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Auteur/autrice : admin

  • Les nouveaux enjeux du numériques pour les TPE/PME

    Les nouveaux enjeux du numériques pour les TPE/PME

    Si la digitalisation des entreprises est devenue un enjeu pour toutes les PME et TPE, elle s’est également révélée être un formidable levier de croissance ces dernières années.

    De nouveaux enjeux numériques sont récemment apparus qui ont accéléré les mutations en cours : télétravail, multiplication des cyberattaques, suppression annoncée des prospectus papier, réflexion sur l’impact du numérique sur l’environnement, etc.

    Pour accompagner les entrepreneurs dans ce monde qui change, Réseau Entreprendre® met à disposition un guide, réalisé en partenariat avec Microsoft France, sur plusieurs de ces nouveaux enjeux du numérique pour le TPE/PME.
    Retrouvez dans celui-ci des conseils pratiques pour :

    • mieux protéger votre entreprise contre les cyberattaques,
    • améliorer l’impact environnemental de vos usages du numérique,
    • manager vos équipes à distance,
    • développer votre stratégie de marketing digital.
    Quatre entrepreneurs lauréats, ou membres, de Réseau Entreprendre® ont également partagé la manière dont ils ont relevé ces enjeux et utilisé ces leviers pour créer ou développer leur entreprise.
    Merci à l’Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) qui a également contribué au guide.
    Bonne lecture
  • E-commerce : Comment s’appuyer sur les marketplaces pour la croissance de son entreprise ?

    E-commerce : Comment s’appuyer sur les marketplaces pour la croissance de son entreprise ?

    Vincent Gunther cofondateur de Bookinou, lauréat de Réseau Entreprendre® Rhône, a rapidement opté pour une stratégie de vente en ligne notamment via des marketplaces comme celle d’Amazon, notre partenaire.
    L’accessibilité aux livres et à la lecture étant au cœur du projet entrepreneurial de Bookinou, cette visibilité accrue a boosté leur notoriété et ouvert de nouveaux marchés à l’entreprise. Vincent nous explique comment.

    Vincent Gunther, avec Guillaume Chanteloube, vous avez créé My Bookinou, une liseuse audio sans écran, destinée aux enfants de 3 à 10 ans. Pouvez-vous nous présenter votre entreprise, lauréate de Réseau Entreprendre® Rhône en 2018 ?

    Bookinou a pour mission d’accompagner l’entrée dans la lecture pour tous les enfants, le socle de toutes les découvertes ! La lecture audio et la manipulation des livres développent le vocabulaire, la compréhension orale, la mémorisation ainsi que l’intérêt et le plaisir de l’enfant pour la lecture.
    Nous avons conçu un équipement matériel et une plateforme collaborative qui permettent de créer, partager et découvrir des contenus audio et éducatifs pour donner plus de temps de lecture et développer les compétences langagières des enfants à partir de la maternelle.
    Le lecteur Bookinou est comme un objet compagnon qui permet de lire des livres – TOUS les livres – aux enfants pour développer les temps de lecture à partir de 2 ans. Un système de reconnaissance permet de détecter les livres sur le lecteur et de démarrer la lecture audio page à page. Pour les parents, les enseignants et les bibliothèques, une application mobile permet d’enregistrer soi-même la version audio des livres ou de télécharger l’un des livres audio enregistrés par des comédiens.
    400 histoires ont été sélectionnées chez 35 éditeurs différents parmi lesquels des références comme Gallimard, l’école des Loisirs, Nathan, Bayard, Little Urban, le Seuil Jeunesse, Didier jeunesse, etc.
    Grâce au soutien de l’Éducation nationale, 5 000 écoles sont déjà équipées en France et 300.000 enfants accèdent au livre grâce à Bookinou.

    Bookinou est accessible sur le site internet de votre entreprise et via différentes marketplaces.
    Est-ce un modèle de vente que vous avez mis en place dès la création de votre entreprise ? Quels sont les avantages de ce mode de distribution ?

    Nous avons toujours eu un lien direct avec nos utilisateurs et clients dans une logique collaborative. Le produit a été lancé en crowdfunding en 2018. Très naturellement, nous avons poursuivi les ventes en direct sur notre site internet et puis les avons ouvertes sur des marketplaces comme Amazon.
    Au cœur de notre démarche, il y a l’accessibilité au livre et à la lecture. C’est donc évident pour nous de commercialiser le lecteur sur internet et de le rendre disponible rapidement et facilement pour tout le monde.
    Concernant Amazon, deux dispositifs nous ont permis de gagner énormément en notoriété. D’une part, nous avons rejoint le programme Launchpad destiné à faire connaître et à valoriser des produits innovants. Nous savons que c’est un enjeu majeur pour émerger parmi un catalogue pléthorique d’une marketplace. D’autre part, nous avons été lauréat du Amazon Innovation -Award, ce qui a débouché sur une importante couverture médiatique.

    Vous êtes devenu membre de Réseau Entreprendre® Rhône, quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs du réseau qui souhaitent développer une collaboration avec une marketplace ?

    Nous avons la chance d’être membre de Réseau Entreprendre®. D’ailleurs, nous venons de finir le remboursement du prêt d’honneur sans lequel le projet n’existerait pas aujourd’hui. C’est une immense fierté d’arriver à cette étape qui nous permet d’honorer la confiance qui nous a été accordée.
    Pour un produit grand public, mon conseil est d’utiliser les marketplaces car elles sont une exposition et un carrefour d’audience importants. Quand on démarre, on a besoin d’aller vite pour générer les premiers euros de chiffre d’affaires. En cela, les marketplaces répondent à ce besoin et sont très modulables pour accompagner la croissance. Bien sûr, il est primordial de toujours diversifier ses canaux d’accès au marché pour ne pas se trouver en position de dépendance.
    Enfin, je dirais que c’est aussi un travail d’épicier. Il ne suffit pas de mettre en ligne et d’attendre les ventes. Nous surveillons les produits comme le lait sur le feu pour optimiser en permanence la fiche produit, le référencement, certaines campagnes et surtout les avis clients. Bonne chance à celles et ceux qui se lancent !
  • La transition digitale source d’innovation et de croissance des entreprises #5

