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  • Interview de Christophe Harrigan et Olivier de la Chevasnerie

    Interview de Christophe Harrigan et Olivier de la Chevasnerie

    Regard croisé de Christophe Harrigan, Directeur Général de La Mutuelle Générale et d’Olivier de la Chevasnerie, Président de Réseau Entreprendre sur les nouvelles formes d’organisation en entreprise et les nouveaux équilibres entre vie professionnelle et vie personnelle.

    Avec la crise du Covid, nous constatons une accélération des nouvelles formes de travail. Comment voyez-vous cette évolution ? Pensez-vous qu’elles seront durables ?

    Christophe Harrigan : La crise sanitaire que nous avons connue en 2020 a été le catalyseur d’une tendance qui avait commencé à émerger, et qui consiste à placer l’enjeu d’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle assez largement au-dessus de beaucoup d’autres enjeux. Le télétravail, qui était jusque-là l’apanage de quelques cadres supérieurs privilégiés ou une expérimentation menée par quelques entreprises avant-gardistes, est devenu le modèle que tout le monde veut désormais privilégier, entreprises comme salariés. Je suis convaincu que ces tendances sont durables et obligent l’ensemble des entreprises et des entrepreneurs à se positionner par rapport à cet enjeu.

    La crise du Covid a imposé aux entreprises un recours massif au télétravail. Comment voyez-vous cette situation ? Pensez-vous qu’elle soit durable ?

    Olivier de la Chevasnerie : Le télétravail a été un outil de politique sanitaire efficace pour limiter la propagation de l’épidémie dans les organisations. En le mettant en œuvre, les chefs d’entreprise ont ainsi joué leur rôle de garant de la santé de leurs collaborateurs. Après plus d’un an de crise sanitaire, le télétravail est devenu une réalité pour un grand nombre d’entreprises et sa mise en place n’a pas été sans conséquence sur l’organisation et la vie de l’entreprise.
    Dans ce contexte, certains salariés aspirent à une évolution de leur environnement de travail afin de répondre à des attentes nouvelles et limiter les contraintes du quotidien : allègement des temps de transport, recherche d’un environnement de travail adapté (bureau fermé versus open-space), flexibilité des horaires, recherche d’une plus grande autonomie… A contrario, tous les salariés ne souhaitent pas non plus télétravailler, qui plus est à 100%, et le télétravail subi peut aussi engendrer des situations de mal-être (isolement, amplitude horaire, rupture du lien social, ergonomie défaillante…).
    Avec la reprise de l’activité et le retour des salariés en entreprise, les chefs d’entreprise auront certainement à cœur de rester à l’écoute de ces nouvelles attentes tout en gardant à l’esprit plusieurs points essentiels :
    • toutes les entreprises ne sont pas en mesure de recourir au télétravail avec la même ampleur et elles n’ont pas toutes la possibilité de le rendre effectif pour tous leurs collaborateurs,
    • tous les salariés ne souhaitent pas, ou ne peuvent pas, être en télétravail,
    • Il existe une grande diversité des situations (secteur d’activité, taille de l’entreprise, nombre de salariés…) mais aussi des zones géographiques. En effet, les temps de transport ne sont pas les mêmes dans les métropoles que dans les villes moyennes ou les zones rurales.
    Je suis convaincu que chaque chef d’entreprise prendra les mesures adaptées afin de trouver le bon équilibre entre les attentes de ses collaborateurs et la vie de l’entreprise.

    Pouvez-vous nous présenter « l’Open-travail » ? En quoi cette nouvelle forme d’organisation peut-elle être bénéfique pour les entreprises ? Quel rôle les chefs d’entreprise peuvent-ils jouer dans sa mise en œuvre ?

    Christophe Harrigan : A la lumière de la crise que nous avons traversée, et de l’efficacité avec laquelle La Mutuelle Générale a pu continuer à assurer son activité, nous avons voulu aller plus loin en mettant au point une organisation nouvelle que nous avons baptisée open travail. L’open travail, c’est une organisation du travail plus souple et plus efficace, dans laquelle c’est le collaborateur qui choisit son lieu de travail et l’organisation de son temps de travail, et c’est l’entreprise qui s’adapte à son choix, tout en mettant l’accent sur les actions de cohésion du collectif. Cette nouvelle organisation s’inscrit dans un cadre prescrit, négocié avec les organisations syndicales, elle repose sur le volontariat bien sûr, mais aussi sur la réversibilité des choix faits par les uns et les autres. L’open travail est un modèle gagnant – gagnant. Pour le collaborateur qui améliore son bien-être. Et pour l’entreprise puisque nous sommes convaincus que cette nouvelle organisation est source d’attractivité, de fidélisation et d’efficacité pour nos équipes. Le rôle des chefs d’entreprise est essentiel dans la bascule et la mise en œuvre d’un modèle de ce type mais une telle organisation nécessite beaucoup de co-construction avec les équipes et avec les organisations syndicales, ce que nous avons privilégié à La Mutuelle Générale.

    Quels sont, selon vous, les éléments clés pour réussir cette transformation en entreprise ?

