Warning: Constant ARTICLE_SOURCE_URL already defined in /var/www/vhosts/sugarpepperandsalt.com/reseauentreprendre-dev.sugarpepperandsalt.com/wp-content/plugins/plt_importer/plt_importer.php on line 36

Deprecated: Creation of dynamic property Pojo_A11y_Settings::$_page_title is deprecated in /var/www/vhosts/sugarpepperandsalt.com/reseauentreprendre-dev.sugarpepperandsalt.com/wp-content/plugins/pojo-accessibility/includes/pojo-a11y-settings.php on line 636

Deprecated: Creation of dynamic property Pojo_A11y_Settings::$_page_menu_title is deprecated in /var/www/vhosts/sugarpepperandsalt.com/reseauentreprendre-dev.sugarpepperandsalt.com/wp-content/plugins/pojo-accessibility/includes/pojo-a11y-settings.php on line 637

Deprecated: Creation of dynamic property Pojo_A11y_Settings::$_menu_parent is deprecated in /var/www/vhosts/sugarpepperandsalt.com/reseauentreprendre-dev.sugarpepperandsalt.com/wp-content/plugins/pojo-accessibility/includes/pojo-a11y-settings.php on line 638

Notice: La fonction WP_Scripts::localize a été appelée de façon incorrecte. Le paramètre $l10n doit être un tableau. Pour transmettre des données arbitraires aux scripts, utilisez plutôt la fonction wp_add_inline_script(). Veuillez lire Débogage dans WordPress (en) pour plus d’informations. (Ce message a été ajouté à la version 5.7.0.) in /var/www/vhosts/sugarpepperandsalt.com/reseauentreprendre-dev.sugarpepperandsalt.com/wp-includes/functions.php on line 6170
Entrepreneuriat Feminin Archives - Page 3 of 3 - Réseau Entreprendre

Étiquette : Entrepreneuriat Feminin

  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #11

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #11

    Pour le dernier portrait de l’année, nous avons souhaité mettre en lumière une inconditionnelle de Réseau Entreprendre®. Souriante, joyeuse et lumineuse, Blandine Mulliez, présidente de la Fondation Entreprendre depuis 15 ans, est de ces femmes qui laissent une trace, une empreinte, un souvenir. Philanthrope, elle partage avec passion son engagement pour les causes sociales et entrepreneuriales. 

    La philanthropie comme projet de vie.

    Blandine est la sixième d’une fratrie de sept enfants. Élevée dans une famille aimante et « socialement responsable », elle ressent rapidement le besoin de travailler et d’être indépendante.
    Elle débute sa carrière en tant que manipulatrice radio, métier qu’elle exerce dix ans et qui lui permet « d’accompagner des personnes atteintes de pathologies plus ou moins graves ». A 30 ans, un évènement personnel marquant va la conduire vers le bénévolat. Une nouvelle vie s’ouvre à elle, empreint d’engagement entrepreneurial et philanthropique qu’elle ne quittera plus et pour lequel elle sera d’ailleurs décorée de la Légion d’Honneur en 2019.  

    Le plaisir d’être entrepreneur de son propre projet.  

    Au début des années 2000, Blandine crée un atelier de bricolage pour encourager la créativité des enfants. « L’objectif principal était de transmettre aux enfants l’idée que le chemin est plus important que la destination et que l’on peut tirer un immense plaisir à être l’entrepreneur de son propre projet. C’est grâce à cette expérience que j’ai compris l’importance d’être accompagné pour monter un projet », se souvient-elle.

    En 2003, un de ses amis lui propose de rejoindre Nord Entreprendre (devenu depuis Réseau Entreprendre® Nord), créé en 1986 par son père André Mulliez. « Lorsqu’on m’a parlé de développer l’entrepreneuriat social, qui était un nouveau projet de Nord Entreprendre, un projet où il était question de dignité, de retrouver son amour-propre en travaillant, j’ai accepté. Même si je n’étais pas moi-même une entrepreneure, je pouvais porter l’association sur ses valeurs de générosité, de bienveillance et dans sa dimension d’entrepreneuriat social. J’ai compris très vite que l’entreprise était un formidable outil pour aider les gens à s’en sortir, se soigner, à trouver un rôle dans la société par l’emploi », indique-t-elle.  

    Oser, foncer, se sentir à sa place.

    Cinq ans plus tard, en 2009, elle participe à la création de la Fondation Entreprendre qu’elle préside depuis maintenant 15 ans. « Ce projet est formidable car il incarne l’esprit entrepreneurial au sens global du terme, lance-t-elle. Je recherchais un projet avec du sens. J’ai alors ressenti une synchronicité par rapport à tout mon parcours : famille entreprenante, appétence sociale et du prendre soin, engagement long terme, monde associatif : mon propre puzzle prenait forme. La cause était tellement belle que j’ai foncé et je me suis sentie à ma juste place ».  
    Blandine a construit avec son équipe une fondation qui lui ressemble. « La Fondation Entreprendre est inclusive : elle veut porter toutes les Françaises et tous les Français vers l’entrepreneuriat. Au-delà de sa valeur économique, l’entrepreneuriat permet d’apporter du sens, de créer du lien social, de la transformation environnementale, etc. Nous travaillons à une croissance juste, durable et pérenne », assure-t-elle.  
    Challenge de la Fondation Entreprendre 2023 récompensant une association Réseau Entreprendre® pour une initiative inspirante.
    De gauche à droite, Olivier Lamarque de Réseau Entreprendre®, Blandine Mulliez, Coralie Vincens de Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron, Thibault de Saint-Simon de la Fondation Entreprendre.


    La Fondation Entreprendre soutient aujourd’hui une trentaine d’associations, abrite huit fondations créées par des sociétés ou des mécènes privés, et fédère autour d’elle des donateurs avec lesquels elle partage une vision commune et la conviction que l’entrepreneuriat est un facteur d’accomplissement personnel, professionnel et collectif. « Nous sommes convaincus que les entrepreneurs sont essentiels pour porter la transformation dont la société a besoin », soutient la présidente qui rappelle que l’action de la Fondation repose sur 3 priorités : réduire les inégalités à l’insertion professionnelle par l’entrepreneuriat, redynamiser les territoires et porter un entrepreneuriat utile et durable.  

    La confiance, l’envie et le courage

    « Je reconnais volontiers aujourd’hui que la Fondation, c’est mon entreprise philanthropique. Je l’ai faite grandir pendant 15 ans et elle commence à être reconnue dans le paysage entrepreneurial et politique au sens noble du terme. Je suis très fière du travail que nous avons accompli avec l’équipe et avec tous nos partenaires », se félicite Blandine qui est engagée par ailleurs dans près d’une dizaine de causes supplémentaires qui lui permettent « d’être en complémentarité » avec son rôle de présidente de la Fondation Entreprendre.
    Ainsi, elle est membre du Comité national d’orientation de Bpifrance, du Conseil d’orientation Les Entreprises s’engagent, du Conseil d’administration d’Entreprendre pour apprendre Hauts-de-France, du Conseil d’administration de la Communauté des entreprises à mission, et bien sûr du Conseil d’administration de Réseau Entreprendre® et du Comité Affectio de l’Association familiale Mulliez (AFM).  
    Crédit : Xavier Sarrat
    Chez les Mulliez, la philanthropie se vit aussi en famille. Il y a 1 an, Blandine et ses enfants ont créé la fondation TriaVivo abritée par la Fondation de France. « Nous avons chacun identifié des thématiques qui nous tenaient à cœur : la préservation de l’environnement notamment via l’agroécologie, la dignité humaine et la protection animale. Nous poursuivons un objectif d’impact systémique afin de contribuer à une transformation profonde de la société en s’attelant aux causes « racines » des sujets. À nous trois, nous couvrons ainsi l’harmonie du vivant qui est devenue notre cause commune », se réjouit-elle, en glissant au passage : « L’essentiel, c’est de semer des graines, n’est-ce-pas ? ». Et perpétuer ainsi l’œuvre familiale…  
    À lire aussi :
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #10

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #10

    10e portrait de notre série RÉ’Elles !
    En lumière : la production de lin en France qui est soutenue par un savoir-faire ancestral, reconnu dans le monde entier !
    Près de Rouen, Pauline Beuzelin a recréé une filature locale et propose sa ligne de vêtement Mijuin, développée en circuit court !  

    Cultiver l’esprit d’entreprendre autrement.

