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  • TPE / PME : 5 conseils pour la fidélisation de vos clients

    TPE / PME : 5 conseils pour la fidélisation de vos clients

    En tant que dirigeant de TPE ou PME, vous savez que la fidélisation de vos clients est un levier essentiel d’une croissance durable. C’est un enjeu stratégique qui nécessite une approche structurée et des outils adaptés. Mais comment mettre concrètement en place une stratégie efficace sans disposer des mêmes moyens que des grands groupes ?

    Axel Ricard, directeur du Développement d’AQUITEM, du groupe FIDUCIAL, expert en stratégie client pour les TPE-PME, vous dévoile cinq conseils pour transformer vos clients en véritables ambassadeurs.

    1. Adoptez un programme de fidélisation adapté à votre taille

    Un programme de fidélité bien conçu peut augmenter de 20% la fréquence d’achat de vos clients. Pour les TPE-PME, privilégiez la simplicité et la valeur ajoutée. Mettez en place :
    – Soit un programme de récompense, avec des points de fidélité ou tampons, pour bénéficier d’une remise ou d’un cadeau, système de cashback (cumul en euros).
    – Soit un programme d’avantages à paliers, plus le client est fidèle, plus ses avantages sont importants (exemple : remises directes sur certains produits).
    Dans les deux cas, il y a l’obligation pour les clients de s’identifier et de renseigner ses coordonnées pour recevoir des offres personnalisées. Vous pouvez créer une carte physique ou dématérialisée via les applications Wallet d’Android/iOS.
    L’important c’est de choisir une solution facile à gérer par votre équipe et immédiatement compréhensible par vos clients.

    2. Utilisez un CRM pour personnaliser la relation

    La personnalisation est la clé de la fidélisation. Un Customer Relationship Management (CRM) adapté aux TPE vous permet de :
    • Centraliser les informations clients : identification et coordonnées, historique d’achats, préférences, interactions.
    • Automatiser les relances : anniversaire du client, anniversaire de premier achat, suggestions basées sur l’historique.
    • Segmenter votre clientèle : pour adapter vos communications et offres.
    Des solutions proposent des CRM spécialement conçus pour les petites structures.

    3. Développez une communication multicanale

    La fidélisation passe par une présence régulière et cohérente sur tous les canaux :
    • E-mailing : message de bienvenue, offre anniversaire, newsletter régulière, rappel des avantages personnels.
    • SMS marketing : pour les offres flash et les offres personnelles.
    • Réseaux sociaux : pour créer une communauté et animer la relation client.
    • Programme de parrainage : un client parrainé a un taux de fidélisation 30% plus élevé.
    Fidéliser un client coûte 5 fois moins cher que de recruter un nouveau client.

    4. Mesurez et analysez vos performances en matière de fidélisation

    La fidélisation ne s’improvise pas. Elle se mesure et s’optimise en continu :
    • Calculez votre taux de fidélisation : nombre de clients actifs sur une période donnée.
    • Suivez le taux de répétition d’achat : indicateur clé de la satisfaction client.
    • Analysez la valeur totale d’un client sur la durée de sa relation avec vous.
    • Évaluez et mesurez la propension de vos clients à vous recommander : indicateur clé de la satisfaction client.

    5. Créez des expériences clients mémorables

    Au-delà des outils, c’est l’expérience globale qui fait la différence :
    • Formez votre équipe à la relation client personnalisée.
    • Mettez en place un programme de fidélisation avec des surprises : cadeaux inattendus, attentions personnalisées.
    • Organisez des événements exclusifs : ventes privées, ateliers, démonstrations.
    • Sollicitez les retours clients et montrez que vous en tenez compte.

    En résumé :

    Comme le souligne Axel Ricard, « la fidélisation client est un investissement à long terme qui nécessite une approche méthodique« . En combinant des outils adaptés (CRM, programme de fidélité, analytics) à une relation humaine authentique, votre TPE/PME peut construire une base de clients solide et durable.
    N’oubliez pas : fidéliser un client coûte 5 fois moins cher que de recruter un nouveau client et contribue à développer votre chiffre d’affaires grâce au bouche-à-oreille. La fidélisation n’est pas une dépense, mais le meilleur investissement pour l’avenir de votre entreprise.
  • Les jouets de seconde main de Laura Bos – RÉ’ELLES#23

    Les jouets de seconde main de Laura Bos – RÉ’ELLES#23


    En Provence, les petits lutins de l’entrepôt Jouga s’activent ! Fondée par Laura Bos en 2021, l’entreprise est spécialisée dans la collecte et la distribution de jeux et jouets de seconde main en GMS.  
    Experte du retail et de la grande distribution, Laura Bos s’inscrit aujourd’hui dans l’économie circulaire. Elle a été accompagnée par Réseau Entreprendre® Provence. Un atout stratégique pour se développer sur un marché en plein essor.  

    1 jouet sur 5 sera d’occasion en 2030 

    À quelques semaines de Noël, les rayons débordent de jeux et de jouets : peluches, jeux de sociétés, jeux électroniques, figurines… Alors que 110 000 jouets sont jetés en France chaque jour, et seulement 4 % réemployés, Laura Bos analyse les opportunités de progression de son secteur.   » En 2030, le jeu d’occasion devrait représenter 1 achat sur 5 et 10 % du chiffre d’affaires des jouets, indique l’ancienne responsable régionale de Princesse Tam Tam et Petit Bateau. C’est lors d’un projet sur la seconde main chez Petit Bateau que j’ai réalisé les opportunités que représentait ce secteur. Des entreprises se sont spécialisées dans ce domaine, notamment dans le vêtement. Mais pas dans le jouet « , commente-t-elle. 
    Économiques et écologiques, les jouets de seconde main séduisent désormais 86 % des parents qui en ont acheté au moins en 2024.  