    Christophe Harrigan : Je vois quatre facteurs clés de succès pour la mise en œuvre d’une nouvelle organisation de ce type. D’abord la confiance et la responsabilisation des équipes. La concertation, encadrée par un accord d’entreprise et des conventions de service au sein de l’entreprise. L’accompagnement, de toutes natures (RH, matériel, financier). Et enfin une grande vigilance sur le renforcement du lien social et le maintien de la cohésion, qui nécessitent de réinventer les rituels et les moments de convivialité au sein de l’entreprise.

    Comment voyez-vous le manager de demain dans un monde qui change ?

    Olivier de la Chevasnerie : Dans un monde incertain, traversé par de mutations fortes (impact des entreprises, évolution des modes de consommation, attentes des salariés…), le rôle du manager est devenu plus complexe, mais aussi plus central. On attend du manager de demain qu’il incarne la raison d’être de l’entreprise auprès des équipes et renforce la cohésion d’équipe, notamment en développant les liens entre les collaborateurs et l’ensemble de l’écosystème de son entreprise. Il aura un rôle de plus en plus structurant. Il devra être encore plus proche du terrain, écouter les nouvelles attentes de ses salariés tout en faisant vivre l’intelligence collective de ses équipes en mettant en valeur les talents
    individuels.
    Chez Réseau Entreprendre nous mettons la personne et la bienveillance au cœur de nos valeurs. Nous sommes persuadés que le manager de demain intègrera ces valeurs en mettant l’humain au cœur du projet d’entreprise. Ce sont ces valeurs que nous partageons avec notre partenaire La Mutuelle Générale.
  • Se lancer à l’international : l’art de savoir s’entourer

    Se lancer à l’international : l’art de savoir s’entourer

    Marc EDET, Directeur commercial France du Commerce International, Société Générale
    Pourquoi des services ou produits performants en France ne le seraient-ils pas à l’étranger ? L’entreprise gagnerait-elle à se fournir en dehors des frontières ? Mais comment gérer la logistique ? Pour une PME-PMI, tout projet de développement à l’international débute naturellement par une foule d’interrogations. Parmi lesquelles se pose inévitablement, aujourd’hui, la question de la pertinence de se lancer dans une période marquée par de multiples crises.
    Soyons clairs sur ce point : le bon moment n’existe pas ! Même dans un marché macro-économique qui serait fortement déprimé, une PME ou PMI peut parfaitement performer sur son créneau. L’entrepreneur doit donc centrer sa réflexion essentiellement sur son activité et la pertinence de son offre sur un marché spécifique – activité qu’il prendra évidemment soin de présenter en anglais sur un site internet entreprise et une page LinkedIn a minima.
    A l’heure de franchir le pas, la priorité doit donc être accordée à la définition de l’approche : quels produits/services, quels volumes, quels clients, quels pays, quel budget
    investir… Le défi est de prendre du temps pour définir précisément son projet, en pensant l’offre de manière globale, sans gaspiller trop d’énergie et de ressources, souvent limitées pour les PME et PMI. Une équation pas toujours simple où la clé est de savoir s’entourer, solliciter les bons interlocuteurs.
    Ainsi, Team France Export a été imaginée et bâtie pour faire gagner un temps précieux aux entreprises qui veulent s’ouvrir à l’international. Véritable hub réunissant acteurs publics et privés, le dispositif donne accès à l’ensemble des informations et structures pertinentes (BPIfrance, Business France, établissements bancaires, chambres de commerce, régions, conseillers économiques à l’étranger, ambassades, clubs d’entreprises locaux, etc.). Tout a été pensé pour proposer aux PME et ETI des solutions efficaces et ciblées via des sources validées et fiables. Concrètement, les entreprises peuvent y trouver de très larges informations sur un pays spécifique ou un produit donné ainsi que sur les interlocuteurs qui seront capables les aider sur place. (Visitez le site : https://www.teamfrance-export.fr/)
    L’autre élément incontournable de toute expansion commerciale à l’international est la question du paiement. Comment vais-je me prémunir des risques à l’export et à l’import ? Les établissements bancaires jouent là un rôle déterminant de tiers de confiance. Outre une mission précieuse de conseil, les banques mettent à disposition des entreprises une large panoplie de solutions pour répondre aux risques de non-paiement (liés à solvabilité du partenaire comme à de multiples facteurs exogènes notamment géopolitiques) ainsi qu’aux risques de change.
    Crédit documentaire (Crédoc), garantie de soumission, garantie d’acompte etc…sont autant d’instruments qui donnent la possibilité, en plus de sécuriser la relation commerciale, de négocier des délais avec son client ou fournisseur, pour une précieuse souplesse de trésorerie. En toute logique, ces outils sont aujourd’hui fortement sollicités et Société Générale accompagne ainsi un exportateur français sur trois.
    Point notable, ces solutions « historiques » ont désormais des alternatives digitales. Les PME et PMI se retrouvent dans l’instantanéité et la simplicité de ces solutions qui ouvrent de nouvelles perspectives.
    Ainsi, en Europe, we.trade, solution mise en place par Société Générale avec d’autres banques européennes, permet de valider un contrat en temps réel selon des paramètres personnalisables : prix, quantités, dates de livraison. L’outil va ensuite assurer la traçabilité totale des échanges et permettre de réaliser le paiement dès les conditions prévues dans le contrat sont validées par les deux parties. Société Générale permet également de financer les transactions we.trade ce qui autorise des négociations sur les délais de paiement afin d’avoir un avantage concurrentiel complémentaire.
    Enfin, la non-couverture du risque de change peut impacter fortement la marge. Là encore, la digitalisation des services est clé et simplifie la vie des entreprises.
    Pour en Savoir Plus sur le risque de change :
    La solution My.Fx offre aux clients Société Générale autonomie et sécurité pour la gestion des risques de change ainsi qu’une accessibilité continue en temps réel aux marchés des changes. Elle se complète également des conseils personnalisés de la salle des marchés. A la clé, un levier supplémentaire pour concrétiser de belles opportunités à l’international en sécurité.
  • Réseau Entreprendre x Manpower : interview de Jean-François Denoy, Directeur Général de Manpower France

