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Auteur/autrice : admin

  • Réussir sa reprise d’entreprise #02

    Réussir sa reprise d’entreprise #02

    Se lancer dans la reprise d’entreprise nécessite d’anticiper et de planifier chaque étape. De la réalisation d’un business plan détaillé à la définition de prévisions financières réalistes en passant par l’évaluation du capital humain, il ne faut rien négliger avant de se lancer.
    Pour vous aider à relever le défi, suivez les conseils de Bertrand Cadillon, expert-comptable chez Fiducial, notre partenaire.
    Bertrand Cadillon, expert-comptableFiducial 
    Chaque année, des milliers d’entreprises changent de mains en France et aujourd’hui la reprise d’entreprise reprend son rythme d’avant-crise. Ces transitions représentent un nouveau chapitre pour les entrepreneurs, souvent marquées par des motivations personnelles ou professionnelles profondes. Parmi les principaux acteurs de ce marché, on trouve notamment les petites et moyennes entreprises (PME), avec une majorité de transactions concernant des entreprises de moins de 10 salariés.

    La décision de reprendre une entreprise peut découler de diverses aspirations. Certains entrepreneurs envisagent la reprise d’un commerce familial, souhaitant ainsi perpétuer une tradition ou une histoire familiale. D’autres sont motivés par le désir de devenir leur propre patron et de diriger leur propre entreprise, parfois après avoir accumulé une expérience significative dans le monde professionnel.

    1 – Préparez votre projet de reprise d’entreprise

    Quelle que soit la motivation sous-jacente, la reprise d’une entreprise exige une préparation minutieuse et une planification rigoureuse. Avant de se lancer dans ce projet d’envergure, il est essentiel de prendre le temps de définir clairement ses objectifs et ses aspirations en tant que futur dirigeant. Cette phase initiale de réflexion permet également d’évaluer ses propres compétences, son expérience, ses ressources financières et ses contraintes personnelles.

    2 – Identifiez vos cibles

    Une fois les objectifs personnels et professionnels clairement définis, il est temps de passer à l’étape suivante : la recherche et l’identification de l’entreprise à reprendre. Cette phase peut s’avérer complexe, mais elle est cruciale pour trouver la bonne opportunité. Les entrepreneurs peuvent s’appuyer sur un réseau d’experts économiques, tels que des avocats, des experts-comptables, des notaires, et des agents immobiliers, pour les guider dans leur recherche. De plus, de nombreuses plateformes en ligne spécialisées offrent des annonces d’entreprises à reprendre, facilitant ainsi le processus de sélection.

    3 – Diagnostiquez et évaluez l’entreprise ciblée

    Une fois que des entreprises potentielles ont été identifiées, vient l’étape cruciale du diagnostic et de l’évaluation. Rencontrer les vendeurs, étudier en profondeur les aspects financiers, juridiques et opérationnels de l’entreprise cible est essentiel pour prendre une décision éclairée. Cette phase implique souvent l’examen attentif des états financiers, des contrats, des baux commerciaux, ainsi que la compréhension de la culture d’entreprise et de la dynamique de l’équipe.

    4 – Négociez votre reprise d’entreprise

    Lorsque vient le moment de négocier la reprise, il est crucial d’être bien préparé. Les négociations portent souvent sur le prix de vente, les modalités de paiement, ainsi que sur d’autres aspects juridiques et opérationnels. Dans cette étape délicate, faire appel à des experts tels que des avocats et des experts-comptables peut s’avérer précieux pour garantir des conditions favorables et sécuriser la transaction.

    5 – Devenez dirigeant

    Enfin, une fois la reprise conclue, il est temps pour l’entrepreneur de devenir le nouveau dirigeant de l’entreprise. Cette phase de transition requiert souvent des compétences en leadership, en gestion du changement et en communication. Il est essentiel de rassurer les employés, de mettre en place une nouvelle vision et une nouvelle stratégie, tout en veillant à maintenir la continuité des opérations. Vous pouvez aussi vous rapprocher d’un réseau d’accompagnement comme Réseau Entreprendre® qui pourra vous apporter de précieux conseils dans la conduite de votre entreprise et ainsi contribuer à son succès.

    Conclusion

    En conclusion, la reprise d’une entreprise est un processus complexe qui demande de respecter les étapes, une préparation minutieuse, une analyse approfondie et des compétences variées. Cependant, avec la bonne stratégie et les bons conseils, elle peut aboutir à une transition réussie et à la création de valeur pour toutes les parties impliquées.
     
  • Augustin Bondonneau, un arc sur la première place du podium

    Augustin Bondonneau, un arc sur la première place du podium

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #04 Augustin Bondonneau

    Direction les JO 2024 pour Augustin Bondonneau et sa PME Uukha, qui conçoit, fabrique et distribue des arcs en matériaux composites.
    Le para-archer tricolore Guillaume Toucoullet, numéro un mondial de tir à l’arc handisport, permettra à l’entreprise française de poursuivre son ancrage français et sa visée à l’international, puisque la majorité des ventes se fait déjà à l’étranger. Plus de 400 paires de branches d’arc sortent déjà chaque mois de l’usine de Périgny.
    Rencontre avec ce lauréat de Réseau Entreprendre® Poitou-Charentes. 

    Peux-tu nous résumer ton parcours professionnel ?

    J’ai travaillé quasi 20 ans dans des grands groupes de cosmétiques.
    Diplômé de l’EDHEC, je suis passé par des postes de marketing, commercial et gestion de bureau dans l’export. Mais le fil rouge de ma carrière c’est l’international. Je suis parti au Moyen-Orient, en Asie et aux Amériques. Je suis revenu à Paris et c’est ce qui m’a permis de prendre conscience du savoir-faire et de l’excellence de la France à l’international.  

    Pourquoi t’être engagé dans cette voix et notamment développer l’aspect paralympique des produits ?   

    Je cherchais une belle PME française qui fasse de la conception, fabrication et distribution. Je voulais que la création de valeur soit dans notre territoire, le plus localement possible, avec un rayonnement international. Un produit innovant de qualité, plutôt milieu/ haut de gamme. Uukha, c’est tout ça ! 
    Des arcs pour amateurs jusqu’aux médaillés olympique conçus, réalisés en France à Périgny et vendus en BtoB à des archeries nationales et internationales. Des produits de haute performance sans sacrifier le plaisir de tir pour être appréciés de tout type d’archers.
    Nous transformons de la fibre de carbone et de verre grâce à des procédés brevetés uniques.  Cette haute qualité nous permet d’être présents aux JO 2024 et d’avoir notamment Guillaume Toucoullet comme « porte-drapeau ».  
    Guillaume Toucoullet, vice chmapion d’Europe 2023 de para tir à l’arc

    Qu’est-ce que tu as appris en côtoyant des sportifs de haut niveau tel que Guillaume Toucoullet ? 