    La transition digitale source d’innovation et de croissance des entreprises #5

    Voici notre 5e épisode sur la transition digitale, en partenariat avec Microsoft.
    Découvrez l’histoire d’Antoine Pontaillier, dirigeant de Nextsafe et membre de Réseau Entreprendre® Poitou Charentes. Ce chef d’entreprise a construit une usine 4.0 en moins d’un an !
    Antoine Pontaillier, vous dirigez Nextsafe, une PME spécialisée dans les emballages thermoformés.
    En 2020, quand le président de la République a, en plein Covid, appelé à fabriquer des masques en France, vous avez fait sortir de terre en moins d’un an une usine de fabrication de masques 100% français.  
    Vous avez choisi de construire une usine 4.0 : pourquoi avoir fait ce choix ?  
    L’appel du président de la République en mars 2020, au plus fort de la pandémie de la Covid, a suscité une forte mobilisation des industriels français. Ma PME fabrique des emballages, sur 3 unités de production (à Angoulême, en Sologne et à Chambéry). La question s’est posée de notre légitimité à fabriquer des masques. Je n’ai pas hésité à répondre à cet appel, faisant ainsi un geste de patriotisme économique.  
    J’ai demandé à mes équipes de développer un modèle de masque, et pour cela nous avons dû faire pivoter une partie de notre outil pour les fabriquer à 100% en France. Cela s’est traduit par un lourd investissement de 10 M€ qui donnait naissance à usine flambant neuve de 2 800 m², ayant de hautes normes de qualité. Nous l’avons construite en une année. Nous y avons installé 3 machines dédiées à chaque type de masque (FFP2, coque et chirurgical). Dès le départ, l’usine 4.0 était une évidence pour gagner en efficacité et en productivité. Nous sommes capables de produire sur chacune des machines environ 70 millions de masques à l’année
    Quels sont les atouts de cette digitalisation par rapport à une entreprise dite « classique » ? Quel rôle a joué la digitalisation dans cette production Made in France ? 
    Dès le départ nous avons réfléchi à la conception des postes de travail, pour éviter les tâches redondantes, fatigantes et pénibles. Pour y remédier, nous nous sommes équipés de chariots autoguidés qui permettent de transporter de façon complètement automatique la matière première et de récupérer sur l’unité de production les produits finis pour les acheminer vers les stocks. 
    L’ensemble des équipements ont été achetés en France, dont un ERP et un MES, dernières générations. Nous avons mis en place un I.O.T.*, qui permet d’avoir un dialogue homme-machine à travers tous les éléments de maintenance prédictive. Nous pouvons ainsi intervenir rapidement, sans devoir passer par des réseaux internationaux. C’est une manière de protéger notre outil de travail et toute notre chaine digitale contre la cybercriminalité. 
    *I.O.T : Internet of Things (IoT), réseau de terminaux physiques (les « objets »), intègrant des capteurs, des softwares et d’autres technologies pour se connecter à d’autres terminaux et systèmes sur Internet et d’échanger des données avec eux.  
    Vous avez lancé des projets de e-commerce et même d’intelligence artificielle : pouvez-vous nous en dire davantage ? 
    Nous nous sommes lancés dans le e-commerce depuis 2 ans. Aujourd’hui, les commandes se font surtout en ligne. Nous connaissons une belle progression et nous allons sans doute dépasser les 25% de vente en ligne avec nos nouvelles offres
    Concernant l’intelligence artificielle, j’ai décidé de former toutes mes équipes support sur l’outil d’IA dont tout le monde parle : Chat GPT. L’objectif est de leur apporter une réelle compétence professionnelle, qui leur sera utile également dans leur vie quotidienne. Ils réalisent tous des tâches redondantes, qui peuvent être allégées en utilisant cet outil comme un assistant rédactionnel (pour répondre à des offres, des clients, rédiger des conditions générales de vente…).  Les formations sont en cours, mais certains ont déjà touché du doigt à quel point cela pouvait les décharger d’un certain nombre de tâches. 
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #02 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #02 

    2e portrait de notre série RÉ’Elles, qui illustre la réussite des entrepreneures !

    Plongez au cœur d’une aventure chocolatée, qui a ravi nos papilles et nos pupilles ! Découvrez le parcours d’Amélie Coulombe, lauréate de Réseau Entreprendre® Provence à la tête de Krokola qui eu la bonne audace de relancer la marque Merveilles du monde. La générations Y l’en remercie !
    Et en ce jour particulier du 8 mars, nous sommes encore plus fier de vous montrer toutes ces belles réussites entrepreneuriales, menées tambours battants, par des femmes admirables.

    Alors oui Mesdames, croyez en vous ! Vous avez tous les atouts pour réussir ! Osez, lancez-vous ! Voyez les choses en grands !
    Nous seront toujours là, chez Réseau Entreprendre®, pour vous accompagner.

    Être entrepreneure nous donne ce pouvoir inestimable de pouvoir faire bouger les lignes 

    Amélie CoulombeCo-fondatrice de Krokola et Merveilles du MondeLauréate 2021 de Réseau Entreprendre® Provence
    Amélie Coulombe a eu un jour cette idée folle de relancer la marque Merveilles du Monde, arrêtée il y a 20 ans. Et comme cette entrepreneure n’est pas du genre à faire les choses à moitié, elle a d’abord créé une nouvelle marque, Krokola, avant de relancer la marque iconique qui a bercé dans les années 80/90 toute une génération d’enfants gourmands, dont elle a fait partie.

    Amélie, co-fondatrice de Krokola et Merveilles du Monde, incarne la force de l’audace et de la détermination dans le monde de l’entrepreneuriat. Lauréate 2021 de Réseau Entreprendre® Provence, elle se distingue par sa capacité à donner vie à ses idées avec succès, tout en inspirant la nouvelle génération d’entrepreneurs.

    Gourmandise et éducation au goût.

