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admin, Author at Réseau Entreprendre - Page 9 of 38

Auteur/autrice : admin

  • Olivier Andoh, ne rien lâcher sur le terrain et dans la cybersécurité !

    Olivier Andoh, ne rien lâcher sur le terrain et dans la cybersécurité !

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #08 Olivier Andoh

    Avec SkillX, Olivier Andoh a visé juste ! Cet ancien basketteur professionnel a quitté le terrain et créé Skillx, une entreprise de cybersécurité & Cloud.
    En pleine digitalisation des entreprises, ce service numérique joue un rôle majeur. Les 15 experts de l’entreprise lilloise traquent les cybers attaques.
    Toujours en recrutement, l’entreprise cherche des profils en cette période de JO où la cybercriminalité explose !  Après Lille et Paris, Olivier Andoh, ambitionne de continuer de se développer dans les Hauts-de-France. Rencontre avec ce lauréat 2021 de Réseau Entreprendre® Nord.  

    En quelques mots, peux-tu me résumer ton parcours sportif et professionnel ?  

    J’ai commencé le basket à 8 ans en Côte d’Ivoire. J’ai eu la chance de pouvoir jouer avec toutes les sélections. J’ai été champion de Côte d’Ivoire avec mon équipe junior. Mon rêve était de jouer en NBA. Arrivé en France, j’ai joué en niveau national, ce qui m’a permis de financer mon master d’informatique réseau et sécurité. Grâce au basket, je n’ai pas eu à travailler pour d’autres personnes. Du coup, après la fin de mes études, j’ai pu réfléchir et créer mon propre projet.  

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ?      


    Ma soif de liberté. C’est quelque chose qui me caractérise. Je n’aime pas les codes établis s’ils n’ont pas de sens pour moi. Et puis l’envie de créer mon projet, mon collectif pour défendre ma vision du monde. J’ai eu une certaine influence familiale avec une quête entrepreneuriale. En Côte d’Ivoire, j’ai évolué dans un milieu favorisé où j’ai vu des gens bien vivre par leur travail. Ça m’a beaucoup aidé. 

    En quoi ta carrière d’ancien sportif est utile dans ta vie d’entrepreneur ?

    Ce que je retiens du sport, c’est que l’on perd plus qu’on ne gagne. Un champion comme Michael Jordan qui a joué 20 ans, a gagné 6 titres. La défaite fait partie du jeu et même quand c’est dur, on doit se relever et continuer à s’entraîner. Je vois vraiment ce parallèle. L’entrepreneuriat, ce n’est pas un chemin facile. Il faut l’accepter et rester motivé ! 

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ? 

    Le partage, la confiance, la solidarité. En basket, On n’est pas obligé de s’apprécier mais quand on est sur le terrain, on joue en équipe, on passe la balle à ses co-équipiers. Ce qu’on veut, c’est partager la même vision, avoir le même objectif. Et ça, c’est très puissant ! Ce sont des valeurs que j’essaie de transmettre à mon équipe. J’ai créé une entreprise dite libérée où il y a beaucoup de transparence sur les salaires, les décisions. On a d’ailleurs un projet en cours. Faire un partage de parts avec les salariés. 

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ?     

    La première motivation était de lutter un peu contre la solitude de l’entrepreneur. J’ai créé mon entreprise seul et après 3 années, j’ai eu mes premières difficultés. Ma compagne, mes collaborateurs ne suffisaient pas. Je voulais me rapprocher d’un réseau.
    Les valeurs de Réseau Entreprendre® m’ont tout de suite parlé. Le côté régional est assez puissant. Voir des témoignages d’entrepreneurs que je connais m’a donné envie d’y aller. Les personnalités également. Pouvoir me rapprocher de mes pairs, me challenger avec d’autres entrepreneurs, prendre du recul.

    Quel est ton plus grand succès ?       

    Ils arrivent ! Il y a encore beaucoup de choses à faire. J’ai soif d’autres choses, j’ai d’autres ambitions. Mais je suis déjà fier d’avoir créé mon entreprise dans une période complexe de Covid. Donc aujourd’hui, avoir une boite à flot est déjà un grand succès. Et puis j’ai réussi en tant que franco-ivoirien aussi. Ça, c’est une grande fierté. 

    Ton pire échec ?       

    Ne pas avoir pu jouer en NBA ! Sinon… rien de dramatique pour le moment.

    Ta devise en tant que « sportif » ?         

    Ne rien lâcher ! Il y a toujours un rebond. Il faut rester positif et avoir des rêves. 

    En tant qu’entrepreneur ?         

    Je m’applique les mêmes choses en entreprise. Avec l’entreprise, c’est pareil ! Il faut s’accrocher et on y arrive toujours ! D’une manière ou d’une autre.
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #06

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #06

    6e portrait de notre série RÉ’Elles, celui d’une cheffe d’entreprise qui a décidé d’entreprendre à deux, avec son conjoint.
    Nous les avions laissés en 2018, La Minut’Rit comptait alors 32 salariés et franchisés et les deux fondateurs avaient décidé de se tourner pour la seconde fois vers Réseau Entreprendre® afin de sécuriser le développement de leur entreprise.

    Double dose de bonheur : entreprendre en couple



    Nous retrouvons Cécile et Antoine en 2024, toujours aussi enthousiastes et fiers du chemin parcouru : leur entreprise compte aujourd’hui près de 80 « minuteurs » (franchises et succursales confondues) partout en France.
    Le 20 juin 2024, ils ont vendu leur entreprise et s’apprêtent à se lancer, toujours en duo, dans un nouveau projet entrepreneurial « dans la création de mobilier et d’objets d’art d’exception », nous souffle Cécile.

    Une vie choisie et assumée

    Fusionnel depuis 18 ans, le couple cultive le partage et la complémentarité dans leur vie privée et au travail. « Il n’y a pas de conflit entre nous ! Au sein de l’entreprise, chacun sait ce qu’il doit faire. Antoine se consacre à la partie commerciale, les finances et l’administratif. A moi le marketing, la communication, les RH et la gestion des franchises », explique la jeune femme.
    Et s’ils sont aujourd’hui parents de deux jeunes enfants de 7 et 9 ans, Cécile et Antoine se sont consacrés pleinement à La Minut’Rit, « notre premier bébé », tout en veillant à respecter leur équilibre familial. Pas évident quand le bureau est à la maison ! « Nous gérons tout en télétravail, c’est un vrai gain de temps et un confort de vie appréciable même si nous commençons à ressentir les limites du modèle. Le travail à la maison est à double tranchant. Heureusement, les enfants nous obligent à « couper ». Mais cette vie, nous l’avons choisie et c’est sans doute la meilleure décision que nous ayons prise », confie Cécile. Ils ont également eu la chance de pouvoir compter sur l’agilité et la réactivité de leurs salariés, toujours prêts à les épauler.

