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Catégorie : Actualités

  • Piloter une flotte automobile d’entreprise en pleine croissance.

    Piloter une flotte automobile d’entreprise en pleine croissance.

    La gestion d’une flotte automobile est autant un levier stratégique qu’un facteur de risque pour une entreprise. Rémy Bourdier, ancien président de la Fédération Réseau Entreprendre® (2022-2025) et président du groupe français Oviance, spécialisé dans les métiers techniques liés à l’énergie, témoigne. Après une phase de forte croissance ayant porté la flotte jusqu’à 1 400 véhicules, le groupe possède aujourd’hui un parc de 200 véhicules.

    Rémy Bourdier, comment avez-vous déterminé vos critères pour la constitution de cette flotte automobile ? Ont-ils évolué avec le temps ?

    Tout d’abord, il est important de noter que la typologie du véhicule dépend du travail du collaborateur dans l’entreprise. Un technicien n’aura pas le même type de voiture qu’un responsable commercial.

    Ensuite, le critère le plus important est l’usage. Ceux qui font 50 000 km auront une voiture plus confortable que ceux qui ne font que de la ville. Il est essentiel d’adapter la voiture en fonction de son usage, de la nature du travail que le collaborateur va faire et de son environnement.
    Enfin, se posera la question du type de véhicule : électrique, thermique, ou hybride.

    Le critère principal reste néanmoins l’usage.

    Avez-vous opté pour une stratégie d’achat ou de location de véhicules ?

    C’est un sujet très important et structurant pour l’entreprise. À l’époque, je n’avais pas les moyens d’acheter autant de véhicules. J’ai donc opté pour la location longue durée (LLD).

    La LLD nécessite de savoir le nombre de kilomètres que le collaborateur va parcourir et sur combien d’années de contrat. Il y a d’importantes contraintes à connaître quant à la restitution du véhicule. Lors de cette étape, le loueur fait passer un expert qui recense chaque détail dans un cahier des charges.

    Dans l’intérêt de l’entreprise, l’idéal est d’acheter les véhicules. Cela permet de sensibiliser les collaborateurs de manière différente, de capitaliser et surtout de ne pas payer d’importantes sommes au loueur pour la remise en état. J’avais fait le choix de 80% de voitures en LLD et 20% en achat de voitures neuves principalement, ou d’occasion quand l’opportunité se présentait.

    En ce qui concerne les voitures neuves, j’ai créé une structure appartenant au Groupe. Celle-ci les achète puis les loue aux filiales ce qui présente plusieurs intérêts pour la structure : d’une part elle capitalise et d’autre part, grâce au statut de « loueur », récupère la TVA sur des voitures deux et cinq places, ce qui n’est pas possible en France pour les voitures cinq places sans ce statut.
    Désormais, j’achète d’abord les véhicules, puis quand j’ai atteint le plafond d’emprunt, j’opte pour de la LDD.

    Comment avez-vous géré votre flotte automobile dans votre entreprise ?

    Tous nos contrats de LLD étaient des « contrats secs », c’est-à-dire sans option, les loueurs prenant une marge importante pour la maintenance qui est intégrée dans le contrat.

    Lorsque ma flotte automobile comptait 1400 véhicules, nous avions un service interne constitué de trois personnes à temps plein pour la gérer (entretien, parking, carte grise, assurance…).
    Aujourd’hui, avec 200 véhicules, j’ai revu ma façon de fonctionner. Il n’y a plus de service de gestion de la flotte automobile et le directeur de chacune de nos filiales (n.d.l.r : 5 filiales) gère sa flotte. Ceci implique que chaque mois un audit et une vérification de l’état de chaque véhicule soient réalisés. Nous procédons également au contrôle des permis de conduire des salariés usagers : si l’un d’entre eux ne l’a plus et qu’il provoque un accident, c’est le chef d’entreprise qui est responsable pénalement, ce pour n’importe quel type de structure juridique.
  • Roxane Weiss, la vocation entrepreneuriale -RÉ’ELLES #25

    Roxane Weiss, la vocation entrepreneuriale -RÉ’ELLES #25



    A la tête de WOOZUP , Roxane Weiss, co-fondatrice de cette agence de communication alsacienne, place la stratégie au cœur de son métier et impulse une vision qui fait grandir autant son agence que ses clients. 
    Devenir entrepreneure était une vraie vocation chez elle. Arrivée comme membre accompagnatrice chez Réseau Entreprendre® Alsace, Roxane est devenue Entrepreneure-lauréate du parcours Croissance pour accompagner son développement externe. 
    Comme Réseau Entreprendre®, elle fête ses 40 ans en 2026 ! Portrait de cette femme débordante d’énergie.

    La réalité du terrain, accélérateur d’apprentissage 

    Je suis issue d’une famille d’entrepreneurs, avec des parents restaurateurs et d’autres membres de ma famille commerçants ou artisans.
    J’ai toujours voulu être entrepreneure, c’est pourquoi j’ai fait un master en Management et Stratégies des Entreprises en alternance. Ce format me permettait de travailler, tout en étudiant, pour me confronter à la réalité du terrain. J’ai acquis des compétences clés en création et gestion d’entreprise, ainsi qu’en stratégie marketing et communication. C’est durant mes études que j’ai eu la chance de rencontrer mon associée, Stéphanie Grotzinger.  