    En 2020, après une douzaine d’années au marketing de grandes entreprises (Mattel, Haribo France), cette maman de deux enfants a eu envie d’autre chose. « J’ai beaucoup appris de ces différentes expériences et c’est grâce à elles que je me suis lancée dans l’aventure entrepreneuriale », dit-elle. L’envie d’autre chose à commencer par celle de s’engager « dans un projet professionnel qui me ressemble davantage, qui soit plus aligné avec mes convictions personnelles sur le bien manger et l’environnement. J’étais arrivée au bout d’un cycle, j’avais besoin d’un nouveau challenge et j’avais en moi cette envie d’entreprendre ». Les planètes étaient alignées.
    Passionnée par la gastronomie et la gourmandise, Amélie quitte Haribo et repart sur les bancs de l’école. Elle passe un CAP Chocolatier – Confiseur, indispensable à la maîtrise technique du développement de produit et la production. Cette parenthèse d’apprentissage lui permet de se former à ce « beau et nouveau métier » et de poser les bases du projet Krokola, marque de chocolat 100% bio, engagée pour l’éducation au goût. Elle dit avoir trouvé l’idée et l’inspiration grâce à son vécu de maman : « Je trouvais qu’il y avait un problème d’alignement entre l’offre en chocolat pour les enfants et la volonté des parents de leur faire plaisir tout en leur offrant une alimentation saine. Krokola est une alternative plus naturelle et la preuve que la gourmandise peut véhiculer des messages et éduquer les enfants à une consommation plus responsable ». Voilà qui est dit.

    Le pari de faire revivre une marque iconique.

    En 2021, alors qu’ils sont affairés au lancement de Krokola, Amélie et son associé Alexandre Kanar, sont contactés par les ex-détenteurs de Merveilles du Monde. Un appel d’offre est lancé pour la reprise de la marque, les deux associés n’hésitent pas une seconde. Et pour cause : « Cette marque iconique des années 80/90 avait marqué notre enfance. Non seulement elle nous évoquait des souvenirs mais elle présentait des affinités en adéquation avec nos valeurs et aux engagements portés par Krokola ». Notamment une approche éco-responsable très marquée.

    Mais voilà, comment réveiller une marque dont tous les Français nés avant les années 2000 se souvenaient mais qui avait totalement disparu des placards ? Un travail colossal attend les deux associés : « Il nous a fallu deux ans pour remettre la marque sur pied. Certes nous avions racheté un nom, mais il fallait la faire revivre sans en modifier les fondamentaux, et c’était un vrai pari ! »

    Un mentor très précieux pour l’entrepreneure

    Entre-temps, en avril 2021, la marque Krokola est lancée chez Monoprix sur un principe d’exclusivité pendant un an, avant d’être déployée partout en France. 2021, c’est aussi l’année où Amélie et Alexandre deviennent lauréats de Réseau Entreprendre® Provence. Un accompagnement de deux ans dont la jeune femme entrepreneure apprécie encore chaque jour les bénéfices apportés et en premier lieu un réseau solide. « Être bien entouré est un facteur clé de succès. Réseau Entreprendre® a mis à notre disposition de nombreuses expertises. Nous y avons trouvé des compétences que nous n’avions pas en interne. Notre accompagnateur, Pierre Mainguy, avait une belle expérience commerciale en grande et moyenne surface, nous avons pu nous appuyer sur lui. Il nous a challengés et aidés à débloquer certaines situations quand nous avions besoin d’un regard extérieur. Son aide quotidienne a été précieuse pour nous », témoigne-t-elle.
    Trois ans après son lancement, Krokola est rentré dans une phase de structuration de son équipe constituée de 13 personnes, dont sept chefs de secteur répartis dans toute la France.
    « Nous gérons l’entreprise à deux et tout coule de source. Je n’ai jamais eu l’impression, parce que j’étais une femme entrepreneure, d’être moins prise au sérieux que lui. Et je n’ai jamais eu le moindre souci pour affirmer ma position de chef d’entreprise», confie-t-elle. Après trente seconde de silence, elle ajoute : « Ce qui a changé, en tout cas au début de l’aventure, c’est la charge mentale qui reposait sur moi. J’avais l’impression de ne pas être suffisamment présente à la maison ni au bureau. J’ai fait un gros travail sur moi pour essayer de prendre du recul . J’ai arrêté d’être à la recherche de la perfection et de me mettre la pression. Désormais, je sais poser un cadre et des limites, sans lesquelles je travaillerais tout le temps, week-ends et vacances inclus. Je me repose aussi beaucoup plus sur mon conjoint et ça, c’est un changement pour toute la famille ! »

    Une envie forte de transmettre !

    Amélie exprime un désir de pouvoir partager son expérience et accompagner de nouveaux entrepreneurs et entrepreneures, mais aujourd’hui une chose lui manque pour se lancer : du temps ! « Je suis souvent sollicitée de manière spontanée, j’aime prendre le temps de donner un conseil. Je l’ai été quand j’ai démarré et en retour, j’ai envie d’être dans cette démarche de transmission », confie-elle.
    Être au cœur de l’action, pouvoir impulser une démarche de création et d’innovation permanente, voilà ce qui constitue chaque matin son booster. « Quand on est entrepreneure, on a clairement plus de souplesse que quand on est salarié. Ce pouvoir inestimable de donner du sens à ce que l’on propose et de pouvoir faire bouger les lignes est grisant », s’enthousiasme-t-elle.
    À la question, « y a-t-il une figure entrepreneuriale qui vous inspire ? », Amélie Coulombe cite Pauline Laigneau, la fondatrice de la marque de joaillerie Gemmyo. « Son podcast « Le gratin » m’a donné envie d’entreprendre. Il apporte une vision de l’entrepreneuriat très optimiste mais avec une dose de réalisme. C’est un podcast orienté vers l’action avec des sujets concrets. Son approche tournée vers le développement personnel me touche aussi, forcément ! ». Une entrepreneure qui, au fond, lui ressemble en tous points… Lui a-t-on déjà dit ?
  • #1 Reprise d’entreprise, l’entrepreneuriat autrement !

    #1 Reprise d’entreprise, l’entrepreneuriat autrement !

    Vous vous interrogez sur la reprise d’entreprise et vous êtes curieux de connaître les secrets d’une reprise d’entreprise réussie ? Pour vous guider et vous inspirer, nous vous proposons une nouvelle série d’interviews d’entrepreneurs ayant privilégié cette forme d’entrepreneuriat, en partenariat avec le Crédit Agricole.
    Jean-Philippe Guyot, président de Réseau Entreprendre® Bourgogne, a repris l’entreprise Baekelite, leader français depuis plus de 30 ans dans les équipements pour les réseaux souterrains d’assainissement.

