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Auteur/autrice : admin

  • Interview de Philippe Cornu, Directeur du Marché des Professionnels et des Offres de Crédit du Crédit Agricole

    Interview de Philippe Cornu, Directeur du Marché des Professionnels et des Offres de Crédit du Crédit Agricole

    Le Crédit Agricole s’est fortement mobilisé dans cette crise du COVID : quelles sont les évolutions constatées dans les besoins des entreprises et leurs nouvelles attentes ?

    Oui effectivement, le Crédit Agricole, 1er financeur de l’économie française, est bien entendu plus engagé que jamais dans le soutien de ses clients. Notre organisation et notre solidité financière nous permettent de jouer pleinement notre rôle. Nous mettons tout en œuvre pour proposer à nos clients, au cas par cas, des solutions personnalisées pour soulager leur trésorerie (le groupe Crédit Agricole (Caisses régionales et LCL) a reçu 28,5% des demandes de Prêts Garantis par l’Etat (chiffre au 12 juin), pour reporter jusqu’à 6 mois leurs remboursements de crédits bancaires et crédit-baux mobiliers et immobiliers (au global, nous avons mis en pause 546 000 crédits pour 4,2Mds d’échéances reportées), pour mettre en place des solutions et matériels d’encaissement alternatifs pour les activités de vente à distance… Nous avons également lancé un dispositif mutualiste de 210 millions d’euros en soutien à nos assurés faisant face à des pertes d’exploitation.
    Cette crise sanitaire a des conséquences importantes sur notre économie notamment sur des secteurs plus impactés par la crise (tourisme, hôtellerie, restauration, transports, évènementiel…). Au-delà des mesures immédiates et inédites mises en œuvre, il est indispensable de réfléchir à des solutions sur le long terme pour accompagner la reprise de notre économie.
    De grandes tendances transversales semblent impacter durablement tous les secteurs d’activités comme l’accélération de la digitalisation, la relocalisation de certaines activités ou encore la flexibilité avec l’adaptation des modes de travail (télétravail), de consommation (e-commerce) et de déplacement (réévaluation de la nécessité des déplacements).

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite se lancer ?

    Avant toute chose, il est nécessaire de se faire accompagner. En effet, on estime aujourd’hui à seulement 20% la part des créateurs se faisant accompagner dans leur projet de création d’entreprise. C’est pourtant une clef de succès et de pérennité de l’entreprise. On estime le taux de pérennité à 3 ans de 75% pour les entreprises étant accompagnées, là où il est autour de 50% sans accompagnement.
    Toutes les entreprises n’ont pas besoin d’un financement en démarrage d’activité mais, si c’est le cas, les banques restent le choix privilégié pour obtenir un financement. Dans le cadre d’un crédit classique, la banque ne prendra pas seule la totalité du risque. Les structures d’accompagnement avec lesquelles nous travaillons – dont Réseau Entreprendre – proposent des prêts d’honneur. Ils s’apparentent à un apport personnel et qui rassurent le banquier sur le plan financier comme sur la solidité et la pérennité du projet.
    Ces réseaux sont un réel soutien pour l’entrepreneur et lui permettent d’avoir un suivi dans la durée.
    Au niveau régional, c’est un vrai écosystème entrepreneurial qui s’est créé. Nos Caisses régionales sont fortement impliquées avec les réseaux d’accompagnement. L’objectif est de renforcer les synergies en local pour favoriser l’écosystème entrepreneurial et donner le sentiment à nos clients d’être accompagnés et soutenus dans toutes les phases de la création et au-delà. Beaucoup de nos conseillers orientent leurs clients professionnels vers ces réseaux d’accompagnement afin de leur permettre de consolider leur projet et ainsi de trouver plus facilement un financement. L’accompagnement par ces réseaux est un gage de qualité pour nous.

    Quelles priorités le Crédit Agricole s’est-il donné pour les mois à venir ?

    D’après les premières études que nous avons pu conduire, nos clients professionnels attendent de nous que nous restions un partenaire agile et attentif, qui les aide à anticiper leurs difficultés de trésorerie dans les prochains mois et à trouver des solutions.
    Cette crise a montré l’utilité des banques à la société, car contrairement aux crises précédentes, nous faisons partie de la solution pour relancer l’économie. Dans les mois à venir, nous renforcerons encore notre soutien à nos clients vulnérabilisés par la crise à travers un accompagnement individualisé et adapté à la relance de leur activité.

    Comment envisagez-vous la collaboration entre le Crédit Agricole et Réseau Entreprendre ?

