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Entrepreneuriat Feminin Archives - Réseau Entreprendre

Étiquette : Entrepreneuriat Feminin

  • Luniwave réinvente la consommation d’eau dans les hôtels

    Luniwave réinvente la consommation d’eau dans les hôtels

    Luniwave, Entreprise-lauréate de Réseau Entreprendre® 92, développe une application qui permet aux clients d’un hôtel de gagner des miles en réduisant leur consommation d’eau. Léonard Grynfogel, président directeur de Luniwave, nous partage l’importance d’une prise de conscience collective sur les gestes du quotidien pour sauver des litres d’eau.

    Vous dirigez Luniwave qui a développé une solution pour réduire la consommation d’eau dans les hôtels et lieux de tourisme. Pouvez-vous nous décrire l’approche et la solution que vous proposez ? Quel impact a-t-elle sur les enjeux de la gestion de l’eau ? 

    Chez Luniwave, nous sommes partis d’un constat assez simple : dans l’hôtellerie, une grande partie des consommations d’eau et d’énergie dépend des usages du quotidien des clients, mais ces comportements restent souvent invisibles et peu valorisés. 
    Notre approche consiste donc à transformer les gestes durables en une expérience positive et engageante, plutôt qu’en contrainte. Concrètement, nous avons développé une solution qui permet aux hôtels d’encourager des actions simples mais à fort impact, comme réduire sa consommation d’eau, choisir de ne pas faire nettoyer sa chambre tous les jours ou encore conserver ses serviettes plusieurs nuits.

    Ces comportements peuvent sembler anodins individuellement, mais à l’échelle d’un établissement ou d’un groupe hôtelier, ils représentent des économies considérables en eau, en énergie et en produits d’entretien. 
    Ce qui fait la particularité de notre modèle, c’est que les clients sont récompensés grâce à notre programme de GreenMiles. Lorsqu’ils adoptent des comportements plus responsables pendant leur séjour, ils accumulent des avantages, des récompenses ou peuvent contribuer à des projets à impact positif. 

    Nous changeons complètement la manière d’aborder la sobriété dans le tourisme. Au lieu de demander aux voyageurs de renoncer à du confort, on crée une dynamique où chacun devient acteur de l’impact environnemental de son séjour. Et les résultats sont concrets. Certains établissements observent jusqu’à 40€ de réduction par mois par chambre.
    Dans un contexte où les tensions sur les ressources en eau et en électricité deviennent un enjeu majeur pour de nombreuses destinations touristiques, nous pensons qu’il est essentiel d’agir non seulement sur les infrastructures, mais aussi sur les comportements du quotidien.   

    Chaque litre d’eau économisé est reversé pour des populations dans le besoin, en quoi ce dispositif consiste-t-il ? Comment procédez-vous ? 

    Chaque litre d’eau économisé grâce à notre solution est transformé en contribution à des projets d’accès à l’eau potable pour des populations dans le besoin, via notre partenariat avec Made Blue
    Le fonctionnement est très concret : nous mesurons les économies d’eau réalisées dans les hôtels équipés, puis ces volumes sont convertis selon une logique simple et compréhensible pour tous : 
    1 litre d’eau économisé par nos hôtels partenaires = 1 litre d’eau reversé. 
    Aujourd’hui, grâce à notre partenariat avec Made Blue, nous avons déjà permis de financer plus de 20 millions de litres d’eau potable à travers différents programmes, ce qui représente une aide pour environ 3 000 personnes. 
    Ce que nous trouvons essentiel dans cette approche, c’est qu’elle donne une dimension humaine immédiate. Le client ne voit plus seulement une réduction de sa consommation d’eau, il comprend que son geste peut avoir un impact réel et mesurable pour des populations qui n’ont pas accès à cette ressource essentielle. 
    Pour en savoir plus sur notre partenariat : https://madeblue.org/en/ambassador/luniwave/ 

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite se saisir de la problématique de l’eau au sein de son entreprise ? 

    Je lui dirais de commencer par mesurer. On ne peut pas réduire ce qu’on ne voit pas. Il faut identifier où l’eau est consommée, à quels moments et quels usages pèsent réellement. 
    Ensuite, il faut éviter de traiter l’eau comme un simple sujet RSE. C’est un sujet opérationnel, économique et humain. Le véritable enjeu n’est pas de contraindre les clients ou les équipes, mais de rendre les bons comportements simples, visibles et valorisants. 
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  • Entreprendre ailleurs, vu du Maroc. 

    Entreprendre ailleurs, vu du Maroc. 

    Mohamed Zahid, bâtisseur engagé de l’économie marocaine 

    PDG de Menara Holding et président de la section Marrakech–Safi de Réseau Entreprendre® Maroc depuis 2012, Mohamed Zahid incarne une vision exigeante et solidaire de l’entrepreneuriat. Autodidacte, dirigeant engagé et acteur du développement territorial, il met son expérience au service des entrepreneurs et de la création d’emplois durables.  