    Souhaitant entreprendre, Jean-Philippe a choisi de réaliser une reprise et non une création d’entreprise. Pour ce premier volet de notre série d’interviews d’entrepreneurs, nous vous proposons de découvrir son parcours de repreneur !

    Pourquoi avoir choisi de reprendre une entreprise plutôt que d’en créer une ?

    25 années passées dans l’industrie ont confirmé ma passion pour les produits techniques. Ma carrière a débuté dans les ciments chez CALCIA puis chez Saint-Gobain. J’ai beaucoup appris des organisations de grandes entreprises, avec de multiples acquisitions, des fusions, du développement commercial et de l’optimisation industrielle et achat au niveau mondial.
    J’ai poursuivi ma carrière pour un poste de direction générale de PMI en région Bourguignonne ce qui a attisé mon envie d’entreprendre. Passionné de développement produit, d’innovations « frugales », j’ai la passion de bouger les lignes en hybridant des pratiques et des angles de vue différents.  Lorsque nos 4 enfants furent sur le point de quitter le foyer, ma femme et moi avons donc recherché une cible pour un projet de reprise en commun. La 3e cible fut la bonne. Notre partenaire bancaire (privé) nous a soufflé l’information. La mise en relation fut rapide grâce au CRA et à un de leur expert local. L’acquisition a été réalisée au bout de 6 mois environ. 

    Quels ont été les enjeux auxquels vous avez dû faire face à l’occasion de cette reprise ? Comment s’est déroulé le financement ? 

    Les enjeux les plus importants ont tout de suite résidé dans l’appréhension d’un secteur d’activité nouveau. La découverte d’une activité de niche avec des produits a été le plus challengeant. Sans réflexe stéréotypé d’un côté et sans a priori de l’autre, la transmission de connaissances était au cœur du sujet. Les cédants ont attisé notre curiosité sans la satisfaire pleinement et c’est auprès de l’équipe et des parties prenantes que nous avons effectué notre apprentissage, sans filtre par conséquent. 
    La responsable du centre d’affaire du Crédit Agricole, partenaire des 15 années de direction générale m’a immédiatement affirmé son soutien dans la recherche d’une pépite. Quand notre choix s’est finalement porté sur Baekelite, le Crédit Agricole a suivi le financement total de la cible comme promis antérieurement.
    J’ai coutume de dire que le Crédit Agricole est le premier actionnaire de cette aventure. C’est la raison pour laquelle, notre chargé d’affaire reçoit mensuellement nos tableaux de bord exhaustifs ainsi que les faits marquants de notre activité, à sa grande surprise.
    Il est important d’être accompagné pour bénéficier de l’expertise d’entrepreneurs expérimentés et maximiser les chances de succès de son projet entrepreneurial

    En vous fondant sur votre expérience, quels conseils donneriez-vous à d’autres candidats à la reprise ?

    Un partenaire bancaire qui vous connait, un expert-comptable et un avocat d’affaire qui ont l’habitude de travailler ensemble forment les 3 piliers d’une reprise sans maux de tête. C’est notre réseau qui nous a remonté cette affaire. C’est en effet lors d’un événement du MEDEF local que notre conseiller bancaire a eu vent de la cession de cette entreprise. C’est en expliquant nos souhaits et ambitions lors d’une rencontre informelle que tout a commencé.
    Au-delà de ces acteurs, pour la réussite d’une reprise, comme d’une création d’entreprise, il est important d’être accompagné par des réseaux d’accompagnement comme Réseau Entreprendre® afin de bénéficier de l’expertise et du mentorat d’entrepreneurs expérimentés et de maximiser les chances de succès de son projet entrepreneurial.
    De chaque rencontre sort toujours une idée – le hasard profitant toujours aux esprits préparés !

    A propos de l’entreprise

    Depuis plus de 30 ans, l’entreprise Baekelite, située à Mâcon, est le spécialiste français des équipements pour les réseaux souterrains d’assainissement. Baekelite assure l’étanchéité et l’accessibilité des ouvrages en béton préfabriqué.
    Leurs clients sont des industriels de la préfabrication béton qui insèrent les produits dans leur process de fabrication. Le chiffre d’affaires de Baekelite lors de la reprise, il y a 3 ans était de 2,5M€. En 2022 il s’élevait à 4,8MM d’€.
  • Propriété industrielle : l’INPI et Réseau Entreprendre® 

    Propriété industrielle : l’INPI et Réseau Entreprendre® 

    Réseau Entreprendre® et l’INPI ont lancé en décembre dernier une collaboration visant à mieux sensibiliser les entrepreneurs aux enjeux de la propriété intellectuelle et industrielle et aux atouts que celle-ci peuvent constituer pour une entreprise.

    Quel sens donnez-vous à cette collaboration ? 

    Rémy Bourdier, président de Réseau Entreprendre® : Pour notre réseau, cette collaboration avec l’INPI est importante, car les entrepreneurs connaissent encore mal les enjeux et surtout les atouts de la propriété industrielle. L’explication est simple : quand vous lancez votre entreprise, vous êtes sur tous les fronts (commercial, RH, Financier, etc.). La propriété industrielle ne vous semble pas toujours prioritaire. C’est une erreur. Ne pas bien protéger sa marque ou ses inventions, peut avoir un impact considérable sur l’activité de votre entreprise. En effet, une marque non protégée peut être déposée par une autre structure et faire péricliter votre propre entreprise ou vous coûter extrêmement cher si vous devez racheter votre marque. Au-delà de l’aspect préventif, la propriété industrielle est également un atout dans la conquête de nouveau marchés car cela vous permet de faire respecter vos droits notamment quand vous vous lancez à l’international.  
    Dans le cadre de l’accompagnement que nous menons chez Réseau Entreprendre®, nous mettons l’accent sur ce sujet. Nous comptons parmi nos membres de nombreux dirigeants de cabinets de propriété industrielle, qui apportent leur expertise au quotidien à nos lauréats. Cette collaboration vient compléter ce dispositif, car l’INPI propose aux entreprises des services qui sont souvent gratuits et permettent aux entrepreneurs de faire les premiers pas dans la protection de leur propriété intellectuelle et industrielle (pré diagnostic PI, pass PI…).
    Pascal Faure, directeur général de l’INPI: Accompagner les entreprises pour les aider à gagner en compétitivité est au cœur de nos missions. Il s’agit là du point essentiel qui rapproche l’INPI et Réseau Entreprendre®
    Créer une entreprise est une aventure formidable. Mais les dirigeants peuvent parfois se trouver démunis face à certaines problématiques. Ils ont besoin de s’entourer d’experts susceptibles de partager leur expérience et leurs compétences. C’est précisément ce qui nous unit : l’INPI apporte l’expertise en propriété industrielle alors que Réseau Entreprendre® accompagne le parcours entrepreneurial. 
    L’INPI, tout comme le Réseau Entreprendre®, dispose d’un réseau réparti sur tout le territoire français ainsi qu’à l’étranger. Nos actions de sensibilisation, coachings personnalisés, formations se déploient sur le terrain, au plus proche des créateurs et des innovateurs. Notre collaboration est naturelle. 