    Réseau Entreprendre x Manpower : interview de Jean-François Denoy, Directeur Général de Manpower France

    Manpower est particulièrement connu pour son activité dans le domaine de l’interim. Les activités de Manpower sont pourtant bien plus vastes. Pouvez-vous nous en dire plus ?

    En effet, nous sommes un acteur majeur du marché de l’emploi depuis plus de 60 ans. Manpower en France, ce sont 3 700 collaborateurs permanents qui œuvrent chaque jour pour assurer l’emploi dans tous nos territoires. D’une part auprès des entreprises pour proposer des solutions en matière de flexibilité (Intérim, CDI Intérimaire) et de recrutement CDI-CDD, Alternance, et d’autre part auprès des candidats pour leur trouver un emploi et les
    accompagner dans le développement de leur employabilité.
    Manpower France, c’est en moyenne chaque jour 65 873 ETP en mission chez 45 000 entreprises clientes et 18 000 recrutements directs par an.
    Manpower mène depuis des années des études pour comprendre le phénomène de pénurie de compétences et les résultats sont malheureusement constants : la moitié des entreprises dit ne pas réussir à trouver les profils recherchés. C’est notamment dû à l’évolution des métiers, à la démographie et aux évolutions des attentes des entreprises. C’est la raison pour laquelle, Manpower a développé un service de recrutement de proximité de 70 cabinets sous le label « Conseil recrutement » et est en train de créer un réseau de cinquante nouvelles agences Experts et Cadres spécialisées chacun dans les métiers de : Finance, Engineering, Digital, Corporate, Construction, Sales & Marketing, Supply Chain, HR & Legal et Life Science. L’objectif est d’accompagner les entreprises,
    notamment les ETI et PME dans leurs projets de recrutement afin de trouver les bons profils dans des secteurs souvent pénuriques et d’être assuré de la bonne intégration du candidat en son sein.
    Dans ce contexte, ManpowerGroup a d’ailleurs lancé MyPath® en 2019 : un programme dont l’objectif est d’attirer, d’accompagner et de promouvoir les meilleurs Talents du marché. A travers ce programme nos Consultants deviennent l’Agent des Talents sélectionnés et leur assure l’Emploi.

    Vous avez souhaité vous engager auprès de Réseau Entreprendre, quels sens donnez-vous à cette collaboration?

    C’est une grande fierté de renouveler ce partenariat avec Réseau Entreprendre car notre culture d’entreprise est orientée depuis l’origine sur l’entreprenariat et nos 400 Consultants présents sur l’ensemble du territoire se positionnent en véritable HR business partner de nos clients et nous pensons que nous avons un rôle à jouer auprès des entrepreneurs qui se lancent et des PME.
    Dans le cadre de cette collaboration, nous mettrons à disposition des PME tout notre savoir-faire pour que leurs recrutements soient une réussite et accompagne le développement de leur entreprise. Pour cela, nous proposons un dispositif d’accompagnement sur-mesure, de proximité, donnant accès aux meilleurs profils des candidats Manpower, sur l’ensemble du territoire.
    Pour répondre efficacement aux besoins des entrepreneurs du Réseau Entreprendre, nous mobilisons notre centre de solutions dédié aux PME. Un consultant dédié évaluera chaque besoin et sélectionnera les meilleurs profils pour proposer les meilleurs candidats. Et nous proposons aux PME des coûts adaptés à leur trésorerie et un accompagnement sur la durée.

    Pouvez-vous nous présenter le rôle de Manpower auprès des entrepreneurs ? Comment les conseillez-vous et quels services dédiés leur proposez-vous ?