    Figure majeure de l’économie marocaine 

    Mohamed Zahid rejoint l’entreprise familiale Menara Holding en 1996, fondée vingt ans plus tôt par son père. Initialement spécialisée dans le transport de marchandises, l’entreprise s’est progressivement développée dans l’exploitation de gisements, le concassage de matières premières, puis la préfabrication industrielle. 
    Il en prend la présidence en 2016 et conduit aujourd’hui un groupe devenu le premier producteur national de béton prêt à l’emploi. Avec plus de 3 100 collaborateurs, il poursuit une dynamique de croissance soutenue en recrutant 80 à 100 personnes par an. 
    Autodidacte, Mohamed Zahid incarne une approche pragmatique du leadership, fondée sur la transmission, l’engagement et la pérennité des organisations. Il représente aujourd’hui une figure majeure de l’économie marocaine. 
    Le modèle Réseau Entreprendre® Maroc 

    Séduit dès 2010 par les valeurs de Réseau Entreprendre®, Mohamed Zahid s’engage rapidement au sein du réseau, attiré par son modèle fondé sur la réciprocité, la gratuité de l’accompagnement et la proximité humaine. Il prend la présidence de la section Marrakech–Safi en juin 2012. Fortement impliqué, il participe à la quasi-totalité des comités d’engagement. En treize ans, il a contribué à l’accompagnement de près de 100 entreprises, représentant plus de 300 emplois créés ou sauvegardés sur le territoire

    Réseau Entreprendre® : un levier d’attractivité économique 

    Le dirigeant n’a jamais compté ses heures qu’il consacre à l’association. Il s’est pleinement dans cette mission bénévole, aux côtés des 375 membres répartis dans le pays.  Créé en 2005, sous l’impulsion de dirigeants français, Réseau Entreprendre® Maroc est rapidement devenu un levier de création d’entreprises et d’emplois.  
    Grâce aux Entrepreneurs-lauréats accompagnés, et à l’ambition portée par l’association marocaine, l’économie de Marrakech se diversifie vers d’autres secteurs que le tourisme. « Il est fondamental de s’intéresser aux jeunes qui souhaitent entreprendre », souligne le chef d’entreprise.  

    Transmettre l’endurance entrepreneuriale 

    Pour Mohamed Zahid, la réussite entrepreneuriale repose avant tout sur l’état d’esprit. S’il avait un conseil à donner aux entrepreneurs qui se lancent ce serait de nourrir leur fibre entrepreneuriale. « L’envie, la persévérance et la capacité à tenir dans la durée sont déterminantes » rappelle-t-il. Il insiste également sur des valeurs fondamentales : respect des engagements, transparence et confiance. 
    L’action de Réseau Entreprendre® Maroc bénéficie d’ailleurs d’une reconnaissance croissante des institutions nationales. Un projet de création d’une nouvelle section régionale devrait voir le jour dans quelques mois, illustrant la montée en puissance du réseau comme acteur du développement économique local.
  • Anaïs Cookies, comment une recette maison fait naître une PME 

    Anaïs Cookies, comment une recette maison fait naître une PME 

    Depuis 2015, Anaïs Cookies a changé d’échelle. La petite activité de fabrication de cookies maison s’est transformée en une véritable entreprise. Revendus aux acteurs de la restauration, les cookies et desserts d’Anaïs Klisko séduisent les gourmets.  
    À tout juste 40 ans, cette autodidacte et Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Rhône, dirige 10 salariés et ambitionne de dépasser le million d’euros de chiffre d’affaires en 2026.  

    Une volonté d’entreprendre  

    Mon parcours scolaire n’est pas linéaire : bac Économique et Social, CAP couture puis BTS Assistante de gestion PME-PMI en alternance. Rien ne me prédestinait à entreprendre mais j’ai été encouragée par mes deux premiers employeurs, Blandine Peillon et Catherine Marchand, dirigeantes de Jours de Printemps
    J’ai donc fait mes premiers pas dans l’entrepreneuriat notamment pour financer une partie de mon mariage. J’ai confectionné des cookies, dont la recette me vient de ma mère et était déjà plébiscitée par mon entourage, que j’ai commercialisés auprès des clients de la conciergerie. Très rapidement l’engouement a dépassé mes attentes : les commandes se sont multipliées, transformant cette initiative ponctuelle en une véritable activité entrepreneuriale. 

    Un début d’entreprise familiale 

    Je fabriquais mes cookies le soir, les emballais le matin et les livrais sur l’heure de déjeuner. Les soirées de fabrication sont devenues des nuits. Puis j’ai décidé de sauter le pas vers l’entreprise !

    Blandine et Catherine m’ont aidé à financer mon premier laboratoire de production, de 50 m2 situé à Caluire. Mon mari, diplômé des métiers de bouche, a été mon premier salarié. Ma maman m’aidait dans la production et mon papa dans la technique. Puis, j’ai embauché ma première collaboratrice en 2016.  
    Je me cherchais encore car je développais des activités traiteur, petit-déjeuner, salé végétarien… Et en 2018, quand je suis devenue Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Rhône, un chef d’entreprise m’a questionné sur mon vrai cœur de métierJ’ai alors ouvert les yeux sur mon projet ! J’ai arrêté ce qui ne me correspondait pas et me suis recentrée sur les cookies et les gâteaux.   

