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Actualités Archives - Page 20 of 27 - Réseau Entreprendre

Catégorie : Actualités

  • Extrait du livre de B. Tesson : Réussir comme dirigeant.e

    Extrait du livre de B. Tesson : Réussir comme dirigeant.e

     
     
     

    Prévenir son isolement

     
    Au risque de vous surprendre, nous annonçons tout de go que nous militons pour la solitude du dirigeant. La vie est si dense qu’on a parfois l’impression d’entrer dans un tunnel le lundi matin dont on ne sortira que le vendredi soir, à condition de ne pas mourir asphyxié au milieu.
    Il n’est juste pas possible de prendre des décisions engageantes dans le flot du quotidien. Car il doit y avoir pour cela des moments de réflexion, de confrontation des idées, et des moments de décantation. Tous les grands leaders de l’histoire tels que Jésus, Gandhi, Nelson Mandela, ont vécu des moments de retraite dans la solitude, choisis ou imposés, avant d’engager l’action.
    Sans doute expérimentez-vous souvent qu’une idée formidable germe dans votre cerveau à un moment absolument pas prévu pour cela. Ce n’est pas bizarre, c’est normal. Il faut même que le cerveau soit « débrayé » pour qu’il vous offre ce cadeau.
    Alors, le dirigeant ne doit pas se priver de ces moments de solitude. Plus que cela, il doit les prévoir. Malheureusement, beaucoup de dirigeants sont entravés dans des croyances qui rendent cela difficile. Combien de fois avons-nous entendu ceci : « Le dirigeant doit être exemplaire ! Je mets mon point d’honneur à arriver le premier à l’entreprise et à repartir le dernier. »
    Nous ne remettons pas en question le principe de chercher à être exemplaire. Nous invitons seulement à choisir les bons combats. Etre exemplaire sur le respect des valeurs de l’entreprise, oui. Etre exemplaire sur les exigences demandées aux autres, oui.
    Mais être exemplaire sur le nombre d’heures (visibles) de travail nous semble réducteur. Le dirigeant n’est pas rémunéré pour des heures passées dans l’entreprise. Il y a des moments de solitude qui peuvent rapporter gros à celle-ci.  Alors oui à la solitude et non à l’isolement.
    Il y a des décisions qu’on doit prendre seul parce qu’on est le dirigeant. Ce n’est pas une raison pour construire seul ces décisions. Seul, on s’expose aux effets de biais et à ses croyances limitantes. Avec d’autres, on bénéficie de l’intelligence collective.
    Il y a maintes façons de prévenir l’isolement : intégrer des réseaux de dirigeants, se former, faire appel à des conseils, etc., mais en premier lieu, mettre en place une saine gouvernance dans l’entreprise. Le dirigeant est seul, surtout s’il le veut bien. C’est pourquoi, nous allons maintenant nous intéresser à un très bon moyen de diriger de manière plus collégiale : en impliquant son premier cercle (…)
    Vos collaborateurs directs sont compétents et très engagés chacun dans leur fonction. Pourtant, l’entreprise grandissant et se complexifiant, vous déplorez des bugs dans l’organisation et de la lenteur dans les prises de décisions. Vous restez seul à porter les préoccupations qui relèvent de la direction générale. Et cette situation commence à vous peser. Vous rencontrez une limite, pour vous et pour l’entreprise. Le moment est probablement venu de vous questionner sur la mobilisation de votre premier cercle, à travers ce que l’on appelle classiquement un comité de direction.
    Beaucoup de dirigeants de start-up et de PME n’apprécient pas ce terme qu’ils trouvent pompeux et exagéré par rapport aux attributions qu’ils envisageraient de donner à ce comité. De ce fait, en rejetant le terme et l’organe qu’il désigne, ils se privent d’un moyen précieux de franchir un cap et porter plus loin le développement de leur entreprise.
    Si c’est votre cas également, nous vous invitons à laisser de côté le terme pour un autre qui vous convient mieux. Par souci de simplicité, nous utiliserons ici le terme codir.
    Il est utile de rappeler que le comité de direction n’a pas d’existence juridique en tant que telle. C’est une pratique qui s’est développée dans les entreprises et notamment dans celles qui se préoccupent de leur pérennité et de leur développement.
    La mise en place d’un codir et son animation exposent cependant le dirigeant à un certain nombre de difficultés pour trois raisons majeures :
    • la taille de l’entreprise et le préjugé consistant à croire que le codir n’existe que dans les grands groupes ;
    • la réticence et/ou les difficultés du dirigeant à développer une collégialité dans la prise de décision ;
    • le manque de discipline organisationnelle. En effet, les qualités professionnelles et personnelles de chacun de ses membres ne suffisent pas à rendre un codir performant.
    C’est pourquoi, le constat que nous faisons souvent dans les entreprises est que, si on est en général valorisé en intégrant un codir, la réalité vécue est souvent désillusion. Voici ce que l’on entend le plus :
    On ne nous a pas indiqué la mission du codir.
    J’ai souvent l’impression de perdre mon temps.
    Nos réunions sont mal préparées.
    On discute et on ne décide pas.
    On rediscute toujours des mêmes points.
    On décide et puis plus rien…
    Certaines décisions sont prises en dehors du codir sans qu’on sache pourquoi. 
    On est installé dans une routine insupportable.
    J’en ai assez des affrontements de personnalités.
    Le codir, c’est un peu la cour du dirigeant.
    Ces constats sont d’autant plus regrettables que le fonctionnement d’un CODIR est un investissement significatif pour l’entreprise.
    Prenons l’exemple d’une PME dont le codir de 7 personnes se réunit 2 heures toutes les semaines pendant 48 semaines. Voici l’ordre de grandeur du coût : 7 x 2 x 48 x 100 € = environ 70 K€.
    Quel dirigeant accepterait d’investir dans une machine qui revient à 70 K€ par an, sans exiger que celle-ci donne à plein régime et sans en organiser la maintenance ?
    Nous ne disons pas qu’il faut absolument mettre en place un codir. Nous disons que si vous choisissez de diriger avec un codir, votre intérêt est de le faire très bien.
    Pour vous guider dans la réflexion et l’action, nous vous proposons de commencer par un état des lieux de la manière dont vous dirigez votre entreprise, avant d’émettre des bonnes pratiques de composition et d’animation d’un codir, issues de l’expérience de dirigeants. Ces bonnes pratiques sont à considérer comme des repères pour construire l’organisation qui sera adaptée à votre situation particulière. Nous savons aussi qu’entre diriger seul et diriger avec un codir, toutes les graduations sont possibles et le chemin est progressif. Vous devez cependant entrer dans un fonctionnement cohérent. Nous vous proposerons donc une série de questions à vous poser pour passer de la situation dans laquelle vous vous trouvez à la situation que vous désirez.(…)
     

    Les enjeux du projet d’entreprise

     
    Vous avez créé une entreprise autour d’un projet. Il vous a probablement fallu le formaliser pour convaincre votre environnement, vos partenaires, vos premiers collaborateurs. Tous – et cela vous a aidé – ont voulu vérifier qu’il existait un marché au-delà d’un besoin détecté. Ils ont voulu s’assurer que votre modèle économique était viable. La traduction chiffrée de l’activité économique et financière de votre entreprise à travers un business plan a nourri la confiance de tous dans la pérennité du projet. Même si probablement tous étaient conscients que la réalité serait différente de ces projections…
    Ce projet a guidé les premiers pas de l’entreprise et vous a donné un élan formidable pour traverser les premières années et surmonter tous les obstacles qui n’ont pas manqué de survenir. Après quelques années de confrontation à la réalité du marché qui lui-même a évolué, il est très probable que ce projet ne constitue plus réellement un moteur. Vous sentez bien que l’ambition doit être revue, que les projections doivent être actualisées. Vous n’appréhendez plus votre positionnement, les atouts et les faiblesses de l’entreprise comme vous l’aviez fait quelques années plus tôt. Vous sentez que vous avez besoin de donner un nouvel élan à l’entreprise. Si vous avez conscience de cela, c’est que vous êtes réellement un entrepreneur !
     
