entreprendre®, c’est une bible ! Pour rien au monde je ne changerai ! 

    Quel est ton plus grand succès ? 

    Je ne peux pas citer un succès en particulier, il y en a eu beaucoup entre ma carrière de sportive puis celle d’ingénieur, mes études…  
    Ma fierté c’est d’être sortie de ma zone de confort et d’avoir réalisé ce projet. Je travaillais dans la fusion acquisition pour groupe pétrolier, une situation confortable. Et pourtant, avec mon mari, on a tout lâché, malgré nos deux enfants en bas âge. On a osé aller explorer et continuer à apprendre et travailler.  

    Ton pire échec ?  

    Je n’aime pas le mot échec. Des défaites, des déceptions, des mauvais coups, j’en ai eu. Plus on va au sommet, plus on risque de tomber de haut. La perte de ma mère a été difficile, j’aurais aimé l’avoir près de moi pour qu’elle voit ce que je fais, mon entreprise, ma famille.  
    Mais tous ces coups durs m’ont poussé à faire plus d’efforts, à continuer à me battre. C’est important de rester humble et de garder les pieds sur terre. 
     

    Ta devise en tant que sportive ? En tant qu’entrepreneuse ?    

    « Ce qui compte c’est le voyage, pas la destination. » Cette phrase elle vaut aussi bien pour le sport que pour l’entreprise. Il faut s’entourer des bonnes personnes aussi. Et je dirai « Travail et Humilité ». C’est ça la clé ! 
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #03 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #03 

    3e portrait de notre série RÉ’Elles, Mélissa Nabais-Moreno est la dynamique directrice de Réseau Entreprendre® Hainaut.
    Engagée avec passion dans sa vie professionnelle comme personnelle, elle encourage les femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat. Ses positions se concrétisent par des actions ! Elle incarne le potentiel infini de l’entrepreneuriat au féminin. Découvrez-là dans notre nouvel article dédié aux entrepreneures. 

    Brillez par vos compétences et ayez de l’ambition ! 

    Mélissa Nabais-Moreno, à gauche, aux côtés de Cécile Masson, ancienne présidente.
    Proximité, plaisir et énergie positive, Mélissa Nabais-Moreno a fait siens ces trois mots chers à Réseau Entreprendre® Hainaut dont elle partage les valeurs depuis plus de 9 ans. La jeune femme de 31 ans le clame avec fierté : « Je suis un bébé Réseau Entreprendre® ! ». Entrée en 2014 comme chargée d’étude de projets en alternance, elle a tracé sa route avec passion jusqu’à en devenir la directrice de l’association en 2021.  
    Depuis octobre 2023, elle est aussi une jeune cheffe d’entreprise à la tête du Manoir du Monde, lieu emblématique de Lieu Saint-Amand, qu’elle a transformé en salons de réception et de séminaire. Un projet entrepreneurial, familial et conjugué au féminin avec sa sœur et sa belle-mère. «Je suis passionnée par l’entrepreneuriat. Que ce soit au sein de Réseau Entreprendre® ou dans ma propre entreprise, je m’enrichis tous les jours au contact des personnes que je rencontre. Quel bonheur de se lever chaque matin et d’être dans cette énergie créatrice qui vous anime tant ! » confie-t-elle.

    Inspirer les femmes par l’action 

    Très impliquée dans l’entrepreneuriat féminin, Mélissa est à l’initiative de nombreux événements destinés à le promouvoir. « Pour inciter les femmes à se lancer, il faut mettre en avant les entrepreneures qui réussissent », martèle-t-elle. Dont acte : en octobre 2023, elle embarque dans un projet fou 8 membres de Réseau Entreprendre® Hainaut, direction le désert marocain et le mythique Rose Trip Maroc*. « Nous avions constitué 3 équipes de 3, dont une qui a remporté le trophée Entreprise, quelle fierté ! C’était une première pour nous et nous renouvellerons certainement l’expérience en 2024. Nous avons réussi à fédérer l’ensemble de notre communauté, créant une grande émulation autour de nous », s’enthousiasme-t-elle. Ce challenge, comme d’autres actions un peu moins spectaculaires, s’inscrivent dans le cadre du programme Wom’Energy porté par Réseau Entreprendre® à destination des femmes entrepreneures. Lancé en 2017, il affiche une signature sans équivoque : « Encourageons les femmes entrepreneures à se dépasser ! ».  
    Car le constat est sans appel ! Si l’entrepreneuriat féminin est largement sous-représenté en France, il l’est encore plus dans le Hainaut  avec seulement 13% de femmes à la barre d’une entreprise. « Pour faire bouger les lignes, nous avons choisi la pédagogie, l’éducation et la sensibilisation. Nous levons les freins que certaines femmes porteuses de projets se mettent seules. C’est pourquoi nous avons médiatisé notre participation à ce trek. C’était une façon de montrer que l’on peut être une cheffe d’entreprise et partir une semaine au Maroc sans que la maison ne brûle et l’entreprise ne dégringole. Nous ne sommes pas des féministes militantes, mais nous aimerions inspirer et montrer que sur notre territoire il y a des femmes qui entreprennent et qui réussissent ». Intarissable sur le sujet, Mélissa pousse facilement, et d’autant plus depuis ce challenge réussi, la comparaison entre entrepreneuriat et sport de haut niveau qui requiert de tracer son cap, se réorienter parfois, changer de stratégie, apprivoiser le dépassement de soi…  

    L’entrepreneuriat n’est pas une question de genre.  