    Apprendre et transmettre

    Créée au Havre en 2012, La Minut’Rit a connu en 12 ans un développement remarquable. En « facilitateurs du quotidien », ceux que l’on a surnommés les « minuteurs », apportent chaque jour une solution de services à des milliers de salariés qu’ils soient issus de PME ou de grands groupes tels que Safran, Schneider Electric, Thalès, Sanofi pour ne citer qu’eux. « Notre valeur ajoutée ? Nous sommes hyper réactifs, flexibles, agiles et axés sur le développement durable. La Minut’Rit est une conciergerie d’entreprise “hybride”, 100% sur mesure, locale, sociale, connectée et implantée partout en France grâce à un réseau structuré. Nous en avons fait volontairement une marque forte avec une identité ludique et colorée », se félicite Cécile.

    Serviabilité, enthousiasme, adaptabilité, respect et solidarité sont les valeurs prônées et incarnées au quotidien par Cécile, Antoine et leurs collaborateurs. Des valeurs que la jeune femme n’hésite pas à partager au sein de Réseau Entreprendre® Normandie Estuaire au sein duquel elle est très investie. « Je suis administratrice et j’anime les clubs de lauréats et les comités Avenir. Cet engagement me permet de rendre ce que j’ai reçu au moment de la création. J’aime l’idée d’accompagner des personnes qui se lancent avec des rêves et de beaux projets. J’aime la nouveauté et les démarrages et j’ai envie de continuer à apprendre et à transmettre », dit-elle.
      

    En mode « Pop In ! »

    Et parce qu’entreprendre en couple a été pour elle une révélation, Cécile a souhaité partager son expérience en créant en 2021 son podcast Pop In !. « J’écoutais beaucoup de podcasts et puis un jour, j’ai eu envie de me lancer ! ».
    Cette fois encore, l’aventure s’écrit à deux : Cécile au micro, Antoine au montage. « Je ne suis pas la meilleure mais j’apprends », dit-elle humblement, en ajoutant : « Nous sommes encore en mode débrouillardise mais nous réfléchissons à passer en mode optimisation avec une solution qui ne soit pas trop chronophage et surtout qui puisse continuer à me plaire ». Pour la saison 1 de son podcast, Cécile confie avoir pris un grand plaisir à écouter et à faire découvrir « des personnes enthousiasmantes et passionnées, des gens qui débordent d’énergie ». Comme elle.
    Pour la saison 2, la jeune femme a eu envie de faire témoigner des couples qui, en entreprenant à deux, y ont trouvé le bonheur. Comme eux…
      
  • Coach’eo : le sport, que du bonheur 

    Coach’eo : le sport, que du bonheur 

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #07 Amélie Darnat

    Une solution tout-en-un pour les coachs sportifs ! C’est ce que propose Coach’Eo, développé par Amélie Darnat, lauréate 2022 de Réseau Entreprendre® Bourgogne 
    700 coachs inscrits et plus de 1200 utilisateurs peuvent entrer en contact pour pratiquer et programmer des séances y compris sur mesure via un configurateur.  
    Pour la team Coach’Eo et surtout pour sa fondatrice, le bonheur se compose « à 99,9% de sport », raison essentielle pour le rendre accessible à tous. Découvrez cette cheffe d’entreprise passionnée… de sport !  

    En quelques mots, peux-tu me résumer ton parcours ? 

    J’ai commencé Coach’Eo rapidement après mes études. J’ai fait une licence STAPS en management du sport puis une école de commerce et un master business et marketing du sport. J’ai trouvé un CDI comme administrateur de ventes, c’est à ce moment-là que j’ai eu l’idée de créer Coach’Eo. Avant de me lancer, j’ai fait une école de développement web.  
    Sur le plan sportif, j’ai longtemps fait du ski en compétition. Pour me préparer, je faisais du vélo et je suis tombée amoureuse de ce sport. J’en ai fait 10 ans.  J’ai été championne régionale de VTT, 2e en coupe de France VTT amateur et 9e de la Coupe de France Élite. Et on a été 3e de la coupe de France par équipe sur route, en étant toujours licenciée en Bourgogne Franche-Comté.

    Pourquoi es-tu devenue entrepreneure ?     

    Je ne me voyais pas faire autre chose. Je suis issue d’une famille d’entrepreneur. Mon grand-père a ouvert sa dernière entreprise à 84 ans ! Depuis toujours, je cherche des idées. J’ai besoin de mettre en place des actions, de sentir que je fais des choses utiles. Avant Coach’Eo, j’ai fait une dizaine de business plans sur différents sujets. Ma plateforme de coachs sportifs est cohérente avec mes ambitions. Elle est innovante et tient la route.  

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?  

    En premier lieu, il y a la résilience ! Quand on fait du sport à haut niveau, on se prend plus souvent des claques qu’autres choses. On apprend à rebondir.
    Il y a les valeurs aussi. Quand on parle avec d’autres sportifs, on a le même langage, les mêmes objectifs de performance.
    Et le rythme de vie : dans le vélo, il faut être très cadré sur l’alimentation, le sommeil, la récupération, c’est ce que j’ai mis en place dans l’entreprenariat. Ma vie est assez millimétrée. J’essaie de faire un minimum d’excès pour tenir sur le long terme.  Je coupe mon ordinateur le soir et je me tiens à ne travailler qu’une demi-journée le week-end.  

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    J’ai connu Réseau Entreprendre® Bourgogne grâce à mon avocat. Ça a tout de suite matché avec les personnes de l’association qui ont été les premières qui j’ai présenté Coach’Eo et par là-même, les premières à croire en moi. C’était ma première expérience.  
    L’accompagnement aussi est incroyable ! Il n’y a que des gens profondément gentils qui ont envie d’accompagner les autres. Réseau Entreprendre® ce n’est que de la bienveillance. Dès que j’ai une question, ils sont là. Ils m’aident à passer les caps, à me positionner en tant que chef d’entreprise.  