    Dans ce contexte de crise sanitaire, le Crédit Agricole, partenaire historique de Réseau Entreprendre souhaite renforcer son engagement auprès des créateurs et des repreneurs accompagnés par cette structure. Tout comme Réseau Entreprendre, nous engageons des travaux pour accompagner individuellement nos clients en difficulté dans la relance de leur activité.
    Nous développerons les synergies nécessaires au sein de nos deux réseaux pour identifier et faire bénéficier d’un accompagnement renforcé les créateurs et les repreneurs en difficulté. Nous continuerons à soutenir la création d’entreprise dans nos territoires, gage d’une économie dynamique et de création d’emplois.
  • Interview d’Eric Luc, Expert-Comptable et Directeur des Relations Extérieures de Fiducial

    Interview d’Eric Luc, Expert-Comptable et Directeur des Relations Extérieures de Fiducial

    Avez-vous constaté des évolutions dans les besoins des entreprises depuis le début de la crise du Covid-19 ? Pouvez-vous nous présenter ces évolutions ? Quel accompagnement proposez-vous aux entreprises pour y faire face ?

    Face à cette crise sanitaire inédite, les entreprises ont dû très rapidement mettre en place les moyens nécessaires pour protéger la santé de leurs salariés, préserver leur trésorerie et adapter leur modèle économique.
    A juste titre, elles ont énormément sollicité leurs conseils (experts-comptables, avocats,…) comme sources d’information et de proposition face à ce challenge.
    Chez FIDUCIAL, nous avons veillé à ce que chaque client puisse être écouté et clairement renseigné par rapport à sa situation. Nos agences sont restées joignables durant toute cette période où nous avons mis de côté la production des bilans annuels pour répondre aux besoins du moment : chômage partiel, demande d’aide, obtention de PGE, …
    Nous avons également veillé à être le plus proactif possible en alertant nos clients sur les évolutions réglementaires et en les assistant dans leurs prises de décision pour faire évoluer leur activité.

    Comment voyez-vous les mois à venir pour votre action au côté des TPE-PME ?

    Nous avons été pendant deux mois dans la réaction face aux annonces du gouvernement que ce soit en terme d’autorisation d’activité, de dispositifs d’aides ou de reports de délais.
    Nous devons maintenant rentrer dans une phase d’action et tirer les enseignements de cette crise.
    Tout d’abord, il faut reconquérir son marché en proposant une offre adaptée aux attentes des consommateurs en terme de dématérialisation notamment.
    Un autre enjeu sera de mobiliser les équipes autour de ces enjeux en intégrant leurs attentes en terme de conditions de travail.
    Enfin, même si les trésoreries ont pu être préservées, de nombreux dispositifs vont arriver à leur terme et il faut maintenant honorer les remboursements de dettes nées à l’occasion de cette crise.
    Chez FIDUCIAL, nous sommes particulièrement attentifs à anticiper ces risques en mettant en place des outils de pilotage comme des tableaux de bord ou des prévisionnels de trésorerie pour anticiper au plus tôt les bonnes décisions pour l’entreprise.

    Pouvez-vous nous parler de votre engagement auprès de Réseau Entreprendre ? Quel sens donnez-vous à cette collaboration ?

    La création d’entreprises en France demeure un axe essentiel pour créer de la valeur et des emplois. Grâce à l’accompagnement et les conseils de chefs d’entreprise expérimentés, les porteurs de projets pourront démarrer en toute sécurité et dans de bonnes conditions leur activité et pérenniser leur développement.
    Aujourd’hui encore plus qu’hier, il faut aider les entrepreneurs à trouver des concepts innovants et développer leur agilité.
    Forte d’un maillage territorial dense constitué de 810 agences en Europe et de 12 000 professionnels, FIDUCIAL est fière de s’impliquer aux côtés de Réseau Entreprendre pour agir au plus proche des écosystèmes régionaux et ainsi contribuer au développement des entrepreneurs d’aujourd’hui et de demain.
  • Interview d’Isabelle Patrier, Directeur du Développement Régional de Total

    Interview d’Isabelle Patrier, Directeur du Développement Régional de Total

    Total Développement Régional encourage et soutient en France les projets de création, de reprise et de développement de PME et les aide à faire de l’international un levier de croissance. Sur les plateformes industrielles où le Groupe se réorganise, Total Développement Régional accompagne les projets de construction de nouvelles unités industrielles d’entreprises qui souhaitent y industrialiser leur production. Nos trois dispositifs de soutien à l’emploi : financer les entreprises, soutenir les projets industriels et accompagner à l’international. Nous travaillons étroitement avec Réseau Entreprendre dont nous soutenons chaque année de nombreux lauréats.