    Nous sommes effarés de voir tant d’entreprises vivre sans projet ! Elles sont embarquées dans un cycle d’exploitation : vendre – produire – facturer – vendre – produire… Leur seule manière d’assurer leur pérennité est d’être sérieuses, de fidéliser leurs clients (ce qui est déjà formidable) et de prier pour que la conjoncture se maintienne ou s’améliore. Dans le meilleur des cas, toute projection dans l’avenir se résume à un budget prévisionnel qui est la reconduction du précédent avec une seule variable : l’évolution du CA (et son impact sur les autres postes).
    En même temps, elles ne font pas de lien entre ces chiffres et des dispositions à prendre pour les atteindre. Ces entreprises stagnent faute de volonté, faute de sens, faute de perspectives, faute d’enjeux, faute de motivation pour les équipes.
    Il y a aussi les dirigeants qui savent très bien où ils veulent conduire l’entreprise. Ils le savent tellement qu’ils pensent que tous leurs collaborateurs le savent aussi ! Ils se lamentent sur le fait que ceux-ci ne prennent pas assez d’initiative, ils déplorent un manque d’engagement.
    Pour transformer les obstacles en opportunités, il faut un projet fort, partagé pour que chacun sache où l’on va. Il est temps de soulever une question fondamentale que posent parfois les dirigeants : est-ce une obligation de se développer ? Certes non. Il est en revanche nécessaire d’évoluer et de s’adapter, car le monde évolue et l’environnement de l’entreprise change. Une entreprise qui ne s’organise pas pour s’adapter en continu risque de perdre sa raison d’être, sa pertinence. Et c’est bien au dirigeant que revient cette responsabilité de la pérennité de l’entreprise. Dès lors que l’entreprise s’organise pour s’adapter, si elle se trouve sur un marché porteur, elle a des chances de se développer.
    Au sujet de la croissance, on trouve chez les dirigeants, deux écoles : ceux qui sont centrés sur des objectifs de croissance et mettent l’entreprise en ordre de marche pour les atteindre ; ceux qui s’intéressent surtout à la performance de l’entreprise et voient la croissance comme la résultante de celle-ci.
    C’est important pour vous d’être conscient de votre approche sur ces sujets. Quelle qu’elle soit, vous éprouvez le besoin de doter votre entreprise d’un projet.
     De même que les personnes donnent du sens à leur vie, ont des envies et engagent des projets, les entreprises ont un projet, permettent aux collaborateurs de donner du sens à leur travail, de porter collectivement une ambition et de se projeter individuellement et collectivement dans l’avenir. Un projet d’entreprise doit être enthousiasmant, déployable et partagé. Il doit donner envie de se lever le matin. Il doit susciter la fierté.
    Qui doit construire le projet de l’entreprise ? De quoi est-il fait? Comment s’y prendre concrètement ? La réponse à cette question est vaste. Parce qu’elle dépend du modèle d’entreprise, de sa structure, de sa culture, de la volonté d’implication des actionnaires. Nous y avons apporté des réponses dans le chapitre sur la mission du dirigeant. Ce qui est certain, c’est que ceux qui sont le plus souvent oubliés, sont ceux et celles qui seront les plus importants pour sa mise en oeuvre, ceux et celles qui vivent la réalité de l’entreprise au quotidien et la connaissent le mieux, ceux et celles qui sont le plus en contact avec les clients et qui sont aussi ceux et celles dont l’entreprise est le seul gagne-pain : les salariés.
    Il y a pourtant des entreprises – comme le Groupe Adeo (100 000 collaborateurs) et sa filiale principale Leroy-Merlin – qui engagent régulièrement tous leurs salariés dans un processus de vision. Retenons que tous les acteurs internes ou externes en capacité de nourrir le projet de l’entreprise peuvent être contributeurs. Leur nombre n’est pas limité en soi. En pratique, il dépend des capacités d’animation dont on peut se doter pour l’exercice.
    Une fois le projet construit et formalisé, on s’arrête pour le valider. On, c’est-à- dire, les parties prenantes ou leurs représentants. Dans certaines organisations, seuls les actionnaires ont voix au chapitre pour valider la stratégie. Dans d’autres, dont la gouvernance est plus élaborée, d’autres parties prenantes sont impliquées.
    L’une des responsabilités du dirigeant est d’assurer que l’entreprise dispose d’un projet, que toutes les parties prenantes le partagent, en sont les promotrices et les actrices, que l’entreprise consacre l’énergie et les moyens nécessaires pour que la situation rêvée puisse advenir.
     
    Le leader porte son attention au monde
    Le leader porte une attention au monde qui l’entoure, parce que c’est son terrain de jeu, parce qu’il se sent pleinement partie prenante et acteur de son évolution. Lorsqu’on se sent vivant, qu’on a des projets, qu’on a confiance en soi et qu’on aime la vie, alors on voit le monde comme un allié. Quand on aime une personne, on s’intéresse à elle. Il en est de même avec le monde dans toutes ses dimensions : géographique, politique et géopolitique, économique, sociale, culturelle, spirituelle. Les dirigeants peuvent s’intéresser ainsi au monde naturellement et en grand. Et dans ce cas, ils sont prédisposés à l’engagement dans des réseaux et projets collectifs. Ils peuvent aussi s’intéresser au monde simplement par nécessité́, plus strictement en lien avec leur marché et leur secteur d’activité́. Dans ces zones d’rechanges entre soi et le monde, les dirigeants s’exposent à deux risques. Le premier est, face à trop de complexité́, de « fermer les volets » et rester centré sur soi et son action. Le second est celui de se rendre trop perméable et déstabilisé́. Il en va de l’exposition au monde et aux informations comme de l’exposition au soleil. Je peux, par crainte des coups de soleil, rester enfermé dans ma maison et de ce fait me priver du bon air. Je peux à l’inverse m’exposer au soleil sans retenue et me laisser brûler avec des conséquences immédiates et différées. Je peux aussi choisir de m’exposer à certaines heures, pour une certaine durée avec des filtres devant les yeux et sur la peau. Dans ces trois situations, il s’agit du même soleil et de trois comportements différents. Cette métaphore illustre la gestion de l’information. Nous avons tous potentiellement accès à la même information. Quel comportement allons-nous développer pour nous informer ? Avec quel bénéfice ?
    Distinguer sa zone de préoccupation et sa zone d’influence
    Les informations qui viennent à nous atteignent et alimentent en premier notre zone de préoccupation. Lorsque notre zone de préoccupation est très chargée, nous ressentons des émotions désagréables : inquiétude, peur, découragement, confusion. C’est d’autant plus regrettable que pour la plupart des informations reçues, nous ne pouvons rien en faire. Elles sont donc inutiles et néfastes. Certaines, au contraire, peuvent alimenter une autre zone : notre zone d’influence. C’est le lieu où les informations rencontrent notre capacité́ à agir, à orienter, à impacter. Nous devons nous y concentrer. Les personnes réactives sont aspirées dans leur zone de préoccupation. Elles y accumulent de nombreuses informations et la surchargent. Elles subissent, elles sont victimes, elles se plaignent. Les personnes proactives traitent les informations se trouvant dans leur zone de préoccupation : soit en décidant de les évacuer, soit en les transférant dans leur zone d’influence. Elles agissent, elles sont orientées impact.
    Le schéma qui suit présente d’une part la zone de préoccupation – plus externe –, en contact avec le monde et les informations qui en arrivent ; et d’autre part, la zone d’influence – plus interne –, en contact avec nos moteurs et notre capacité́ à agir.
     