    Quel est ton plus grand succès ?

    C’est d’être encore là avec ma société, deux ans après l’ouverture. Et d’être heureuse de ce que je fais tous les jours. Je m’épanouis vraiment. 

    Ton pire échec ?  

    Au tout début, au niveau des développements web, j’ai voulu faire des embauches rapides. Au final, je n’avais pas les compétences pour diriger un technicien ce qui fait qu’on a perdu presque qu’un an en termes de développement. On a du tout reprendre parce que l’application ne tenait pas la route.

    Ta devise en tant qu’entrepreneur ?    

    Ne jamais lâcher ! Plus on s’entraîne, plus on va loin. Jamais baisser le bras ! 

    Ta devise en tant que sportive ?      

    Pareil !   
  • Propriété industrielle : Réseau Entreprendre® et l’INPI, l’exemple de la Vendée 

    Propriété industrielle : Réseau Entreprendre® et l’INPI, l’exemple de la Vendée 

    Fin 2023, nous lancions un partenariat avec l’INPI. Plusieurs associations Réseau Entreprendre® ont engagé une collaboration pour mieux accompagner les lauréats sur leurs enjeux de propriété industrielle.
    Découvrez l’exemple de la Vendée à travers l’interview croisée entre Claire Péault, directrice de Réseau Entreprendre® Vendée, et Sonia Buscail, chargée d’affaires Propriété industrielle de l’INPI des Pays de la Loire 

    Vous avez engagé un partenariat entre l’INPI et Réseau Entreprendre® en Vendée : pouvez-vous nous indiquer quel sens vous donnez à cette collaboration ?

    Sonia Buscail, chargée d’affaires Propriété industrielle à la délégation INPI des Pays de la Loire :  Les activités réciproques de nos structures nous conduisent à collaborer et à nous croiser régulièrement sur le terrain, dans l’écosystème de l’innovation vendéen. Notre collaboration est active et concrète.
    Réseau Entreprendre® Vendée est une association très dynamique qui présente la particularité d’être dotée d’une commission Innovation à laquelle l’INPI est convié régulièrement.
    La notion d’Innovation est ici abordée dans son sens le plus large puisque les entreprises lauréates du réseau innovent, chacune à leur manière, dans les domaines des services, de l’organisation interne ou des ressources humaines… Il s’agit de la rendre accessible à tous, ce qui correspond aux missions de l’INPI qui accompagne tous types d’innovateurs au quotidien.
    La signature d’une convention nationale en janvier 2024 entre nos deux structures a encore renforcé nos relations. L’INPI peut accompagner les entreprises membres et lauréates pour la protection de leurs marques et de leurs innovations techniques par des brevets, ou renseigner sur des formalités d’entreprise. Nos experts préconisent généralement un rendez-vous dans l’entreprise. L’INPI propose alors un accompagnement personnalisé de sa gamme coaching PI en faisant bénéficier ces acteurs économiques de pré diagnostics PI, d’aides financières PASS ou en leur proposant un parcours de formation pour faire évoluer leur stratégie.
    Au-delà de l’expertise sur les questions de propriété intellectuelle, la collaboration s’illustre aussi par la participation de l’INPI aux travaux, ateliers et séances de travail sur les outils imaginés en commission. En 2023, le groupe a notamment réalisé un jeu de carte « Quizz entreprendre », des podcasts de patrons vendéens et lancé le label « ALV à la vendéenne ». Il est en plus très agréable de rencontrer et d’échanger avec des dirigeants passionnés qui donnent bénévolement de leur temps au service de nouveaux entrants !
    Les soirées de récompense des lauréats vendéens sont des moments forts du réseau dont j’ai pu constater la force et la créativité à chaque édition.
    Claire Péault, directrice de Réseau Entreprendre® Vendée : Le partenariat entre Réseau Entreprendre® Vendée et l’INPI nous a permis de professionnaliser notre Commission Innovation crée en 2014, permettant ainsi à nos lauréats d’être rassurés sur la protection de leurs produits en étant accompagnés par l’INPI. Nous leur permettons de grandir ainsi plus vite en leur donnant les moyens et les outils pour se développer plus sereinement dans un cadre maitrisé et réglementé.

    Comment se décline concrètement cette collaboration ? Quelles actions menez-vous ensemble au quotidien, en matière de propriété industrielle ?

    Claire Péault : Le partenariat était incontournable pour permettre à notre Commission Innovation d’être crédible et outillée pour accompagner nos lauréats. L’INPI donne donc du temps aux lauréats et leur permet d’éviter des erreurs stratégiques dans la mise en place de leur stratégie innovation avec une équipe abordable et très pertinente. Réseau Entreprendre® Vendée s’appuie sur un expert de l’innovation et de la protection des marques.

    Quels conseils donneriez-vous à d’autres territoires qui souhaiteraient engager un partenariat ?

    Claire Péault : Il faut le faire car nos associations Réseau Entreprendre® ne peuvent pas être expertes dans des domaines clés comme ceux qui sont maitrisés par l’INPI. Elles pourront ainsi permettre à leurs lauréats d’actionner les bons leviers ou bons moments pour un développement sécurisé et plus sûr !
    Sonia Buscail :  Les synergies sont évidentes et nos missions ont la même finalité : épauler les entreprises locales pour qu’elles se développent et prospèrent ! L’existence d’une Commission Innovation en Vendée a été une porte d’entrée naturelle pour l’INPI mais ce n’est pas la seule. Dans toutes les régions, les experts de l’INPI sont des ressources disponibles, en complément des compétences des entrepreneurs qui accompagnent les lauréats sur de nombreux autres sujets.
    Les relations avec l’équipe vendéenne et les membres sont fluides et constructives. Notre partenariat s’illustre dans la proximité, la régularité des échanges et la participation croisée aux événements professionnels.
  • Vente en ligne : un moyen indispensable pour le B to C

    Vente en ligne : un moyen indispensable pour le B to C

    Fondateur de l’entreprise Le French Cleaning et président de Réseau Entreprendre® Alsace, Rémi Herquel s’est lancé avec succès dans la vente en ligne de produits d’entretien français pour la moto.
    Découvrez comment le e-commerce a été un moteur de croissance pour son entreprise et sa stratégie de vente en ligne.