    A l’heure de la sortie de cette crise sanitaire, pourriez-vous nous rappeler les actions mises en place par Total Développement Régional vis-à-vis des PME ?

    Dès le début du confinement, nous avons décidé de suspendre, durant le second trimestre, le remboursement du principal des prêts des lauréats demandeurs. Cela leur a permis d’attendre l’obtention des Prêts Garantis par l’Etat (PGE) renforçant leur trésorerie. En parallèle, nous avons opté pour un accompagnement personnalisé de nos lauréats mené en collaboration avec nos partenaires de référence, comme Réseau Entreprendre. Enfin, de nouvelles productions ont été lancées par nos lauréats pour faire face à la crise : NB Biotech, lauréat de Réseau Entreprendre, avec des tests sérologiques, ADP Enseignes avec des plaques séparatrices, Evercleanhand pour l’hygiène des mains, les masques de Car-ita et de La Sellerie Industrielle 3A, Polystone et ses gels hydroalcooliques…

    Et plus largement, quelles ont été les actions de solidarité proposées par Total ?

    Tout d’abord, Total s’est mobilisé pour soutenir les personnels soignants hospitaliers et en EHPAD de France en mettant à leur disposition jusqu’à 50 millions d’euros de bons d’essence. La Fondation Total a mobilisé 5 millions d’euros en faveur de l’Institut Pasteur, des associations hospitalières et associations sanitaires soutenues dans la lutte contre le Covid-19. Quant à Total Direct Energie, il s’est engagé pour soutenir les petites entreprises avec un mois d’abonnement offert et le report d’échéances en cours sur six mois. Enfin, Total Fleet a réaffirmé son soutien aux transporteurs dans 1500 stations-services en France avec de nombreuses prestations disponibles : douches désinfectées régulièrement, parkings dédiés aux poids lourds et offres de snacking à emporter.

    Et quelles sont les actualités côté Total ?

    Total Développement Régional a publié, en mars, son rapport annuel 2019 avec, pour la première fois, la mise en avant du soutien aux start-ups et PME de la transition énergétique. Il fait justement écho à la nouvelle ambition climat de Total à l’horizon 2050 : un objectif de neutralité carbone pour nos opérations mondiales, un engagement de neutralité carbone en Europe pour l’ensemble de notre production et des produits énergétiques utilisés par nos clients et une ambition de réduction de 60% de l’intensité carbone moyenne de nos produits énergétiques utilisés dans le monde par nos clients.

    Dans le contexte actuel, quels seraient vos conseils aux porteurs de projets ?

    Compte tenu des incertitudes, il est important de gérer de près sa trésorerie pour faire face aux impacts de la crise, aux variations des marchés et aux fragilités des clients. Aujourd’hui, les porteurs de projets doivent mobiliser toutes les aides des pouvoirs publics, comme les Prêts Garantis par l’Etat (PGE), en veillant à ne pas augmenter leurs dettes de façon incohérente avec leurs besoins et leurs capacités à rembourser. Dans un second temps, la mise en place de financements pérennes type levée de fonds, seront peut-être nécessaires pour certains d’entre eux. En effet, le niveau de fonds propres reste un point clé lorsqu’on veut développer sa structure.

    En septembre, vous annoncez le lancement de la seconde édition de votre programme « Total Pool PME ». Pourriez-vous partager les principaux enseignements de l’édition 2019 et les perspectives de celle de 2020 ?

    Les candidats de la première édition de notre programme « Total Pool PME » destiné à accompagner chaque année une dizaine de PME dans leur développement ont beaucoup apprécié les différents axes du programme : la montée en compétences avec notre catalogue de formations managériales, la mise en relation auprès d’autres grands donneurs d’ordre, le développement à l’international avec Total Développement Régional et la rencontre avec le top management de Total. Cette année, 12 entreprises de divers secteurs (logistique, communication, maintenance, métallurgie, informatique…) ont été sélectionnées, dont 3 lauréats Total Développement Régional, avec un objectif complémentaire de développer leur business avec d’autres branches du Groupe grâce à des sponsors internes.
    Pour toute information complémentaire, pour tester votre éligibilité au financement de Total Développement Régional ou pour les contacter, consultez : http://www.developpement-regional.total.fr.
  • Partie 2 – Lire ses comptes annuels : les  questions à se poser

    Partie 2 – Lire ses comptes annuels : les questions à se poser

    Olga Romulus, Expert-Comptable à la Direction des relations extérieures de Fiducial, vous apporte ses conseils sur l’arrêté des comptes annuels.

