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Conseil d'administration Archives - Réseau Entreprendre

Étiquette : Conseil d’administration

  • Animer un conseil d’Administration pour le rendre efficace.

    Animer un conseil d’Administration pour le rendre efficace.

    Témoignage de Bernard Claude

     
    Bernard Claude aime rappeler que le bon fonctionnement d’un Conseil d’Administration est basé sur trois questions essentielles :
    • A-t-on les bonnes personnes autour de la table ?
    • Traite-t-on les bons sujets ?
    • Et l’animation du Conseil d’Administration est-elle efficiente ?
    S’il manque l’un de ces trois piliers, la gouvernance ne sera pas véritablement un outil de croissance pour l’entreprise. Etudions avec Bernard Claude les modes d’animation qui rendent un conseil d’administration efficace.
     
    A quelle fréquence recommandez-vous qu’un Conseil d’Administration se réunisse ?
    Six réunions par an me semblent être un minimum. Si l’on souhaite que le Conseil d’Administration soit véritablement efficace, il faut lui donner des temps d’échange suffisants longs pour aborder les sujets importants de l’entreprise. Il me parait, par exemple, impossible de tenir des séances sur 2 heures uniquement.
     
    Comment animer efficacement les séances ?
    Un Conseil d’Administration peut être articulé en trois temps : Revue de la situation actuelle avec les points marquants, les décisions à prendre présentées par le management (incluant le formalisme incombant à cette instance comme l’approbation des comptes) et enfin un sujet de fond stratégique pour l’entreprise parmi ceux identifiés. C’est la raison pour laquelle 4 heures sont nécessaires car le risque avec des séances trop courtes est de ne pas aborder en profondeur les sujets stratégiques et de faire prendre au Conseil d’Administration des décisions insuffisamment travaillées.
    Cette organisation nécessite de définir en début d’année un planning de travail et notamment d’identifier les sujets stratégiques que le Conseil traitera en profondeur comme la gestion des risques, le budget, la stratégie, la politique RH et de rémunération…
    Je rappelle en effet que le Conseil d’Administration est chargé entre autres de valider la stratégie de l’entreprise et de « surveiller » son exécution. Il ne s’agit pas d’en faire un organe de contrôle mais bien une structure de soutien à la stratégie. Pour que cette mission soit pleinement remplie, il faut être sûr de traiter les sujets de fonds et pas uniquement de valider les indicateurs de l’entreprise.
     
    Comment les séances peuvent-elles être préparées en amont ?
    Lorsque le Conseil a défini les 5 – 6 enjeux fondamentaux de l’entreprise, le management devrait travailler avec les administrateurs référents pour préparer les Conseils traitant des sujets. Cela devient ainsi une gouvernance qui vit entre les séances du Conseil avec des administrateurs plus impliqués dans le développement de l’entreprise. Un véritable dialogue peut ainsi se mettre en place entre les administrateurs et le dirigeant. Cela amène également  un dialogue constructif entre les administrateurs tout au long de l’année. Le pire serait en effet que les administrateurs découvrent les sujets fondamentaux de l’entreprise pendant les séances du Conseil car ils ne pourraient pas contribuer de manière efficace et prendre les décisions pertinentes. J’ai coutume de dire aux dirigeants qu’ils doivent utiliser leur gouvernance 24/24 & 7/7.
     
    Avez-vous des bonnes pratiques à recommander pour favoriser la circulation de l’information aux administrateurs ?
    Je tiens d’abord à rappeler que l’animation du Conseil d’Administration est la mission du Président et non du Directeur Général.  Je le rappelle car dans les petites entreprises les fonctions sont souvent cumulées. Il faut donc que le DG laisse du temps au Président !
    Derrière la question de l’information se cache en fait le sujet de la formation des administrateurs. Si les personnes autour de la table ne sont pas formées, il ne sera pas possible d’en tirer le meilleur. Il est donc essentiel que les administrateurs connaissent le business, le secteur et les enjeux du marché de l’entreprise même si pour certains ils ne doivent en rien être des spécialistes. C’est au Président du Conseil d’administration de veiller à cette bonne connaissance et compréhension. Cela peut passer par des présentations de l’outil de production de l’entreprise, des échanges avec des managers clés autour des méthodologies de travail ou encore des formations sur les enjeux du secteur.
     