    Qualifier les informations pour « dégonfler » sa zone de préoccupation
    Une saine gestion de l’information consiste à limiter sa zone de préoccupation, de deux manières : en filtrant ce qui vient du monde, en transférant les informations retenues dans sa zone d’influence. Plus on passe de temps dans sa zone de préoccupation, plus celle-ci se charge, plus l’on est stressé. Plus on passe de temps dans sa zone d’influence, plus on est acteur et énergisé́.
    Les questions à se poser : quel crédit est-ce que j’accorde à cette information ? En quoi suis-je concerné par celle-ci ? Quel est son impact pour moi ? Quelles sont les options pour passer à l’action ?
     
     
  • Sortie du livre “Réussir comme dirigeant / construire son action – oser être soi” par Bruno Tesson

    Sortie du livre “Réussir comme dirigeant / construire son action – oser être soi” par Bruno Tesson

    Interview de Bruno Tesson, Président fondateur du Campus des Dirigeants (ex DG de la fédération Réseau Entreprendre entre 2006 et 2014)  à l’occasion de la sortie du livre qu’il a coécrit avec Virginie son épouse : Réussir comme dirigeant / construire son action – oser être soi. A paraître le 19 janvier 2022 chez DUNOD
    Bruno Tesson, pourquoi ce livre ?
    Tout simplement parce que nos expériences à Virginie et à moi-même ont fait naître en nous des convictions sur la mission de dirigeant et la manière de l’exercer. Nous avions envie de partager ces convictions à toutes celles et ceux qui s’intéressent au métier de dirigeant, qui l’exercent, qui s’y préparent, ou qui accompagnent des dirigeants.
    J’ai été très marqué par mon expérience Réseau Entreprendre. J’ai vraiment réalisé avec ce que j’ai pu observer des parcours des lauréats qu’entrepreneur et dirigeant n’étaient pas synonymes. Entrepreneur relève d’aptitudes naturelles. Dirigeant, c’est un métier.  Et comme tout métier il s’apprend. Et pourtant, très souvent, on le découvre « sur le tas » en le pratiquant… Cela présente certaines vertus… mais ça expose au risque de tâtonnements et d’erreurs qui peuvent être parfois très douloureux et coûteux. Il arrive d’ailleurs que le dirigeant qui est le potentiel de développement de son entreprise – c’est bien ce qui nous motive pour l’accompagner chez Réseau Entreprendre – en devienne lui-même sa limite. Faute de savoir structurer son action de dirigeant. Faute aussi de prendre de l’étoffe humaine quand l’entreprise grandit. Et quand celle-ci se développe sous un couvercle, ça peut devenir explosif ! J’ai aussi entendu souvent des accompagnateurs de Réseau Entreprendre toucher les limites de leur propre accompagnement, lorsque l’entrepreneur manque de vision de son métier de dirigeant.
    Nous avons cherché à écrire le livre que j’aurais aimé trouver la première fois que je suis devenu dirigeant.  Il m’aurait éclairé, m’aurait permis d’être plus confiant, plus efficient… plus serein.
    De quoi est fait ce livre ?
    Le lecteur y trouvera des clés pour construire son action de dirigeant (comme par exemple prendre de la hauteur, mobiliser et animer son 1er cercle, construire le projet de l’entreprise, faire des choix managériaux clairs…). Des clés aussi pour se développer dans sa personne : aller à la rencontre de soi-même, apprendre à s’apprécier, se faire confiance, oser être soi, s’affirmer dans sa personne avancer sur le chemin du leadership et pour certains, diriger avec son âme, et amener les équipes au-delà de ce qu’elles pensaient possible. 
    Très concrètement, cela prend la forme d’un ensemble de bonnes pratiques issues de l’expérience de dirigeants, des récits d’histoires vécues, des repères plus conceptuels lorsque cela est nécessaire, et des ateliers pratiques pour passer à l’action.
    Je pense que les candidats et lauréats des programmes Booster et Ambition de Réseau Entreprendre y retrouverons de façon développée ce que j’aborde avec eux dans le séminaire « Etre et Agir en dirigeant de croissance ».
    Comment définiriez-vous la singularité de votre livre ?
    C’est très certainement dans le mix entre hardskills et softskills qui pour nous se renforcent les unes les autres et que nous développons dans ce livre. C’est quand un dirigeant associe ces aptitudes complémentaires qu’il fait la différence.
    Avec Virginie vous êtes associés au Campus des Dirigeants, associés dans la vie de tous les jours, vous avez écrit ce livre ensemble qu’est-ce que ça a été comme expérience ? 
    Globalement une très belle et bonne expérience pour nous. Une occasion nouvelle d’éprouver nos complémentarités à la fois professionnelles et dans l’écriture. 
    Ecrire à deux, nous a permis de challenger nos idées. Ce n’est pas toujours confortable. Mais cela a été très positif et porteur de mieux par rapport à ce que chacun de nous, seul, aurait pu écrire.
    Vous dédiez ce livre à quelqu’un qui nous est évidemment très cher chez Réseau Entreprendre…
    Effectivement…nous avons dédié ce livre à André Mulliez. Nous avons eu la chance Virginie et moi de cotoyer André. Je lui dois beaucoup, comme nous tous chez Réseau Entreprendre n’est-ce pas ?
     
    Interview complète de Bruno et Virginie Tesson à l’occasion de la sortie de leur livre
                                                                                                                                                                            
    Rendez-vous donc le 19 janvier en librairie ou les sites de e-commerce.
     
     
  • Netmentora® Chile :   première antenne à 600 km de la capitale !

    Netmentora® Chile : première antenne à 600 km de la capitale !

    La Araucanía est une région chilienne qui se caractérise par ses paysages mystiques et ses ressources naturelles impressionnantes, idéales pour l’agriculture, le tourisme ou le développement d’autres projets durables.
    C’est aussi une région composée de rudes contrastes et de tensions, et l’une des régions les plus pauvres du Chili. Avec une extension comme les Hauts-de-France (31.842 km2), un million d’habitants dont 460.000 vivent dans la capitale régionale Temuco, près de la moitié de la population est autochtone.
     
     
    Pour le Chili, La Araucanía représente un symbole pour l’avenir du pays, non seulement en termes politiques, mais aussi en ce qui concerne la création de la confiance et un développement plus égalitaire, inclusif et durable.
    En 2020, Netmentora® Chile a été invitée par Kowork, une organisation locale dédiée à l’innovation, à l’économie circulaire et à l’entrepreneuriat, à participer à un partenariat collaboratif, avec l’idée d’accompagner 15 projets de la région pour une première année d’expérimentation.
    Pour Netmentora® Chile, cela représentait une chance de se rapprocher de la réalité de l’économie locale, ce qui est pertinent à un moment où le Chili étend ses efforts de décentralisation et où de plus en plus de professionnels migrent de la capitale vers les régions, en particulier le sud du Chili.
    L’expérience a été excellente et nous avons actuellement un groupe de 12 membres qui vivent dans la région et 10 membres de Netmentora® Chile qui participent activement au projet. Cela a permis de former un groupe humain, qui s’est connu numériquement et a collaboré comme une équipe de travail incroyable.
    Merci, Daniella Alberti, Sergio Arrau, Mariela Barudy, Marianne Charney, José Coloma, Jorge Fontannaz, Juanjo Gutiérrez, Marcelo Mercado, Gustavo Muñoz, Roberto Murua, Jaime Quilaqueo, Robert Wörner !
    Merci également à Herman Bennet, Edmundo Carrere, Raúl Frías, Rolando Galleguillos, Luis Gutiérrez, Mauricio Jarpa, Luis Peña, Gustavo Price, Marko Sarras et Raúl Troncoso !
    Sur les 15 projets avec lesquels nous avons travaillé, 5 sont candidats et se préparent à être lauréats de Netmentora® Chile en 2022 : UMO, Tide Sensing, BerrySur, Numik, Rapaces Nahuelbuta.
    En 2022, notre partenariat avec Kowork se renforcera encore (entre autres, il y aura un espace à Kowork pour les activités présentielles), et nous nous connecterons également davantage à l’écosystème local. L’idée est de retravailler avec au moins 15 projets ou plus, d’attirer d’autres entrepreneurs de la région en tant que membres et de continuer à positionner la marque Netmentora® Chile avec sa présence à La Araucanía et dans le sud du Chili.
  • Interview Florent Dupas – Directeur Marketing Entreprises – Harmonie Mutuelle.