    L’arrêté des comptes annuels avec votre expert-comptable est une excellente occasion d’engager une réflexion sur la santé de votre entreprise et son avenir.
    Afin de vous donner quelques clés sur les bonnes questions à se poser, nous vous proposons une série d’articles dédiés à ce sujet. Lors de notre post du 19 février, nous avons abordé la lecture du bilan. Dans cette deuxième partie, nous allons évoquer la présentation des performances de l’entreprise au travers de son compte de résultat.

    A quoi sert le compte de résultat ?

    Alors que le bilan est la photographie de l’entreprise à un moment précis, le compte de résultat représente le film de l’activité pendant l’exercice, c’est-à-dire entre deux photographies annuelles.

    Sous quelle forme peut-on lire le résultat ?

    La formation du résultat est souvent présentée en la décomposant en soldes intermédiaires de gestion.
    • Marge commerciale (a)
    • Production de l’exercice (b)
    • Valeur ajoutée (c)
    • Excédent brut d’exploitation (d)
    • Résultat d’exploitation (e)
    • Résultat net (f)
    Selon les secteurs d’activité, des particularités peuvent être identifiées par rapport à cette présentation générique.

    Que signifie chaque indicateur ?

    (a) Marge commerciale
    Elle correspond à la différence entre le prix de vente des marchandises vendues et leur coût d’achat en incluant le cas échéant les frais d’approche (transport, emballages, …).
    (b) Production de l’exercice
    Elle correspond au chiffre d’affaires des prestations de services vendues. La marge sur heures vendues n’apparaît pas à ce stade. Il faudra l’établir manuellement en déduisant la masse salariale productive.
    (c) Valeur ajoutée
    Elle est obtenue en déduisant de l’ensemble des deux composantes précédentes, tous les biens et prestations facturés par des acteurs externes à l’entreprise (loyers, assurances, honoraires, entretien, publicité, …). A noter que le petit matériel qui ne fait pas l’objet d’une immobilisation en fonction de sa faible valeur individuelle ou de son obsolescence rapide figure en charges d’entretien.
    (d) Excédent brut d’exploitation
    Il est calculé en déduisant de la valeur ajoutée la rémunération des acteurs internes (salariés, dirigeant charges sociales). Il s’agit de la véritable richesse créée par l’entreprise. Cet indicateur est utilisé en particulier par les banquiers pour déterminer la capacité de remboursement d’une entreprise, mais également par les évaluateurs pour déterminer un prix de vente de fonds de commerce.
    (e) Résultat d’exploitation
    Il est déterminé après l’impact de tous les autres produits et charges d’exploitation, notamment les redevances d’enseigne, les amortissements et les provisions.
    (f) Résultat net
    Il est calculé après l’impact des produits et charges financières (intérêts d’emprunt, pertes ou gains de change, …), le résultat exceptionnel en lien avec des produits ou charges extraordinaires (abandon de compte courant, pénalités, produit de cession d’actifs et l’impôt sur les sociétés).

    Le conseil de l’expert

    Pour vous aider à situer vos performances par rapport à la concurrence, il est primordial d’établir un comparatif sectoriel des indicateurs issus de votre compte de résultat. Ce document complémentaire peut être établi par votre expert-comptable.
  • Le recrutement en CDI se poursuit dans les métiers pénuriques malgré la crise du Covid-19

    Le recrutement en CDI se poursuit dans les métiers pénuriques malgré la crise du Covid-19