    Humainement déjà, c’est quelqu’un de remarquable. Il a perdu l’usage de son bras gauche dans un accident de moto et tire avec la bouche. Ce niveau de résilience, cet état d’esprit positif sont une vraie source d’inspiration.
    J’ai été impressionné en discutant avec lui par l’exigence de la préparation, de l’entraînement et de l’anticipation sur tous les plans, physique, mental et avec le matériel. Rien n’est laissé au hasard.  

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Un succès n’arrive pas tout seul. La répétition des efforts qu’un sportif comme Guillaume applique au quotidien sont les clés de la réussite. Il y a énormément de travail, d’investissement et c’est déclinable pour l’entrepreneuriat. On ne voit souvent que le résultat qu’est la médaille, mais derrière, il y a du temps, des ajustements, des perfectionnements continuels. Comme pour la fabrication ou un lancement de produit, ce sont les détails qui font la différence. Il faut aller en profondeur dans chaque partie du process.  
    Pour réussir, il faut une équipe ! C’est clairement une aventure humaine collective qui engage la collaboration et les talents de toute une équipe tendue vers la cible, notre mission commune.  
    Autre parallèle : le mental. Le combat est bien souvent contre soi-même. La résilience est primordiale. Il faut rebondir, rester déterminé sur l’objectif. Quand ça ne passe pas par la porte, on passe par la fenêtre ! 

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    Je vais citer le créateur de Réseau Entreprendre® André Mulliez : « Pour créer des emplois, créons des employeurs ».
    Il faut soutenir, encourager et donner des capacités à ceux qui peuvent déployer de la valeur sur le territoire. Pouvoir échanger avec des personnes qui ont les mêmes problématiques même si nos activités sont différentes et partager ses expériences permet de ne pas répéter les mêmes erreurs.
    J’ai un parrain qui me suit depuis le début et c’est pertinent. Ça ouvre de nouvelles réflexions, de nouveaux horizons. Enfin, la bienveillance et la solidarité sont des valeurs phares de Réseau Entreprendre® que je partage.  

    Quel est ton plus grand succès ?

    Mon succès le plus significatif, c’est la reprise de Uukha, l’aboutissement d’un long process de reprise, presque 3 ans depuis l’origine du projet jusqu’à la reprise effective.
    C’est un succès qui va en appeler d’autres. On a pérennisé 10 emplois, 10 familles que l’on soutient sur le territoire. C’est une grande satisfaction ! 

    Ton pire échec ?  

    Pour l’échec, je vois plutôt des opportunités d’apprendre. Oui, il y a des choses que je n’ai pas réussies, mais ça m’a ouvert de nouvelles voies, dont la reprise de UUkha

    Ta devise en tant qu’entrepreneur ?    

    Aide-toi, le ciel t’aidera ! Il y a un maximum d’efforts et d’engagements qui doivent venir de toi et il y a une part providentielle. Il faut laisser place aux opportunités et lâcher prise ! 
  • #2 Reprise d’entreprise  :  pourquoi reprendre plutôt que créer ?

    #2 Reprise d’entreprise : pourquoi reprendre plutôt que créer ?

    Vous vous interrogez sur la reprise d’entreprise et vous êtes curieux de connaître les secrets d’une reprise d’entreprise réussie ? Pour vous guider et vous inspirer, voici notre série d’interviews d’entrepreneurs ayant privilégié cette forme d’entrepreneuriat, en partenariat avec le Crédit Agricole.


    En 2018, Stéphane Assolari s’est lancé dans une aventure entrepreneuriale en reprenant la Corderie Palus, une entreprise patrimoniale spécialisée dans la fabrication de cordages.

    Accompagné par Réseau Entreprendre Limousin, il nous présente, dans cette deuxième interview de notre série sur la reprise d’entreprise, son expérience entrepreneuriale.

    Stéphane Assolari, vous avez repris, en 2018, la corderie Palus, située à Saint-Pantaléon-de-Larche en Corrèze, pouvez-vous nous décrire l’activité de votre entreprise ? Pourquoi avoir choisi de reprendre une entreprise plutôt que d’en créer une ?

    La Corderie Palus est un atelier spécialisé dans la fabrication et la vente de ficelles et cordes en fibre naturelle ou synthétique. Sa particularité est d’être le dernier atelier traditionnel en France à travailler sur des métiers à corder historiques, de plus de 100 m de longueur (atelier labellisé EPV et listé au Patrimoine Culturel immatériel en France). Son activité complémentaire est la vente de fournitures à l’adresse du secteur de l’ameublement (mousse, outils, ressorts, accessoires multiples…).
    J’ai choisi de reprendre cet atelier pour de multiples raisons d’abord objectives : sa situation financière critique associée au potentiel de développement, son prix, son stock, le savoir-faire, le niveau d’investissements à engager… Mais aussi très subjectives que la raison ne peut expliquer : le coup de cœur, le patrimoine artisanal en péril, ma passion pour les métiers manuels
    La combinaison des deux aura produit une émotion très forte et une envie irrésistible de me lancer. Et pour moi, cette émotion est fondamentale. Elle est la grande différence avec la « simple » création d’une entreprise que l’on va apprendre à aimer sur la durée ou à construire à son image.
    Cela ne m’a toutefois pas empêché de créer une entreprise en 2022, Alphone-Corrèze, liée directement à l’activité de la première.

    Quels ont été les enjeux auxquels vous avez dû faire face à l’occasion de cette reprise ? Concernant le financement, comment cela s’est -il déroulé ?