    De la seconde main de qualité ! 

    Avant de lancer Jouga, Laura Bos s’est fixé le défi de faire un Noël 100 % d’occasion. « Finalement, ce n’était pas facile. Il fallait se creuser la tête, faire beaucoup de kilomètres pour des boîtes parfois incomplètes ou abîmées » avait-elle observé, faisant mûrir son projet d’entreprise.  
    «Je veux offrir la même expérience d’achat que pour du neuf, nous différencier par la qualité  », souligne-t-elle. Elle met en place une logistique de collecte de jeux et de jouets, qu’elle rachète à 10 % du prix du neuf auprès d’entreprises ou d’écoles.
    Dans un entrepôt de 300 m2 près d’Aix-en-Provence, six personnes sont chargées de trier selon une charte qualité, vérifier l’aspect fonctionnel, nettoyer, identifier le jouet pour la gestion du stock et le repackager à l’image de la marque. Il est ensuite envoyé chez les acteurs de la grande distribution.  
    Grâce aux retours d’expériences de Réseau Entreprendre®, j’évite certaines erreurs et j’avance plus rapidement dans mon projet

    1 000 jouets d’occasion livrés chaque semaine 

    « Nous avons co-construit cette offre avec Intermarché, première enseigne de grande distribution à avoir cru en notre concept » précise l’entrepreneure. Depuis, Carrefour, Leclerc, Auchan et Hyper U ont rejoint l’aventure. «Nous livrons environ 1 000 jouets par semaine dans une centaine de magasins en FranceNotre ambition est d’atteindre les 1500 afin de rendre notre projet rentable et viable ». Pour cela, elle a industrialisé le modèle de réemploi : digitalisation de la gestion des stocks, tables d’ateliers pour fluidifier le tri, vérification et repackaging des jouets.  

    Réseau Entreprendre®, un réseau hyper pro 

    Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Provence en 2023, Laura Bos reçoit l’accompagnement de chefs d’entreprise expérimentés. De ses accompagnateurs, Catherine Perot, DAF au service des PME chez Acting, et Patrice Berkowicz, directeur général de T’nB à Aix-en-Provence, elle dit : « L’un m’apporte ses compétences et ses connaissances en matière de gestion financière et l’autre en commerce et développement». Des compétences complémentaires qui lui permettent de débloquer certains sujets. « Nous avions réuni à l’entrepôt une task force de cinq chefs d’entreprise Réseau Entreprendre® pour mettre en place l’animation de notre réseau commercial. Grâce à leurs retours d’expériences, j’ai évité certaines erreurs et j’avance plus rapidement dans mon projet ».
    Pour Laura et son associée Marie-Anne Falconnet, cet accompagnement personnalisé est une véritable chance supplémentaire, un atout pour réussir et devenir la référence du jouet d’occasion en grande distribution.  
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  • Partenariat pour un leadership humaniste

    Partenariat pour un leadership humaniste

    Hélène Le Téno, présidente de HLU, et Olivier Lamarque, directeur général de Réseau Entreprendre®, ont signé un partenariat ce lundi 1er décembre pour proposer aux entrepreneurs un programme inédit d’actions autour d’un leadership adapté aux enjeux de notre siècle. 

    Les deux organisations unissent leurs forces pour proposer aux entrepreneurs un programme d’actions inédit. Celui-ci mêle développement de la connaissance de soi, capacités à interagir avec justesse et à mobiliser des collectifs humains au service d’une économie contributive, développement de pratiques innovantes fondées sur une approche robuste de recherche-action. 
    Pour renforcer leur programme auprès des leaders, HLU et Réseau Entreprendre® ont décidé de formaliser un partenariat pluriannuel, visant à : 
    • Accompagner les dirigeants dans la transformation de leur leadership, en intégrant des approches permettant de mobiliser l’empathie, l’intuition et le courage .   
    • Renforcer les programmes d’accompagnement de Réseau Entreprendre® par des modules d’expertises exclusifs coconçus avec HLU, en particulier pour favoriser des entreprises à impact positif.  
    • Créer des espaces d’apprentissage et de partage entre entrepreneurs , afin de favoriser l’émergence de nouvelles formes de leadership. 
    « Ce partenariat représente une étape majeure pour diffuser un leadership aligné sur des valeurs fortes et humanistes, pour faire face à la multiplication des défis et des incertitudes : creusement des inégalités, essor de l’intelligence artificielle, dépassement des limites planétaires…. Nous sommes convaincus qu’un leader inspiré par la vie et animé par le cœur, est un leader qui renforce la robustesse de son organisation » déclare Hélène Le Téno, présidente de Heart Leadership University. 
    « Dans un monde en transformation, nous avons besoin d’entrepreneurs audacieux, responsables et humanistes. Le leadership est plus que jamais un levier d’actions alors que les injonctions auxquelles ils doivent répondre se multiplient. », ajoute Olivier Lamarque, directeur général de Réseau Entreprendre®
    Un plan d’action autour de 4 axes : 
    • Partage de pratiques
    • Réflexions prospectives  
    • Communication croisée sur des sujets ayant trait aux nouvelles formes du leadership ; 
    • Co-organisation de soirée-débats sur les Nouveaux imaginaires du Leadership 
    Un partenariat déjà concret : en novembre 2025 Réseau Entreprendre® a participé à la première édition du Prix du livre pour dirigeants, organisée par Heart Leadership University, qui a distingué quatre ouvrages pour leur capacité à énergiser, informer et outiller les décideurs. 
  • Avec la reprise de Lasertec, le Made in France a de l’avenir !