    Saviez-vous que c’est à la mi-juin que les fleurs de lin s’ouvrent, habillant les champs d’une teinte d’un bleu clair satiné ? C’est pour cette raison que Pauline Beuzelin a tout simplement baptisé son entreprise Mijuin
    Elle nous apprend également que la France, principalement en Normandie et dans les Hauts-de-France, est le premier producteur mondial de fibres de lin, avec plus de 50% de la production mondiale. « Bien que nous soyons les 1er producteurs de fibres de lin, plus de 90% de cette production part en Asie pour y être transformés. Une grande partie revient ensuite en Europe sous forme de fils, tissus ou produits finis », énonce-t-elle.
    Interpellée il y a quatre ans par cette aberration écologique et sociale, Pauline commence à s’intéresser à la relocalisation des filières de lin et de chanvre en France. À l’été 2020, elle entreprend un tour de Normandie pour rencontrer tous les acteurs concernés, avec sa colocataire qui n’est autre que Camille Etienne devenue depuis une militante écologiste engagée.
    La conscience écologique de Pauline est assez récente et elle l’assume aisément. « Après un master international en management et systèmes d’information à l’IAE d’Aix-en-Provence, mes études m’ont menée en Finlande, aux Pays-Bas et en Argentine. J’ai beaucoup voyagé, ça m’a réellement ouvert l’esprit mais j’estime aujourd’hui que j’ai un peu abusé », confie la jeune femme qui souhaite désormais limiter au strict minimum ses déplacements en avion. 

    Un projet à impact environnemental. 

    © Agathe Périer
    Après deux ans passés chez Microsfot, Pauline décide de se consacrer pleinement à son projet entrepreneurial et fonde Mijuin en janvier 2022. « Au fond de moi, je savais qu’un jour je créerais un projet à impact environnemental et social mais je pensais le réaliser plus tard, après quelques années en entreprise. Le lin m’est tombé inopinément et j’ai senti que c’était le moment d’y aller », confie la jeune entrepreneure.  
    Pauline passe ses journées à Malaunay, à une dizaine de kilomètres de Rouen, dans le petit atelier de confection où Mijuin s’est installé. Quelques artisans, adeptes comme elle du circuit court, sont déjà implantés et c’est ici que son équipe, huit femmes aux profils très divers, produit les collections 100% lin griffées Mijjuin.
    Les vêtements, accessoires et bientôt le linge de maison sont confectionnés à partir du lin cultivé en Normandie. Ils sont ensuite filés non loin de Bernay par La French Filature, tissés près de Lille par Lemaitre Demeestere, puis assemblés dans l’atelier Mijuin. « Textile et circuit court sont deux notions souvent éloignées que nous essayons de rapprocher. Nous avons pour notre part une vraie traçabilité sur l’ensemble de la filière », assure-t-elle. 
    Les produits confectionnés sont vendus à 70% sous marque propre à des particuliers via le site de e-commerce de l’entreprise. Les 30% restants sont de la confection à façon pour le marché professionnel, notamment celui de l’hôtellerie-restauration. « À terme, nous souhaitons confectionner davantage pour de grandes marques comme des maisons de luxe, ce qui passera inévitablement par une augmentation de notre capacité de production », indique Pauline. Pour cela, elle sait qu’elle devra agrandir son atelier pour une surface quatre à cinq fois plus grande. Aujourd’hui, les 60 m2 sont le « minimum viable product en langage startup. Ceci montre qu’à petite échelle, on peut y arriver. Mais avant cela, nous voulons décrocher des premiers contrats avec de grandes marques et monter un plan d’investissement avec les acteurs de la filière en amont », précise-t-elle. 

    Se faire accompagner pour bien se développer. 

    © Agathe Périer
    La jeune entrepreneure a été frappée par l’engouement suscité dès le départ par son projet : « Le fait d’entreprendre jeune nous apporte sans doute une forme de naïveté, dans le bon sens du terme : vous commencez avec rien du tout et finalement vous trouvez de nombreuses personnes sur votre chemin qui ont envie de vous aider ». À commencer par l’équipe de Réseau Entreprendre® Normandie Seine & Eure . « J’étais convaincue qu’il fallait que le projet soit accompagné pour qu’il puisse bien se développer. Je ne connaissais Réseau Entreprendre® que de nom mais trois avantages m’ont d’emblée séduite : l’opportunité de pouvoir devenir lauréat et de disposer d’une belle visibilité, la chance d’avoir un mentor qui nous suive dans la durée et le prêt d’honneur qui était pertinent pour nous lancer en autofinancement ».
    Un accompagnateur dont elle dit qu’il est incroyable : « J’apprends beaucoup de sa posture : quand il dit quelque chose, il le fait. Il nous tire sans cesse vers le haut en nous donnant des conseils très pertinents. Il nous a challengés sur l’impact que l’on voulait avoir et il a surtout bien compris notre proposition de valeur et notre positionnement ». Lauréate en 2022, Pauline sait que la fin de son accompagnement est proche mais elle n’entend pas dire au revoir aussi vite à l’équipe qui l’a écoutée, conseillée et encouragée jour après jour pendant deux ans.  
    En tant qu’entrepreneure à impact, et pour donner encore plus de sens à son action, Pauline est devenue ambassadrice régionale du Mouvement Impact France et administratrice de l’association « Lin et Chanvre Bio », qui œuvre pour le développement d’une filière lin et chanvre plus respectueuse de l’environnement. Elle nous confie trouver de l’inspiration auprès de son amie Camille Etienne, dont elle dit « qu’elle donne le sentiment que tout est possible », ainsi qu’auprès de trois jeunes femmes très influentes : Lucie Basch, Charlotte Cadé et Claire Bretton, respectivement fondatrices de Too Good To Go, Selency et Underdog. « Elles ont ce point commun d’avoir mis la recherche d’impact positif au cœur de leur modèle. Très humbles toutes les trois, elles sont des modèles pour moi».  

    Mi-juin présentée à l’Élysée.

    Humble, Pauline l’est également et c’est du bout des lèvres qu’elle nous souffle cette information : Mijuin a représenté fin octobre le département de la Seine-Maritime au Palais de l’Élysée, dans le cadre de La grande exposition du fabriqué en France. « Notre chemise 100% lin circuit court a été sélectionnée parmi 2 500 candidatures : c’est une belle reconnaissance au vu de la jeunesse de notre entreprise. Je compte bien profiter de l’occasion pour sensibiliser le monde politique au combat que la filière de production mène pour transformer en local une partie des cultures », annonce-t-elle.  
    Fière de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice, Pauline l’est aussi d’avoir su constituer et fédérer une équipe autour d’un projet qui a beaucoup de sens. « C’est très motivant de me lever le matin en me disant que je vais rejoindre cette équipe formidable. Plus j’avance, plus je suis passionnée par mon métier », conclut-elle 
    © Agathe Périer
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #09

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #09

    9e portrait de notre série RÉ’Elles ! Chez Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron, Alizée Boyer illustre du haut de ses 25 ans comment les équipes s’impliquent au quotidien avec passion auprès de leurs membres et lauréats pour faire réussir l’entrepreneuriat. 

    Bienveillance, beaucoup de solidarité, un réel esprit de communauté

    Après une licence AES mention administration générale et territoriale, droit économie gestion, Alysée Boyer intègre un double master en droit des affaires et droit et gestion des entreprises, formation solide qu’elle boucle par un stage de 6 mois dans une étude de mandataire judiciaire, puis par un court passage au Crédit agricole au service clientèle. Sa carrière professionnelle se lance réellement quand elle prend connaissance d’une annonce publiée sur LinkedIn par Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron, en quête d’un(e) chargé(e) de mission. Alizée est d’emblée attirée par la fiche de poste et les missions proposées qui requièrent une grande polyvalence. Sa formation et sa connaissance du territoire font d’elle le profil idéal et, en février 2022, elle intègre l’association. 