    Rémi Herquel, vous êtes actuellement dirigeant, créateur et repreneur de plusieurs entreprises ainsi que président de Réseau Entreprendre® Alsace, pouvez-vous nous présenter votre principale activité et nous décrire comment le e-commerce contribue à son développement ainsi qu’à sa croissance ?

    Avec plusieurs de mes anciens collègues nous avons créé une nouvelle entreprise de services aux entreprises Pro Easy print. En 2020, nous avons souhaité diversifier l’entreprise et nous avons créé une filiale dans le domaine du nettoyage, l’entreprise Le French Cleaning. Avec Le French Cleaning, nous sommes sur une activité B to C spécialisée dans les produits 100 % français, écologiques et destinés au nettoyage des motos. L’entreprise crée ses propres gammes de produits. C’est un marché de niche mais les motards aiment prendre soin de leur moto !
    Dans un marché B to C il est indispensable de faire de la vente en ligne. Dans un premier temps, pour faire connaître nos produits Le French Cleaning, nous avons tout de suite misé sur une communication web avec une stratégie d’influenceurs notamment à travers des vidéos YouTube. Nous nous sommes également appuyés sur la communauté des motards pour développer notre notoriété avec l’objectif de faire de ces influenceurs des ambassadeurs de nos produits. Ils forment une communauté dynamique qui partage souvent des photos.
    Dans un deuxième temps nous avons souhaité opérer deux virages pour élargir nos ventes :
    • Vendre auprès des concessionnaires de motos et des revendeurs
    • Vendre sur Amazon

    Quels sont pour vous les principaux avantages que vous avez observés en utilisant les services du e-commerce dans vos différentes activités ?

    Le principal avantage de vendre sur une marketplace à l’image de celle d’Amazon c’est d’apporter un sentiment de sécurité dans leur acte d’achat que ce soit pour le produit ou pour les modalités de paiement. Les facilités de retours et de remboursements renforcent aussi ce sentiment de sécurité et facilitent l’achat en ligne. Malgré des tarifs légèrement plus élevés sur Amazon les consommateurs privilégient la marketplace à notre site internet. Ce canal d’achat les sécurise et leur permet de comparer leurs souhaits d’achat avec des produits concurrents.
    Avec les marketplaces, on entre également dans un cercle vertueux. Le référencement de nos produits augmente leur visibilité, la comparaison avec des produits similaires, la notation des produits 5 étoiles et les recommandations des clients qui nous sont favorables.
    La moitié des commandes de l’entreprise se font sur Amazon. L’autre moitié se fait directement sur le site de l’entreprise.
    Avez-vous rencontré des défis particuliers lors de la mise en œuvre de votre stratégie e-commerce ? Si oui, comment les avez-vous surmontés ?

    Être visible sur les réseaux sociaux demande d’acquérir des compétences en B to C que nous n’avions pas initialement en interne. Nous avons recruté un jeune professionnel maîtrisant les outils numériques et ayant une très bonne connaissance des réseaux sociaux comme Instagram, YouTube, Facebook ou Tik Tok.

    Nous avons également rencontré des difficultés dans l’enregistrement comptable de nos ventes (produits avec TVA, commissions sans TVA) ou les paiements décalés par exemple. Ce sont des difficultés à prendre en compte !

    Par ailleurs, le montant prélevé sur les ventes par les marketplaces est relativement important (20% du coût des ventes) mais la présence de l’entreprise sur la marketplace d’Amazon  a donné une plus grande visibilité à nos produits tout en contribuant à les améliorer.

    L’expérience de la vente en ligne reste positive !

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite se lancer dans la vente en ligne pour développer son activité ?

    Je conseillerais aux personnes souhaitant se développer via le e-commerce et notamment les marketplaces, d’embaucher des personnes extrêmement qualifiées ayant bénéficié d’une bonne expérience de terrain.

    Nous continuons également à poster régulièrement des contenus pour valoriser nos produits et faire vivre notre communauté. Nous bénéficions également d’un effet de récurrence de certains supports de communication comme YouTube. Les vidéos hébergées sur la plateforme restent dans le temps et continuent d’être consultées sur un temps très long ce qui permet de continuer à acquérir des clients. L’ensemble de cette stratégie nous permet de nous passer des influenceurs aujourd’hui et le coût d’acquisition des clients baisse avec le temps !

  • Jean-Stéphane Rinna, le basket à l’infini

    Jean-Stéphane Rinna, le basket à l’infini

    A l’occasion des Jeux Olympiques 2024, nous faisons le parallèles entre sport et entrepreneuriat, tant ces deux domaines sont proches.
    Les lauréats, membres ou partenaires que nous vous présentons dans cette série « Trajectoire » ont tous eu à faire de près ou de loin au sport. Découvrez ces anciens sportifs de haut niveau devenus entrepreneurs, ces entrepreneurs travaillant dans le sport ou encore ceux qui ont œuvré concrètement aux Jeux Olympiques 2024.
    Comme l’entrepreneur, aucun sportif ne peut réussir seul ! Il doit être entouré, accompagné !
    « Entrepreneuriat, jouons collectif ».

    #06 Jean-Stéphane Rinna

    Deux basketteurs sont sur le playground d’Infinity Ball : Jean-Stéphane Rinna et Patricia Jacquemont, anciens joueurs du Saint-Chamond Basket vallée du Gier (SCBVG). Ils ont créé ce premier complexe de basket 3×3 indoor de France.
    2400m2 au cœur de la halle « Sports Factory », à Saint-Étienne, qui offre un espace de jeu idéal pour professionnels et amateurs de basket.
    Échanges avec Jean Stéphane qui fait toujours crisser les parquets ! 

    En quelques mots, peux-tu me résumer ton parcours sportif et professionnel ? 

    J’ai commencé le basket à 15 ans, en Guyane française. Je suis venu plus tard dans le Sud-Ouest de la France où j’ai évolué en Nationale 2 et 3 avant de rejoindre Saint-Chamond, pendant 17 ans. Pendant ma carrière pro, je me suis formé pour devenir entraîneur. J’ai commencé avec des jeunes à Saint-Chamond et j’ai passé mon diplôme d’État pendant le Covid.   

    Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ?    