    Le recrutement est d’autant plus difficile pour les PME qu’elles manquent souvent de visibilité et nous savons que la marque employeur est importante pour les jeunes générations. Nous faisons ainsi bénéficier les PME de la puissance de notre Marque dans le domaine du recrutement, de notre empreinte sur les réseaux sociaux et aussi de notre réseau de 700 agences présentes sur l’ensemble du territoire qui chaque jour œuvrent pour attirer et sélectionner les meilleurs Talents.
    Recruter est un sujet critique et compliqué pour les PME. Critique car dans une PME, un mauvais recrutement peut déstabiliser toute l’entreprise. Et compliqué car pour bien recruter, il faut être capable de se projeter et de savoir communiquer sur cette perspective aux candidats. Au-delà des missions, les jeunes générations attendent aujourd’hui de savoir à quel projet elles vont participer, quelle valeur cette nouvelle expérience va leur apporter dans leur parcours.
    Très souvent dans les PME, le dirigeant est seul aux commandes pour recruter ; lui apporter un double regard sur un candidat est donc très utile et c’est notre rôle. Il faut aussi garder en tête que les compétences disponibles sur le marché ou dans les entreprises ne sont pas toujours alignées avec les objectifs de performance. Il est donc primordial de pouvoir fiabiliser et objectiver ses prises de décisions. Chez Manpower, nous disposons d’outils d’évaluation qui permettent de définir sa cible, d’évaluer l’état des forces en présence dans l’entreprise, d’analyser les écarts de compétences et le taux de matching avec le poste ciblé, mais aussi de prendre des décisions éclairées pour optimiser l’intégration, l’accompagnement et/ou le développement de ses collaborateurs.
  • Tribune d’Olivier de La Chevasnerie – Président de Réseau Entreprendre

    Tribune d’Olivier de La Chevasnerie – Président de Réseau Entreprendre

    Chez Réseau Entreprendre, nous sommes convaincus que les entreprises familiales sont essentielles à l’économie et que les chefs d’entreprise sont garants d’une vision à long terme et de la responsabilité sociale et sociétale de leur entreprise. Olivier de La Chevasnerie, Président de Réseau Entreprendre porte ce positionnement dans cette tribune publiée sur le site de Challenges le 15 mars 2021
    Nos économies sont le creuset d’un combat entre deux capitalismes bien distincts. Le capitalisme financier qui depuis 40 ans ne cesse de gagner du terrain avec le dictat de la marge. Et le capitalisme familial qui, au fond, demeure le socle de notre économie française car il constitue toujours l’essentiel de nos PME et ETI. Ce capitalisme familial est peu valorisé dans les business schools. Pourtant, il repose sur des valeurs solides et sait donner du sens à nos entreprises.
    Nos plus belles histoires d’entreprises sont toujours écrites par des familles. Elles sont gages de stabilité, elles donnent confiance car elles engagent dans le long terme. A leur développement est toujours attaché un territoire. Ces entreprises familiales, à l’instar de M. Jourdain qui faisait de la prose, pratiquent aussi la RSE sans le savoir, en partageant leur réussite avec leur territoire.

    L’entreprise familiale, un capitalisme patriote

    Et puis l’entreprise familiale a une dimension sociale qu’il ne faut pas sous-estimer. Elles grandissent avec leurs salariés et de cette aventure commune nait souvent un attachement réciproque. Nous devons davantage nous inspirer des valeurs du capitalisme incarné par ces familles. C’est un capitalisme patriote qui a une vision de long terme, de proximité avec son territoire, ses salariés et ses parties prenantes. Il sait donner du sens à son action car dans son calcul de valeur, il intègre d’autres éléments que la rentabilité immédiate. Le chef d’entreprise qu’il s’agisse d’une PME ou d’une société du CAC 40 a une responsabilité sociale et sociétale. Il est du rôle de l’actionnaire de prendre la dimension de ce monde qui change et d’intégrer lui-même ces impératifs dans son pilotage.
  • Interview croisée de Frédéric Beauvir et Thibaut de Roux

    L’entreprise familiale Les Jardins de l’Océan, basée à Boulogne-sur-Mer, est spécialisée dans la transformation de poissons et de produits de la mer. Créée en 2014, la société affiche un taux de croissance de son chiffre d’affaires de +97% depuis sa création. Retour sur ce succès avec Frédéric Beauvir, son fondateur et Thibaut de Roux, Président de Generis Capital Partners, qui accompagne cette société depuis 2018 à travers un fonds dédié aux Lauréats de Réseau Entreprendre.

    Pouvez-vous nous en dire un mot sur l’association entre Les Jardins de l’Océan et Generis Capital ?

    Frédéric Beauvir : La forte progression de notre chiffre d’affaires depuis la création de la société nous a amenés en 2018 à réfléchir à ouvrir notre capital. Notre société a toujours été rentable, mais le rythme de notre développement nous a rapidement imposé de renforcer nos fonds propres afin d’accélérer. L’investissement de Generis Capital nous a permis d’aborder une nouvelle étape de notre croissance : constitution d’une nouvelle gamme de produits élaborés, diversification de notre clientèle grands comptes, investissement marketing…
    Thibaut de Roux : Depuis 2008, Generis Capital finance et accompagne la croissance des entreprises en investissant aux côtés de leurs dirigeants. Lorsque nous avons fait la connaissance de Frédéric, nous avons rapidement été convaincus de la qualité des produits proposés et d’une opportunité dans un marché des produits de la mer en quête de renouveau. Nous avons travaillé ensemble sur un projet industriel autour duquel nous souhaitions unir nos forces.

    Au-delà d’un apport financier, que peut apporter un fonds d’investissement ?

