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admin, Author at Réseau Entreprendre - Page 13 of 38

Auteur/autrice : admin

  • Fonds social européen

    Professionnalisation d’un réseau soutenant la création d’entreprises.
    Réseau Entreprendre® est soutenu par le Fonds social européen (FSE+) sur les 4 projets suivants :
    1- L’élaboration de nouveaux outils pour les programmes d’accompagnement déjà existants (ESS/Impact) et de nouveaux programmes d’accompagnement, notamment sur les QPV, les zones rurales, l’inclusion et la diversité.
    2- La professionnalisation des équipes bénévoles dans les implantations locales.
    3- La digitalisation des outils d’accompagnement pour renforcer la performance de notre action, à travers notamment le suivi des indicateurs de pilotage de l’activité.
    4- Le développement de partenariats avec d’autres réseaux d’accompagnement.
  • Panorama 2023 Réseau Entreprendre® : la création d’emplois avant tout

    Panorama 2023 Réseau Entreprendre® : la création d’emplois avant tout

    Tous les 2 ans Réseau Entreprendre® réalise un Panorama de ses membres et lauréats. Cette enquête est un marqueur de l’évolution des profils des accompagnés, créateurs et repreneurs d’entreprises, et des accompagnants. Un constat fort s’en dégage : ces entreprises créent de l’emploi ! L’accompagnement de Réseau Entreprendre® est un tremplin vers le développement des entreprises. 
    Le panorama 2023 dresse le profil des porteurs de projet accompagnés par Réseau Entreprendre®. Cinq points importants en ressortent : 
    • Nos lauréats créent 26 emplois en moyenne à 5 ans
    • Nos lauréats sont des personnes expérimentées
    • Nous accompagnons de plus en plus de femmes
    • Près d’1/3 des lauréats sont actifs dans le secteur industriel
    • 38% des lauréats ont fait des reprises des entreprises
    Nos lauréats créent 26 emplois en moyenne à 5 ans
    C’est le principal constat de ce panorama. Nos lauréats recrutent plus qu’avant passant de 19 salariés en 2019 à 26 en 2023, soit une hausse de près de 37% en 4 ans ! 78% des emplois sont créés localement, dans les territoires des associations Réseau Entreprendre® accompagnatrices.
    Après avoir été lauréats et accompagnés pour une entreprise, 11% d’entre eux créent ou rachètent au moins une autre entreprise.
    Nos lauréats sont expérimentés
    Nos lauréats ont en moyenne 44 ans. 74% d’entre eux exerçaient une activité professionnelle avant de bénéficier de notre accompagnement (54% comme salariés, 20% comme travailleurs indépendants).
    Toujours plus de femmes
    Le pourcentage de femmes accompagnées ne cesse de croitre passant de 19% en 2019 à 24% en 2023. Les femmes osent entreprendre d’avantage et le programme de Réseau Entreprendre® Wom’energy les aide à dépasser leurs croyances limitantes. Mais ensemble, nous sommes déterminés à aller plus loin !
    1/3 d’industriels
    On note une hausse significative des projets industriels : 28% en 2023 vs 20% en 2021. Cela témoigne de la démarche volontariste de participer au maintien et à la relocalisation d’emplois industriels. Le secteur des services reste sur la plus haute marche du podium (45% des entrepreneurs). Le BTP, s’il ne représente que 15% des entreprises, réalise le plus fort chiffre d’affaires (2M€).

    Les bénéfices de Réseau Entreprendre®

    91% des lauréats plébiscitent l’accompagnement de Réseau Entreprendre®
    avant tout car il leur permet de ne pas rester seuls et 
    d’être confortés dans leurs décisions de chefs d’entreprise.
    70% des membres adhérent au réseau pour ses valeurs.
    Plus de la moitié d’entre eux sont devenus membres pour aider bénévolement et transmettre leur expérience.
  • Accompagner la croissance des entreprises