    J’avais ce projet qui me tenait à cœur depuis longtemps : ouvrir une salle de basket pour tous. Pouvoir partager ma passion était l’une de mes priorités. Je me suis dit pourquoi pas à Saint-Étienne ! Il n’y en avait pas ici, ni dans la Loire d’ailleurs, alors qu’il y a énormément de licenciés. Nous sommes la seule salle en France dédiée au 3X3, tout en ayant des terrains de 5×5. Avec l’Infinity Ball, on veut permettre à tout le monde de pouvoir jouer.  

    En quoi ta carrière d’ancien sportif de haut niveau t’est-elle utile dans ta vie d’entrepreneur ?    

    Tout simplement parce qu’être entrepreneur, c’est se lancer des challenges tous les jours. Et quand on est un ancien basketteur professionnel, on aime ça, on vit de ça, tout le temps. Ça nous emmène de la joie dans notre vie.  

    Quels parallèles fais-tu entre la vie d’un sportif et celle d’un entrepreneur ?

    Les valeurs sont les mêmes. C’est toujours pareil : se dépasser, donner le meilleur de soi. J’essaie de mettre autant d’intensité que j’ai pu mettre sur le terrain au service de ma société. La rigueur et l’exigence qu’on me demandait tous les jours en tant que joueur professionnel, je l’ai aujourd’hui en tant qu’entrepreneur. Ça demande beaucoup de discipline. Il faut être sérieux, assidu et tout donner chaque jour.

    Pourquoi Réseau Entreprendre® ? 

    Le réseau m’a été conseillé par un ami. Il m’a dit « Tu verras, ils vont t’apporter beaucoup de positif et de bienveillance !»  
    On trouve de la convivialité, de l’écoute, du partage d’expériences. J’aime beaucoup discuter avec les autres entrepreneurs et les échanges qui sont proposés me correspondent tout à fait.  
    Comme sportif, on a des accompagnateurs, comme entrepreneur, Réseau Entreprendre® nous guide. Quand on rencontre des difficultés, on peut en faire part aux autres, c’est comme ça qu’on trouve des solutions. Je me suis remis en question sur certaines choses, comme la communication sur mon entreprise par exemple. On a fait le choix de s’ouvrir à un maximum de personnes afin de toucher plus de monde. Et ça fonctionne ! 

    Quel est ton plus grand succès ?

    Ce sont mes enfants ! Je suis très content d’en avoir eu trois, ça m’apporte beaucoup de bonheur et ils me permettent de me dépasser tous les jours.  

    Ton pire échec ?  

    C’est difficile de choisir ! Je vais dire… une finale de coupe de Sud-Ouest perdue. Ça m’a marqué. C’était au début de ma carrière :  ça m’a permis de me remettre en question et de pouvoir performer derrière. Je m’en sers toujours. J’y repense et je me dis : « ça t’a arrêté il y a des années, tu as trouvé la solution alors maintenant à toi de te réinventer à chaque fois ».  

    Ta devise en tant que sportif ?   

    Rien n’est impossible ! 

    En tant qu’entrepreneur ?      

    Il n’y a que les folies qu’on ne regrette pas. C’est un proverbe qui m’a beaucoup marqué. À chaque fois que j’ai tenté des choses qui paraissaient impossibles, j’ai réussi ! Alors maintenant, dès que tout le monde pense que ce n’est pas réalisable, je le fais ! (Rire) 
  • Hocoia, la start-up qui réinvente la santé en zones rurales

    Hocoia, la start-up qui réinvente la santé en zones rurales

    Gustavo Acosta, Clément Pallière et Benoît Bourre

    Affronter les déserts médicaux, ramener la santé dans les zones rurales, telle est la mission claire et ambitieuse que s’est fixé Hocoia. Cette start-up innovante a été fondée par deux ingénieurs et un médecin. Grâce à ses médico-bus, affectueusement appelés Hocobus, Hocoia redonne vie au paysage médical rural en offrant des consultations de qualité là où elles avaient disparu.

    L’entreprise, qui compte 9 salariés, est déjà présente en Île-de-France, dans le Grand Est et prépare son déploiement national, avec des projets en Aquitaine, dans le nord de la France et en Normandie.

    Portrait de ces lauréats de Réseau Entreprendre® Essonne. 

    Les Hocobus sont des petits camions entièrement aménagés en cabinets médicaux, véritable extension des établissements de santé. À leur bord, on peut consulter pour de la médecine générale ou des spécialités, comme la cardiologie, ou encore bénéficier de dépistages. Avec les Hocobus, c’est la santé qui revient dans les déserts médicaux et les zones rurales.  

    La télésanté embarquée 

    Hocoia ne se contente pas de concevoir ses unités mobiles, la start-up y intègre également sa technologie de télésanté. Chaque Hocobus est équipé d’une station de télésanté composée de divers dispositifs médicaux utilisés par des infirmiers ou des sages-femmes, sous la supervision à distance d’un médecin. Des professionnels de santé sont donc aux côtés des patients, présence rassurante et maintenant le lien humain. Quant aux médecins, même à distance, ils sont gages de déontologie et d’expertise médicale. 
    Hocoia a aussi développé des Hocobags, des mallettes de télémédecine miniaturisées permettant d’offrir des soins à domicile pour les patients alités.  

    Un maillage territorial fort 

    D’une part, en collaborant avec les acteurs médicaux locaux, Hocoia propose une solution clé en main aux hôpitaux, maisons de santé, et communautés professionnelles de santé territoriales (CPTS). D’autre part, l’entreprise offre ses services aux collectivités locales, en l’absence de ressources médicales suffisantes. Ces dernières peuvent alors organiser des tournées médicales, avec leurs propres professionnels de santé qui, grâce à la télémédecine, consultent et réalisent des campagnes de dépistage dans des zones autrement inaccessibles. Nombreuses sont celles qui se sont déjà tournées vers la start-up pour voir les Hocobus sillonner leur territoire. 
    Enfin, Hocoia travaille avec les Agences régionales de santé (ARS) qui se mobilisent pour mettre en place des médicobus dans les territoires ruraux prioritaires, dans lesquels l’accès aux soins est parfois mission impossible.  
    Déjà déployée dans le Grand Est, cette solution a montré tout son potentiel. 