    Au moment d’une reprise, il y a de multiples verrous à débloquer et pour ma part cela aura souvent été des enjeux nouveaux, encore jamais appréhendés.
    Ils peuvent-être très variables d’un projet à un autre. Pour moi, le premier enjeu aura été d’arriver sur un territoire nouveau, où je n’avais aucun réseau professionnel et où j’étais encore inconnu de tous et notamment des investisseurs bancaires et bien évidemment des vendeurs. Se faire reconnaitre comme un repreneur « crédible » auprès de tous les intervenants est donc fondamental pour faire avancer votre projet de reprise.
    J’ai immédiatement choisi de rentrer en contact avec Réseau Entreprendre® Limousin. Des professionnels (bénévoles !) aguerris à ce type d’opérations, facilitant les contacts avec tous les interlocuteurs et pouvant vous appuyer sur votre montage de projet, vous conseiller !
    Avec l’appui de Réseau Entreprendre®, le dossier de reprise de la corderie a duré une petite année, de septembre 2017 à septembre 2018. Cela constitue un temps court pour un dossier de reprise. Sans cette aide majeure, l’opération aurait assurément pris plus de temps. Car une opération de reprise est longue. Il faut donc être préparé à ce temps long. D’autant qu’il ne suffit pas de jeter son dévolu sur une entreprise, pour que le projet aboutisse.
    Le financement de la reprise se prépare également. J’ai eu la chance d’être suivi avec beaucoup de bienveillance par le Crédit Agricole. C’était la banque qui accompagnait La Corderie Palus avant son rachat. Elle connaissait l’historique de l’entreprise et mon souhait de sauver un patrimoine et des emplois. J’ai pu obtenir leur soutien et leur adhésion rapidement. J’ai aussi obtenu des financements de la région Nouvelle Aquitaine. À la fin du covid, en 2021, nous avons connu une belle accélération de notre activité et la Caisse d’Epargne est venu compléter le financement de l’activité. C’est notre deuxième banque aujourd’hui.

    En vous fondant sur votre expérience, quels conseils donneriez-vous à d’autres candidats à la reprise ?

    J’en donnerais deux fondamentaux.
    Le premier conseil important lorsque l’on reprend une entreprise, c’est d’aimer ce que l’on va racheter. Cela paraît bête à dire, mais il faut être conscient qu’il s’agit d’un engagement sur la durée sans la moindre période d’essai. Il faut donc être absolument convaincu de son choix. Une étude préliminaire poussée est essentielle car elle doit permettre de confirmer cet engagement personnel en plus de la viabilité du projet de reprise.
    Il existe de nombreux organismes ou associations pour vous conseiller, puis vous accompagner sur ce point. Pour ma part, Réseau Entreprendre® aura constitué une source de connaissances, de conseils avisés et de grande bienveillance avant, pendant et après la reprise de mon atelier !
    Le deuxième conseil significatif est de ne surtout pas faire l’erreur d’associer la reprise à une quelconque forme de réussite. Lorsque l’on reprend, on est pas du tout arrivé ! Réellement, le travail commence au moment de la signature !
    À mes yeux, la réussite, c’est de redresser, faire perdurer et/ou développer son entreprise sans jamais trahir les raisons initiales de son engagement.
    Il s’agit là bien souvent d’un travail de fond. Et je crois que j’ai encore beaucoup de travail…hahaha !
  • Sportiw, ou l’incroyable aventure du LinkedIn sportif !

    Sportiw, ou l’incroyable aventure du LinkedIn sportif !

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #04 Léa Gaget & Zeljko Kiauta

    Léa Gaget, vient du digital, Zeljko Kiauta, du sport. A la tête de Sportiw, qui vient de lever 1M d’euros, les deux lauréats de Réseau Entreprendre® Savoie sont en route vers les sommets.  
    Sélectionnée parmi plus de 100 start-ups en Europe, Sportiw est, pour la 2e année consécutive, partenaire du programme Breaking Barrières d’Adidas Europe.

    De plus en plus de joueurs, coachs, clubs et agents rejoignent cette plateforme internationale. Rencontre avec les deux associés du « Linkedin » sportif.  

    Pourquoi avoir créé Sportiw, le LinkedIn du sport, comme vous l’appelez ?

    Zeljko Kiauta : J’étais un sportif qui rêvait de devenir professionnel mais j’ai dû choisir entre le sport et les études. Je suis ensuite devenu agent de joueur.  
    Sportiw est né de la frustration de ne pas pouvoir aider suffisamment de joueurs. Je pouvais m’occuper de 40 maximum, pas le temps pour plus. Or il y avait beaucoup plus de joueurs talentueux à mettre en relation avec les clubs. Je cherchais une solution digitale quand j’ai rencontré Léa. 
    Léa Gaget : Nous nous sommes rencontrés en 2013, et peu après nous nous sommes associés dans une agence de recrutement sportif et nous avons lancé Sportiw en 2020. Notre mission est d’aider les sportifs et sportives quel que soit leur niveau, zone géographique ou moyens. Ce qui compte malheureusement dans le sport, c’est le réseau. Le talent ne suffit pas !  

    Zeljko, en quoi votre carrière d’ancien agent sportif vous est utile dans votre vie d’entrepreneur ?

    Comme agent, il faut développer beaucoup de compétences : médiateur, conseiller en image, coach. En tant qu’entrepreneur, c’est pareil ! On est à la fois gestionnaire, comptable, commercial, en charge du marketing. Il faut être polyvalent !

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Comme un sportif, l’entrepreneur doit être investi à 100% dans son projet. Il doit être discipliné, résilient. La gestion de l’effort est importante. Quand on est sportif, les temps de récupération sont longs.
    Quand on est entrepreneur, on oublie que les week-ends sont faits pour se reposer ! (Rires) Les valeurs sont aussi communes : travail en équipe, abnégation, goût de l’effort et du challenge. Travailler sans résultats au début quand on est entrepreneur, c’est une réalité. Puis ça vient, petit à petit. Il faut continuer à croire.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    Léa Gaget : Pour plein de raisons. Mais en premier, c’est le soutien et l’accompagnement. On est lauréat 2019, la promo Covid. La plateforme était en ligne en janvier 2020. En mars, on sait ce qu’il s’est passé… C’était une chance d’avoir ce soutien ! Le réseau est toujours  là pour ça. Nous aider lorsqu’il y a des challenges, nous mettre en relation avec les bonnes personnes, nous faire gagner du temps. La partie financement est très intéressante, mais l’accompagnement c’est le mieux. 
    Zelijko Kiauta : Réseau Entreprendre® est très dynamique en Savoie. Dans notre entourage, on nous a dit : il faut y aller ! 

    Quel est votre plus grand succès ?  

    Zeljko Kiauta : Je vais dire notre succès le plus récent, notre levée de fonds qu’on vient de boucler. 1 million d’euros ! 

    Léa Gaget : Chaque jour, par les messages que nous recevons de notre communauté : des joueurs et joueuses qui ont été recrutés et partent un peu partout jouer en France ou même à travers le monde. À ce moment-là, on se dit que ce qu’on fait, c’est utile.  

    Le pire échec ? 