    Conseillez-vous la mise en place d’un règlement intérieur pour le Conseil d’Administration ? 
    Tout à fait, cela pose un cadre. C’est aussi un outil pour recruter un nouvel administrateur car c’est le marqueur d’une gouvernance structurée.
    Le règlement intérieur permet d’avoir un référentiel de travail commun à tous les administrateurs. Il doit aborder précisément le fonctionnement du conseil : nombre de réunions dans l’année, mode de participation des administrateurs, confidentialité, rôle particulier de certains administrateurs,  etc…, et poser les bases d’un fonctionnement effectif. On n’oubliera pas de mentionner qu’une des séances annuelles du Conseil devrait être consacrée à son auto-évaluation!
  • Anticiper les conflits entre associés

    Anticiper les conflits entre associés

    Direct Expert – Laurent Julienne, Lerins Jobard Chemla

     

    Entreprendre avec un associé, faire entrer un actionnaire au capital, piloter l’entreprise à plusieurs. Autant de situations qui nécessitent d’anticiper les potentiels conflits pour gérer sereinement la vie d’entreprise à plusieurs associés.

     
    Quels sont les conflits les plus fréquents entre associés 
    On observe qu’un grand nombre de conflits prend racine lorsqu’il y une rupture de communication entre les associés. Il s’agit souvent en fait d’une dichotomie entre les associés sur le projet de croissance de l’entreprise ou encore sur la volonté d’investissement personnel ; par exemple, si un associé est particulièrement perfectionniste et veut avancer prudemment et que l’autre associé souhaite lui avancer plus vite, il peut naitre un conflit dans une situation où pourtant ni l’un ni l’autre n’a tort. Il s’agit de trouver le bon rythme et d’avoir échangé dès le début du projet sur la vision de chacun en matière de développement de l’entreprise. Il ne s’agit donc pas foncièrement de conflit mais d’un manque de communication.
     
    Le pacte d’actionnaires est-il la bonne solution pour se prémunir de ces conflits ?
    Avant de rédiger un pacte d’actionnaires, il faut surtout parler de la raison d’être du projet, de la mission commune, de l’implication personnelle, de ce que chacun attend des autres associés… Je conseille très souvent aux associés d’écrire où ils imaginent emmener l’entreprise à 1, 3 et 5 ans. Cet exercice est simple mais extrêmement efficace. Je remarque que de nombreux entrepreneurs ne prennent pas le temps de s’accorder sur leur vision et pourtant il vaut mieux savoir à quoi s’attendre. Cela n’empêchera pas de lancer le projet mais cela évitera les malentendus.
    Le pacte d’actionnaires va régir des points juridiques, comme l’engagement de non concurrence, le respect des prises de décision, le partage du capital… mais pour le reste, et notamment pour toute l’interaction entre les associés et le business, il faut se parler !
     
    En quoi le pacte d’actionnaires est-il un outil au service de la gouvernance de l’entreprise ?
    Le pacte d’actionnaires permet d’identifier les types de décisions qui devront relever de l’ensemble des associés au-delà de son domaine de compétences propre. Il définit à quel seuil on fixe la nécessité de faire appel à l’ensemble des associés. La règle la plus courante est de fixer un pourcentage du chiffre d’affaires engagé qui implique une décision collégiale ; par exemple, si la signature d’un contrat ou d’un marché engage plus de 0,5% du chiffre d’affaires, alors la décision relève de l’ensemble des associés. Le pacte apporte donc un cadre et une obligation d’échange. Il est également possible d’y inscrire une obligation d’information même si la décision se situe en dessous du seuil comme cela peut être le cas pour un recrutement stratégique.
    On peut également cadrer la gouvernance par d’autres supports que le pacte d’actionnaires tel que les règlements intérieurs de conseil d’administration par exemple.
     