    Vers un changement d’échelle 

    Lorsque la crise du Covid est survenue, 70 % de notre activité dépendait de la restauration professionnelle, secteur qui a fermé du jour au lendemain. Cette situation brutale a été pour nous un temps de prise de recul et de réflexion stratégique. C’est dans ce contexte que nous avons intégré le programme Ambition PME, proposé par la Région Auvergne‑Rhône‑Alpes, destiné aux entreprises manufacturières régionales souhaitant moderniser leur outil industriel. Cet accompagnement nous a permis de poursuivre notre développement, notamment par l’ouverture d’un nouvel atelier de production de 350 m².  
    Pour continuer cette dynamique, j’ai intégré en 2023 le parcours Croissance de Réseau Entreprendre® Rhône. Ce nouvel accompagnement m’a permis de m’entourer des nouvelles expertises de bons conseils et de lever plusieurs freins liés à la production, avec l’objectif clair de préparer un véritable changement d’échelle. 

    Un entrepreneuriat engagé 

    Aujourd’hui, avec 10 collaborateurs, Anaïs Cookies réalise 930 000 euros de chiffre d’affaires, avec 720 000 unités vendues en 2025. Cette trajectoire de croissance s’accompagne d’un engagement fort de ma part en faveur d’une entreprise responsable et inclusive : nous avons rejoint la Charte des 1000, un collectif d’entreprises de la métropole de Lyon œuvrant pour l’insertion professionnelle des publics fragiles (personnes éloignées de l’emploi, réfugiés…).  

    L’aide de Réseau Entreprendre® 

    Réseau Entreprendre® est un vrai réseau de solidarité et d’entraide entre entrepreneurs. Les accompagnements individuels, collectifs et financiers sont extrêmement complets.
    Ils nous permettent de prendre du recul, de nous poser les bonnes questions pour établir notre vision et notre feuille de route. Nous bénéficions aussi du réseau de l’écosystème économique local.  
    Réseau Entreprendre® est un vrai réseau de solidarité et d’entraide entre entrepreneurs

    Le cap du million d’euros 

    Mon ambition est désormais de franchir le cap du million d’euros de chiffre d’affaires en 2026 et de poursuivre notre développement dans cette même logique : une croissance maîtrisée, fidèle à nos valeurs d’engagement social, de management responsable et de qualité des matières premières (+ de 80% sont françaises). 
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  • Marion Varlet, sa cuisine engagée donne du goût à son territoire

    Marion Varlet, sa cuisine engagée donne du goût à son territoire

    Co-dirigeante des Mezzés Inspirés à Annecy, Marion Varlet vit sa vie d’entrepreneure avec passion. À l’aube de ses 40 ans, elle ambitionne de faire rayonner sa marque et la gastronomie des pays du Levant en Haute-Savoie et au-delà.  
    Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Haute-Savoie, elle défend une cuisine engagée : des produits bio et locaux, une cuisine responsable et l’envie d’inscrire son activité dans une démarche 100% vertueuse. 

    La cuisine du Levant, faite maison et engagée

    Entreprendre m’attirait depuis longtemps, le Covid a tout accéléré. Alors que mon parcours me destinait aux ressources humaines, j’ai choisi une autre voie. Avec mon conjoint, Martin Razy, nous avons posé nos valises à Annecy et donné vie à une passion commune : la cuisine levantine, issue du Liban, de la Syrie et de la Jordanie.  
    En 2022, nous avons créé Les Mezzés Inspirés. Le bouche‑à‑oreille a vite dépassé nos attentes au point d’ouvrir une première boutique en 2024, et bientôt une seconde. Nous proposons une restauration 100 % à emporter (mezzés classiques & revisités, bowls, pita garnies) et une activité traiteur événementiel. Nous avons aussi enrichi notre offre avec une partie cave à vin et épicerie fine.  
    Tout est fait maison, à partir de produits bruts bio et locaux. Notre ambition est de dupliquer notre concept dans d’autres villes. En trois ans, quatre nouveaux emplois ont vu le jour.  

    Tester, apprendre, grandir : les débuts de l’aventure 

    Avant d’ouvrir notre première boutique, nous avons été formés par Matthieu Nassif, sa famille ayant ouvert l’un des premiers restaurants libanais à Paris et qui nous épaule encore pour nos recettes.

    En parallèle, comme nous étions encore tous les deux en poste, nous avons commencé à travailler les week-end. Nous louions une cuisine professionnelle qui nous a servi de laboratoire d’essai. Dès le départ, notre proposition culinaire a plu !

    Nous avons très vite lancé un site en ligne pour gérer les commandes qui augmentaient. Cette période de test a été décisive, elle nous a permis d’ajuster notre concept et surtout de convaincre les banques de nous soutenir pour ouvrir notre premier point de vente. 

    Guider, soutenir, challenger : l’effet Réseau Entreprendre®  

    C’est à ce moment‑là que nous avons commencé notre accompagnement avec Réseau Entreprendre®. Un soutien précieux et surtout profond. Nos deux accompagnateurs ne se contentent pas de regarder notre projet de loin, ils explorent tout, sans filtre ni tabou. Chaque mois, nous faisons le point avec Nicolas Allais, expert du financement, et Corentin Cheylus, entrepreneur dans la restauration. Leurs compétences se complètent parfaitement et ils nous aident à piloter l’entreprise avec plus de rigueur
    Grâce à eux, nous avons mis en place des tableaux de bord, outils de pilotage indispensables qui nous alertent sur les ratios clés, la trésorerie, les marges. Leurs regards, leurs conseils, leur disponibilité font toute la différence

    Ne pas attendre, sauter le pas ! 