    Léa Gaget : Les échecs font partie du quotidien, il y a des hauts et des bas. Il faut faire comme les sportifs : vite rebondir !
    J’étais dernièrement avec la championne de ski Marion Rolland qui rappelait que dans sa vie, elle a plus perdu de courses qu’elle n’en a gagné. Pourtant, elle est championne médaillée. Il ne faut pas perdre d’énergie sur les échecs. On doit les analyser et vite passer à autre chose. 

    Ta devise en tant que sportif ?    

    Zeljko Kiauta : Tu as 100% de chance de rater les tirs que tu ne tentes pas. Il faut essayer, quoi qu’il en coûte !

    En tant qu’entrepreneur ? 

    Léa Gaget : Le match n’est pas fini tant que l’arbitre n’a pas sifflé la fin. Il y a l’idée qu’il faut s’accrocher et qu’il y a toujours des choses à tenter.
  • Anthony Abbasse, virage à 180° vers l’entrepreneuriat  

    Anthony Abbasse, virage à 180° vers l’entrepreneuriat  

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #03 Anthony Abbasse

    Avec un palmarès impressionnant*, Anthony Abbasse prend une nouvelle trajectoire en 2020. Il devient propriétaire du plus grand complexe de Kart et quad de Vendée.

    Pour le talentueux pilote, Réseau Entreprendre® était le partenaire incontournable. Une aide précieuse pour l’accompagner dans le développement de son circuit Mecamax situé à l’Île-d’Olonne. Rencontre avec ce lauréat Réseau Entreprendre® Vendée.

    Peux-tu me résumer ton parcours sportif et professionnel ?

    J’ai commencé le karting à 7 ans. A 12, je participais aux championnats de France et gagnais 1er titre de champion.
    A 15 ans, j’accède au podium européen puis à 21 ans, je signe auprès d’un constructeur automobile comme professionnel et décroche le titre de vice-champion du monde.
    J’ai continué jusqu’à mes 30 ans, puis décidé d’arrêter pour me lancer dans l’entrepreneuriat en rachetant le circuit Mecamax.

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ? 

    L’opportunité d’abord. Ce n’est pas tous les jours qu’une une entreprise pareille se vend. C’est arrivé à un moment où j’étais un peu au sommet de ma carrière, je me posais des questions sur mon avenir. Et puis Mecamax est en accord avec mon sport. C’est un centre de karting qui propose de la location aux particuliers et aux entreprises. Le réseau était déjà fait. C’était une suite logique. Le lieu est plutôt sympa aussi, à 10 minutes des Sables d’Olonne ! 

    En quoi ta carrière d’ancien sportif de haut niveau est utile dans ta vie d’entrepreneur ?

    Déjà, pour la gestion des équipes. En sport collectif ou individuel, on a besoin des autres. Il faut arriver à tout mettre en ordre pour que les choses fonctionnent. Quand on est pilote, il faut une équipe derrière qui prépare le matériel pour arriver à gagner la course.
    En tant qu’entrepreneur, on a un peu la même chose. On a besoin d’hommes et de femmes pour tout coordonner et arriver au résultat que l’on souhaite. L’esprit de compétition est là aussi. Chaque jour est différent et il faut se remettre en question pour faire les bons choix.

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Toutes deux sont très prenantes. C’est quelque chose qu’on a constamment dans un coin de sa tête. Sportif, on pense tout le temps à la prochaine compétition ; entrepreneur, on pense constamment à son entreprise et tout ce qu’il y a à faire. C’est un vrai projet pour soi, cela nécessite 100 % d’implication.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    C’est un ami qui était dans Réseau Entreprendre® qui me l’a conseillé. Il m’a dit « tu vas voir, quand tu débutes, c’est bien pour t’accompagner parce qu’il y a quand même pas mal d’inconnues. »
    Effectivement, je me suis retrouvé dans un réseau qui est très formateur, avec une ambiance très bon enfant. J’aime beaucoup les échanges avec les nouveaux et anciens membres. On a le privilège de visiter et d’apprendre auprès de grandes entreprises vendéennes. Ce sont de belles rencontres.

    Quel est ton plus grand succès ?

    Venant d’une famille modeste, c’est d’y être arrivé avec pas-grand-chose.
    Dans tout ce que j’ai entrepris, au niveau sportif ou professionnel, je me suis donné les moyens d’y arriver. C’est peut-être la chance, je ne sais pas, mais en tout cas, j’ai toujours réussi à arriver à mes fins.

    Ton pire échec ?  

    Il était sportif : j’ai perdu une course alors que j’aurais pu être champion d’Europe. Si je n’avais pas abandonné cette course, j’aurais gagné. Ça m’a appris qu’il ne faut rien lâcher, qu’il faut toujours aller jusqu’au bout. Tant que la course n’est pas finie, il faut y aller.

    Ta devise en tant que sportif ? En tant qu’entrepreneur ?    

    J’ai toujours adoré faire beaucoup avec rien. Pour le sport mécanique, j’adorais être devant mes adversaires avec du matériel moins performant. C’était une fierté.
    Une main de fer dans un gant de velours. J’aime bien le résultat et la rigueur, mais il faut être doux et ménager sa monture.
    *Anthony Abasse a été 12 fois champion de France de karting, 7 fois vainqueur des 24 heures du Mans et 2 fois vice-champion du monde.
  • Privilégier le e-commerce dès le départ

    Privilégier le e-commerce dès le départ

    Béatrice de Montille, présidente de Réseau Entreprendre® Rhône, est la créatrice de Merci Maman. Cette chef d’entreprise accomplie et aguerrie nous plonge dans l’univers de son entreprise qui réalise 4.7 millions d’euros de chiffres d’affaires.
    Spécialisée dans la création de bijoux personnalisés, elle a fait le choix dès le lancement de privilégier le e-commerce. 
    Merci Maman est devenue en 16 ans une marque emblématique de bijoux personnalisés sur le marché européen. Fondée en 2007 par Béatrice de Montille en Angleterre l’entreprise réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 4,7 millions d’euros dont les 2/3 et à l’export et emploie 25 personnes. La marque a fait le choix stratégique de vendre principalement via son site internet et des plateformes digitales partenaires. 