    Lancé en 2023 dans le Hainaut, le programme Wom’Energy nourrit l’ambition d’atteindre le cap de 30% de femmes accompagnées par Réseau Entreprendre®. Mais la jeune directrice précise toutefois : « Rallier des dirigeantes de PME à notre réseau, donner envie à des porteuses de projet de nous rejoindre puis de les amener à être ambitieuses, c’est un beau challenge. Mais vous savez, la vraie vie n’est pas féminine, elle est mixte. Nous savons que les femmes peuvent être plus sensibles aux échanges et parfois plus intimidées pour défendre leur projet pourtant solide ! C’est pour cela que nos membres accompagnateurs masculins ont été formés à la gestion des émotions. Cela s’arrête là car l’entrepreneuriat n’est pas genré et nous ne voulons pas aller dans ce sens », ajoute-t-elle.  

    Se servir des échecs des uns pour aider les autres. 

    Les jeunes femmes que Mélissa rencontre lui semblent plus averties ou en tout cas moins effrayées par se lancer dans l’entrepreneuriat. Elle se permet toutefois de leur livrer ces quelques conseils : « Osez et soyez droites dans vos baskets. Soyez qui vous êtes, n’essayez pas de vouloir vous changer mais brillez par vos compétences et ayez de l’ambition ! ». Elle sait que ce « parler-vrai », de femme à femme, les touche particulièrement. Et à tous les autres, elle leur dit simplement « de venir comme vous êtes, avec vos faiblesses, vos réussites et vos échecs dont on va se servir pour aider les autres. Je suis convaincue d’une chose : c’est en étant entouré que l’on avance mieux. C’est la force de notre réseau et je milite pour cela ».  
    En 2023, Réseau Entreprendre® Hainaut a également organisé une très belle exposition photos baptisée « Réalise-toi, ose réussir l’entrepreneure qui est en toi ». 20 femmes se sont dévoilées sous trois mots-clés : audace, confiance en soi et ambition. « En 2024, nous aimerions faire voyager cette exposition dans des lieux économiques et scolaires, toujours avec l’idée de montrer des figures locales qui réussissent pour inspirer des porteuses de projets », annonce Mélissa.  

    Hors cadre

    Et elle, quelle est la figure entrepreneuriale qui l’inspire ? « Camille Cottin », répond-elle presque en s’excusant de ce choix quelque peu surprenant. « Cette actrice est solaire, charismatique, elle a su avec humour au travers de la série Connasse démonter les stéréotypes au féminin. J’aime son engagement pour les femmes, j’admire son parcours et puis, je dois vous avouer qu’elle me fait bien rire ! ». Voilà sans doute la meilleure inspiration qui soit… 

      
    ©photo portrait noir et blanc de Mélissa : Delphine Chenu
  • E-commerce : Comment s’appuyer sur les marketplaces pour la croissance de son entreprise ?

    E-commerce : Comment s’appuyer sur les marketplaces pour la croissance de son entreprise ?

    Vincent Gunther cofondateur de Bookinou, lauréat de Réseau Entreprendre® Rhône, a rapidement opté pour une stratégie de vente en ligne notamment via des marketplaces comme celle d’Amazon, notre partenaire.
    L’accessibilité aux livres et à la lecture étant au cœur du projet entrepreneurial de Bookinou, cette visibilité accrue a boosté leur notoriété et ouvert de nouveaux marchés à l’entreprise. Vincent nous explique comment.

    Vincent Gunther, avec Guillaume Chanteloube, vous avez créé My Bookinou, une liseuse audio sans écran, destinée aux enfants de 3 à 10 ans. Pouvez-vous nous présenter votre entreprise, lauréate de Réseau Entreprendre® Rhône en 2018 ?

    Bookinou a pour mission d’accompagner l’entrée dans la lecture pour tous les enfants, le socle de toutes les découvertes ! La lecture audio et la manipulation des livres développent le vocabulaire, la compréhension orale, la mémorisation ainsi que l’intérêt et le plaisir de l’enfant pour la lecture.
    Nous avons conçu un équipement matériel et une plateforme collaborative qui permettent de créer, partager et découvrir des contenus audio et éducatifs pour donner plus de temps de lecture et développer les compétences langagières des enfants à partir de la maternelle.
    Le lecteur Bookinou est comme un objet compagnon qui permet de lire des livres – TOUS les livres – aux enfants pour développer les temps de lecture à partir de 2 ans. Un système de reconnaissance permet de détecter les livres sur le lecteur et de démarrer la lecture audio page à page. Pour les parents, les enseignants et les bibliothèques, une application mobile permet d’enregistrer soi-même la version audio des livres ou de télécharger l’un des livres audio enregistrés par des comédiens.
    400 histoires ont été sélectionnées chez 35 éditeurs différents parmi lesquels des références comme Gallimard, l’école des Loisirs, Nathan, Bayard, Little Urban, le Seuil Jeunesse, Didier jeunesse, etc.
    Grâce au soutien de l’Éducation nationale, 5 000 écoles sont déjà équipées en France et 300.000 enfants accèdent au livre grâce à Bookinou.