    La crise du COVID et la forte reprise économique qui suit ont-elles eu un impact sur l’état psychologique des salariés : comment cela se manifeste-t-il ? Quel impact cela a-t-il sur les entreprises et leur fonctionnement ?
    Au terme de deux années de bouleversements qui nous ont tous impactés profondément d’un point de vue professionnel comme personnel, plusieurs études récentes montrent que les salariés en entreprise sont fatigués et stressés. Et les signaux d’alertes sont nombreux et protéiformes : dégradation de la santé physique (tensions musculaires, insomnie, …), surcharge mentale (difficultés de concentration), instabilité émotionnelle (troubles anxieux) ou encore désengagement professionnel (sentiment d’inefficacité au travail, lassitude, …). Pour les entreprises, c’est inévitablement une explosion des arrêts maladie liés à l’épuisement des collaborateurs : en 2020, la moitié des entreprises ont vu au moins un de leurs salariés se mettre en arrêt maladie en raison de risques psychosociaux (stress, burn-out, dépression)*.
    Quel rôle les entreprises peuvent-elles jouer pour accompagner leurs salariés dans ce domaine ?
    La fatigue des salariés est un enjeu stratégique pour l’entreprise dans cette crise qui n’en finit pas. De plus en plus de dirigeants doivent composer avec une incertitude croissante du business et ont par conséquent, plus que jamais, besoin de pouvoir compter sur des salariés en bonne santé, compétents et engagés. Les dirigeants peuvent agir pour réduire l’impact de cette fatigue en identifiant précisément quelles sont les sources d’épuisement ou d’énergie dans l’entreprise (l’organisation du travail, l’environnement numérique, la conciliation vie pro et perso, …) et en ciblant leurs politiques RH et sociales en fonction (dynamiser le soutien managérial, réguler davantage la charge de travail, redonner du sens, revisiter les logiques de rémunération, proposer des solutions de coaching santé individuel, …).
    Harmonie Mutuelle a développé le Diagnostic « Harmonie Potentiel Humain® » : pouvez-vous nous dire en quoi cela consiste ?
    Avec Harmonie Potentiel Humain®, nous proposons justement aux entreprises un diagnostic scientifique, complet et concret pour leur permettre de mesurer et de renforcer le niveau d’énergie de leurs équipes.  Il s’agit d’un programme global de réduction de l’épuisement qui agit à la fois sur un plan individuel et collectif. 
    Sur un plan individuel, nous invitons tous les salariés de l’entreprise à mesurer leur niveau de stress et de fatigue en passant un test validé scientifiquement de 150 questions. A l’issue du test, chaque salarié reçoit son bilan personnalisé pour devenir acteur de sa situation. 
    Sur un plan collectif, en agrégeant les résultats des tests individuels, nous donnons à l’entreprise une vision 360° et objective de l’état des équipes et une cartographie précise des facteurs qui énergisent ou qui épuisent ses salariés. A la clé pour l’entreprise l’opportunité d’y voir plus clair et surtout de passer rapidement et efficacement à l’action.
    Pour tester gratuitement le diagnostic, rendez-vous sur https://harmonie-potentiel-humain.fr/
    * Enquête, réalisée par le cabinet d’audit et de conseil BDO France et publiée le 2 décembre dernier, menée de juin à septembre 2021 auprès de 305 entreprises de plus de 50 salariés, de tous secteurs, implantées en France. Les résultats obtenus concernent près de 955.000 salariés.
  • Interview de Vincent Despatin et Eric Elmlas (Fondateurs et Dirigeants de Kickmaker) & Thibaut de Roux (Fondateur & Président de Generis Capital Partners)

    Interview de Vincent Despatin et Eric Elmlas (Fondateurs et Dirigeants de Kickmaker) & Thibaut de Roux (Fondateur & Président de Generis Capital Partners)

    L’entreprise Kickmaker, basée à Paris, accompagne les start-ups, PME et grands groupes dans l’industrialisation de leurs produits. Créée en 2016 par Eric Elmlas et Vincent Despatin, la société est arrivée en 2nde position du palmarès réalisé par les Echos sur les 500 sociétés ayant connu entre 2016 et 2019 la plus forte croissance avec un taux de croissance annuel moyen de +224%. Retour sur cette association entre Vincent Despatin et Eric Elmlas, ses fondateurs et Thibaut de Roux, Président de Generis Capital Partners.
    Pourriez-vous nous présenter Kickmaker et son association avec Generis Capital ?
    Vincent Despatin : Nous avons créé Kickmaker avec Eric Elmlas en 2016, sur un constat double : d’un côté tous les objets électroniques d’aujourd’hui ont vocation à devenir connectés demain et d’un autre côté, les sociétés (Start-up, PME et grands groupes) n’ont pas souvent la compétence interne pour maitriser ces nouvelles technologies et de surcroit les industrialiser à grande échelle. Kickmaker accompagne ainsi ses clients dans le passage du prototypage à l’industrialisation de leurs projets High-Tech. Nous accompagnons par exemple des clients tels que L’Oréal, LVMH, Stago, Softbank Robotics et avons également assuré la conception du design industriel du Vélo Angel Bike développé par Marc Simoncini. Ces premiers développements très encourageants, nous ont incité à ouvrir notre capital à un partenaire financier afin de bénéficier d’un accompagnement et de financements nécessaires à la phase de structuration de la société.
    Thibaut de Roux : Kickmaker est une société innovante de par son positionnement dans l’univers du conseil, qui accompagne les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs (des start-ups aux grands groupes). Nous avons été séduits par son expertise dans le domaine de l’industrie, et par sa capacité à fédérer une communauté d’ingénieurs passionnés apportant un souffle nouveau à un tissu industriel français qui doit instamment être redynamisé.
    Quelle stratégie de développement avez-vous mis en place au moment de cette association ?
    VD : Notre stratégie de développement aux côtés de Generis Capital repose sur 4 axes : (1) une politique de recrutement attractive proposant aux ingénieurs un panel de missions diversifiées entre les grands comptes et les start-ups, (2) la poursuite de notre développement sur le territoire national mais aussi à travers l’Europe, (3) l’élargissement de notre offre (notamment à travers le lancement d’une fabrication « made in Paris » dédiée aux petites séries exclusives) et (4) le renforcement de notre filiale chinoise qui fait le lien entre les plus grands manufacturiers asiatiques et les clients français ou européens de Kickmaker.
    TR : Notre ambition est d’aider Kickmaker à devenir le partenaire incontournable des entreprises qui cherchent à industrialiser leurs projets High Tech. Au-delà de l’expérience en matière de structuration d’entreprise en hyper-croissance qu’un fonds comme Generis Capital peut apporter, nous souhaitons également partager notre réseau de contacts afin d’accélérer le développement de la société auprès de nouveaux clients grands groupes.
    D’après votre expérience, pensez-vous qu’il y ait un « bon moment » pour lever des fonds auprès d’un investisseur ?
    VD : Depuis sa création, Kickmaker connait une très forte croissance. Nous avons d’ailleurs été récompensés par Les Echos, avec cette 2nde place au classement des « champions de la croissance ». Nous avons néanmoins réalisé que pour assoir la solidité de notre modèle (la société a toujours été rentable), nous aurions besoin d’investir dans les bons outils de pilotage et recruter les bonnes personnes pour accompagner cette croissance. Au-delà de la fonction commerciale c’est la fonction administrative et financière que nous avons renforcée et qui permet d’avancer quotidiennement avec des KPIs fiables et prendre les bonnes décisions. Inutile de dire que cela a été d’autant plus sécurisant en période de turbulence économique telle que celle que nous avons traversée en 2020.
    TR : Je dirais que le « bon moment » pour lever des fonds est celui pour lequel vous considérez que l’alignement des objectifs et des intérêts de chacune des parties prenantes est garanti. L’entrée d’un investisseur doit être l’occasion pour une entreprise de bénéficier d’un accompagnement sur un horizon de temps bien défini et de réaliser ses objectifs de croissance.
     