    L’après Kate Middleton 

    En 2014, Kate Middleton choisit de porter l’un des colliers de la marque, ce qui génère immédiatement un impact phénoménal sur ses ventes en ligne. Toutes les clientes veulent LE collier de la duchesse ! En quelques mois seulement, le chiffre d’affaires de Merci Maman est multiplié par deux et l’équipe double passant de 6 à 12 collaborateurs.  S’enchaînent les trophées, l’ouverture à d’autres marchés en Europe, et c’est là que le e-commerce révèle son avantage clé : la possibilité de conquérir des marchés internationaux plus facilement sans devoir être présent avec des boutiques physiques. 
    Béatrice de Montille mentionne la nécessité de fournir une relation client très réactive surtout quand l’entreprise est uniquement présente en ligne, et a perpétuellement innové en termes de service client, offrant par exemple la possibilité de poser une question par le Chat ou par WhatsApp, en plus des traditionnels téléphones et emails. Elle insiste également sur la nécessité d’une communication ciblée sur les réseaux sociaux, soulignant la pertinence d’Instagram avec des comptes dédiés par pays. Merci Maman gère donc 4 comptes Instagram distincts (France, Angleterre, Allemagne et Italie) totalisant plus de 350 000 followers. De ces messages relayés au bon moment, ainsi que des newsletters personnalisées, dépendent les commandes, notamment lors de la Fête des mères, un des gros rendez-vous pour le e-commerce qui est célébré à des dates différentes dans chacun de ces pays.  
    Enfin l’entreprise a choisi d’innover en lançant continuellement de nouvelles collections, tout en gardant une gamme restreinte, permettant au client de se retrouver facilement dans leur offre et de finaliser plus facilement sa commande.  La gravure à la main, la production et l’expédition des commandes sont complètement internalisées dans leur atelier parisien, s’assurant ainsi de la qualité et de la rapidité de livraison (expédition en 24 heures).  

    Un nouveau tournant numérique 

    Avec la croissance de l’entreprise, la nécessité s’est imposée de migrer vers une plateforme plus performante en termes de back-end. Ainsi, Merci Maman a opté pour la V2 de Magento, non seulement pour renforcer la sécurité de son site, mais également pour améliorer sa visibilité sur Google. Cette nouvelle version leur a également permis de simplifier certaines intégrations avec des applications telles que TrustPilot ou celle de Chronopost pour les livraisons. 
    Béatrice de Montille souligne que cette innovation a été nécessaire après des années de croissance continue de leur chiffre d’affaires. Elle ajoute que, en atteignant une taille critique, leur entreprise était dans l’obligation de s’armer d’outils plus adaptés à la taille de l’entreprise. 
    Elle met l’accent sur la nécessité d’anticiper soigneusement de tels changements et de s’entourer de professionnels compétents. Malgré une mise en œuvre bien orchestrée entre agences, freelances et équipe interne de leur projet, une perte de 30% de leur chiffre d’affaires a été enregistrée lors de la migration, directement imputable à la dégradation de leur référencement sur Google. Conjointement à la période post-Covid, marquée par une diminution des commandes en ligne, la perte a été immédiate dès le jour du lancement. Il a fallu deux ans pour reconstruire ces liens. 
    C’est un rappel essentiel : lorsque vous avez 85% de votre chiffre d’affaires provenant de votre e-commerce, la performance de votre outil est impérative et doit être constamment optimisée. C’est la raison pour laquelle Merci Maman collabore avec des freelances et des agences dédiées à la gestion de leur site web et à leurs communications payantes sur les réseaux sociaux. 

    Conseils précieux pour les entrepreneurs en e-commerce 

    Si elle devait partager quelques conseils issus de son expérience : 
    1. Avoir un service client 5 étoiles : la clé réside dans une réactivité exemplaire et une proximité via des canaux tels que WhatsApp, et sur lequel ils ont amélioré leur service client, qui fonctionne particulièrement bien. 
    1. Écouter le client : cela peut aussi amener de bonnes idées d’innovation. Le digital exige de créer encore plus de lien avec les clients. 
    1. Oser et tester : Ne pas craindre de se lancer, de tester différentes approches. Le monde du digital évolue constamment, l’adaptabilité est essentielle. La perfection est l’ennemi du bien ! 
    1. S’entourer d’experts : en croissance, de pas hésiter pas à faire appel à des experts, que ce soit dans le marketing digital ou d’autres domaines spécifiques.  
    1. Nouer des partenariats commerciaux : les collaborations avec des marques partageant la même cible peuvent être des leviers puissants, comme leur partenariat avec une entreprise de mobilier pour chambre d’enfants.  C’est important de pouvoir partager des bonnes pratiques. 
    Le monde du e-commerce est une toile en constante évolution et offre une connexion authentique avec son audience. 
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #04 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #04 

    4e portrait de notre série RÉ’Elles, Elodie Geba et Anne Gaspar, co-fondatrices de Lilaea et lauréates 2021 et 2022 de Réseau Entreprendre® Picardie.
    Dans le flot tumultueux de l’entrepreneuriat, Élodie Geba et Anne Gaspar naviguent avec succès, portées par leur passion commune pour l’eau. Ensemble, elles ont fondé Lilaea, entreprise dédiée à la surveillance des eaux douces. Lauréates de Réseau Entreprendre® Picardie, elles témoignent de leur parcours jalonné de défis et d’accomplissements, mettant en lumière l’importance de leur partenariat et de leur vision pour un avenir plus durable. 

    Un duo qui coule de source…

    A priori, rien ne prédestinait Élodie Geba, 31 ans, à vivre un jour l’aventure entrepreneuriale. « Avec un papa issu du monde ouvrier et une famille maternelle dans l’éducation nationale, je n’ai pas vraiment grandi avec cette idée-là en tête », se souvient-elle. Elle sait en revanche dès son plus jeune âge, et le dit à qui veut l’entendre, que « plus tard, elle sera chercheuse dans l’eau ». Une idée qui la suivra longtemps, au moins jusqu’à sa soutenance de thèse : « C’est ma passion pour mon métier et l’envie de développer des solutions concrètes qui m’ont fait envisager l’entrepreneuriat plutôt que la recherche », confie-t-elle aujourd’hui.

    Des études à la vie d’entrepreneures 

    Quelques années plus tôt, à l’Université Reims Champagne Ardenne, Élodie rencontre Anne Gaspar. Les deux étudiantes sont loin d’imaginer que de cette nouvelle amitié naissante une belle aventure entrepreneuriale. Après un master en biologie spécialité « génie de l’environnement », Élodie choisit comme sujet de thèse l’écotoxicologie aquatique, autrement dit les effets des produits toxiques sur les êtres vivants dans le milieu aquatique. De son côté, Anne s’oriente vers l’étude des systèmes embarqués, notamment un sous-marin téléguidé devenu aujourd’hui un des outils innovants développés par Lilaea.  