    Accompagner la croissance des entreprises

    Engagé aux côtés de Réseau Entreprendre®, Generis Capital Partners finance et accompagne certains de nos lauréats dans leur croissance aux côtés de plusieurs de nos implantations locales, à l’image de Réseau Entreprendre® Nord. Marc Burden, son directeur et Thibaut de Roux, fondateur et président de Generis Capital Partners, nous expliquent comment leurs approches se complètent.
    Generis Capital Partners  pouvez-vous nous indiquer quel est votre engagement au côté de Réseau Entreprendre® Nord ? Qu’apportez-vous à leurs lauréats et membres ?
    Thibaut de Roux, fondateur et président de Generis Capital Partners 
    Notre métier consiste à financer la croissance de PME françaises. Nous pouvons ainsi prendre le relais de Réseau Entreprendre® dans l’accompagnement des lauréats en fin de parcours, lorsque leur société est prête à franchir un nouveau cap. À ce jour nous avons pu mobiliser 114m€ pour les lauréats et membres de Réseau Entreprendre® partout en France et financer la croissance de 38 PME de Réseau Entreprendre®.
    Notre engagement, c’est d’accompagner les lauréats et de partager notre expérience et notre savoir-faire dans le financement et l’accompagnement de la croissance. Ainsi, avec Réseau Entreprendre® Nord, nous avons pu effectuer différentes actions comme :
    • Le financement de plusieurs lauréats comme Mazeberry, lecomparateurassurance.com, Courrier Plus, …
    • L’animation de conférences sur le processus de levée de fonds par exemple.
    Dans d’autres régions, nous participons également à des réunions de formation et d’accompagnement des lauréats ou à des Booster Camp lorsque les associations Réseau Entreprendre® en organisent.
    De votre côté, pouvez-vous nous dire comment se manifeste cette collaboration ?
    Marc Burden, directeur de Réseau Entreprendre® Nord
    La relation entre Réseau Entreprendre® Nord et Generis s’est mise en place naturellement. Les lauréats de l’association ont de fortes ambitions et cela se traduit très fréquemment en besoins de capitaux propres. Les compétences et la posture de l’équipe de Generis rendent le dialogue facile et efficace. Nos lauréats qui ont Generis au capital sont très satisfaits et y ont trouvé plus que de l’argent, des partenaires. Mon équipe peut aussi être amenée à solliciter des associés chez Generis dans le cadre du bénévolat au sein de Réseau Entreprendre® Nord pour une taskforce, une préparation à une levée de fonds, une intervention collective…
    Pouvez-vous nous présenter les avantages que vous avez à travailler ensemble ?
    Marc Burden : En complément des éléments indiqués plus haut, je dirais que Generis a l’avantage d’être un acteur à la fois national et généraliste, ils ont une bonne vision d’ensemble sur des secteurs d’activité variés et un réseau étendu qui peut faciliter le développement des lauréats qu’ils accompagnement. Le fait de se fréquenter depuis plus de 10 ans, avec des équipes stables de part et d’autre, a créé une relation de confiance et une compréhension affûtée des modes de fonctionnement des deux entités. Notre action est donc concertée, efficace et favorable aux lauréats.
    Thibaut de Roux : Nos approches sont très complémentaires et permettent d’accompagner les lauréats de manière pertinente à chaque étape de leur parcours. Pour notre équipe, ce partenariat est aussi l’occasion d’être au contact du terrain, de rester proche des préoccupations des entrepreneurs, de donner du temps aux autres, de donner du sens à notre métier avec un objectif commun : « Contribuer à la réussite des chefs d’entreprise ». Réciproquement, de par notre exposition à un nombre important de transactions, nous pouvons partager les tendances de marché et les pratiques « métier » observées avec Réseau Entreprendre Nord et ses lauréats. Notre relation a toujours été fluide, et nos échanges réguliers : ils n’hésitent pas à nous solliciter sur toutes les problématiques financières et actionnariales.
    Quels sont les conseils que vous pourriez donner à une autre association pour travailler ensemble ?
    Marc Burden : Se découvrir, travailler sur des dossiers ensemble, activer l’équipe Generis sur des interventions bénévoles au sein de votre association, aller boire une bière ! Je sais d’ailleurs qu’ils seront présents à la Biennale à Saint-Étienne 😉 Une excellente occasion pour faire ou refaire connaissance !
    Thibaut de Roux : Apprendre à se connaitre, écouter, partager, se rendre utile et aider, donner du sens à notre métier, donner du temps. Notre conviction est que l’on ne réussit que lorsque l’on trouve du plaisir à travailler ensemble. Alors allons prendre une bière à la Biennale et échangeons !
  • Partenariats dans les territoires #2

    Partenariats dans les territoires #2

    Partenaire depuis 2012, AXA encourage certains de ses agents généraux à s’engager en tant que membre dans les associations locales Réseau Entreprendre® qui le souhaitent. Ils apportent leur expertise aux lauréats et participent à la vie de l’association. Dans ce cadre, Pierre-Emmanuel Bévillard, agent général Axa, et ses associés, ont rejoint Réseau Entreprendre® Loire Vallée en tant que membre en 2021.
    Découvrez son interview croisée avec Karine Farnault, coordinatrice de l’association Loire Vallée. Ensemble, ils témoignent de leurs activités communes et de leur collaboration réussie.
    Réseau Entreprendre® Loire Vallée, dans le cadre du partenariat national entre Réseau Entreprendre® et AXA, Pierre-Emmanuel Bévillard, agent général AXA, a rejoint votre association en tant que membre. Pouvez-vous nous présenter les atouts de cette collaboration avec AXA ?
    Karine Farnault : Nos administrateurs en charge des partenariats sont allés en 2021 à la rencontre des agents AXA du territoire. Parmi eux, Pierre-Emmanuel avec ses associés Bernard Lauzier, Christophe Predial des agences de Saint-Avertin (37) et Montrichard (41) ont manifesté leur envie de nous rejoindre. Partageant des valeurs fondatrices communes et œuvrant pour la dynamique entrepreneuriale, le bien-être des entrepreneurs et l’accompagnement des hommes et des femmes qui se lancent dans le métier de dirigeant d’entreprise.
    Ce fut pour nous une évidence que d’accueillir ces nouveaux membres au sein de notre communauté et collectivement développer des programmes d’accompagnement qui répondent aux enjeux économiques actuels : la protection du dirigeant et de ses salariés, les engagements RSE, la transition vers l’innovation…
    La diversité des profils d’entrepreneurs et activités accompagnés par AXA, offre une grande richesse d’expertise à nos candidats dans l’analyse de leur projet de création/reprise ou développement. Pierre Emmanuel est un homme de terrain qui connait les problématiques des entreprises et de leurs dirigeants. Écoute, réactivité, proximité, anticipation, solidarité, autant de principes de fonctionnement que l’on partage auprès des entrepreneurs que nous rencontrons.
    Par son métier, Pierre Emmanuel est également ambassadeur de notre réseau, en orientant les créateurs d’entreprise qu’il accueille et en identifiant les candidats en demande d’accompagnement qui s’inscrivent dans les valeurs réseau. Depuis son intégration il a effectué toutes les missions qu’un membre actif a l’occasion de réaliser : validation de projet, comité d’engagement, animation de club et accompagnement… Puisqu’il suit depuis 1 an, un couple de lauréats, Charline et Maxime Sainjoin, créateurs d’un site d’hébergement touristique et événementiel avec restaurant bistronomique, avec qui il partage son parcours, son expérience et son réseau.
    Très engagé dans la vie de l’association, Pierre-Emmanuel participe chaque année à nos grands événements et se met 24h à disposition d’entrepreneurs en développement lors du Booster Camp ou des Wom’ Energy Days dédiés aux femmes dirigeantes d’entreprise, sujet auquel Pierre-Emmanuel est particulièrement sensible.
    Pierre-Emmanuel Bévillard, vous êtes devenu membre de Réseau Entreprendre® Loire Vallée en 2021, quelles étaient vos motivations ? Pouvez-vous nous parler de votre engagement auprès de l’association ? Quel regard portez-vous sur ces premiers mois de collaboration active ?
    Clairement le réseautage a été une motivation initiale, mais pas un réseautage intéressé, sportif ou festif dans lequel nous sommes déjà investis par ailleurs avec mes associés, Bernard Lauzier et Christophe Prédial. Le gros atout du Réseau Entreprendre® c’est sa déontologie : aider des entrepreneurs, partager avec des entrepreneurs, aider à la reprise d’entreprises, mais sans aucun esprit de retour et avec une seule visée en tête la création d’emploi et le succès de nos territoires.
    Sans contrepartie ne veut pas dire sans enrichissement : en tant qu’accompagnateur, puisque j’aide spécifiquement deux repreneurs, j’aide mes lauréats à prendre du recul et je réalise que cela me rend bien meilleur dans mon propre business d’assureur, de management de risques d’entreprise.
    Nous donnons du temps, de l’énergie, mais nous recevons beaucoup en retour, humainement et intellectuellement.
    Réseau Entreprendre® Loire Vallée / AXA:  Quels conseils donneriez-vous à d’autres associations et entrepreneurs afin de réussir, comme vous, cette collaboration ?
    KF : La réussite de cette collaboration AXA/Réseau Entreprendre® passe avant tout par la motivation des personnes qui la font vivre. Dans notre cas, ce fut d’une grande facilité tant l’envie d’œuvrer ensemble était partagée pour servir la cause entrepreneuriale et assurer le rayonnement et la prospérité des entreprises du territoire.
    La recette magique : impliquer, solliciter, partager…façonnez ensemble ce partenariat et définissez les ambitions de votre collaboration pour atteindre satisfaction et épanouissement de chacun. Pierre Emmanuel, Bernard et Christophe sont, au-delà de partenaires, devenus des maillons forts de notre chaine 😉, particulièrement engagés dans la vie du réseau.
    PEB : Engagez-vous : le regard de l’assureur, expert en prévention et en management des risques est très précieux pour les entrepreneurs qui se jettent à l’eau. Complémentaire des autres expertises du premier cercle des entrepreneurs.
    Et les équipes du Réseau sont top, de belles personnes, avec lesquelles nous travaillons avec bienveillance, dans l’humilité et avec franchise pour accompagner au bon niveau les lauréats.
    Nous passons de très bons moments.
  • Résidence d’artiste en entreprise