    Avec la reprise de Lasertec, le Made in France a de l’avenir !

    #3 – Des PME au cœur du développement économique des territoires

    Reprise par Frédérique Le Fosh, Entrepreneure-lauréate de Réseau Entreprendre® Bourgogne, l’entreprise Lasertec poursuit son développement dans la découpe et la gravure laser. Un Made In France qui allie savoir-faire et engagement durable.
    Frédérique Le Fosh, Pouvez-vous nous présenter votre activité et nous expliquer les raisons qui vous ont conduit à reprendre plutôt que créer une entreprise ?

    Lasertec est une entreprise spécialisée dans la découpe et la gravure au laser. Nous découpons tous les supports comme les plastiques, le bois, les textiles… Tout sauf le métal. Et nous gravons tout type de support. L’entreprise a été créée en 1991 et je l’ai reprise en 2022, après le départ à la retraite du fondateur.

    Je cherchais une entreprise à reprendre tout simplement car je pense avoir l’esprit entrepreneurial mais pas forcément l’idée pour créer. La reprise m’a semblé toute naturelle pour allier mon envie d’entreprendre avec un savoir-faire et donc des emplois déjà existants.

    Vous avez été accompagnée par Réseau Entreprendre® Bourgogne, pouvez-vous nous expliquer ce que cela vous a apporté ?

    Grâce à Réseau Entreprendre® Bourgogne, j’ai intégré un groupe avec qui j’ai partagé les soucis et les joies d’entreprendre. Même après l’accompagnement officiel de 2 ans, nous avons encore des liens et nous continuons pour la plupart à nous voir pour continuer à partager et sortir de notre quotidien. Suivant les spécificités des uns et des autres, nous nous appelons pour nous entraider sans jugement.

    Vous avez également été accompagnée par TotalEnergies. Quels ont été les apports les plus marquants de cet accompagnement ?

    TotalEnergies est effectivement venu apporter un prêt à taux zéro en complément de celui de Réseau Entreprendre® Bourgogne. Cette trésorerie m’a permis de me rassurer au démarrage car il y a les plans qu’on se fait et la vérité du quotidien. On peut voir l’avenir un peu plus sereinement.
    TotalEnergies a apprécié la vision que j’avais pour l’avenir de l’entreprise mais aussi l’énergie et la volonté que je mets dans mon engagement en faveur de mon territoire, de l’entrepreneuriat féminin et auprès de l’École de Production Industrie 21 (soutenue par la fondation TotalEnergies).
    Et nous sommes fiers chez Lasertec d’avoir produit les trophées destinés aux lauréats de TotalEnergies qui sont bénéficiaires, partout en France, de prêts à taux zéro.

    Lasertec incarne un savoir-faire Made in France. Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite s’engager dans cette démarche ?

    Je suis convaincue que le Made in France a de l’avenir. Pour des raisons RSE notamment, le fait de mettre en valeur que nous travaillons avec des fournisseurs proches et que nous produisons en France peut avoir un attrait pour les clients. Je sais aussi que nous devons travailler sur notre compétitivité, mais nous avons les idées, à nous de les déployer pour perdurer. Aussi, les salariés sont fiers de donner du sens à leur travail et de leur savoir-faire.
    Je dirai donc à un entrepreneur d’y aller, de tester, d’avoir l’audace de se démarquer.  
  • Nora Hakem, son parcours de franchisée Senior Compagnie

    Nora Hakem, son parcours de franchisée Senior Compagnie

    Lauréate de Réseau Entreprendre® Auvergne et franchisée Senior Compagnie, Nora Hakem partage son parcours d’entrepreneure dans le secteur de l’aide à domicile. Découvrez comment la franchise et notre réseau l’ont aidée à bâtir une entreprise solide et humaine.

    Vous avez entrepris en devenant franchisée de Senior Compagnie : pourquoi avoir fait ce choix ?

    J’ai effectivement entrepris il y a dix ans en rejoignant un réseau de franchise et tout particulièrement le réseau Senior Compagnie.
    L’idée d’entreprendre en franchise représentait pour moi une sécurité et une aide précieuse. Pour mes débuts dans l’entrepreneuriat, j’avais besoin d’être entourée et de ne pas me sentir isolée dans cette aventure parfois risquée.  À l’époque, J’avais deux enfants en bas-âge et j’avais toujours été cadre-salariée. Il me semblait donc plus rassurant de bénéficier de l’accompagnement d’un franchiseur.
    Le choix du secteur de l’aide à domicile auprès des personnes âgées ou en situation de handicap s’est imposé naturellement, même s’il s’agit d’un domaine très encadré et en constante évolution. Exercer auprès d’un public fragile nécessite une autorisation délivrée par le Conseil départemental. Le franchiseur m’a accompagné dès le départ pour accomplir cette démarche lourde mais indispensable.
    Aujourd’hui, le réseau Senior Compagnie m’apporte une véritable veille juridique, essentielle à mon activité, ainsi que de nombreuses fonctions support qui facilitent mon quotidien : communication, ressources humaines, paie, qualité, etc.
    Senior Compagnie compte désormais plus de 200 agences en France, ce qui me permet d’échanger régulièrement avec mes confrères et d’obtenir des réponses à mes problématiques bien plus facilement que si j’étais seule !