    L’union fait la force  

    Pour ces deux scientifiques, l’idée d’une association coule de source. « Nous étions toutes deux passionnées par la recherche mais nous déplorions le manque de pont entre la recherche publique et le monde de l’entreprise. Nous voulions trouver des solutions qui puissent être développées et appliquées sur le terrain. Nous avions dans l’idée de créer notre entreprise une fois le cursus d’Anne terminé mais le marché venait de s’ouvrir et les appels à projets commençaient à tomber, c’était le bon moment pour nous lancer », se souvient Élodie. En mars 2021, elles créent Lilaea (prononcez Lilaé, en référence à cette nymphe aquatique de la mythologie grecque). Incubées au sein de Pépite A2U à Saint-Quentin, elles bénéficient dans les premiers temps du statut d’étudiant-entrepreneur. « En 2021, Anne commençait son master en alternance. Grâce à Pépite*, nous avons pu convertir l’alternance en temps d’entrepreneuriat », précise Élodie. 

    Se faire accompagner pour réussir 

    Quand on crée son entreprise, avoir l’idée est déjà une bonne chose, revêtir les habits d’un chef d’entreprise en est une autre. Novices en la matière, les deux associées se tournent rapidement vers Réseau Entreprendre® Picardie, conscientes de la nécessité d’être accompagnées dans leur démarche. « Nous n’avions pas un besoin financier au démarrage car nous étions soutenues par Bpifrance. En revanche nous étions en quête d’un accompagnement et d’un partage d’expériences pour comprendre quel type d’entrepreneures nous voulions devenir. Et aussi nous challenger sur notre vision à long terme », se souvient Élodie. Lauréates à deux reprises, en 2021 pour la création de l’entreprise, et fin 2022 lors de la commercialisation de leur solution, elles découvrent en Réseau Entreprendre® « un lieu d’échange et de partage familial et très ouvert ». « Nous avons ressenti beaucoup de bienveillance, de solidarité et de réciprocité. Nous n’étions ni formées ni préparées au métier de chef d’entreprise. Nous avons reçu ici tous les outils nécessaires, acquis de bonnes pratiques ainsi qu’une vision stratégique et de la maturité. Nous avons beaucoup appris et grandi au contact des personnes que nous avons eu la chance de rencontrer », témoignent-elles avec reconnaissance.
      

    La start-up qui facilite la surveillance des eaux douces

    En pleine croissance, la start-up qui compte six salariés, et bientôt trois de plus, a développé un sous-marin téléguidé pour la surveillance des eaux ainsi qu’une station de surveillance des eaux en continu.

    Lilaea propose aussi à ses clients, principalement les collectivités, industries et bureaux d’étude, un accompagnement sur-mesure : expertises, diagnostics de l’eau, actions de sensibilisation. « La raison d’être de Lilaea est de faciliter et démocratiser la surveillance des eaux douces », résume Élodie, fière, à juste titre, du chemin parcouru en seulement 3 ans.

      

    Savoir convaincre

    « Quand nous nous sommes lancées, l’eau, personne ne s’en préoccupait ! Nous expliquions notre projet et on nous regardait sans trop y croire. Nous avons réussi à sensibiliser les gens, à créer une communauté. Nous sommes fières d’avoir réussi à impulser un changement tangible. Nous avons su répondre à notre raison d’être, ce qui n’était pas gagné au départ. Et nous avons également réussi à mettre en place une équipe sympa, dynamique et performante, grâce à laquelle nous apprenons tous les jours », se réjouit Élodie.
    Les deux jeunes trentenaires vivent désormais de leur passion. Elles disent trouver leur inspiration, leur booster quotidien, dans les personnes qu’elles rencontrent, « leur envie de changement, de faire bouger les lignes, leur passage à l’acte dans le collectif. Ce positivisme, nous le partageons inconditionnellement ! ».
     
  • Pour Azza Besbes, Réseau Entreprendre® est une famille

    Pour Azza Besbes, Réseau Entreprendre® est une famille

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #02 AZZA BESBES

    Le dépassement de soi pour Azza Besbes, c’est une histoire de famille.  Avec une mère championne de Tunisie de fleuret et toute une fratrie championne d’escrime, la compétition fait partie de sa vie.  
    Une famille pour le sport et désormais, une famille pour son entreprise Azza Fencing, à travers Réseau Entreprendre® Val de Marne, dont elle est lauréate depuis 2021. Une aide précieuse qui lui permet de développer sa société de vente de chaussures d’escrime. Rencontre avec une entrepreneuse à l’énergie communicative.  

    Quel a été ton parcours du sport à l’entrepreneuriat ? 

    J’ai commencé l’escrime à 8 ans et ma première médaille en championnat du monde à 16 ! En 2016, j’ai senti que j’ai atteint mes limites en Tunisie et que je risquai de plafonner. J’ai alors décidé de partir en France toute seule à l’âge de 17 ans pour poursuivre mon rêve de devenir championne mondiale. Ma famille, restée en Tunisie, a validé mon projet et m’a encouragé a partir en France, grande nation d’escrime . J’ai participé à trois JO, remporté plusieurs coupes du monde en juniors et seniors et classé top 10 mondial pendant 10 ans. La plus belle médaille de ma carrière a été l’argent en 2017, au championnat du monde. En parallèle, j’ai obtenu un master en Contrôle de gestion et Finance d’entreprise ainsi qu’un diplôme d’ingénieur en systèmes d’Information et réseaux. 

    Pourquoi es-tu devenue entrepreneuse ?   

    Suite au report des JO de Tokyo lié au Covid, je ne voulais plus continuer, mon corps était au bout. Je travaillais alors pour Ernst & Young, mais voulais me lancer dans l’entreprenariat. Mon mari m’a dit « pense à ce qu’il manque dans l’escrime. » J’ai tout de suite eu l’idée des chaussures ! En trouver de qualité a toujours été compliqué, je me suis dit c’est ça, le manque est là !  

    En quoi ta carrière d’ancienne sportive de haut niveau est-elle utile dans ta vie d’entrepreneure ?   

    L’exigence demandée par l’entreprise, démarrer de zéro, vouloir se dépasser, ça ressemble au sport de haut niveau. On vit, on respire, on mange travail. Tu ne connais pas l’issue, mais si tu as travaillé sans cesse, peu importe, tu arrives serein.  
    Quand on a commencé Azza Fencing, on ne savait pas quelles chaussures on allait produire, quel retour on aurait des escrimeurs. Ma connaissance des besoins me donne une expertise. Le slogan de ma marque c’est « From fencer to fencer ». Ça met en confiance.  

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?  