    FB : Au-delà d’un investisseur, nous avions besoin d’un soutien à nos côtés pour enrichir nos échanges, proposer de nouvelles idées, prendre des décisions efficaces et challenger notre façon de faire. Generis Capital nous a notamment aidés à construire une gouvernance de qualité pour faire grandir notre entreprise.
    TR : Le rôle d’un investisseur n’est pas seulement d’apporter des fonds, loin de là. Un investisseur apporte son expertise, des
    connaissances sectorielles et son expérience. L’apport de fonds est nécessaire, bien-sûr, mais l’accompagnement de la croissance de
    l’entreprise est indispensable. Chez Generis Capital, nous accompagnons activement les PME dans les domaines du marketing, de la
    stratégie commerciale et financière, développement à l’international, mise en relation avec les grands comptes…etc. Notre métier est
    avant tout une aventure humaine. Nous accompagnons Artrome’Mat depuis plus de 2 ans et nous avons construit une relation de
    confiance forte et solide indispensable à la réussite de l’entreprise.

    Dans cette optique d’accompagnement, quels ont donc été les grands chantiers mis en place depuis l’arrivée de Generis Capital ?

    FB : Nous avons diversifié et sécurisé notre sourcing de matières premières auprès de plusieurs fournisseurs, tout en accélérant la conquête commerciale avec la signature de plusieurs grands comptes séduits par notre positionnement artisanal et la qualité de nos produits. Notre gamme s’est également élargie à des produits transformés tels que des tartares, des tartinables, des ceviches, et autres créations originales qui constituent aujourd’hui la singularité de notre marque. Pour cela, nous avons investi dans une deuxième usine. Ce n’est pas rien en 2020 !
    TR : Nous avons en même temps entamé une phase d’organisation importante de la société : déploiement d’un ERP au sein des usines, mises en place de reportings réguliers afin de piloter la croissance. Nous avons également choisi un mode de gouvernance permettant de mener régulièrement des débats et échanges sur la stratégie de l’entreprise et avons enrichi les discussions par la participation d’experts du secteur agro-alimentaire, du marketing et de la grande distribution afin de développer le carnet de commande. Nous avons également étudié une opportunité de croissance externe destinée à élargir nos savoir-faire.

    Quels conseils pourriez-vous donner aux entrepreneurs qui souhaitent aujourd’hui lever des fonds ?

    FB : Un projet de levée de fonds ne s’improvise pas. C’est avant tout une association de personnes qui fait la réussite d’un projet. Au-delà du montant, de la valorisation, des termes et des conditions, il est primordial de partager une vision et des valeurs communes. C’est aussi un projet qui prend du temps.
    TR : La première question qu’un entrepreneur doit se poser est : « Ai-je réellement besoin de lever des fonds pour développer ma société ? Si oui, de quoi et de combien ai-je besoin ? et avec qui ? ». Le fait de lever des fonds n’est pas un facteur clé de succès en soi, une obligation de réussite ! L’investisseur et le dirigeant seront en interaction régulière ; une confiance mutuelle est donc fondamentale. Un investisseur financier est un actionnaire, un associé, dont la durée de présence au capital sera limitée. S’accorder sur un horizon de temps et des objectifs atteignables constituent les fondations d’une association sereine.
     
    CONTACTS
    ARTROME’MAT / Les Jardins de l’Océan
    Site : www.les-jardinsdelocean.fr
    GENERIS CAPITAL PARTNERS
    Site : www.generiscapital.com
    Email : contact@generiscapital.com
    Tel : +33 1 49 26 03 10
  • Les 5 erreurs à éviter pour élaborer son business plan

    Les 5 erreurs à éviter pour élaborer son business plan

    Par Lucie Faucheux, Chef de Produit Business Plan chez EBP.
    Le business plan est une étape incontournable dans la création d’une entreprise. C’est un document qui va permettre de construire son projet dans le temps et de connaître sa faisabilité. Découvrez les 5 erreurs à ne pas reproduire dans la conception de votre business plan.

    1- Ne pas répondre à une problématique

    Beaucoup d’entrepreneurs se lancent en se disant avoir une bonne idée mais il faut savoir que près du ¾ des idées ne verront jamais le jour. Votre produit ou votre service doit répondre à un besoin. Qu’est-ce qui déclenchera l’achat ? Auprès de qui ? Quand ? Pourquoi ? Il vous faudra identifier un problème pour lequel vous apporterez une solution. Gardez comme ligne directrice cet objectif tout au long de la création du business plan. Les essais et itérations sont le cœur de la vie de l’entrepreneur et l’échec fait partie du jeu.

    2- Sous-estimer la concurrence

    Nous vous conseillons d’identifier l’ensemble de vos concurrents directs (ceux qui vendent le même produit ou service) et indirects (ceux qui répondent au même besoin que vous au travers d’un produit ou service différent). Puis déterminer les forces et faiblesses de chacun d’eux. Vous ferez ainsi apparaître les critères stratégiques que vos concurrents favorisent et ceux sur lesquels ils sont moins bons.
    Si votre idée est déjà exploitée par des concurrents, vous devrez proposer des éléments différenciants en vous appuyant sur cette analyse afin de mettre en avant votre valeur ajoutée.

    3- Ne pas se confronter à ses futurs clients

    Réaliser une étude de marché, c’est réaliser des entretiens clients, rencontrer des experts, apprendre tout ce que l’on peut sur le marché et l’environnement de son projet.
    Il faut surtout éviter l’écueil de s’enfermer tout seul derrière son ordinateur. En effet, en parlant avec vos clients potentiels, dès le stade de l’étude de marché, non seulement vous sécurisez votre idée en répondant à un vrai besoin mais c’est également un vrai exercice qui permettra de tester votre discours auprès de votre cible.