    Que vous a apporté l’accompagnement Réseau Entreprendre dans ce cadre ?

    Réseau Entreprendre®, en plus du prêt d’honneur qui m’a été octroyé, a été d’une aide précieuse. Lors de mon parcours Trempin, j’ai reçu des conseils, des idées nouvelles et des regards bienveillants de la part de chefs d’entreprise expérimentés. Cela m’a amenée à revoir et à améliorer certains points importants de mon projet, notamment en matière de gestion.
    Pendant les deux années d’accompagnement au sein du Club des Lauréats j’ai eu la chance d’évoluer aux côtés d’autres créateurs et repreneurs d’entreprise partageant les mêmes valeurs d’entrepreneuriat, d’entraide et de convivialité. Dix ans plus tard, nous continuons à nous retrouver chaque trimestre : ce sont toujours des moments d’échange riches, où nous partageons à la fois nos expériences professionnelles et nos états d’âme face aux défis du quotidien.
    Les réunions mensuelles, organisées par le réseau, abordant des sujets et thématiques incontournables pour les chefs d’entreprise, m’ont également permis d’acquérir des notions qui m’étaient totalement inconnues à l’époque. Par exemple, grâce à une réunion sur la cotation Banque de France, je comprends désormais parfaitement ce que signifie le courrier annuel que je reçois et j’en mesure l’importance pour mon entreprise

    Quelles problématiques de financement avez-vous rencontrées ? Comment avez-vous relevé ces défis ?

    Les premières difficultés sont apparues dès le montage du projet : comment trouver les financements ? Comment convaincre les banques ?
    Il est indéniable que les banquiers sont très sensibles à la validation du dossier par le Réseau Entreprendre®.  Avant cette validation, les premières banques rencontrées me proposaient des délais de traitement longs et des garanties importantes. Après la validation, les conditions ont été bien plus favorables.   
    Mon activité nécessitant beaucoup de besoin en fonds de roulement, j’ai pu utiliser le prêt d’honneur pour y répondre, ce qui a été un véritable levier. Mais, les défis de l’entrepreneuriat ne sont pas seulement financiers : il faut aussi gérer le recrutement, la relation commerciale, la gestion, la posture du dirigeant et parfois l’isolement. On n’apprend pas à devenir chef d’entreprise à l’école, on le devient au fil du temps, en osant construire et suivre son propre chemin.
    La première année d’activité, les finances doivent être suivies avec une rigueur chirurgicale. Chaque euro dépensé doit être comptabilisé et maîtrisé. Les salaires des collaborateurs sont une priorité, et il est bien sûr essentiel que le chiffre d’affaires soit au rendez-vous.
    L’équilibre des comptes se contrôle au quotidien. Lorsque certaines factures sont réglées avec des délais de paiement, il faut savoir trouver des solutions adaptées. Dans ces situations, l’expert-comptable et le banquier sont des interlocuteurs clés. Il est primordial de communiquer de manière transparente avec son expert-comptable, dont les conseils sont indispensables. Quant au banquier, son rôle est important ; il a su se montrer présent et m’a proposé des alternatives lorsque ma trésorerie s’est trouvée un peu fragile.
    La rencontre avec tous ces professionnels et notamment mon franchiseur Nicolas Hurtiger, fondateur de Senior Compagnie, ainsi que le Réseau Entreprendre® Auvergne a véritablement marqué un tournant dans mon parcours et contribué à la progression de mon entreprise.
  • Talents d’avenir by Réseau Entreprendre® 2025

    Talents d’avenir by Réseau Entreprendre® 2025

    3e édition des Talents d’Avenir by Réseau Entreprendre® !
    Cette année, le panel 2025 présente près de 130 entreprises innovantes et engagées !
    Nos Entrepreneurs-lauréats s’inscrivent dans une économie tournée vers la durabilité, l’innovation technologique et l’impact sociétal.
    Nous sommes fiers d’accompagner et de pouvoir mettre en lumière ceux qui changeront l’avenir.

    Nos Entrepreneurs-lauréats prometteurs

    Les Entrepreneurs-lauréats présentés ici sont en cours d’accompagnement dans nos associations. Ils sont la partie émergée de l’iceberg car nous accompagnons chaque année près de 2 100 nouveaux créateurs, développeurs ou repreneurs. Ils représentent quelques-uns des entrepreneurs les plus prometteurs de nos promotions en cours d’accompagnement.