    Débuts de sa vocation

    Avant d’être entrepreneure, j’étais déjà intrapreneure, animée par les mêmes passions et la même vision stratégique qu’un dirigeant. En 2011, j’ai intégré un groupe d’expertise comptable pour y créer, puis structurer, le pôle communication et marketing. 
    Quelques années plus tard, avec ce groupe et Stéphanie, nous créons WOOZUP, une agence de communication dédiée à l’accompagnement des entreprises. 
    En 2022, après de nombreux projets menés avec succès, Stéphanie et moi faisons le choix de prendre notre indépendance. Une étape clé qui nous permet d’élargir notre champ d’action et d’accompagner tous types de projets auprès des PME et ETI. Un cap décisif pour libérer pleinement notre potentiel entrepreneurial

    Croissance et recentrage stratégique 

    Aujourd’hui, WOOZUP poursuit son développement. Nous avons racheté deux sociétés : l’une spécialisée dans le référencement et l’autre dans la publicité, nous permettant d’élargir notre clientèle et de renforcer notre présence dans le grand-Est. 
    Cependant, les activités des entreprises intégrées ne reflétaient pas pleinement notre ADN. Nous avons donc fait le choix d’un recentrage stratégique, en concentrant notre activité sur le conseil, la stratégie et le pilotage de projets à forts enjeux : notre cœur de métier et notre véritable valeur ajoutée. 

    Les échanges chez Réseau Entreprendre® valent de l’or ! 

    Avec mon associée, nous sommes avant tout des femmes de réseaux. Pendant nos études, nous avions créé un réseau étudiant pour ouvrir les portes de la communication et du marketing aux jeunes talents. Cette dynamique s’est prolongée naturellement quand nous avons rejoint Réseau Entreprendre® Alsace en 2019 pour accompagner de futurs Entrepreneurs-lauréats. 

    En 2022, nous sommes passées de l’autre côté du miroir en intégrant le parcours Création dans le cadre de notre développement. Nous avons été accompagnées par Delphine Hengy, qui venait de céder EmbalAlsace. En tant que repreneures, nous avons bénéficié d’un formidable retour d’expérience de sa part ! Femme d’industrie, de caractère et d’une franchise rare, elle a profondément influencé notre manière de faire. 
    C’est là tout l’avantage de Réseau Entreprendre® : pouvoir échanger avec d’autres entrepreneursÇa vaut de l’or. C’est une véritable communauté solidaire, où chacun est fier de voir l’autre grandir et réussir. J’y ai aussi appris une leçon essentielle : l’échec est possible… et il peut même devenir un atout en nous rendant plus fort. 
    La peur de l’échec m’a longtemps tétanisé.  Or, il faut savoir prendre des risques !… Je suis convaincue que l’intuition du dirigeant l’amène dans la bonne direction. Il faut savoir s’écouter.

    Entreprendre pour être libre 

    Si j’avais un conseil à donner à la femme de 20 ans que j’étais, je lui dirai qu’entreprendre offre une merveilleuse liberté d’actions, une ouverture incroyable vers les autres et le monde. C’est rencontrer des gens différents, découvrir de nouvelles problématiques, de nouvelles histoires. Je lui dirai aussi de ne pas avoir peur de l’échec, ni du regard des autres. Cette peur tétanise et empêche d’avancer. Je suis convaincue que l’intuition du dirigeant l’amène dans la bonne direction. Il faut savoir s’écouter et se faire confiance. Enfin, je lui dirai qu’il ne faut pas chercher à changer les gens. Il faut partager les points de vue, échanger, dialoguer, sans vouloir changer l’autre à tout prix.  

    Fière du chemin parcouru 

    Entreprendre entre 25 et 40 ans se fait dans période délicate car elle correspond souvent au moment où l’on a des enfants en bas âge. Cela demande du caractère et de l’énergie. C’est un passage difficile, je le reconnais. Mais quand on regarde derrière soi, on est content du chemin parcouru. Et il faut vivre au présent, profiter du moment sans se projeter toujours dans ce que sera demain, ni vivre dans le passé et les regrets. 
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  • Faites le bon choix sur la holding : quels intérêts et avantages ?

    Faites le bon choix sur la holding : quels intérêts et avantages ?

    Choisir de structurer son activité via une holding est une option stratégique qui dépasse la simple création d’entreprise. Pour les entrepreneurs, ce montage peut être un levier puissant pour optimiser la fiscalité, piloter plusieurs sociétés ou préparer une transmission. Avant de se lancer, mieux vaut se poser les bonnes questions pour éviter les erreurs coûteuses. Bertrand Cadillon, expert-comptable chez notre partenaire Fiducial, vous explique les intérêts et avantages.

    1 – Quel est votre projet : croissance, diversification ou transmission ?