    4- Négliger la partie financière

    BFR, taux de marge commercial, ou point mort, ça ne vous parle pas ? Pourtant si vous souhaitez vous assurer de dégager des bénéfices, vous devrez déterminer la rentabilité financière de votre projet. Ainsi, vous pourrez démarrer sereinement et rassurer vos éventuels partenaires financiers. Vous allez devoir calculer les investissements et dépenses nécessaires pour commercialiser le produit ou le service. Grâce aux échanges avec vos clients potentiels vous pourrez valider votre prix et vérifier vos hypothèses de chiffre d’affaires.
    N’hésitez pas à vous appuyer sur des logiciels de business plan qui vous permettront de calculer vos indicateurs de manière automatique en fonction de vos prévisions.

    5- Ne pas être en adéquation avec son projet

    Il faut bien comprendre que la bonne idée, vous ne l’aurez pas en un essai, chaque idée que vous éliminez vous rapprochera de la bonne !
    La création d’entreprise demande un investissement personnel important. Cette idée que vous souhaitez porter doit être en adéquation avec vous-même car vous serez amené à défendre à plusieurs reprises votre projet avant qu’il ne voie le jour. Vous devrez avant tout être convaincu que cette idée apportera une nouvelle solution, et que vos compétences actuelles sont un atout pour vous aider à la concrétiser.
    Découvrez d’autres conseils pour créer votre entreprise en téléchargeant notre livre blanc.
     

    Offre spéciale à destination des lauréats Réseau Entreprendre

    EBP a élaboré une offre spéciale à destination des Lauréats Réseau Entreprendre dans une large gamme de logiciels : facturation, comptabilité, gestion commerciale, business plan…
    Pour bénéficier de cette offre et en savoir plus cliquez ici.
  • Interview de Houria Chaiblaine, Directrice des Marchés Entreprises, Associations et Collectivités locales de Société Générale

    Interview de Houria Chaiblaine, Directrice des Marchés Entreprises, Associations et Collectivités locales de Société Générale

    Houria Chaiblaine, Directrice des Marchés Entreprises, Associations et Collectivités locales de Société Générale, partenaire de Réseau Entreprendre, nous parle de l’accompagnement des entreprises dans la relance économique.

    Quel constat faites-vous sur la crise économique et notamment le Prêt Garanti par l’Etat ?

    Le contexte de crise est marqué par de nombreuses incertitudes économiques et financières pour les entreprises. Plusieurs secteurs sont impactés et continueront de l’être dans les prochains mois. Le PGE s’est avéré être une solution adaptée pour couvrir les besoins de trésorerie nés de la crise COVID 19. A fin septembre 2020, Société Générale avait reçu près de 91 800 demandes pour près de 20 milliards d’euros versés. Les entreprises vont devoir maintenant définir les modalités de remboursement en fonction de leur situation. Rappelons que le PGE est un crédit d’une durée d’un an qui peut être remboursé à l’échéance ou sur une durée supplémentaire allant jusqu’à 5 ans. Bien entendu, nous serons mobilisés aux côtés de nos clients pour les accompagner sur ce sujet.
    Parallèlement, nous travaillons avec les pouvoirs publics pour proposer début 2021 un prêt participatif ayant pour objectifs de renforcer les fonds propres des entreprises et de soutenir leur développement.

    Comment accompagnez-vous les entreprises dans le contexte ?

    Toutes les entreprises ne sont pas impactées de la même manière par la crise sanitaire. Pour les besoins de financement à court terme, nous pensons que l’affacturage peut être une excellente solution pour couvrir les besoins de trésorerie de certaines entreprises avec la reprise de l’activité. Nos Chargés d’affaires Entreprises sont à pied d’œuvre pour aider nos clients sur ce sujet. Par ailleurs, nous avons la conviction que la crise est propice à la réflexion stratégique pour le chef d’entreprise. Notre dispositif Société Générale Entrepreneurs prend à ce titre tout son sens pour l’accompagner. Nous proposons une approche alliant conseil stratégique haut de bilan et solutions globales intégrées : conseil en M&A, capital investissement, stratégie immobilière d’entreprise, solutions de financement et d’investissements, couverture de taux de change et gestion patrimoniale du dirigeant. Nous répondons aux problématiques de croissance et de transmission de l’entreprise dans un esprit collaboratif aux côtés du dirigeant.

    La fraude informatique est devenue un enjeu majeur pour les entreprises. Que conseillez-vous à ce titre ?

    La crise a favorisé le recours au digital pour assurer à la fois une continuité d’activité et répondre à une demande croissante. Nous accompagnons les entreprises avec des solutions innovantes et efficaces assurant des conditions de sécurité transactionnelles optimales. Les plateformes de financement et de sécurisation du commerce international we.trade mais aussi MyFX pour les opérations de change jouent déjà un rôle dans la relance des activités d’import-export de nos clients. Beaucoup d’entreprises cherchent par ailleurs à développer leur activité sur le net, nous accompagnons nos clients sur ce sujet avec des solutions e-commerce qui assurent la sécurité des paiements à distance. Enfin, à ces solutions s’ajoutent nos actions de lutte contre la fraude avec notre filiale Oppens qui vient en aide aux TPE et PME avec ses solutions pour optimiser leur sécurité informatique.