    3 tendances entrepreneuriales prédominantes

    • Progression des reprises : 27% des entrepreneurs du panel sont des repreneurs, deux fois plus qu’en 2024 (12 %). Ces reprises ont permis le maintien de 703 emplois en 2024.
    • Toujours plus d’entrepreneures : elles représentent ¼ du panel, soit +38,46 % comparé à notre édition 2024. 17 ont fait le choix d’entreprendre seules. Les cheffes d’entreprise se positionnent sur la reprise et n’hésitent plus à aller sur des secteurs traditionnellement perçus comme masculins.
    • Multigénérationnel : la répartition par âge de ce panel révèle une importante diversité de profils. 45% des entrepreneurs sont âgés de 30-39 ans (45 %), figurent ensuite les 40-49 ans (23,5 %) puis les plus de 50 ans (17 %). Les moins de 30 ans représentent quant à eux 14,5 %.

    6 coups de cœurs

    Nous avons demandé à un jury d’experts de l’entrepreneuriat (chefs d’entreprise, partenaires, journalistes, fédération) d’élire des coups de cœur parmi nos 129 entreprises du panel.
    Basé sur des critères de croissance (chiffre d’affaires et/ou emplois créés), le jury a plébiscité 6 entreprises absolument remarquables :
    Dans la catégorie Classement général :
    • Krokola – Merveilles du Monde – Réseau Entreprendre® Provence
    • SFH – Réseau Entreprendre® Loire
    Dans la catégorie Impact : Mesa Cero Chefs – Netmentora® Madrid
    Dans la catégorie Innov : System B – Réseau Entreprendre® Mayenne
    Dans la catégorie Wom’energy : Les Bocaux de Mamie – Réseau Entreprendre® provence
    Dans la catégorie Reprise : Ateliers Agiles – Réseau Entreprendre® Loire.
  • Christelle Menguy, de la pêche à la coupe du monde de foot – RÉ’ELLES#22

    Christelle Menguy, de la pêche à la coupe du monde de foot – RÉ’ELLES#22



    En Nouvelle-Aquitaine, Christelle Menguy incarne le succès entrepreneurial à travers la reprise du Groupe Nemo. Cette PME familiale, créée en 1985, est spécialisée dans la distribution d’articles de pêche et de sport.
    Membre active de Réseau Entreprendre® Aquitaine, elle soutient et inspire d’autres dirigeants en partageant ses challenges, ses réussites et ses bonnes pratiques entrepreneuriales.
    Contrôleuse de gestion et responsable d’exploitation de formation, Christelle Menguy a bâti une solide expérience dans la grande distribution dans de grands groupes français. Avant de rejoindre la PME familiale, elle est également passée par le marché d’intérêt national (MIN) de Rungis.

    Un leadership fondé sur l’expertise et la passion

    En 2018, elle intègre le groupe Nemo comme directrice administrative et financière. Deux ans plus tard, sa vision stratégique et son leadership la propulsent directrice générale, puis présidente en 2023. Elle reprend le groupe, en rachetant les parts d’un fonds d’investissement et en apurant une dette historique, avec l’appui d’un comité de direction engagé.
    Le Groupe Nemo, qui célèbre ses 40 ans d’existence en 2025, est aujourd’hui leader dans son domaine, l’édition et la distribution d’articles de pêche et de sport loisirs.

    Savoir se diversifier

    « Nous sommes le partenaire de référence depuis de nombreuses années de la grande distribution, notamment dans le secteur des articles de pêche. Nous produisons 900 000 boîtes d’asticots par an sous notre marque Dudule, raconte Christelle Menguy. Les appâts vivants seuls constituent 30 % de notre activité pêche ! », souligne-t-elle.

    Depuis plus de dix ans, l’entreprise diversifie ses activités à travers notamment des marques importantes et des licences exclusives dans le foot (Fédération Française de Football, Duarig…), le rugby et le nautisme.
    Le groupe Nemo édite et distribue tous les ballons, ronds et ovales, ainsi que les gammes de produits associées aux compétitions françaises et internationales. “En 2024, nous avons été choisis pour développer des produits officiels sous licence pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, incluant les accessoires du supporter et les produits souvenirs », ajoute la présidente.
    C’est un réseau riche d’enseignement, qui permet vraiment de faire appel à des dirigeants qui nous comprennenten cas de coup dur.

    Croissance sur un marché en mutation

    Alors que le marché des loisirs subit une baisse conjoncturelle de 10 % et fait face à une guerre des prix chez les hard-discounters, Nemo déploie une stratégie proactive pour stimuler sa croissance. L’entreprise lance de nouveaux produits hors saison et conquiert de nouveaux points de vente, avec en objectif le développement à l’export« Nous ne pouvons pas vendre nos produits en hiver dans nos territoires, d’où l’intérêt de cibler d’autres territoires où le loisir s’étend sur toute l’année« , explique Christelle Menguy. L’actualité sportive offre à l’entreprise de belles opportunités, notamment avec la Coupe du monde de football 2026.