    Bookinou est accessible sur le site internet de votre entreprise et via différentes marketplaces.
    Est-ce un modèle de vente que vous avez mis en place dès la création de votre entreprise ? Quels sont les avantages de ce mode de distribution ?

    Nous avons toujours eu un lien direct avec nos utilisateurs et clients dans une logique collaborative. Le produit a été lancé en crowdfunding en 2018. Très naturellement, nous avons poursuivi les ventes en direct sur notre site internet et puis les avons ouvertes sur des marketplaces comme Amazon.
    Au cœur de notre démarche, il y a l’accessibilité au livre et à la lecture. C’est donc évident pour nous de commercialiser le lecteur sur internet et de le rendre disponible rapidement et facilement pour tout le monde.
    Concernant Amazon, deux dispositifs nous ont permis de gagner énormément en notoriété. D’une part, nous avons rejoint le programme Launchpad destiné à faire connaître et à valoriser des produits innovants. Nous savons que c’est un enjeu majeur pour émerger parmi un catalogue pléthorique d’une marketplace. D’autre part, nous avons été lauréat du Amazon Innovation -Award, ce qui a débouché sur une importante couverture médiatique.

    Vous êtes devenu membre de Réseau Entreprendre® Rhône, quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs du réseau qui souhaitent développer une collaboration avec une marketplace ?

    Nous avons la chance d’être membre de Réseau Entreprendre®. D’ailleurs, nous venons de finir le remboursement du prêt d’honneur sans lequel le projet n’existerait pas aujourd’hui. C’est une immense fierté d’arriver à cette étape qui nous permet d’honorer la confiance qui nous a été accordée.
    Pour un produit grand public, mon conseil est d’utiliser les marketplaces car elles sont une exposition et un carrefour d’audience importants. Quand on démarre, on a besoin d’aller vite pour générer les premiers euros de chiffre d’affaires. En cela, les marketplaces répondent à ce besoin et sont très modulables pour accompagner la croissance. Bien sûr, il est primordial de toujours diversifier ses canaux d’accès au marché pour ne pas se trouver en position de dépendance.
    Enfin, je dirais que c’est aussi un travail d’épicier. Il ne suffit pas de mettre en ligne et d’attendre les ventes. Nous surveillons les produits comme le lait sur le feu pour optimiser en permanence la fiche produit, le référencement, certaines campagnes et surtout les avis clients. Bonne chance à celles et ceux qui se lancent !
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #02 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #02 

    2e portrait de notre série RÉ’Elles, qui illustre la réussite des entrepreneures !

    Plongez au cœur d’une aventure chocolatée, qui a ravi nos papilles et nos pupilles ! Découvrez le parcours d’Amélie Coulombe, lauréate de Réseau Entreprendre® Provence à la tête de Krokola qui eu la bonne audace de relancer la marque Merveilles du monde. La générations Y l’en remercie !
    Et en ce jour particulier du 8 mars, nous sommes encore plus fier de vous montrer toutes ces belles réussites entrepreneuriales, menées tambours battants, par des femmes admirables.

    Alors oui Mesdames, croyez en vous ! Vous avez tous les atouts pour réussir ! Osez, lancez-vous ! Voyez les choses en grands !
    Nous seront toujours là, chez Réseau Entreprendre®, pour vous accompagner.

    Être entrepreneure nous donne ce pouvoir inestimable de pouvoir faire bouger les lignes 

    Amélie CoulombeCo-fondatrice de Krokola et Merveilles du MondeLauréate 2021 de Réseau Entreprendre® Provence
    Amélie Coulombe a eu un jour cette idée folle de relancer la marque Merveilles du Monde, arrêtée il y a 20 ans. Et comme cette entrepreneure n’est pas du genre à faire les choses à moitié, elle a d’abord créé une nouvelle marque, Krokola, avant de relancer la marque iconique qui a bercé dans les années 80/90 toute une génération d’enfants gourmands, dont elle a fait partie.

    Amélie, co-fondatrice de Krokola et Merveilles du Monde, incarne la force de l’audace et de la détermination dans le monde de l’entrepreneuriat. Lauréate 2021 de Réseau Entreprendre® Provence, elle se distingue par sa capacité à donner vie à ses idées avec succès, tout en inspirant la nouvelle génération d’entrepreneurs.