    Une holding est une société qui détient des parts ou actions d’autres sociétés appelées filiales. Elle peut être pure (simple détention de titres) ou animatrice (apporte des services, conseils ou gestion aux sociétés qu’elle contrôle).
    Si votre objectif est de piloter plusieurs activités, rassembler des projets ou faciliter des acquisitions successives, la holding est un excellent outil stratégique.
    Exemple : Camille, fondatrice d’une première société d’e-commerce, veut investir ensuite dans une agence marketing et une start-up tech. Elle crée une holding pour regrouper et gérer ces trois entités.

    2 – Souhaitez-vous optimiser la fiscalité de vos flux financiers ?

    L’un des intérêts majeurs de la holding est son avantage fiscal. En France, grâce au régime mère-fille, une holding percevant des dividendes de ses filiales peut être exonérée d’impôt sur 95 % de ces dividendes, sous certaines conditions (comme par exemple la détention d’au moins 5 % du capital pendant 2 ans, filiales à l’IS uniquement).
    Pourquoi c’est important ? Cela évite la double imposition : d’abord sur les bénéfices de la filiale, puis sur les dividendes versés à la société mère.
    Exemple : Maxime, dirigeant de deux PME, utilise sa holding pour faire remonter les bénéfices de ses filiales. La holding ne paie qu’une faible fiscalité sur ces remontées, ce qui améliore sa capacité à financer de nouveaux projets.

    3 – Comment allez-vous financer vos prochains développements

    La structure holding permet de centraliser les ressources financières du groupe. Elle peut redistribuer la trésorerie via des conventions dûment validées avec ses filiales ou utiliser les dividendes reçus pour financer l’acquisition de nouvelles sociétés. Cela crée un effet de levier financier : au lieu de puiser dans les ressources personnelles ou opérationnelles d’une société unique, vous utilisez la puissance du groupe pour grandir.
    Exemple : Inès, jeune entrepreneure, rachète une PME concurrente via sa holding en contractant un emprunt basé sur les flux consolidés du groupe.

    4 – Quel degré de protection juridique et patrimoniale souhaitez-vous ?

    Le fait de créer un groupe avec différentes sociétés permet de séparer les risques liés à chaque activité : si une filiale rencontre des difficultés, les autres sociétés restent mieux protégées. De plus, la holding facilite souvent la transmission d’entreprise ou l’entrée d’investisseurs, car les titres peuvent être cédés ou donnés plus facilement via la holding.
    Exemple : Paul, qui a créé deux sociétés, souhaite préparer sa succession. Il utilise la holding pour transférer progressivement les actions à sa famille tout en gardant le contrôle managérial.

    5 – Avez-vous pensé aux coûts et à la gestion administrative ?

    Un Groupe comprenant une holding est plus complexe à gérer qu’une société unique. Elle implique des obligations comptables, fiscales et juridiques supplémentaires, ainsi que des coûts potentiels pour la création et l’accompagnement par des experts. Avant de structurer votre groupe, évaluez si l’avantage fiscal et stratégique compense cette charge administrative.

    Conclusion : un choix stratégique à maîtriser

    Au-delà des aspects fiscaux et sociaux, le choix du statut juridique a des conséquences sur la rédaction des statuts, les obligations légales et la gouvernance de l’entreprise. Se rapprocher d’un avocat en droit des sociétés permet d’anticiper ces enjeux et de sécuriser la structure juridique de l’entreprise.
    Créer une holding n’est pas un simple “statut”, mais une stratégie qui peut transformer la manière dont vous financez, gérez et faites croître vos activités. Au-delà des avantages fiscaux et patrimoniaux, cela requiert une vision claire de vos objectifs à moyen et long terme.
    Se rapprocher d’un expert-comptable ou d’un avocat en droit des sociétés est essentiel pour sécuriser ce montage, rédiger des statuts adaptés et anticiper les implications fiscales et juridiques. Un bon accompagnement peut faire de la holding une véritable plateforme de croissance pour votre aventure entrepreneuriale !
  • Entreprises à impact et de l’ESS : panorama des financements alternatifs

    Entreprises à impact et de l’ESS : panorama des financements alternatifs

    Financer un projet à impact ou une structure de l’ESS ne se limite pas aux prêts bancaires.Dans un contexte où les défis sociaux et environnementaux s’intensifient, de nombreuses entreprises cherchent des solutions de financement plus diversifiées, adaptées à leurs modèles et à leurs valeurs. L’enjeu : renforcer leur autonomie et sécuriser leurs plans de développement tout en mobilisant des partenaires engagés.Voici un panorama des principales sources de financements alternatifs aujourd’hui accessibles aux entreprises à impact et à l’ESS

    Valérie Vitton, directrice Clientèle des personnes morales au Crédit Coopératif, notre partenaire, partage cinq conseils simples pour vous aider à naviguer dans ce monde des financeurs engagés, comme vous, pour un monde plus durable.

    1. Le financement par les prêts d’honneur

    Proposés notamment par Réseau Entreprendre®, Initiative France ou France Active, ils permettent :
    – d’obtenir un financement personnel sans garantie ni caution,
    – de renforcer les fonds propres,
    – et souvent de déclencher d’autres financements.
    Ils s’accompagnent d’un suivi humain précieux, particulièrement utile lors des premiers pas du projet.