    Toujours croire en son projet 

    Aujourd’hui la start-up poursuit sa recherche de financement pour étendre son déploiement national et assurer un équilibre financier.
    Les défis auxquels elle a dû répondre au démarrage ont été nombreux. En effet, l’investissement nécessaire pour lancer et déployer les Hocobus est considérable. Les 3 associés, Benoit Bourre, médecin, Gustavo Acosta et Clément Pallière, tous deux ingénieurs, croient en leur projet. Ils n’hésitent pas à demander à leurs proches d’investir. Ils obtiennent également du financement auprès de la BPI. Réseau Entreprendre® les accompagnent financièrement et humainement dans leurs premiers pas d’entrepreneurs. Bien entourés, ils peuvent démarrer plus sereinement leur formidable aventure, racontée dans nombre de journaux télévisées et médias.  

    Une route toute tracée 

    Hocoia s’emploie à recréer ce lien perdu entre les professionnels de santé et les patients, rappelant en quelque sorte l’époque du médecin de campagne. Grâce à ses innovations, la start-up redéfinit l’accès aux soins en zones rurales, offre une solution pérenne et qualitative qui bénéficie à la fois aux patients et aux professionnels de santé. 
    En somme, Hocoia n’est pas simplement une entreprise technologique, c’est une initiative humaine, visant à assurer une égalité d’accès à la santé pour tous. Une mission citoyenne de santé publique !
    Avec Hocoia, la santé retrouve son chemin vers les territoires oubliés.  
    Leur chemin ne va pas se limiter à la France, tant ces créateurs sont conscients des besoins en soins mobiles encore plus criants dans certains pays. 
    Plus d’informations sur www.hocoia.com
  • FMS, l’incroyable aventure d’une entreprise solidaire et performante

    FMS, l’incroyable aventure d’une entreprise solidaire et performante

    FMS, fondée en 2008 par Cyril Gayssot et Fabrice Abadia, est bien plus qu’une société classique, c’est une entreprise solidaire. Reconnue entreprise adaptée dès le départ, FMS est un véritable moteur d’impact positif sur son éco-système. L’engagement profond de ces dirigeants a transformé leur vision en réalité florissante.
    Par ses valeurs de solidarité et d’inclusion, FMS a surmonté les obstacles et est devenu un acteur majeur régional, employant aujourd’hui 832 salariés dont 64% en situation de handicap. Portrait de ces membres de Réseau Entreprendre Adour®. 

    Fabrice Abadia, pompier volontaire depuis 25 ans, et Cyril Gayssot, conseiller départemental des Landes et vice-président de l’association European Confederation of Inclusive Enterprises, ont aussi souhaité avoir un impact positif sur leur territoire en créant une entreprise solidaire d’utilité publique. Malgré des obstacles administratifs initiaux, comme l’annulation d’aides financières publiques, nécessitant des ajustements de business plan, ils ont démarré avec cinq salariés en situation de handicap.  
    L’entreprise, qui a débuté dans un modeste T2, est aujourd’hui implantée sur plus de onze sites, s’étendant des Landes jusqu’à Toulouse, et réalisant près de 21 millions d’euros chiffre d’affaires en 2023. Leur succès démontre que diversité et inclusion peuvent être associées à réussite économique. Mais l’important pour eux reste que chacun des salariés se sente utile, existe au travail et ait sa place dans la société
     

    Une vocation

    Cyril Gayssot explique comment son histoire personnelle l’a conduit à s’engager dans l’entrepreneuriat social. Car si un mot le définit bien, c’est le terme résilient ! Une enfance marquée par la maladie, le harcèlement scolaire liée à cette dernière, mais aussi de belles rencontres, notamment celle avec un entraineur de rugby, lui ont permis de développer une force à toute épreuve. Plus tard, un accident de la vie et une reconnaissance de handicap ont fini de forger sa motivation pour l’entrepreneuriat social. 
    Pour lui, l’entrepreneuriat est construit de rencontres. Tout d’abord avec son associé, un coup de cœur mutuel, mais aussi Max Lamotte, son accompagnateur chez Réseau Entreprendre® Adour et Pierre Crocy, l’ancien directeur de l’association.
    Humblement, pour lui la réussite entrepreneuriale n’est jamais acquise. Et si certains reconnaissent en FMS une très belle réussite, pour Cyril, le succès n’est pas mesuré en chiffres mais en impact positif et implication personnelle dans des causes justes, à l’échelle locale et régionale. Créer des conditions de travail pour tous, sans laisser des personnes sur le bord du chemin, voilà ce qui le fait vibrer. 
     

    Pas un long fleuve tranquille   

    Pour Cyril Gayssot, le plus difficile a été de monter les nombreux dossiers administratifs mais aussi de convaincre les financeurs, les clients, les médecins du travail, les salariés eux-mêmes de leurs compétences. En effet, l’entreprise qui s’est lancée dans l’ingénierie informatique et la logistique, a dû persuader l’administration de la possibilité d’employer des personnes en situation de handicap dans des domaines aussi particuliers. FMS a réussi à obtenir les agréments ESUS et entreprise solidaire, prouvant ainsi sa capacité à allier rentabilité et solidarité. Elle a depuis développé d’autres activités : industrie textile, intérim/formation/placement et bâtiment (second-œuvre). 

    Entreprise solidaire, un modèle à suivre

    FMS a su prouver au fil des années sa capacité à générer des activités à haute valeur ajoutée tout en offrant des opportunités professionnelles à des personnes en situation de handicap. Ce modèle de réussite, fondé sur une agilité hors pair et une inclusion sociale authentique, inspire d’autres entrepreneurs à suivre cette voie.
    Après avoir été lauréat de Réseau Entreprendre®, Cyril Gayssot s’est engagé comme membre et accompagne d’autres entrepreneurs. Partageant les valeurs de Réseau Entreprendre®, il est toujours prêt à aider ses pairs souhaitant s’engager comme lui dans la voie du solidaire. Son modèle économique reste ouvert et partageable.
    Au cœur de cet écosystème résolument humain se trouve une conviction simple mais puissante : faire confiance a priori et vérifier ensuite. C’est dans cet esprit d’amour de la vie, d’humanité et de bien vivre ensemble que FMS écrit chaque jour une nouvelle page de son exceptionnelle aventure entrepreneuriale afin de créer des possibles.
    Plus d’informations sur https://fms-ea.com/

    À lire aussi :
    Mois de l’ESS, l’agrément Esus
  • Santé du dirigeant #1 : retour à l’essentiel avec Basal Nutrition

    Santé du dirigeant #1 : retour à l’essentiel avec Basal Nutrition

    Pour Bernard Barlet, spécialiste en microbiologie alimentaire, c’est une certitude : maintenir l’équilibre de notre microbiote intestinal est une priorité. Après 40 années passées dans le secteur agro-alimentaire à des postes allant jusqu’à la direction générale, son corps lâche. Il fait un accident cardiovasculaire. Très au fait de l’importance du microbiote sur le maintien de la santé, y compris des dirigeants, il décide avec deux collègues, de cofonder une entreprise spécialisée dans ce domaine, Basal Nutrition. Celle-ci met au point une boisson lacto-fermentée qui renferme dix milliards de souches microbiotiques et des préparations à base de fibres naturelles pour nourrir et entretenir le microbiote intestinal. De quoi aider à préserver son immunité, surtout pour des dirigeants, souvent sujets au stress. Rencontre avec ce lauréat Réseau Entreprendre Loire®.

