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Témoignages Membres Archives - Réseau Entreprendre

Catégorie : Témoignages Membres

  • Santé du dirigeant : entreprendre en préservant son équilibre.

    Santé du dirigeant : entreprendre en préservant son équilibre.

    Grégory Harispe dirige les établissements Cornec qu’il a repris en 2019.
    L’entreprise, qui est passée de 13 à 35 collaborateurs en 7 ans, intervient dans la plomberie, le chauffage, le photovoltaïque et la climatisation, sur l’ensemble de la bordure Atlantique en s’étendant d’Hendaye à Hossegor, jusque dans les terres. 
    Convaincu que sa santé passe par l’équilibre entre les 3 sphères de sa vie, à savoir son entreprise, sa vie de famille et son épanouissement personnel, Grégory Harispe a très rapidement mis en place des routines de vie. 

    En tant qu’entrepreneur, comment abordez-vous l’enjeu de votre santé ?
    Quand et pourquoi avez-vous décidé de vous intéresser très concrètement à ce sujet ? 

    Quand je suis devenu entrepreneur, j’ai réalisé que plus je prenais de responsabilités, plus j’avais besoin de décompresser. J’ai donc décidé de faire un point pour analyser ce qui allait bien mais aussi ce dont j’avais besoin pour être bien dans ma vie. 
    J’en ai conclu qu’il était important pour moi d’équilibrer les 3 sphères de mon existence que sont mon entreprise, ma famille et mon épanouissement personnel. J’ai toujours fait un peu de sport. J’ai donc choisi cette voie-là pour décompresser et prendre du temps pour moi et ma santé. Mais une autre personne pourra tout à fait recourir à une autre activité.
    Grégory Harispe, dirigeant de l’entreprise Cornec

    Qu’avez-vous mis en œuvre pour mieux prendre soin de votre santé ? 

    Comme j’ai choisi le sport pour décompresser, j’ai intégré celui-ci, notamment la course à pied, dans ma routine d’entrepreneur. Très concrètement, j’ai commencé par me fixer des objectifs : faire 1 heure de sport le soir, aller courir le week-end, puis faire une course précise, etc… C’est ainsi que j’en suis venu, après plusieurs années, à réaliser des trails et même un Ironman. 
    Je me fais également accompagner par un coach qui développe des programmes en fonction des objectifs que je me fixe. Le nombre d’heures de sport que je fais chaque semaine varie selon mes objectifs mais également selon l’actualité de mon entreprise. Certaines semaines, j’en fais moins, d’autres j’en fais davantage. J’insiste sur le fait que tout ne se fait pas du jour au lendemain. Cela m’a pris du temps. Comme je l’indiquais, il m’a fallu plusieurs années pour arriver à l’Ironman
    Pour préserver ma santé, j’ai également besoin de prendre 5 à 6 semaines de vacances par an.  Pour m’accorder ces moments familiaux et personnels qui sont importants pour moi, j’ai structuré mon entreprise pour pouvoir déléguer et me dégager du temps. C’est notamment pour cette raison que nous sommes passés de 13 à 35 collaborateurs. J’encourage également mes collaborateurs à prendre du temps pour eux et à ne pas rester dans l’entreprise pour « faire des heures ». 
    En encourageant mes collaborateurs à prendre du temps pour eux, je les ai encouragés à mieux structurer leur activité et donc in fine l’entreprise y gagne également. 

    Quels bénéfices en tirez-vous pour vous et votre entreprise ?

    Avoir du temps me permet d’être plus efficace. Quand on a pris du temps pour soi, ce qu’on faisait en 3 heures, on pourra le faire en deux heures. Donc je gagne en productivité. En encourageant mes collaborateurs à prendre du temps pour eux, je les ai encouragés à mieux structurer leur activité et donc in fine l’entreprise y gagne également. 
    Par ailleurs, quand on est entrepreneur, on gère des problèmes tous les jours. Le temps que je prends pour moi est également bénéfique dans ce cas. Après deux heures de sport, on ne voit plus les problèmes de la même façon. Le sport m’aide à trouver des solutions.  
    Les vacances sont également très importantes. On en revient reposé et doté d’une énergie nouvelle pour mener des projets. C’est souvent après les vacances que je mets en place des actions de fond qui vont être structurantes pour les années à venir. On a une vision plus claire et des idées nouvelles. Enfin, quand on s’autorise des vacances, on est moins frustré vis-à-vis des vacances que les autres prennent. Les relations sont plus sereines. 

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite mieux prendre soin de sa santé ? 

    Le premier conseil que je donnerais à un entrepreneur est de prendre du temps pour analyser sa situation, voir où il en est dans son équilibre de vie, dans son entreprise, puis définir les objectifs qu’il souhaite atteindre à ce niveau-là, et la manière dont il peut structurer son entreprise dans ce but. Pour ma part, je fais ce point, pendant quelques heures, tous les 6 mois. 
    Quand on se fixe des objectifs, il faut avoir conscience que cela doit être des objectifs acceptables et donc que cela peut être des objectifs à long terme. Pour ma part, un des objectifs était de prendre le petit-déjeuner avec mes enfants et de les emmener à l’école plusieurs fois par semaine. Au lancement de mon entreprise, j’en étais loin car je commençais à travailler à 6h du matin. J’ai mis plusieurs années à pouvoir atteindre cet objectif. Donc c’est le second conseil que je donnerai : être patient mais ne pas se détacher de son objectif. Les choses se font petit à petit et il faut savoir savourer les petites victoires. C’est grâce à ces petites victoires qu’on améliore son quotidien.  
    Le dernier conseil que je donnerais, c’est de ne pas culpabiliser quand on prend du temps pour soi. Quand l’agenda est surchargé, on se dit qu’on n’a pas le droit de prendre 1 heure pour soi. En fait, on en a tout à fait le droit et c’est même bon pour l’entreprise. En effet, quand on rentrera de cette heure, on fera les choses plus rapidement et plus efficacement. Tout le monde y aura gagné !  
    Pour en savoir plus : Réseau Entreprendre® et Harmonie Mutuelle ont conçu un guide pour vous aider à prendre soin de votre santé :
  • Entreprises à impact et de l’ESS : panorama des financements alternatifs