    Dans les années à venir, les entreprises alimentaires devront faire plus attention à leur impact environnemental. Choisir des produits bio et locaux et favoriser une agriculture durable est une conviction pour nous. Nous réfléchissons aussi à nos emballages et à la mise en place d’une consigne.  
    Si je devais prodiguer un conseil à un jeune qui souhaite se lancer, je lui dirai de ne pas attendre, il faut oser !
    J’aimerais avoir davantage d’expérience pour relever les défis d’aujourd’hui, mais j’apprends tous les jours ! 
    Un soutien précieux et profond : nos accompagnateurs ne se contentent pas de regarder notre projet de loin
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  • Katia Tardy, au cœur de l’économie circulaire -RÉ’ELLES #26

    Katia Tardy, au cœur de l’économie circulaire -RÉ’ELLES #26

    Cofondatrice de Kignon, Katia Tardy défend un modèle basé sur l’économie circulaire et l’inclusion. 

    Avec ses biscuits issus des invendus de la boulangerie et de l’agroalimentaire, façonnés par des travailleurs en situation de handicap, Kignon s’apprête à changer d’échelle. 
    Du haut de ses 40 ans, Katia, Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Atlantique concilie convictions, valeurs et vie d’entrepreneure.  

    Se mettre au service d’une alimentation durable 

    Ingénieure agro-alimentaire, spécialisée en marketing, j’ai travaillé huit ans chez Nestlé. En 2015, prise de conscience : je m’installe à Nantes et m’investis au sein d’associations et de start-up engagées pour la protection de l’environnement et l’action sociale. J’y rencontre mes futures associées, Louise Doulliet et Alix Guyot.  
    Nous faisons ensemble un constat clair : les ESAT sont pourvus de compétences solides, d’une grande capacité d’adaptation, sont disponibles et réactifs, pourtant, ils manquent d’activité. En parallèle s’ajoute le fait que nous évoluons dans un monde où les ressources sont limitées
    De cette double réalité est née la biscuiterie handi-gaspi. Notre modèle, inspiré par l’économie circulaire, collecte les invendus des boulangeries et des industriels agro-alimentaires, les transforme en nouvelles recettes, puis les commercialise auprès des magasins bio, de la restauration collective et de la grande distribution.

    Des débuts fulgurants 

    Très vite, nous avons conquis nos premiers clients et formé 30 personnes à l’ESAT de Savenay en co-construisant un concept inédit, aidés de psychologues et d’ergothérapeutes.  
    Notre marque Kignon connaît un rayonnement national dès septembre 2022, un an après son lancement. Nos biscuits entrent dans les wagons-bars de la SNCF et sont vendus dans la grande distribution (Franprix, Magasins UCarrefour).  

    500 baguettes transformées chaque jour en biscuits 

    Les industriels cherchent à valoriser leurs matières non commercialisables et se tournent vers nous pour y parvenir. Il y a plusieurs milliers de tonnes par site de production à transformer ! Ces grands noms de l’industrie nous proposent de valoriser : des coques de macaron, des crêpes, des brioches…. Nous collaborons aujourd’hui avec TipiakDaunat et So Fast So Good afin d’expérimenter un modèle de production directement sur leurs lignes, en intégrant des travailleurs en situation de handicap au cœur du processus
    C’est par le volume que nous parviendrons à faire de l’économie circulaire un véritable levier pour bouger les lignes et maximiser notre impact. Chaque jour, nous sauvons 500 baguettes de pain pour fabriquer 30 000 biscuits !

    La puissance de Réseau Entreprendre® 

    Nous avons rejoint Réseau Entreprendre® en décembre 2021 pour le parcours Création. C’est l’un des réseaux les plus structurants que je connaisse. Il permet de se poser les bonnes questions, de rencontrer les bons acteurs et ainsi de limiter les risques.
    Notre accompagnateur, Pierre Chartier, acteur de la GMS à Nantes, continue à nous suivre ! Sa posture bienveillante nous aide. Les temps de convivialité au sein de Réseau Entreprendre® créent des liens très forts avec les autres dirigeants : c’est vraiment la puissance de ce réseau ! 
    Réseau Entreprendre® est l’un des réseaux les plus structurants que je connaisse.

    Un conseil pour entreprendre ?  

    Se faire confiance, oser et bien s’entourer. L’entrepreneuriat n’est pas assez féminisé, c’est plus dur de convaincre des partenaires ou des investisseurs quand on est une femme. À nous trois, nous œuvrons pour l’inclusion, l’économie circulaire et le bien manger et c’est encore difficile ! Mais il faut croire en ses idées !
    Le monde de l’entreprise bénéficie d’un écosystème solidaire qui nous aide à grandir.  
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  • Entreprendre ailleurs, vu de Madrid. 

    Entreprendre ailleurs, vu de Madrid. 

    En 2023, le chef étoilé espagnol Luis Tejuca s’associe à deux autres figures de la gastronomie ibérique, Guzman Yllera et Mikel Nuñez, pour créer Mesa Cero Chef. Leur ambition : démontrer qu’excellence culinaire et impact social peuvent aller de pair. 
    Leur concept repose sur un modèle simple et puissant : proposer leur cuisine dans des kiosques publics à Madrid, gérés par des personnes en situation de précarité ou éloignées de l’emploi. L’initiative a déjà permis de créer 75 emplois. 
    Mesa Cero Chef entend essaimer ce modèle facilement reproductible dans d’autres villes. Une démarche qui leur vaut d’être désignés coup de cœur de Talents d’Avenir 2025. 
    Luis Tejuca nous partage sa vision de l’entrepreneuriat et revient sur sa rencontre avec Netmentora® Madrid

    Quel a été le moment décisif qui vous a poussé à entreprendre ? 