    Au cœur de la relation humaine

    En rejoignant l’équipe, aujourd’hui composée de trois permanents et d’une en alternante en communication, Alizée est frappée par l’esprit de bienveillance et d’entraide qui y règne. « Certes, ce sont les valeurs portées par l’association mais elles sont très fortement incarnées. Cela donne du sens à nos actions et nous rend fiers de notre travail. L’équipe est très soudée, il existe une vraie solidarité entre nous, un bel esprit de communauté », confie la jeune femme qui dit avoir trouvé une seconde famille.
    Heureuse des missions « plurielles, vivantes et variées » qui lui sont confiées, elle aime ce métier qui lui permet de participer au développement du dynamisme économique local et de contribuer à la réussite de projets entrepreneuriaux.  
    Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron accueille plus de 150 porteurs de projet chaque année et accompagne une quarantaine d’entreprises quotidiennement dont les 10 à 15 nouveaux lauréats annuels. Alizée étudie attentivement leurs projets, en apportant un regarde externe bienveillant, pointe les améliorations à porter en vue des comités d’engagement étape préalable et obligatoire pour devenir lauréat Réseau Entreprendre®. Passée cette étape, elle les accompagne dans toutes les étapes d’évolution de leur entreprise.
    L’équipe de Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron : Maylie Arias, Alizée boyer, Xavier Bessac & Coralie Vincent

    Polyvalence et richesse humaine 

    En tant que chargée de missions, la jeune femme représente également Réseau Entreprendre® lors d’événements à destination des chefs d’entreprise et des prescripteurs du territoire couvert (banques, cabinets comptable, acteurs de la création reprise, etc.). S’ajoutent également l’ensemble des manifestations qui sont nombreuses dans le réseau pour favoriser les échanges entre entrepreneurs. « C’est un travail prenant mais passionnant car la relation humaine y est au cœur », confie-t-elle.  
    Alizée se souvient avec émotion de ce jeune lauréat de 21 ans dont les parents ont disparu tragiquement alors qu’i létait adolescent. « Ils détenaient un grand parc d’accrobranches situé entre Castres et Toulouse qu’il a décidé de réouvrir après ses études. Cette tragédie a fait de lui un entrepreneur très déterminé, malgré son jeune âge. Et c’est un couple, tous deux anciens lauréats, qui va l’accompagner pendant 2 ans. Quelle belle revanche sur la vie ! ».
    La jeune femme pense également à cette femme qui, travaillant dans une entreprise membre de l’association, venait la représenter de temps en temps aux événements organisés. « Quand cette personne s’est installée à son compte comme avocate, elle est revenue vers nous en nous disant qu’elle souhaitait poursuivre l’aventure de Réseau Entreprendre® avec sa propre entreprise, tant elle avait été nourrie par les échanges et les événements auxquels elle avait participé. J’y vois un signe encourageant . Nos actions sont appréciées et reconnues », se réjouit-elle.

    Réussite , gratuité, réciprocité

    Faire émerger et réussir de nouveaux entrepreneurs requiert un certain talent. Il faut  trouver le juste équilibre entre enthousiasme, sens de l’écoute et force de persuasion. Des atouts que la jeune femme déploie  naturellement. « Notre seul objectif, c’est de faire grandir les entreprises pour qu’elles réussissent. La notion d’aide est très gratifiante pour moi. Il n’y a pas de meilleure récompense que de voir les entreprises réussir. Et contribuer à développer l’emploi local est porteur de sens », assure Alizée qui est très attachée à son territoire. 

    La jeune femme apprécie aussi le temps qu’elle passe avec les membres de l’association, ces chefs d’entreprise bénévoles qui donnent de leur temps pour accompagner gratuitement les lauréats. « La réciprocité fait de nous les maillons d’une chaîne dédiée à la transmission. Elle encourage nos anciens lauréats à donner à leur tour avec une réelle envie de leur part d’être là. Ils donnent de leur temps mais c’est un temps choisi et cela fait toute la différence », dit-elle. Pour mener à bien son travail, Alizée sait aussi qu’elle peut compter, comme toute son équipe, sur le soutien de la Fédération Réseau Entreprendre® , toujours à l’écoute pour répondre aux besoins des associations. « C’est aussi grâce à eux que nous réussissons à faire correctement notre travail ».  

    Grandir et s’épanouir 

    En 2 ans et demi passés au sein de Réseau Entreprendre® Tarn Aveyron, Alizée a trouvé un épanouissement grandissant dans son travail. « J’apprends tous les jours un métier formidable, ponctué de rencontres, d’expériences de vie, de points de vue, qui nous font progresser sans cesse. Pouvoir échanger à 25 ans avec des chefs d’entreprise qui ont déjà vécu 1 000 vies, c’est hyper nourrissant. Je les admire pour le chemin parcouru et je prends auprès d’eux des conseils et des leçons de vie pour pouvoir avancer de mon côté », livre humblement la jeune femme qui croque la vie à pleine dents.
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #08

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #08

    8e portrait de notre série RÉ’Elles ! Deux jeunes cheffes d’entreprise qui ont l’entrepreneuriat dans la peau. Elles ont uni leurs forces pour faire bouger les lignes du retail, dont 80% sont issus du prêt-à-porter. Grâce à l’accompagnement de Réseau Entreprendre®, elles espèrent atteindre la première marche du Podium.

    L’entrepreneuriat comme une seconde peau 

    De belles histoires naissent souvent sur les bancs d’école. Celle de Mathilde Artale et Charlotte Guinnebault en fait partie. Elles se sont rencontrées en 2021 à l’ESCP Business School, en mastère spécialisé « Innover & Entreprendre ». La première est native de Marseille, la seconde du Chesnay, en région parisienne. Les deux jeunes femmes partagent une même passion pour l’entrepreneuriat et l’environnement. « Et cela depuis toujours », confie Mathilde qui, a 25 ans, a déjà trois entreprises à son actif : Golf_tous, Lmconcept et Artalys.  
    Pour valider leur formation, les étudiantes doivent monter un projet d’entreprise, innover à partir d’une feuille blanche. Elles créent la première version de Podium, un site en ligne de location de vêtements pour femmes. « La première année, Charlotte a piloté seule l’entreprise car j’étais engagée sur le projet Artalys », précise Mathilde. En octobre 2022, Charlotte lui demande de la rejoindre. Échaudée par une première expérience malheureuse avec un associé, Mathilde hésite et finit par répondre oui, après cinq longs mois de réflexion et de travail avec celle qui deviendra son associée. 

    Le futur du retail est circulaire 

    De mars à septembre 2023, Podium est incubée à Station F, à Paris. Les deux associées trouvent rapidement des financements auprès de Réseau Entreprendre® Essonne (50 000€), Bpifrance (30 000€) et Station F (10 000€).

    L’idée de Podium est partie du constat qu’on ne porte qu’un tiers des vêtements de notre dressing, soit parce qu’ils ne nous vont plus, soit parce qu’ils ne nous plaisent plus ou alors parce que nous les avons achetés sur un coup de tête ou pour une occasion particulière. « Non seulement c’est une perte d’argent et de temps mais question environnement, il n’y a pas pire ! Nous avons trouvé une alternative intéressante dans le concept de la location qui fonctionne très bien aux États-Unis depuis une quinzaine d’années », explique Mathilde.  
    Cette approche plus responsable ne s’applique pas uniquement au prêt-à-porter. « Une perceuse, on l’achète et on l’utilise 7 minutes en 20 ans, pourquoi ne pas plutôt la louer ? », s’interroge-t-elle ? Et ainsi de suite…  Près de deux ans après sa création, Podium a donc changé de business model : « Nous avons choisi le B2B pour accompagner les marques qui ne savaient pas trop comment proposer ce type de service. Fort d’une première expérience en B2C, nous étions désormais capables d’appréhender le marché et la logistique », explique-t-elle.  
    Podium s’affiche désormais comme le prestataire et le partenaire des retailers, dont 80% sont issus du prêt-à-porter, qui souhaitent se lancer dans l’économie circulaire. « Nous donnons aux marques le pouvoir d’agir ! », lance Mathilde qui gère la création de partenariats, les RH et les finances et laisse à son associée la vision et la création de concepts pour les marques. « Mais c’est ensemble que nous prenons les décisions », précise-t-elle.  

    L’impact comme motivation première

    Les jeunes femmes se sont tournées vers Réseau Entreprendre® Essonne dont elles apprécient particulièrement, au-delà du prêt d’honneur et de l’accompagnement accordés, les valeurs véhiculées par l’association, et notamment l’entraide. « Les membres de Réseau Entreprendre® ont cru dans notre projet dès le départ alors que nous n’avions pas encore passé le comité d’engagement », n’oublie pas Mathilde.  
    Lauréates 2023, elles bénéficient d’un accompagnement individuel pendant 3 ans. « Notre accompagnatrice Hélène est avocate, experte dans le juridique et le légal, une compétence que nous n’avions pas. Elle nous donne des clés pour nous aider à négocier avec de grandes marques. Elle est géniale, elle croit au projet. Elle essaie en permanence de nous challenger, c’est à la fois grisant et très motivant ».   
    Pousser une innovation n’est pas si simple, même si le sujet semble aujourd’hui porteur. « Faire passer une idée qui n’existe pas c’est compliqué et cela prend du temps. Mais le jour où ça matche, on peut espérer avoir un réel impact », estime Mathilde. Entrepreneuses tenaces et férues de travail, les deux jeunes femmes sont avant tout des passionnées. Et il en faut de la passion pour développer un tel projet dans un marché, en crise. « Oui, il y a des frustrations car nous avons parfois le sentiment que les choses n’avancent pas aussi vite que nous l’aurions espéré. Des projets lancés en début d’année ont été reportés à cause de la crise. De notre côté, tout est prêt, nous attendons le GO de nos clients qui ont la volonté d’agir mais qui ont aussi leurs contraintes économiques ». Alors en attendant des conditions plus favorables, Mathilde et Charlotte comptent sur les missions de conseil qui leur sont confiées pour développer l’entreprise et gagner en notoriété.   