    Au-delà du sport, je ne connaissais pas la gestion d’entreprise, l’administration, la logistique, douanes, contrôle qualité… Il fallait me faire accompagner. Réseau Entreprendre® c’est une famille.  Ce côté humain est très important pour moi. Tout le monde veut t’aider, veut que l’autre s’améliore et ça j’adore !  
    Chacun a une expertise dans un domaine précis, c’est une vraie richesse. À chaque fois que j’ai eu un doute, quelqu’un était là pour me répondre, trouver des solutions.  Réseau Entreprendre®, c’est une bible ! Pour rien au monde je ne changerai ! 

    Quel est ton plus grand succès ? 

    Je ne peux pas citer un succès en particulier, il y en a eu beaucoup entre ma carrière de sportive puis celle d’ingénieur, mes études…  
    Ma fierté c’est d’être sortie de ma zone de confort et d’avoir réalisé ce projet. Je travaillais dans la fusion acquisition pour groupe pétrolier, une situation confortable. Et pourtant, avec mon mari, on a tout lâché, malgré nos deux enfants en bas âge. On a osé aller explorer et continuer à apprendre et travailler.  

    Ton pire échec ?  

    Je n’aime pas le mot échec. Des défaites, des déceptions, des mauvais coups, j’en ai eu. Plus on va au sommet, plus on risque de tomber de haut. La perte de ma mère a été difficile, j’aurais aimé l’avoir près de moi pour qu’elle voit ce que je fais, mon entreprise, ma famille.  
    Mais tous ces coups durs m’ont poussé à faire plus d’efforts, à continuer à me battre. C’est important de rester humble et de garder les pieds sur terre. 
     

    Ta devise en tant que sportive ? En tant qu’entrepreneuse ?    

    « Ce qui compte c’est le voyage, pas la destination. » Cette phrase elle vaut aussi bien pour le sport que pour l’entreprise. Il faut s’entourer des bonnes personnes aussi. Et je dirai « Travail et Humilité ». C’est ça la clé ! 
  •  Des J.O à l’entrepreneuriat, ça glissait tout seul !

     Des J.O à l’entrepreneuriat, ça glissait tout seul !

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #01 Vincent Bachet, capitaine dans l’âme

    D’international de hockey à dirigeant d’entreprise il n’y a qu’un pas ! Et c’est naturellement qu’après une prolifique carrière de sportif de haut niveau, Vincent Bachet, ancien capitaine de l’équipe de France, a glissé vers l’entrepreneuriat.
    Sa reconversion, murement réfléchie s’est faite via Octometha, start-up de méthanisation qui a déjà reçu de nombreux prix : Metha Europe, Semeur d’innovation et Rev’Agro en décembre 2023.
    Rencontre avec ce chef d’entreprise, lauréat de Réseau Entreprendre® Picardie, pour lequel Sport et Entreprise sont une question d’équipe.

    Vincent, peux-tu revenir sur ton parcours ?

    J’ai commencé le hockey à 7 ans. À 15 ans, j’ai été en sport-études à Reims. Après un passage aux États-Unis dans une équipe avec laquelle j’ai été champions des US juniors, j’ai intégré l’équipe de Caen. Nous avons rapidement été vice-champions de France et vainqueur de la Coupe de France. À 20 ans, j’ai connu mes premiers championnats du monde à Saint-Pétersbourg.
    Le moment marquant de ma carrière a été les JO de Salt Lake City en 2002 alors que j’évoluais avec mon Club Formateur, Reims. Autres moments inoubliables : le titre de champion de France avec Amiens en 2004 et mon dernier match contre l’équipe russe championne du monde à Helsinki en 2013, que nous avons gagné !

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ?   

    J’ai commencé ma reconversion comme conseiller en gestion de patrimoine mais j’ai vite cherché un projet professionnel plus impactant. J’ai rencontré un entrepreneur qui était en train de mettre au point une nouvelle technologie de méthanisation. Je me suis associé en 2018. J’y ai appris la technologie que nous avons perfectionnée aujourd’hui avec Octometha.

    En quoi ta carrière d’ancien sportif de haut niveau t’est-elle utile dans ta vie d’entrepreneur ? Quels parallèles fais-tu entre les deux ? 

    Dans le sport comme dans l’entrepreneuriat, il y a la nécessité de se dépasser, de toujours progresser. Le mental est très important. On doit se remettre en question en permanence.
    On profite très peu des victoires et des succès. Dès le lendemain, on est tourné vers un nouvel objectif. Il ne faut pas trop regarder dans le rétroviseur. Il faut penser à aller plus loin, être plus fort.
    Mon passé de sportif est un réel atout dans ma carrière d’entrepreneur. Grâce au sport, la gestion de l’échec est acquise. C’est une aide solide. Dans le sport j’étais capitaine, un poste qui demande de savoir fédérer et où l’on veut mener l’équipe à la victoire. L’entreprise c’est pareil, c’est un ensemble de partenaires hétérogènes auquel il faut s’adapter et faire en sorte d’aller vers un objectif commun.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?  

    Je connaissais Réseau Entreprendre® et mon incubateur me l’a conseillé.
    Lorsqu’on construit une start-up, on manque de ressources, on est un peu seul. Le fait d’être appuyé par un mentor, de participer chaque mois à des réunions avec des pairs qui sont dans la même situation, c’est une énergie positive. Les rencontres avec des spécialistes qui maitrisent les enjeux du travail de chef d’entreprise apportent un gain en terme d’expérience. Faire partie de cette famille qu’est Réseau Entreprendre® est un vrai plus.

    Quel est ton plus grand succès ? 

    Mon plus grand succès aura été de parvenir à cumuler ma vie de sportif, mes études, mon travail en banque et ma vie de famille. Faire ces 4 choses en parallèle nécessite une capacité d’organiser et de prioriser les choses.

    Ton pire échec ?  

    Mon expérience dans la précédente entreprise qui n’a pas été pérenne. J’ai beaucoup appris sur la manière de gérer une entreprise. J’ai perdu quelques années mais je récupère une technologie qui fonctionne et qui répond à des enjeux sociétaux et environnementaux.  

    Ta devise en tant que sportif ? 

    1 + 1 = 3. Dans un collectif, quand les individualités jouent ensemble, ça permet d’améliorer les performances. 

    En tant qu’entrepreneur ?  

    C’est un peu la même. On ne peut pas être spécialiste en tout. Il faut savoir s’entourer pour ne pas avoir de trous dans la raquette et délivrer les objectifs qu’on s’est fixés. 
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #03 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #03 

    3e portrait de notre série RÉ’Elles, Mélissa Nabais-Moreno est la dynamique directrice de Réseau Entreprendre® Hainaut.
    Engagée avec passion dans sa vie professionnelle comme personnelle, elle encourage les femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat. Ses positions se concrétisent par des actions ! Elle incarne le potentiel infini de l’entrepreneuriat au féminin. Découvrez-là dans notre nouvel article dédié aux entrepreneures. 

