Au sein de Supralog, nous accompagnons des startups depuis 5 ans et avons lancé récemment un espace d’hébergement qui leur est dédié et nous apporte de l’agilité et de nouvelles perspectives dans les réponses à nos clients. Depuis 2 ans que ce Supralog-Labs existe, je mesure combien ces interactions ont apporté en créativité aux équipes. Quand j’ai découvert l’appel à résidence d’artiste chez Réseau Entreprendre®, j’ai immédiatement fait le rapprochement : la démarche d’interaction est assez analogue et repose sur la confrontation constructive de deux « terrains de jeu » différents que l’on fait dialoguer. Je pense en effet que créer des occasions de faire dialoguer des acteurs aux centres d’intérêt divers, sans souci immédiat de productivité, peut apporter beaucoup aux relations au sein de l’entreprise.
Créer des occasions de faire dialoguer des acteurs aux centres d’intérêt divers, sans souci immédiat de productivité, peut apporter beaucoup aux relations au sein de l’entreprise.
La Déléguée Régionale à la culture (DRAC) et la directrice de l’Espace d’Art Concret m’ont proposé de rencontrer un plasticien, Mathieu Schmitt, qui utilise le matériau numérique et les technologies numériques dans son processus de création. Le lien était donc évident avec notre activité. N’imaginez pas cependant qu’il s’agissait de « passer commande », c’était le sens de la démarche qui était important plus que la recherche de résultats.
Nous avons convenu de laisser à l’artiste une grande liberté. Dans notre cas, le format retenu fut celui de deux périodes d’immersion de trois mois chacune, à raison d’un jour par semaine de présence et d’une semaine d’immersion dans l’entreprise.
Nous constatons que les interactions qui naissent de la rencontre sont riches, mais il n’est pas toujours aisé de créer de l’échange : timidité, autocensure, réserve et/ou sentiment de méconnaissance réciproque des deux « publics ». Comme le renard et le petit prince, il faut s’apprivoiser ! Certains collaborateurs se sont surtout intéressés à la technologie utilisée par l’artiste, d’autres plutôt aux œuvres. Pour l’artiste aussi il y a eu de véritables apports : en discutant avec nos chefs de produit, ils ont identifié ensemble des sources de données issues de nos plateformes, dont Mathieu s’est servi pour chercher à générer des ambiances sonores par exemple. Il a également pu utiliser ces jeux de données pour alimenter le contrôle de bras articulés afin de sculpter ou peindre du matériau physique. Pour un dirigeant, il est réjouissant de faire en sorte que l’entreprise soit aussi le lieu de rencontres, d’échanges et d’enrichissement personnel. Cette expérience apporte un supplément d’âme à Supralog, qui se veut ouverte sur le monde, et lui ouvre encore de nouveaux horizons.
Il est réjouissant de faire en sorte que l’entreprise soit aussi le lieu de rencontres, d’échanges et d’enrichissement personnel.