    Rémy Bourdier, concrètement, quelles actions allez-vous engager ensemble en matière de propriété intellectuelle ? 

    Notre programme d’actions est très concret et repose sur deux volets principaux. 
    1. Une sensibilisation des entrepreneurs : nous allons communiquer auprès des chefs d’entreprises sur les enjeux de la propriété industrielle et l’intérêt pour eux de s’intéresser à ces sujets. Encore une fois, l’INPI propose des dispositifs qui peuvent permettre aux entrepreneurs de faire le premier pas dans ce domaine et qui viennent compléter l’accompagnement et l’expertise que les conseils en propriété industrielle apportent à nos lauréats. 
    1. Des collaborations locales : Réseau Entreprendre® est un réseau fortement décentralisé avec ses 135 implantations locales. C’est sa force, car cela permet un accompagnement au plus près des chefs d’entreprises. Notre collaboration prévoit donc un rapprochement de nos implantations locales respectives pour qu’elles puissent travailler ensemble. L’objectif est qu’elles se rencontrent pour envisager concrètement ce qu’elles peuvent faire (apport d’expertise, communication, etc.). L’échelon local est le plus efficace si nous voulons toucher le maximum de chefs d’entreprises.  

    La convention prévoit également une collaboration sur le Guichet unique, outil désormais incontournable pour les entrepreneurs. Pascal Faure, un an après son lancement, pouvez-vous nous dire un mot sur le déploiement  ? 

    Le Guichet unique est la plateforme numérique qu’utilisent désormais tous les acteurs pour effectuer leurs formalités d’entreprises : créations, modifications, cessations, dépôts de comptes… Depuis son ouverture à tous en janvier 2023, le Guichet unique a beaucoup évolué. Plus de 2,7 millions de formalités ont été enregistrées, dont 1,4 million de demandes d’immatriculations. Si l’INPI est l’opérateur du Guichet unique, l’ensemble des acteurs concernés y contribuent (Insee, Urssaf, DGFiP, greffes des tribunaux de commerce, MSA, CMA…) 
    Afin d’aider les utilisateurs dans la prise en main de ce tout nouvel outil, l’INPI déploie de nombreuses actions telles que des formations et des webinaires organisés en collaboration avec les utilisateurs. Très récemment, nous avons également lancé une application gratuite pour mobile qui se veut être l’assistant personnel de l’entrepreneur : START INPI. Cette application les assiste dans l’accomplissement de leurs formalités sur le Guichet Unique et leur donne des clés pour bien utiliser la propriété intellectuelle en fonction du développement de leur activité. 
  • La transition digitale source d’innovation et de croissance des entreprises #4