    2. Le financement participatif (crowdfunding)

    Outil de plus en plus utilisé dans l’impact :
    – don avec ou sans contrepartie,
    – prêt rémunéré via des plateformes,
    – investissement en capital auprès de citoyens ou de communautés engagées.
    Il permet aussi de tester l’adhésion au projet et de fédérer une communauté.

    3. Le financement via les subventions publiques et programmes d’aides

    Selon l’activité et le territoire, plusieurs dispositifs existent :
    – collectivités locales (régions, départements, métropoles),
    – aides liées à la transition écologique, à l’innovation sociale ou à l’emploi,
    – programmes européens (FEDER, FSE, Erasmus+, Life…).
    Ces financements sont souvent complémentaires mais nécessitent une bonne maîtrise des calendriers et critères d’éligibilité.

    4. Le financement par les fonds d’investissement à impact

    Certains acteurs soutiennent spécifiquement les entreprises porteuses d’utilité sociale ou environnementale. Ils peuvent intervenir en capital ou quasi‑fonds propres pour consolider le développement. Parmi eux, ESFIN joue un rôle important en finançant des structures de l’ESS et de l’impact via des outils adaptés (fonds propres, quasi‑fonds propres, accompagnement), avec une attention particulière aux projets innovants ou à forte utilité sociale.
    Exemples de thématiques financées : inclusion, santé, transition écologique, économie circulaire, agriculture durable

    5. Le financement par le mécénat et le sponsoring responsable

    Beaucoup d’entreprises recherchent aujourd’hui des projets à soutenir, que ce soit via :
    – du mécénat financier,
    – du mécénat de compétences,
    – des partenariats long terme alignés avec leurs engagements RSE.
    Pour certaines structures de l’ESS, c’est un véritable levier de croissance.

    6. Le financement par les coopératives, fondations et acteurs spécialisés de la finance solidaire

    La finance solidaire mobilise l’épargne citoyenne pour soutenir des projets utiles à la société. Certains acteurs proposent :
    – des avances remboursables,
    – des investissements en capital,
    – ou des prêts dédiés aux projets sociaux / environnementaux.
    Ils constituent une ressource complémentaire aux financements classiques, avec une vraie logique d’accompagnement. ECOFI, la société de gestion du Crédit Coopératif est un des acteurs majeurs de la gestion des fonds solidaires dits 90/10.

    Financement : un enjeu commun, combiner plusieurs sources

    Chaque structure a ses besoins propres, mais un point reste constant : la diversité des financements est un atout. Mixer subventions, prêts d’honneur, crowdfunding, investissement ou mécénat et prêt bancaire permet :
    – d’équilibrer les ressources,
    – de sécuriser le plan de financement,
    – de renforcer l’impact du projet.
  • Sophie Gimenez, la reine de la collecte de biodéchets – RÉ’ELLES #24

    Sophie Gimenez, la reine de la collecte de biodéchets – RÉ’ELLES #24

    Depuis 2021, Sophie Gimenez est la co-fondatrice de Rennes du Compost  qui collecte des biodéchets dans l’agglomération rennaise, à vélo, et redistribue du compost auprès des particuliers.
    Accompagnée par Réseau Entreprendre® Bretagne , elle fête aussi cette année ses 40 ans, comme notre réseau ! Témoignage d’une entrepreneure qui donne du sens à ses actions.

    Un virage professionnel qui a du sens

    Après un Master en biologie, je voulais travailler dans la santé pour contribuer au bien commun. J’ai passé dix années passionnantes, jusqu’à ce que la lourdeur administrative me pousse à changer de cap. Pour allier mon engagement écologique et ma passion du vélo, je me suis tournée vers la cyclologistique, une activité décarbonée, utile et au grand air, proche de mes convictions. Avec mon amie Hélène Pecoil, nous avons imaginé un concept : transporter les biodéchets à vélo. Référente compostage dans mon quartier, je suis devenue maître composteur. Ensemble, nous avons créé Les Rennes du Compost. 

    Transformer les déchets en ressources locales

    Nous collectons à vélo les biodéchets alimentaires des professionnels de l’agglomération rennaises, environ deux tonnes par semaine qui sont ensuite transformées en compost et redistribuées localement aux particuliers qui le souhaitent. Nous réalisons neuf tournées/semaine (170 km) auprès de restaurateurs, hôtels, commerces et entreprises, auxquels nous fournissons des consignes de tri et contenants lavés . Nous proposons aussi des formations et un accompagnement pour changer les comportements. Avec nous, les « déchets » deviennent des ressources. 

    Le choix de l’engagement social et coopératif

    Depuis 2024, les entreprises doivent trier et valoriser leurs déchets à la source. Pour nos clients hôteliers et restaurateurs, notre service facilite l’obtention de labels et s’inscrit dans leur politique RSE. 
    Nous avons choisi un statut coopératif via une SCOP (société coopérative et participative) dans laquelle chaque salarié est associé. En novembre 2025, nos cinq collaborateurs ont rejoint la gouvernance. Ce choix répond à notre volonté d’un management participatif, loin des pratiques autoritaires que nous avons connues. À 40 ans, nous savons ce que nous valons, ce que nous voulons… et ce que nous ne voulons plus. 
    À 40 ans, nous savons ce que nous valons, ce que nous voulons… et ce que nous ne voulons plus. 