    Entreprendre pour s’épanouir 

    Malgré les aléas, leur passion pour l’entrepreneuriat reste intacte. « Je veux être entrepreneuse, je l’ai toujours voulu et je sais que ce n’est pas facile. C’est un marathon perpétuel qui se prépare chaque jour. Avec Charlotte, nous aimons dire que nous sommes des jardinières : nous semons chaque jour des petites graines qui un jour germeront. C’est l’objectif final qui nous motive, celui de pouvoir proposer un portant à la location dans toutes les boutiques de France. Que cela se fasse avec ou sans nous, j’ai tout simplement envie que le concept existe pour moi et dans toutes les phases de ma vie. Mais les marques sont encore un peu réticentes à l’innovation », regrette Mathilde.
    Du haut de ses 25 ans, la jeune femme sait déjà qu’elle ne trouvera son épanouissement que dans l’entrepreneuriat. « Aucun autre job me plaît, encore moins l’idée du salariat. J’ai besoin de toucher à tout pour me sentir épanouie. En réalité, ce qui m’intéresse c’est l’impact que je peux laisser sur la société, peu importe le secteur d’activité », martèle-t-elle.

    Toujours y croire 

    À la question « Quelle est la figure entrepreneuriale qui vous inspire ? », Mathilde lâche un étonnant Orelsan, rappeur, compositeur, réalisateur… et chef d’entreprise. « J’ai vu un reportage sur sa vie qui m’a captivée. Pendant 10 ans, personne n’a cru en lui. Il était passionné et y a toujours cru. Il n’est pas que rappeur, il est également producteur, écrit des chansons, a créé Avnier, une marque de mode streetwear. Il part de loin, il a toujours eu envie d’être disruptif, d’avoir un impact. C’est aussi pour cela que j’entreprends aujourd’hui ! Et puis, il a eu un sacré bad buzz mais il a continué, malgré tout. Sa persévérance m’émeut et me guide », confie-t-elle. Jours meilleurs est la chanson qui la touche et l’inspire le plus. « La fin du désert se cache peut-être derrière chaque dune »…  
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #06

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #06

    6e portrait de notre série RÉ’Elles, celui d’une cheffe d’entreprise qui a décidé d’entreprendre à deux, avec son conjoint.
    Nous les avions laissés en 2018, La Minut’Rit comptait alors 32 salariés et franchisés et les deux fondateurs avaient décidé de se tourner pour la seconde fois vers Réseau Entreprendre® afin de sécuriser le développement de leur entreprise.

    Double dose de bonheur : entreprendre en couple



    Nous retrouvons Cécile et Antoine en 2024, toujours aussi enthousiastes et fiers du chemin parcouru : leur entreprise compte aujourd’hui près de 80 « minuteurs » (franchises et succursales confondues) partout en France.
    Le 20 juin 2024, ils ont vendu leur entreprise et s’apprêtent à se lancer, toujours en duo, dans un nouveau projet entrepreneurial « dans la création de mobilier et d’objets d’art d’exception », nous souffle Cécile.

    Une vie choisie et assumée

    Fusionnel depuis 18 ans, le couple cultive le partage et la complémentarité dans leur vie privée et au travail. « Il n’y a pas de conflit entre nous ! Au sein de l’entreprise, chacun sait ce qu’il doit faire. Antoine se consacre à la partie commerciale, les finances et l’administratif. A moi le marketing, la communication, les RH et la gestion des franchises », explique la jeune femme.
    Et s’ils sont aujourd’hui parents de deux jeunes enfants de 7 et 9 ans, Cécile et Antoine se sont consacrés pleinement à La Minut’Rit, « notre premier bébé », tout en veillant à respecter leur équilibre familial. Pas évident quand le bureau est à la maison ! « Nous gérons tout en télétravail, c’est un vrai gain de temps et un confort de vie appréciable même si nous commençons à ressentir les limites du modèle. Le travail à la maison est à double tranchant. Heureusement, les enfants nous obligent à « couper ». Mais cette vie, nous l’avons choisie et c’est sans doute la meilleure décision que nous ayons prise », confie Cécile. Ils ont également eu la chance de pouvoir compter sur l’agilité et la réactivité de leurs salariés, toujours prêts à les épauler.

    Apprendre et transmettre

    Créée au Havre en 2012, La Minut’Rit a connu en 12 ans un développement remarquable. En « facilitateurs du quotidien », ceux que l’on a surnommés les « minuteurs », apportent chaque jour une solution de services à des milliers de salariés qu’ils soient issus de PME ou de grands groupes tels que Safran, Schneider Electric, Thalès, Sanofi pour ne citer qu’eux. « Notre valeur ajoutée ? Nous sommes hyper réactifs, flexibles, agiles et axés sur le développement durable. La Minut’Rit est une conciergerie d’entreprise “hybride”, 100% sur mesure, locale, sociale, connectée et implantée partout en France grâce à un réseau structuré. Nous en avons fait volontairement une marque forte avec une identité ludique et colorée », se félicite Cécile.

    Serviabilité, enthousiasme, adaptabilité, respect et solidarité sont les valeurs prônées et incarnées au quotidien par Cécile, Antoine et leurs collaborateurs. Des valeurs que la jeune femme n’hésite pas à partager au sein de Réseau Entreprendre® Normandie Estuaire au sein duquel elle est très investie. « Je suis administratrice et j’anime les clubs de lauréats et les comités Avenir. Cet engagement me permet de rendre ce que j’ai reçu au moment de la création. J’aime l’idée d’accompagner des personnes qui se lancent avec des rêves et de beaux projets. J’aime la nouveauté et les démarrages et j’ai envie de continuer à apprendre et à transmettre », dit-elle.
      

    En mode « Pop In ! »

    Et parce qu’entreprendre en couple a été pour elle une révélation, Cécile a souhaité partager son expérience en créant en 2021 son podcast Pop In !. « J’écoutais beaucoup de podcasts et puis un jour, j’ai eu envie de me lancer ! ».
    Cette fois encore, l’aventure s’écrit à deux : Cécile au micro, Antoine au montage. « Je ne suis pas la meilleure mais j’apprends », dit-elle humblement, en ajoutant : « Nous sommes encore en mode débrouillardise mais nous réfléchissons à passer en mode optimisation avec une solution qui ne soit pas trop chronophage et surtout qui puisse continuer à me plaire ». Pour la saison 1 de son podcast, Cécile confie avoir pris un grand plaisir à écouter et à faire découvrir « des personnes enthousiasmantes et passionnées, des gens qui débordent d’énergie ». Comme elle.
    Pour la saison 2, la jeune femme a eu envie de faire témoigner des couples qui, en entreprenant à deux, y ont trouvé le bonheur. Comme eux…
      
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #05 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #05 

    5e portrait de notre série RÉ’Elles, qui illustre ce mois-ci la flamme d’entreprendre dans un milieu encore très masculin. 
    De son parcours pour rendre l’automobile plus verte à celui de la flamme olympique, découvrez l’aventure entrepreneuriale d’Iphigénie Ngounou, fondatrice de Rétrogaz et lauréate 2023 de Réseau Entreprendre® Seine-et-Marne 
    Bravo à cette femme inspirante qui va porter la flamme olympique dans quelques semaines. Mesdames, enflammez-vous pour vos idées et ne lâchez rien ! Nous serons toujours là, chez Réseau Entreprendre®, pour vous accompagner. 

    La flamme de l’entrepreneuriat 

    Le 6 juillet à Évreux, le monde olympique aura les yeux rivés sur elle : Iphigénie Ngounou, fondatrice de Rétrogaz, a été sélectionnée parmi 11 000 Français pour relayer la flamme olympique des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Choisie en raison de son engagement pour «rendre la société plus solidaire, plus inclusive, plus juste et plus durable » elle a accueilli cette marque de reconnaissance « avec beaucoup d’humilité », célébrant le travail accompli et ressenti, en même temps, une grande pression sur ses épaules. « De l’impatience, de l’intimidation, de l’émotion, le 6 juillet, ce sera un moment inouï pour moi. Jamais dans ma vie, je n’aurai pu imaginer vivre cela ! », confie cette maman de trois enfants qui « sont super fiers », ajoute-t-elle. Forcément… 

    Faire d’un enjeu personnel un projet d’intérêt général. 