    La transition digitale source d’innovation et de croissance des entreprises #4

    Pour ce nouvel épisode sur la transition digitale, nous vous proposons de découvrir, en partenariat avec Microsoft, comment Muriel Naivin, présidente de Réseau Entreprendre® Champagne Ardenne, accompagne ses clients dans la digitalisation de leur marketing, notamment dans un contexte de suppression des prospectus papier. Une digitalisation qui est aussi un levier de transformation pour sa propre agence.
    Muriel Naivin, vous êtes présidente de Réseau Entreprendre® Champagne Ardenne et directrice générale d’Epsilon Global Com, agence spécialisée dans la communication commerciale et marketing située à Reims. Dans votre agence, vous accompagnez vos clients dans leur stratégie commerciale et marketing. Ce domaine connaît actuellement une révolution, notamment avec la fin programmée des prospectus. Comment accompagnez-vous les entreprises dans ce passage au digital ?
    Depuis 40 ans maintenant nous accompagnons nos clients « retailers » à recruter, fidéliser et animer leurs points de vente. La révolution dont vous faites écho ne date pas d’hier ! Cela fait de nombreuses années que le digital fait partie des stratégies commerciales omnicanales que nous déployons pour les enseignes qui nous accordent leur confiance depuis tant d’années. L’arrêt progressif du prospectus dans sa version print ne signe pas pour autant la fin des offres commerciales ! Au contraire.
    Chez Epsilon G.C nous avons anticipé les évolutions et conseillons, depuis quelques années déjà, la stratégie la plus efficace pour satisfaire la performance commerciale de nos clients. Print, digital ou les deux, l’enjeu se situe au niveau de la donnée. Exploitée sur papier ou support digital, c’est sa lecture et son utilisation en mode « test and learn » permanente qui garantira l’efficacité de la communication commerciale des enseignes. Pendant et à l’issue d’une opération commerciale nous mesurons systématiquement l’impact concret de notre mix media print et digital. Cela nous permet d’arbitrer en connaissance de cause et ainsi d’optimiser la performance du plan d’action suivant. C’est ainsi que nous avons par exemple réduit le nombre de page du catalogue de l’un de nos clients sans pour autant changer le nombre d’impression, pour une efficacité équivalente.
    De fait, la question qui se pose aujourd’hui n’est pas tant de savoir comment accompagner nos clients vers le digital mais plutôt comment les aider à ne pas être en réaction immédiate à des effets d’annonce, alors même que leur maturité sur le sujet reste parfois fragile. Tout est une question de timing. Il nous est par exemple arrivé d’accompagner un distributeur impatient de passer au full digital alors qu’il avait une base de données client inexploitable. Nous avons donc d’abord structuré et enrichi sa base pour pouvoir initier la transformation de son modèle. En attendant l’opérationnalité, c’est bien le print qui a sauvé ses opérations commerciales.
    Initialement dirigée vers le print, votre agence a dû réinventer son activité et ses métiers. Pouvez-vous nous présenter cette transformation et les bénéfices que votre agence en a retirés ?
    L’agence a évolué avec son marché et, comme de nombreuses entreprises du secteur, elle a inévitablement opéré un changement de paradigme. Nous avons travaillé de manière étroite avec, et pour nos clients, qui eux-mêmes se posaient beaucoup de questions sur leur nouvelle façon de communiquer.
    Nos stratégies continuent de placer le consommateur au centre des actions. Pour les faire vivre, notre organisation est devenue plus agile, plus souple et notre mindset a évolué. Nous sommes aujourd’hui à même de proposer de nouvelles offres basées notamment sur la technologie (marketing services, PIM Publishing, I.A, marketing automation, local et social, etc.), avec toujours notre touche créative au service de l’efficacité produits.
    Le challenge le plus important à relever, de mon point de vue, a été de ne trahir ni notre ADN, ni notre qualité de service à laquelle nous sommes très attachés. Avoir des clients fidèles sur une durée moyenne de 15 ans nous oblige.
    C’est une des raisons pour lesquelles nous avons fait le choix de ne pas proposer de solutions techniques clé en main et personnalisées de manière artificielle. Nous concevons et mettons en œuvre des solutions sur mesure qui apportent le bénéfice le plus pertinent aux enjeux de nos clients, préoccupés par la satisfaction de leurs propres clients. Nous travaillons en dynamique pour optimiser les résultats. Cela nous permet de de toujours mieux répartir les investissements et d’améliorer le ROI des opérations que nous proposons à nos clients.
    Selon un rapport de « Le Défenseur des droits », 13 millions de français sont victimes de la fracture numérique, en particulier dans certaines zones rurales et chez les personnes âgées.  Dans ce contexte, le marketing digital signifie-t-il vraiment la fin du papier dans un avenir proche ?
    La fracture numérique est une réalité qu’on ne peut, et ne doit pas, ignorer. Comme le souligne Dominique Schelcher, président de Système U : « Supprimer les prospectus, alors que certains n’ont même pas d’accès à internet, c’est tout simplement faire fi d’une partie de la population, de certains de nos aînés. Ce débat les renvoie encore une fois à ce sentiment de déclassement et de ne plus être à la page ». Je partage cet avis.
    Et puis, la fin des prospectus ne signifie pas pour autant la fin du marketing imprimé ! L’attribution d’un support publicitaire ou promotionnel imprimé est de 59% contre 23% seulement pour sa version digitale.
    Par ailleurs, trois mois après la réception d’un courrier publicitaire, 50% des destinataires s’en souviennent encore. Le print a encore de très beau jour devant lui ! (Source : étude CSA Parcours courrier 2021)
    Communiquer via le papier est une démarche engageante pour la marque, plus réfléchie et plus responsable. Cela permet de toucher l’ensemble des consommateurs, même dans les zones les plus rurales. Communiquer en digital c’est personnaliser au plus près du besoin du consommateur. Une offre en chasse une autre. On teste, on adapte. Alors, pourquoi opposer le print au digital, et le digital au print ? Maillons-le !
    Aujourd’hui c’est le digital qui fait la part belle aux offres promotionnelles. Pour autant, les offres promotionnelles vont-elles définitivement se passer du papier ? Je ne le crois pas.
    Enfin, quels conseils pouvez-vous donner à des PMEs qui souhaiteraient prendre le virage du marketing digital ou accélérer dans ce domaine ?
    En tant que chef d’entreprise, j’invite les PME qui souhaitent accélérer leur transformation digitale à se poser la question suivante : comment être innovant et rassurant tout en restant rentable et lisible ?
    Pour y répondre, elles devront travailler à la lisibilité de leurs compétences et de leurs offres en gardant à l’esprit qu’elles vont faire face à une réorientation de leur part de marché. Elles vont inventer des règles et des offres nouvelles. Cela peut être déstabilisant. C’est la raison pour laquelle elles ne doivent pas le faire seules. Impliquer et rassurer leurs salariés comme leurs propres clients au processus d’évolution est la clé du succès.
    En tant que professionnelle de la communication à destination des enseignes, je conseille d’opérer la transformation avec ses propres clients, individuellement. Tous n’ont ni la même maturité face au digital, ni les mêmes contraintes. Dans un contexte où la donnée fait désormais partie intégrante de la communication commerciale, il est important de prendre en compte la façon dont les clients eux-mêmes se sont appropriés leurs données personnelles, avec la peur qu’elles leur échappent, dans un contexte de protectionnisme des clients eux-mêmes. Si les opérations de promotions sont souvent initiées par les sièges, c’est bien le magasin au niveau local qui a besoin d’exploiter sa donnée client. Nous devons ainsi permettre à nos clients de trouver le bon équilibre entre les impératifs du siège et l’autonomie des points de vente.
    Une nécessaire autonomie qui permet aussi au point de vente, en lien direct avec le client final, de pouvoir adapter a minima sa communication selon le profil de ses clients. À l’inverse, c’est bien au distributeur de mettre à disposition la technologie au service du consommateur final avec une simplicité d’utilisation, des remontées d’informations et de résultats fluides, efficaces et optimisés. 
    Pour en savoir plus, vous pouvez contacter Epsilon Global Com : https://www.epsilonglobalcom.com/
  • Réussir sa reprise d’entreprise #01

    Réussir sa reprise d’entreprise #01

    Se lancer dans la reprise d’entreprise nécessite d’anticiper et de planifier chaque étape. De la réalisation d’un business plan détaillé à la définition de prévisions financières réalistes en passant par l’évaluation du capital humain, il ne faut rien négliger avant de se lancer.
    Pour vous aider à relever le défi, suivez les conseils de Bertrand Cadillon, expert-comptable chez Fiducial, notre partenaire, qui ouvre cette nouvelle série d’articles sur la reprise d’entreprise.
    Bertrand Cadillon, expert-comptableFiducial 
    La reprise d’entreprise est un défi passionnant, mais son succès réside dans une planification minutieuse et des choix stratégiques judicieux. Toute personne intéressée par l’aventure entrepreneuriale doit appréhender une importante quantité d’informations, bien souvent particulièrement techniques. Il est ici question de tenter d’apporter un début d’explications afin de rassurer les futurs entrepreneurs. 