    Gourmandise et éducation au goût.

    En 2020, après une douzaine d’années au marketing de grandes entreprises (Mattel, Haribo France), cette maman de deux enfants a eu envie d’autre chose. « J’ai beaucoup appris de ces différentes expériences et c’est grâce à elles que je me suis lancée dans l’aventure entrepreneuriale », dit-elle. L’envie d’autre chose à commencer par celle de s’engager « dans un projet professionnel qui me ressemble davantage, qui soit plus aligné avec mes convictions personnelles sur le bien manger et l’environnement. J’étais arrivée au bout d’un cycle, j’avais besoin d’un nouveau challenge et j’avais en moi cette envie d’entreprendre ». Les planètes étaient alignées.
    Passionnée par la gastronomie et la gourmandise, Amélie quitte Haribo et repart sur les bancs de l’école. Elle passe un CAP Chocolatier – Confiseur, indispensable à la maîtrise technique du développement de produit et la production. Cette parenthèse d’apprentissage lui permet de se former à ce « beau et nouveau métier » et de poser les bases du projet Krokola, marque de chocolat 100% bio, engagée pour l’éducation au goût. Elle dit avoir trouvé l’idée et l’inspiration grâce à son vécu de maman : « Je trouvais qu’il y avait un problème d’alignement entre l’offre en chocolat pour les enfants et la volonté des parents de leur faire plaisir tout en leur offrant une alimentation saine. Krokola est une alternative plus naturelle et la preuve que la gourmandise peut véhiculer des messages et éduquer les enfants à une consommation plus responsable ». Voilà qui est dit.

    Le pari de faire revivre une marque iconique.

    En 2021, alors qu’ils sont affairés au lancement de Krokola, Amélie et son associé Alexandre Kanar, sont contactés par les ex-détenteurs de Merveilles du Monde. Un appel d’offre est lancé pour la reprise de la marque, les deux associés n’hésitent pas une seconde. Et pour cause : « Cette marque iconique des années 80/90 avait marqué notre enfance. Non seulement elle nous évoquait des souvenirs mais elle présentait des affinités en adéquation avec nos valeurs et aux engagements portés par Krokola ». Notamment une approche éco-responsable très marquée.

    Mais voilà, comment réveiller une marque dont tous les Français nés avant les années 2000 se souvenaient mais qui avait totalement disparu des placards ? Un travail colossal attend les deux associés : « Il nous a fallu deux ans pour remettre la marque sur pied. Certes nous avions racheté un nom, mais il fallait la faire revivre sans en modifier les fondamentaux, et c’était un vrai pari ! »

    Un mentor très précieux pour l’entrepreneure

    Entre-temps, en avril 2021, la marque Krokola est lancée chez Monoprix sur un principe d’exclusivité pendant un an, avant d’être déployée partout en France. 2021, c’est aussi l’année où Amélie et Alexandre deviennent lauréats de Réseau Entreprendre® Provence. Un accompagnement de deux ans dont la jeune femme entrepreneure apprécie encore chaque jour les bénéfices apportés et en premier lieu un réseau solide. « Être bien entouré est un facteur clé de succès. Réseau Entreprendre® a mis à notre disposition de nombreuses expertises. Nous y avons trouvé des compétences que nous n’avions pas en interne. Notre accompagnateur, Pierre Mainguy, avait une belle expérience commerciale en grande et moyenne surface, nous avons pu nous appuyer sur lui. Il nous a challengés et aidés à débloquer certaines situations quand nous avions besoin d’un regard extérieur. Son aide quotidienne a été précieuse pour nous », témoigne-t-elle.
    Trois ans après son lancement, Krokola est rentré dans une phase de structuration de son équipe constituée de 13 personnes, dont sept chefs de secteur répartis dans toute la France.
    « Nous gérons l’entreprise à deux et tout coule de source. Je n’ai jamais eu l’impression, parce que j’étais une femme entrepreneure, d’être moins prise au sérieux que lui. Et je n’ai jamais eu le moindre souci pour affirmer ma position de chef d’entreprise», confie-t-elle. Après trente seconde de silence, elle ajoute : « Ce qui a changé, en tout cas au début de l’aventure, c’est la charge mentale qui reposait sur moi. J’avais l’impression de ne pas être suffisamment présente à la maison ni au bureau. J’ai fait un gros travail sur moi pour essayer de prendre du recul . J’ai arrêté d’être à la recherche de la perfection et de me mettre la pression. Désormais, je sais poser un cadre et des limites, sans lesquelles je travaillerais tout le temps, week-ends et vacances inclus. Je me repose aussi beaucoup plus sur mon conjoint et ça, c’est un changement pour toute la famille ! »

    Une envie forte de transmettre !