    Brillez par vos compétences et ayez de l’ambition ! 

    Mélissa Nabais-Moreno, à gauche, aux côtés de Cécile Masson, ancienne présidente.
    Proximité, plaisir et énergie positive, Mélissa Nabais-Moreno a fait siens ces trois mots chers à Réseau Entreprendre® Hainaut dont elle partage les valeurs depuis plus de 9 ans. La jeune femme de 31 ans le clame avec fierté : « Je suis un bébé Réseau Entreprendre® ! ». Entrée en 2014 comme chargée d’étude de projets en alternance, elle a tracé sa route avec passion jusqu’à en devenir la directrice de l’association en 2021.  
    Depuis octobre 2023, elle est aussi une jeune cheffe d’entreprise à la tête du Manoir du Monde, lieu emblématique de Lieu Saint-Amand, qu’elle a transformé en salons de réception et de séminaire. Un projet entrepreneurial, familial et conjugué au féminin avec sa sœur et sa belle-mère. «Je suis passionnée par l’entrepreneuriat. Que ce soit au sein de Réseau Entreprendre® ou dans ma propre entreprise, je m’enrichis tous les jours au contact des personnes que je rencontre. Quel bonheur de se lever chaque matin et d’être dans cette énergie créatrice qui vous anime tant ! » confie-t-elle.

    Inspirer les femmes par l’action 

    Très impliquée dans l’entrepreneuriat féminin, Mélissa est à l’initiative de nombreux événements destinés à le promouvoir. « Pour inciter les femmes à se lancer, il faut mettre en avant les entrepreneures qui réussissent », martèle-t-elle. Dont acte : en octobre 2023, elle embarque dans un projet fou 8 membres de Réseau Entreprendre® Hainaut, direction le désert marocain et le mythique Rose Trip Maroc*. « Nous avions constitué 3 équipes de 3, dont une qui a remporté le trophée Entreprise, quelle fierté ! C’était une première pour nous et nous renouvellerons certainement l’expérience en 2024. Nous avons réussi à fédérer l’ensemble de notre communauté, créant une grande émulation autour de nous », s’enthousiasme-t-elle. Ce challenge, comme d’autres actions un peu moins spectaculaires, s’inscrivent dans le cadre du programme Wom’Energy porté par Réseau Entreprendre® à destination des femmes entrepreneures. Lancé en 2017, il affiche une signature sans équivoque : « Encourageons les femmes entrepreneures à se dépasser ! ».  
    Car le constat est sans appel ! Si l’entrepreneuriat féminin est largement sous-représenté en France, il l’est encore plus dans le Hainaut  avec seulement 13% de femmes à la barre d’une entreprise. « Pour faire bouger les lignes, nous avons choisi la pédagogie, l’éducation et la sensibilisation. Nous levons les freins que certaines femmes porteuses de projets se mettent seules. C’est pourquoi nous avons médiatisé notre participation à ce trek. C’était une façon de montrer que l’on peut être une cheffe d’entreprise et partir une semaine au Maroc sans que la maison ne brûle et l’entreprise ne dégringole. Nous ne sommes pas des féministes militantes, mais nous aimerions inspirer et montrer que sur notre territoire il y a des femmes qui entreprennent et qui réussissent ». Intarissable sur le sujet, Mélissa pousse facilement, et d’autant plus depuis ce challenge réussi, la comparaison entre entrepreneuriat et sport de haut niveau qui requiert de tracer son cap, se réorienter parfois, changer de stratégie, apprivoiser le dépassement de soi…  

    L’entrepreneuriat n’est pas une question de genre.  

    Lancé en 2023 dans le Hainaut, le programme Wom’Energy nourrit l’ambition d’atteindre le cap de 30% de femmes accompagnées par Réseau Entreprendre®. Mais la jeune directrice précise toutefois : « Rallier des dirigeantes de PME à notre réseau, donner envie à des porteuses de projet de nous rejoindre puis de les amener à être ambitieuses, c’est un beau challenge. Mais vous savez, la vraie vie n’est pas féminine, elle est mixte. Nous savons que les femmes peuvent être plus sensibles aux échanges et parfois plus intimidées pour défendre leur projet pourtant solide ! C’est pour cela que nos membres accompagnateurs masculins ont été formés à la gestion des émotions. Cela s’arrête là car l’entrepreneuriat n’est pas genré et nous ne voulons pas aller dans ce sens », ajoute-t-elle.  

    Se servir des échecs des uns pour aider les autres. 

    Les jeunes femmes que Mélissa rencontre lui semblent plus averties ou en tout cas moins effrayées par se lancer dans l’entrepreneuriat. Elle se permet toutefois de leur livrer ces quelques conseils : « Osez et soyez droites dans vos baskets. Soyez qui vous êtes, n’essayez pas de vouloir vous changer mais brillez par vos compétences et ayez de l’ambition ! ». Elle sait que ce « parler-vrai », de femme à femme, les touche particulièrement. Et à tous les autres, elle leur dit simplement « de venir comme vous êtes, avec vos faiblesses, vos réussites et vos échecs dont on va se servir pour aider les autres. Je suis convaincue d’une chose : c’est en étant entouré que l’on avance mieux. C’est la force de notre réseau et je milite pour cela ».  
    En 2023, Réseau Entreprendre® Hainaut a également organisé une très belle exposition photos baptisée « Réalise-toi, ose réussir l’entrepreneure qui est en toi ». 20 femmes se sont dévoilées sous trois mots-clés : audace, confiance en soi et ambition. « En 2024, nous aimerions faire voyager cette exposition dans des lieux économiques et scolaires, toujours avec l’idée de montrer des figures locales qui réussissent pour inspirer des porteuses de projets », annonce Mélissa.  

    Hors cadre

    Et elle, quelle est la figure entrepreneuriale qui l’inspire ? « Camille Cottin », répond-elle presque en s’excusant de ce choix quelque peu surprenant. « Cette actrice est solaire, charismatique, elle a su avec humour au travers de la série Connasse démonter les stéréotypes au féminin. J’aime son engagement pour les femmes, j’admire son parcours et puis, je dois vous avouer qu’elle me fait bien rire ! ». Voilà sans doute la meilleure inspiration qui soit… 

      
    ©photo portrait noir et blanc de Mélissa : Delphine Chenu
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