    Résidence d’artiste en entreprise

    Dans le cadre du partenariat que Réseau Entreprendre® et le Ministère de la Culture ont engagé en 2018, Nathalie Boutet, dirigeante de l’entreprise Ducaroy Grange et lauréate de Réseau Entreprendre® Rhône, a accueilli en résidence d’artistes, pendant 8 mois, l’artiste Théo Massoulier. La restitution de cette résidence est en cours jusqu’au 10 novembre à la Galerie Tator.
    Vous avez lancé une résidence d’artiste dans le cadre du partenariat initié entre Réseau Entreprendre® et le ministère de la Culture. Quelles raisons vous ont conduit à ce projet ?
    Théo Massoulier : Quelques mots sur mon parcours avant de répondre à cette question. Je suis artiste visuel. Je suis diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon que j’ai intégré plutôt tardivement à 27 ans. J’avais auparavant un cursus en langues et civilisations orientales, plus particulièrement en japonais : plusieurs voyages dans le pays et un séjour prolongé d’un an à Kyoto. La société japonaise m’a fait m’interroger sur l’histoire et l’évolution des sociétés en général, leurs processus de modernisation, la technologie. Cela a été pour moi une porte d’entrée vers des questions liées à la métamorphose au sens large, et aux processus de rupture. Tout ce bagage réfléxif a alimenté les enjeux esthétiques que j’allais déployer quelques années plus tard aux Beaux-Arts.
    Là-bas, dès la première année j’ai découvert le plaisir des jeux sculpturaux. J’ai appris à me délier la main et l’esprit, à lâcher prise pour expérimenter. La sculpture a aiguillé finalement ces cinq années. De l’équilibre, je suis passé à des choses plus figuratives. Après mon diplôme de fin d’étude, j’ai commencé à démonter toutes sortes d’objets électroniques, j’ai commencé à assembler ces petites pièces que je trouvais intéressantes, faire des collages et créer des sculptures. Plus on fait de choses, plus il y a d’opportunités et de combinaisons. J’ai aussi découvert les problématiques de l’anthropocène, de l’entropie, les questions du vivant au sens large. Je suis sorti diplômé avec les félicitations du jury en 2016. J’ai exposé en Italie, en France, en Espagne, en Belgique et au Japon. J’ai participé à la Biennale de Lyon en 2019.
    C’est la curiosité et l’opportunité de nouvelles découvertes qui m’ont amené à ce projet de résidence chez Ducaroy Grange. J’ai rencontré Nathalie Boutet lors des journées portes ouvertes de l’atelier collectif d’artistes que j’occupai alors. Madame Boutet nous a ensuite aimablement invité à visiter son entreprise, ce qui a chez moi suscité le désir d’ouvrir une nouvelle séquence créative chez Ducaroy Grange. J’arrivais à un moment de mon parcours où j’avais besoin de me challenger et de ré-expérimenter ; c’était clairement une opportunité de lancer une nouvelle série avec des moyens techniques et un savoir-faire humain exceptionnels.
    J’ajouterai que j’ai été attiré par l’idée de sortir de mes habitudes et de mes routines : être confronté à une autre réalité professionnelle, découvrir le travail en équipe, de nouvelles techniques, de nouveaux matériaux…
    Nathalie Boutet : L’entreprise Ducaroy Grange a plus de 80 ans d’existence. Je suis lauréate de Réseau Entreprendre® dans le cadre de ma reprise de l’entreprise en 2018. Fin 2019, j’ai été informée du partenariat entre le ministère de la Culture et Réseau Entreprendre® pour encourager les résidences d’artiste et de la possibilité pour les entreprises lauréates qui le souhaitent de pouvoir accueillir un artiste dans leurs locaux en vue de la création d’œuvre. 
    J’ai trouvé ce dispositif très intéressant pour ouvrir l’entreprise à un autre univers sur son territoire. Maquettistes, nous exerçons un métier d’art mais qui est peu reconnu comme tel. Par ailleurs, confronter une approche d’artisan d’art et d’artiste me paraissait être une expérience très enrichissante. Je me suis alors renseignée sur le dispositif auprès de Réseau Entreprendre® et de Michel Griscelli de la DRAC. J’y ai trouvé l’opportunité d’apporter de l’aide à un artiste, de promouvoir l’art mais aussi de trouver un regard différent et source d’innovation pour notre entreprise.
    La pandémie du Covid a différé le projet. Elle a toutefois permis de créer des liens entre le milieu de l’art et l’entreprise de différentes manières :
    • Échanges de pratiques entre Ariane Réquin, qui accompagne des projets artistiques en co-construction entre l’artiste et l’entreprise.
    • Mise en place de rencontres d’artistes aux ateliers du GrandLarge et de l’ouverture de notre atelier à la visite d’artistes.
    • Rencontres avec des artistes, échanges et visites croisés sur nos métiers respectifs.
    Ces démarches, l’ouverture et l’inspiration amenées m’ont conforté dans l’idée de poursuivre ce projet. La période a également permis d’échanger en interne sur le projet et de permettre son acceptation par l’équipe.
    Notre polyvalence, notre expérience et la variété des outils de notre atelier nous permettent de créer un environnement propice à l’accueil d’une résidence d’artiste et l’exploration par ce dernier de d’autres possibles et inspirations. Au-delà de la rencontre avec notre outil de production, la co-construction de ce projet permet aux deux acteurs d’élargir leur vision à des domaines peu ou mal connus et d’enrichir leur pratique en osant faire un « pas de côté » dans leur pratique habituelle.