    Pouvez-vous nous parler de votre entreprise ?

    On a créé cette start-up il y a 4 ans, dans les premiers jours du confinement. Je travaillais à l’époque avec Sandrine Vautherin et Dominique Giannotta pour un groupe agroalimentaire sur les problèmes de nutrition, et notamment sur les arômes pour masquer les mauvais goûts des produits protéinés. On a remarqué qu’il y avait beaucoup de demandes sur le marché mais avec des produits ultratransformés. Avec Basal nutrition, on a voulu revenir à la base. Stop aux pilules, aux compléments alimentaires, etc. On revient à l’essentiel, l’alimentation.

    Pourquoi l’avez-vous créée ?

    On ne voulait pas subir les affres des grands groupes et on voulait être indépendants. Le but est d’apporter une solution, de participer au mouvement holistique et de considérer la santé dans sa globalité. On a voulu proposer des alternatives végétales bio pour le quotidien, des menus élaborés avec les apports nutritionnels nécessaires. Je pense aux entrepreneurs par exemple, qui doivent souvent déjeuner sur place. C’est intéressant d’avoir un repas équilibré et d’éviter de manger n’importe quoi.

    Vous dites que les problèmes de santé n’arrivent pas par hasard mais que notre parcours les construit. Expliquez-nous.

    Aujourd’hui, on peut considérer que vous êtes en bonne santé jusqu’à l’âge de la retraite, autour de 60,65 ans. Mais ¼ des Français souffrent de maladies chroniques, cardio-vasculaires, de cancers, de diabète ce qui cause de 40 % des décès. Si vous respectez certaines règles d’hygiène de vie, vous devriez avoir 10 à 15 ans d’espérance de vie supplémentaires en bonne santé.

    Que vous a apporté Réseau Entreprendre® Loire ?

    Je voulais absolument créer l’entreprise à Saint-Étienne. Il y a un excellent réseau d’industriel. On a aussi très vite accès à des structures d’aide, à l’image de Réseau Entreprendre®. On y a trouvé beaucoup de professionnalisme, une très bonne organisation, des gens bienveillants qui ont une expérience du business, capables de donner un avis sur votre projet. Le deuxième point fondamental du réseau, c’est qu’il regroupe des assureurs/mutuelles, des experts-comptables et des professionnels de la communication. Ça permet de très vite avoir du relationnel sur des sujets très techniques.

    Pour qu’un chef d’entreprise prenne soin de sa santé, vous lui recommandez de veiller à 5 piliers. Pourriez-vous nous les détailler ?

    Tout d’abord, il y a les choix alimentaires. Ensuite l’activité physique, le sommeil puis la sédentarité. Il y a des piliers sur lesquels on n’a pas de prise comme la génétique ou l’environnement. Le cinquième pilier, c’est le stress, agressif sur le microbiote. On a le stress social, familial et surtout le stress professionnel. Pour un chef d’entreprise qui a des responsabilités financières, relationnelles commerciales, ce stress est très fort par rapport à une personne qui est dans un travail d’exécution.

    Pourquoi faut-il en prendre soin ?

    Un microbiote, c’est environ 2,5KG de bactéries que vous avez dans votre intestin. Il a des fonctions essentielles, dont la transformation des aliments en énergie. Il est primordial de prendre soin de sa santé, surtout quand on est dirigeant. Je l’ai été longtemps et à 55 ans, j’ai eu un grave accident vasculaire. J’ai failli y rester. Il faut s’en préoccuper avant et accepter des règles de vie plus strictes. Les mutuelles sont de plus en plus au fait de cette nécessité comme le prouve le guide sur la santé du dirigeant réalisé par Réseau Entreprendre® avec Harmonie Mutuelle. Je pense que des sujets comme la santé du dirigeant doivent faire partie des thématiques développées par Réseau Entreprendre®.
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #05 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #05 

    5e portrait de notre série RÉ’Elles, qui illustre ce mois-ci la flamme d’entreprendre dans un milieu encore très masculin. 
    De son parcours pour rendre l’automobile plus verte à celui de la flamme olympique, découvrez l’aventure entrepreneuriale d’Iphigénie Ngounou, fondatrice de Rétrogaz et lauréate 2023 de Réseau Entreprendre® Seine-et-Marne 
    Bravo à cette femme inspirante qui va porter la flamme olympique dans quelques semaines. Mesdames, enflammez-vous pour vos idées et ne lâchez rien ! Nous serons toujours là, chez Réseau Entreprendre®, pour vous accompagner. 

    La flamme de l’entrepreneuriat 

    Le 6 juillet à Évreux, le monde olympique aura les yeux rivés sur elle : Iphigénie Ngounou, fondatrice de Rétrogaz, a été sélectionnée parmi 11 000 Français pour relayer la flamme olympique des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Choisie en raison de son engagement pour «rendre la société plus solidaire, plus inclusive, plus juste et plus durable » elle a accueilli cette marque de reconnaissance « avec beaucoup d’humilité », célébrant le travail accompli et ressenti, en même temps, une grande pression sur ses épaules. « De l’impatience, de l’intimidation, de l’émotion, le 6 juillet, ce sera un moment inouï pour moi. Jamais dans ma vie, je n’aurai pu imaginer vivre cela ! », confie cette maman de trois enfants qui « sont super fiers », ajoute-t-elle. Forcément… 

    Faire d’un enjeu personnel un projet d’intérêt général. 