    Entreprendre avec sobriété et clairvoyance

    Les entreprises ne peuvent plus entreprendre comme avant : les contextes économique, géopolitique et environnemental imposent de repenser la croissance. Il ne s’agit plus de « faire de l’argent », mais de répondre aux besoins de la société de demain, en créant de la valeur avec sobriété. La clairvoyance sur notre monde actuel est essentielle : les impacts environnementaux et sociétaux seront au premier plan. Il s’agit aussi de créer des entreprises avec des emplois de qualité, où les gens se sentent bien, écoutés, en accord avec leurs valeurs. 

    L’accompagnement comme base de la posture de dirigeante

    Le réseau m’a véritablement aidé à adopter cette posture. Nous avions des idées sur l’environnement, l’entreprise idéale pour les salariés. Mais côté entrepreneuriat, nous n’étions pas suffisamment préparées. L’accompagnement s’avère très riche. Nos deux accompagnateurs nous ont aidé à faire éclore notre stratégie commerciale, à garder notre cap et à ne pas nous sentir coupable de ne plus être dans l’opérationnel aujourd’hui. Une entreprise a besoin d’un pilote aux commandes et désormais nous avons ce rôle-là. Nous nous sommes rendu compte que l’entrepreneuriat c’est avoir une vision et la tenir. Savoir s’entourer des bonnes compétences pour la pérenniser.  

    Un conseil pour s’autoriser à réussir

    Si j’avais un conseil pour la femme de 20 ans que j’étais, ce serait : aies confiance, ça va bien se passer, crois en tes capacités. Je pense vraiment qu’à cet âge, je n’avais pas confiance en moi. Je lui dirai d’oser, d’y aller quand même, de ne pas craindre ses ambitions ! 

    Et dans 10 ans ?

    J’aimerais vivre dans un cadre plus apaisé. Réussir à créer de la valeur sociétale, environnementale et pécuniaire n’est pas si évident. Il faut se battre pour se dégager un salaire, pour offrir des bonnes conditions de travail aux salariés. En tant que femme, il y a aussi un sujet sur la légitimité, où nous devons prendre notre place. De plus, j’ai créé cette entreprise en même temps que j’ai eu mes deux enfants. Une grossesse et un parcours entrepreneurial, c’est beaucoup de charge mentale et de fatigue. Donc, peu importe où je serai, je me souhaite un peu plus de sérénité.  
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    Panorama 2025 : Réseau Entreprendre®, accélérateur de la création d’emplois  et de la croissance d’entreprise

    Tous les 2 ans, Réseau Entreprendre® réalise un panorama auprès de ses membres et Entrepreneurs-lauréats. Cette enquête est un marqueur de l’évolution des profils des accompagnés, créateurs et repreneurs d’entreprises, ainsi que des accompagnants. Un constat fort se dégage de celui de 2025 : l’accompagnement de Réseau Entreprendre® est un accélérateur du développement des entreprises et de la création d’emplois.
    Notre panorama 2025 a été réalisé auprès de plus de 2 000 chefs d’entreprise. Il dresse le profil type des Entrepreneurs-lauréats et des membres de notre réseau. Cette édition montre une stabilité des profils accompagnés et accompagnateurs. De 2020 à 2024, nos Entreprises-lauréates interrogés ont ainsi créé près de 8 000 emplois, et leur taux de pérennité à 5 ans atteint les 96%. Derrière cette réussite, une majorité d’Entrepreneurs-lauréats expérimentés, dont l’âge moyen est de 45 ans.  

    Des secteurs en mouvement

    Par rapport aux précédents panoramas, celui de 2025 révèle que la proportion d’entreprises lauréates issues des services, bien que toujours majoritaire, est en baisse (42 %). L’industrie bénéficie d’un regain d’intérêt avec plus d’1/3 des entreprises répondantes dans ce secteur, tandis que la construction et les activités de négoce et de commerce sont en hausse (1 et 2 points). 

    Des femmes audacieuses

    Parmi les 22% de dirigeantes du panorama, 29% sont des créatrices42% des repreneuses et 29% à la tête d’entreprises en croissance. Qu’elles entreprennent en solo (42 %) ou avec des associés, elles sont toujours plus nombreuses à intégrer des secteurs dits “traditionnellement masculins” : 17% se sont lancées dans l’industrie et 5% dans le BTP. 

    Un entrepreneuriat responsable

    47 % réfléchissent aux externalités et aux impacts de leur entreprise, ainsi qu’aux moyens d’être plus vertueuxUn quart du panel déclare détenir ou viser un label à impact. Une preuve supplémentaire que la performance économique est de plus en plus liée à l’impact social et environnemental. 

    Un soutien financier essentiel

    95% des Entrepreneurs-lauréats bénéficient d’un prêt d’honneur Réseau Entreprendre®, dont le montant moyen est de 34 000 euros. Le montant moyen levé hors prêt d’honneur est d’environ 370 000 euros, soit un effet levier x 11. 

    Comment auraient-ils évolué sans Réseau Entreprendre® ? 