    Amélie exprime un désir de pouvoir partager son expérience et accompagner de nouveaux entrepreneurs et entrepreneures, mais aujourd’hui une chose lui manque pour se lancer : du temps ! « Je suis souvent sollicitée de manière spontanée, j’aime prendre le temps de donner un conseil. Je l’ai été quand j’ai démarré et en retour, j’ai envie d’être dans cette démarche de transmission », confie-elle.
    Être au cœur de l’action, pouvoir impulser une démarche de création et d’innovation permanente, voilà ce qui constitue chaque matin son booster. « Quand on est entrepreneure, on a clairement plus de souplesse que quand on est salarié. Ce pouvoir inestimable de donner du sens à ce que l’on propose et de pouvoir faire bouger les lignes est grisant », s’enthousiasme-t-elle.
    À la question, « y a-t-il une figure entrepreneuriale qui vous inspire ? », Amélie Coulombe cite Pauline Laigneau, la fondatrice de la marque de joaillerie Gemmyo. « Son podcast « Le gratin » m’a donné envie d’entreprendre. Il apporte une vision de l’entrepreneuriat très optimiste mais avec une dose de réalisme. C’est un podcast orienté vers l’action avec des sujets concrets. Son approche tournée vers le développement personnel me touche aussi, forcément ! ». Une entrepreneure qui, au fond, lui ressemble en tous points… Lui a-t-on déjà dit ?
  • #1 Reprise d’entreprise, l’entrepreneuriat autrement !

    #1 Reprise d’entreprise, l’entrepreneuriat autrement !

    Vous vous interrogez sur la reprise d’entreprise et vous êtes curieux de connaître les secrets d’une reprise d’entreprise réussie ? Pour vous guider et vous inspirer, nous vous proposons une nouvelle série d’interviews d’entrepreneurs ayant privilégié cette forme d’entrepreneuriat, en partenariat avec le Crédit Agricole.
    Jean-Philippe Guyot, président de Réseau Entreprendre® Bourgogne, a repris l’entreprise Baekelite, leader français depuis plus de 30 ans dans les équipements pour les réseaux souterrains d’assainissement.

    Souhaitant entreprendre, Jean-Philippe a choisi de réaliser une reprise et non une création d’entreprise. Pour ce premier volet de notre série d’interviews d’entrepreneurs, nous vous proposons de découvrir son parcours de repreneur !

    Pourquoi avoir choisi de reprendre une entreprise plutôt que d’en créer une ?

    25 années passées dans l’industrie ont confirmé ma passion pour les produits techniques. Ma carrière a débuté dans les ciments chez CALCIA puis chez Saint-Gobain. J’ai beaucoup appris des organisations de grandes entreprises, avec de multiples acquisitions, des fusions, du développement commercial et de l’optimisation industrielle et achat au niveau mondial.
    J’ai poursuivi ma carrière pour un poste de direction générale de PMI en région Bourguignonne ce qui a attisé mon envie d’entreprendre. Passionné de développement produit, d’innovations « frugales », j’ai la passion de bouger les lignes en hybridant des pratiques et des angles de vue différents.  Lorsque nos 4 enfants furent sur le point de quitter le foyer, ma femme et moi avons donc recherché une cible pour un projet de reprise en commun. La 3e cible fut la bonne. Notre partenaire bancaire (privé) nous a soufflé l’information. La mise en relation fut rapide grâce au CRA et à un de leur expert local. L’acquisition a été réalisée au bout de 6 mois environ. 

    Quels ont été les enjeux auxquels vous avez dû faire face à l’occasion de cette reprise ? Comment s’est déroulé le financement ? 

    Les enjeux les plus importants ont tout de suite résidé dans l’appréhension d’un secteur d’activité nouveau. La découverte d’une activité de niche avec des produits a été le plus challengeant. Sans réflexe stéréotypé d’un côté et sans a priori de l’autre, la transmission de connaissances était au cœur du sujet. Les cédants ont attisé notre curiosité sans la satisfaire pleinement et c’est auprès de l’équipe et des parties prenantes que nous avons effectué notre apprentissage, sans filtre par conséquent. 
    La responsable du centre d’affaire du Crédit Agricole, partenaire des 15 années de direction générale m’a immédiatement affirmé son soutien dans la recherche d’une pépite. Quand notre choix s’est finalement porté sur Baekelite, le Crédit Agricole a suivi le financement total de la cible comme promis antérieurement.
    J’ai coutume de dire que le Crédit Agricole est le premier actionnaire de cette aventure. C’est la raison pour laquelle, notre chargé d’affaire reçoit mensuellement nos tableaux de bord exhaustifs ainsi que les faits marquants de notre activité, à sa grande surprise.
    Il est important d’être accompagné pour bénéficier de l’expertise d’entrepreneurs expérimentés et maximiser les chances de succès de son projet entrepreneurial

    En vous fondant sur votre expérience, quels conseils donneriez-vous à d’autres candidats à la reprise ?