    Entreprises à impact et de l’ESS : panorama des financements alternatifs

    Financer un projet à impact ou une structure de l’ESS ne se limite pas aux prêts bancaires.Dans un contexte où les défis sociaux et environnementaux s’intensifient, de nombreuses entreprises cherchent des solutions de financement plus diversifiées, adaptées à leurs modèles et à leurs valeurs. L’enjeu : renforcer leur autonomie et sécuriser leurs plans de développement tout en mobilisant des partenaires engagés.Voici un panorama des principales sources de financements alternatifs aujourd’hui accessibles aux entreprises à impact et à l’ESS

    Valérie Vitton, directrice Clientèle des personnes morales au Crédit Coopératif, notre partenaire, partage cinq conseils simples pour vous aider à naviguer dans ce monde des financeurs engagés, comme vous, pour un monde plus durable.

    1. Le financement par les prêts d’honneur

    Proposés notamment par Réseau Entreprendre®, Initiative France ou France Active, ils permettent :
    – d’obtenir un financement personnel sans garantie ni caution,
    – de renforcer les fonds propres,
    – et souvent de déclencher d’autres financements.
    Ils s’accompagnent d’un suivi humain précieux, particulièrement utile lors des premiers pas du projet.

    2. Le financement participatif (crowdfunding)

    Outil de plus en plus utilisé dans l’impact :
    – don avec ou sans contrepartie,
    – prêt rémunéré via des plateformes,
    – investissement en capital auprès de citoyens ou de communautés engagées.
    Il permet aussi de tester l’adhésion au projet et de fédérer une communauté.

    3. Le financement via les subventions publiques et programmes d’aides

    Selon l’activité et le territoire, plusieurs dispositifs existent :
    – collectivités locales (régions, départements, métropoles),
    – aides liées à la transition écologique, à l’innovation sociale ou à l’emploi,
    – programmes européens (FEDER, FSE, Erasmus+, Life…).
    Ces financements sont souvent complémentaires mais nécessitent une bonne maîtrise des calendriers et critères d’éligibilité.

    4. Le financement par les fonds d’investissement à impact

    Certains acteurs soutiennent spécifiquement les entreprises porteuses d’utilité sociale ou environnementale. Ils peuvent intervenir en capital ou quasi‑fonds propres pour consolider le développement. Parmi eux, ESFIN joue un rôle important en finançant des structures de l’ESS et de l’impact via des outils adaptés (fonds propres, quasi‑fonds propres, accompagnement), avec une attention particulière aux projets innovants ou à forte utilité sociale.
    Exemples de thématiques financées : inclusion, santé, transition écologique, économie circulaire, agriculture durable

    5. Le financement par le mécénat et le sponsoring responsable

    Beaucoup d’entreprises recherchent aujourd’hui des projets à soutenir, que ce soit via :
    – du mécénat financier,
    – du mécénat de compétences,
    – des partenariats long terme alignés avec leurs engagements RSE.
    Pour certaines structures de l’ESS, c’est un véritable levier de croissance.

    6. Le financement par les coopératives, fondations et acteurs spécialisés de la finance solidaire

    La finance solidaire mobilise l’épargne citoyenne pour soutenir des projets utiles à la société. Certains acteurs proposent :
    – des avances remboursables,
    – des investissements en capital,
    – ou des prêts dédiés aux projets sociaux / environnementaux.
    Ils constituent une ressource complémentaire aux financements classiques, avec une vraie logique d’accompagnement. ECOFI, la société de gestion du Crédit Coopératif est un des acteurs majeurs de la gestion des fonds solidaires dits 90/10.

    Financement : un enjeu commun, combiner plusieurs sources

    Chaque structure a ses besoins propres, mais un point reste constant : la diversité des financements est un atout. Mixer subventions, prêts d’honneur, crowdfunding, investissement ou mécénat et prêt bancaire permet :
    – d’équilibrer les ressources,
    – de sécuriser le plan de financement,
    – de renforcer l’impact du projet.
  • La santé de votre entreprise commence par la vôtre !

    La santé de votre entreprise commence par la vôtre !





    La santé de l’entrepreneur est le premier capital immatériel de l’entreprise. Pourtant, une étude révèle que 81% des entrepreneurs considèrent leurs journées de travail comme stressantes, et près d’un entrepreneur sur deux se dit régulièrement épuisé. Dans ce contexte, il est essentiel de discuter des stratégies que les dirigeants peuvent adopter pour préserver leur santé physique et leur bien-être.
    Pour Constance Hamel, ancienne cadre dirigeante dans l’univers du retail, fondatrice de l’association La vie Kintsugi et de l’agence Capsee, et intervenante Harmonie Mutuelle, il est temps de remettre l’humain – et le corps – au cœur de l’entreprise.

    Rencontre avec une femme qui milite pour une culture entrepreneuriale plus à l’écoute, plus consciente et plus douce.

    Constance Hamel, la santé quels sont les conseils pratiques qu’un chef d’entreprise peut mettre en place au quotidien pour réduire son stress dans les moments de tension et retrouver rapidement une plus grande sérénité ?

    La santé de votre entreprise, commence par la vôtre !

    La première chose, c’est de revenir à soi. Je ne peux pas donner à mes collaborateurs, je ne peux pas donner à mes clients, à mes partenaires, une énergie que je n’ai pas. Auprès des entrepreneurs que j’accompagne, je leur donne des outils pour réaliser un « reset », ou leur enseigne l’art de se recentrer. Il s’agit par exemple de prendre une minute de respiration profonde entre deux réunions, dans sa voiture avant d’arriver à un rendez-vous ou en arrivant au bureau. Une minute, ça paraît être très court mais prendre ce temps change tout. Respirer par le nez, profondément, longuement sur un temps très court fait baisser la tension artérielle, le rythme cardiaque, les émotions…
    Ensuite, il est important d’accueillir ses sensations corporelles désagréables plutôt que de les ignorer. Une boule dans le ventre, des épaules crispées, un souffle court ? Ce sont des signaux d’alerte du corps. Les écouter permet d’identifier que quelque chose ne va pas et de se questionner sur un besoin non entendu. La santé ne commence pas dans la tête mais dans la capacité à entendre ce que le corps murmure… avant qu’il ne crie.