    • 50% des lauréats auraient développé moins vite leur entreprise 
    • 39% ne l’auraient pas autant développée 
    • 30% auraient créé moins d’emplois 

    Un accompagnement solide, depuis 40 ans !  

    Pilier de l’entrepreneuriat, Réseau Entreprendre® accompagne, depuis 40 ans, des porteurs de projets à potentiel, prêts à prendre des risques et animés par l’audace de sortir des sentiers battus. Ces hommes et ces femmes ont tous en commun la volonté de changer la donne et de rendre le monde meilleur grâce à des solutions durables, respectueuses de l’environnement et de l’Homme. 

  • Les femmes entrepreneures ont du potentiel !

    Les femmes entrepreneures ont du potentiel !

    Plusieurs de nos entrepreneures ont été interviewées à l’occasion d’une étude commandée à la Chaire Femmes & Renouveau économique (FERE) de Grenoble Ecole de Management. Séverine Le Loarne, Dr HDR des sciences de gestion, professeure titulaire de la chaire, ET membre de Réseau Entreprendre® Isère, entourée d’un consortium d’une dizaine de chercheurs spécialistes sont allés à la recherche des freins et des forces qui régissent de près ou de loin l’entrepreneuriat féminin. 
    Chez Réseau Entreprendre®, nous croyons fermement que l’entrepreneuriat féminin constitue un moteur puissant de croissance et d’innovation. Il est essentiel d’encourager et de soutenir les femmes dans leur parcours entrepreneurial pour bâtir un écosystème à la fois dynamique et diversifié. Nous sommes ravis d’avoir pu mettre en place cette étude qui sème les graines d’un nouvel accompagnement. Notre objectif est d’identifier les freins mais aussi les facteurs de succès pour pouvoir atteindre 30% d’Entrepreneures-lauréates.
    La recherche a été réalisée sur un échantillon de 114 femmes entrepreneures et d’entretiens qualitatifs menés auprès de près de la moitié des femmes de ce panel à travers toute la France et à l’international.   

    Des entrepreneures pas comme les autres

    • Profil des entrepreneures :  la majorité des créatrices se situent dans la tranche d’âge de 30 à 44 ans, après une ou plusieurs expériences professionnelles.   
    • Secteurs d’activité : l’industrie représente le premier secteur d’activité (28%) dans lequel se lancent les femmes.  
    • Capital social :  les entreprises dirigées par des femmes affichent un capital d’investissement moyen de 15 000€, ce qui est faible au regard du secteur d’activité de leur entreprise.   
    • Localisation : les créations d’entreprise se font à 50% dans les petites villes et dans des lieux dotés d’axes permettant les facilités de déplacement.   

    Comment Réseau Entreprendre® aide les entrepreneures

    Conscient des enjeux liés à la place des entrepreneures dans l’économie, notre réseau continue de soutenir les porteuses de projet en multipliant des initiatives dans tous nos territoires. Avec le programme Wom’Energy by Réseau Entreprendre® , créé en 2017, nous souhaitons faire tomber les nombreuses barrières auxquelles les entrepreneures font face, à commencer par la prise de confiance et de conscience quant à leur potentiel et leurs ambitions.  Nombre d’entre elles sous-estiment leur capacité à réussir, alors même que leur projet est absolument réfléchi et préparé.
    Avec notre accompagnement personnalisé, nous faisons en sorte de les encourager à voir grand et en rendre tangible cette réalité pour toutes celles qui voudraient se lancer ! C’est le cas dans notre séries RÉ’ELLES et dans nos associations qui organisent régulièrement des évènements pour soutenir l’entrepreneuriat féminin
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  • TPE / PME : 5 conseils pour la fidélisation de vos clients

    TPE / PME : 5 conseils pour la fidélisation de vos clients

    En tant que dirigeant de TPE ou PME, vous savez que la fidélisation de vos clients est un levier essentiel d’une croissance durable. C’est un enjeu stratégique qui nécessite une approche structurée et des outils adaptés. Mais comment mettre concrètement en place une stratégie efficace sans disposer des mêmes moyens que des grands groupes ?

    Axel Ricard, directeur du Développement d’AQUITEM, du groupe FIDUCIAL, expert en stratégie client pour les TPE-PME, vous dévoile cinq conseils pour transformer vos clients en véritables ambassadeurs.

    1. Adoptez un programme de fidélisation adapté à votre taille

    Un programme de fidélité bien conçu peut augmenter de 20% la fréquence d’achat de vos clients. Pour les TPE-PME, privilégiez la simplicité et la valeur ajoutée. Mettez en place :
    – Soit un programme de récompense, avec des points de fidélité ou tampons, pour bénéficier d’une remise ou d’un cadeau, système de cashback (cumul en euros).
    – Soit un programme d’avantages à paliers, plus le client est fidèle, plus ses avantages sont importants (exemple : remises directes sur certains produits).
    Dans les deux cas, il y a l’obligation pour les clients de s’identifier et de renseigner ses coordonnées pour recevoir des offres personnalisées. Vous pouvez créer une carte physique ou dématérialisée via les applications Wallet d’Android/iOS.
    L’important c’est de choisir une solution facile à gérer par votre équipe et immédiatement compréhensible par vos clients.