    Un partenaire bancaire qui vous connait, un expert-comptable et un avocat d’affaire qui ont l’habitude de travailler ensemble forment les 3 piliers d’une reprise sans maux de tête. C’est notre réseau qui nous a remonté cette affaire. C’est en effet lors d’un événement du MEDEF local que notre conseiller bancaire a eu vent de la cession de cette entreprise. C’est en expliquant nos souhaits et ambitions lors d’une rencontre informelle que tout a commencé.
    Au-delà de ces acteurs, pour la réussite d’une reprise, comme d’une création d’entreprise, il est important d’être accompagné par des réseaux d’accompagnement comme Réseau Entreprendre® afin de bénéficier de l’expertise et du mentorat d’entrepreneurs expérimentés et de maximiser les chances de succès de son projet entrepreneurial.
    De chaque rencontre sort toujours une idée – le hasard profitant toujours aux esprits préparés !

    A propos de l’entreprise

    Depuis plus de 30 ans, l’entreprise Baekelite, située à Mâcon, est le spécialiste français des équipements pour les réseaux souterrains d’assainissement. Baekelite assure l’étanchéité et l’accessibilité des ouvrages en béton préfabriqué.
    Leurs clients sont des industriels de la préfabrication béton qui insèrent les produits dans leur process de fabrication. Le chiffre d’affaires de Baekelite lors de la reprise, il y a 3 ans était de 2,5M€. En 2022 il s’élevait à 4,8MM d’€.
  • Propriété industrielle : l’INPI et Réseau Entreprendre® 

    Propriété industrielle : l’INPI et Réseau Entreprendre® 

    Réseau Entreprendre® et l’INPI ont lancé en décembre dernier une collaboration visant à mieux sensibiliser les entrepreneurs aux enjeux de la propriété intellectuelle et industrielle et aux atouts que celle-ci peuvent constituer pour une entreprise.

    Quel sens donnez-vous à cette collaboration ? 

    Rémy Bourdier, président de Réseau Entreprendre® : Pour notre réseau, cette collaboration avec l’INPI est importante, car les entrepreneurs connaissent encore mal les enjeux et surtout les atouts de la propriété industrielle. L’explication est simple : quand vous lancez votre entreprise, vous êtes sur tous les fronts (commercial, RH, Financier, etc.). La propriété industrielle ne vous semble pas toujours prioritaire. C’est une erreur. Ne pas bien protéger sa marque ou ses inventions, peut avoir un impact considérable sur l’activité de votre entreprise. En effet, une marque non protégée peut être déposée par une autre structure et faire péricliter votre propre entreprise ou vous coûter extrêmement cher si vous devez racheter votre marque. Au-delà de l’aspect préventif, la propriété industrielle est également un atout dans la conquête de nouveau marchés car cela vous permet de faire respecter vos droits notamment quand vous vous lancez à l’international.  
    Dans le cadre de l’accompagnement que nous menons chez Réseau Entreprendre®, nous mettons l’accent sur ce sujet. Nous comptons parmi nos membres de nombreux dirigeants de cabinets de propriété industrielle, qui apportent leur expertise au quotidien à nos lauréats. Cette collaboration vient compléter ce dispositif, car l’INPI propose aux entreprises des services qui sont souvent gratuits et permettent aux entrepreneurs de faire les premiers pas dans la protection de leur propriété intellectuelle et industrielle (pré diagnostic PI, pass PI…).
    Pascal Faure, directeur général de l’INPI: Accompagner les entreprises pour les aider à gagner en compétitivité est au cœur de nos missions. Il s’agit là du point essentiel qui rapproche l’INPI et Réseau Entreprendre®
    Créer une entreprise est une aventure formidable. Mais les dirigeants peuvent parfois se trouver démunis face à certaines problématiques. Ils ont besoin de s’entourer d’experts susceptibles de partager leur expérience et leurs compétences. C’est précisément ce qui nous unit : l’INPI apporte l’expertise en propriété industrielle alors que Réseau Entreprendre® accompagne le parcours entrepreneurial. 
    L’INPI, tout comme le Réseau Entreprendre®, dispose d’un réseau réparti sur tout le territoire français ainsi qu’à l’étranger. Nos actions de sensibilisation, coachings personnalisés, formations se déploient sur le terrain, au plus proche des créateurs et des innovateurs. Notre collaboration est naturelle. 

    Rémy Bourdier, concrètement, quelles actions allez-vous engager ensemble en matière de propriété intellectuelle ? 

    Notre programme d’actions est très concret et repose sur deux volets principaux. 
    1. Une sensibilisation des entrepreneurs : nous allons communiquer auprès des chefs d’entreprises sur les enjeux de la propriété industrielle et l’intérêt pour eux de s’intéresser à ces sujets. Encore une fois, l’INPI propose des dispositifs qui peuvent permettre aux entrepreneurs de faire le premier pas dans ce domaine et qui viennent compléter l’accompagnement et l’expertise que les conseils en propriété industrielle apportent à nos lauréats. 
    1. Des collaborations locales : Réseau Entreprendre® est un réseau fortement décentralisé avec ses 135 implantations locales. C’est sa force, car cela permet un accompagnement au plus près des chefs d’entreprises. Notre collaboration prévoit donc un rapprochement de nos implantations locales respectives pour qu’elles puissent travailler ensemble. L’objectif est qu’elles se rencontrent pour envisager concrètement ce qu’elles peuvent faire (apport d’expertise, communication, etc.). L’échelon local est le plus efficace si nous voulons toucher le maximum de chefs d’entreprises.  