    Avec mes deux associés, nous sommes connus en 2016 au restaurant A’Barra, pour lequel nous avons obtenu une étoile Michelin 6 mois à peine après l’ouverture. Après 3 ans dans cette aventure, nous est venue l’idée d’entreprendre ensemble.

    Comment avez-vous connu Netmentora® Madrid et pourquoi avez-vous décidé de rejoindre ce réseau ? 

    Nous avons connu Netmentora® Madrid par le biais d’un ami de mon associé Guzmán Yllera. Nous avons rencontré Concha Guerra Martinez, la directrice de l’association, qui nous a expliqué les missions et le travail réalisé par le réseau. Dès lors, nous  avons décidé de candidater pour être accompagnés.
    De gauche à droite : Mikel Nuñez, Luis Tejuca et Guzman Yllera

    Laquelle de nos valeurs vous parle-t-elle le plus ? 

    Je dirais l’aide accordée sans contrepartie aux entrepreneurs accompagnés*.
    *Notre accompagnement est gratuit pour nos Entrepreneurs-lauréats et nos membres accompagnateurs n’ont pas le droit de devenir actionnaire des entreprises accompagnées. 

    Quels conseils donneriez-vous à un jeune ou à nouvel entrepreneur ?

    À une personne qui n’a pas encore entrepris : de bien y réfléchir au préalable parce qu’entreprendre, c’est difficile.
    Et pour un jeune entrepreneur : sois constant, humble, fais preuve d’adaptabilité et entoure-toi de personnes qui vont te faire progresser.

    Avez-vous une anecdote qui reflète l’esprit de Netmentora®Madrid – entraide, exigence, bonne humeur – et qui vous fait encore sourire ? 

    Nous avons participé à un atelier de team building autour de la cuisine. Il y avait trois équipes, composées de membres de Netmentora® Madrid. Chacun d’entre nous (les associés) a dû en encadrer une. C’était un très bon moment.
  • Roxane Weiss, la vocation entrepreneuriale -RÉ’ELLES #25

    Roxane Weiss, la vocation entrepreneuriale -RÉ’ELLES #25



    A la tête de WOOZUP , Roxane Weiss, co-fondatrice de cette agence de communication alsacienne, place la stratégie au cœur de son métier et impulse une vision qui fait grandir autant son agence que ses clients. 
    Devenir entrepreneure était une vraie vocation chez elle. Arrivée comme membre accompagnatrice chez Réseau Entreprendre® Alsace, Roxane est devenue Entrepreneure-lauréate du parcours Croissance pour accompagner son développement externe. 
    Comme Réseau Entreprendre®, elle fête ses 40 ans en 2026 ! Portrait de cette femme débordante d’énergie.

    La réalité du terrain, accélérateur d’apprentissage 

    Je suis issue d’une famille d’entrepreneurs, avec des parents restaurateurs et d’autres membres de ma famille commerçants ou artisans.
    J’ai toujours voulu être entrepreneure, c’est pourquoi j’ai fait un master en Management et Stratégies des Entreprises en alternance. Ce format me permettait de travailler, tout en étudiant, pour me confronter à la réalité du terrain. J’ai acquis des compétences clés en création et gestion d’entreprise, ainsi qu’en stratégie marketing et communication. C’est durant mes études que j’ai eu la chance de rencontrer mon associée, Stéphanie Grotzinger.  

    Débuts de sa vocation

    Avant d’être entrepreneure, j’étais déjà intrapreneure, animée par les mêmes passions et la même vision stratégique qu’un dirigeant. En 2011, j’ai intégré un groupe d’expertise comptable pour y créer, puis structurer, le pôle communication et marketing. 
    Quelques années plus tard, avec ce groupe et Stéphanie, nous créons WOOZUP, une agence de communication dédiée à l’accompagnement des entreprises. 
    En 2022, après de nombreux projets menés avec succès, Stéphanie et moi faisons le choix de prendre notre indépendance. Une étape clé qui nous permet d’élargir notre champ d’action et d’accompagner tous types de projets auprès des PME et ETI. Un cap décisif pour libérer pleinement notre potentiel entrepreneurial

    Croissance et recentrage stratégique 

    Aujourd’hui, WOOZUP poursuit son développement. Nous avons racheté deux sociétés : l’une spécialisée dans le référencement et l’autre dans la publicité, nous permettant d’élargir notre clientèle et de renforcer notre présence dans le grand-Est. 
    Cependant, les activités des entreprises intégrées ne reflétaient pas pleinement notre ADN. Nous avons donc fait le choix d’un recentrage stratégique, en concentrant notre activité sur le conseil, la stratégie et le pilotage de projets à forts enjeux : notre cœur de métier et notre véritable valeur ajoutée. 

    Les échanges chez Réseau Entreprendre® valent de l’or ! 

