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santé du dirigeant Archives - Réseau Entreprendre

Étiquette : santé du dirigeant

  • Santé du dirigeant : entreprendre en préservant son équilibre.

    Santé du dirigeant : entreprendre en préservant son équilibre.

    Grégory Harispe dirige les établissements Cornec qu’il a repris en 2019.
    L’entreprise, qui est passée de 13 à 35 collaborateurs en 7 ans, intervient dans la plomberie, le chauffage, le photovoltaïque et la climatisation, sur l’ensemble de la bordure Atlantique en s’étendant d’Hendaye à Hossegor, jusque dans les terres. 
    Convaincu que sa santé passe par l’équilibre entre les 3 sphères de sa vie, à savoir son entreprise, sa vie de famille et son épanouissement personnel, Grégory Harispe a très rapidement mis en place des routines de vie. 

    En tant qu’entrepreneur, comment abordez-vous l’enjeu de votre santé ?
    Quand et pourquoi avez-vous décidé de vous intéresser très concrètement à ce sujet ? 

    Quand je suis devenu entrepreneur, j’ai réalisé que plus je prenais de responsabilités, plus j’avais besoin de décompresser. J’ai donc décidé de faire un point pour analyser ce qui allait bien mais aussi ce dont j’avais besoin pour être bien dans ma vie. 
    J’en ai conclu qu’il était important pour moi d’équilibrer les 3 sphères de mon existence que sont mon entreprise, ma famille et mon épanouissement personnel. J’ai toujours fait un peu de sport. J’ai donc choisi cette voie-là pour décompresser et prendre du temps pour moi et ma santé. Mais une autre personne pourra tout à fait recourir à une autre activité.
    Grégory Harispe, dirigeant de l’entreprise Cornec

    Qu’avez-vous mis en œuvre pour mieux prendre soin de votre santé ? 

    Comme j’ai choisi le sport pour décompresser, j’ai intégré celui-ci, notamment la course à pied, dans ma routine d’entrepreneur. Très concrètement, j’ai commencé par me fixer des objectifs : faire 1 heure de sport le soir, aller courir le week-end, puis faire une course précise, etc… C’est ainsi que j’en suis venu, après plusieurs années, à réaliser des trails et même un Ironman. 
    Je me fais également accompagner par un coach qui développe des programmes en fonction des objectifs que je me fixe. Le nombre d’heures de sport que je fais chaque semaine varie selon mes objectifs mais également selon l’actualité de mon entreprise. Certaines semaines, j’en fais moins, d’autres j’en fais davantage. J’insiste sur le fait que tout ne se fait pas du jour au lendemain. Cela m’a pris du temps. Comme je l’indiquais, il m’a fallu plusieurs années pour arriver à l’Ironman
    Pour préserver ma santé, j’ai également besoin de prendre 5 à 6 semaines de vacances par an.  Pour m’accorder ces moments familiaux et personnels qui sont importants pour moi, j’ai structuré mon entreprise pour pouvoir déléguer et me dégager du temps. C’est notamment pour cette raison que nous sommes passés de 13 à 35 collaborateurs. J’encourage également mes collaborateurs à prendre du temps pour eux et à ne pas rester dans l’entreprise pour « faire des heures ». 
    En encourageant mes collaborateurs à prendre du temps pour eux, je les ai encouragés à mieux structurer leur activité et donc in fine l’entreprise y gagne également. 

    Quels bénéfices en tirez-vous pour vous et votre entreprise ?

    Avoir du temps me permet d’être plus efficace. Quand on a pris du temps pour soi, ce qu’on faisait en 3 heures, on pourra le faire en deux heures. Donc je gagne en productivité. En encourageant mes collaborateurs à prendre du temps pour eux, je les ai encouragés à mieux structurer leur activité et donc in fine l’entreprise y gagne également. 
    Par ailleurs, quand on est entrepreneur, on gère des problèmes tous les jours. Le temps que je prends pour moi est également bénéfique dans ce cas. Après deux heures de sport, on ne voit plus les problèmes de la même façon. Le sport m’aide à trouver des solutions.  
    Les vacances sont également très importantes. On en revient reposé et doté d’une énergie nouvelle pour mener des projets. C’est souvent après les vacances que je mets en place des actions de fond qui vont être structurantes pour les années à venir. On a une vision plus claire et des idées nouvelles. Enfin, quand on s’autorise des vacances, on est moins frustré vis-à-vis des vacances que les autres prennent. Les relations sont plus sereines. 

    Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite mieux prendre soin de sa santé ? 