    Iphigénie Ngounou, 55 ans, a un parcours de 30 ans dans l’industrie automobile. De formation universitaire en économie et gestion, elle est « tombée dans l’automobile par hasard », dit-elle, le jour où elle répond à une offre d’emploi chez un sous-traitant automobile. Elle partira ensuite chez Renault comme directrice des relations fournisseurs, avant de rejoindre sept ans plus tard, le groupe PSA. Début 2020, le monde entier s’apprête à basculer, sa vie aussi. « Ma carrière était bien installée mais j’ai commencé à m’inquiéter du sort de la planète et de l’avenir de l’humanité. Le déclic est arrivé le jour où mes enfants m’ont demandé quelle planète nous allions leur laisser, conscients que je fabriquais un gros objet qui pollue et qui consomme : l’automobile. À l’heure du réparable et du recyclable, je me suis dit : pourquoi le véhicule serait-il le seul objet que l’on jetterait à la casse ? Pourquoi ne pas essayer de le réparer ? Ayant moi-même un véhicule diesel, j’ai voulu faire d’un enjeu personnel un projet d’intérêt général ». L’idée de Rétrogaz était née.  
    Quelques semaines avant le premier confinement, Iphigénie démissionne du groupe PSA, la tête à son nouveau projet, elle bouillonne : Qu’est-ce qu’on reproche au fond à l’automobile ? Comment verdir un véhicule sachant que c’est l’usage qu’on en fait qui pollue et pas le produit lui-même ? Comment résoudre les dégâts qu’on a occasionnés plutôt que de créer un nouveau produit ? « J’ai épluché une directive européenne sur la loi Climat et Résilience qui définit les seuils d’un véhicule thermique polluant à ne pas dépasser en termes de pollution et de niveau de consommation. J’en ai fait un référentiel, un objectif à atteindre », poursuit-elle. L’idée prend forme : celle de ramener un vieux véhicule aux normes définies par cette directive européenne. « À ce moment précis, j’ai pensé : c’est ça, la vraie écologie ! ».

    Une technologie inédite testée sur son propre SUV.

    Le projet nécessite de mobiliser les parties prenantes, la première d’entre elles étant l’État. Iphigénie contacte le ministère des Transports qui la renvoie vers le ministère de l’Écologie. « À la suite du constat qu’un particulier ne pouvait en réalité s’adresser à l’État directement, j’ai décidé de créer l’entreprise », explique-t-elle. Le terrain ne lui est pas totalement inconnu puisque trois ans avant de quitter PSA, le lancement de la marque de mobilité du groupe Free2move lui avait été confié. « Ayant obtenu le statut d’intra-entrepreneuse, j’ai vécu dans des pouponnières de start-ups ou j’ai pu gérer le projet de A à Z. Je suis devenue entrepreneuse mais avec les moyens d’un grand groupe ». Un beau tremplin qui lui a permis de goûter à l’entrepreneuriat et notamment à la volumétrie de travail que cela requiert, à la pluralité de cerveaux que cela demande. Son départ dans le cadre d’un plan de départ volontaire lui ouvre les droits au chômage et c’est sur ses deniers propres qu’elle commence à travailler sur la solution imaginée pour convertir les véhicules diesel en véhicules hybrides. Elle se rapproche d’un ancien collègue ingénieur à la retraite afin de mettre au point rapidement la solution. Leur travail va durer deux ans et demi et aboutir en 2023 à l’approbation de la technologie, testée sur son propre SUV, par lAdeme* et le ministère de la Transition écologique. 
    En 2023, quand la phase de commercialisation est lancée, ses réserves financières sont insuffisantes pour l’accompagner d’un plan de communication digne de ce nom. Iphigénie se tourne vers divers organismes dans l’espoir d’obtenir un financement. « Réseau Entreprendre® a accepté de nous soutenir et cette aide financière nous a permis de faire levier pour obtenir par la suite des prêts bancaires et lever d’autres fonds » assure-t-elle. Elle devient alors lauréate et bénéficie d’un accompagnement financier et humain pendant 2 ans, « une formidable occasion de partager des bonnes pratiques et d’apprendre le métier de dirigeant et d’entrepreneur ».
    *Ademe : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie.
      

    Être utile pour l’humanité et la planète. 

    Quatre ans après sa création, Rétrogaz tourne à plein régime. La commercialisation a été lancée en janvier 2024 et déjà près d’un millier de véhicules ont été convertis. L’entreprise sera implantée dans 8 régions d’ici la fin de l’année. Une croissance fulgurante boostée par un coup de pouce médiatique inattendu. « Nous sommes nés médiatiquement le 11 décembre 2023. Ce jour-là, à la suite d’un article paru dans le Parisien quelques jours plus tôt, quatre chaînes ont diffusé un reportage sur l’entreprise. Cette formidable visibilité a lancé la marque ».  
    Iphigénie est fière du travail accompli et heureuse de pouvoir aider ses concitoyens. « Les personnes qui viennent pour convertir leur vieux diesel en un véhicule hybride GPL nous parlent de leur vie et nous expliquent l’impact de ce petit changement dans leur quotidien. Nous aidons le pouvoir d’achat en proposant aux ménages de conserver leur voiture et nous accompagnons le monde dans une transition douce en opposition totale avec la rupture représentée par le fait de mettre son véhicule à la casse.Je suis fière d’avoir accompli quelque chose d’utile et porteur de sens pour les gens et pour la planète. J’espère pouvoir transmettre cette entreprise à mes enfants, pas seulement en termes de patrimoine mais aussi en valeurs pour leur faire passer ce message : aidons-nous les uns les autres ! ».  
    Cette technologie, qu’Iphigénie revendique avec fierté, part du principe qu’un véhicule devenant hybride au gaz émet 20% de CO2 et 60% de particules fines en moins et présente un gain de consommation de 15 à 25%. « Nous venons juste rajouter quelques pièces neuves au véhicule d’origine et notamment un 2e réservoir à l’arrière. À l’avant, nous créons un système parallèle avec un 2e jeu de calculateur et d’injecteur qui permet de calibrer le véhicule pour que le moteur au gasoil fonctionne également au GPL. Le véhicule devient hybride avec deux carburants : 60% de gaz et 40% de gasoil », explique-t-elle. L’opération prend trois jours et coûte 4 000€ en moyenne avec homologation et changement de la carte grise. Simple ? Encore fallait-il y penser !  
     
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #04 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #04 

    4e portrait de notre série RÉ’Elles, Elodie Geba et Anne Gaspar, co-fondatrices de Lilaea et lauréates 2021 et 2022 de Réseau Entreprendre® Picardie.
    Dans le flot tumultueux de l’entrepreneuriat, Élodie Geba et Anne Gaspar naviguent avec succès, portées par leur passion commune pour l’eau. Ensemble, elles ont fondé Lilaea, entreprise dédiée à la surveillance des eaux douces. Lauréates de Réseau Entreprendre® Picardie, elles témoignent de leur parcours jalonné de défis et d’accomplissements, mettant en lumière l’importance de leur partenariat et de leur vision pour un avenir plus durable. 

    Un duo qui coule de source…

    A priori, rien ne prédestinait Élodie Geba, 31 ans, à vivre un jour l’aventure entrepreneuriale. « Avec un papa issu du monde ouvrier et une famille maternelle dans l’éducation nationale, je n’ai pas vraiment grandi avec cette idée-là en tête », se souvient-elle. Elle sait en revanche dès son plus jeune âge, et le dit à qui veut l’entendre, que « plus tard, elle sera chercheuse dans l’eau ». Une idée qui la suivra longtemps, au moins jusqu’à sa soutenance de thèse : « C’est ma passion pour mon métier et l’envie de développer des solutions concrètes qui m’ont fait envisager l’entrepreneuriat plutôt que la recherche », confie-t-elle aujourd’hui.

    Des études à la vie d’entrepreneures 

    Quelques années plus tôt, à l’Université Reims Champagne Ardenne, Élodie rencontre Anne Gaspar. Les deux étudiantes sont loin d’imaginer que de cette nouvelle amitié naissante une belle aventure entrepreneuriale. Après un master en biologie spécialité « génie de l’environnement », Élodie choisit comme sujet de thèse l’écotoxicologie aquatique, autrement dit les effets des produits toxiques sur les êtres vivants dans le milieu aquatique. De son côté, Anne s’oriente vers l’étude des systèmes embarqués, notamment un sous-marin téléguidé devenu aujourd’hui un des outils innovants développés par Lilaea.  