     
     
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    contact@generiscapital.com
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  • Créateurs d’entreprises: concrétiser votre projet d’entreprise sur des bases solides par Vanessa Bisson, Chef de marché créateurs & associations de proximité, Société Générale

    Que vous souhaitiez créer votre activité, reprendre une entreprise ou devenir franchisé, une première étape s’impose : affinez votre idée, vérifiez qu’elle réponde à vos envies et préparez-vous aux éventuelles difficultés que vous pourriez rencontrer.
    Au-delà des démarches administratives et du financement, le principal défi de la création d’entreprise est d’affiner votre projet d’activité. L’enjeu ? Vous assurer que votre concept – qu’il soit novateur ou non – répond à un besoin, tout en étant en adéquation avec vos compétences. 
    Pour ce faire, il est primordial de définir « l’objet » de votre future entreprise, et ce, en vous posant les bonnes questions.
    • Que savez-vous faire ? Le plus important est de trouver une idée d’entreprise pour laquelle vous disposez des connaissances et du savoir-faire nécessaires. À cette occasion, Société Générale peut vous aider à trouver un organisme de formation pour réaliser un bilan de compétences complet.
    • Votre idée répond-elle à un besoin spécifique ? N’hésitez pas à aborder le sujet avec votre entourage afin de déterminer si votre concept répond à un problème ou à un besoin de vos potentiels clients.
    • Les consommateurs ont-ils conscience de ce besoin ? Les concepts les plus novateurs sont ceux qui résolvent un problème dont les clients n’ont pas encore conscience. Bien qu’ils soient les plus pertinents, ils sont également les plus difficiles à développer car il est nécessaire de faire changer les mentalités.
    • En quoi vous différenciez-vous de la concurrence ? L’objectif est de déterminer la valeur ajoutée que vous apportez par rapport aux autres acteurs du marché. Vous répondez à un besoin nouveau, votre service est de meilleure qualité, vous êtes moins cher, vous disposez d’une véritable expertise : autant d’éléments qui peuvent vous permettre de vous différencier.
    • Les consommateurs sont-ils prêts à payer pour votre produit ou service ? Aussi original et pertinent que soit un produit ou un service, votre projet ne pourra pas être viable si le public n’est pas prêt à dépenser de l’argent pour celui-ci.
    Pour répondre à ces différentes questions, confronter les opinions et faire grandir votre idée, il est primordial de parler de votre projet autour de vous : vos proches, des clients potentiels, d’éventuels partenaires, les réseaux d’aide à la création (Réseau Entreprendre…), les organismes publics (BPI Création, CCI…) ou à votre conseiller bancaire. Vous pouvez d’ailleurs faire signer un accord de confidentialité à vos interlocuteurs si jamais vous craignez qu’ils ne divulguent votre idée.
    Une fois votre idée d’activité clairement identifiée, il convient de la formaliser. Pour cela, il est indispensable de construire votre business model et de le présenter afin de le faire grandir.
    Il s’agit d’une étape fondamentale à tout projet de création d’activité car elle vous permet de tester le modèle économique que vous avez choisi, et ce, avant même de le mettre en place.
    Lors de la création de votre activité, le plus important est de ne pas rester seul. Grâce au soutien d’un réseau d’accompagnement, vous pouvez faire grandir votre projet d’entreprise, notamment en bénéficiant de conseils d’experts et d’une aide dans votre recherche de financements.
    Société Générale est particulièrement ancrée dans le monde de l’entrepreneuriat avec, chaque année, plus de 60% de nouveaux clients créateurs d’entreprise. Un Conseiller Pro Société Générale est à vos côtés : faites appel à lui pour définir votre modèle économique et être mis en relation avec les bons interlocuteurs.
    Pour en savoir plus :
  • Réseau Entreprendre obtient la certification Qualiopi

    Réseau Entreprendre obtient la certification Qualiopi

    Réseau Entreprendre accompagne les entrepreneurs vers la réussite. Il est désormais certifié Qualiopi pour la qualité de son parcours de formation. En quoi consiste ce référentiel national d’évaluation ? Comment s’est déroulé notre processus de certification ? Indispensable pour les prestataires de développement des compétences financés par des fonds publics à partir de 2022, ce label exigeant atteste de la valeur de notre engagement professionnel au quotidien pour l’entrepreneuriat.

     

    Le parcours de formation du Réseau Entreprendre est certifié Qualiopi

     
    Pour comprendre ce que la certification Qualiopi implique en termes de qualité de notre parcours de formation des associations et de notre programme d’accompagnement des entrepreneurs, rappelons tout d’abord en quoi elle consiste et quels en sont les multiples critères d’évaluation.
     

    Qu’est-ce que la certification Qualiopi ?

     
    La certification Qualiopi est un référentiel national de qualité des actions proposées par les instituts de formation et les prestataires de développement des compétences. Elle ne peut être délivrée que par un organisme certificateur agréé à la suite d’un audit complet des prestations fournies par les acteurs de ce domaine. Le référentiel Qualiopi permet donc d’évaluer en détail la qualité des parcours de formation professionnelle ou d’apprentissage, mais aussi des bilans de compétences et des processus de validation des acquis de l’expérience (VAE). Pour cela, des critères nationaux très précis ont été définis afin de vérifier la conformité ou non des programmes audités. Gage de qualité pour les personnes formées et accompagnées, l’obtention du certificat Qualiopi devient obligatoire au 1er janvier 2022 pour les prestataires souhaitant bénéficier de financements publics. Après une évaluation complète de notre programme d’accompagnement des associations du réseau et des entrepreneurs lauréats, le Réseau Entreprendre a obtenu avec succès la certification de qualité Qualiopi.
     