    Selon vous, quels sont les bienfaits d’une gouvernance efficace en entreprise ?
    La gouvernance sert plusieurs objectifs et dépend du contexte. C’est un outil pour prévenir les conflits car elle pose des règles sur le processus de prise de décision : cela peut véritablement en améliorer la qualité !
    La gouvernance doit aussi et surtout être le support d’une bonne communication entre les parties prenantes. Si les organes qui la composent permettent de faire transiter l’information et favorisent la réflexion, alors la gouvernance est un vecteur de cohésion et d’efficacité.
     
     
    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px »] un grand nombre de conflits prend racine lorsqu’il y une rupture de communication. [/re-quote] [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px »] la gouvernance est un vecteur de cohésion et d’efficacité. [/re-quote]
  • La gouvernance, un outil pour se faire challenger

    La gouvernance, un outil pour se faire challenger

    Témoignage de Jean Quentin

    Jean Quentin a repris l’entreprise Martineau en 2009 après une expérience de Direction Générale. Avec la volonté de s’entourer pour partager la prise de décision, il a mis en place des instances de gouvernance comme un conseil d’administration et un comité de direction.

     
    Pourquoi avez-vous décidé de structurer la gouvernance de Martineau au moment de son rachat ? 
    Lorsque j’ai racheté cette entreprise, un ami m’a dit « tu vas être seul, notamment car tu es le seul actionnaire. Tu n’auras donc personne pour te challenger ». J’ai donc décidé de mettre en place un conseil d’administration que cet ami a intégré et que nous avons souhaité ouvrir à des personnes extérieures à l’entreprise.
    Comment avez-vous identifié les administrateurs indépendants qui ont intégré votre conseil d’administration ?
    A cette époque, je cherchais à m’ouvrir et j’ai donc décidé de rejoindre le réseau APM au sein duquel j’ai fait savoir que je cherchais des administrateurs. Il y a eu une candidate. Mes critères de sélection pour les administrateurs sont : la mixité, la bienveillance et la compétence… et bien sûr un intérêt sincère pour l’entreprise !
    Comment fonctionne votre conseil d’administration ?
    Le conseil se réunit trois fois par an. En plus des administrateurs, je convie trois de mes collaborateurs, des cadres de l’entreprise. Ce conseil me challenge et me permet de prendre des décisions éclairées.
     
    Avec le recul que vous avez maintenant, pouvez-vous nous dire comment ce conseil d’administration vous a été utile ?
    En 2013, l’entreprise a connu une période crise financière et de perte d’activité. A ce moment-là, les administrateurs ont joué un rôle crucial : ils m’ont notamment permis de faire le deuil de la trajectoire que j’avais en tête pour prendre des décisions adaptées à la situation, notamment en termes d’organisation de l’entreprise et de l’équipe.
    Dans une PME, on a en général peu de temps donc il faut que la gouvernance soit au service de l’efficacité. Néanmoins prendre le temps de l’échange avec son conseil d’administration et essayer d’avoir une convergence des avis, cela permet d’être rassuré dans ses prises de décision. Il est clair qu’il ne faut pas installer de conseil d’administration si l’on ne veut pas être bousculé ! Pour mettre en place une gouvernance adaptée, il faut que le chef d’entreprise soit humble et c’est très utile : c’est un contrepouvoir pour que tout aille le mieux possible !
    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px »] Ce conseil me challenge et me permet de prendre des décisions éclairées. [/re-quote] [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px »] Avoir une convergence des avis : c’est un contrepouvoir pour que tout aille le mieux possible [/re-quote]
  • “La gouvernance, un outil facilitateur du changement”

    “La gouvernance, un outil facilitateur du changement”

    Témoignage de Vincent Lesage

    Vincent Lesage est aujourd’hui PDG de l’entreprise BREGER. Entré dans l’entreprise après avoir été diplômé de l’Audencia Nantes, il s’y est impliqué jusqu’à participer à son rachat et à sa direction. Et parce que la vie d’entreprise n’est pas un long fleuve tranquille (il a été confronté au décès du PDG), il sait combien la structuration de la gouvernance et du pilotage d’entreprise est un facteur clé de succès.