    L’union fait la force  

    Pour ces deux scientifiques, l’idée d’une association coule de source. « Nous étions toutes deux passionnées par la recherche mais nous déplorions le manque de pont entre la recherche publique et le monde de l’entreprise. Nous voulions trouver des solutions qui puissent être développées et appliquées sur le terrain. Nous avions dans l’idée de créer notre entreprise une fois le cursus d’Anne terminé mais le marché venait de s’ouvrir et les appels à projets commençaient à tomber, c’était le bon moment pour nous lancer », se souvient Élodie. En mars 2021, elles créent Lilaea (prononcez Lilaé, en référence à cette nymphe aquatique de la mythologie grecque). Incubées au sein de Pépite A2U à Saint-Quentin, elles bénéficient dans les premiers temps du statut d’étudiant-entrepreneur. « En 2021, Anne commençait son master en alternance. Grâce à Pépite*, nous avons pu convertir l’alternance en temps d’entrepreneuriat », précise Élodie. 

    Se faire accompagner pour réussir 

    Quand on crée son entreprise, avoir l’idée est déjà une bonne chose, revêtir les habits d’un chef d’entreprise en est une autre. Novices en la matière, les deux associées se tournent rapidement vers Réseau Entreprendre® Picardie, conscientes de la nécessité d’être accompagnées dans leur démarche. « Nous n’avions pas un besoin financier au démarrage car nous étions soutenues par Bpifrance. En revanche nous étions en quête d’un accompagnement et d’un partage d’expériences pour comprendre quel type d’entrepreneures nous voulions devenir. Et aussi nous challenger sur notre vision à long terme », se souvient Élodie. Lauréates à deux reprises, en 2021 pour la création de l’entreprise, et fin 2022 lors de la commercialisation de leur solution, elles découvrent en Réseau Entreprendre® « un lieu d’échange et de partage familial et très ouvert ». « Nous avons ressenti beaucoup de bienveillance, de solidarité et de réciprocité. Nous n’étions ni formées ni préparées au métier de chef d’entreprise. Nous avons reçu ici tous les outils nécessaires, acquis de bonnes pratiques ainsi qu’une vision stratégique et de la maturité. Nous avons beaucoup appris et grandi au contact des personnes que nous avons eu la chance de rencontrer », témoignent-elles avec reconnaissance.
      

    La start-up qui facilite la surveillance des eaux douces

    En pleine croissance, la start-up qui compte six salariés, et bientôt trois de plus, a développé un sous-marin téléguidé pour la surveillance des eaux ainsi qu’une station de surveillance des eaux en continu.

    Lilaea propose aussi à ses clients, principalement les collectivités, industries et bureaux d’étude, un accompagnement sur-mesure : expertises, diagnostics de l’eau, actions de sensibilisation. « La raison d’être de Lilaea est de faciliter et démocratiser la surveillance des eaux douces », résume Élodie, fière, à juste titre, du chemin parcouru en seulement 3 ans.

      

    Savoir convaincre

    « Quand nous nous sommes lancées, l’eau, personne ne s’en préoccupait ! Nous expliquions notre projet et on nous regardait sans trop y croire. Nous avons réussi à sensibiliser les gens, à créer une communauté. Nous sommes fières d’avoir réussi à impulser un changement tangible. Nous avons su répondre à notre raison d’être, ce qui n’était pas gagné au départ. Et nous avons également réussi à mettre en place une équipe sympa, dynamique et performante, grâce à laquelle nous apprenons tous les jours », se réjouit Élodie.
    Les deux jeunes trentenaires vivent désormais de leur passion. Elles disent trouver leur inspiration, leur booster quotidien, dans les personnes qu’elles rencontrent, « leur envie de changement, de faire bouger les lignes, leur passage à l’acte dans le collectif. Ce positivisme, nous le partageons inconditionnellement ! ».
     
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #03 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #03 

    3e portrait de notre série RÉ’Elles, Mélissa Nabais-Moreno est la dynamique directrice de Réseau Entreprendre® Hainaut.
    Engagée avec passion dans sa vie professionnelle comme personnelle, elle encourage les femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat. Ses positions se concrétisent par des actions ! Elle incarne le potentiel infini de l’entrepreneuriat au féminin. Découvrez-là dans notre nouvel article dédié aux entrepreneures. 

    Brillez par vos compétences et ayez de l’ambition ! 

    Mélissa Nabais-Moreno, à gauche, aux côtés de Cécile Masson, ancienne présidente.
    Proximité, plaisir et énergie positive, Mélissa Nabais-Moreno a fait siens ces trois mots chers à Réseau Entreprendre® Hainaut dont elle partage les valeurs depuis plus de 9 ans. La jeune femme de 31 ans le clame avec fierté : « Je suis un bébé Réseau Entreprendre® ! ». Entrée en 2014 comme chargée d’étude de projets en alternance, elle a tracé sa route avec passion jusqu’à en devenir la directrice de l’association en 2021.  
    Depuis octobre 2023, elle est aussi une jeune cheffe d’entreprise à la tête du Manoir du Monde, lieu emblématique de Lieu Saint-Amand, qu’elle a transformé en salons de réception et de séminaire. Un projet entrepreneurial, familial et conjugué au féminin avec sa sœur et sa belle-mère. «Je suis passionnée par l’entrepreneuriat. Que ce soit au sein de Réseau Entreprendre® ou dans ma propre entreprise, je m’enrichis tous les jours au contact des personnes que je rencontre. Quel bonheur de se lever chaque matin et d’être dans cette énergie créatrice qui vous anime tant ! » confie-t-elle.

    Inspirer les femmes par l’action 

    Très impliquée dans l’entrepreneuriat féminin, Mélissa est à l’initiative de nombreux événements destinés à le promouvoir. « Pour inciter les femmes à se lancer, il faut mettre en avant les entrepreneures qui réussissent », martèle-t-elle. Dont acte : en octobre 2023, elle embarque dans un projet fou 8 membres de Réseau Entreprendre® Hainaut, direction le désert marocain et le mythique Rose Trip Maroc*. « Nous avions constitué 3 équipes de 3, dont une qui a remporté le trophée Entreprise, quelle fierté ! C’était une première pour nous et nous renouvellerons certainement l’expérience en 2024. Nous avons réussi à fédérer l’ensemble de notre communauté, créant une grande émulation autour de nous », s’enthousiasme-t-elle. Ce challenge, comme d’autres actions un peu moins spectaculaires, s’inscrivent dans le cadre du programme Wom’Energy porté par Réseau Entreprendre® à destination des femmes entrepreneures. Lancé en 2017, il affiche une signature sans équivoque : « Encourageons les femmes entrepreneures à se dépasser ! ».  
    Car le constat est sans appel ! Si l’entrepreneuriat féminin est largement sous-représenté en France, il l’est encore plus dans le Hainaut  avec seulement 13% de femmes à la barre d’une entreprise. « Pour faire bouger les lignes, nous avons choisi la pédagogie, l’éducation et la sensibilisation. Nous levons les freins que certaines femmes porteuses de projets se mettent seules. C’est pourquoi nous avons médiatisé notre participation à ce trek. C’était une façon de montrer que l’on peut être une cheffe d’entreprise et partir une semaine au Maroc sans que la maison ne brûle et l’entreprise ne dégringole. Nous ne sommes pas des féministes militantes, mais nous aimerions inspirer et montrer que sur notre territoire il y a des femmes qui entreprennent et qui réussissent ». Intarissable sur le sujet, Mélissa pousse facilement, et d’autant plus depuis ce challenge réussi, la comparaison entre entrepreneuriat et sport de haut niveau qui requiert de tracer son cap, se réorienter parfois, changer de stratégie, apprivoiser le dépassement de soi…  

    L’entrepreneuriat n’est pas une question de genre.  

    Lancé en 2023 dans le Hainaut, le programme Wom’Energy nourrit l’ambition d’atteindre le cap de 30% de femmes accompagnées par Réseau Entreprendre®. Mais la jeune directrice précise toutefois : « Rallier des dirigeantes de PME à notre réseau, donner envie à des porteuses de projet de nous rejoindre puis de les amener à être ambitieuses, c’est un beau challenge. Mais vous savez, la vraie vie n’est pas féminine, elle est mixte. Nous savons que les femmes peuvent être plus sensibles aux échanges et parfois plus intimidées pour défendre leur projet pourtant solide ! C’est pour cela que nos membres accompagnateurs masculins ont été formés à la gestion des émotions. Cela s’arrête là car l’entrepreneuriat n’est pas genré et nous ne voulons pas aller dans ce sens », ajoute-t-elle.  