    Le premier conseil que je donnerais à un entrepreneur est de prendre du temps pour analyser sa situation, voir où il en est dans son équilibre de vie, dans son entreprise, puis définir les objectifs qu’il souhaite atteindre à ce niveau-là, et la manière dont il peut structurer son entreprise dans ce but. Pour ma part, je fais ce point, pendant quelques heures, tous les 6 mois. 
    Quand on se fixe des objectifs, il faut avoir conscience que cela doit être des objectifs acceptables et donc que cela peut être des objectifs à long terme. Pour ma part, un des objectifs était de prendre le petit-déjeuner avec mes enfants et de les emmener à l’école plusieurs fois par semaine. Au lancement de mon entreprise, j’en étais loin car je commençais à travailler à 6h du matin. J’ai mis plusieurs années à pouvoir atteindre cet objectif. Donc c’est le second conseil que je donnerai : être patient mais ne pas se détacher de son objectif. Les choses se font petit à petit et il faut savoir savourer les petites victoires. C’est grâce à ces petites victoires qu’on améliore son quotidien.  
    Le dernier conseil que je donnerais, c’est de ne pas culpabiliser quand on prend du temps pour soi. Quand l’agenda est surchargé, on se dit qu’on n’a pas le droit de prendre 1 heure pour soi. En fait, on en a tout à fait le droit et c’est même bon pour l’entreprise. En effet, quand on rentrera de cette heure, on fera les choses plus rapidement et plus efficacement. Tout le monde y aura gagné !  
    Pour en savoir plus : Réseau Entreprendre® et Harmonie Mutuelle ont conçu un guide pour vous aider à prendre soin de votre santé :
  • Nora Hakem, son parcours de franchisée Senior Compagnie

    Nora Hakem, son parcours de franchisée Senior Compagnie

    Lauréate de Réseau Entreprendre® Auvergne et franchisée Senior Compagnie, Nora Hakem partage son parcours d’entrepreneure dans le secteur de l’aide à domicile. Découvrez comment la franchise et notre réseau l’ont aidée à bâtir une entreprise solide et humaine.

    Vous avez entrepris en devenant franchisée de Senior Compagnie : pourquoi avoir fait ce choix ?

    J’ai effectivement entrepris il y a dix ans en rejoignant un réseau de franchise et tout particulièrement le réseau Senior Compagnie.
    L’idée d’entreprendre en franchise représentait pour moi une sécurité et une aide précieuse. Pour mes débuts dans l’entrepreneuriat, j’avais besoin d’être entourée et de ne pas me sentir isolée dans cette aventure parfois risquée.  À l’époque, J’avais deux enfants en bas-âge et j’avais toujours été cadre-salariée. Il me semblait donc plus rassurant de bénéficier de l’accompagnement d’un franchiseur.
    Le choix du secteur de l’aide à domicile auprès des personnes âgées ou en situation de handicap s’est imposé naturellement, même s’il s’agit d’un domaine très encadré et en constante évolution. Exercer auprès d’un public fragile nécessite une autorisation délivrée par le Conseil départemental. Le franchiseur m’a accompagné dès le départ pour accomplir cette démarche lourde mais indispensable.
    Aujourd’hui, le réseau Senior Compagnie m’apporte une véritable veille juridique, essentielle à mon activité, ainsi que de nombreuses fonctions support qui facilitent mon quotidien : communication, ressources humaines, paie, qualité, etc.
    Senior Compagnie compte désormais plus de 200 agences en France, ce qui me permet d’échanger régulièrement avec mes confrères et d’obtenir des réponses à mes problématiques bien plus facilement que si j’étais seule !

    Que vous a apporté l’accompagnement Réseau Entreprendre dans ce cadre ?

    Réseau Entreprendre®, en plus du prêt d’honneur qui m’a été octroyé, a été d’une aide précieuse. Lors de mon parcours Trempin, j’ai reçu des conseils, des idées nouvelles et des regards bienveillants de la part de chefs d’entreprise expérimentés. Cela m’a amenée à revoir et à améliorer certains points importants de mon projet, notamment en matière de gestion.
    Pendant les deux années d’accompagnement au sein du Club des Lauréats j’ai eu la chance d’évoluer aux côtés d’autres créateurs et repreneurs d’entreprise partageant les mêmes valeurs d’entrepreneuriat, d’entraide et de convivialité. Dix ans plus tard, nous continuons à nous retrouver chaque trimestre : ce sont toujours des moments d’échange riches, où nous partageons à la fois nos expériences professionnelles et nos états d’âme face aux défis du quotidien.
    Les réunions mensuelles, organisées par le réseau, abordant des sujets et thématiques incontournables pour les chefs d’entreprise, m’ont également permis d’acquérir des notions qui m’étaient totalement inconnues à l’époque. Par exemple, grâce à une réunion sur la cotation Banque de France, je comprends désormais parfaitement ce que signifie le courrier annuel que je reçois et j’en mesure l’importance pour mon entreprise

    Quelles problématiques de financement avez-vous rencontrées ? Comment avez-vous relevé ces défis ?