    Le processus de certification Qualiopi du Réseau Entreprendre

     
    Lors de notre audit par un organisme de certification agréé Qualiopi, l’ensemble de notre parcours et de nos procédures a été évalué à la loupe. En effet, l’attribution de ce label national de qualité exige le respect de 7 grands critères de conformité, couvrant chaque étape de notre processus d’accompagnement. Quels sont-ils ? Tout d’abord, en accord avec le référentiel Qualiopi, nous devons fournir au public accompagné des informations claires et détaillées sur les modalités d’accès et de participation à notre programme : prérequis, conditions d’accès, accessibilité aux personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite, tarifs, objectifs, durée, méthode, mode d’évaluation, suivi, etc. Les auditeurs ont également vérifié que notre programme soit bien adapté aux associations et aux entrepreneurs que nous accompagnons, de sa conception à son déploiement, afin d’apporter une réponse adéquate à leurs besoins et leurs objectifs respectifs. Les moyens humains, pédagogiques et techniques que nous mettons en œuvre ont été inspectés, afin de garantir qu’il soient effectivement à la hauteur des ambitions du parcours d’accompagnement et adaptés au public accompagné. En particulier, le niveau de qualification des personnels internes et externes de notre équipe a aussi été évalué, tout comme nos procédures de développement de leurs compétences en continu afin de leur donner les outils pour mener à bien les missions du Réseau Entreprendre. Enfin, notre veille des bonnes pratiques du secteur et notre implication dans notre environnement socio-professionnel ont été vérifiés, tout comme notre prise en compte des retours et appréciations des personnes accompagnées et de nos partenaires financeurs, en vue de continuer à améliorer la qualité de notre action.
     

    La certification Qualiopi, gage de qualité et de pérennité de notre accompagnement

     
    Compte tenu du haut niveau d’exigence de ce référentiel national et de ses nombreux critères de conformité, l’obtention de la certification Qualiopi par le Réseau Entreprendre est donc un véritable gage de qualité de notre accompagnement des associations et par extension, de nos entrepreneurs lauréats. D’autre part, ce processus de certification très rigoureux aura été l’opportunité pour nous d’aller plus loin dans l’uniformisation de nos procédures de formation à échelle nationale et internationale, dans le but d’exercer notre mission selon des méthodes d’entreprise rigoureuses et compétitives, avec le même niveau d’exigence dans toutes nos antennes locales. Obligatoire pour l’obtention de financements publics à partir de 2022, l’attribution de ce label est enfin un moyen de pérenniser notre engagement auprès de milliers de dirigeants d’entreprises chaque année. Depuis notre création en 1986, nous avons déjà accompagné plus de 14 000 chefs d’entreprise vers le succès, ce qui leur a permis de créer plus de 140 000 emplois. Certifié Qualiopi, le parcours de formation du Réseau Entreprendre saura aider les futurs entrepreneurs lauréats à répondre aux nouvelles exigences du monde de demain.
  • 5 conseils pour accompagner la gestion des talents dans les PME

    En 2021, les difficultés de recrutement sont considérées comme le premier frein à la croissance par les PME. Dans ce contexte, la gestion des talents s’impose comme une solution pour mieux développer les compétences, fidéliser ses collaborateurs et gagner en agilité dans un moment de sortie de crise. Comment y parvenir ?
    Réponse en 5 conseils par Alice Macrez, Manager Manpower Life Science à Lille, agence spécialisée dans le recrutement de profils experts & cadres.

    1. Ne l’oubliez pas : gérer les talents, c’est gérer les compétences !

    Commencez toujours par faire le point sur les compétences dont vous disposez aujourd’hui, et celles dont vous aurez besoin demain. En vous focalisant sur le remplacement de talents poste à poste, vous risquez de vous heurter à un mur : s’évertuer à vouloir recruter le même profil, souvent très polyvalent et donc très rare, vous expose à de grandes difficultés.
    Au contraire, en prévoyant sur le long terme et en pensant « compétences », vous pouvez diversifier vos stratégies, être prêt à adapter votre demande au marché, prendre le temps de développer certaines compétences en interne, et ainsi faire évoluer votre entreprise.

    2. Ne voyez pas la gestion des talents comme un coût

    C’est une idée reçue ! Déjà parce que le coût d’une mauvaise fidélisation est bien plus élevé, surtout dans les PME. Mais aussi parce qu’une bonne gestion des talents est toujours au service de la performance et de la croissance.
    Ne pas s’y investir, c’est prendre un véritable risque (perte de compétitivité, manque de main-d’œuvre à des moments clefs, etc).

    3. N’ayez pas peur de dérouler le tapis rouge pour vos talents

    Trouver le bon talent est un défi. Bien l’accueillir est un devoir. Trop souvent, les PME n’ont pas de process d’onboarding. Elle néglige le rituel de l’accueil d’un nouveau talent. C’est pourtant un moment capital que vous devez tout particulièrement soigner pour la bonne intégration et la fidélisation des collaborateurs, mais aussi pour la réputation de votre entreprise. N’oubliez pas que la marque employeur se crée d’abord de l’intérieur !

    4. Osez co-piloter la formation de vos salariés

    En tant que patron de PME, vous devez adopter une posture de coach des compétences. Aujourd’hui, l’une des principales préoccupations des salariés est le développement de leur employabilité. Alors, prenez la main et proposez-leur des formations qui correspondent aussi bien à leur projet personnel qu’aux besoins stratégiques de votre entreprise. Ainsi, vous les motiverez en donnant du sens à leur
    mission, et vous leur montrerez que vous misez sur eux.
    En tant que coach, vos salariés attendent de vous de la bienveillance, de la transmission… et du challenge !

    5. Ne percevez pas la taille de votre entreprise comme un frein

    Souvent, les PME pensent manquer d’outils pour motiver durablement les talents, en regrettant de ne pas avoir les mêmes moyens que les grands groupes.
    En réalité, une PME n’est jamais trop petite, au contraire : chaque collaborateur y dispose d’une vraie place pour exprimer sa créativité et participer à la croissance de l’entreprise. Cette connexion entre gestion des talents et autonomie, c’est le secret pour libérer tout le potentiel de vos collaborateurs, et stimuler la croissance de votre entreprise !
    Manpower est aux côtés des ETI et PME pour que leurs recrutements soient une réussite et soutiennent la croissance de leur entreprise.
    Pour en savoir plus et être contacté directement par un conseiller, rendez-vous sur notre formulaire dédié.
  • Mandat ad hoc et conciliation : des procédures préventives adaptées aux jeunes pousses

    Le traitement des difficultés des entreprises ne se limite pas au redressement ou à la liquidation judiciaires – procédures publiques, contraintes et contraignantes -, loin de là. Des procédures préventives, le mandat ad hoc et la conciliation, se distinguent par leur caractère volontaire, amiable et confidentiel et doivent être privilégiés lorsque la situation le permet.
    Des entreprises comme Areva, Conforama, Suez et dernièrement les Girondins de Bordeaux ont eu recours à ces procédures préventives pour traverser la crise à laquelle elles étaient ou sont
    confrontées mais il ne faut pas en déduire que ces procédures seraient l’apanage des grands groupes, les jeunes pousses y ont tout autant accès.

    Quand avoir recours aux procédures préventives ?

    Les procédures préventives sont ouvertes aux entreprises confrontées à des difficultés quelle qu’en soit la nature. Ces difficultés peuvent être d’ordre juridique, économique ou financier, avérées ou seulement prévisibles.
    Dès lors, toute situation, présente ou future, affectant négativement l’entreprise pourra justifier l’ouverture d’une procédure de mandat ad hoc ou de conciliation : conflit entre ou avec ses actionnaires affectant la bonne marche de l’entreprise, difficultés de trésorerie, besoin de financement, risque de non-respect de certains ratios financiers…
    L’ouverture de la procédure doit être sollicitée le plus en amont possible afin d’avoir le temps nécessaire pour établir un diagnostic, identifier les solutions et les mettre en œuvre. L’ouverture de la procédure préventive peut être sollicitée jusqu’à 45 jours suivants un éventuel état de cessation des paiements, étant précisé que seule la conciliation suspend l’obligation de déclarer l’état de cessation des paiements, communément appelé « dépôt de bilan », dans le délai de 45 jours.