    2. Utilisez un CRM pour personnaliser la relation

    La personnalisation est la clé de la fidélisation. Un Customer Relationship Management (CRM) adapté aux TPE vous permet de :
    • Centraliser les informations clients : identification et coordonnées, historique d’achats, préférences, interactions.
    • Automatiser les relances : anniversaire du client, anniversaire de premier achat, suggestions basées sur l’historique.
    • Segmenter votre clientèle : pour adapter vos communications et offres.
    Des solutions proposent des CRM spécialement conçus pour les petites structures.

    3. Développez une communication multicanale

    La fidélisation passe par une présence régulière et cohérente sur tous les canaux :
    • E-mailing : message de bienvenue, offre anniversaire, newsletter régulière, rappel des avantages personnels.
    • SMS marketing : pour les offres flash et les offres personnelles.
    • Réseaux sociaux : pour créer une communauté et animer la relation client.
    • Programme de parrainage : un client parrainé a un taux de fidélisation 30% plus élevé.
    Fidéliser un client coûte 5 fois moins cher que de recruter un nouveau client.

    4. Mesurez et analysez vos performances en matière de fidélisation

    La fidélisation ne s’improvise pas. Elle se mesure et s’optimise en continu :
    • Calculez votre taux de fidélisation : nombre de clients actifs sur une période donnée.
    • Suivez le taux de répétition d’achat : indicateur clé de la satisfaction client.
    • Analysez la valeur totale d’un client sur la durée de sa relation avec vous.
    • Évaluez et mesurez la propension de vos clients à vous recommander : indicateur clé de la satisfaction client.

    5. Créez des expériences clients mémorables

    Au-delà des outils, c’est l’expérience globale qui fait la différence :
    • Formez votre équipe à la relation client personnalisée.
    • Mettez en place un programme de fidélisation avec des surprises : cadeaux inattendus, attentions personnalisées.
    • Organisez des événements exclusifs : ventes privées, ateliers, démonstrations.
    • Sollicitez les retours clients et montrez que vous en tenez compte.

    En résumé :

    Comme le souligne Axel Ricard, « la fidélisation client est un investissement à long terme qui nécessite une approche méthodique« . En combinant des outils adaptés (CRM, programme de fidélité, analytics) à une relation humaine authentique, votre TPE/PME peut construire une base de clients solide et durable.
    N’oubliez pas : fidéliser un client coûte 5 fois moins cher que de recruter un nouveau client et contribue à développer votre chiffre d’affaires grâce au bouche-à-oreille. La fidélisation n’est pas une dépense, mais le meilleur investissement pour l’avenir de votre entreprise.
  • Les jouets de seconde main de Laura Bos – RÉ’ELLES#23

    Les jouets de seconde main de Laura Bos – RÉ’ELLES#23


    En Provence, les petits lutins de l’entrepôt Jouga s’activent ! Fondée par Laura Bos en 2021, l’entreprise est spécialisée dans la collecte et la distribution de jeux et jouets de seconde main en GMS.  
    Experte du retail et de la grande distribution, Laura Bos s’inscrit aujourd’hui dans l’économie circulaire. Elle a été accompagnée par Réseau Entreprendre® Provence. Un atout stratégique pour se développer sur un marché en plein essor.  

    1 jouet sur 5 sera d’occasion en 2030 

    À quelques semaines de Noël, les rayons débordent de jeux et de jouets : peluches, jeux de sociétés, jeux électroniques, figurines… Alors que 110 000 jouets sont jetés en France chaque jour, et seulement 4 % réemployés, Laura Bos analyse les opportunités de progression de son secteur.   » En 2030, le jeu d’occasion devrait représenter 1 achat sur 5 et 10 % du chiffre d’affaires des jouets, indique l’ancienne responsable régionale de Princesse Tam Tam et Petit Bateau. C’est lors d’un projet sur la seconde main chez Petit Bateau que j’ai réalisé les opportunités que représentait ce secteur. Des entreprises se sont spécialisées dans ce domaine, notamment dans le vêtement. Mais pas dans le jouet « , commente-t-elle. 
    Économiques et écologiques, les jouets de seconde main séduisent désormais 86 % des parents qui en ont acheté au moins en 2024.  

    De la seconde main de qualité ! 

    Avant de lancer Jouga, Laura Bos s’est fixé le défi de faire un Noël 100 % d’occasion. « Finalement, ce n’était pas facile. Il fallait se creuser la tête, faire beaucoup de kilomètres pour des boîtes parfois incomplètes ou abîmées » avait-elle observé, faisant mûrir son projet d’entreprise.  
    «Je veux offrir la même expérience d’achat que pour du neuf, nous différencier par la qualité  », souligne-t-elle. Elle met en place une logistique de collecte de jeux et de jouets, qu’elle rachète à 10 % du prix du neuf auprès d’entreprises ou d’écoles.
    Dans un entrepôt de 300 m2 près d’Aix-en-Provence, six personnes sont chargées de trier selon une charte qualité, vérifier l’aspect fonctionnel, nettoyer, identifier le jouet pour la gestion du stock et le repackager à l’image de la marque. Il est ensuite envoyé chez les acteurs de la grande distribution.  
    Grâce aux retours d’expériences de Réseau Entreprendre®, j’évite certaines erreurs et j’avance plus rapidement dans mon projet