    Les chefs d’entreprises ont souvent un agenda chargé. Quelles astuces donnez-vous aux dirigeants cherchant à entretenir ou améliorer leur santé physique, quand ils ont peu de temps libre dans une journée ?

    Je parle souvent de rituels plutôt que de discipline. Il ne s’agit pas de tout bouleverser, mais de s’offrir de l’attention, « me first / my time », même dix minutes par jour. Un dirigeant qui prend soin de lui pourra prendre soin de son entreprise.

    Par ailleurs, bouger est fondamental ! Pas forcément en faisant du sport à haute intensité, mais en marchant, en se levant régulièrement, en organisant par exemple des réunions en marchant lorsqu’elles s’y prêtent. Le corps humain n’est pas fait pour rester assis huit heures par jour. Il faut remettre du mouvement dans son quotidien.
    Enfin, il est important d’oser demander de l’aide. Un dirigeant accompagné est souvent un dirigeant plus lucide, plus calme, plus efficace. Se faire accompagner ne devrait jamais être vu comme un aveu de faiblesse, mais comme un acte de leadership.

    68% des entrepreneurs estiment avoir un sommeil inégal ou insuffisant, alors que c’est une des clés d’une bonne santé physique. Comment ces profils très sollicités mentalement peuvent-ils améliorer la qualité de leur sommeil ?

    Améliorer la qualité du sommeil commence par établir une routine. Il est important de se coucher et de se lever à des heures régulières, même le week-end. Éviter les écrans avant de dormir et créer un environnement propice au sommeil, comme une chambre sombre et calme, sont également des éléments clés.
    Enfin, pratiquer des techniques de relaxation, comme la méditation ou la respiration profonde, peut aider à apaiser l’esprit avant de se coucher.

    Le soir venu, il est important de déconnecter : pas d’écran, pas de mails, pas de décisions importantes. Vous pouvez également mettre en place des rituels apaisants propices au sommeil : tisane, lecture, écriture. Tenez par exemple un journal de gratitude ou de fiertés, dans lequel vous notez tout ce que vous avez accompli dans la journée. Cela apaise en reconnectant au présent le mental hyperactif du dirigeant, souvent tourné vers les enjeux de demain.
    Et surtout, pratiquer la douceur envers vous-même. Se coucher sans se juger, sans s’auto-critiquer, mais en s’autorisant à être humain, tout simplement.
  • La souveraineté économique au cœur des enjeux des PME 

    La souveraineté économique au cœur des enjeux des PME 

    La souveraineté économique n’est plus une option, elle est un impératif pour la pérennité de nos entreprises.
    Isabelle Patrier, directrice France de TotalEnergies et coprésidente de la commission « Souveraineté et sécurité économique » du MEDEF, décrypte pour nous les risques concrets qui pèsent sur les PME. Elle partage aussi des leviers d’action pour mieux les anticiper et revient sur les engagements de TotalEnergies en faveur des entreprises françaises.
    Un éclairage précieux pour mieux comprendre et renforcer notre autonomie économique et énergétique.
    Isabelle Patrier, vous êtes directrice France de TotalEnergies et co-présidente de la commission « Souveraineté et sécurité économique » du MEDEF. Avec les enjeux géopolitiques actuels, la souveraineté économique est au cœur des priorités de notre pays. À l’échelle d’une entreprise, quels sont les risques qui la menacent ?

    Les PME n’échappent pas à ces enjeux. Les difficultés d’approvisionnement, la dépendance à un seul pays fournisseur, le positionnement exclusif comme sous-traitant d’une filière stratégique, sont autant de risques qui doivent être évalués aux bornes de chaque entreprise, qu’elle soit grande ou petite.À titre d’exemple, au quotidien, une entreprise peut être victime de vols de matériel sensible ou d’un savoir-faire protégé, du débauchage de collaborateurs clé pour l’entreprise, mais aussi de cyberattaques ou d’espionnage.

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur pour se prémunir contre ces menaces ?

    Le premier conseil est d’établir de façon sérieuse les risques : dépendance, identification des données sensibles, marché unique…
    Pour chacun, il s’agit d’identifier les solutions de mitigation et les mettre en place. Il est par exemple important de diversifier ses fournisseurs pour ses achats stratégiques. Cela permet d’éviter les ruptures de chaînes d’approvisionnement, comme l’industrie automobile l’a vécu au début de la guerre en Ukraine.
    Avoir recours à plusieurs solutions d’hébergement pour les données sensibles est également un enjeu majeur pour limiter le risque de cyberattaques. La sensibilisation des équipes en fait également partie pour une pleine mobilisation de tous.

    TotalEnergies soutient les PME qui sont engagées en faveur de la souveraineté économique de notre pays et du Made in France. Quelles sont vos actions dans ce domaine ?

    TotalEnergies peut accompagner ces enjeux pour les PME. À l’international, il s’agit de diversifier ses marchés pour ne pas être dépendant d’un secteur ou d’une zone géographique. Nous proposons d’ailleurs aux PME françaises de les héberger gratuitement dans nos filiales lorsqu’elles mettent un premier pied dans un pays.
    Il ne faut pas hésiter à solliciter les grandes entreprises françaises, TotalEnergies ou d’autres, qui sont présentes dans de nombreux pays. Il y a une véritable solidarité qui se met en place pour accompagner les écosystèmes des entreprises françaises quand on se retrouve tous à l’étranger.
    De plus, TotalEnergies encourage et soutient financièrement les projets de création, de reprise et de développement des startups et entreprises françaises grâce à des prêts à taux zéro sans garantie. Cela fonctionne aussi si les projets export des PME permettent de créer des emplois : ce sont plus de 3000 emplois créés ou maintenus chaque année en France.

    Dans le secteur de l’énergie, quels sont les enjeux pour la souveraineté de la France et quel rôle un groupe comme TotalEnergies joue-t-il dans ce domaine ?