    L’exposition du travail de l’artiste à l’issue de la résidence au sein de la Galerie Tator permettra à l’artiste des retombées. Pour l’entreprise, outre la communication apportée, cela nous permet également de contribuer à la vision que les entreprises ne sont pas des espaces clos, repliés sur eux-mêmes, mais permet de témoigner de notre engagement sur notre territoire. Elle permettra, je l’espère, de montrer que cet engagement peut prendre des formes très diverses, y compris en lien avec le milieu artistique.
    En quoi a consisté ce projet ? Comment ce projet s’est-il déroulé ?
    TM :
    • La découverte :
    Le projet a consisté à échanger et à m’insérer dans l’entité productive. Découvrir les gens, découvrir les machines. J’ai expérimenté, essayé, commis des erreurs sur différents matériaux. J’ai découvert différentes techniques. J’ai apprivoisé les machines et les logiciels. J’ai dû comprendre où sont les choses dans l’atelier. J’ai dégagé des espaces d’expérimentation, il y a des surprises, des découvertes. J’ai discuté avec les membres de l’équipe, échangé sur nos différents parcours, expliqué pourquoi j’étais là.
    À mi-résidence j’avais une échéance personnelle importante avec une exposition à Bruxelles pour la galerie Meessen De Clercq, qui me réprésente. J’ai poursuivi mon travail précédent en intégrant mes expérimentations au sein de l’atelier : peinture, aérographie, découpe laser, travail des résines.
    • 2e partie de la résidence :
    J’ai dû me remobiliser l’exposition passée. Mes expérimentations se sont alors déportées vers la réalisation d’une nouvelle série. J’ai eu le souhait de concrétiser mes expérimentations par la production effective de nouvelles œuvres. Cela m’a accompagné jusqu’à la fin. L’intégration et l’ambiance de travail ont été très bonnes. Le déroulement de la résidence a été excellent. Je suis d’ailleurs venu travailler dans l’atelier plus qu’imaginé au départ !
    NB : Le projet s’est très bien déroulé. Théo est très agréable. Il s’intéresse à notre travail et est ouvert aux échanges, aux remarques de l’équipe. L’idée était de lui faire profiter de nos outils de production. Cela a nécessité que l’équipe lui transmette nos consignes et le forme à l’utilisation des machines. Nous ne sommes pas là pour produire pour lui mais pour lui permettre de découvrir, d’expérimenter et de produire ses œuvres. Bien entendu, s’il n’arrive pas à faire quelque chose de trop technique, un maquettiste peut l’aider. L’équipe a vraiment joué le jeu pour intégrer Théo et Théo s’est beaucoup adapté à nos contraintes de production et d’activité.
    Que vous a apporté ce projet ?
    TM : Les échanges dans l’atelier m’ont beaucoup aidé : les conseils et l’expérience des équipes ont été précieux. Plus globalement je pense que ce projet m’a fait murir. Il m’a apporté une nouvelle manière de travailler avec un nouveau protocole et l’intégration de matériaux que je n’utilisai pas ou très peu.
    À mi-résidence j’ai par exemple souhaité basculer mes recherches vers des productions plutôt murales tout en continuant à travailler le volume. J’ai commencé à assembler des bas-reliefs en fragment de plexiglas grâce à la découpe laser. La vitesse, la précision, le calibrage du laser m’ont impressionné et poussé vers cette voie. Cela ouvrait des possibilités de formes et de couleurs (je voulais explorer des réalisations formelles inspirées du Jeu de la vie du mathématicien Conway). Parallèlement je revenais aussi à l’image via la peinture. Mes œuvres récentes sont devenus hybrides. Elles donnent à voir des peintures sur lesquelles se greffe des assemblages sculpturaux en bas-relief et des incrustations de plexiglas.
    Les huit mois de résidence m’ont donné suffisamment de temps pour évoluer. La découverte de nouvelles techniques exige de ne pas être dans la pulsion. J’ai changé certaines habitudes de travail pour faire naitre ma nouvelle série. Là où j’étais habitué à travailler mes compositions par fulgurance, j’ai dû envisager le dessin préparatoire pour produire mes formes.
    Il y a toujours une inertie positive dans un projet ; dans quelques années, je pourrai certainement évoquer d’autres bénéfices que je n’identifie pas encore. Une résidence de ce type, ce sont aussi des rencontres (des personnes qui peuvent devenir des amis) et une confrontation à un univers professionnel inconnu. Tout cela est naturellement fécond pour un artiste.
    NB : Je pense que c’est valorisant pour chaque salarié de voir ce qu’il a pu apporter, transmettre à Théo. Théo s’est inspiré de réalisations et de techniques qu’il a vu au sein de l’atelier. Je trouve que c’est une très belle valorisation pour notre savoir-faire. C’est aussi une découverte du process artistique. Nous voyons au jour le jour sa démarche de création et nous découvrons ce qu’il a puisé dans le travail de chacun. Théo est très cultivé, s’intéresse à beaucoup de choses, cela a été très riche d’échanger avec lui pendant plusieurs mois. Il nous a fait découvrir de nombreuses choses.
    Avec les parties prenantes qui s’intéressent à notre démarche, c’est également l’occasion de partager sur des sujets différents. Cela modifie notre image même s’il est très difficile d’en mesurer l’impact. Finalement, c’est également une opportunité commerciale avec le développement d’une activité de collaboration professionnelle avec des artistes que nous avons déjà pu expérimenter pour un autre projet.
    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur et à un artiste souhaitant se lancer dans une résidence ?