    La convention prévoit également une collaboration sur le Guichet unique, outil désormais incontournable pour les entrepreneurs. Pascal Faure, un an après son lancement, pouvez-vous nous dire un mot sur le déploiement  ? 

    Le Guichet unique est la plateforme numérique qu’utilisent désormais tous les acteurs pour effectuer leurs formalités d’entreprises : créations, modifications, cessations, dépôts de comptes… Depuis son ouverture à tous en janvier 2023, le Guichet unique a beaucoup évolué. Plus de 2,7 millions de formalités ont été enregistrées, dont 1,4 million de demandes d’immatriculations. Si l’INPI est l’opérateur du Guichet unique, l’ensemble des acteurs concernés y contribuent (Insee, Urssaf, DGFiP, greffes des tribunaux de commerce, MSA, CMA…) 
    Afin d’aider les utilisateurs dans la prise en main de ce tout nouvel outil, l’INPI déploie de nombreuses actions telles que des formations et des webinaires organisés en collaboration avec les utilisateurs. Très récemment, nous avons également lancé une application gratuite pour mobile qui se veut être l’assistant personnel de l’entrepreneur : START INPI. Cette application les assiste dans l’accomplissement de leurs formalités sur le Guichet Unique et leur donne des clés pour bien utiliser la propriété intellectuelle en fonction du développement de leur activité. 
  • La transition digitale source d’innovation et de croissance des entreprises #4