    Réseau Entreprendre®, un réseau riche d’enseignement

    Christelle Menguy a sollicité Réseau Entreprendre® lors de sa démarche de reprise. Elle s’est engagée comme membre et accompagne un jeune créateur d’entreprise, lauréat 2023 de Réseau Entreprendre® Aquitaine.
    Cet échange bénéficie autant à l’Entrepreneur-lauréat qu’à Christelle Menguy : « Parfois, c’est moi qui pose davantage de questions, notamment sur la vente en ligne. Sa connaissance du web et de l’intelligence artificielle est un véritable atout. Nous avons beaucoup à apprendre l’un de l’autre !”
    Au sein de Réseau Entreprendre®, elle partage ses difficultés de chef d’entreprise et s’appuie sur les conseils de ses pairs. « C’est un réseau riche d’enseignement, qui permet vraiment de faire appel à des dirigeants qui nous comprennent en cas de coup dur”, conclue-t-elle.
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  • Santé du dirigeant : surmonter le décès de son associé

    Santé du dirigeant : surmonter le décès de son associé

    Quelques mois après la reprise de DB Synergies, Boris Simunic, Entrepreneur-lauréat de Réseau Entreprendre® Franche Comté, perd son associé. Grâce à la prévoyance et à un solide accompagnement, il a su préserver son entreprise et poursuivre leur projet commun. Découvrez son témoignage.
    Boris Simunic, vous dirigez le groupe DB SYNERGIES. Pouvez-vous nous présenter votre activité et votre parcours de repreneur ?
    DB Synergies est un groupe industriel spécialisé en tôlerie, câblage et bobinage, composé de 4 sites de production (3 en France et 1 en Tunisie). Notre siège est situé dans le Jura et nous sommes accompagnés par 140 collaborateurs. L’entreprise travaille notamment pour le secteur aéraulique, médical, militaire, ferroviaire, la mobilité douce, mais aussi avec le secteur agroalimentaire. 80% de nos clients sont des grands groupes et 20% des PME.
    Avec un cursus dans le management et la gestion, j’ai toujours accompagné les chefs d’entreprises, que ce soit au sein de cabinets comptable ou en Chambre de commerce et d’industrie. Donc, l’idée de me lancer dans l’entrepreneuriat a émergé au fil des années.
    Ce projet de reprise est né avec un de mes amis, Dominique, qui avait un profil industriel. Nous avons signé le protocole de rachat de l’entreprise le 16 mars 2020, la veille du confinement du COVID. Pour DB Synergies, nous avions une stratégie ambitieuse de développement qui passait par la digitalisation de l’entreprise, des investissements en matériels de production importants et un fort développement commercial.
    Six mois après votre reprise, votre associé, et ami, est subitement tombé malade et est décédé quelques mois plus tard. Pouvez-vous nous expliquer l’impact que cette situation a eu sur votre entreprise, que ce soit pendant la maladie mais aussi après ce décès ? Comment avez-vous affronté la situation ?
    Effectivement, en janvier 2021, Dominique fait un malaise anodin un week-end. Rapidement, le diagnostic tombe. La maladie est très grave et va l’empêcher de revenir au bureau jusqu’à son décès un an plus tard.
    Alors que nous avions trouvé notre rythme de croisière, l’un sur l’industriel, l’autre sur le management et la gestion, je me retrouve du jour au lendemain, à piloter nos 3 usines, tout en étant affecté à titre personnel. Je préviens très rapidement le pool bancaire et les deux fonds d’investissement engagés à nos côtés. Par ailleurs, je mets en place un comité de direction temporaire avec les deux responsables de sites pour m’épauler sur le volet industriel. J’informe également les salariés. Je me rends chaque semaine chez Dominique pour le tenir informé de l’avancée de nos projets, en ne lui donnant que les éléments positifs pour qu’il puisse se concentrer sur son combat contre la maladie.
    Pendant toute cette période, qui a été lourde émotionnellement et en charge de travail, l’accompagnement par Réseau Entreprendre® Franche Comté a été essentiel, car il m’a permis de ne pas m’isoler. Avec mon accompagnateur, nous respections scrupuleusement notre rencontre mensuelle pour que je puisse partager ce que je vivais en toute sincérité.
    Au bout de quelques mois, ayant pris conscience que Dominique ne reviendrait pas, j’ai cherché un nouvel associé ayant une culture industrielle, que j’ai trouvé parmi mes amis. Ce dernier avait suivi notre projet de reprise. Il a intégré l’entreprise en septembre 2021, en tant que directeur industriel, salarié dans un premier temps, et est aujourd’hui mon associé.
    Il est important de noter que pendant toute sa maladie et après son décès, mon associé et sa famille ont été protégés. Ses frais de santé ont été pris en charge. Il n’a pas perdu en rémunération et surtout sa famille a été mise à l’abri financièrement après son décès.
    Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui fait face à ce types de difficultés ?
    Un projet entrepreneurial n’est pas un long fleuve tranquille. Le rôle de l’entrepreneur est d’anticiper et donc il faut anticiper aussi pour sa santé. Par mon expérience, je savais que cette partie assurantielle et santé était essentielle. Nous avions tous les deux une famille et des enfants mineurs. Lors de la préparation de la reprise nous avons donc réfléchi aux cas problématiques avec deux objectifs : protéger nos familles financièrement et poursuivre notre projet entrepreneurial. Nous avons donc souscrit une mutuelle, un contrat de prévoyance et diverses assurances.
    Je conseillerai de faire un vrai bilan sur les 3 volets suivants :
    • La mutuelle : quand on est entrepreneur, on peut tomber malade ou simplement être en incapacité temporaire. Cette incapacité peut rapidement avoir un impact sur le chiffre d’affaires et donc le budget de la famille. Dans notre cas, la mutuelle a pris en charge les frais de santé de mon associé mais a aussi payé ceux liés aux obsèques.
    • La prévoyance : elle permet à l’entrepreneur de ne pas avoir de décote de rémunération, pendant une maladie, avec la prise en charge des indemnités journalières et à la famille, de toucher un capital au moment d’un décès. Dans notre cas, ces deux aspects ont été essentiels.
    • Les assurances : ce 3e volet permet de prévoir la survie de l’entreprise et la protection de la famille en cas de décès. Dans notre situation, nous avions signé une assurance croisée entre associés, car la garantie homme-clé nous semblait moins adaptée à notre situation : si un des deux associés venait à disparaître, l’autre devait se voir verser une somme d’argent sans fiscalité. Nous avions mentionné dans le pacte d’associés que cette somme devait servir d’un côté, à racheter les parts de l’associé disparu à sa famille afin de mettre celle-ci à l’abri financièrement, et de l’autre, devait être utilisée pour l’entreprise. La formule de valorisation de l’entreprise a même été précisée dans le pacte d’associés. Dans notre cas, cette assurance a permis de réorganiser capitalistiquement l’entreprise avec le départ des fonds qui nous accompagnaient, mais surtout de pouvoir continuer cette aventure entrepreneuriale. Nous avions également prévu chez le notaire un mandat de protection future en cas d’invalidité et un mandat à effet posthume conjointement.
    Je tiens à dire que nous avions bien fait de prévoir tous ces aspects. Les organismes d’assurances, de prévoyance et de santé ont été à nos côtés et je tiens à les remercier ! Ainsi, le plan de développement que nous avions défini avec Dominique pour 5 ans, a été réalisé en 3 ans et demi. C’est le plus bel hommage que je pouvais lui rendre.
  • Crédit coopératif et Lökki Kombucha : le financement d’une économie durable