    TM : Il faut arriver humblement, être dans l’écoute et l’observation. Il faut prendre ses marques mais comprendre rapidement le fonctionnement interne de l’entreprise, ses potentialités techniques et humaines. Il faut expérimenter et prendre le temps de laisser les choses émerger. La résidence peut durer entre 3 et 8 mois. La question du temps de la résidence par rapport à ce que l’on souhaite faire est essentielle. J’avais opté avec l’accord de Madame Boutet pour un format long, qui à mon sens m’engagerait d’avantage à faire évoluer ma pratique.

    NB : Pour se lancer dans un tel projet, il faut accepter une grande part d’incertitude. Au départ, il est impossible de déterminer le résultat. C’est très inhabituel pour un entrepreneur, quand on lance un projet c’est pour atteindre un objectif. Il faut donc aussi accepter d’être challengé ! Il n’y a pas besoin d’être un expert en art contemporain, l’entrepreneur doit juste être curieux et respectueux du travail de l’artiste. Il faut essayer d’accompagner sans jugement et avec bienveillance. Il est aussi nécessaire d’impliquer l’équipe de travail. Elle doit comprendre pourquoi on souhaite mener cette expérience.
    Je pense qu’il est important que l’artiste et l’entrepreneur se rencontrent avant de lancer la résidence, qu’une visite de l’entreprise ait lieu. Il faut que l’artiste ait envie de venir y passer du temps et il faut que l’entreprise ait envie d’accueillir l’artiste.
    Si un entrepreneur se questionne, c’est qu’il faut qu’il se lance !
  • Fiducial – Réseau Entreprendre® un engagement au service de la réussite des entrepreneurs !

    Fiducial – Réseau Entreprendre® un engagement au service de la réussite des entrepreneurs !

    Fiducial, notre partenaire, accompagne nos entrepreneurs, sur des thématiques liées à la gestion d’entreprise, depuis plus de 6 ans.
    Olga Romulus, directrice des Relations externes Fiducial, et Olivier Lamarque, directeur général Réseau Entreprendre®, croisent leurs regards aux bénéfices des chefs d’entreprises dans les territoire
    Olga Romulus, pouvez-vous nous présenter les raisons de votre engagement auprès de Réseau Entreprendre® ?  
    Chez Fiducial, nous sommes engagés depuis plus de 50 ans au service des PME, en les accompagnant au travers d’une offre globale de services particulièrement complète : métiers du droit, de l’audit et du commissariat aux comptes, de l’expertise comptable, de la banque, du conseil financier, de l’informatique, du cloud, de la sécurité et de l’équipement de bureau.
    Comme Réseau Entreprendre®, Fiducial bénéficie également d’un maillage territorial particulièrement dense avec plus de 800 agences en Europe nous permettant ainsi d’agir au plus proche de l’écosystème des entrepreneurs.
    Ensuite, très rapidement, les valeurs communes qui animent les collaborateurs de Fiducial ont fait écho à celles portées par les membres adhérents de Réseau Entreprendre® et nous avons donc par la suite bâti un certain nombre d’actions nationales et locales pour faire bénéficier aux entrepreneurs de nos compétences et expertises, notamment afin de les aider à optimiser leur gestion.
    Olivier Lamarque, en tant que directeur général de Réseau Entreprendre®, quels sont pour vous les avantages de votre partenariat avec Fiducial pour les entrepreneurs dans les territoires ? 
    Avec Fiducial nous nous retrouvons sur notre maillage territorial et le partage des valeurs. Notre réseau compte 15 000 chefs d’entreprise et accompagne chaque année 1 700 nouveaux entrepreneurs à fort potentiel de création d’emplois, dont 1373 en France.
    Nous souhaitons les faire grandir et leur apporter de l’expertise dans tous les domaines liés à la gestion de leur entreprise. Fiducial est un partenaire fidèle avec qui nous avons noué au fil des années des liens solides au niveau national mais aussi dans nos territoires. Dans ce cadre, certains experts-comptables Fiducial sont membres de nos associations locales.
    A ce titre ils interviennent dans les comités d’engagement qui sélectionnent nos futurs lauréats mais aussi tout au long du parcours d’accompagnement. Nos lauréats peuvent ainsi bénéficier de leur expérience et de leurs conseils ainsi que d’une écoute bienveillante. Cette expertise est un atout précieux et concret pour notre communauté d’entrepreneurs.
    Olga Romulus, votre engagement se manifeste également concrètement en faveur des associations Réseau Entreprendre®. Pouvez-vous nous en dire davantage ? 
    Dans le cadre de notre partenariat, une vingtaine de directeurs d’agence Fiducial Expertise sont engagés au sein d’associations Réseau Entreprendre®. Ils y apportent leur expertise auprès des porteurs de projets et lauréats de Réseau Entreprendre® afin de les soutenir et pérenniser leurs projets.
    Notre collaboration s’inscrit dans la durée et les directeurs d’agence Fiducial Expertise multiplient les participations aux différents évènements de Réseau Entreprendre® (comités d’engagement, accompagnements, coaching, temps de convivialité…) afin de mieux les connaître et de nouer de vraies relations entre les membres.
    Réseau Entreprendre® c’est avant tout un partage de valeurs et de bienveillance, et nous avons la satisfaction de contribuer à ce bel ensemble au service des entrepreneurs.
    Olivier Lamarque,quels projets avez-vous ensemble pour les mois à venir ? 
    Nous développons chaque année avec Fiducial un programme d’actions à destination de notre réseau. Nous avons par exemple lancé cette année une nouvelle série intitulée « Mes premiers pas d’entrepreneur ». Chaque épisode apporte les conseils pratiques d’un expert-comptable Fiducial sur les problématiques que rencontrent les chefs d’entreprise dans la gestion quotidienne de leur activité. Via ces paroles d’expert, nous avons abordé les questions relatives à la protection du patrimoine de l’entrepreneur ou à la tenue de sa comptabilité. Elles sont toujours disponibles sur notre site. Le prochain épisode aura pour thème « De votre résultat à votre trésorerie ».
    Nous allons aussi poursuivre les mises en relations entre nos associations et Fiducial pour rapprocher les équipes dans les territoires qui le souhaitent. Des relations de proximité peuvent ainsi se nouer entre les chefs d’entreprise et Fiducial, et développer des actions répondant spécifiquement aux besoins de leur territoire.
    Par ailleurs, nous organisons régulièrement, à destination des associations locales Réseau Entreprendre®, des formations sur la gestion d’une association. Il s’agit de webinaire auquel participe un expert Fiducial et ces présentations sont suivies d’un échange direct entre les collaborateurs Réseau Entreprendre® et lui. Leur format est très apprécié des salariés de notre réseau souvent pris par le temps.
    Fiducial a enfin développé pour nos associations deux offres privilèges. La première concerne une offre « fournitures » avec des tarifs réservés sur une sélection de références du catalogue de Fiducial Office Solutions. La seconde propose une offre en lien avec les besoins des associations dans leur gestion courante qu’il s’agisse de comptabilité, de pilotage de l’entreprise, de paie, de gestion des salariés… Comme vous le voyez, les projets sont nombreux pour les mois et les années à venir.
  • Bien-être de l’entrepreneur, santé du dirigeant