    TotalEnergies fournit toutes les énergies, des carburants, au gaz, au fioul, à l’électricité, aux biocarburants. Pour rappel, 60% de l’énergie consommée en France reste fossile. Pour répondre à cette demande, TotalEnergies a diversifié ses approvisionnements en pétrole dans près de 30 pays et notre compagnie est aussi le 1er importateur français de gaz naturel liquéfié.
    Par ailleurs, une autre forme de souveraineté provient de l’énergie produite sur le territoire. TotalEnergies est en train de devenir aussi électricien. Nous disposons déjà de 2 tranches nucléaires d’électricité renouvelable installée en France, des moyens de stockage et de pilotage de cette électricité. Nous avons aussi beaucoup investi dans la production de biomolécules : biocarburants à base de déchets et d’huiles alimentaires usagées ou de biogaz à partir de déchets agricoles ou de l’industrie agroalimentaire.
  • Financer votre entreprise engagée : 5 conseils pratiques et accessibles !

    Financer votre entreprise engagée : 5 conseils pratiques et accessibles !

    Financer votre entreprise engagée, c’est un projet enthousiasmant, mais on sait tous que cela peut apparaître comme un casse-tête. Alors, comment faire pour faciliter la réalisation de votre rêve ? Valérie Vitton, directrice Clientèle des personnes morales au Crédit Coopératif, notre partenaire, partage cinq conseils simples pour vous aider à naviguer dans ce monde des financeurs engagés, comme vous, pour un monde plus durable.

    1. Soyez bien au clair sur votre projet et vos valeurs

    Avant de parler financement, prenez le temps de bien définir ce que vous voulez accomplir.
    – Qu’est-ce qui vous motive ?
    – Quel impact souhaitez-vous avoir sur la société ?

    Plus votre projet est clair et aligné sur vos valeurs, plus il sera facile de convaincre les banques de vous soutenir. Un bon business plan qui présente votre vision sociale peut faire la différence.

    2. Ne vous limitez pas aux prêts classiques

    Les banques sont souvent perçues comme la seule option de financement, mais il y a d’autres possibilités !
    Pensez aux financements alternatifs : subventions, Fonds propres et quasi-fonds propres des investisseurs à impact, crowdfunding
    Faites le tour des ressources disponibles dans votre région. Beaucoup d’acteurs soutiennent les initiatives positives. Réseau Entreprendre® peut vous guider vers ces opportunités.

    3. Montrez votre impact social

    Les banques et les investisseurs engagés pour une société plus juste sont sensibles à la plus-value sociale et environnementale de votre projet.

    Soyez prêt à expliquer comment votre entreprise va contribuer à une société plus juste. Utilisez des chiffres simples : combien d’emplois allez-vous créer ? Comment réduirez-vous les déchets ?
    Plus vous serez clair sur votre impact, plus vous attirerez l’attention et la confiance des financeurs.

    4. Créez des connexions et des partenariats

    Le réseautage, c’est essentiel ! Échangez avec d’autres entrepreneurs, participez à des événements, rejoignez des groupes qui partagent vos valeurs.

    Réseau Entreprendre® est une excellente plateforme pour rencontrer des personnes qui peuvent vous inspirer et vous aider. Votre partenaire bancaire peut également vous ouvrir des portes vers d’autres sources de financement, vous faire rencontrer d’autres acteurs économiques de votre territoire, dans un esprit de coopération.

    5. Soyez le plus transparent possible avec votre banque pour instaurer un climat de confiance dans la durée

    Quand vous approchez une banque, attendez-vous à des questions sur votre projet. Cela s’appelle la due diligence. Soyez prêt à partager des détails sur votre activité, vos prévisions financières et votre impact social. Avoir une comptabilité claire et des chiffres à l’appui renforce votre crédibilité.

    En résumé

    Financer votre entreprise engagée, c’est avant tout un mélange de préparation et de passion.

    Pour ceux qui cherchent une banque engagée, tournez-vous vers des établissements qui partagent vos valeurs. Le Crédit Coopératif, par exemple, est une banque qui soutient activement les projets ayant un impact social et environnemental car lui-même très engagé pour ses propres pratiques.
    En choisissant une institution qui comprend votre vision, vous pouvez bénéficier d’un partenariat solide et durable.
  • Ma mobilité en entreprise, comment bien choisir le financement de son véhicule professionnel

    Ma mobilité en entreprise, comment bien choisir le financement de son véhicule professionnel

    Choisir le bon mode de financement pour un véhicule professionnel est une décision stratégique pour tout entrepreneur. Il est essentiel de bien maîtriser les différentes solutions existantes et leurs implications financières.
    Dans cette parole d’expert, Marie Eve Barril, coordinateur B2B chez notre partenaire Citroën, vous accompagne pas à pas à travers les critères essentiels à analyser pour faire un choix éclairé.

    Lorsque vous cherchez à financer un véhicule pour votre entreprise, plusieurs critères doivent guider votre choix. Voici les principaux éléments à prendre en compte :

    1. Tenez compte de la taille et du type de votre entreprise

    Artisans et petites entreprises : Vous privilégiez souvent la propriété du véhicule, immédiate ou différée. Deux options s’offrent à vous :

    Crédit classique : vous êtes propriétaire dès le départ. Crédit-bail : vous louez d’abord, avec la possibilité d’acheter à la fin.

    PME et entreprises en croissance : Vous optez souvent pour la location longue durée (LLD). Elle permet de renouveler régulièrement votre flotte, sans vous soucier de la revente.

    2. Pensez aux services associés

    • Si vous recherchez simplicité et tranquillité d’esprit, les formules locatives (LLD ou Crédit-Bail) sont idéales. Elles sont souvent associées à des prestations complémentaires et séduisent particulièrement par leur praticité à l’usage et l’exhaustivité des couvertures proposées (assistance, entretien, full maintenance, véhicule de remplacement, assurance perte financière, etc.).
    • Ces services vous permettent de vous concentrer sur votre activité, tout en maîtrisant vos coûts.