    Manpower vous en dit plus

     
    Avec 400 consultants et chargés de recrutement répartis dans 92 cabinets dédiés en France, Manpower recrute chaque année plus de 18 000 candidats en CDI et CDD, en proximité auprès de ses clients. Qu’en est-il aujourd’hui face à la crise du Covid-19 et au confinement ? Alors que tout le pays s’engage progressivement depuis le 11 mai dernier vers une reprise encore fragile, faisons le point sur la situation actuelle et à venir.
    Avec l’analyse de Véronique Kirchner, Directeur Développement Conseil Recrutement de Manpower en France, et le témoignage de Songül Tercan en région Nouvelle-Aquitaine.
    « Au début du confinement, de nombreuses embauches en CDI et CDD ont été gelées du fait du manque de visibilité de la majorité des entreprises en France, mais aussi bien sûr parce que les DRH et principaux donneurs d’ordre ont assuré en priorité la sécurité et la protection de leurs salariés, ainsi que la mise en place de l’activité partielle, analyse Véronique Kirchner. En parallèle durant cette période d’inertie, d’autres sociétés ont pu recruter des profils pénuriques et stratégiques, et gérer ainsi la reprise en sortie de crise. Nous avons su suivre cette évolution du recrutement et répondre systématiquement présent à chaque nouvelle demande. »
    Au lendemain du 1er jour de levée progressive du confinement en France, « Manpower Conseil Recrutement est plus que jamais aux côtés de ses clients pour soutenir et accompagner la reprise de l’emploi« , ajoute Véronique Kirchner. « Aujourd’hui la première étape à franchir est une reprise du travail dans la majorité des entreprises : tant que cette reprise ne sera pas totalement effective, le contexte restera difficile. La relation de proximité et les liens forts que nous tissons chaque jour avec nos clients et nos candidats sont notre force, et font notre différence. ».
    Notre environnement évolue, l’offre Conseil Recrutement aussi, dans une démarche totalement adaptable selon les enjeux et le budget des entreprises. Du recrutement intégral à l’assistance sur certaines étapes, Manpower Conseil Recrutement est ainsi en mesure de personnaliser son accompagnement.
     

    Interview : « Notre rôle de conseil a été plus que jamais déterminant »

    Entretien avec Songül Tercan, Directrice d’agences qui coordonne depuis La Rochelle l’activité Recrutement de Manpower dans les départements de la Charente-Maritime et la Charente.
     

    Quelles sont les conséquences de cette crise du coronavirus sur l’activité Recrutement de Manpower ?

    Songül Tercan : Jamais notre ligne de service, Manpower Conseil Recrutement n’a aussi bien porté son nom et sa raison d’être que depuis le début de cette crise et du confinement. Face à des clients et des candidats qui se sont retrouvés du jour au lendemain dans une situation complètement imprévue et inattendue, avec une multitude de questions auxquelles ils n’avaient de réponses… notre rôle de conseil a été plus que jamais déterminant. Avec la mobilisation de nos équipes support au siège, nous avons démontré notre réelle capacité à accompagner nos clients en toutes circonstances, et plus particulièrement sur les questions juridiques absolument essentielles dans ce cadre. L’écoute, la proximité, un accompagnement personnalisé : c’est ce qui fait la force de Manpower, et c’est précisément ce qu’attendent nos clients dans cette période où ils ont besoin de nous, et où nous avons besoin d’eux. Cette relation réciproque, cette solidarité entre partenaires est primordiale. Si j’appelle mon client aujourd’hui c’est pour prendre de ses nouvelles, savoir si les équipes tiennent bon, si nous pouvons aider et comment il voit l’avenir. L’important, c’est de rester soudés et de préparer demain dès à présent.
     

    Il est donc possible de recruter ou décrocher un emploi en CDI malgré la crise ?

    S.T. : Oui, tous les recrutements en CDI confiés avant le confinement avec des prises de poste actuellement ont été conclus. Certes ils ont été parfois décalés dans le temps ou reportés, mais pas annulés malgré nos craintes des premiers jours. Ces succès sont le fruit d’un accompagnement au plus près de nos clients et talents, qui nous font confiance.
     

    Est-ce aussi le cas pour les offres d’emploi et candidatures diffusées après le confinement ?

    S.T. : L’activité est moindre. Mais parce qu’elle concerne avant tout des fonctions essentielles pour nos entreprises clientes, avec des processus plus complexes, les recrutements en CDI se poursuivent dans les métiers stratégiques et pénuriques malgré la crise du Covid-19. Si nous avons les bons profils, les talents tant attendus, aujourd’hui comme hier nos clients restent ouverts pour les intégrer au sein de leurs équipes. Résultat, des prises de poste se font aujourd’hui-même !
    J’ai l’exemple récent d’un chef d’équipe fibre optique, secteur en plein boom dans le bassin d’emploi de Charente-Maritime, qui vient d’être présenté… et intégrera l’entreprise dès le mois prochain en CDI. Nos équipes ont ainsi recruté en mars et avril un chef d’atelier, technicien de maintenance, des
    conducteurs de travaux dans le BTP, des profils cadres dans le tertiaire dont un directeur administratif et financier… preuves que la crise et les incertitudes liées à la reprise n’ont pas d’incidences sur ces recrutements stratégiques, confrontés à la pénurie de talents.
    En revanche à l’évidence là où les perspectives de recrutement restaient incertaines avant cette période, les incertitudes perdurent et il est souvent trop tôt pour envisager à nouveau de recruter en CDI.
     