    Bien-être de l’entrepreneur, santé du dirigeant

    Le yoga peut aider à améliorer la qualité du sommeil, la résistance au stress, la concentration. La méditation, quant à elle, permet de se recentrer sur l’essentiel. Le bien-être de l’entrepreneur, la santé du dirigeant sont des gages de réussite de l’entreprise.
    En 2017, sous l’impulsion d’un membre, Réseau Entreprendre® Nord a mis en place le programme « Bien-être des dirigeants ». Il connaît depuis un succès grandissant et a été récompensé par le premier prix de la Fondation Entreprendre lors de sa création !

    Alix Dunoyer de Segonzac, chargée du programme, nous en dit plus.
    Pourquoi avez-vous mis en place ce programme « Bien-être des dirigeants » et qu’y trouvent les entrepreneurs ?
    Un membre qui connaissait dans son entourage professionnel 2 tentatives de suicide, est venu nous voir pour que l’on fasse quelque chose pour prévenir le burn out. Dans notre réseau nous veillons beaucoup sur nos entrepreneurs, car un entrepreneur bien dans son corps et bien dans sa tête, c’est la clé de la bonne santé de son entreprise. 
    Avec l’aide d’un groupe de travail, nous avons mis en place 2 types d’évènements :
    • des ateliers thématiques d’1h30 qui incitent les entrepreneurs à prendre soin d’eux grâce à des techniques de yoga, de naturopathie, d’EFT* ou encore de management par l’intuition… Nous y accueillons une quinzaine de personnes en moyenne ;
    • des matinées avec une conférence et des ateliers bien-être de 30 minutes auxquelles une soixantaine de participants sont présents. 
    La vie d’un entrepreneur n’est pas un long fleuve tranquille et a souvent avec des répercussions sur sa famille, son couple. Nous avons aussi mis en place des ateliers dédiés aux couples, animés par un lauréat et son épouse, psychologue, très au fait de la vie de l’entrepreneur. Nous avons de bons retours sur cet atelier, mais nous n’y participons pas pour des raisons de confidentialité.
    Enfin, nous avons tout un panel de coachs et thérapeutes, vers lesquels nous dirigeons les entrepreneurs qui en ont besoin. La première séance est offerte et Réseau Entreprendre® Nord prend en charge 50% des deux séances suivantes. Les sujets abordés avec ces professionnels peuvent être personnels ou professionnels.
    Les dirigeants prennent-ils le temps de participer à vos ateliers ? 
    Chaque nouvelle promotion est informée de l’existence du programme. Aujourd’hui, le sujet du bien-être dans son ensemble est souvent abordé. Nous sommes depuis toujours à l’écoute de nos lauréats et veillons aux signes d’alerte quand ils éprouvent des difficultés. Je vois de plus en plus d’entrepreneurs participer à nos évènements. D’ailleurs il y a autant d’hommes que de femmes qui viennent prendre soin de leur corps, de leur tête et de leur cœur, pour trouver un équilibre. 
    Comment a été accueillie votre initiative ?
    Plutôt bien, nos entrepreneurs apprécient d’être accompagnés aussi au niveau de leur santé. Ce programme reflète l’esprit Réseau Entreprendre®. Au-delà de l’accompagnement professionnel que nous faisons, nos associations sont également un lieu de ressourcement où le lauréat peut être totalement lui-même. Il peut se confier en toute liberté et confidentialité, sans aucun enjeu.
  • Flore Pothin, une femme sur un nuage… de lait végétal ! 

    Flore Pothin, une femme sur un nuage… de lait végétal ! 

    Flore Pothin, 33 ans, femme entrepreneure, lauréate de Réseau Entreprendre® Seine & Marne, innove sur le marché des dosettes de lait. Après un début de carrière dans en finance d’entreprise, elle se lance dans l’entrepreneuriat en lançant Veggie Lait, première dosette de lait végétal sur le marché. 

    Le Pitch de votre entreprise

    Mon idée ? Pendant près de 10 ans, j’ai cherché en vain des dosettes (ou coupelles) de lait végétal. Ce produit n’existait ni sur le marché français ni à l’international. Après avoir mené une étude de marché, j’ai décidé de développer mes propres dosettes. Une innovation née, notamment par conviction personnelle pour le bien-être animal, sous la marque Veggie Lait.  
    Flore Pothin, lauréate de Réseau Entreprendre® Seine & Marne, créatrice de Veggie Lait, la première dosette de lait végétal. Un esprit visionnaire réinventant l’industrie alimentaire.

    Le déclic pour entreprendre ? 