    Les premières difficultés sont apparues dès le montage du projet : comment trouver les financements ? Comment convaincre les banques ?
    Il est indéniable que les banquiers sont très sensibles à la validation du dossier par le Réseau Entreprendre®.  Avant cette validation, les premières banques rencontrées me proposaient des délais de traitement longs et des garanties importantes. Après la validation, les conditions ont été bien plus favorables.   
    Mon activité nécessitant beaucoup de besoin en fonds de roulement, j’ai pu utiliser le prêt d’honneur pour y répondre, ce qui a été un véritable levier. Mais, les défis de l’entrepreneuriat ne sont pas seulement financiers : il faut aussi gérer le recrutement, la relation commerciale, la gestion, la posture du dirigeant et parfois l’isolement. On n’apprend pas à devenir chef d’entreprise à l’école, on le devient au fil du temps, en osant construire et suivre son propre chemin.
    La première année d’activité, les finances doivent être suivies avec une rigueur chirurgicale. Chaque euro dépensé doit être comptabilisé et maîtrisé. Les salaires des collaborateurs sont une priorité, et il est bien sûr essentiel que le chiffre d’affaires soit au rendez-vous.
    L’équilibre des comptes se contrôle au quotidien. Lorsque certaines factures sont réglées avec des délais de paiement, il faut savoir trouver des solutions adaptées. Dans ces situations, l’expert-comptable et le banquier sont des interlocuteurs clés. Il est primordial de communiquer de manière transparente avec son expert-comptable, dont les conseils sont indispensables. Quant au banquier, son rôle est important ; il a su se montrer présent et m’a proposé des alternatives lorsque ma trésorerie s’est trouvée un peu fragile.
    La rencontre avec tous ces professionnels et notamment mon franchiseur Nicolas Hurtiger, fondateur de Senior Compagnie, ainsi que le Réseau Entreprendre® Auvergne a véritablement marqué un tournant dans mon parcours et contribué à la progression de mon entreprise.
  • Santé du dirigeant : surmonter le décès de son associé