    Des profils, métiers et secteurs émergent-ils en conséquence de cette crise inédite ?

    S.T. : Nous constatons en effet l’émergence de métiers qui concernent la structuration des entreprises, pour assurer la reprise et surmonter ce type d’événement. Des coordinateurs qualité, santé et sécurité notamment. Le recrutement va bon train dans le secteur de la chimie, sur des postes de contrôleurs qualité par exemple. Dans le bâtiment, où le besoin est fort de se coordonner pour pouvoir redémarrer un chantier, nous voyons des clients qui unissent leurs forces et nous demandent de les accompagner collectivement : tant sur du recrutement que sur des enjeux de Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement (QHSE).
    « Nos clients comme nos candidats savent qu’ils peuvent compter sur nous »
    En parallèle, nous communiquons en direct et via les réseaux sociaux ces opportunités à nos candidats, qui ont plus que jamais besoin d’être rassurés et accompagnés, ce que nous faisons bien sûr à distance. S’il est trop tôt pour un recrutement, nous sommes là pour leur rappeler que c’est le moment de préparer avec eux l’après, et de construire ensemble leur projet professionnel.
     

    Comment les équipes Manpower s’organisent-elles pour y répondre ?

    Entre nous dans les équipes, je suis fière de l’engagement, l’implication et la solidarité qui s’expriment depuis le début du confinement. Concernant le recrutement, même si nous préférons évidemment le contact, le passage au tout-à-distance s’est bien passé. L’organisation est différente en tout point de vue, mais nous nous adaptons à chaque situation : cela renforce notre rôle d’expert et nous conforte dans notre positionnement.
    Chaque réussite est une victoire, sur laquelle nous capitalisons pour être plus forts et préparer demain. Nous savons que c’est une étape à passer, que cette crise nous concerne tous, partout dans le monde, alors il faut avancer. Nos clients comme nos candidats savent qu’ils peuvent compter sur nous.
     
    Source : blog Manpower
     

    Offre spéciale à destination des lauréats Réseau Entreprendre : ManpowerGroup a élaboré une offre spéciale pour les lauréats Réseau Entreprendre qui ont besoin de recruter en CDI. Pour en savoir plus, contactez Manpower au 01.57.66.22.22 ou cliquez ici.

  • Accompagner la création d’emplois par les entrepreneurs : la mission de Réseau Entreprendre

    Accompagner la création d’emplois par les entrepreneurs : la mission de Réseau Entreprendre

    Accompagner la création d’emplois par les entrepreneurs : la mission de Réseau Entreprendre

    L’ensemble de notre Réseau s’est mobilisé pour poursuivre nos activités avec agilité et ingéniosité. Dans l’édition du  7 mai, Les Echos reviennent sur l’engagement de nos associations et de membres pour soutenir la création d’emplois en cette période inédite.
    [re-btn align= »center » class= »btn btn-primary blue » url= »https://solutions.lesechos.fr/business-development/c/accompagner-la-creation-demplois-par-les-entrepreneurs-la-mission-de-reseau-entreprendre-20902/ »]Lire l’article[/re-btn]
  • Covid-19 : Mesures d’urgence en soutien aux entreprises

    Covid-19 : Mesures d’urgence en soutien aux entreprises

    Mesures d’urgence prises par les Pouvoirs publics : Retrouvez toutes les mesures d’urgence mises en place par les Pouvoirs publics ainsi que les contacts à prendre si votre entreprise est en difficulté. Il vous suffit de suivre le lien du Ministère puis de cliquer sur « fiche à télécharger ».
    Cette fiche détaille notamment le nouveau fonds de solidarité et l’aide de 1 500 euros dont peuvent bénéficier les TPE, indépendants et micro-entrepreneurs qui font moins d’1 million d’euros de chiffres d’affaire et qui subissent une fermeture administrative ou qui connaissent une perte de chiffre d’affaires de plus de 70% au mois de mars 2020 par rapport au mois de mars 2019.
    Pour mémoire, vous trouverez également dans cette fiche les contacts DIRECCTE. Ils vous orienteront pour bénéficier de ces mesures.
    Mesures prises par les Ministères de l’économie et de l’Emploi et contacts à prendre pour en bénéficier et les mettre en place : https://www.economie.gouv.fr/coronavirus-soutien-entreprises
    Mesures prises par Bpifrance et contacts à prendre pour en bénéficier et les mettre en place : https://www.bpifrance.fr
  • Comment j’ai validé mon idée d’entreprise

    Comment j’ai validé mon idée d’entreprise

    Amélie Delacour, co-fondatrice de 17h10, est lauréate de Réseau Entreprendre Yvelines. Elle revient sur la manière dont elle a validé son idée d’entreprise pour se lancer.