    Depuis toute petite, j’ai toujours eu le goût d’entreprendre et débordé d’idées, comme développer une activité de coursier à vélo. Aujourd’hui je travaille beaucoup mais je suis hyper épanouie car j’adore ce que j’entreprends. Issue d’un milieu modeste, ma mère m’a poussée à faire des études. Après avoir remboursé tous mes prêts étudiants, je me suis lancée dans l’aventure de cheffe d’entreprise.  
    Je me suis dit que je pouvais prendre ce risque, de partir de quelque chose d’incertain, et de suivre l’élan de mon cœur. 

    Votre vision pour l’entreprise à 5 ans ?  

    Avec une production en France, j’ambitionne que mes dosettes végétales soient numéro un du marché français et à l’étranger. Les groupes hôteliers étant présents partout dans le monde, je pense exporter en Europe et en Amérique. Les choses vont très vite : j’ai déjà reçu plusieurs financements. Dès l’année prochaine, je vais également me lancer sur le marché du transport de voyageurs (aéronautique et train). 
    Pour cela je vais recruter des collaborateurs, car aujourd’hui je suis uniquement aidée d’une alternante pour le développement commercial et le marketing. Je recherche un agent de conditionnement pour travailler en production. Mon objectif étant d’avoir 16 salariés d’ici 5 ans. 

    Votre philosophie d’employeur ? 

    Je vois mon entreprise comme un lieu d’épanouissement où les salariés pourrons évoluer et grandir en même temps que la société. Pour moi, le savoir être est aussi important que le savoir-faire. J’aimerais m’entourer de collaborateurs avec qui je suis alignée, ayant les mêmes valeurs que moi.  
    Mon alternante rêve de déployer des marques à l’étranger. À la fin de son contrat j’espère qu’elle restera et que je pourrai l’emmener vers cette aventure. C’est important d’être à l’écoute, j’ai envie que mes collaborateurs se sentent bien à mes côtés. Je fonctionne comme cela. 

    Pourquoi avoir rejoint Réseau Entreprendre® ? 

    Après avoir approché les différents acteurs de l’accompagnement, j’ai rencontré Eugénie Bernard, chargée de mission chez Réseau Entreprendre® Seine-et-Marne, et cela a fait tilt. J’ai choisi Réseau Entreprendre® pour son accompagnement particulier. Lauréate en 2022, je bénéficie d’un accompagnement individuel de 2 ans par Patrick Tanzilli, Agent Général chez Gan Assurances. J’ai également obtenu un prêt d’honneur de 50 000 euros. Pour la suite je compte bien installer mes bureaux et mon usine en Seine-et-Marne. 

    En tant que femme entrepreneure, avez-vous dû affronter certains freins ? 

    J’évoluais déjà dans le monde de la finance, très masculin. En tant que femme, je reçois encore quelques commentaires sexistes sur le fait que la production est un métier d’homme. Je ne m’arrête pas à ces remarques, bien au contraire cela me motive encore plus. 

    Une personne inspirante qui vous motive dans votre vie ?

    Avec beaucoup d’émotion et sans hésitation, ma mère qui vit à la Réunion. Malgré une pathologie lourde au cœur, c’est une femme très forte. Elle a surmonté beaucoup d’épreuves et s’est toujours accrochée à la vie avec une joie de vivre énorme. Elle a toujours été positive, m’a toujours poussée. J’ai pris de sa force et me suis toujours inspirée d’elle pour sa positivité et le fait qu’elle s’accroche autant à la vie. 

    Quels conseils donneriez-vous à une femme qui se projetterai comme entrepreneure ? 

    Dans la vie, il ne faut pas avoir peur. Si une femme a envie d’entreprendre, qu’elle se lance ! En revanche, quand on a une idée, il est impératif de faire une étude de marché avant pour voir la viabilité de son projet. C’est la chose essentielle qui va donner le feu vert ou pas. Ensuite il faut vraiment avoir l’envie d’y aller parce que cela ne va pas être un long fleuve tranquille. Quand on veut vraiment on peut déplacer des montagnes. 
  • Entreprises familiales, un succès entrepreneurial

    Entreprises familiales, un succès entrepreneurial

    Les entreprises familiales, des aventures humaines qui font grandir les territoires, tel est le titre du 3e ouvrage que nous publions. Ce livre, écrit par Bertrand Louapre*, mesure le poids des entreprises familiales dans l’économie française et décrit les opportunités et les risques de ce modèle entrepreneurial. Un modèle d’avenir pour Réseau Entreprendre® et Family Business Network qui a participé à la réalisation de cet ouvrage.