    Avec mon associée, nous sommes avant tout des femmes de réseaux. Pendant nos études, nous avions créé un réseau étudiant pour ouvrir les portes de la communication et du marketing aux jeunes talents. Cette dynamique s’est prolongée naturellement quand nous avons rejoint Réseau Entreprendre® Alsace en 2019 pour accompagner de futurs Entrepreneurs-lauréats. 

    En 2022, nous sommes passées de l’autre côté du miroir en intégrant le parcours Création dans le cadre de notre développement. Nous avons été accompagnées par Delphine Hengy, qui venait de céder EmbalAlsace. En tant que repreneures, nous avons bénéficié d’un formidable retour d’expérience de sa part ! Femme d’industrie, de caractère et d’une franchise rare, elle a profondément influencé notre manière de faire. 
    C’est là tout l’avantage de Réseau Entreprendre® : pouvoir échanger avec d’autres entrepreneursÇa vaut de l’or. C’est une véritable communauté solidaire, où chacun est fier de voir l’autre grandir et réussir. J’y ai aussi appris une leçon essentielle : l’échec est possible… et il peut même devenir un atout en nous rendant plus fort. 
    La peur de l’échec m’a longtemps tétanisé.  Or, il faut savoir prendre des risques !… Je suis convaincue que l’intuition du dirigeant l’amène dans la bonne direction. Il faut savoir s’écouter.

    Entreprendre pour être libre 

    Si j’avais un conseil à donner à la femme de 20 ans que j’étais, je lui dirai qu’entreprendre offre une merveilleuse liberté d’actions, une ouverture incroyable vers les autres et le monde. C’est rencontrer des gens différents, découvrir de nouvelles problématiques, de nouvelles histoires. Je lui dirai aussi de ne pas avoir peur de l’échec, ni du regard des autres. Cette peur tétanise et empêche d’avancer. Je suis convaincue que l’intuition du dirigeant l’amène dans la bonne direction. Il faut savoir s’écouter et se faire confiance. Enfin, je lui dirai qu’il ne faut pas chercher à changer les gens. Il faut partager les points de vue, échanger, dialoguer, sans vouloir changer l’autre à tout prix.  

    Fière du chemin parcouru 

    Entreprendre entre 25 et 40 ans se fait dans période délicate car elle correspond souvent au moment où l’on a des enfants en bas âge. Cela demande du caractère et de l’énergie. C’est un passage difficile, je le reconnais. Mais quand on regarde derrière soi, on est content du chemin parcouru. Et il faut vivre au présent, profiter du moment sans se projeter toujours dans ce que sera demain, ni vivre dans le passé et les regrets. 
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  • Sophie Gimenez, la reine de la collecte de biodéchets – RÉ’ELLES #24

    Sophie Gimenez, la reine de la collecte de biodéchets – RÉ’ELLES #24

    Depuis 2021, Sophie Gimenez est la co-fondatrice de Rennes du Compost  qui collecte des biodéchets dans l’agglomération rennaise, à vélo, et redistribue du compost auprès des particuliers.
    Accompagnée par Réseau Entreprendre® Bretagne , elle fête aussi cette année ses 40 ans, comme notre réseau ! Témoignage d’une entrepreneure qui donne du sens à ses actions.

    Un virage professionnel qui a du sens

    Après un Master en biologie, je voulais travailler dans la santé pour contribuer au bien commun. J’ai passé dix années passionnantes, jusqu’à ce que la lourdeur administrative me pousse à changer de cap. Pour allier mon engagement écologique et ma passion du vélo, je me suis tournée vers la cyclologistique, une activité décarbonée, utile et au grand air, proche de mes convictions. Avec mon amie Hélène Pecoil, nous avons imaginé un concept : transporter les biodéchets à vélo. Référente compostage dans mon quartier, je suis devenue maître composteur. Ensemble, nous avons créé Les Rennes du Compost. 

    Transformer les déchets en ressources locales

    Nous collectons à vélo les biodéchets alimentaires des professionnels de l’agglomération rennaises, environ deux tonnes par semaine qui sont ensuite transformées en compost et redistribuées localement aux particuliers qui le souhaitent. Nous réalisons neuf tournées/semaine (170 km) auprès de restaurateurs, hôtels, commerces et entreprises, auxquels nous fournissons des consignes de tri et contenants lavés . Nous proposons aussi des formations et un accompagnement pour changer les comportements. Avec nous, les « déchets » deviennent des ressources. 

    Le choix de l’engagement social et coopératif

    Depuis 2024, les entreprises doivent trier et valoriser leurs déchets à la source. Pour nos clients hôteliers et restaurateurs, notre service facilite l’obtention de labels et s’inscrit dans leur politique RSE. 
    Nous avons choisi un statut coopératif via une SCOP (société coopérative et participative) dans laquelle chaque salarié est associé. En novembre 2025, nos cinq collaborateurs ont rejoint la gouvernance. Ce choix répond à notre volonté d’un management participatif, loin des pratiques autoritaires que nous avons connues. À 40 ans, nous savons ce que nous valons, ce que nous voulons… et ce que nous ne voulons plus. 
    À 40 ans, nous savons ce que nous valons, ce que nous voulons… et ce que nous ne voulons plus. 