    Santé du dirigeant : surmonter le décès de son associé

    Quelques mois après la reprise de DB Synergies, Boris Simunic, Entrepreneur-lauréat de Réseau Entreprendre® Franche Comté, perd son associé. Grâce à la prévoyance et à un solide accompagnement, il a su préserver son entreprise et poursuivre leur projet commun. Découvrez son témoignage.
    Boris Simunic, vous dirigez le groupe DB SYNERGIES. Pouvez-vous nous présenter votre activité et votre parcours de repreneur ?
    DB Synergies est un groupe industriel spécialisé en tôlerie, câblage et bobinage, composé de 4 sites de production (3 en France et 1 en Tunisie). Notre siège est situé dans le Jura et nous sommes accompagnés par 140 collaborateurs. L’entreprise travaille notamment pour le secteur aéraulique, médical, militaire, ferroviaire, la mobilité douce, mais aussi avec le secteur agroalimentaire. 80% de nos clients sont des grands groupes et 20% des PME.
    Avec un cursus dans le management et la gestion, j’ai toujours accompagné les chefs d’entreprises, que ce soit au sein de cabinets comptable ou en Chambre de commerce et d’industrie. Donc, l’idée de me lancer dans l’entrepreneuriat a émergé au fil des années.
    Ce projet de reprise est né avec un de mes amis, Dominique, qui avait un profil industriel. Nous avons signé le protocole de rachat de l’entreprise le 16 mars 2020, la veille du confinement du COVID. Pour DB Synergies, nous avions une stratégie ambitieuse de développement qui passait par la digitalisation de l’entreprise, des investissements en matériels de production importants et un fort développement commercial.
    Six mois après votre reprise, votre associé, et ami, est subitement tombé malade et est décédé quelques mois plus tard. Pouvez-vous nous expliquer l’impact que cette situation a eu sur votre entreprise, que ce soit pendant la maladie mais aussi après ce décès ? Comment avez-vous affronté la situation ?
    Effectivement, en janvier 2021, Dominique fait un malaise anodin un week-end. Rapidement, le diagnostic tombe. La maladie est très grave et va l’empêcher de revenir au bureau jusqu’à son décès un an plus tard.
    Alors que nous avions trouvé notre rythme de croisière, l’un sur l’industriel, l’autre sur le management et la gestion, je me retrouve du jour au lendemain, à piloter nos 3 usines, tout en étant affecté à titre personnel. Je préviens très rapidement le pool bancaire et les deux fonds d’investissement engagés à nos côtés. Par ailleurs, je mets en place un comité de direction temporaire avec les deux responsables de sites pour m’épauler sur le volet industriel. J’informe également les salariés. Je me rends chaque semaine chez Dominique pour le tenir informé de l’avancée de nos projets, en ne lui donnant que les éléments positifs pour qu’il puisse se concentrer sur son combat contre la maladie.
    Pendant toute cette période, qui a été lourde émotionnellement et en charge de travail, l’accompagnement par Réseau Entreprendre® Franche Comté a été essentiel, car il m’a permis de ne pas m’isoler. Avec mon accompagnateur, nous respections scrupuleusement notre rencontre mensuelle pour que je puisse partager ce que je vivais en toute sincérité.
    Au bout de quelques mois, ayant pris conscience que Dominique ne reviendrait pas, j’ai cherché un nouvel associé ayant une culture industrielle, que j’ai trouvé parmi mes amis. Ce dernier avait suivi notre projet de reprise. Il a intégré l’entreprise en septembre 2021, en tant que directeur industriel, salarié dans un premier temps, et est aujourd’hui mon associé.
    Il est important de noter que pendant toute sa maladie et après son décès, mon associé et sa famille ont été protégés. Ses frais de santé ont été pris en charge. Il n’a pas perdu en rémunération et surtout sa famille a été mise à l’abri financièrement après son décès.
    Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur qui fait face à ce types de difficultés ?
    Un projet entrepreneurial n’est pas un long fleuve tranquille. Le rôle de l’entrepreneur est d’anticiper et donc il faut anticiper aussi pour sa santé. Par mon expérience, je savais que cette partie assurantielle et santé était essentielle. Nous avions tous les deux une famille et des enfants mineurs. Lors de la préparation de la reprise nous avons donc réfléchi aux cas problématiques avec deux objectifs : protéger nos familles financièrement et poursuivre notre projet entrepreneurial. Nous avons donc souscrit une mutuelle, un contrat de prévoyance et diverses assurances.
    Je conseillerai de faire un vrai bilan sur les 3 volets suivants :
    • La mutuelle : quand on est entrepreneur, on peut tomber malade ou simplement être en incapacité temporaire. Cette incapacité peut rapidement avoir un impact sur le chiffre d’affaires et donc le budget de la famille. Dans notre cas, la mutuelle a pris en charge les frais de santé de mon associé mais a aussi payé ceux liés aux obsèques.
    • La prévoyance : elle permet à l’entrepreneur de ne pas avoir de décote de rémunération, pendant une maladie, avec la prise en charge des indemnités journalières et à la famille, de toucher un capital au moment d’un décès. Dans notre cas, ces deux aspects ont été essentiels.
    • Les assurances : ce 3e volet permet de prévoir la survie de l’entreprise et la protection de la famille en cas de décès. Dans notre situation, nous avions signé une assurance croisée entre associés, car la garantie homme-clé nous semblait moins adaptée à notre situation : si un des deux associés venait à disparaître, l’autre devait se voir verser une somme d’argent sans fiscalité. Nous avions mentionné dans le pacte d’associés que cette somme devait servir d’un côté, à racheter les parts de l’associé disparu à sa famille afin de mettre celle-ci à l’abri financièrement, et de l’autre, devait être utilisée pour l’entreprise. La formule de valorisation de l’entreprise a même été précisée dans le pacte d’associés. Dans notre cas, cette assurance a permis de réorganiser capitalistiquement l’entreprise avec le départ des fonds qui nous accompagnaient, mais surtout de pouvoir continuer cette aventure entrepreneuriale. Nous avions également prévu chez le notaire un mandat de protection future en cas d’invalidité et un mandat à effet posthume conjointement.
    Je tiens à dire que nous avions bien fait de prévoir tous ces aspects. Les organismes d’assurances, de prévoyance et de santé ont été à nos côtés et je tiens à les remercier ! Ainsi, le plan de développement que nous avions défini avec Dominique pour 5 ans, a été réalisé en 3 ans et demi. C’est le plus bel hommage que je pouvais lui rendre.
  • Du bien-être en entreprise au bien-être du dirigeant

    Du bien-être en entreprise au bien-être du dirigeant

    BIEN-ETRE EN ENTREPRISE, EST-CE POSSIBLE ? La santé des salariés est un véritable enjeu pour l’entreprise à la fois car les collaborateurs sont en demande vis-à-vis de leur employeur mais aussi car la politique bien être est devenu un outil d’attractivité des talents. Retrouvez les conseils de Damien Catani, lauréat Réseau Entreprendre, fondateur de GoalMap.
     