    Se servir des échecs des uns pour aider les autres. 

    Les jeunes femmes que Mélissa rencontre lui semblent plus averties ou en tout cas moins effrayées par se lancer dans l’entrepreneuriat. Elle se permet toutefois de leur livrer ces quelques conseils : « Osez et soyez droites dans vos baskets. Soyez qui vous êtes, n’essayez pas de vouloir vous changer mais brillez par vos compétences et ayez de l’ambition ! ». Elle sait que ce « parler-vrai », de femme à femme, les touche particulièrement. Et à tous les autres, elle leur dit simplement « de venir comme vous êtes, avec vos faiblesses, vos réussites et vos échecs dont on va se servir pour aider les autres. Je suis convaincue d’une chose : c’est en étant entouré que l’on avance mieux. C’est la force de notre réseau et je milite pour cela ».  
    En 2023, Réseau Entreprendre® Hainaut a également organisé une très belle exposition photos baptisée « Réalise-toi, ose réussir l’entrepreneure qui est en toi ». 20 femmes se sont dévoilées sous trois mots-clés : audace, confiance en soi et ambition. « En 2024, nous aimerions faire voyager cette exposition dans des lieux économiques et scolaires, toujours avec l’idée de montrer des figures locales qui réussissent pour inspirer des porteuses de projets », annonce Mélissa.  

    Hors cadre

    Et elle, quelle est la figure entrepreneuriale qui l’inspire ? « Camille Cottin », répond-elle presque en s’excusant de ce choix quelque peu surprenant. « Cette actrice est solaire, charismatique, elle a su avec humour au travers de la série Connasse démonter les stéréotypes au féminin. J’aime son engagement pour les femmes, j’admire son parcours et puis, je dois vous avouer qu’elle me fait bien rire ! ». Voilà sans doute la meilleure inspiration qui soit… 

      
    ©photo portrait noir et blanc de Mélissa : Delphine Chenu
  • RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #02 

    RÉ’Elles, notre série sur les entrepreneures #02 

    2e portrait de notre série RÉ’Elles, qui illustre la réussite des entrepreneures !

    Plongez au cœur d’une aventure chocolatée, qui a ravi nos papilles et nos pupilles ! Découvrez le parcours d’Amélie Coulombe, lauréate de Réseau Entreprendre® Provence à la tête de Krokola qui eu la bonne audace de relancer la marque Merveilles du monde. La générations Y l’en remercie !
    Et en ce jour particulier du 8 mars, nous sommes encore plus fier de vous montrer toutes ces belles réussites entrepreneuriales, menées tambours battants, par des femmes admirables.

    Alors oui Mesdames, croyez en vous ! Vous avez tous les atouts pour réussir ! Osez, lancez-vous ! Voyez les choses en grands !
    Nous seront toujours là, chez Réseau Entreprendre®, pour vous accompagner.

    Être entrepreneure nous donne ce pouvoir inestimable de pouvoir faire bouger les lignes 

    Amélie CoulombeCo-fondatrice de Krokola et Merveilles du MondeLauréate 2021 de Réseau Entreprendre® Provence
    Amélie Coulombe a eu un jour cette idée folle de relancer la marque Merveilles du Monde, arrêtée il y a 20 ans. Et comme cette entrepreneure n’est pas du genre à faire les choses à moitié, elle a d’abord créé une nouvelle marque, Krokola, avant de relancer la marque iconique qui a bercé dans les années 80/90 toute une génération d’enfants gourmands, dont elle a fait partie.

    Amélie, co-fondatrice de Krokola et Merveilles du Monde, incarne la force de l’audace et de la détermination dans le monde de l’entrepreneuriat. Lauréate 2021 de Réseau Entreprendre® Provence, elle se distingue par sa capacité à donner vie à ses idées avec succès, tout en inspirant la nouvelle génération d’entrepreneurs.

    Gourmandise et éducation au goût.

    En 2020, après une douzaine d’années au marketing de grandes entreprises (Mattel, Haribo France), cette maman de deux enfants a eu envie d’autre chose. « J’ai beaucoup appris de ces différentes expériences et c’est grâce à elles que je me suis lancée dans l’aventure entrepreneuriale », dit-elle. L’envie d’autre chose à commencer par celle de s’engager « dans un projet professionnel qui me ressemble davantage, qui soit plus aligné avec mes convictions personnelles sur le bien manger et l’environnement. J’étais arrivée au bout d’un cycle, j’avais besoin d’un nouveau challenge et j’avais en moi cette envie d’entreprendre ». Les planètes étaient alignées.
    Passionnée par la gastronomie et la gourmandise, Amélie quitte Haribo et repart sur les bancs de l’école. Elle passe un CAP Chocolatier – Confiseur, indispensable à la maîtrise technique du développement de produit et la production. Cette parenthèse d’apprentissage lui permet de se former à ce « beau et nouveau métier » et de poser les bases du projet Krokola, marque de chocolat 100% bio, engagée pour l’éducation au goût. Elle dit avoir trouvé l’idée et l’inspiration grâce à son vécu de maman : « Je trouvais qu’il y avait un problème d’alignement entre l’offre en chocolat pour les enfants et la volonté des parents de leur faire plaisir tout en leur offrant une alimentation saine. Krokola est une alternative plus naturelle et la preuve que la gourmandise peut véhiculer des messages et éduquer les enfants à une consommation plus responsable ». Voilà qui est dit.

    Le pari de faire revivre une marque iconique.

    En 2021, alors qu’ils sont affairés au lancement de Krokola, Amélie et son associé Alexandre Kanar, sont contactés par les ex-détenteurs de Merveilles du Monde. Un appel d’offre est lancé pour la reprise de la marque, les deux associés n’hésitent pas une seconde. Et pour cause : « Cette marque iconique des années 80/90 avait marqué notre enfance. Non seulement elle nous évoquait des souvenirs mais elle présentait des affinités en adéquation avec nos valeurs et aux engagements portés par Krokola ». Notamment une approche éco-responsable très marquée.

    Mais voilà, comment réveiller une marque dont tous les Français nés avant les années 2000 se souvenaient mais qui avait totalement disparu des placards ? Un travail colossal attend les deux associés : « Il nous a fallu deux ans pour remettre la marque sur pied. Certes nous avions racheté un nom, mais il fallait la faire revivre sans en modifier les fondamentaux, et c’était un vrai pari ! »

    Un mentor très précieux pour l’entrepreneure

    Entre-temps, en avril 2021, la marque Krokola est lancée chez Monoprix sur un principe d’exclusivité pendant un an, avant d’être déployée partout en France. 2021, c’est aussi l’année où Amélie et Alexandre deviennent lauréats de Réseau Entreprendre® Provence. Un accompagnement de deux ans dont la jeune femme entrepreneure apprécie encore chaque jour les bénéfices apportés et en premier lieu un réseau solide. « Être bien entouré est un facteur clé de succès. Réseau Entreprendre® a mis à notre disposition de nombreuses expertises. Nous y avons trouvé des compétences que nous n’avions pas en interne. Notre accompagnateur, Pierre Mainguy, avait une belle expérience commerciale en grande et moyenne surface, nous avons pu nous appuyer sur lui. Il nous a challengés et aidés à débloquer certaines situations quand nous avions besoin d’un regard extérieur. Son aide quotidienne a été précieuse pour nous », témoigne-t-elle.
    Trois ans après son lancement, Krokola est rentré dans une phase de structuration de son équipe constituée de 13 personnes, dont sept chefs de secteur répartis dans toute la France.
    « Nous gérons l’entreprise à deux et tout coule de source. Je n’ai jamais eu l’impression, parce que j’étais une femme entrepreneure, d’être moins prise au sérieux que lui. Et je n’ai jamais eu le moindre souci pour affirmer ma position de chef d’entreprise», confie-t-elle. Après trente seconde de silence, elle ajoute : « Ce qui a changé, en tout cas au début de l’aventure, c’est la charge mentale qui reposait sur moi. J’avais l’impression de ne pas être suffisamment présente à la maison ni au bureau. J’ai fait un gros travail sur moi pour essayer de prendre du recul . J’ai arrêté d’être à la recherche de la perfection et de me mettre la pression. Désormais, je sais poser un cadre et des limites, sans lesquelles je travaillerais tout le temps, week-ends et vacances inclus. Je me repose aussi beaucoup plus sur mon conjoint et ça, c’est un changement pour toute la famille ! »

    Une envie forte de transmettre !