    3. Analysez l’impact fiscal et comptable

    Chaque solution a des conséquences différentes sur votre bilan et votre fiscalité :
    • Crédit classique : le véhicule est inscrit à l’actif de votre bilan, vous pouvez financer jusqu’à 100 % du prix, ce qui préserve votre trésorerie.
    • le véhicule est inscrit à l’actif de votre bilan,
    • vous pouvez financer jusqu’à 100 % du prix, ce qui préserve votre trésorerie.
    • Crédit-bail : le véhicule n’apparaît pas à l’actif, les loyers sont comptabilisés en charges, ce qui peut réduire votre impôt, les loyers sont ajustables, grâce à un éventuel premier loyer fort et/ou une option d’achat plus ou moins élevée et connue dès le départ. Cela permet d’affiner la trésorerie en fonction du besoin en fonds de roulement, la TVA est récupérable sur les loyers pour les véhicules utilitaires.
    • le véhicule n’apparaît pas à l’actif,
    • les loyers sont comptabilisés en charges, ce qui peut réduire votre impôt,
    • les loyers sont ajustables, grâce à un éventuel premier loyer fort et/ou une option d’achat plus ou moins élevée et connue dès le départ. Cela permet d’affiner la trésorerie en fonction du besoin en fonds de roulement,
    • la TVA est récupérable sur les loyers pour les véhicules utilitaires.
    • Location longue durée : même traitement comptable et fiscal que le crédit-bail, les loyers sont fixes en fonction de la durée et du kilométrage choisi, la trésorerie est optimisée, le budget maitrisé et sans surprise, idéal si vous ne souhaitez pas gérer la revente et préférez changer régulièrement de véhicule.
    • même traitement comptable et fiscal que le crédit-bail,
    • les loyers sont fixes en fonction de la durée et du kilométrage choisi, la trésorerie est optimisée, le budget maitrisé et sans surprise,
    • idéal si vous ne souhaitez pas gérer la revente et préférez changer régulièrement de véhicule.

    En résumé : Posez-vous les bonnes questions

    • Souhaitez-vous posséder ou simplement utiliser le véhicule ?
    • avez-vous besoin de services tout compris ?
    • quelle est votre stratégie comptable et fiscale ?
    En fonction de vos réponses, vous pourrez choisir la solution la plus adaptée à votre activité.

    Tableau de synthèse 

    Principes
    Objectifs
    Bénéficier de l’usage d’un véhicule et de prestations complémentaires
    Louer d’abord, acheter à terme
    Devenir dès le départ propriétaire du véhicule
    Caractéristiques
    Location longue durée avec une durée fixe avec souplesse d’usage sur le kilométrage
    Location caractérisée par un éventuel 1er loyer fort et une option d’achat connue dès le départ
    Achat du véhicule en le finançant jusqu’à 100% du prix de vente
    Mode opératoire en fin de contrat
    Restitution au point de vente livreur
    Possibilité d’acheter le véhicule en s’acquittant de l’option prévue
    Avantages
    Renouvellement
    Renouvellement fréquent du parc, sans contrainte de revente
    Trésorerie
    Trésorerie optimisée, budget maitrisé et sans surprise (loyers fixes)
    Loyers et option d’achat modulables en fonction du Besoin en Fond de Roulement
    Trésorerie préservée avec la possibilité de financer 100% du prix de vente
    Bilan et Fiscalité
    Loyers imputés en charges, économie d’impôt dégagée, TVA récupérable sur les VU
    Loyers imputés en charges, économie d’impôt dégagée, TVA récupérable sur les VU
    Véhicule inscrit à l’actif du bilan
    Location Longue Durée
    Crédit Bail
    Crédit Classique
    Principes
    Objectifs
    Bénéficier de l’usage d’un véhicule et de prestations complémentaires
    Louer d’abord, acheter à terme
    Devenir dès le départ propriétaire du véhicule
    Caractéristiques
    Location longue durée avec une durée fixe avec souplesse d’usage sur le kilométrage
    er
    Location caractérisée par un éventuel 1 loyer fort et une option d’achat connue dès le départ
    Achat du véhicule en le finançant jusqu’à 100% du prix de vente
    Mode opératoire en fin de contrat
    Restitution au point de vente livreur
    Possibilité d’acheter le véhicule en s’acquittant de l’option prévue
    Avantages
    Renouvellement
    Renouvellement fréquent du parc, sans contrainte de revente
    Trésorerie
    Trésorerie optimisée, budget maitrisé et sans surprise (loyers fixes)
    Loyers et option d’achat modulables en fonction du Besoin en Fond de Roulement
    Trésorerie préservée avec la possibilité de financer 100% du prix de vente
    Bilan et Fiscalité
    Loyers imputés en charges, économie d’impôt dégagée, TVA récupérable sur les VU
    Loyers imputés en charges, économie d’impôt dégagée, TVA récupérable sur les VU
    Véhicule inscrit à l’actif du bilan
  • Intégrer l’IA dans son entreprise, l’expérience Lacotte Industrie

    Intégrer l’IA dans son entreprise, l’expérience Lacotte Industrie

    Dans cette interview, Christophe Sécheret, lauréat de Réseau Entreprendre® Limousin, explique comment il a intégré l’IA dans son entreprise. Il relate les avantages de cette transition innovante pour son entreprise Lacotte Industrie à travers des conseils pratiques aux dirigeants de TPE/PME désireux de se lancer dans l’ère numérique.

    Christophe Sécheret, vous êtes lauréat de Réseau Entreprendre® Limousin. Vous avez repris l’entreprise Lacotte Industrie, spécialisée dans la mécanique de précision, à Limoges. Vous employez une vingtaine de personnes principalement dans les secteurs de l’aéronautique, de la robotique et de l’industrie de la défense. Pouvez-vous nous indiquer comment et pourquoi vous avez décidé d’intégrer l’intelligence artificielle dans votre entreprise ?

    À l’origine nous sommes loin de l’IA ! Quand l’IA générative est arrivée, encouragé par mes enfants, j’ai exploré les possibilités offertes par ces outils, réalisant qu’ils pouvaient aussi transformer nos méthodes de travail dans l’entreprise. En 2023, j’ai commencé par utiliser Chat GPT qui est devenu ma page favorite pour traiter des questions juridiques ou RH ou aller plus vite sur du rédactionnel.