    Crédit coopératif et Lökki Kombucha : le financement d’une économie durable

    Nina Lausecker, vous avez cofondé Lökki Kombucha et vous vous décrivez comme des « brasseurs passionnés de kombucha, kéfir et autres joyeusetés fermentées ». En quoi consiste votre activité ?
    Nous fabriquons des boissons vivantes, bio et équitables dans notre atelier du Sud-Est de la France. Le kombucha, kéfir des fruits et ginger beer sont les ancêtres de nos sodas industriels. Ils sont aussi une bonne alternative à l’alcool (apéro coloré et pétillant garanti). Nous fermentons tout ce petit monde pendant plusieurs jours puis le mettons en bouteille pour le commercialiser dans les magasins bio spécialisés sous la marque Lökki.
    Vous êtes Société à mission depuis 2021, très engagée sur l’impact. Pourquoi avoir fait ce choix ? Comment se traduit-il concrètement dans l’activité de votre entreprise ?
    Lökki est né de mon association avec Sebastian. Lui est un grand passionné des boissons fermentées. Il développe toutes nos recettes et trouve le mariage parfait d’ingrédients pour apporter originalité, équilibre et bienfait à nos recettes. Pour ma part, j’ai très jeune eu la conviction qu’il fallait contribuer à un monde nouveau, à œuvrer pour la transition. Nous avons donc décidé de combiner nos compétences pour créer une entreprise qui « cultive les ferments d’un autre monde » par le biais de nos produits mais aussi via nos pratiques d’entreprise.
    En termes de pratiques d’entreprise engagée nous avons mis en place une gouvernance participative, le partage de la valeur avec un accord d’intéressement distribuant 20% de nos bénéfices aux salariés. Nous menons des actions en faveur de la qualité de vie au travail, de la décarbonation (autonomie à hauteur de 80% en électricité grâce à nos panneaux solaires made in France). Nous travaillons aussi sur notre impact au regard de la biodiversité depuis que nous avons fait la convention des entreprises pour le climat.

    Compte tenu de votre engagement, avez-vous rencontré des enjeux spécifiques de financement ? Comment les avez-vous résolus ?

    Quand nous avons présenté notre premier business plan en 2015, nous en avons forcément étonné plus d’un. Pour autant nous avions dès l’origine décidé de passer par des acteurs engagés. Nous avons, par exemple, dès le premier jour, acheté notre électricité chez Enercoop pour soutenir la production d’électricité verte en local.
    De la même manière, nous n’avons contacté que le Crédit Coopératif pour nos premiers financements, connu pour être une banque coopérative engagée pour un monde plus durable et plus solidaire. C’est une des banques françaises au plus faible impact carbone notamment parce qu’ils refusent de financer l’extraction des énergies fossiles et les pesticides de synthèses. Et grâce à notre accompagnement par Réseau Entreprendre® Rhône Durance et BpiFrance, le Crédit Coopératif nous a suivis pour financer notre premier crédit (25k€ à l’époque).
    Par la suite, la NEF, une autre banque très engagée, est venue compléter les financements ainsi que Réseau Entreprendre®car nous sommes devenus lauréats en Croissance, puis le Réseau Initiative, France Active et BpiFrance.

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite poursuivre dans la voie de l’impact?

    Sur notre projet de création, Réseau Entreprendre® nous a beaucoup apportés sur la dimension accompagnement entrepreneurial, économique, gestion, management.

    Sur le volet Impact plus particulièrement, je conseille de se faire accompagner par des réseaux bienveillants comme le Coq Vert de BpiFrance, le Mouvement Impact France ou bien encore la Convention des Entreprises pour le climat. Réseau Entreprendre ® a également lancé un programme « Impact en 3 étapes » qui est un bon point de départ en termes de sensibilisation.
    Nous avons aussi décidé, dès le premier jour, de nous faire auditer par Ecocert sur le cahier des charges For Life (iso 26000) pour mesurer notre progression annuelle. Dans le sud de la France, nous avons aussi la chance d’avoir le parcours CEDRE qui permet d’être accompagné gratuitement par des experts RSE très structurants.