    Entreprendre avec sobriété et clairvoyance

    Les entreprises ne peuvent plus entreprendre comme avant : les contextes économique, géopolitique et environnemental imposent de repenser la croissance. Il ne s’agit plus de « faire de l’argent », mais de répondre aux besoins de la société de demain, en créant de la valeur avec sobriété. La clairvoyance sur notre monde actuel est essentielle : les impacts environnementaux et sociétaux seront au premier plan. Il s’agit aussi de créer des entreprises avec des emplois de qualité, où les gens se sentent bien, écoutés, en accord avec leurs valeurs. 

    L’accompagnement comme base de la posture de dirigeante

    Le réseau m’a véritablement aidé à adopter cette posture. Nous avions des idées sur l’environnement, l’entreprise idéale pour les salariés. Mais côté entrepreneuriat, nous n’étions pas suffisamment préparées. L’accompagnement s’avère très riche. Nos deux accompagnateurs nous ont aidé à faire éclore notre stratégie commerciale, à garder notre cap et à ne pas nous sentir coupable de ne plus être dans l’opérationnel aujourd’hui. Une entreprise a besoin d’un pilote aux commandes et désormais nous avons ce rôle-là. Nous nous sommes rendu compte que l’entrepreneuriat c’est avoir une vision et la tenir. Savoir s’entourer des bonnes compétences pour la pérenniser.  

    Un conseil pour s’autoriser à réussir

    Si j’avais un conseil pour la femme de 20 ans que j’étais, ce serait : aies confiance, ça va bien se passer, crois en tes capacités. Je pense vraiment qu’à cet âge, je n’avais pas confiance en moi. Je lui dirai d’oser, d’y aller quand même, de ne pas craindre ses ambitions ! 

    Et dans 10 ans ?

    J’aimerais vivre dans un cadre plus apaisé. Réussir à créer de la valeur sociétale, environnementale et pécuniaire n’est pas si évident. Il faut se battre pour se dégager un salaire, pour offrir des bonnes conditions de travail aux salariés. En tant que femme, il y a aussi un sujet sur la légitimité, où nous devons prendre notre place. De plus, j’ai créé cette entreprise en même temps que j’ai eu mes deux enfants. Une grossesse et un parcours entrepreneurial, c’est beaucoup de charge mentale et de fatigue. Donc, peu importe où je serai, je me souhaite un peu plus de sérénité.  
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  • Les jouets de seconde main de Laura Bos – RÉ’ELLES#23

    Les jouets de seconde main de Laura Bos – RÉ’ELLES#23


    En Provence, les petits lutins de l’entrepôt Jouga s’activent ! Fondée par Laura Bos en 2021, l’entreprise est spécialisée dans la collecte et la distribution de jeux et jouets de seconde main en GMS.  
    Experte du retail et de la grande distribution, Laura Bos s’inscrit aujourd’hui dans l’économie circulaire. Elle a été accompagnée par Réseau Entreprendre® Provence. Un atout stratégique pour se développer sur un marché en plein essor.  

    1 jouet sur 5 sera d’occasion en 2030 

    À quelques semaines de Noël, les rayons débordent de jeux et de jouets : peluches, jeux de sociétés, jeux électroniques, figurines… Alors que 110 000 jouets sont jetés en France chaque jour, et seulement 4 % réemployés, Laura Bos analyse les opportunités de progression de son secteur.   » En 2030, le jeu d’occasion devrait représenter 1 achat sur 5 et 10 % du chiffre d’affaires des jouets, indique l’ancienne responsable régionale de Princesse Tam Tam et Petit Bateau. C’est lors d’un projet sur la seconde main chez Petit Bateau que j’ai réalisé les opportunités que représentait ce secteur. Des entreprises se sont spécialisées dans ce domaine, notamment dans le vêtement. Mais pas dans le jouet « , commente-t-elle. 
    Économiques et écologiques, les jouets de seconde main séduisent désormais 86 % des parents qui en ont acheté au moins en 2024.  

    De la seconde main de qualité ! 

    Avant de lancer Jouga, Laura Bos s’est fixé le défi de faire un Noël 100 % d’occasion. « Finalement, ce n’était pas facile. Il fallait se creuser la tête, faire beaucoup de kilomètres pour des boîtes parfois incomplètes ou abîmées » avait-elle observé, faisant mûrir son projet d’entreprise.  
    «Je veux offrir la même expérience d’achat que pour du neuf, nous différencier par la qualité  », souligne-t-elle. Elle met en place une logistique de collecte de jeux et de jouets, qu’elle rachète à 10 % du prix du neuf auprès d’entreprises ou d’écoles.
    Dans un entrepôt de 300 m2 près d’Aix-en-Provence, six personnes sont chargées de trier selon une charte qualité, vérifier l’aspect fonctionnel, nettoyer, identifier le jouet pour la gestion du stock et le repackager à l’image de la marque. Il est ensuite envoyé chez les acteurs de la grande distribution.  
    Grâce aux retours d’expériences de Réseau Entreprendre®, j’évite certaines erreurs et j’avance plus rapidement dans mon projet

    1 000 jouets d’occasion livrés chaque semaine 

    « Nous avons co-construit cette offre avec Intermarché, première enseigne de grande distribution à avoir cru en notre concept » précise l’entrepreneure. Depuis, Carrefour, Leclerc, Auchan et Hyper U ont rejoint l’aventure. «Nous livrons environ 1 000 jouets par semaine dans une centaine de magasins en FranceNotre ambition est d’atteindre les 1500 afin de rendre notre projet rentable et viable ». Pour cela, elle a industrialisé le modèle de réemploi : digitalisation de la gestion des stocks, tables d’ateliers pour fluidifier le tri, vérification et repackaging des jouets.  