    Iphigénie Ngounou, 55 ans, a un parcours de 30 ans dans l’industrie automobile. De formation universitaire en économie et gestion, elle est « tombée dans l’automobile par hasard », dit-elle, le jour où elle répond à une offre d’emploi chez un sous-traitant automobile. Elle partira ensuite chez Renault comme directrice des relations fournisseurs, avant de rejoindre sept ans plus tard, le groupe PSA. Début 2020, le monde entier s’apprête à basculer, sa vie aussi. « Ma carrière était bien installée mais j’ai commencé à m’inquiéter du sort de la planète et de l’avenir de l’humanité. Le déclic est arrivé le jour où mes enfants m’ont demandé quelle planète nous allions leur laisser, conscients que je fabriquais un gros objet qui pollue et qui consomme : l’automobile. À l’heure du réparable et du recyclable, je me suis dit : pourquoi le véhicule serait-il le seul objet que l’on jetterait à la casse ? Pourquoi ne pas essayer de le réparer ? Ayant moi-même un véhicule diesel, j’ai voulu faire d’un enjeu personnel un projet d’intérêt général ». L’idée de Rétrogaz était née.  
    Quelques semaines avant le premier confinement, Iphigénie démissionne du groupe PSA, la tête à son nouveau projet, elle bouillonne : Qu’est-ce qu’on reproche au fond à l’automobile ? Comment verdir un véhicule sachant que c’est l’usage qu’on en fait qui pollue et pas le produit lui-même ? Comment résoudre les dégâts qu’on a occasionnés plutôt que de créer un nouveau produit ? « J’ai épluché une directive européenne sur la loi Climat et Résilience qui définit les seuils d’un véhicule thermique polluant à ne pas dépasser en termes de pollution et de niveau de consommation. J’en ai fait un référentiel, un objectif à atteindre », poursuit-elle. L’idée prend forme : celle de ramener un vieux véhicule aux normes définies par cette directive européenne. « À ce moment précis, j’ai pensé : c’est ça, la vraie écologie ! ».

    Une technologie inédite testée sur son propre SUV.

    Le projet nécessite de mobiliser les parties prenantes, la première d’entre elles étant l’État. Iphigénie contacte le ministère des Transports qui la renvoie vers le ministère de l’Écologie. « À la suite du constat qu’un particulier ne pouvait en réalité s’adresser à l’État directement, j’ai décidé de créer l’entreprise », explique-t-elle. Le terrain ne lui est pas totalement inconnu puisque trois ans avant de quitter PSA, le lancement de la marque de mobilité du groupe Free2move lui avait été confié. « Ayant obtenu le statut d’intra-entrepreneuse, j’ai vécu dans des pouponnières de start-ups ou j’ai pu gérer le projet de A à Z. Je suis devenue entrepreneuse mais avec les moyens d’un grand groupe ». Un beau tremplin qui lui a permis de goûter à l’entrepreneuriat et notamment à la volumétrie de travail que cela requiert, à la pluralité de cerveaux que cela demande. Son départ dans le cadre d’un plan de départ volontaire lui ouvre les droits au chômage et c’est sur ses deniers propres qu’elle commence à travailler sur la solution imaginée pour convertir les véhicules diesel en véhicules hybrides. Elle se rapproche d’un ancien collègue ingénieur à la retraite afin de mettre au point rapidement la solution. Leur travail va durer deux ans et demi et aboutir en 2023 à l’approbation de la technologie, testée sur son propre SUV, par lAdeme* et le ministère de la Transition écologique. 
    En 2023, quand la phase de commercialisation est lancée, ses réserves financières sont insuffisantes pour l’accompagner d’un plan de communication digne de ce nom. Iphigénie se tourne vers divers organismes dans l’espoir d’obtenir un financement. « Réseau Entreprendre® a accepté de nous soutenir et cette aide financière nous a permis de faire levier pour obtenir par la suite des prêts bancaires et lever d’autres fonds » assure-t-elle. Elle devient alors lauréate et bénéficie d’un accompagnement financier et humain pendant 2 ans, « une formidable occasion de partager des bonnes pratiques et d’apprendre le métier de dirigeant et d’entrepreneur ».
    *Ademe : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie.
      

    Être utile pour l’humanité et la planète. 

    Quatre ans après sa création, Rétrogaz tourne à plein régime. La commercialisation a été lancée en janvier 2024 et déjà près d’un millier de véhicules ont été convertis. L’entreprise sera implantée dans 8 régions d’ici la fin de l’année. Une croissance fulgurante boostée par un coup de pouce médiatique inattendu. « Nous sommes nés médiatiquement le 11 décembre 2023. Ce jour-là, à la suite d’un article paru dans le Parisien quelques jours plus tôt, quatre chaînes ont diffusé un reportage sur l’entreprise. Cette formidable visibilité a lancé la marque ».  
    Iphigénie est fière du travail accompli et heureuse de pouvoir aider ses concitoyens. « Les personnes qui viennent pour convertir leur vieux diesel en un véhicule hybride GPL nous parlent de leur vie et nous expliquent l’impact de ce petit changement dans leur quotidien. Nous aidons le pouvoir d’achat en proposant aux ménages de conserver leur voiture et nous accompagnons le monde dans une transition douce en opposition totale avec la rupture représentée par le fait de mettre son véhicule à la casse.Je suis fière d’avoir accompli quelque chose d’utile et porteur de sens pour les gens et pour la planète. J’espère pouvoir transmettre cette entreprise à mes enfants, pas seulement en termes de patrimoine mais aussi en valeurs pour leur faire passer ce message : aidons-nous les uns les autres ! ».  
    Cette technologie, qu’Iphigénie revendique avec fierté, part du principe qu’un véhicule devenant hybride au gaz émet 20% de CO2 et 60% de particules fines en moins et présente un gain de consommation de 15 à 25%. « Nous venons juste rajouter quelques pièces neuves au véhicule d’origine et notamment un 2e réservoir à l’arrière. À l’avant, nous créons un système parallèle avec un 2e jeu de calculateur et d’injecteur qui permet de calibrer le véhicule pour que le moteur au gasoil fonctionne également au GPL. Le véhicule devient hybride avec deux carburants : 60% de gaz et 40% de gasoil », explique-t-elle. L’opération prend trois jours et coûte 4 000€ en moyenne avec homologation et changement de la carte grise. Simple ? Encore fallait-il y penser !  
     
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