    La transition digitale source d’innovation et de croissance des entreprises #4

    Pour ce nouvel épisode sur la transition digitale, nous vous proposons de découvrir, en partenariat avec Microsoft, comment Muriel Naivin, présidente de Réseau Entreprendre® Champagne Ardenne, accompagne ses clients dans la digitalisation de leur marketing, notamment dans un contexte de suppression des prospectus papier. Une digitalisation qui est aussi un levier de transformation pour sa propre agence.
    Muriel Naivin, vous êtes présidente de Réseau Entreprendre® Champagne Ardenne et directrice générale d’Epsilon Global Com, agence spécialisée dans la communication commerciale et marketing située à Reims. Dans votre agence, vous accompagnez vos clients dans leur stratégie commerciale et marketing. Ce domaine connaît actuellement une révolution, notamment avec la fin programmée des prospectus. Comment accompagnez-vous les entreprises dans ce passage au digital ?
    Depuis 40 ans maintenant nous accompagnons nos clients « retailers » à recruter, fidéliser et animer leurs points de vente. La révolution dont vous faites écho ne date pas d’hier ! Cela fait de nombreuses années que le digital fait partie des stratégies commerciales omnicanales que nous déployons pour les enseignes qui nous accordent leur confiance depuis tant d’années. L’arrêt progressif du prospectus dans sa version print ne signe pas pour autant la fin des offres commerciales ! Au contraire.
    Chez Epsilon G.C nous avons anticipé les évolutions et conseillons, depuis quelques années déjà, la stratégie la plus efficace pour satisfaire la performance commerciale de nos clients. Print, digital ou les deux, l’enjeu se situe au niveau de la donnée. Exploitée sur papier ou support digital, c’est sa lecture et son utilisation en mode « test and learn » permanente qui garantira l’efficacité de la communication commerciale des enseignes. Pendant et à l’issue d’une opération commerciale nous mesurons systématiquement l’impact concret de notre mix media print et digital. Cela nous permet d’arbitrer en connaissance de cause et ainsi d’optimiser la performance du plan d’action suivant. C’est ainsi que nous avons par exemple réduit le nombre de page du catalogue de l’un de nos clients sans pour autant changer le nombre d’impression, pour une efficacité équivalente.
    De fait, la question qui se pose aujourd’hui n’est pas tant de savoir comment accompagner nos clients vers le digital mais plutôt comment les aider à ne pas être en réaction immédiate à des effets d’annonce, alors même que leur maturité sur le sujet reste parfois fragile. Tout est une question de timing. Il nous est par exemple arrivé d’accompagner un distributeur impatient de passer au full digital alors qu’il avait une base de données client inexploitable. Nous avons donc d’abord structuré et enrichi sa base pour pouvoir initier la transformation de son modèle. En attendant l’opérationnalité, c’est bien le print qui a sauvé ses opérations commerciales.
    Initialement dirigée vers le print, votre agence a dû réinventer son activité et ses métiers. Pouvez-vous nous présenter cette transformation et les bénéfices que votre agence en a retirés ?
    L’agence a évolué avec son marché et, comme de nombreuses entreprises du secteur, elle a inévitablement opéré un changement de paradigme. Nous avons travaillé de manière étroite avec, et pour nos clients, qui eux-mêmes se posaient beaucoup de questions sur leur nouvelle façon de communiquer.
    Nos stratégies continuent de placer le consommateur au centre des actions. Pour les faire vivre, notre organisation est devenue plus agile, plus souple et notre mindset a évolué. Nous sommes aujourd’hui à même de proposer de nouvelles offres basées notamment sur la technologie (marketing services, PIM Publishing, I.A, marketing automation, local et social, etc.), avec toujours notre touche créative au service de l’efficacité produits.
    Le challenge le plus important à relever, de mon point de vue, a été de ne trahir ni notre ADN, ni notre qualité de service à laquelle nous sommes très attachés. Avoir des clients fidèles sur une durée moyenne de 15 ans nous oblige.
    C’est une des raisons pour lesquelles nous avons fait le choix de ne pas proposer de solutions techniques clé en main et personnalisées de manière artificielle. Nous concevons et mettons en œuvre des solutions sur mesure qui apportent le bénéfice le plus pertinent aux enjeux de nos clients, préoccupés par la satisfaction de leurs propres clients. Nous travaillons en dynamique pour optimiser les résultats. Cela nous permet de de toujours mieux répartir les investissements et d’améliorer le ROI des opérations que nous proposons à nos clients.
    Selon un rapport de « Le Défenseur des droits », 13 millions de français sont victimes de la fracture numérique, en particulier dans certaines zones rurales et chez les personnes âgées.  Dans ce contexte, le marketing digital signifie-t-il vraiment la fin du papier dans un avenir proche ?
    La fracture numérique est une réalité qu’on ne peut, et ne doit pas, ignorer. Comme le souligne Dominique Schelcher, président de Système U : « Supprimer les prospectus, alors que certains n’ont même pas d’accès à internet, c’est tout simplement faire fi d’une partie de la population, de certains de nos aînés. Ce débat les renvoie encore une fois à ce sentiment de déclassement et de ne plus être à la page ». Je partage cet avis.
    Et puis, la fin des prospectus ne signifie pas pour autant la fin du marketing imprimé ! L’attribution d’un support publicitaire ou promotionnel imprimé est de 59% contre 23% seulement pour sa version digitale.
    Par ailleurs, trois mois après la réception d’un courrier publicitaire, 50% des destinataires s’en souviennent encore. Le print a encore de très beau jour devant lui ! (Source : étude CSA Parcours courrier 2021)
    Communiquer via le papier est une démarche engageante pour la marque, plus réfléchie et plus responsable. Cela permet de toucher l’ensemble des consommateurs, même dans les zones les plus rurales. Communiquer en digital c’est personnaliser au plus près du besoin du consommateur. Une offre en chasse une autre. On teste, on adapte. Alors, pourquoi opposer le print au digital, et le digital au print ? Maillons-le !
    Aujourd’hui c’est le digital qui fait la part belle aux offres promotionnelles. Pour autant, les offres promotionnelles vont-elles définitivement se passer du papier ? Je ne le crois pas.
    Enfin, quels conseils pouvez-vous donner à des PMEs qui souhaiteraient prendre le virage du marketing digital ou accélérer dans ce domaine ?
    En tant que chef d’entreprise, j’invite les PME qui souhaitent accélérer leur transformation digitale à se poser la question suivante : comment être innovant et rassurant tout en restant rentable et lisible ?
    Pour y répondre, elles devront travailler à la lisibilité de leurs compétences et de leurs offres en gardant à l’esprit qu’elles vont faire face à une réorientation de leur part de marché. Elles vont inventer des règles et des offres nouvelles. Cela peut être déstabilisant. C’est la raison pour laquelle elles ne doivent pas le faire seules. Impliquer et rassurer leurs salariés comme leurs propres clients au processus d’évolution est la clé du succès.
    En tant que professionnelle de la communication à destination des enseignes, je conseille d’opérer la transformation avec ses propres clients, individuellement. Tous n’ont ni la même maturité face au digital, ni les mêmes contraintes. Dans un contexte où la donnée fait désormais partie intégrante de la communication commerciale, il est important de prendre en compte la façon dont les clients eux-mêmes se sont appropriés leurs données personnelles, avec la peur qu’elles leur échappent, dans un contexte de protectionnisme des clients eux-mêmes. Si les opérations de promotions sont souvent initiées par les sièges, c’est bien le magasin au niveau local qui a besoin d’exploiter sa donnée client. Nous devons ainsi permettre à nos clients de trouver le bon équilibre entre les impératifs du siège et l’autonomie des points de vente.
    Une nécessaire autonomie qui permet aussi au point de vente, en lien direct avec le client final, de pouvoir adapter a minima sa communication selon le profil de ses clients. À l’inverse, c’est bien au distributeur de mettre à disposition la technologie au service du consommateur final avec une simplicité d’utilisation, des remontées d’informations et de résultats fluides, efficaces et optimisés. 
    Pour en savoir plus, vous pouvez contacter Epsilon Global Com : https://www.epsilonglobalcom.com/
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