     
    Vous avez racheté, à quatre, l’entreprise dans laquelle vous étiez salariés. Pourquoi ? 
    Je suis entré chez BREGER à 23 ans. Dix ans plus tard, j’ai eu l’opportunité de participer à son rachat aux côtés du frère du PDG. Le PDG de l’époque approchait de la retraite et il souhaitait céder. Le fait d’être à plusieurs pour reprendre l’entreprise permettait d’éviter la solitude du dirigeant.
     
    Comment avez-vous organisé la gouvernance de l’entreprise ?
    Nous étions quatre associés, tous membres du conseil d’administration dans lequel le cédant est resté quelques temps avant de s’effacer. Nous étions à égalité en part du capital et chacun travaillait dans son domaine de compétences ; un des associés a pris la direction générale. Nous avons fonctionné 8 ans comme cela.
     
    Vous avez connu le décès d’un associé, le PDG. Comment avez-vous fait face à cet événement ?
    Il a fallu s’adapter face à cet événement bouleversant. Notre choix fût d’impliquer plus encore les cadres de la société. Cela nous semblait la solution la plus logique : faire appel à ceux qui connaissent le mieux l’entreprise. C’était plus facile et pertinent de se tourner vers nos salariés que l’extérieur. Les cadres participent aujourd’hui à la gouvernance de BREGER notamment aux comités stratégiques. C’est à ce moment-là que j’ai pris les fonctions de PDG.
    A quelle fréquence se réunit le comité stratégique et avec quel objectif ?
    Le comité stratégique conduit et valide tous les 3 ans le plan stratégique mais se réunit au moins 3 fois par an pour creuser certains axes plus en détail. Le plan stratégique guide nos réflexions et nous permet de rester cohérent dans toutes nos prises de décisions.
    Vous n’avez donc aujourd’hui pas de personnalité extérieure impliquée dans votre gouvernance. Est-ce un choix ?
    L’avantage de notre entreprise est d’avoir une très grande stabilité de l’actionnariat et une grande implication des cadres. Je ne suis donc jamais seul car j’ai un management très proche de l’encadrement et nous sommes encore deux associés. Nous n’avons pas de besoin criant pour aller chercher à l’extérieur des personnes qui nous challengeraient. En revanche, la limite de n’avoir que des « internes » dans la gouvernance, c’est qu’il est plus difficile de se projeter à long terme.
     
    Quel conseil souhaiteriez-vous donner en matière de gouvernance ?
    Selon moi, le plus important est de mettre en place un pilotage de l’entreprise efficace et de partager la réflexion avant la prise de décision. Partager ce n’est pas si simple, car il y a des notions de confidentialité par exemple. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas craindre de se pencher sur l’animation de sa gouvernance ; c’est nécessaire pour être efficace, pour pouvoir avancer rapidement et prendre les décisions assez vite. La gouvernance et le pilotage de l’entreprise sont des facteurs clés de succès de l’entreprise. Dans les périodes de transmission ou d’évolution de l’entreprise, la gouvernance devient un outil facilitateur du changement ; c’est la raison pour laquelle elle doit être structurée.
     
    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px »] Les cadres participent aujourd’hui à la gouvernance. [/re-quote] [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px »]Le plan stratégique guide nos réflexions.[/re-quote] [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px »] Dans les périodes de transmission ou d’évolution de l’entreprise, la gouvernance devient un outil facilitateur du changement. [/re-quote]
  • Une gouvernance structurée et adaptée est un levier pour la pérennité de l’entreprise

    Une gouvernance structurée et adaptée est un levier pour la pérennité de l’entreprise

    Témoignage de Daniel Robin

     
    Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?
    Je suis entré dans le groupe Hérige après une formation en gestion du personnel. Après quelques années, j’en suis devenu DRH. C’est suite à une filialisation des activités que la famille ROBIN a pris la direction de l’activité Béton du groupe que j’ai pilotée de nombreuses années.
    Hérige est un groupe détenu majoritairement par deux familles qui ont toujours cherché le bien de l’entreprise et de ses collaborateurs tout en préservant son capital familial.
     