    Quel soutien apportez-vous aux entreprises de notre réseau ?

    Société Générale est engagée auprès de Réseau Entreprendre depuis 2013. Nous continuons plus que jamais dans ce contexte de crise inédite d’être aux côtés des créateurs d’entreprise. Nous souhaitons jouer notre rôle de banquier responsable, acteur de la relance économique en France. Les entrepreneurs membres et lauréats de Réseau Entreprendre peuvent s’appuyer sur nos équipes en régions pour les accompagner dans leurs réflexions et leurs projets de développement.
  • Réseau Entreprendre partenaire du Parcours Renfort Petite Entreprise de Bpifrance

    Réseau Entreprendre partenaire du Parcours Renfort Petite Entreprise de Bpifrance

    Parcours Renfort Petite Entreprise : des conseils d’expert et des ressources pour relancer votre activité

    Présentation du parcours :

    Vous êtes micro-entrepreneur ou vous dirigez une petite entreprise ?
    Bpifrance et ses partenaires Adie, BGE, France Active, Initiative France et Réseau Entreprendre, vous proposent de suivre gratuitement et à votre rythme, un parcours de formation en ligne pour :
    • vous aider à gérer les effets de la crise,
    • relancer votre activité,
    • et identifier les experts qui pourront vous accompagner dans vos projets.
    Vous apprendrez au travers de ce parcours à mieux gérer votre entreprise pour lui donner un nouvel élan dans ce contexte.
    A l’aide de 5 modules composés de vidéos animées par nos experts et d’outils pratiques, vous pourrez :
    • Evaluer la santé de votre entreprise et trouver les aides utiles,
    • Adapter vos actions commerciales aux évolutions du marché avec Dominique Seguineau (membre de Réseau Entreprendre Drôme Ardèche),
    • Maîtriser vos coûts et sécuriser le financement de votre entreprise avec Claude Cohen (membre de Réseau Entreprendre Paris) pour les leviers de financements internes et Boris Ouarnier (Membre de Réseau Entreprendre Lorraine) sur la levée de fonds,
    • Améliorer et simplifier l’organisation de votre entreprise avec Thibault Beucher (directeur de Réseau Entreprendre Maine et Loire) sur l’implication et la motivation des collaborateurs,
    • Anticiper et traiter les difficultés.
    Tous les experts de notre parcours ont fait leur preuve dans la gestion d’entreprise, ils vous tendent la main pour avancer ensemble, alors n’hésitez pas !
    Lien direct du e-Parcours :
    https://bpifrance-universite.lms.crossknowledge.com/sso/session/702/Enroll/yes/
    Accès gratuit sur simple inscription
    Portail Bpifrance Université :
    https://www.bpifrance-universite.fr/
  • 5 conseils pour convaincre un investisseur

    5 conseils pour convaincre un investisseur

    A chaque stade de développement de l’entreprise correspond des besoins, des enjeux, des challenges, des responsabilités. Réussir son association avec un partenaire financier est une véritable étape à franchir puisqu’elle constitue une décision structurante dans le développement d’une société. Il est donc important pour les deux parties, de s’assurer du choix de chacun et de bien soigner leur entrée en matière. Un investisseur est un associé. Il doit croire en votre projet, croire en vous et croire en l’avenir de votre entreprise malgré les risques qu’un investissement peut engendrer.
    Thibaut de Roux, Fondateur et Président de Generis Capital Partners, nous donne 5 conseils pour convaincre un investisseur :

    1. Se préparer

    La première question qu’un entrepreneur doit se poser est : « Ai-je besoin de lever des fonds pour développer ma société ? Si oui, de qui ai-je besoin et de combien ai-je besoin pour franchir une nouvelle étape de création de valeur ? ». Le fait de lever des fonds n’est pas un facteur clé de succès en soi. C’est une étape engageante qui se prépare et se réfléchit en pesant le « pour » et le « contre ».
    Bien préparer son dossier est essentiel : stratégie, équipe, facteurs de différenciation, business plan, forces, faiblesses, etc. Avant de se lancer, il est indispensable de se poser les bonnes questions : « Comment présenter son projet ? Avec qui je souhaite travailler, m’associer ? Pour combien de temps ? Quelle gouvernance ? Dans quel but ? Quel est l’intérêt pour la société ? ».

    2. Être transparent

    Au même titre qu’un client attend un service ou un produit de qualité livré au bon moment, un actionnaire attend qu’on lui donne des informations récentes de l’activité, des reportings de qualité, des comptes et des prévisionnels précis. Ces informations sont la matière première pour bien accompagner l’entrepreneur. Elles constituent le socle du contrat de confiance indispensable à une association réussie entre l’entrepreneur et l’investisseur. La communication doit donc être claire, précise, régulière, transparente, constructive et bienveillante.