    Stratégies gagnantes, anticipation optimale et accompagnement expert

    Acquérir un fonds de commerce ou des titres de société ? 

    La différence entre l’acquisition d’un fonds de commerce et de titres de société réside dans la nature des actifs transmis lors de la reprise d’une entreprise.  
    Opter pour l’achat d’un fonds de commerce signifie acquérir les éléments constitutifs de l’exploitation commerciale, tels que la clientèle, le droit au bail, et le matériel.  
    En revanche, l’acquisition de titres de société implique l’achat de parts ou d’actions de la société elle-même. Cela confère à l’acheteur un contrôle direct sur l’ensemble de la structure, y compris ses actifs, passifs, et engagements. Cette approche simplifie la continuité opérationnelle, moins de changements structurels, mais entraîne également la reprise des responsabilités et des éventuels passifs de la société, connus et… inconnus ! 
    Dans tous les cas les contrats de travail existants sont transférés au nouvel acquéreur. Les employés conservent leurs droits et conditions d’emploi et le nouvel employeur doit respecter les termes des contrats existants.  

    Comment anticiper, s’organiser et choisir le bon chemin ? 

    Nous soulignons l’importance de l’anticipation : avant de reprendre une entreprise, il faut minutieusement analyser le marché et identifier les opportunités de croissance afin de planifier chaque étape de la reprise, minimisant ainsi les risques potentiels.  
    L’observation attentive du marché et sa dynamique permet de choisir le bon moment pour saisir une opportunité. Ensuite, avec l’aide de son expert-comptable, il faut évaluer le fonds ou la société de manière approfondie.  
    Afin de reprendre une entreprise de manière fructueuse des éléments clés sont à considérer attentivement et un  ensemble d’étapes est à respecter : 
    • Élaborer des prévisions financières réalistes qui intègrent la capacité de remboursement de la société et du repreneur. 
    • Construire un business plan détaillé 
    • Évaluer le capital humain existant 
    • Négocier minutieusement les termes de la transaction 
    • Elaborer un plan de transition clair pour assurer une intégration en douceur. 
    La reprise d’entreprise préexistante doit faire l’objet de la plus grande attention de la part de l’acquéreur et nous conseillons de faire appel à des experts tels qu’un expert-comptable et un avocat spécialisé en droit des affaires pour vous guider à travers les aspects financiers et juridiques de la reprise compte tenu du nombre de points de vigilance qu’il convient d’analyser : bail commercial, bonne tenue de la comptabilité antérieure, bon suivi du juridique, respect des obligations fiscales et sociales, respect des normes d’hygiène et de sécurité et environnementales, analyse des contrats de travail, etc. 

    En résumé 

    Une approche méthodique, incluant la prévision, le business plan, et une gestion attentive des points de vigilance sont essentielles pour assurer une reprise d’entreprise réussie. Afin de garantir le succès de la reprise, il est également recommandé de se faire accompagner par des professionnels qui sauront conseiller les futurs acquéreurs et sécuriser leur démarche.
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #01

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #01

    Chez Réseau Entreprendre® il nous est apparu incontournable de célébrer les femmes entrepreneures au quotidien et non pas 1 jour par an ! C’est pour quoi nous lançons la série RÉ’Elles. Chaque 8 du mois, nous vous proposerons le portrait d’une femme de Réseau Entreprendre®, qu’elle soit lauréate, membre, collaboratrice. Elles sont la preuve vivante qu’il est possible d’entreprendre et réussir en tant que femme. Leurs parcours sont des sources d’inspirations pour celles qui voudraient se lancer dans l’aventure.
    La première de notre série RE’Elles est Caroline Berekbaum, cheffe d’entreprise chevronnée à succès, désormais co-présidente de Réseau Entreprendre® Val d’Oise. Elle encourage les entrepreneures à transcender la peur de l’échec pour en faire une source de motivations. 

    Avoir de l’audace, oser sans craindre l’échec,
    car si on se plante, on gagne en expérience ! 

    Caroline Berekbaum a dirigé le groupe familial Partnair & Sea dans lequel elle a évolué pendant 25 ans, avec fierté et bonheur. « J’ai connu des tempêtes et aussi de grandes satisfactions, le sentiment de ne rien lâcher, l’obstination de toujours vouloir aller plus loin », confie-t-elle. Forte de cette expérience et poussée par l’envie de transmettre, Caroline a entamé à l’aube de la cinquantaine une nouvelle phase de sa vie professionnelle. Avec ALTER AGO, cabinet de conseil qu’elle a créé, elle accompagne désormais les dirigeants de PME dans leurs réflexions stratégiques et les aide à les traduire en actions opérationnelles concrètes, le pragmatisme étant son leitmotiv.  Depuis juin 2022, elle co-préside Réseau Entreprendre® Val d’Oise.

    Une rencontre, comme une évidence.

    Sa rencontre avec Réseau Entreprendre® ? « Comme une évidence », se souvient-elle. Elle évoque un échange avec un chef d’entreprise au cours de la formation qu’elle suit alors à l’Institut Français des Administrateurs (IFA). « Tu es issue du monde des PME, le Réseau Entreprendre®, ça t’irait bien ! m’a lancé cette personne. C’est resté dans un coin de ma tête. J’ai eu la chance inouïe d’avoir eu une carrière très riche et j’ai eu envie de transmettre cette expérience ». L’idée murit, elle contacte l’association et dans la foulée en devient adhérente. « J’y ai trouvé une grande richesse humaine. J’ai enfin pu sortir le nez de mon entreprise et voir ce qui ce qui se passait autour : je n’étais plus autocentrée », confie-t-elle.
    Quelques mois plus tard, Caroline accepte de prendre la co-présidence avec Paul Nathan. Ensemble, ils souhaitent faire de Réseau Entreprendre® Val d’Oise un acteur de référence de l’entrepreneuriat sur son territoire. « Nous voulons proposer un accompagnement d’excellence pour les entrepreneurs et dirigeants de notre territoire et donner envie à d’autres chefs d’entreprise de nous rejoindre. Nous souhaitons également participer à la réindustrialisation du Val d’Oise en mettant le savoir-faire et l’expertise de dirigeants, entrepreneurs et capitaines d’industrie au service de nouveaux entrepreneurs », dit-elle. L’association doit encore gagner en visibilité pour toucher l’ensemble du département et pas seulement les chefs d’entreprise qui gravitent autour des grands pôles économiques.