    Par ailleurs, nous avons intégré de l’intelligence artificielle un peu partout dans notre activité en nous inspirant des avancées technologiques. L’IA s’intègre dans un plan plus global de modernisation, de transformation digitale et d’amélioration continue de l’entreprise commencé en 2018 lorsque j’ai repris Lacotte Industrie. Pour aller plus loin, nous avons réalisé un plan à 5 ans et nous avons investi dans des licences payantes pour intégrer l’IA dans nos outils. Ceci nous a permis d’améliorer l’efficacité de la rédaction de documents au sein de son entreprise.

    Quels avantages avez-vous constatés en utilisant l’intelligence artificielle ?

    Il existe plusieurs avantages à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans une activité professionnelle. Nous sommes une entreprise de 17 collaborateurs et dans l’aéronautique nous avons beaucoup de rédactionnel et de procédures à produire. L’IA nous permet d’aller plus vite. J’ai par exemple rédigé mon plan de continuité d’activité avec de l’IA.
    J’ai par ailleurs réduit de façon significative le temps consacré à la rédaction de documents et à la gestion des commandes. L’IA nous permet de traiter les informations plus rapidement, d’automatiser certaines tâches et de minimiser les erreurs dans les saisies de données. Il est important cependant d’utiliser l’IA sur des métiers que l’on maîtrise pour optimiser son usage et garder la maîtrise des données. Au bout du process c’est toujours l’humain qui valide.

    Bien utilisée, l’IA permet de libérer du temps pour se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.

    Quels conseils donneriez-vous aux dirigeants de TPE/PME souhaitant se lancer dans l’intégration de l’intelligence artificielle dans leur activité ?

    Les dirigeants de TPE/PME peuvent commencer par des étapes simples, comme l’utilisation de chatbots pour remplacer leurs recherches sur Internet. Certains outils d’IA sont disponibles gratuitement mais il ne faut pas hésiter à investir dans des versions payantes pour bénéficier de fonctionnalités avancées.

    Pour se lancer, les entreprises qui le souhaitent, peuvent aussi se rapprocher de Bpifrance qui a un diagnostic IA. Pour les 5 prochaines années nous avons défini collectivement une roadmap de digitalisation avec 25 projets grâce au diagnostic. Maintenant nous sommes passés à l’étape suivante à savoir la mise en place de l’un de ces projets qui vise à utiliser l’IA en production, pour l’aide à la gestion des flux, la maintenance, la fonction support et administrative. Typiquement demain avec l’IA, je devrais pouvoir enregistrer une commande directement dans l’ERP en intervenant uniquement sur la validation.
    Intégrer l’IA prend du temps mais dans tous les cas il est important que les entrepreneurs se saisissent du sujet. Dans quelques année l’IA sera une évidence pour tout le monde !
  • #4 Reprise d’entreprise : reprendre un commerce en Corrèze

    #4 Reprise d’entreprise : reprendre un commerce en Corrèze

    Quand on décide de reprendre une entreprise, plutôt que d’en créer une, comment passe-t-on du projet à la réalité ? Pour vous guider et vous inspirer, voici notre série d’interviews d’entrepreneurs ayant privilégié cette forme d’entrepreneuriat, en partenariat avec le Crédit Agricole.


    Découvrez le parcours d’Anne Jonval et son mari qui ont choisi de reprendre en 2023 La Maison du vin à Brive la Gaillarde.

    De la recherche d’un lieu qui corresponde à leur projet aux défis administratifs, elle partage son expérience et son parcours pour lequel l’accompagnement de Réseau Entreprendre® Limousin a été essentiel.

    Anne Jonval, vous avez repris La Maison du vin à Brive la Gaillarde en 2023 avec votre mari, pour quelles raisons avez-vous fait le choix de la reprise plutôt que celui de la création d’entreprise ? Quels critères ont été déterminants pour vous dans le choix de cette entreprise ?

    La reprise de la Maison du Vin est pour mon mari et moi-même un nouveau challenge, une seconde reconversion. Après une première expérience enrichissante et réussie en tant que chef d’entreprise, nous avions envie de poursuivre l’aventure à deux dans le domaine d’activité qui nous tenait à cœur, à savoir le vin. Dans notre cas, les enjeux du projet peuvent se résumer ainsi : un nouveau secteur d’activité dans un secteur géographique inconnu. N’étant pas cavistes de métier, il semblait plus raisonnable de reprendre une affaire existante plutôt que de la créer. La reprise permet, dans ce cas, de s’appuyer sur une clientèle existante, avec une notoriété établie, même si l’on sait que cela peut être à double tranchant dans la mesure où le changement s’accompagne inévitablement d’un effet soufflé lié à la personnalité du cédant. En tant que repreneur, on peut néanmoins espérer conserver un socle de clientèle le temps de se faire la sienne. Quant aux critères déterminants concernant le choix spécifique de cette affaire, pour nous, de fut une histoire de coups de cœur ! – Le vin, une passion – Coup de cœur pour la Corrèze et le centre-ville de Brive – Coup de cœur pour le Bar de la Maison du Vin, un ancien grenier à céréales, du bois, des poutres, de l’authenticité… allié à de bonnes bouteilles, un endroit magique pour passer d’agréables moments. Même si l’adage « Le cœur a sa raison que la raison ignore » ne doit pas être le maître mot !

    Comment s’est déroulé le processus de reprise de ce commerce ? Quels ont été les enjeux à relever ? Avez-vous rencontré des difficultés de financement ?