    Quelles sont les conditions d’éligibilité ?

    Toutes les personnes morales et les personnes physiques exerçant une activité commerciale ou artisanale ou exerçant une activité professionnelle indépendante sont éligibles à l’ouverture d’une procédure préventive.
    Il n’y aucune condition liée à la taille ou l’ancienneté de l’entreprise.

    Quels sont les principaux effets de l’ouverture d’une procédure préventive ?

    S’agissant de procédures essentiellement amiables, l’ouverture d’une conciliation ou d’un mandat ad hoc n’a que peu d’effets juridiques contraignants et particulièrement :
    • elle n’affecte pas l’administration de l’entreprise qui reste librement assurée par ses mandataires sociaux,
    • elle n’entraîne pas de gel automatique du passif ou de suspension des poursuites des créanciers qui demeurent libre d’agir en recouvrement de leurs créances.
    Ces procédures permettent surtout de bénéficier de l’intervention d’un professionnel du traitement des difficultés des entreprises, le plus souvent un administrateur ou un mandataire judiciaire, qui bénéficiera d’une autorité morale du fait, d’une part, de sa désignation par le Président du Tribunal et, d’autre part, de son expérience de ce type de situation. L’intervention d’un mandataire ad hoc ou d’un conciliateur permet alors de réinstaurer un cadre de discussions propice à l’émergence d’une solution négociée entre les différentes parties prenantes.
    Par exception à son caractère amiable, afin de protéger ce forum de discussions contre l’action isolée d’un ou plusieurs créanciers n’ayant pas été invités à la procédure de conciliation ou refusant d’y participer, la procédure de conciliation permet de solliciter du Président du Tribunal qu’il ordonne contre ces créanciers des délais de paiement jusqu’à deux ans. La durée des délais peut être subordonnée à la conclusion d’un accord.

    Déroulé classique d’une procédure préventive

    La première étape est la préparation et le dépôt d’une requête aux fins de désignation, selon le cas, d’un mandataire ad hoc ou d’un conciliateur. La requête doit donner une information complète et sincère sur la situation de l’entreprise, ses difficultés et ses perspectives, tout en gardant à l’esprit qu’elle pourra être communiquée aux personnes qui seront appelées à participer à la procédure.
    Une réunion avec le Président du Tribunal ou son délégué est ensuite organisée afin que le dirigeant lui expose oralement ses difficultés. A l’issue de cette réunion, sauf circonstances particulières, le Président du Tribunal rend une ordonnance aux termes de laquelle il désigne, selon ce qui lui aura été demandé, un mandataire ad hoc ou un conciliateur. Il s’agira presque systématiquement du professionnel proposé par le dirigeant dans la requête.
    L’ordonnance précise la durée de la procédure. Contrairement au mandat ad hoc dont la durée n’est pas encadrée par la loi et qui peut faire l’objet de renouvellements consécutifs, une procédure de conciliation ne peut excéder 5 mois et une nouvelle conciliation ne peut être ouverte qu’à l’issue d’un délai de carence de trois mois.
    Une fois désigné, le mandataire ad hoc ou le conciliateur prendra attache avec les partenaires de l’entreprise avec lesquels il semble nécessaire de trouver un accord pour les informer de sa désignation et fixer les premières étapes de la procédure. Des mesures provisoires (suspension de l’exigibilité de leur créances, rétablissement d’une ligne de crédit, renonciation à se prévaloir de certaines clauses contractuelles, …) pourront leur être immédiatement demandées par le mandataire ad hoc ou le conciliateur.
    Le périmètre des discussions et le séquencement des interactions avec les différents intervenants sont librement définis par le mandataire désigné et le dirigeant. il est ainsi tout à fait possible de n’appeler qu’une catégorie d’acteurs (établissements de crédit, actionnaires, …) dans la procédure.
    En cas de succès des discussions, la procédure s’achève par la conclusion d’un protocole d’accord dont le contenu est parfaitement libre. Sans prétendre à l’exhaustivité, il pourra prévoir des étalements et/ou des remises de dettes, de nouveaux concours, l’entrée de nouveaux investisseurs, des cessions d’actifs ou d’activités… En mandat ad hoc, le protocole est un simple contrat de droit commun tandis qu’en conciliation, il s’agit d’un contrat amélioré – alors qualifié de protocole de conciliation – par l’effet d’une ordonnance de constat ou d’un jugement d’homologation qui lui confèreront une force juridique particulière.
    En particulier, l’homologation d’un protocole de conciliation, qui nécessite de remplir certaines conditions vérifiées par le Tribunal, octroi un privilège dit de « New Money » aux personnes ayant consenti de nouveaux financements à l’entreprise, que ce soit pendant la procédure de conciliation ou en exécution du protocole de conciliation homologué. L’homologation confère également aux opérations prévues par le protocole une plus grande sécurité juridique.

    Les procédures de prévention sont-elles publiques ?

    Les procédures de prévention sont strictement confidentielles et c’est d’ailleurs l’un de leurs principaux avantages par rapport aux procédures collectives. L’ouverture d’une telle procédure ne fait l’objet d’aucune publicité par le greffe du Tribunal et toute personne appelée à un mandat ad hoc ou une conciliation ou qui, par ses fonctions, a connaissance de l’existence et/ou du déroulement de cette procédure, est tenue par la loi à la confidentialité.
    Ainsi, les échanges qui interviennent dans le cadre d’un mandat ad hoc ou d’une conciliation ne peuvent faire l’objet d’aucune communication à des tiers et ne pourront être utilisés dans le cadre d’une action en justice. En outre, les institutions représentatives du personnel, le cas échéant, n’ont pas à être informées/consultées.
    Il existe peu de tempéraments à cette confidentialité : les commissaires aux comptes du débiteur sont informés par le greffe du Tribunal de l’ouverture d’une procédure de mandat ad hoc ou de conciliation et le débiteur peut choisir de communiquer sur l’ouverture d’une procédure préventive ce qui peut avoir pour effet de rassurer ses partenaires. Enfin, le jugement d’homologation d’un protocole de conciliation, si cette homologation est requise, fait l’objet d’une publicité. Les termes de l’accord ne sont toutefois pas repris dans le jugement et demeurent donc confidentiels.

    Mandat ad hoc ou conciliation ?

    Le mandat ad hoc et la conciliation partagent leurs principales caractéristiques. Il s’agit de procédures volontaires – seul le dirigeant peut solliciter l’ouverture d’une procédure préventive -, confidentielles et amiables en ce sens que la solution doit être approuvée dans un cadre contractuel par l’ensemble des parties prenantes. La procédure de conciliation se distingue toutefois par un régime juridique plus encadré. Selon les caractéristiques propres à chaque dossier l’une pourra être préférée à l’autre ou elles pourront se compléter. Ainsi, une procédure de mandat ad hoc est souvent suivie d’une procédure de conciliation. En effet, le principal inconvénient de la conciliation par rapport au mandat ad hoc est d’être limitée dans le temps (5 mois maximum).
    Le recours à la conciliation, qu’il soit ab initio ou après une procédure de mandat ad hoc, pourra être requis si l’entreprise se trouve en état de cessation des paiements (depuis moins de 45 jours), si l’entreprise rencontre des difficultés avec un ou plusieurs créanciers ou encore si l’accord doit faire l’objet d’une constatation ou d’une homologation.