    Le temps de la transmission.

    Transmettre, voici la mission que s’est désormais assignée Caroline Berekbaum. Un rôle qu’elle prend très à cœur et dans lequel elle s’investit à 300%. Comme elle l’a toujours fait d’ailleurs au cours des 25 ans passés dans l’entreprise familiale. Les clés du succès ? « Beaucoup de travail, d’engagement et d’investissement personnel. Diriger une entreprise ne peut s’envisager sans passion, voire abnégation. C’est aussi faire des choix, parfois difficiles, et avoir toujours l’envie d’y croire même quand on voit poindre les nuages à l’horizon. C’est également entendre ce que l’entourage nous dit tout en allant au bout de ses idées, surtout quand on sait que ce sont les bonnes ! C’est avoir de l’audace et oser sans craindre l’échec, car si on se plante, on gagne en expérience ! Enfin, avec le temps, je me suis affranchie du regard ou du jugement des autres : j’assume tout ce que j’entreprends, même si cela peut déranger ou surprendre ! », confie-t-elle.
    Diriger une entreprise ne peut s’envisager sans passion
    Si le fait d’être une femme n’a jamais été un frein pour elle, Caroline dit avoir conscience d’avoir travaillé probablement davantage (qu’un homme) pour faire ses preuves et gagner en légitimité. À propos de l’entrepreneuriat au féminin, elle n’hésite d’ailleurs pas à « mettre les pieds dans le plat », quitte à bousculer le « politiquement correct ». « Je pose aujourd’hui cette question : est-ce la société qui empêche les femmes de s’épanouir dans l’entrepreneuriat ou les femmes qui se mettent elles-mêmes des freins ? Il est certain que diriger une entreprise requiert un engagement de tous les instants, cela nécessite parfois de faire des choix personnels qui peuvent avoir un impact sur l’équilibre familial. Personnellement, je l’ai complètement assumé. Je me demande si, au fond, les femmes sont aujourd’hui prêtes à renoncer à certains aspects de leur vie familiale comme le font certains hommes de manière tout à fait décomplexée ». Le débat est lancé …

    Entreprendre, une course d’endurance

    Caroline Berekbaum a toujours osé. Presque comme une injonction, « osez ! » est d’ailleurs le principal conseil qu’elle donne aux femmes qui aimeraient se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Elle ajoute : « Si je devais faire un parallèle avec une course d’endurance, je dirais que pour entreprendre, il faut être bien entraîné pour se lancer et prendre le bon rythme pour ne pas s’essouffler. Enfin, restez vous-même, n’essayez pas de jouer les gros bras pour vous imposer. Au contraire, transformez vos fragilités en atouts ! ».
    À la question, « Y a-t-il une figure entrepreneuriale qui vous inspire ? », l’entrepreneure répond non sans nous surprendre : « Non, je n’en vois pas. En réalité, je suis plus impressionnée par ces artisans qui font revivre avec passion les savoir-faire ancestraux et connectent le passé avec le présent et le futur. Ils sont discrets, ce sont de vrais passionnés. Ils créent des emplois et parviennent à embarquer de nouvelles générations à leurs côtés. Ces personnes m’inspirent réellement et je les ai toujours beaucoup admirées ».
    Le matin, au réveil, Caroline Berekbaum n’espère qu’une seule chose : « Que la journée m’apporte son lot de surprises ! Vivre des émotions différentes d’un jour à l’autre, voilà ce qui a ponctué ma carrière de dirigeante et rythme ma vie de manière générale », lance-t-elle avec un enthousiasme contagieux. Et si c’était ça, la clé de la réussite ?
  • Partenariat pour la reprise d’entreprise

    Partenariat pour la reprise d’entreprise

    Chaque année, selon PME-ETI France environ 50 000 PME et ETI changent de mains. Ce chiffre devrait fortement augmenter dans les années futures en raison de l’âge vieillissant des dirigeants d’entreprise. En 2024, 23% d’entre eux cèderont leur place à court ou moyen terme*. Ceci est à la fois un défi économique pour la France mais aussi un enjeu puisque ce sont 750 000 emplois à sauvegarder. En tant qu’acteurs majeurs de l’entrepreneuriat, le C.R.A et Réseau Entreprendre® s’unissent pour sauvegarder les emplois et les savoir-faire.  
    Nous sommes heureux d’annoncer que nous avons signé un partenariat avec le C.R.A (cédants et repreneurs d’affaires). Celui-ci vise à soutenir la reprise d’entreprises en France par des actions communes de nos réseaux respectifs et un accompagnement complet des futurs repreneurs.
    Depuis plus de 35 ans, le C.R.A, acteur majeur de la transmission des TPE/PME dans les territoires, contribue à la préservation des emplois et des savoir-faire. Ce réseau compte pas moins de 35 000 entrepreneurs adhérents et pour plus de 3 000 TPE/PME reprises. « Ce partenariat entre nos structures est une véritable opportunité au sens où l’action du C.R.A se situe en amont de la reprise quand celle du Réseau Entreprendre® va majoritairement au-delà « , indique Frédéric Vincent, le président.
    Olivier Lamarque, directeur général de Réseau Entreprendre®, ajoute « Notre expertise en matière d’accompagnement est également au service de la reprise. 38% de nos lauréats sont des repreneurs d’entreprises. Ce partenariat nous permettra d’en accompagner toujours de repreneurs pour concourir à leur réussite et ainsi pérenniser le savoir-faire et développer l’emploi dans les territoires « .
    Selon ce partenariat, Réseau Entreprendre® et le C.R.A s’engagent à faciliter les ponts entre leurs entités locales respectives et à faire connaitre les actions de chaque organisation auprès de leurs communautés. Des actions communes seront organisées autour de la reprise. Enfin, un livre dédié à la reprise d’entreprise sera publié par les éditions Réseau Entreprendre® en 2024. 
    *source : https://pme-eti.fr/cession-dentreprise-que-se-cache-t-il-derriere-les-chiffres/
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