    Le secteur d’activité étant bien défini, l’étape clé était de trouver la cible à reprendre. Géographiquement, nous avions ciblé une zone géographique en fonction de critères personnels. Un stage à la CCI Corrèze / Dordogne nous a permis de nous immerger un peu dans la vie briviste, et de prendre des contacts. La Maison du Vin n’étant pas officiellement à vendre, il a fallu « aller la chercher » avec une personne tiers spécialisée dans l’accompagnement de porteurs de projets. Dans ce cas, les discussions, les négociations prennent un peu plus de temps, la phase de maturation de la cession de la cave créée il y a plus de 30 ans n’ayant pas été anticipée. Il faut laisser le temps au temps, même si du côté acquéreur, c’est toujours trop long ! il était néanmoins essentiel pour nous dans ce contexte précis que la passation se passe dans les meilleures conditions. Sachant que notre point de vue, il n’était pas question de révolutionner l’affaire.
    Que ce soit dans ce cas ou pour l’affaire précédente, une phase d’observation, « en enfilant les chaussons du cédant », nous paraissait être la bonne stratégie, avant de mettre notre patte petit à petit. Du point de vue du financement, nous n’avons pas rencontré de difficultés, dans la mesure où nous avons repris une affaire qui tournait et que nous avions à la fois un apport conséquent mais également une première expérience de chef d’entreprise réussie. Malgré l’apport, nous avons contracté un emprunt auprès du Crédit Agricole. Nous avons contacté plusieurs banques. Dès les premiers échanges, le Crédit Agricole a montré un réel intérêt pour notre projet et nous a témoigné sa volonté de nous accompagner. Ecoute, efficacité, réactivité… l’obtention du prêt n’a pas été un frein et ne nous a pas pénalisés en termes de délai. Le plus long, et ce qui a quelque peu retardé la signature de l’acte de vente, fut les procédures administratives, la transformation de notre société… et ce malgré le suivi de notre avocate. Ainsi, nous avions imaginé signer avant l’été, ce ne fut que début septembre, nous laissant le loisir de découvrir la Corrèze mais également de préparer la reprise en mettant en place quelques outils de gestion et de pilotage.

    Vous êtes accompagnée par l’implantation en Corrèze de Réseau Entreprendre® Limousin. Que vous apporte cet accompagnement au quotidien ?

    Le contact avec Réseau Entreprendre® a été pris en amont de la réalisation de la reprise. Depuis ce premier contact, jusqu’à aujourd’hui, cet accompagnement est un soutien réel fait de partages, d’échanges, de belles rencontres. Au-delà du soutien financier, les valeurs humaines sont au cœur de l’ADN de Réseau Entreprendre®. Nous étions convaincus dès le début de l’aventure de l’opportunité pour nous de l’opportunité d’être lauréat n’étant pas du cru. Mais après plus d’une année désormais, cela va au-delà, c’est un plaisir de se retrouver lors des clubs lauréats, d’échanger chaque mois avec son accompagnateur, de participer aux évènements de Réseau. Et même si ce n’est pas au quotidien, c’est un soutien précieux qui fait du bien, tout simplement ! 

    Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un souhaitant se lancer dans une démarche de reprise ?

    C’est une question toujours délicate car je pense qu’il y a autant de projets de reprises différents qu’il y a de repreneurs, de cédants… Néanmoins, il me semble important de savoir bien s’entourer, depuis le conseil juridique avec son avocat, l’expertise comptable et RH avec un cabinet comptable, en passant par ses partenaires financiers, sans compter le soutien de ses proches. En effet, la reprise est une belle aventure, mais pas de tout repos !

    L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
  • Santé des dirigeants #3 : les exosquelettes, une piste pour lutter contre le mal de dos !

    Santé des dirigeants #3 : les exosquelettes, une piste pour lutter contre le mal de dos !





    Plus de 2 millions de personnes en France sont surexposées à des risques de lombalgie dans leur travail quotidien ! Pour répondre à ses enjeux, Antoine Noël, fondateur de Japet Medical et lauréat de Réseau Entreprendre® Nord, a choisi d’apporter une solution concrète en créant un exosquelette spécifiquement conçu pour lutter contre ce mal souvent qualifié de « mal du siècle ».
    Dans cette interview, il explique comment son parcours, enrichi par l’accompagnement de Réseau Entreprendre®, lui a permis de concrétiser ses idées et d’avancer plus vite dans son projet.

    Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez choisi de travailler sur les exosquelettes dès vos études ?  Pourquoi ce sujet vous a-t-il intéressé et quelle entreprise avez-vous développé dans ce domaine ?

    Avant même d’intégrer une école d’ingénieur, je travaillais déjà sur des robots. Une fois dans mon cursus, j’ai voulu m’orienter vers une application concrète et pertinente de la robotique : les robots médicaux, notamment les prothèses robotisées. Nous développions des prothèses de main pour les enfants atteints d’agénésie.
    Au fil de mes recherches, j’ai réalisé que la robotique, malgré les promesses, ne s’implantait pas aussi rapidement dans notre quotidien qu’on l’espérait, et c’est encore vrai aujourd’hui avec des projets comme ceux de Tesla. Cette déception m’a amené à découvrir un autre domaine : les exosquelettes. Ils représentaient à mes yeux l’équilibre parfait entre la force mécanique des machines et l’adaptabilité humaine.
    J’ai donc fait un premier stage au Commissariat à l’énergie atomique, où nous travaillions sur des projets pour la Direction générale de l’armement. Par la suite, j’ai eu l’opportunité de poursuivre mes recherches au MIT, où j’ai collaboré sur des projets d’exosquelettes à la fois pour des applications militaires et médicales. Cette expérience m’a donné envie de créer ma propre entreprise. À mon retour en France, après avoir traversé l’Atlantique à la voile avec deux entrepreneurs plus expérimentés, l’idée s’est concrétisée : j’allais me lancer dans le développement d’exosquelettes. Quelques semaines après mon arrivée, c’était chose faite.

    Le mal de dos est souvent présenté comme le mal du siècle ? Quelle ampleur ce sujet a-t-il dans notre pays ?