    La prévention, outil efficace de sortie de crise

    Alors que le nombre de procédures collectives a connu une baisse significative pendant la crise sanitaire, le recours aux procédures préventives est en nette augmentation. Cette tendance s’explique principalement par l’instauration de règles dérogatoires pendant la période d’urgence sanitaire dont certaines demeurent applicables et rendent cette procédure particulièrement efficace dans le contexte actuel.
    En particulier, la possibilité d’obtenir la suspension de l’exigibilité d’une créance pendant toute la durée de la conciliation sur simple requête au Président, c’est-à-dire dans un cadre non contradictoire, associée à l’extension à 10 mois de la durée maximum de la conciliation permet, en pratique, d’imposer aux créanciers, même les plus récalcitrants, de participer aux discussions visant à trouver un accord assurant la pérennité de l’entreprise, ou à tout le moins de se donner le temps de rechercher des solutions alternatives.
    Les procédures préventives doivent continuer à être l’outil de référence de sortie de crise en ce qu’elles permettent de traiter efficacement les difficultés d’une entreprise tout en préservant sa réputation et ses relations avec ses principaux partenaires du fait de leur caractère amiable et confidentiel.
    Hadrien de Lauriston
    Avocat au barreau de Paris
    Associé du cabinet Hoche
  • Interview de Christophe Harrigan et Olivier de la Chevasnerie

    Interview de Christophe Harrigan et Olivier de la Chevasnerie

    Regard croisé de Christophe Harrigan, Directeur Général de La Mutuelle Générale et d’Olivier de la Chevasnerie, Président de Réseau Entreprendre sur les nouvelles formes d’organisation en entreprise et les nouveaux équilibres entre vie professionnelle et vie personnelle.

    Avec la crise du Covid, nous constatons une accélération des nouvelles formes de travail. Comment voyez-vous cette évolution ? Pensez-vous qu’elles seront durables ?

    Christophe Harrigan : La crise sanitaire que nous avons connue en 2020 a été le catalyseur d’une tendance qui avait commencé à émerger, et qui consiste à placer l’enjeu d’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle assez largement au-dessus de beaucoup d’autres enjeux. Le télétravail, qui était jusque-là l’apanage de quelques cadres supérieurs privilégiés ou une expérimentation menée par quelques entreprises avant-gardistes, est devenu le modèle que tout le monde veut désormais privilégier, entreprises comme salariés. Je suis convaincu que ces tendances sont durables et obligent l’ensemble des entreprises et des entrepreneurs à se positionner par rapport à cet enjeu.

    La crise du Covid a imposé aux entreprises un recours massif au télétravail. Comment voyez-vous cette situation ? Pensez-vous qu’elle soit durable ?

    Olivier de la Chevasnerie : Le télétravail a été un outil de politique sanitaire efficace pour limiter la propagation de l’épidémie dans les organisations. En le mettant en œuvre, les chefs d’entreprise ont ainsi joué leur rôle de garant de la santé de leurs collaborateurs. Après plus d’un an de crise sanitaire, le télétravail est devenu une réalité pour un grand nombre d’entreprises et sa mise en place n’a pas été sans conséquence sur l’organisation et la vie de l’entreprise.
    Dans ce contexte, certains salariés aspirent à une évolution de leur environnement de travail afin de répondre à des attentes nouvelles et limiter les contraintes du quotidien : allègement des temps de transport, recherche d’un environnement de travail adapté (bureau fermé versus open-space), flexibilité des horaires, recherche d’une plus grande autonomie… A contrario, tous les salariés ne souhaitent pas non plus télétravailler, qui plus est à 100%, et le télétravail subi peut aussi engendrer des situations de mal-être (isolement, amplitude horaire, rupture du lien social, ergonomie défaillante…).
    Avec la reprise de l’activité et le retour des salariés en entreprise, les chefs d’entreprise auront certainement à cœur de rester à l’écoute de ces nouvelles attentes tout en gardant à l’esprit plusieurs points essentiels :
    • toutes les entreprises ne sont pas en mesure de recourir au télétravail avec la même ampleur et elles n’ont pas toutes la possibilité de le rendre effectif pour tous leurs collaborateurs,
    • tous les salariés ne souhaitent pas, ou ne peuvent pas, être en télétravail,
    • Il existe une grande diversité des situations (secteur d’activité, taille de l’entreprise, nombre de salariés…) mais aussi des zones géographiques. En effet, les temps de transport ne sont pas les mêmes dans les métropoles que dans les villes moyennes ou les zones rurales.
    Je suis convaincu que chaque chef d’entreprise prendra les mesures adaptées afin de trouver le bon équilibre entre les attentes de ses collaborateurs et la vie de l’entreprise.

    Pouvez-vous nous présenter « l’Open-travail » ? En quoi cette nouvelle forme d’organisation peut-elle être bénéfique pour les entreprises ? Quel rôle les chefs d’entreprise peuvent-ils jouer dans sa mise en œuvre ?

    Christophe Harrigan : A la lumière de la crise que nous avons traversée, et de l’efficacité avec laquelle La Mutuelle Générale a pu continuer à assurer son activité, nous avons voulu aller plus loin en mettant au point une organisation nouvelle que nous avons baptisée open travail. L’open travail, c’est une organisation du travail plus souple et plus efficace, dans laquelle c’est le collaborateur qui choisit son lieu de travail et l’organisation de son temps de travail, et c’est l’entreprise qui s’adapte à son choix, tout en mettant l’accent sur les actions de cohésion du collectif. Cette nouvelle organisation s’inscrit dans un cadre prescrit, négocié avec les organisations syndicales, elle repose sur le volontariat bien sûr, mais aussi sur la réversibilité des choix faits par les uns et les autres. L’open travail est un modèle gagnant – gagnant. Pour le collaborateur qui améliore son bien-être. Et pour l’entreprise puisque nous sommes convaincus que cette nouvelle organisation est source d’attractivité, de fidélisation et d’efficacité pour nos équipes. Le rôle des chefs d’entreprise est essentiel dans la bascule et la mise en œuvre d’un modèle de ce type mais une telle organisation nécessite beaucoup de co-construction avec les équipes et avec les organisations syndicales, ce que nous avons privilégié à La Mutuelle Générale.

    Quels sont, selon vous, les éléments clés pour réussir cette transformation en entreprise ?

    Christophe Harrigan : Je vois quatre facteurs clés de succès pour la mise en œuvre d’une nouvelle organisation de ce type. D’abord la confiance et la responsabilisation des équipes. La concertation, encadrée par un accord d’entreprise et des conventions de service au sein de l’entreprise. L’accompagnement, de toutes natures (RH, matériel, financier). Et enfin une grande vigilance sur le renforcement du lien social et le maintien de la cohésion, qui nécessitent de réinventer les rituels et les moments de convivialité au sein de l’entreprise.

    Comment voyez-vous le manager de demain dans un monde qui change ?

    Olivier de la Chevasnerie : Dans un monde incertain, traversé par de mutations fortes (impact des entreprises, évolution des modes de consommation, attentes des salariés…), le rôle du manager est devenu plus complexe, mais aussi plus central. On attend du manager de demain qu’il incarne la raison d’être de l’entreprise auprès des équipes et renforce la cohésion d’équipe, notamment en développant les liens entre les collaborateurs et l’ensemble de l’écosystème de son entreprise. Il aura un rôle de plus en plus structurant. Il devra être encore plus proche du terrain, écouter les nouvelles attentes de ses salariés tout en faisant vivre l’intelligence collective de ses équipes en mettant en valeur les talents
    individuels.
    Chez Réseau Entreprendre nous mettons la personne et la bienveillance au cœur de nos valeurs. Nous sommes persuadés que le manager de demain intègrera ces valeurs en mettant l’humain au cœur du projet d’entreprise. Ce sont ces valeurs que nous partageons avec notre partenaire La Mutuelle Générale.
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