     
  • Rencontre entre une entreprise IT et un artiste plasticien accueilli en résidence

    Rencontre entre une entreprise IT et un artiste plasticien accueilli en résidence

    Philippe Salvan a fondé il y a 20 ans Supralog. L’entreprise propose des solutions & services numériques aux entreprises. Aujourd’hui, elle se compose d’une équipe de 50 personnes, à 95% des ingénieurs IT. Philippe Salvan nous raconte son expérience d’accueil d’un artiste plasticien en résidence.

     

    Vous avez accueilli un artiste en résidence dans le cadre du programme proposé par le Ministère de la Culture en partenariat avec Réseau Entreprendre®. Pourquoi avez-vous choisi de vous lancer dans cette aventure ?

    Au sein de Supralog, nous accompagnons des startups depuis 5 ans et avons lancé récemment un espace d’hébergement qui leur est dédié et nous apporte de l’agilité et de nouvelles perspectives dans les réponses à nos clients. Depuis 2 ans que ce Supralog-Labs existe, je mesure combien ces interactions ont apporté en créativité aux équipes. Quand j’ai découvert l’appel à résidence d’artiste chez Réseau Entreprendre®, j’ai immédiatement fait le rapprochement : la démarche d’interaction est assez analogue et repose sur la confrontation constructive de deux « terrains de jeu » différents que l’on fait dialoguer. Je pense en effet que créer des occasions de faire dialoguer des acteurs aux centres d’intérêt divers, sans souci immédiat de productivité, peut apporter beaucoup aux relations au sein de l’entreprise.
    Créer des occasions de faire dialoguer des acteurs aux centres d’intérêt divers, sans souci immédiat de productivité, peut apporter beaucoup aux relations au sein de l’entreprise.

    Comment s’est fait le choix de l’artiste et le cadrage du projet ?

    La Déléguée Régionale à la culture (DRAC) et la directrice de l’Espace d’Art Concret m’ont proposé de rencontrer un plasticien, Mathieu Schmitt, qui utilise le matériau numérique et les technologies numériques dans son processus de création. Le lien était donc évident avec notre activité. N’imaginez pas cependant qu’il s’agissait de « passer commande », c’était le sens de la démarche qui était important plus que la recherche de résultats.
    Nous avons convenu de laisser à l’artiste une grande liberté. Dans notre cas, le format retenu fut celui de deux périodes d’immersion de trois mois chacune, à raison d’un jour par semaine de présence et d’une semaine d’immersion dans l’entreprise.

    Quels apports retenez-vous de cette expérience ?

    Nous constatons que les interactions qui naissent de la rencontre sont riches, mais il n’est pas toujours aisé de créer de l’échange : timidité, autocensure, réserve et/ou sentiment de méconnaissance réciproque des deux « publics ». Comme le renard et le petit prince, il faut s’apprivoiser ! Certains collaborateurs se sont surtout intéressés à la technologie utilisée par l’artiste, d’autres plutôt aux œuvres. Pour l’artiste aussi il y a eu de véritables apports : en discutant avec nos chefs de produit, ils ont identifié ensemble des sources de données issues de nos plateformes, dont Mathieu s’est servi pour chercher à générer des ambiances sonores par exemple. Il a également pu utiliser ces jeux de données pour alimenter le contrôle de bras articulés afin de sculpter ou peindre du matériau physique. Pour un dirigeant, il est réjouissant de faire en sorte que l’entreprise soit aussi le lieu de rencontres, d’échanges et d’enrichissement personnel. Cette expérience apporte un supplément d’âme à Supralog, qui se veut ouverte sur le monde, et lui ouvre encore de nouveaux horizons.
    Il est réjouissant de faire en sorte que l’entreprise soit aussi le lieu de rencontres, d’échanges et d’enrichissement personnel.
    Artiste : Mathieu Schmitt : www.mathieuschmitt.com
  • Entretien avec Thomas Courbe, Directeur Général des Entreprises

    Entretien avec Thomas Courbe, Directeur Général des Entreprises

    Thomas Courbe, Directeur Général des Entreprises,  revient sur le projet de loi PACTE mais également sur les actions menées par la DGE pour soutenir les entreprises.