    1 000 jouets d’occasion livrés chaque semaine 

    « Nous avons co-construit cette offre avec Intermarché, première enseigne de grande distribution à avoir cru en notre concept » précise l’entrepreneure. Depuis, Carrefour, Leclerc, Auchan et Hyper U ont rejoint l’aventure. «Nous livrons environ 1 000 jouets par semaine dans une centaine de magasins en FranceNotre ambition est d’atteindre les 1500 afin de rendre notre projet rentable et viable ». Pour cela, elle a industrialisé le modèle de réemploi : digitalisation de la gestion des stocks, tables d’ateliers pour fluidifier le tri, vérification et repackaging des jouets.  

    Réseau Entreprendre®, un réseau hyper pro 

    Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Provence en 2023, Laura Bos reçoit l’accompagnement de chefs d’entreprise expérimentés. De ses accompagnateurs, Catherine Perot, DAF au service des PME chez Acting, et Patrice Berkowicz, directeur général de T’nB à Aix-en-Provence, elle dit : « L’un m’apporte ses compétences et ses connaissances en matière de gestion financière et l’autre en commerce et développement». Des compétences complémentaires qui lui permettent de débloquer certains sujets. « Nous avions réuni à l’entrepôt une task force de cinq chefs d’entreprise Réseau Entreprendre® pour mettre en place l’animation de notre réseau commercial. Grâce à leurs retours d’expériences, j’ai évité certaines erreurs et j’avance plus rapidement dans mon projet ».
    Pour Laura et son associée Marie-Anne Falconnet, cet accompagnement personnalisé est une véritable chance supplémentaire, un atout pour réussir et devenir la référence du jouet d’occasion en grande distribution.  
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  • Avec la reprise de Lasertec, le Made in France a de l’avenir !

    Avec la reprise de Lasertec, le Made in France a de l’avenir !

    #3 – Des PME au cœur du développement économique des territoires

    Reprise par Frédérique Le Fosh, Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Bourgogne, l’entreprise Lasertec poursuit son développement dans la découpe et la gravure laser. Un Made In France qui allie savoir-faire et engagement durable.
    Frédérique Le Fosh, Pouvez-vous nous présenter votre activité et nous expliquer les raisons qui vous ont conduit à reprendre plutôt que créer une entreprise ?

    Lasertec est une entreprise spécialisée dans la découpe et la gravure au laser. Nous découpons tous les supports comme les plastiques, le bois, les textiles… Tout sauf le métal. Et nous gravons tout type de support. L’entreprise a été créée en 1991 et je l’ai reprise en 2022, après le départ à la retraite du fondateur.

    Je cherchais une entreprise à reprendre tout simplement car je pense avoir l’esprit entrepreneurial mais pas forcément l’idée pour créer. La reprise m’a semblé toute naturelle pour allier mon envie d’entreprendre avec un savoir-faire et donc des emplois déjà existants.

    Vous avez été accompagnée par Réseau Entreprendre® Bourgogne, pouvez-vous nous expliquer ce que cela vous a apporté ?

    Grâce à Réseau Entreprendre® Bourgogne, j’ai intégré un groupe avec qui j’ai partagé les soucis et les joies d’entreprendre. Même après l’accompagnement officiel de 2 ans, nous avons encore des liens et nous continuons pour la plupart à nous voir pour continuer à partager et sortir de notre quotidien. Suivant les spécificités des uns et des autres, nous nous appelons pour nous entraider sans jugement.

    Vous avez également été accompagnée par TotalEnergies. Quels ont été les apports les plus marquants de cet accompagnement ?

    TotalEnergies est effectivement venu apporter un prêt à taux zéro en complément de celui de Réseau Entreprendre® Bourgogne. Cette trésorerie m’a permis de me rassurer au démarrage car il y a les plans qu’on se fait et la vérité du quotidien. On peut voir l’avenir un peu plus sereinement.
    TotalEnergies a apprécié la vision que j’avais pour l’avenir de l’entreprise mais aussi l’énergie et la volonté que je mets dans mon engagement en faveur de mon territoire, de l’entrepreneuriat féminin et auprès de l’École de Production Industrie 21 (soutenue par la fondation TotalEnergies).
    Et nous sommes fiers chez Lasertec d’avoir produit les trophées destinés aux lauréats de TotalEnergies qui sont bénéficiaires, partout en France, de prêts à taux zéro.

    Lasertec incarne un savoir-faire Made in France. Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite s’engager dans cette démarche ?

    Je suis convaincue que le Made in France a de l’avenir. Pour des raisons RSE notamment, le fait de mettre en valeur que nous travaillons avec des fournisseurs proches et que nous produisons en France peut avoir un attrait pour les clients. Je sais aussi que nous devons travailler sur notre compétitivité, mais nous avons les idées, à nous de les déployer pour perdurer. Aussi, les salariés sont fiers de donner du sens à leur travail et de leur savoir-faire.
    Je dirai donc à un entrepreneur d’y aller, de tester, d’avoir l’audace de se démarquer.  
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