    Notre conviction c’est que l’impact ne peut plus être un simple vernis communicationnel de nos jours. Face à un monde de plus en plus incertain, les entreprises doivent travailler sur leur adaptabilité et sur le lien qu’elles ont avec le vivant/l’environnement sous toute ces formes. C’est une condition sine qua non à leur survie à terme ainsi qu’à celle de nos enfants.
  • Emily Pornet imprime sa marque à Tours RÉ’ELLES#21 

    Emily Pornet imprime sa marque à Tours RÉ’ELLES#21 

    Issue d’une famille d’entrepreneurs, Emily Pornet trace son chemin, depuis ses 24 ans. Avec une intuition développée et un management fondé sur la confiance et les valeurs humaines, elle dirige aujourd’hui Multisigne, spécialisée en sérigraphie et en impression numérique, et Pixpano, experte en décoration d’intérieur sur-mesure.
    Membre de Réseau Entreprendre® Loire Vallée, Emily partage son expérience pour accompagner les créateurs et repreneurs d’entreprise de sa région. 

    Multisigne, une imprimerie familiale 

    Guy-Pascal Pornet crée Multisigne avant la naissance d’Emily. L’imprimerie se spécialise en sérigraphie puis s’ouvre au grand format et à la PLV. La jeune femme grandit dans cet univers entrepreneurial et technique. « J’ai toujours été fascinée par le processus d’impression et la créativité qui accompagne cette activité », confie-t-elle.

    Après un parcours dans l’événementiel, elle fonde à 24 ans Num and Co, une société pionnière dans l’impression numérique à Tours. « Avec mon père, nous avons senti qu’il y avait un créneau à prendre sur cette activité, encore balbutiante », explique Emily. L’entreprise s’installe dans les locaux de Multisigne et crée rapidement cinq emplois. 

    Passage de relai père fille

    L’impression numérique prenant de l’ampleur, Multisigne, qui emploie déjà une cinquantaine de salariés, décide de fusionner avec Num and Co en 2017. L’occasion pour Guy-Pascal Pornet de réfléchir à la transmission de son entreprise. 
    «Cette transmission-reprise n’était pas une évidence pour moi, raconte Emily. J’avais 35 ans, deux enfants en bas âge et mon conjoint travaillait dans l’entreprise. Pour autant, il y avait une logique à ce que je reprenne cette entreprise familiale. J’aurais pu le regretter si je ne l’avais pas fait» raconte Emily.

    Mais la transition ne se passe pas comme prévu : son père est victime d’un infarctus qui l’oblige à se mettre en retrait pendant six mois. « Il n’a pas pu m’accompagner comme il l’aurait voulu. Par chance, j’avais une super équipe sur laquelle j’ai pu m’appuyer. Ils m’ont aidée à prendre les rênes », poursuit Emily. Si l’équipe est bienveillante et présente à ses côtés, c’est sûrement parce que père et fille avaient déjà réussi à insuffler un management à leur image…

    Ecouter son intuition  

    L’aventure continue avec le rachat de Pixpano en février 2019. Les fondateurs, bientôt retraités, choisissent Emily pour reprendre les rennes, alors même que des acheteurs les contactent. « J’étais leur fournisseur principal. J’avais une semaine pour prendre ma décision. J’ai écouté mon intuition. Le lendemain, j’ai dit OK ! », raconte Emily. 

    L’importance des réseaux d’accompagnement 

    Cette prise de hauteur et ce management réussi, elle l’apprend aux côtés de l’APM (Association pour le Progrès des Managers). Proche de Réseau Entreprendre® Loire Vallée, elle en devient membre pour accompagner les entrepreneurs et repreneurs. « Je suis alignée avec les valeurs de Réseau Entreprendre® qui prône l’entraide entre chefs d’entreprise. Être accompagné par ses pairs peut vraiment faire la différence en phase de reprise ou de création d’entreprise », affirme-t-elle. 
    Je suis alignée avec les valeurs de Réseau Entreprendre® qui prône l’entraide entre chefs d’entreprise. Être accompagné par ses pairs peut vraiment faire la différence en phase de reprise ou de création d’entreprise

    Leadership féminin inspirant 

    Par son parcours, Emily Pornet illustre la réussite d’une femme entrepreneure en région Centre-Val de Loire. « La plus grande qualité d’un dirigeant, c’est de pouvoir se remettre en question et d’être agile. C’est ce que j’ai appris au cœur de ces réseaux d’entraide, explique Emily. Le dirigeant est très seul. Quand les difficultés surviennent, il peut avoir tendance à s’enfermer encore plus. Quand il a la tête dans le guidon, il n’a pas le temps de se reconnecter avec lui-même. Or, en ralentissant, on y voit souvent plus clair. Retrouver le calme permet à l’intuition de se révéler. »  
    Pour Emily, l’écoute et le partage d’expériences demeurent essentiels : « Il y a un effet miroir. Booster les autres nous rebooste ! », assure-t-elle.  
    Son leadership intuitif, son engagement et sa capacité à développer et reprendre des entreprises font de cette cheffe d’entreprise une source d’inspiration pour celles et ceux qui souhaitent entreprendre. 
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