     

    1/ Le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) ambitionne de donner aux entreprises les moyens d’innover, de se transformer, de grandir et de créer des emplois. Quelles en sont les grandes lignes ?

    Le PACTE[1], dont l’examen en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale vient de se terminer, poursuit deux objectifs majeurs : faire grandir nos entreprises d’une part, et repenser la place des entreprises dans la société et mieux associer les salariés à leurs résultats d’autre part.
    Dès la création, la démarche des entrepreneurs sera facilitée avec la mise en place du guichet unique électronique et d’un registre dématérialisé des entreprises. La croissance sera facilitée notamment avec la réforme en profondeur des seuils d’effectifs.
    L’attractivité des PME pour les profils qualifiés sera améliorée via notamment le développement de l’épargne salariale.
    Enfin, l’innovation par nos entreprises sera encouragée grâce à une meilleure protection de leurs inventions et le développement des liens entre la recherche publique et les entreprises.

    2/ Les chefs d’entreprise sont attentifs à l’évolution de leur environnement juridique, technique et économique. Quelles sont les mesures en discussion de la loi PACTE sur lesquelles vous souhaitez attirer leur attention ?

    La réforme des seuils d’effectifs est une des mesures emblématiques du PACTE. Les seuils seront regroupés autour des niveaux de 11, 50 et 250 salariés avec des modes de calcul harmonisés et un délai de cinq ans pour répondre aux obligations. Concrètement, cela veut dire qu’un seuil ne sera considéré comme franchi que s’il a été atteint pendant cinq années consécutives : cela répond à une préoccupation majeure des chefs d’entreprises pour s’adapter à leur environnement.


    3/ La DGE œuvre également au développement de nouveaux secteurs d’activité ; quelles sont les réflexions actuelles en matière de soutien à la création d’entreprise
     ?

    Pour avancer durablement, tout entrepreneur gagne à être aidé et entouré. C’est pourquoi l’information, l’orientation vers les accompagnements et les aides appropriés et l’accès au financement doivent être facilités.
    Au 1er janvier 2019, Bpifrance a intégré les activités de soutien aux TPE-PME et à l’entrepreneuriat jusqu’alors exercées par la Caisse des dépôts et l’Agence France Entrepreneur. Bpifrance offre ainsi des solutions en matière d’information, d’orientation, d’accompagnement et de financement et ce à tous les stades de développement. Ces solutions s’appuient par exemple sur les actions de Réseau Entreprendre. Le renforcement de Bpifrance sur ce champ, souhaité par le Ministère de l’Économie et des Finances, devrait permettre une plus grande lisibilité de l’offre pour les entrepreneurs.
     

    4/ Nous savons la DGE attentive à la problématique de la protection des informations stratégiques pour l’entreprise. Quelles recommandations souhaitez-vous apporter aux chefs d’entreprise ?

    Les risques auxquels font face les entreprises se sont intensifiés et diversifiés. En particulier, la digitalisation de l’industrie et des services représente un défi pour la maîtrise de l’actif informationnel des entreprises. Dans ce contexte, les dirigeants doivent prendre les dispositions nécessaires à la protection de leurs informations stratégiques. Cela passe notamment par la collation de toutes les informations détenues, traitées par les grandes fonctions de l’entreprise et leur segmentation en fonction de leur sensibilité, selon le préjudice engendré par leur perte de contrôle. Les informations stratégiques doivent ensuite faire l’objet de mesures de protection adaptées.
    Sur ces questions, j’invite les chefs d’entreprises à consulter les fiches de sécurité économique conçues par le Service de l’Information Stratégique et de la Sécurité Économiques de la DGE sur le lien https://www.entreprises.gouv.fr/information-strategique-sisse/outils.
     

    5/ La DGE a noué avec Réseau Entreprendre des liens de confiance depuis plusieurs années pour soutenir le développement des entreprises. Comment voyez-vous le rôle de Réseau Entreprendre dans l’écosystème entrepreneurial ?

    Au-delà du nombre de créations (691 000 en 2018, soit + 17 % en un an), il s’agit de favoriser la croissance et la pérennité des entreprises créées. C’est pourquoi Réseau Entreprendre joue un rôle clé auprès des entrepreneurs depuis plus de 30 ans. L’accompagnement par des pairs et dans la durée facilite la création de valeur et d’emplois par les nouvelles entreprises.
     
    [1] Le projet de loi reste en cours d’examen par les parlementaires : les mesures citées peuvent évoluer.
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