    Amélie exprime un désir de pouvoir partager son expérience et accompagner de nouveaux entrepreneurs et entrepreneures, mais aujourd’hui une chose lui manque pour se lancer : du temps ! « Je suis souvent sollicitée de manière spontanée, j’aime prendre le temps de donner un conseil. Je l’ai été quand j’ai démarré et en retour, j’ai envie d’être dans cette démarche de transmission », confie-elle.
    Être au cœur de l’action, pouvoir impulser une démarche de création et d’innovation permanente, voilà ce qui constitue chaque matin son booster. « Quand on est entrepreneure, on a clairement plus de souplesse que quand on est salarié. Ce pouvoir inestimable de donner du sens à ce que l’on propose et de pouvoir faire bouger les lignes est grisant », s’enthousiasme-t-elle.
    À la question, « y a-t-il une figure entrepreneuriale qui vous inspire ? », Amélie Coulombe cite Pauline Laigneau, la fondatrice de la marque de joaillerie Gemmyo. « Son podcast « Le gratin » m’a donné envie d’entreprendre. Il apporte une vision de l’entrepreneuriat très optimiste mais avec une dose de réalisme. C’est un podcast orienté vers l’action avec des sujets concrets. Son approche tournée vers le développement personnel me touche aussi, forcément ! ». Une entrepreneure qui, au fond, lui ressemble en tous points… Lui a-t-on déjà dit ?
  • RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #01

    RÉ’Elles, notre série sur les femmes entrepreneures #01

    Chez Réseau Entreprendre® il nous est apparu incontournable de célébrer les femmes entrepreneures au quotidien et non pas 1 jour par an ! C’est pour quoi nous lançons la série RÉ’Elles. Chaque 8 du mois, nous vous proposerons le portrait d’une femme de Réseau Entreprendre®, qu’elle soit lauréate, membre, collaboratrice. Elles sont la preuve vivante qu’il est possible d’entreprendre et réussir en tant que femme. Leurs parcours sont des sources d’inspirations pour celles qui voudraient se lancer dans l’aventure.
    La première de notre série RE’Elles est Caroline Berekbaum, cheffe d’entreprise chevronnée à succès, désormais co-présidente de Réseau Entreprendre® Val d’Oise. Elle encourage les entrepreneures à transcender la peur de l’échec pour en faire une source de motivations. 

    Avoir de l’audace, oser sans craindre l’échec,
    car si on se plante, on gagne en expérience ! 

    Caroline Berekbaum a dirigé le groupe familial Partnair & Sea dans lequel elle a évolué pendant 25 ans, avec fierté et bonheur. « J’ai connu des tempêtes et aussi de grandes satisfactions, le sentiment de ne rien lâcher, l’obstination de toujours vouloir aller plus loin », confie-t-elle. Forte de cette expérience et poussée par l’envie de transmettre, Caroline a entamé à l’aube de la cinquantaine une nouvelle phase de sa vie professionnelle. Avec ALTER AGO, cabinet de conseil qu’elle a créé, elle accompagne désormais les dirigeants de PME dans leurs réflexions stratégiques et les aide à les traduire en actions opérationnelles concrètes, le pragmatisme étant son leitmotiv.  Depuis juin 2022, elle co-préside Réseau Entreprendre® Val d’Oise.

    Une rencontre, comme une évidence.

    Sa rencontre avec Réseau Entreprendre® ? « Comme une évidence », se souvient-elle. Elle évoque un échange avec un chef d’entreprise au cours de la formation qu’elle suit alors à l’Institut Français des Administrateurs (IFA). « Tu es issue du monde des PME, le Réseau Entreprendre®, ça t’irait bien ! m’a lancé cette personne. C’est resté dans un coin de ma tête. J’ai eu la chance inouïe d’avoir eu une carrière très riche et j’ai eu envie de transmettre cette expérience ». L’idée murit, elle contacte l’association et dans la foulée en devient adhérente. « J’y ai trouvé une grande richesse humaine. J’ai enfin pu sortir le nez de mon entreprise et voir ce qui ce qui se passait autour : je n’étais plus autocentrée », confie-t-elle.
    Quelques mois plus tard, Caroline accepte de prendre la co-présidence avec Paul Nathan. Ensemble, ils souhaitent faire de Réseau Entreprendre® Val d’Oise un acteur de référence de l’entrepreneuriat sur son territoire. « Nous voulons proposer un accompagnement d’excellence pour les entrepreneurs et dirigeants de notre territoire et donner envie à d’autres chefs d’entreprise de nous rejoindre. Nous souhaitons également participer à la réindustrialisation du Val d’Oise en mettant le savoir-faire et l’expertise de dirigeants, entrepreneurs et capitaines d’industrie au service de nouveaux entrepreneurs », dit-elle. L’association doit encore gagner en visibilité pour toucher l’ensemble du département et pas seulement les chefs d’entreprise qui gravitent autour des grands pôles économiques.

    Le temps de la transmission.

    Transmettre, voici la mission que s’est désormais assignée Caroline Berekbaum. Un rôle qu’elle prend très à cœur et dans lequel elle s’investit à 300%. Comme elle l’a toujours fait d’ailleurs au cours des 25 ans passés dans l’entreprise familiale. Les clés du succès ? « Beaucoup de travail, d’engagement et d’investissement personnel. Diriger une entreprise ne peut s’envisager sans passion, voire abnégation. C’est aussi faire des choix, parfois difficiles, et avoir toujours l’envie d’y croire même quand on voit poindre les nuages à l’horizon. C’est également entendre ce que l’entourage nous dit tout en allant au bout de ses idées, surtout quand on sait que ce sont les bonnes ! C’est avoir de l’audace et oser sans craindre l’échec, car si on se plante, on gagne en expérience ! Enfin, avec le temps, je me suis affranchie du regard ou du jugement des autres : j’assume tout ce que j’entreprends, même si cela peut déranger ou surprendre ! », confie-t-elle.
    Diriger une entreprise ne peut s’envisager sans passion
    Si le fait d’être une femme n’a jamais été un frein pour elle, Caroline dit avoir conscience d’avoir travaillé probablement davantage (qu’un homme) pour faire ses preuves et gagner en légitimité. À propos de l’entrepreneuriat au féminin, elle n’hésite d’ailleurs pas à « mettre les pieds dans le plat », quitte à bousculer le « politiquement correct ». « Je pose aujourd’hui cette question : est-ce la société qui empêche les femmes de s’épanouir dans l’entrepreneuriat ou les femmes qui se mettent elles-mêmes des freins ? Il est certain que diriger une entreprise requiert un engagement de tous les instants, cela nécessite parfois de faire des choix personnels qui peuvent avoir un impact sur l’équilibre familial. Personnellement, je l’ai complètement assumé. Je me demande si, au fond, les femmes sont aujourd’hui prêtes à renoncer à certains aspects de leur vie familiale comme le font certains hommes de manière tout à fait décomplexée ». Le débat est lancé …

    Entreprendre, une course d’endurance

    Caroline Berekbaum a toujours osé. Presque comme une injonction, « osez ! » est d’ailleurs le principal conseil qu’elle donne aux femmes qui aimeraient se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Elle ajoute : « Si je devais faire un parallèle avec une course d’endurance, je dirais que pour entreprendre, il faut être bien entraîné pour se lancer et prendre le bon rythme pour ne pas s’essouffler. Enfin, restez vous-même, n’essayez pas de jouer les gros bras pour vous imposer. Au contraire, transformez vos fragilités en atouts ! ».
    À la question, « Y a-t-il une figure entrepreneuriale qui vous inspire ? », l’entrepreneure répond non sans nous surprendre : « Non, je n’en vois pas. En réalité, je suis plus impressionnée par ces artisans qui font revivre avec passion les savoir-faire ancestraux et connectent le passé avec le présent et le futur. Ils sont discrets, ce sont de vrais passionnés. Ils créent des emplois et parviennent à embarquer de nouvelles générations à leurs côtés. Ces personnes m’inspirent réellement et je les ai toujours beaucoup admirées ».
    Le matin, au réveil, Caroline Berekbaum n’espère qu’une seule chose : « Que la journée m’apporte son lot de surprises ! Vivre des émotions différentes d’un jour à l’autre, voilà ce qui a ponctué ma carrière de dirigeante et rythme ma vie de manière générale », lance-t-elle avec un enthousiasme contagieux. Et si c’était ça, la clé de la réussite ?
Aller au contenu principal