    3. Définir des objectifs atteignables

    Face à un investisseur, il est indispensable de bien connaître le marché de son entreprise et ses concurrents pour renforcer sa crédibilité et sa légitimité. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’un investisseur prend un risque en investissant dans une société. Définir des objectifs atteignables est donc un point à ne pas négliger. Soyez réaliste !
    L’investisseur a besoin de comprendre si le projet est réalisable. Dans ce cas, l’intérêt d’un business plan permettra de présenter ce projet de manière concrète. Il faut être optimiste et réaliste en même temps. Il ne faut donc pas oublier de mentionner les obstacles éventuels que la société pourrait rencontrer.

    4. Echanger et écouter

    La manière dont nous concevons notre rôle est d’apporter à l’entrepreneur les moyens de réussir, de piloter et maximiser sa croissance en cohérence avec les parties prenantes (clients, fournisseurs, salariés, actionnaires,…). Le rôle d’un investisseur n’est pas d’être opérationnel dans la gestion courante de l’activité. En apportant son expertise, ses connaissances sectorielles et ses expériences diverses, l’investisseur permet de proposer de nouvelles idées, de confronter des avis et de créer un environnement favorable à des prises de décisions efficaces. En professionnalisant la gouvernance, en s’appuyant sur des administrateurs indépendants, l’investisseur permet d’enrichir les échanges, de challenger l’entrepreneur et d’apporter des solutions afin de permettre à l’entreprise de donner le meilleur de son potentiel.

    5. Partager des valeurs communes

    Une entreprise est une communauté de talents, de femmes et d’hommes, d’expertises et de compétences qui sont nécessaires et indispensables à sa réussite. C’est la première richesse de l’entreprise. Pour la préserver, la relation investisseur/dirigeant doit être construite sur des valeurs telles que la bienveillance, le sens du bien commun, la responsabilité, la transparence, avec comme ultime but l’intérêt social de la société et sa réussite.
    Plus d’information sur : www.generiscapital.com
    Contact : cdeschamp@generiscapital.com
  • Interview de Pierre Fayolle, Responsable Marketing Marché des Professionnels du Crédit Agricole

    Interview de Pierre Fayolle, Responsable Marketing Marché des Professionnels du Crédit Agricole

    « Secrets de pro pour ma trésorerie, quand et comment emprunter ? »

    Qu’est qu’un crédit de trésorerie ?

    Les crédits de trésorerie sont tous les crédits d’une durée inférieure à 12 mois.
    Ils sont destinés à financer le cycle d’exploitation de l’entreprise, et servent à couvrir les besoins ponctuels d’argent ou une situation permanente liée à la nature de votre activité.

    Quand les utiliser ?

    Les crédits de trésorerie vous permettent de payer vos fournisseurs et vos dépenses alors que vous n’avez pas encore été payé par vos clients. La banque autorise dans ce cas votre compte à être débiteur moyennant rémunération (avec un montant plafonné et une durée limitée).
    Des exemples concrets pour illustrer là où la banque peut vous accompagner sur la gestion de votre trésorerie :
    • Vous avez un décalage important entre votre poste client/fournisseur : vos clients vous payent à 60 jours et vous payez vos fournisseurs à 30 jours. Vous avez donc 30 jours à couvrir.
    • Vous avez besoin d’un stock de matière première pour fabriquer un produit. Il faut donc financer le besoin de trésorerie entre l’achat du stock et la vente du produit fini.
    • Vous avez besoin de financer une avance de TVA auprès de l’état, vous pouvez faire un court terme d’avance sur remboursement de TVA par l’état.
    • Votre activité est saisonnière, par exemple, camping, la solution du court terme de trésorerie peut vous aider à faire face aux variations liées à la saisonnalité.
    Le rôle du conseiller est primordial dans cet accompagnement. N’hésitez à lui en parler pour anticiper au mieux vos besoins de trésorerie mais aussi dans les coups durs afin qu’il puisse vous proposer la solution la plus adaptée à vos besoins.

    Comment emprunter ?

    Comme pour tout crédit, votre conseiller bancaire devra analyser votre solvabilité à l’aide de documents que vous lui fournirez.
    Il faut pour cela lui fournir un prévisionnel de trésorerie avec les entrées et sorties afin d’identifier les besoins de votre entreprise mois par mois et voir à quel moment votre entreprise sera débitrice.

    Quel type de crédit de trésorerie ?

    La banque préfère les crédits de trésorerie affectés à un objet précis, afin d’avoir un suivi au jour le jour : par exemple un crédit court terme de 6 mois avec 5 mois de différé pour l’achat d’un stock.
    En fonction de l’activité de l’entreprise :
    • si c’est une activité commerciale on pourra faire de l’escompte sur effet de commerce.
    • si l’entreprise est en B to B on pourra faire de l’affacturage avec cession de factures. Au Crédit Agricole, nous avons une solution 100% digitale (Cash In Time) qui finance vos factures en moins de 24h.
    • si l’entreprise est en B to C, en principe elle n’a pas besoin de crédit de trésorerie car elle est payée comptant par ses clients (exemple un coiffeur). On peut néanmoins lui accorder une facilité de caisse qui sera fonction du chiffre d’affaires confié.
    => Une entreprise en B to C peut avoir besoin de trésorerie si elle vend sur internet afin de tenir compte du délai de livraison dans certain cas.
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