    Comment trouvez-vous l’équilibre entre les volontés actionnariales de la famille et le pilotage opérationnel d’un groupe de plus de 2400 collaborateurs et 524 millions d’euros de chiffre d’affaires ?
    Les actionnaires des deux familles sont représentés dans plusieurs organes de gouvernance du groupe : le Conseil de Surveillance de la holding et les Comités de Surveillance de branche. Ces deux niveaux permettent notamment aux jeunes générations d’être au plus proche du terrain et de s’imprégner des enjeux de l’entreprise. Le pilotage opérationnel est, lui, assuré par le Directoire de l’entreprise.
    La gouvernance du groupe est très structurée et nous cadrons les échanges entre les différents organes (Directoire, Conseil de surveillance, Comité de Direction, Comité des rémunérations, Comité de surveillance) afin que chacun soit dans son rôle.
    Nous trouvons notre équilibre entre l’implication de la famille et le pilotage de l’entreprise par des personnes extérieures [à la famille] grâce à la grande confiance qui existe entre l’actionnariat et les équipes de direction.
     
    Vous évoquez la nécessité d’impliquer la jeune génération d’actionnaires dans la gouvernance. Comment gérez-vous cette situation ?
    Aujourd’hui, la question de l’intégration des jeunes actionnaires est très forte car il leur faut construire leur légitimité. Au-delà de leur implication dans les Comités de Surveillance des branches, nous les réunissons régulièrement pour des journées « Génération VM » autour d’une visite de site ou d’un sujet d’expertise. Chaque génération doit être intégrée correctement pour qu’elle apporte sa vision, souvent neuve et originale, toujours utile à l’entreprise.
     
    Hérige est un groupe familial. Quels en sont les atouts et enjeux en matière de gouvernance ? 
    Dans une entreprise familiale, ce qui est dur c’est que l’affecte vient impacter l’ensemble des prises de décision. C’est la raison pour laquelle, même au sein du Conseil de Surveillance, nous avons deux personnes extérieures à la famille, recrutées pour leurs compétences. Mais il y a également de véritables atouts dans les groupes familiaux : la stabilité actionnariale, l’attention portée à l’humain (nous sommes très sensibles à la bonne gestion de notre personnel).
     
    La gouvernance est donc un enjeu incontournable pour assurer la pérennité de l’entreprise. 
    Oui, la gouvernance est un sujet à traiter mais il est propre à chaque entreprise. La gouvernance dépend fortement de la vision de long terme du dirigeant et notamment de ses choix stratégiques. S’il veut pérenniser l’entreprise familiale, il en impliquera ses membres par exemple ! En fonction de l’objectif, on structure l’entreprise de différente manière. Il est en revanche certain qu’une gouvernance structurée et adaptée est un levier pour la pérennité de l’entreprise.
    La gouvernance permet notamment de challenger le dirigeant opérationnel. Diriez-vous que c’est le cas chez Hérige ? 
    Tout à fait. Chez Hérige, c’est la famille qui challenge l’opérationnel d’un point de vue RSE, éthique, stratégique… tout en laissant à nos directeurs généraux de branche le plus de pouvoir et de liberté possible pour leur permettre de se développer. Dans tous les cas, personne n’est jamais un stratège avisé seul : si on veut faire croitre l’entreprise, il faut choisir la bonne option et c’est là que le collectif devient utile !
    Notre volonté, c’est que la holding insuffle des choix et veille au caractère humain de l’entreprise. C’est la raison pour laquelle, même dans les périodes de crise, nous avons essayé d’être exemplaire en ne nous versant pas de dividendes dans les années difficiles.
     
    Avez-vous un conseil à adresser à un jeune créateur d’entreprise ?
    Il faut s’entourer, peu importe la structure (un conseil d’administration, un comité de surveillance, un codir…). Il est nécessaire de se faire challenger et trouver le bon équilibre entre les conseils provenant de l’extérieur de l’entreprise et ceux des personnes qui y sont impliquées.
     
    [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px »] L’affecte vient impacter l’ensemble des prises de décision.[/re-quote] [re-quote class= »big » tweet= »yes » width= »650px »] Une gouvernance structurée et adaptée est un levier pour la pérennité de l’entreprise.[/re-quote]
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