    Le mal de dos est effectivement souvent qualifié de « mal du siècle » et ce n’est pas sans raison. Plus de 4 personnes sur 5 seront touchées par cette problématique au cours de leur vie. Si, dans 80% des cas, la douleur disparaît après quelques semaines, pour 20% des personnes, cela devient un véritable cercle vicieux. On parle ici d’une spirale mêlant antidouleurs, consultations médicales répétées et souvent même une errance médicale qui, après plusieurs années, peut conduire à une perte d’emploi, une baisse de la sociabilité et une détérioration importante de la qualité de vie.
    Le coût pour l’assurance maladie est colossal : près d’un milliard d’euros par an, dont 80% liés aux cas chroniques. Bien que les causes exactes soient multiples, l’un des facteurs de risque majeurs reste le travail physique pénible. Aujourd’hui, plus de 2 millions de personnes en France sont surexposées à des risques de lombalgie dans leur travail quotidien. Ces chiffres montrent bien l’ampleur du problème et l’importance pour les entreprises de prendre conscience de leur rôle dans la santé publique.

    En quoi l’apport de solutions à la lutte contre les troubles musculo squelettiques (TMS) peut concerner les entrepreneurs ? Quels conseils leur donneriez-vous pour lutter efficacement contre ?

    La prise de conscience des TMS ne date pas d’hier. Les premières réponses ont été l’automatisation et la robotisation des lignes de production. Par la suite, un effort significatif a été fait sur l’ergonomie pour améliorer les conditions de travail et réduire ces risques. Cependant, malgré ces avancées, toutes les solutions traditionnelles ont déjà été largement mises en œuvre.
    Aujourd’hui, les entreprises se heurtent à un véritable plafond de verre. Elles continuent de faire face à des coûts directs liés aux TMS qui avoisinent les 2 milliards d’euros chaque année. Pour y remédier, elles investissent massivement dans des solutions de prévention. Parmi celles-ci, les exosquelettes émergent comme une opportunité réelle et efficace pour lutter contre les TMS et réduire les coûts associés à ces problématiques.

    Vous avez été accompagné par Réseau Entreprendre® dans le cadre du programme Start sur la création, puis Booster sur la croissance : que vous ont apporté ces deux accompagnements ?  En quoi ont-ils été utiles pour votre entreprise ?

     Que ce soit à travers le programme Start ou le programme Booster, le principal atout de Réseau Entreprendre® c’est la possibilité de partager de manière ouverte avec d’autres entrepreneurs sur les problématiques du quotidien. Celles-ci évoluent bien sûr au fil du temps, entre la phase de création et celle d’accélération de l’entreprise. Participer à ces deux programmes m’a permis de bénéficier d’un accompagnement adapté à chaque étape, tout en échangeant avec des personnes confrontées aux mêmes défis.
    Le deuxième aspect essentiel est l’accompagnement par un entrepreneur plus expérimenté. Il ne s’agit pas seulement d’éviter les erreurs, mais surtout, lorsqu’on en fait, d’apprendre à rebondir plus rapidement grâce à ses conseils.
    Enfin, le Réseau Entreprendre®, par sa diversité et son étendue, nous offre l’opportunité de trouver des personnes qui ont déjà traversé les mêmes situations ou qui disposent de solutions adaptées à nos besoins. C’est un véritable accélérateur, tant pour devenir entrepreneur que pour réussir cette transition vers un rôle de dirigeant, un point clé du programme Booster.
  • Numérique responsable : comment réduire votre impact en entreprise ?

    Numérique responsable : comment réduire votre impact en entreprise ?

    Face à l’impact environnemental croissant du numérique, les entreprises doivent adopter des stratégies durables pour concilier innovation et stratégie numérique responsable. Découvrez dans cette interview les pratiques d’Eloïse et Laurent Bailleux, cofondateurs de Bilbea, lauréats de Réseau Entreprendre ® Normandie Seine et Eure

    Bilbea est une entreprise lauréate de Réseau Entreprendre®Normandie Seine et Eure spécialisée dans la transition numérique responsable. Qu’entendez-vous par le numérique responsable et quels sont les principaux impacts environnementaux du numérique ?

    Le numérique responsable a pour ambition de faire converger transition technologique et objectifs de développement durable. Aujourd’hui, l’impact carbone du numérique a dépassé celui de l’aviation civile. Il représente 3,8 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Et si rien n’est fait, il pourrait tripler d’ici 2050.
    De même, son impact sociétal est tout aussi important : fracture numérique, faible accessibilité des services numériques, protection des données ou encore stress numérique, particulièrement présent dans les entreprises.

    Limiter et contrôler les impacts environnementaux de son entreprise peuvent apparaitre comme des injonctions contradictoires avec son développement.
    Quels sont les avantages économiques à long terme à la mise en place d’une stratégie de numérique responsable en entreprise ?

    Les bénéfices à moyen et long terme pour les entreprises qui mettent en œuvre une démarche numérique responsable sont nombreux et souvent sous-estimés.
    En premier lieu, la sobriété numérique permet l’optimisation de ses outils digitaux et la réduction de ses dépenses énergétiques, donc in fine, la réduction des coûts liés à son système informatique. De plus, assurer la cohérence des usages et processus numériques permet aux collaborateurs d’être acteurs de la politique RSE de leur organisation. Enfin, l’engagement vers la durabilité de son numérique aura un impact positif sur l’image de l’entreprise et sa marque employeur.
    Pour minimiser l’empreinte écologique des communications numériques, une entreprise peut limiter les emails inutiles via une messagerie instantanée, optimiser le stockage cloud en supprimant les fichiers obsolètes, et mettre en œuvre le partage de documents. Elle peut sensibiliser ses employés par des campagnes internes sur les pratiques durables fédérant ainsi les parties prenantes autour de la démarche.
    Il existe aujourd’hui différentes actions de sensibilisation telle la Fresque du Numérique, la petite sœur de la Fresque du Climat qui aide à la prise de conscience de façon collaborative, ou des actions de formation plus traditionnelles qui peuvent s’adapter aux profils des apprenants : équipe projet SI, chargé de projet RSE ou dirigeants qui souhaitent s’initier aux bonnes pratiques numériques.
    Des sessions de formation, alternant méthodologie et mise en pratique, existent sur des formats variés de 3h à plusieurs jours, adaptables au contexte et aux besoins de l’entreprise.

    Pour en savoir plus sur l’approche et les outils de Microsoft sur le numérique, vous pouvez télécharger l’ebook : Un guide du dirigeant pour le développement durable | Microsoft
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