  • Pourquoi et comment les chefs d’entreprise doivent et peuvent prendre soin d’eux.

    Pourquoi et comment les chefs d’entreprise doivent et peuvent prendre soin d’eux.

    Témoignage de Laurent Motte.

     

    Après des années passées en entreprise à des postes de management d’équipe jusqu’à 250 personnes, Laurent Motte est aujourd’hui coach professionnel et accompagne des managers et dirigeants notamment autour des problématiques du vivre ensemble et du sens relationnel. Il nous explique dans cette interview pourquoi et comment les chefs d’entreprise doivent et peuvent prendre soin d’eux.

     
    Pourquoi parle-t-on tant du bien-être au travail et si peu de la santé des chefs d’entreprise ? Existe-t-il un tabou ?
    De manière générale, les personnes aiment parler de leur bonheur plutôt que de leurs déboires et les dirigeants n’échappent pas à cette règle. Lorsqu’on évoque avec eux le sujet de la santé, ils auront spontanément tendance à parler de celle des autres : niveau de stress dans les équipes, qualité de vie au travail, risques psychosociaux. C’est une réalité à laquelle s’ajoute le fait qu’ils dissocient le sujet de la véritable question de la santé (capacité à se ressourcer, à bien se nourrir,).
    D’ autre part, ils sont souvent dans la négation car ils pensent que leur santé n’est pas un enjeu ; que l’important est la santé de l’entreprise et des salariés plutôt que la leur.
     
    Quelles recommandations faites-vous aux chefs d’entreprise pour qu’ils prennent davantage soin d’eux ?
    Il faut avoir des sources de ressourcement ; cela peut passer par le simple fait de s’exprimer par exemple. Je recommande souvent aux dirigeants de créer un conseil quel qu’en soit la nature. S’entourer est une clé à activer car l’émulation peut amener du mieux-être et du bien-être. Se ressourcer, c’est aussi prendre soin de son corps car le physique transmet beaucoup de sensations, émotions, intuitions.
     
    Les chefs d’entreprise travaillent un nombre d’heures plus important que la moyenne et se déconnectent peu ; comment prendre soin de soi quand le temps manque ?
    Se ressourcer est souvent vu comme une perte de temps or c’est juste une façon différente de l’utiliser. On peut par exemple résoudre un problème en marchant ! On a parfois l’impression de devoir le traiter au bureau mais pourquoi ne serait-il pas possible de faire autrement ? J’ai accompagné un dirigeant qui était très stressé ; il me disait souvent que le lundi il avait des solutions qu’il avait trouvé le samedi. Je lui ai fait prendre conscience que ses activités de loisir lui laissaient un espace pour trouver des solutions.
     
    Un dernier conseil à adresser aux dirigeants ?
    Les gens consultent souvent un peu tard. Si se rendre compte que ça ne va pas est déjà un succès, mieux vaut ne pas se cacher derrière des lunettes noirs et apprendre à identifier ses propres signaux faibles assez tôt car j’aime rappeler que c’est par mer calme qu’il faut apprendre à diriger le bateau !
  • L’alimentation une alliée contre le stress des dirigeants

    L’alimentation une alliée contre le stress des dirigeants

    Témoignage de Rodolphe Picquet

     

    Rodolphe Picquet est médecin acuponcteur et nutritionniste. Il est aussi membre de Réseau Entreprendre Nord. Pour lui, si l’alimentation est une clé de voûte pour la santé, elle doit être vue par les dirigeants comme une alliée contre le stress et les problèmes médicaux.

     
    Pourquoi pensez-vous que l’alimentation doit être au centre des préoccupations des dirigeants ?
    Car la réalité du corps humain est qu’une accumulation de stress et de malnutrition entraine de graves effets sur la ratte et le pancréas !
    En général, les chefs d’entreprise vont voir le médecin lorsqu’ils ont un problème médical mais pas pour traiter l’origine des maux comme le stress. Grâce à l’acuponcture et à la nutrition, je fais de la prévention. Je rencontre tellement de chefs d’entreprise qui, passés 45 ans, paient 10 années de vie pas assez saine. J’essaie de faire prendre des bonnes habitudes aux plus jeunes !
     
    Le sport peut-il aider à prendre soin de soi ?
    Sans une alimentation équilibrée, le sport ne sera qu’un palliatif. Il est malheureusement parfois un cache misère. La base est d’apprendre à contrôler son esprit et bien manger car nous sommes ce que nous mangeons !
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