    Réseau Entreprendre®, un réseau hyper pro 

    Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Provence en 2023, Laura Bos reçoit l’accompagnement de chefs d’entreprise expérimentés. De ses accompagnateurs, Catherine Perot, DAF au service des PME chez Acting, et Patrice Berkowicz, directeur général de T’nB à Aix-en-Provence, elle dit : « L’un m’apporte ses compétences et ses connaissances en matière de gestion financière et l’autre en commerce et développement». Des compétences complémentaires qui lui permettent de débloquer certains sujets. « Nous avions réuni à l’entrepôt une task force de cinq chefs d’entreprise Réseau Entreprendre® pour mettre en place l’animation de notre réseau commercial. Grâce à leurs retours d’expériences, j’ai évité certaines erreurs et j’avance plus rapidement dans mon projet ».
    Pour Laura et son associée Marie-Anne Falconnet, cet accompagnement personnalisé est une véritable chance supplémentaire, un atout pour réussir et devenir la référence du jouet d’occasion en grande distribution.  
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  • Christelle Menguy, de la pêche à la coupe du monde de foot – RÉ’ELLES#22

    Christelle Menguy, de la pêche à la coupe du monde de foot – RÉ’ELLES#22



    En Nouvelle-Aquitaine, Christelle Menguy incarne le succès entrepreneurial à travers la reprise du Groupe Nemo. Cette PME familiale, créée en 1985, est spécialisée dans la distribution d’articles de pêche et de sport.
    Membre active de Réseau Entreprendre® Aquitaine, elle soutient et inspire d’autres dirigeants en partageant ses challenges, ses réussites et ses bonnes pratiques entrepreneuriales.
    Contrôleuse de gestion et responsable d’exploitation de formation, Christelle Menguy a bâti une solide expérience dans la grande distribution dans de grands groupes français. Avant de rejoindre la PME familiale, elle est également passée par le marché d’intérêt national (MIN) de Rungis.

    Un leadership fondé sur l’expertise et la passion

    En 2018, elle intègre le groupe Nemo comme directrice administrative et financière. Deux ans plus tard, sa vision stratégique et son leadership la propulsent directrice générale, puis présidente en 2023. Elle reprend le groupe, en rachetant les parts d’un fonds d’investissement et en apurant une dette historique, avec l’appui d’un comité de direction engagé.
    Le Groupe Nemo, qui célèbre ses 40 ans d’existence en 2025, est aujourd’hui leader dans son domaine, l’édition et la distribution d’articles de pêche et de sport loisirs.

    Savoir se diversifier

    « Nous sommes le partenaire de référence depuis de nombreuses années de la grande distribution, notamment dans le secteur des articles de pêche. Nous produisons 900 000 boîtes d’asticots par an sous notre marque Dudule, raconte Christelle Menguy. Les appâts vivants seuls constituent 30 % de notre activité pêche ! », souligne-t-elle.

    Depuis plus de dix ans, l’entreprise diversifie ses activités à travers notamment des marques importantes et des licences exclusives dans le foot (Fédération Française de Football, Duarig…), le rugby et le nautisme.
    Le groupe Nemo édite et distribue tous les ballons, ronds et ovales, ainsi que les gammes de produits associées aux compétitions françaises et internationales. “En 2024, nous avons été choisis pour développer des produits officiels sous licence pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, incluant les accessoires du supporter et les produits souvenirs », ajoute la présidente.
    C’est un réseau riche d’enseignement, qui permet vraiment de faire appel à des dirigeants qui nous comprennenten cas de coup dur.

    Croissance sur un marché en mutation

    Alors que le marché des loisirs subit une baisse conjoncturelle de 10 % et fait face à une guerre des prix chez les hard-discounters, Nemo déploie une stratégie proactive pour stimuler sa croissance. L’entreprise lance de nouveaux produits hors saison et conquiert de nouveaux points de vente, avec en objectif le développement à l’export« Nous ne pouvons pas vendre nos produits en hiver dans nos territoires, d’où l’intérêt de cibler d’autres territoires où le loisir s’étend sur toute l’année« , explique Christelle Menguy. L’actualité sportive offre à l’entreprise de belles opportunités, notamment avec la Coupe du monde de football 2026.

    Réseau Entreprendre®, un réseau riche d’enseignement

    Christelle Menguy a sollicité Réseau Entreprendre® lors de sa démarche de reprise. Elle s’est engagée comme membre et accompagne un jeune créateur d’entreprise, lauréat 2023 de Réseau Entreprendre® Aquitaine.
    Cet échange bénéficie autant à l’Entrepreneur-lauréat qu’à Christelle Menguy : « Parfois, c’est moi qui pose davantage de questions, notamment sur la vente en ligne. Sa connaissance du web et de l’intelligence artificielle est un véritable atout. Nous avons beaucoup à apprendre l’un de l’autre !”
    Au sein de Réseau Entreprendre®, elle partage ses difficultés de chef d’entreprise et s’appuie sur les conseils de ses pairs. « C’est un réseau riche d’enseignement, qui permet vraiment de faire appel à des dirigeants qui nous comprennent en cas de coup dur”, conclue-t-elle.
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