    83% des entreprises françaises sont familiales. Elles emploient à elles seules 60% des salariés du secteur marchand (non financier, non agricole). C’est sur modèle entrepreneurial que repose un large pan de notre économie ! Pour autant leur création, transformation, transmission n’est pas un long fleuve tranquille !  
    À travers le 3e ouvrage de sa collection éditoriale, Réseau Entreprendre® et Family Business Network analysent l’impact économique des entreprises familiales, notamment en faveur du développement territorial et de l’emploi, et décryptent les mécanismes de leur succès et les écueils rencontrés.  
    L’écriture de ce livre a été motivée par la mise en lumière d’hommes et de femmes qui se sont lancés dans l’aventure de la création, reprise ou développement d’entreprises familiales. Ils portent des valeurs fortes, identiques à celles des deux réseaux et de leur communauté d’entrepreneurs. Elles sont souvent ancrées dans la tradition et la continuité avec une approche fondée sur la stabilité et la responsabilité de long terme, plutôt que sur les profits de court terme.  
    « Chez Réseau Entreprendre®, nous considérons que les valeurs sont essentielles à la conduite des opérations dans un monde qui change. Nous avons besoin d’entrepreneurs inspirants guidés par l’empathie, la proximité, le courage, l’intuition. Nous considérons aussi, que les entreprises familiales parce qu’elles sont construites par des hommes et des femmes engagés, connectés à leur communauté et à leurs territoires, sont un des creusets de l’entrepreneuriat dont nous avons besoin pour un monde plus durable » indique Rémy Bourdier, président de Réseau Entreprendre®
    ©Davide Leggio
    Family Business Network a adhéré à cette idée de livre sur les entreprises familiales et a accompagné Réseau Entreprendre®, notamment pour la réalisation des 16 portraits, en facilitant l’accès aux entreprises familiales de son réseau. 
    Son président, Philippe Grodner, ajoute  « Les entreprises familiales représentent un emploi sur deux. Elles sont pour deux tiers d’entre elles ancrées dans les territoires, mais aussi très implantées à l’international. Elles forment notre tissu économique. Œuvrer pour leur pérennité est donc un enjeu essentiel pour notre pays ! Qu’il s’agisse d’une entreprise familiale de première ou de quinzième génération, les enjeux de ces entreprises pour grandir et durer restent les mêmes : réussir la transmission, structurer la gouvernance et former/intégrer les nouvelles générations. » 
    Tel est l’esprit de cet ouvrage !
    Les 5 idées à retenir 
    – Les entreprises familiales sont numériquement très majoritaires dans le paysage économique français.   
    – Les entreprises familiales sont les principaux employeurs français avec un emploi sur deux.  
    – Les entreprises familiales portent des valeurs fortes, à savoir : le respect de l’humain, la préservation de l’environnement, la responsabilité sociétale, la proximité, l’innovation, la vision de long terme. 
    – Les entreprises familiales donnent plus confiance aux salariés, clients, autres parties prenantes, grâce à leur vision stratégique à long terme.  
    – On taxe parfois ces entreprises de secrètes… La discrétion est souvent attachée à la conduite des opérations. 
    À propos de l’auteur
    Bertrand Louapre, ancien chef d’entreprise et membre de Réseau Entreprendre®, a vécu les rouages de la transmission d’une entreprise familiale. Dirigeant dans l’une d’elles, il a géré le rachat d’une entreprise consœur pour laquelle le fils du fondateur ne souhaitait prendre la succession. Il a également connu le cas de figure en tant que salarié, d’un président qui a transmis la majorité des actions à une vingtaine de ses cadres, dont Bertrand.  
    Afin de mener une étude en profondeur, Bertrand Louapre a lu une centaine de thèses, articles et rapports sur les entreprises familiales, et conduit une vingtaine de rendez-vous avec leurs dirigeants. Ce travail initié en 2021 a nécessité 20 mois d’analyse et d’écriture. 
    À lire aussi
  • Série « Mes premiers pas d’entrepreneurs »

    Série « Mes premiers pas d’entrepreneurs »

    #5 – Bien tenir ma comptabilité

    Outil de gestion incontournable pour une entreprise, la comptabilité demande organisation, rigueur et précision. Olga Romulus, expert-comptable et directrice des Relations extérieures de Fiducial, partenaire de Réseau Entreprendre®, vous dévoile comment aborder ce sujet avec quelques règles simples. Découvrez son interview.

    Bien tenir ma comptabilité

    Bien tenir sa comptabilité, c’est avant tout bien gérer son projet !
    Si l’activité fait battre le cœur de l’entreprise, la comptabilité assure la transmission des informations jusqu’à la tête, permettant au chef d’entreprise de compter, analyser et communiquer les résultats produits !
    Mais attention cette fonction demande que les indicateurs soient établis avec précision et justesse, et donc avec une certaine organisation comptable.

    Je fais ma comptabilité moi-même ou je délègue ?

    La tenue de la comptabilité peut être effectuée par l’entrepreneur lui-même ou un de ses salariés compétents afin de contrôler régulièrement les comptes et organiser les documents justificatifs comptables.
    Cette mission peut également être confiée à un cabinet d’expertise-comptable. Dans ce cas, celui-ci se charge de mettre à jour régulièrement la comptabilité, d’effectuer les déclarations fiscales et d’établir les comptes annuels.
    D’une manière générale, ce spécialiste des chiffres sera l’un des partenaires clés pour accompagner le dirigeant dans la gestion de sa société et l’éclairer dans ses prises de décision.

    J’enregistre et je classe …

    Une bonne comptabilité est une comptabilité bien organisée.
    Ainsi, il est vivement recommandé de classer ces documents comptables par nature de transaction afin de gagner du temps dans l’enregistrement et être sûr de n’oublier aucun élément. Par exemple, on peut organiser ses informations en distinguant :
    • Ventes
    • Achats
    • Frais généraux
    • Banque
    Si vous travaillez avec un cabinet comptable, assurez-vous au préalable de son organisation pour la collecte mensuelle des pièces justificatives et des modalités de transmission. Si les documents sont encore parfois traditionnellement remis en mains propres, la communication par voie dématérialisée, plus rapide et sécurisée, est de plus en plus fréquente via des plateformes en ligne ou bien des scanners reliés directement à votre cabinet.
    Dans tous les cas n’oubliez pas qu’il vous faudra récupérer vos factures et les envoyer à votre comptable au début du mois suivant !

    Je pense à mes salariés !

    Tout comme la comptabilité, la gestion sociale de votre entreprise doit être menée avec rigueur et clarté.
    Quelques jours avant la fin du mois les modifications de planning sont à communiquer à votre gestionnaire de paie afin de lui préciser les heures effectuées, les absences, les congés payés, les primes, etc.
    Votre gestionnaire de paie se chargera par la suite d’effectuer l’ensemble des déclarations obligatoires du personnel : bulletins de paie, déclarations organismes sociaux…

    Je compte et j’analyse

    Une fois la comptabilité produite, on procède à la déclaration du résultat qui sera transmise à l’administration fiscale pour le calcul de l’impôt.
    Ces documents obligatoires remis par l’expert-comptable comprennent notamment :
    • Le bilan
    • Le compte de résultat
    • L’annexe
    Grâce au suivi comptable de votre activité, vous pouvez évaluer la santé financière de votre entreprise et les impacts des décisions et des actions menées tout au long de l’année.
    Demandez également conseil à votre expert-comptable pour commenter ces éléments et envisager avec lui la mise en place d’outils de pilotage complémentaires comme une situation intermédiaire ou des tableaux de bord réguliers.

    Conclusion

    Au-delà de la prise de connaissance de la gestion comptable de votre entreprise, il peut être aussi intéressant de se former lors d’une session de découverte de la comptabilité afin de maitriser l’ensemble des outils à votre disposition pour orienter les prises de décisions de votre entreprise.
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